18/02/2019

Green Lantern: Earth One 1 par Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd

Titre : Green Lantern: Earth One 1
Auteur-e-s : Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd
Éditeur : DC 20 mars 2018
Pages : 144

Harold Jordan fut un membre de la NASA. Il est maintenant membre d'une équipe de minage chargée d'explorer les astéroïdes afin de trouver les ressources nécessaires pour les industries terriennes. Il ne veut plus jamais retourner sur Terre et encore moins faire partie d'un groupe. Mais le nouvel astéroïde qu'il doit examiner cache bien plus que du métal. Harold Jordan y trouve un vaisseau. À l'intérieur se trouvent un robot, une lanterne verte et un alien portant un anneau vert. Après un accident, Harold Jordan enfile l'anneau et découvre qu'il peut survivre au vide. Il vient d'entrer au sein d'une civilisation galactique dont il n'avait aucune idée de l'existence.

SPOILERS

Ce que j'apprécie dans la gamme Earth One, malgré les retards et les abandons, est la possibilité de suivre une histoire complète sans avoir besoin de connaitre tout ce qu'il y a à connaitre sur un personnage. Cette gamme permet aussi de recréer les origines plus facilement. Les auteur-e-s de ce Green Lantern l'ont bien compris. Bien que l'on puisse déplorer une aventure qui prend encore en compte Hal Jordan au moins il est différent. Au lieu d'une personne arrogante et inutilement courageuse les auteur-e-s en font un pilote qui refuse d'user d'une machine qu'il ne connait pas, considérant que cela est dangereux pour lui et ses collègues.

De plus, les auteur-e-s laissent de côté une grande partie de la mythologie. Illes préfèrent donner un univers dans lequel les Green Lanterns ont disparu après une guerre contre des robots. À présent, le corps n'est plus qu'une légende avec quelques personnes qui se sont donnés les anneaux par héritage. Ce n'est que petit à petit que l'on en apprend plus sur le fonctionnement de cet univers. Les auteur-e-s ont pris la décision d'inverser la mythologie puisque les Manhunters arrivent après les Green Lanterns, au lieu du contraire. Il est malheureusement dommage que la fin du volume annonce une suite potentielle, vu les nombreux abandons que connait la gamme.

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**** Un volume que j'ai apprécié, mais qui risque malheureusement de ne pas donner de suite
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Image : Éditeur

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08/02/2019

Black Lightning saison 1

CW : Racisme d'état, violences policières, expérimentations humaines à caractère raciste

Jefferson Pierce est une personnalité importante de la ville de Freeland. Non seulement il fait partie des leaders de sa communauté. Mais il est aussi le proviseur d'un établissement scolaire important. En tant que proviseur, il a réussi à protéger ses élèves, les guide mais aussi à éviter que son établissement ne soit transformé en prison pour des raisons dites de sécurité. Cependant, le contexte global reste difficile. Alors que la police use régulièrement de son pouvoir pour s'attaquer à de jeunes hommes racisés la ville est gangrenée par un gang ainsi que la drogue. Tout change lorsque les filles de Jefferson, Jennifer et Anissa, sont kidnappées après avoir refusé les avances d'un garçon. Jefferson décide de renouer avec son passé : le héros nommé Black Lightning. Bien que son retour soit salué par la communauté, il implique aussi des dangers pour sa famille.

SPOILER

Bien que la saison 1 ne fasse que 13 épisodes, ce qui implique un final un peu rapide pour cette saison, la production a touché à de nombreux sujets durant les épisodes. Ce qui frappe est l'importance de la communauté. Jefferson Pierce est noir, il est proviseur d'un établissement qui semble contenir un grand nombre de personnes racisées aussi bien au sein des étudiant-e-s que des employé-e-s et il est l'une des personnes importantes de la communauté. Dès le premier épisode, l'une de ses filles est au commissariat après une manifestation contre les violences policières tandis que, sur le retour, sa famille est menacée d'une arme à feux car il est soupçonné d'être un voleur. Régulièrement, la série met en avant les idées de la communauté à l'aide de journalistes. Mais elle met aussi en avant les problèmes rencontrés : violences et drogues en particulier. Bien que la série ne construise pas un propos très critique, l'incarcération massive de jeunes hommes racisés est mentionnée comme un problème tandis que le double standard qui conduit à parler de Black Lightning comme d'un justicier et les blancs des super-héros est au centre du fonctionnement de la série.

Les relations entre les citoyen-ne-s racisé-e-s et l'état sont donc importantes dans cette série. Bien que celle-ci déroule une intrigue concernant une agence fédérale et ses expérimentations illégales cela n'implique pas que la production ne se base pas sur la réalité. Ainsi, au cours de la série, on apprend que la première expérimentation débute alors que les populations noires se révoltent. Le but est de créer une drogue qui permette de contrôler les populations. Ici, la police est une alliée du pouvoir puisque les agences fédérales usent de tous les moyens pour attaquer les personnes ayant un peu de capacité de défense. Que ce soit par la force ou le mensonge on observe la police user de stratagèmes contre des jeunes et des personnalités.

De plus, cette série ajoute l'importance de la famille. Jefferson Pierce, contrairement aux autres séries, recommencent une carrière qu'il a abandonné afin de protéger sa famille. Cependant, son envie d'aider est connue aussi par son ex-femme, médecin, et sa fille ainée qui non seulement donne cours, étudie la médecine, milite mais devient une héroïne à part entière. L'intrigue concernant sa seconde fille n'est pas encore particulièrement développée en ce qui concerne ce point. Mais il est clair, dès la fin de la saison, que la série ne parle pas d'un homme mais bien d'une famille qui agit pour se protéger et protéger leur communauté.

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**** Courte mais plutôt bien construite. Les personnages sont convaincants et l'intrigue intéressante. Je me réjouis de voir la suite
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Image : IMDB

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18:05 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : black lightning, dc, cw | | | |  Facebook

Batwoman 3. Fall of the house of Kane par Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch

Titre : Batwoman 3. Fall of the house of Kane
Auteur-e-s : Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch
Éditeur : DC 22 janvier 2019
Pages : 168

Ce volume 3 contient Batwoman 12-18. Kate Kane a été envoyée par Batman afin de combattre une organisation terroriste vendant des armes capables de détruire des nations entières. Mais cette quête a aussi impliqué de revenir sur ses pas, sur son passé et sur une année durant laquelle elle a côtoyé une cheffe de guerre sur une île sans lois. Cette femme lui a récemment annoncé que seule son retour chez elle permettrait à Kate de sauver sa sœur. Envahi par les doutes et l'impression d'être coupable, Kate se rend donc au dernier endroit qui a pu être une maison pour elle et sa sœur.

SPOILER

J'ai lu que cette série était moins appréciée. Elle n'a en tout cas pas la magnifique écriture que lui a offert Greg Rucka mais non seulement les dessins sont beaux mais la scénariste a le mérite de placer Kate Kane sur un chemin qui lui correspond. Prenant acte de son passé, la scénariste lui a offert une année oubliée. Elle suit aussi les événements les plus récents afin de la placer contre Batman, et lui offrir une victoire bien pensée. Mieux encore, cette série construit sur la mythologie déjà connue sans donner trop d'informations. Si on en sait plus sur la raison de l'attaque subie par la famille Kane, il y a encore assez de mystères pour permettre de continuer.

Mais cette série répare aussi ce qui a fait le plus de mal au personnage. Durant la précédente série le première équipe créative avait démissionné. Elle avait été remplacée par une nouvelle équipe qui avait détruit tout ce qui avait été construit. Batwoman était seule, attaquée par une vampire et finalement la série fut stoppée au grand soulagement de tout le monde. Lors des derniers épisodes de cette nouvelle série, la scénariste fait le bon choix de réparer cette erreur. Elle replace Kate Kane et Renee Montoya dans le cadre d'une relation romantique alors que Kate, sa soeur Elizabeth et Julia Pennyworth vivent ensemble.

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**** Une série que j'ai apprécié avec une fin que mérite le personnage
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Image : Éditeur

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05/02/2019

Geoff Johns présente Green lantern intégrale 5 par Geoff Johns, Tony Bedard et peter J. Tomasi

Titre : Geoff Johns présente Green lantern intégrale
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
Pages : 112

Les intégrales de Green Lantern regroupent tous les volumes parus à ce jour. En revanche, cette cinquième intégrale s'intéresse à des épisodes jamais édités soit Green lantern 53-67, Green lantern corps 58-60 et Green lantern emerald warriors 8-10. Cette intégrale débute juste après la guerre contre la mort. Le corps des Green lanterns a dû accepter une alliance avec tous les autres corps afin de vaincre l'entité de la mort ce qui a libéré l'entité de la vie. La guerre est terminée mais une nouvelle menace s'attaque aux différentes entités. Hal Jordan décide de s'allier à des membres d'autres corps afin de les sauver et de les expulser de la Terre. Mais les Gardiens risquent de ne pas aimer cette alliance.

SPOILERS

Cette intégrale semble fonctionner en lien avec l'épisode Brightest Day, que je n'ai pas lu. En utilisant cette nouvelle lanterne Geoff Johns ajoute d'autres éléments à la mythologie qu'il manipule depuis plusieurs années. On en sait donc enfin plus sur ces entités mais aussi sur leur pouvoir et sur les origines des Lanterns et des problèmes connus par les Gardiens. Loin d'être une erreur, on apprend que leur premier corps a été manipulé par l'un de leurs membres : Krona.

Mais ce tome permet aussi d'ouvrir l'intrigue à ce qui arrive lors des New 52 lorsque l'univers DC fut recréé. Les dernières pages s'ouvrent sur le statu quo d'Hal Jordan mais aussi des autres membres humains du corps ainsi que sur la mort de Mogo. De plus, Geoff Johns continue à ajouter des éléments afin de continuer son intrigue. Outre le Premier Lanterne, il tente surtout de montrer en quoi les Gardiens deviennent dangereux et commencent à se méfier de leurs corps, une intrigue qui se conclut lors du quatrième tome de Green Lantern publié par Urban Comics.

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*** Une intégrale qui donne parfois l'impression de ne pas donner toutes les informations nécessaires. Mais elle permet de prouver que Geoff Johns avait préparé ses idées, même si la fin de son run fut plutôt médiocre selon moi.
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Image : Éditeur

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Black Science 8. Later than you think par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 8. Later than you think
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
Pages : 112

Ce volume 8 contient les épisodes 35-38. Grant et Sara ont tout perdu. Leur monde d'origine a été attaqué par deux espèces, l'une parasitaire et l'autre génocidaire, avant que Kadir ne tente d'envoyer leur univers au-delà de tous liens avec le reste des univers. Il n'y a pratiquement pas d'espoir de les retrouver mais ni Grant ni Sara n'ont abandonné. Et les deux sont convaincu d'une chose : il faut atteindre le centre des univers pour avoir une chance, même infime, de retrouver leurs enfants. Mais cela demande de lutter et de découvrir la réalité derrière le multivers.

SPOILERS

Ce volume 8 est divisé en deux parties distinctes mais qui fonctionnent entre-elles et avec le reste de l'histoire. La première partie forme une thérapie à la fois individuelle pour Grant et Sara et commune pour leur couple. Durant les autres volumes, nous avons observé ces deux personnages se détruire mutuellement. Cette thérapie permet non seulement de leur offrir une nouvelle voie, mais aussi de leur permettre de faire le deuil de leurs enfants et donc de sauver le multivers. Derrière un discours de l'importance de la parole Remender n'oublie donc pas son intrigue générale ni les dangers des voyages entre univers parallèles.

La seconde partie se déroule, enfin, au centre du multivers. Bien que les auteurs ne nous aient donné que quelques indices et théories, un personnage apparaissait régulièrement comme une forme d'observateur, la vérité est à la fois simple et inattendue. On comprend enfin les raisons des voyages des différents Grant mais aussi la vérité derrière le centre du multivers. Celui-ci est un monde dans lequel les individus vivent des vies différentes, au sein d'autres mondes qui ne sont, pour elleux, que des simulations. Les voyages de Grant sont un moyen de détruire ce multivers afin de sauver les individus du centre. Une destruction simplifiée par l'idée que ces univers parallèles n'existent pas vraiment. Ce huitième volume permet donc à la fois de s'intéresser aux individus et à l'intrigue générale d'une manière, à mon avis, parfaitement maitrisée. Je ne peux dire qu'une chose : vivement la suite !

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***** Un volume à la fois intimiste et mythologique. Un plaisir à lire.

Image : Éditeur

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28/01/2019

Flash 4

À la suite de son combat contre Savitar Flash a accepté son enfermement au sein de la Speed Force. Son départ a créé un vide à Central City mais les membres de son équipe sont capables de s'occuper des menaces que la ville subit depuis plusieurs années. Cependant, un nouveau vilain oblige l'équipe à trouver un moyen de faire revenir Flash en ville. En effet, celui-ci refuse de se rendre tant que le vrai Flash ne sera pas revenu. Bien que tout le monde soit heureux de retrouver Barry Allen, son retour fait partie d'un plan long de plusieurs années afin de permettre à une personne bien précise de prendre le contrôle du monde. Cette fois ce n'est pas simplement un flash maléfique qui veut assassiner tout ce qui bouge. Non, cette fois l'équipe se confronte à un génie d'un niveau jamais vu dont le but, selon lui, est positif. Mais il s'attaquera à toutes personnes qui se placent sur son chemin.

SPOILERS

Pour la première fois depuis la création de la série le vilain de la saison n'est pas un flash maléfique qui souhaite s'attaquer personnellement à Barry Allen. Cette fois, le vilain est une personne réfléchie qui n'agit que selon les besoins de son plan. Malheureusement, bien que j'aie apprécié cette saison, je n'ai pas été convaincu par l'intrigue générale. On nous présente un personnage qui est censé avoir tout calculé depuis des années. Chacun des épisodes, ou presque, s'inscrit dans ce plan. En dehors des cours 4 épisodes qui placent Barry Allen en prison, dans la cellule de son père, j'ai du mal à croire en ce grand plan. Les scénaristes donnent plutôt l'impression d'écrire un épisode puis de tenter de l'inscrire dans le cadre général avec une dernière scène autours du vilain de cette saison.

Pire encore, selon moi, le thème général n'est pas vraiment développé. Le Thinker, comme ce vilain est nommé, tente de détruire toute technologie. Il considère que celle-ci est mauvaise pour l'humanité. Vu que la série Flash s'attaque aux conséquences d'une explosion due à une recherche scientifique il y avait, ici, une bonne base pour créer un débat politique interne à la série. On aurait pu faire du Thinker un professeur à la tête d'un mouvement anti-technologique. Au vu des problèmes rencontrés par la ville il aurait été simple de créer une attention médiatique et populaire avec des articles, des manifestations et des débats politiques. Dans ce cadre, l'apparition des métas-humains ne serait pas une question de criminalité individuelle mais une question de dérive technologique. Petit à petit, il aurait été possible de faire dérailler le Thinker dans une direction plus dangereuse jusqu'à sa révélation en tant que super vilain. Malheureusement, la série ne fait rien de tout ça. Ce n'est que tardivement que les idées du vilain sont présentées et seulement pendant quelques minutes. Nous n'avons donc tout simplement pas le temps de vraiment réfléchir au thème porté par cette saison, car les scénaristes n'ont pas eu l'occasion non plus de nous en donner le temps.

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*** Une saison qui change un peu les choses, mais qui échoue à traiter de manière adéquate son thème.
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Image : IMDB

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11:47 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dc, flash | | | |  Facebook

22/01/2019

East of West 8 par Hickman, Dragotta et Martin

Titre : East of West 8
Auteurs : Hickman, Dragotta et Martin
Éditeur : Image Comics 21 août 2018
Pages : 136

Ce volume 8 contient East of west 35-38. Le monde n'est pas tel qu'il devrait être. Un événement ancien a changé le destin des États-Unis, divisés en plusieurs nations. Suivant un message en trois parties, un groupe de personnes se proclament élues ont décidé de pousser leur continent dans une direction précise. Mais le contrôle commence à leur échapper. Alors que des pèlerins commencent à former une armée et que la guerre menace les élue-s sont chassées, une personne après l'autre.

SPOILERS

Ce tome s'occupe des conséquences de ce qui nous a été montré auparavant. Il place plusieurs personnages sur une trajectoire de confrontation et les auteurs n'hésitent pas à sacrifier certains de leurs personnages pour continuer leur intrigue. Bien entendu, les surprises existent et certaines personnes que l'on pensait perdues restent en place. Je pense d'ailleurs que la fin de ce tome pourrait être contredite à l'avenir. De ce point de vue, les auteurs suivent ce qu'ils nous ont promis.

Je suis tout de même déçu. Le tome 7 semblait montrer une relation en train de se construire entre Mort et Babylone, son fils. Mais nous ne voyions que des extraits. Dans ce tome 8, on en sait un peu plus sur la construction de cette relation et les inquiétudes de Mort en ce qui concerne les actes subis par son fils. Malheureusement, les auteurs ne se concentrent pas assez à mon goût sur leur cheminement. J'aurais préféré que ces deux personnages n'aient pas à entrer si tôt dans le reste du monde et puissent construire une relation mutuelle.

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**** Déçu que Mort et Babylone ne soient pas au centre de ce tome mais celui-ci reste dans ce qui nous a été promis.
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Image : Éditeur

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19/01/2019

Descender 6. The machine war par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 6. The machine war
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Image Comics 19 septembre 2018
Pages : 120

Ce volume 6 contient Descender 27-32. Il semble que l'univers entier soit en guerre. Alors que le CGU envoie sa flotte contre la résistance robotique celle-ci débute son assaut sur les mondes organiques. En parallèle, Gnish se prépare à envoyer l'espace du CGU afin de détruire ce qui reste des machines. Les différentes personnes importantes combattent au-dessus d'un monde aquatique. Ce dernier est la maison d'un ancien robot ayant un lien direct avec les Moissonneurs et il souhaite parler avec Tim 21. Chacun des groupes a son propre but et seul Tim 21 pourrait décider qui va gagner. Dans l'ombre, les Moissonneurs se préparent aussi.

SPOILERS

Descender est une série que j'apprécie. Elle est très proche de Mass Effect, tout en étant suffisamment différente pour rester intéressante. Ce qui compte est moins une menace que la relation entre robots et humains. Les deux groupes se détestent mais certaines exceptions essaient de travailler ensembles. Il est donc normal que ce tome permettre de relier, enfin, Tim 21 et Andy. Ce dernier décide d'aider Tim 21 ce qui pourrait permettre une pacification de l'univers. De plus, ce tome 6 permet enfin de mieux comprendre ce que sont les Moissonneurs et leurs buts, tout en gardant une grande part de mystère. Là aussi, l'intrigue est logique et suit ce qui a été montré depuis le début.

Mais ce tome 6 est aussi la fin de la série Descender. Bien que celle-ci soit acceptable, les intrigues principales sont résolues et les questions reçoivent des réponses, on est tout de même frustré. J'ai l'impression que les auteurs se sont dépêchés de terminer leur histoire. Cependant, ils ajoutent aussi des indices concernant la suite, qui se nomme Ascender. La magie prend plus de place tout en restant encore peu connue. Les machines disparaissent. La civilisation organique est détruite avec un grand nombre de morts. Je souhaite donc rapidement pouvoir connaitre la suite dans cette prochaine série.

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**** Une fin réussie mais aussi particulièrement frustrante
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Image : Éditeur

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04/01/2019

Aquaman

Arthur Curry a combattu aux côtés d'autres héros et héroïnes pour sauver la terre. Mais il est encore peu connu. Lorsqu'il ne sauve pas des navires de pirates ou de tempêtes, il boit de la bière avec son père dans le bar local. Arthur Curry a toujours été étrange mais il a aussi toujours vécu plus ou moins seul, refusant de se rendre en Atlantide depuis qu'on lui a expliqué que sa mère a été sacrifiée pour l'avoir conçu avec un humain. Son frère s'occupe du royaume. Ce dernier est fatigué des atteintes humaines contre les royaumes marins. Il décide de parlementer avec d'autres rois et reines afin de devenir le dirigeant d'une force armée commune chargée de combattre les humains de la surface. Mais ni Mera ni Vulko, sa future femme et son conseiller, ne sont en accord avec cette politique. Illes décident de se rendre à la surface afin de trouver Arthur et de l'envoyer en quête du trident du premier roi de l'Atlantide. Sa possession en ferait le roi à la place de son frère et permettrait de rester en paix.

SPOILERS

Les adaptations DC ont une mauvaise réputation depuis quelques années, à raison. Bien que tout ne soit pas aussi catastrophique que l'horrible Suicide Squad, aucun film n'a réussi à convaincre largement. Sauf si l'on prend en compte les avis négatifs. Ce nouveau film doit prouver qu'il est possible d'adapter un personnage peu connu et foncièrement ridicule. De plus, la réalisation doit être capable de filmer sou l'eau de manière convaincante.

De ce point de vue, il faut avouer que les effets spéciaux me semblent réussis. La réalisation semble avoir lissé les visages et modifié les voix pour donner une impression différente de la vie en pleine air. Outre cela, les paysages marins sont magnifiques et on rêve devant des décors qui semblent aliens et proches de nous à la fois. Les ruines antiques sont mises au même niveau que les bâtiments de science-fiction, donnant l'impression d'une société qui s'est reconstruite sur le passé. Bien que la musique soit intéressante et tente d'accompagner notre impression d'étrangeté, elle n'est pas toujours bien choisie. Parfois, je suis sorti du film à cause d'une bande son inadaptée.

Si la forme semble réussie, ce qui est un minimum pour un blockbuster, on peut se demander si le scénario est convaincant. Celui-ci est à la fois simpliste et très dense. Simpliste car l'on se trouve face à un roi en exil qui doit prouver sa valeur face à une société traditionaliste. Cette preuve passe par un artefact capable de prouver la royauté d'un individu, dont on ne peut s'emparer qu'après une dangereuse quête. Cette quête est transparente et la réalisation nous bombarde de son message : les personnes humbles qui veulent le pouvoir par nécessité plutôt que par droit font de meilleures dirigeantes. Avec cela, la réalisation crée toute une mythologie qui complexifie le fonctionnement de l'Atlantide. On découvre de nombreux royaumes et leurs propres histoires, sans toujours en savoir beaucoup sur leurs fonctionnements parfois caricatural (les philosophes, les brutes, etc.…). Je ne suis probablement pas le seul à y voir l'influence de Geoff Johns.

Le film nous offre aussi deux personnages féminins : Atlana et Mera. Les deux sont membres de la royauté et capables de se battre, tout en ayant une connaissance importante de l'histoire et de la politique atlante. Les deux sont aussi destinées à accepter des mariages arrangés. Atlana disparait rapidement, après avoir combattu des soldats, mais elle revient vers la fin du film. Mera est décrite comme une combattante féroce capable de se défendre contre des soldats spécialement entrainés grâce à sa maitrise des arts martiaux et à son intelligence. Elle est un ajout d'intelligence à côté d'un Aquaman peu subtil. Bien que cela doit être confirmé, je ne suis pas certain de mes souvenirs, je crois que jamais Aquaman ne sauve Mera. Soit elle se débrouille seule soit elle est sauvée par une autre femme, quand elle n'est pas la personne qui sauve Aquaman.

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*** Très loin de la catastrophe que je craignais. Mais tout aussi loin d'être un bon film.
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Image : Site officiel

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08:26 Écrit par Hassan dans Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aquaman, dc | | | |  Facebook

14/12/2018

Spider-Man: Into the Spider-Verse

Depuis plusieurs années, Spider-Man est l'unique héros de New-York. Il aide toutes les personnes qu'il peut et il est l'une des personnes les plus populaires de la ville, ce qui implique aussi de nombreux ennemis. Récemment, une suite de tremblement de terre a secoué la ville. En enquêtant, Spider-Man tombe sur Miles Morales. Il comprend vite que Miles est comme lui, il possède les mêmes pouvoirs. Mais Miles Morales est encore très jeune et il ne sait ni comment se contrôler ni que faire de pouvoirs qu'il vient tout juste de découvrir. Heureusement, Spider-Man lui propose de l'aider. Et rapidement, les deux hommes comprennent qu'ils sont loin d'être les seules personnes aux pouvoirs identiques.

SPOILERS

Ce film d'animation est une véritable réussite. Il n'était pourtant pas facile de redonner l'envie de découvrir un Spider-Man après les films de Sam Raimi, les catastrophes que furent The amazing Spider-Man et la réussite de l'entrée de Peter Parker dans le MCU. Mais ce film réussit à réunir tous les ingrédients d'un bon Spider-Man. Les personnages sont attachants, drôles et touchants tout en donnant une diversité nécessaire. Ainsi, je salue l'idée de créer un film basé sur le point de vue de Miles Morales avec Gwen comme second rôle important. Peter Parker, ici, n'est qu'un mentor ce qui le rend important mais qui ne fait pas de lui le personnage principal du film, sauf par son impact sur la ville. L'intrigue est servie par une animation magnifique qui permet à la fois de créer une vie de tous les jours réussie et des séquences de combats superbes. Et, bien entendu, la bande originale est magnifiquement choisie.

De plus, la réalisation a parfaitement compris que les ingrédients d'un bon Spider-Man doivent permettre au film d'être à la fois drôle et sérieux. Nous ne sommes pas dans le dark and gritty de DC. Ce film est lumineux. Les personnages savent plaisanter et montrent leur bonheur d'être des héros et héroïnes mais aussi de tout simplement être vivants, avoir des ami-e-s et être capable d'aider les gens. Mais il ne faut pas oublier que Spider-Man est aussi défini selon ses pertes. Tous les personnages ont en connu et Miles Morales et le dernier à comprendre cela. La réalisation utilise cet aspect mais crée aussi un soutien de la part des autres Spiders qui n'amoindrissent pas les pertes ressenties mais montrent qu'il est possible de les surmonter, même si cela implique de garder des cicatrices ou des problèmes. L'intrigue elle-même se base sur la perte ressentie par l'antagoniste principale. Celui-ci accuse Spider-Man d'être la raison derrière la fuite de sa femme et de son fils, et leur mort dans un accident. Au lieu d'accepter sa perte et sa responsabilité, comme les Spiders le font, il essaie de les retrouver même si cela implique de combattre la ville entière et de la mettre en danger. Ce film est donc une parfaite réussite qui se suffit à lui-même tout en ouvrant la possibilité d'une suite.

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***** Une véritable pépite. J'ai passé un très bon moment !

Image : Site officiel

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20/11/2018

Arrow 6

CW : Tortures

Oliver Queen possède plusieurs identités. Le jour il est le maire élu de Star City. Son rôle est de protéger ses citoyen-ne-s et d'aider la ville à se remettre de plusieurs années d'attaques terroristes qui ont détruit son infrastructure, son économie et l'espoir. Il est aussi le père de Williams, qu'il a promis de prendre avec lui lors de la mort de sa mère. Mais être père et maire d'une ville rend les choses compliquées. D'autant plus que William ne connait pratiquement pas Oliver Queen. Les seules interactions qu'il a eu avec son père se sont déroulés lors de ses enlèvement par des ennemis de Green Arrow. Et enfin, Oliver Queen est le Green Arrow. Lorsque la nuit tombe il parcourt les rues de la ville afin de sauver, aider et combattre la criminalité. Alors qu'il se croit enfin débarrassé de tous les dangers Oliver Queen commence à reconstruire sa vie et sa ville. Mais une cabale commence à se constituer dans l'ombre. Leur seul et unique but est de s'attaquer à Oliver Queen, par tous les moyens possibles.

SPOILERS

Arrow est une série qui est passée par de nombreux problèmes. La première saison fut suivie d'une excellente seconde saison. Puis, soudain, la production s'est perdue à la fois dans la nécessité de trouver des ennemis d'ampleur pour Green Arrow et une entrée dans le spirituel. Cette décision m'a toujours paru étrange puisque Arrow est censé se dérouler dans un milieu urbain, avec une légère conscience politique. Le but d'Oliver Queen est de se battre pour que les personnes puissantes, riches, ne soient pas au-delà de la justice. Heureusement, la cinquième saison repartait sur de bonnes bases avec un ennemi provenant du passé d'Oliver Queen. Cette sixième saison continue sur cette lancée en créant Ricardo Diaz. Un homme qui a connu la pauvreté et qui tente de prendre le contrôle de la ville afin d'étendre son empire criminel.

La série prend enfin le temps d'enquêter sérieusement sur les activités d'Oliver Queen. Ce dernier a été publiquement accusé à plusieurs reprises, pour toujours s'en sortir. Ce que l'on peut lier à une tendance étrange des citoyen-ne-s de la ville à oublier ces accusations et les meurtres commis par Oliver Queen. Cette fois la série prend au sérieux les accusations et permet même l'enfermement d'Oliver Queen. Cependant, il est dommage que les arguments contre le vigilantisme ne soient pas assez développés. Pire encore, les différentes personnes qui se trouvent dans l'équipe d'Oliver Queen sont finalement utilisées pour aider le FBI à reprendre le contrôle. Le discours sur la nécessité de suivre les lois et procédures pour une justice équitable en est diminué. On semble nous dire que certaines circonstances impliquent que l'état puisse passer outre la loi, ce que je récuse. Cette saison montre aussi la fin de l'équipe constituée lors de la cinquième. Il semblerait donc que la série puisse se diriger vers sa fin lors de la septième saison, ce qui serait probablement une bonne chose.

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Image : IMDB

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10:59 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc | | | |  Facebook

17/11/2018

Unity intégrale par Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez

Titre : Unity intégrale
Auteurs : Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez
Éditeur : Bliss comics 9 novembre 2018
Pages : 768

Cette intégrale contient Unity 0-25 et Harbinger: Faith 0. Aric, équipé d'une armure alien, a pris le contrôle de la Roumanie et s'en est déclaré le roi. Son but est de trouver une terre de paix pour son peuple après des décennies de tortures aux mains d'une civilisation alien. Mais sa décision a des conséquences. À la suite de sa prise de contrôle la Russie menace d'utiliser une bombe nucléaire. Toyo Harada refuse cette éventualité et décide, à la suite d’un accord secret, d'envoyer une équipe. Celle-ci est vaincue en moins d'une minute. Cet échec le pousse à créer une équipe formée de personnes qu'il ne contrôle pas : Unity.

SPOILERS

Il est facile de comprendre pour quelle raison Valiant a créé cette équipe. DC a la Justice League. Marvel possède les Avengers. Valiant a créé Unity pour créer des histoires concernant des menaces importantes avec des personnages déjà connus. La composition est donc assez logique : un homme sombre et sans pouvoirs, un guerrier immortel, une femme capable de contrôler la technologie et, finalement, un humain dont les pouvoirs le rendent pratiquement impossible à vaincre. Les pages de cette intégrale sont écrites pour être spectaculaires tout en offrant quelques numéros d'introspection pour chacun des membres. Ce sont d'ailleurs ceux que j'ai préféré.

Bien que Valiant n'invente rien, comme souvent, cela ne veut pas dire que l'écriture n'est pas intelligente. Avec Harbinger et Imperium les effets politiques des décisions d'un groupe qui se considère comme guide de l'humanité étaient mis en avant. Il n'y a pas autant de conséquences géopolitiques ici mais au lieu de créer un groupe externe au monde les auteurs intègrent Unity dans le fonctionnement militaire des États-Unis, sous la forme d'une alliance avec le MI-6. Ce n'est que plus tard, que les auteurs décident de mettre en avant la nécessité de communiquer avec le public, suivi immédiatement par la création d'une équipe concurrente sous l'égide d'autres pays. Bien que cela n'aille pas très loin, les auteurs ont donc conscience des effets de la création d'un tel groupe, contrairement à DC et Marvel qui semblent penser que les Avengers et la Justice League pourraient se rendre partout dans le monde sans conséquences politiques majeures.

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*** Probablement l'intégrale la plus faible que je me suis procuré. Entre quelques pépites on nous montre surtout du spectaculaire.
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Image : Éditeur

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11/11/2018

Saga 9 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 9
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Image Comics 26 septembre 2018
Pages : 152

Ce volume 9 contient Saga 49-54. À moins que je ne me trompe, ce volume est le dernier avant un an. La petite famille de Marko et Alana continue leur périple dans l'univers. Illes ont enfin réunis le Robot Prince IV et son fils Ecuyer. Par la même occasion illes ont accepté Ghüs comme baby-sitter et deux journalistes. Bien que personne ne soit en faveurs de raconter leur histoire aux journalistes ces deux hommes ont besoin de protection et de revenir chez eux. Durant le voyage, ils proposent à Marko et Alana d'écrire leur histoire et. En échange, de leur offrir nouvelles identités et nouveaux corps afin de vivre finalement en paix. La proposition est alléchante si elle est possible. Le petit groupe décide donc de se reposer un peu sur une ile en réfléchissant.

SPOILERS

Saga est à la fois très commun et magnifiquement écrit et mis en scène. Tout semble très lent et ne concerner que la vie de tous les jours et pourtant on ne sait jamais ce qui va arriver à la prochaine page. Ce tome de Saga, comme d'autres, est pacifique. Le groupe atterrit sur une planète et en profite pour ses ressourcer et permettre à chacun de choisir de partir ou de rester. Et pourtant, en quelques pages les deux auteur-e-s nous font beaucoup de mal !

Saga volume 9 se termine par la réunion de trois hommes. Le Prince Robot IV, Marko et Le Testament. Ce dernier a besoin de redevenir un indépendant et souhaite venger la mort de son amie. Il a toujours vécu dans la violence et ne comprend pas la possibilité de la paix. Le Prince Robot IV est un soldat aristocratique qui méprise les personnes qu'il considère inférieure. Cependant, il n'a pas hésité à sacrifier sa position pour sauver son fils, et la fille de Marko. C'est un homme en reconstruction qui essaie de se créer une nouvelle vie, se rapprochant de Petrichor comme potentielle compagne. Et enfin nous avons Marko. Il est aussi soldat mais il est en faveurs des solutions pacifiques quand cela est possible. Il ne tue que par nécessité et jamais par colère, par peur de ses propres réactions. Ce n'est pas un positon facile et le personnage est très souvent mis en face de décisions difficiles. La confrontation de ces trois personnages est magnifiquement écrite et prend en compte les caractéristiques de tout le monde. Mais c'est aussi une fin très difficile, d'autant plus lorsqu'on sait que la suite ne sera pas disponible avant longtemps.

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***** Ce volume fait très mal.

Image : Éditeur

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10/11/2018

Runaways 2. Best friends forever par Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell

Titre : Runaways 2- Best friends forever
Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell
Éditeur : Marvel 30 octobre 2018
Pages : 136

Ce second tome contient Runaways (2017) 7-12. Depuis peu, Gert est revenue à la vie à cause de son ancien petit ami. Mais elle n'apprécie pas vraiment ce nouveau monde dans lequel elle a toujours 16 ans. Le groupe s'est séparé. De nombreuses catastrophes ont eu lieu. Et surtout une partie des mineures se sont retrouvées en famille d’accueil. La première mission de Gert est donc de retrouver Molly et de revenir dans leur maison. Mais bien que Molly soit heureuse de retrouver ses ami-e-s elle ne souhaite pas disparaitre pour autant, elle veut rester à l'école. Nico et Chase sont dans le même cas puisque les deux tentent de trouver un travail.

SPOILERS

Cette nouvelle série n'est pas tout à fait comme la précédente. Le danger des parents criminels qui contrôlent la ville n'est plus présente. Le groupe se trouve réunis surtout par nostalgie mais illes ont grandis depuis leur dernière rencontre et illes doivent accepter le passé de tout le monde. On sait, par exemple, qu'une partie a été Avengers tandis que d'autres préfèrent ne pas dire ce qui leur est arrivé.

Ce second volume possède un thème fort : est-il nécessaire de grandir ? Cette question est posée à Molly qui reçoit la possibilité d'avoir 13 ans pour l'éternité (quelle horreur !). Bien entendu, la question est plus difficile que simplement vivre pour toujours. Elle implique de comprendre la place de Molly et de comprendre ce qu'implique devenir adulte. Ainsi, la scénariste nous montre ce qu'apprécie Molly actuellement. Mais elle montre aussi les difficultés que ressentent les membres du groupe face à leur vie. Trouver un travail, construire une relation romantique stable et adulte, accepter certaines responsabilités malgré ses craintes, ... La scénariste nous présente cela d'une manière simple et efficace, permettant de se souvenir de sa préadolescence tout en étant très heureux que cela soit terminé !

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**** Un second volume qui me donne envie de continuer une série prometteuse, malgré un cliffhanger que je n'apprécie pas beaucoup.
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Image : Goodreads

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Raven daughter of darkness 1 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki

Titre : Raven daughter of darkness 1
Auteurs : Marv wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki
Éditeur : DC 23 octobre 2018
Pages : 152

Ce premier volume contient Raven daughter of darkness 1-6. Raven est une adolescente élevée dans une autre dimension. Elle est aussi une magicienne membre des Teen Titans. Il y a peu, elle a décidé de vivre avec la famille de sa tante afin de le connaitre et de comprendre comment les gens vivent sur Terre. Son souhait d'éviter les problèmes a échoué lorsqu'elle a dû combattre une menace mystérieuse. Cet acte a permis au monde d'apprendre ou elle se trouvait. Alors qu'elle continue de vivre avec sa tante une armée et des personnes sans visages semblent combattre afin de prendre le contrôle de son destin. Mais pourquoi souhaite-t-on sa mort ?

SPOILERS

La première série Raven était aussi simple qu'efficace sans être extrêmement réussie non plus. Je l'avais surtout parce que j'apprécie le personnage. Cette seconde série continue sur la même lancée, avec le même scénariste. Raven se trouve au lycée, elle a une famille et elle doit attaquer des menaces magiques. Ce sont des ingrédients simples mais souvent utilisés : place un être exceptionnel face à des problèmes de tous les jours. En ce qui concerne Raven, il faut ajouter les difficultés pour elle de s'intégrer et de comprendre qui elle est et ce qu'elle souhaite devenir. L'idée qu'elle est aussi bonne que mauvaise est souvent mise en avant dans la série, elle est un équilibre.

Ce premier volume ajoute quelques personnages mais surtout offre une nouvelle famille à Raven. En effet, une partie des adversaires du tome sont en fait ses sœurs qui essaient de vaincre leur père, le diable nommé Trigon. On nous explique de quelle manière ce diable fait pour avoir des enfants : il cherche des femmes assez fortes pour porter ses filles dans le but de se créer une armée. Leur naissance est forcée et il semble que la relation des femmes avec Trigon l'est aussi. La lutte des sœurs de Raven est donc autant une prise d'autonomie qu'une revanche face à un père qui ne veut qu'user d'elles et non leur offrir une vie.

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*** Pas exceptionnel mais dans la continuité de la série précédente.
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Image : Éditeur

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Harbinger l'intégrale par Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

Titre : Harbinger l'intégrale

Auteurs : Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

Éditeur : Bliss comics 26 octobre 2018

Pages : 928

CW : Viol

Cette intégrale contient Harbinger 0-25, Bleeding Monk 0, Harbinger Wars 1-4, Harbinger : Omegas 1-3 et Harbinger : Faith 0. Bliss comics publie un certain nombre d'intégrale depuis le début de leur existence. Une partie est d'ailleurs disponible en format PDF. Ces intégrales permettent de lire des récits complets sans avoir à chercher toutes ses parties. Harbinger se déroule alors que le monde ne connait pas la vérité sur Toyo Harada. Pour les journalistes et les politicien-ne-s, Toyo Harada est un capitaliste qui utilise ses ressources pour aider le monde. Mais quelques personnes savent que Toyo Harada dirige une fondation qui se bat secrètement contre une entreprise sous contrôle de l'état des États-Unis afin de créer des êtres humains dotés de pouvoirs. Cette lutte en coulisse prend un tournant lorsque Toyo Harada recrute un jeune homme qui pourrait bien être aussi puissant que lui : Peter Stanchek. Mais ces deux personnes se soutiendront-elles ou se combattront-elles ?

SPOILERS

Cette série nous permet de connaitre plusieurs personnes et leurs idéologies différentes. D'un côté, il y a le projet Rising Spirit. Ce projet considère les humain-e-s comme des propriétés qu'il convient d'utiliser même si cela met des vies innocentes en danger. De l'autre, nous avons Toyo Harada et sa fondation Harbinger. Il se considère comme le futur sauver de l'humanité et crée un culte de la personnalité autours de lui. Enfin, nous avons Peter Stanchek qui est impliqué sans comprendre ce qui lui arrive. Peter Stanchek et Toyo Harada sont aussi puissants l'un que l'autre mais aussi très différent. Peter est sans domicile, se drogue et ne se lie à presque personne. Toyo Harada, bien que d'origine modeste, est l'une des personnes les plus riches du monde. Il est aussi convaincu de sa supériorité et de son droit à diriger l'humanité. Ils sont secondés par différents personnages plus ou moins intéressants. J'ai un faible pour Faith dont j'adore l'aspect optimiste.

Cette intégrale s'intéresse donc fortement à Toyo Harada et à sa lutte contre Peter Stanchek. C'est un personnage que je connais depuis Imperium, qui se déroule après Harbinger, et que l'on rencontre aussi dans Unity. Bien que ses actes puissent être qualifiés de terroriste dans Imperium, je n'ai pas tout à fait compris pour quelle raison il est considéré comme un vilain. Cette intégrale répare ce problème en montrant Toyo Harada dans toute son arrogance. Il n'hésite pas à sacrifier des vies pour se sauver. Il manipule tout le monde sans se poser de questions. Il met d'autres personnes en danger parce qu'il pense être plus intelligent. Le personnage est très intéressant et on peut accepter ses buts. Mais il est clair qu'il n'est pas sympathique et ce tome explicite pourquoi des personnes ayant connaissance de ses actes le suivent. C'est moins une question d'idéologie que de foi, de loyauté et surtout un moyen d'éviter que Toyo Harada ne commence à se considérer comme une divinité. Face à son envie d'agir, Peter Stanchek incarne le souhait de ne pas s'impliquer, d'abord pas paresse puis, à la fin du récit, par nécessité face à l'étendue de ses pouvoirs.

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**** Une très longue intégrale pour une intrigue très intéressante.

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Image : Éditeur

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09/11/2018

Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal par James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez

Titre : Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal
Auteurs : James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez
Éditeur : DC 11 septembre 2018
Pages : 176

Ce volume 7 contient Detective Comics 975-981. Si j'ai bien compris, ce tome est le dernier écrit par James Tynion IV. Batman, Tim Drake et Batwoman ont décidé de créer une force militaire autours du Batman afin de vaincre les criminels et les menaces importantes pour la ville de Gotham. Le but est de créer la paix pour les habitant-e-s. Mais cette force de maintien de la paix a inquiété la population et les pouvoirs publics, surtout lorsque l'un des membres, Clayface, a perdu le contrôle et a commencé à mettre la ville en danger. Cela a poussé Batwoman à tuer Clayface pour éviter d'autres morts. Mais sa décision est-elle adéquate ? Peut-on tuer lorsqu'on prétend être membre de l'équipe de Batman ?

SPOILER

Lorsque j'ai lu la fin du dernier volume et commencé celui-ci je m'attendais à des numéros centrés sur les conséquences des actes de Batwoman. Je pensais que les différents personnages prendraient un camp ou l'autre selon qu'illes pensent que parfois il n'y a pas d'autre choix que la létalité. Ce n'est pas la direction prise par les auteurs. Le procès de Batwoman est assez court et pose moins la question de ses actes que des actes de Batman et de Tim Drake. Lorsque Batman a recruté Batwoman souhaitait-il aider Tim Drake ou éviter que Batwoman ne soit recruté par la colonie ? Ce procès est donc relativement court mais il reste tout de même surprenant.

Le centre de ce volume, et de la série, est plutôt Tim Drake. L'équipe qu'il met en place devait permettre de créer une force Batman capable de survivre à Bruce Wayne et à l'absence de Tim Drake en tant que Robin. Ce dernier souhaitant étudier afin d'aider le monde différemment. La légitimité d'agir comme héros a souvent été mise en question dans la série, Spoiler décidant de ne plus agir ainsi. Au centre de l'intrigue est aussi la question de l'avenir potentiel de Tim Drake. La série nous montre un Tim Drake adulte obligé de prendre en main le manteau de Batman après la mort de ses ami-e-s et l'échec d'autre personne. Mais moins qu'une Gotham pacifiée on nous présente une ville soumise à la terreur par un Batman qui ne respecte ni les lois ni la vie privée. La fin de cette série essaie de montrer deux choses. Premièrement, on nous explique comme ce futur a pu avoir lieu. En second lieu, l'intrigue essaie d'éviter que Tim Drake ne devienne comme son futur. Pour cela, il doit renoncer à l'idée que Batman est indispensable et qu'il est le seul à pouvoir l'aider. Bien que la fin de la série soit un peu rapide, j'aurais apprécié une dernière confrontation idéologique entre Batwoman et la Colonie contre Batman, elle est efficace et permet de conclure les différentes intrigues.

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**** Une fin efficace avant qu'une nouvelle équipe ne prenne cette série en main.
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Image : Éditeur

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Batman White Knight par Sean Murphy et Matt Hollingsworth

Titre : Batman White Knight
Auteurs : Sean Murphy et Matt Hollingsworth
Éditeur : DC 9 octobre 2018
Pages : 232
CW : Violences policières, violences médicales

Ce tome contient Batman: White knight 1-8. Après l'échec, annoncé, de DC You et la destruction de la branche Vertigo DC a créé un nouveau label : Black Label. Encore jeune, cette branche doit se spécialiser dans des récits en dehors de la continuité dans une direction qualifiée de plus adulte. White Knight débute comme dans toute bonne histoire entre le Joker et le Batman. La batmobile se gare près d'Arkham. Mais la personne qui en sort n'est pas Batman. C'est Jack Napier, alias le Joker. Il y a un an, le Joker a été guéri après une dernière course-poursuite entre lui et Batman. Enfin débarrassé de l'identité du Joker, Napier décider de s'attaquer au plus grand vilain de Gotham. Un être qui sème la terreur sans jamais être mis en cause : Batman.

SPOILERS

Je n'aime pas le Joker. C'est un personnage qui m'insupporte et je déteste que l'on écrive encore sur sa relation avec Harley Quinn. Cependant, je comprends que les scénaristes aiment placer le Joker avec Batman. Ce sont deux faces d'une même pièce et l'idée qu'ils se soient créés mutuellement et qu'ils se comprennent mieux que personne n’a été récemment mise en avant par Scott Snyder. White Knight suit exactement la même logique. Jack Napier est décrit comme une personne qui essaie simplement de créer un spectacle. Le Batman est la meilleure personne pour l'aider. Mais Napier, sous son identité de Joker, est aussi fasciné par le Batman.

Ce qui change est la manière d'écrire cette histoire. Au lieu de se placer du côté de Batman, un mal nécessaire dans une ville en danger permanent. Les scénaristes posent la question des méthodes et du message que l'existence même du Batman implique. Selon les scénaristes, l'existence du Batman est l'incarnation de la corruption d'une ville. D'une part, les dégâts créés par ses activités sont payés par le contribuable. Mais surtout, Batman ne répond devant personne. Il n'écoute pas la police, il n'agit pas en accord avec elle. Cela permet de mettre en scène des pages qui montrent Batman attaquant une manifestation pacifique, mettant en danger des civils et détruisant des bâtiments de la ville.

Cette histoire est aussi fortement contemporaine. Les scénaristes essaient d'éviter de trop donner leur point de vue. Des positions opposées, mais en dialogue, sont donc mises en scène par deux journalistes : un homme conservateur qui utilise des termes très connotés comme SJW et une femme qui semble être de gauche. Je me demande si cette manière de faire est adéquate dans le contexte actuel. Le terme Social Justice Warrior est utilisé comme un moyen d'attaquer la pertinence de réflexions de gauche et donc de les étouffer dans l’œuf. Heureusement, ces dialogues sont coupés par des scènes qui montrent les obligations de la police et des politiques face aux actions dangereuses du Batman. L'œuvre s'inscrit aussi dans un contexte racial très particulier : les émeutes et les tueries d'hommes noirs par une police raciste. Pour mettre cela en avant les auteurs expliquent que Gotham a connu des émeutes avant le nettoyage de la police par Gordon. Mais on nous montre aussi que les quartiers pauvres, habités par des personnes racisées, sont abandonnés par les pouvoirs publics. Poussant ces quartiers à se gérer seuls et, dans ce comics, à pousser à l'élection de Jack Napier à un poste politique. Les auteurs vont jusqu'à redessiner des scènes prises en photos par des journalistes contemporains !

J'apprécie aussi que la relation entre le Joker et Harley Quinn soit enfin décrite pour ce qu'elle est : une relation toxique avec un homme abusif. Les auteurs expliquent qu'une première Harley Quinn s'est enfuie, alors que le Joker menaçait de tuer un Robin, et qu'elle fut remplacée par une seconde Harley Quinn. Une partie importante de ce livre s'intéresse à la relation du Joker avec Harley. L'une est l'incarnation d'une relation mutuellement consentie qui rend les deux membres meilleurs. Tandis que la seconde incarne une relation toxique basée sur les abus physiques et psychiques. Bien que cela arrive tardivement, il est intéressant de décrire Harley Quinn comme une force positive dans la vie du Joker, ce qui permet de donner la grande révélation sur l'identité d'Harley et ses actes dans Gotham.

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***** Non cette histoire n'est pas parfaite et j'aurais aimé plus de numéros pour les auteurs. Mais c'est probablement le meilleur comics autours de Batman, de la batfamily et du Joker que je connaisse.

Image : Éditeur

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01/11/2018

The infinite loop 2. Nothing but the truth par Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo

Titre : The infinite loop 2. Nothing but the truth
Auteur-e-s : Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo
Éditeur : IDW mai 2018
Pages : 128

Ce volume 2 contient les numéros 1-4. Le premier Infinite Loop fut une très bonne surprise. J'avais beaucoup aimé l'histoire qui jouait à la fois sur les voyages dans le temps, une relation entre deux femmes et les exclusions dans une société qui se dit tolérante et pacifiée. En peu de numéros, les auteur-e-s critiquaient fortement le racisme, le sexisme et l'homophobie d'une société tout en mettant en scène des hommes à la masculinité toxique et un nice guy qui ne devient utile que lorsqu'il laisse les femmes agir, se contentant de les aider sans les guider. Ce second volume est la suite directe, les anomalies sont acceptées mais une grande partie est envoyée dans des camps de réfugiés. Teddy est à la recherche d'une anomalie qui a disparu. Elle tombe sur une ville qui n'accepte plus la réalité et ne souhaite que vivre dans des faits alternatifs, fournis par un homme qui se prétend docteur et qui prétend savoir mieux que personne ce dont la population a besoin.

SPOILERS

Tout comme le premier volume, le principal défaut est le nombre restreint de numéros. Seulement 4 pour parler de vérité, de capitalisme, de démocratie et de politique. Uniquement 4 pour à la fois suivre Teddy en aventure dans la ville du mensonge et Ano qui essaie d'arracher une loi en tant que députée au congrès des États-Unis. Tout va très vite et on espère plus d'informations sur certains points. En particulier, l'intrigue autours d'Ano est très frustrante puisqu'on ne sait pratiquement rien sur son travail de députée. On apprend à peine qu'elle et Teddy se sont séparées, pour mieux se voir en secret.

Ce second volume est fortement lié au contexte politique actuel, aux États-Unis comme ailleurs en occident. Les politicien-ne-s et les citoyen-ne-s vivent avec une technologie qui permet de créer une version alternative de la réalité, plus acceptable et plus proche de leurs envies. Ces mensonges sont vendus par un personnage qui prend le nom de Docteur. Il aurait été facile de s’engouffrer dans une brèche et de critiquer vertement la population pour son acceptation des mensonges. Les scénaristes prennent une autre direction. Illes expliquent que les mensonges sont bien plus faciles à vendre lorsque la réalité n'offre plus aucun rêve, plus aucun espoir. Ainsi, la ville du mensonge est-elle une ancienne ville riche qui a perdu tous ses emplois après le départ des industries. Les politicien-ne-s sont décrits de manière bien plus critique. Ce sont des personnes qui refusent d'agir sur la réalité, préférant défendre un idéal qui n'a jamais existé afin de garder leur pouvoir. Dès qu'Ano démontre leurs mensonges elle est expulsée par la force et considérée comme une traitresse.

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**** Un second volume intéressant mais bien trop court !
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Image : Éditeur

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28/10/2018

The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot par Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg

Titres : The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot
Auteur-e-s : Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 2 janvier 2018 et 24 avril 2018
Pages : 112 et 112

Ces deux volumes contiennent The unbelievable Gwenpool 16-20 et 21-25. Gwen Pool se trouve dans l'univers Marvel depuis un certain temps. Mais elle n'a appris qu'il y a peu que certains personnages sont des duplicatas de personnes réelles. Bien entendu, elle décide d'aller trouver sa famille et découvre son frère qui essaie de la faire revenir dans le monde réel. Mais est-ce réellement un retour ? Ou alors Gwen Pool se trouve-t-elle toujours dans l'univers Marvel ? Et pourquoi deviendrait-elle une menace d'importance pour les personnages de cet univers ?

SPOILERS

Le quatrième volume s'intéresse aux raisons qui ont poussé Gwen Pool à entrer dans l'univers Marvel. On découvre une personne aux nombreux talents mais qui d'une part n'ose pas les utiliser et qui a peur de l'état du monde. L'imagination est donc un bon moyen de survivre. Ce volume permet aussi de questionner le destin de Gwen Pool. Son premier numéro la présentait comme une femme qui ne fait pas attention aux conséquences si cela lui permet de s'amuser. Mais elle souhaite devenir une héroïne. Malheureusement, ses souhaits se confrontent à la manière dont elle écrite. Faut-il suivre ce qu'on souhaite pour elle ou suivre ce qu'elle veut devenir ?

Le dernier volume met en place la fin de cette série. Gwen Pool étant capable de voir sa fin approcher à, bien entendu, peur et essaie de forcer sa série à continuer. On observe donc un personnage qui essaie de créer des aventures afin de ne plus être annulé. Mais on nous montre aussi quelqu'un qui essaie de réparer les dégâts commis lors de son arrivée. Il y a donc une progression entre le premier volume et son désintérêt pour les habitant-e-s de l'univers Marvel et le dernier alors qu'elle essaie d'aider tout le monde. Bien entendu, le scénariste nous explique que Gwen Pool ne va pas vraiment disparaitre puisqu'elle pourra entrer dans d'autres séries.

Ce sont deux volumes bien plus posés. Qui s'intéressent moins à rire qu'à comprendre ce qui arrive à Gwen Pool et à la manière dont elle réagit. Ces deux derniers tomes sont aussi ceux qui jouent le plus avec l'idée de vivre dans un comics puisque Gwen Pool est capable d'entrer et de sortir à volonté mais aussi de naviguer dans sa série selon ses besoins.

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**** Deux volumes qui concluent de manière satisfaisante la série
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Image : Amazon et Amazon51Iqeo6hh1L._SX323_BO1,204,203,200_.jpg

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27/10/2018

The unbelievable Gwenpool 3. Totally in continuity par Christopher Jastings, Myisha Haynes, Gurihiru, Alti Firmansyah et Rachelle Rosenberg

Titre : The unbelievable Gwenpool 3. Totally in continuity
Auteur-e-s : Christopher Jastings, Myisha Haynes, Gurihiru, Alti Firmansyah et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 29 août 2017
Pages : 160

Ce volume 3 contient Unbelievable Gwenpool 11-15 et Gwenpool holiday special: Merry mix-up 1. À la suite de son combat contre MODOK Gwenpool est devenue la cheffe d'une entreprise d'hommes de mains qui s'attaquent à certaines menaces en échange d'argent. Mais leur client n'a pas apprécié les actes de Gwen Pool et l'entreprise, ainsi que les employé-e-s, n'a pas résisté. Le petit groupe de mercenaire qui acceptait les ordres de Gwen Pool s'est séparé, chacun-e-s allant de son côté. Gwen en profite pour s'intéresser à plusieurs emplois jusqu'à ce qu'elle soit forcée de se réunir avec son ancien groupe dans ce qui ressemble fortement à un jeu vidéo.

SPOILERS

Les deux tomes précédents mettaient en place le personnage, son style ainsi qu'une galerie de personnes chargées de l'attaquer ou de l'aider. Il est donc presque normal que Gwen Pool se soit retrouvée à la tête d'une armée de soldat habillés comme elle. Ce troisième tome reste dans la veine des précédents. Les différentes situations sont plus ou moins difficiles selon que Gwen Pool se retrouve face à de simples figurant-e-s ou des personnages plus importants. Ce qui la pousse à chercher à se confronter à ces personnages importants.

Ce troisième tome permet aussi de confronter Gwen Pool au reste de l'univers Marvel. Elle a déjà rencontré Thor et Miles Morales. Cette fois les auteur-e-s l'envoient rencontrer Kate Bishop ainsi que le nouveau Ghost Rider. Bien qu'elle connaisse tous leurs secrets on la montre encore essayer de ne pas trahir les secrets des personnages qu'elle appréciée. Cela permet de créer des rencontres assez sympathiques. Elle rencontre aussi Deadpool, qui est aussi un personnage ayant conscience d'exister dans une œuvre de fiction. Gwenpool fonctionne assez bien, mais surtout pour les personnes qui connaissent les œuvres en question.

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*** Pas mauvais mais tout le monde ne va pas apprécier.
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Image : Amazon

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The unbelievable Gwenpool 1. Believe it et 2. Head of M.O.D.O.C.K. par Christopher Hastings, Gurihiru, Danilo S. Beyruth, Tamra Bonvillain, Irene Strychlski et Rachelle Rosenberg

Titres : The unbelievable Gwenpool 1. Believe it et 2. Head of M.O.D.O.C.K.
Auteur-e-s : Christopher Hastings, Gurihiru, Danilo S. Beyruth, Tamra Bonvillain, Irene Strychlski et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 29 novembre 2016 et 28 mars 2017
Pages : 152 et 136

Ces deux volumes contiennent The unbelievable Gwenpool 0-4 et 5-10, Gwenpool Special 1. Howard le Canard, un personnage peu connu de l'univers Marvel, est obligé d'enquêter sur un vol commis contre Black Cat. Ce vol a été mis en place par une certaine Gwen Pool qui a ensuite vendu l'objet à Hydra. Selon Gwen Pool, elle a décidé de mettre un costume afin d'éviter de mourir en tant que simple figurante de l'univers Marvel. Mais alors qu'elle traite ce monde comme un jeu elle va devoir comprendre que pour ses habitant-e-s les conséquences sont réelles.

SPOILERS

Gwenpool n'aurait jamais dû fonctionner. Son personnage est celui d'une jeune femme fan de comics qui entre, soudainement, dans l'univers Marvel. Elle fait donc exactement ce que tout le monde ferait à sa place, elle traite cet univers comme un lieu imaginaire dans lequel elle est capable de tout faire sans risquer de mourir. Étant capable de comprendre les procédés scénaristiques ainsi que les secrets des personnages elle peut donc facilement s'en sortir sans trop de problèmes. Ainsi, ce personnage permet de rigoler du fonctionnement de l'univers Marvel en ne s'attachant pas aux personnages principaux mais à leurs némésis ou encore aux personnes ordinaires, comme les policiers. Pour l'instant, c'est assez drôle. Mais je ne sais pas si cette série fonctionnera sur le long terme.

Images : Amazon et Amazon51MqAlMQ15L._SX327_BO1,204,203,200_.jpg

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26/10/2018

The Mighty Thor 3. The Asgard/Shi'Ar war et 4 The war Thor

Titre : The Mighty Thor 3. The Asgard/Shi'Ar war et 4 The war Thor
Auteurs : Jason Aaron, Steve Epting, Russel Dauterman, Valerio Schiti et Mahmud Asrar
Éditeur : Marvel 19 juillet 2017 et 18 janvier 2018
Pages : 156 et 136

Ces deux volumes contiennent Mighty Thor volume 7 13-19 et 20-23 ainsi que Generations: The unworthy Thor and the Mighty Thor. Le Conseil des Royaumes est toujours paralysé par l'indécision et les machinations de Malekith. Pendant que les débats et les décisions sont bloquées les elfes s'enfuient en masse de leur Royaume et sont accueillis par les nains. Mais une partie des Royaumes n'accepte pas l'absence d'action. La Ligue des Royaumes est reconstituée afin de sauver la reine des elfes de l'emprise de Malekith. Mais cela sera-t-il suffisant alors que deux grandes menaces planes sur Asgardia ? Des menaces qui pourraient impliquer la création d'un nouveau Thor. Un Thor qui se veut dieu de la guerre.

SPOILERS

Dans ces deux nouveaux tomes Jason Aaron continue sur sa lancée mythologique tout en développant sa propre histoire. En effet, Aaron ajoute de nouveaux éléments à l'histoire de Thor, éléments qui semblent se trouver dans d'autres productions Marvel. Mais il continue aussi son intrigue de base. Celle-ci a commencé par une question simple : qu'est-ce qui rend une divinité digne d’adoration ? Ce thème continue alors que Thor, alias Jane Foster, est mise au défi par deux divinités qui se considèrent plus puissantes qu'elles. Alors que ces divinités tentent de gagner en lançant des épreuves meurtrières Thor refuse et essaie d'aider les personnes mises en danger. Pour Jason Aaron la réponse est simple, une divinité digne est une divinité qui fait attention au bien-être des habitant-e-s de l'univers.

Aaron continue aussi à développer sa guerre des Royaumes. Loin de s'attacher à créer des combats majestueux entre des êtres surpuissants il préfère d'abord montrer la difficulté d'agir contre la guerre et surtout face à ses conséquences. Ainsi, il explique rapidement que la chute de l'un des Royaumes pourrait conduire à une famine générale tandis qu'il montre des réfugié-e-s qui essaient de survivre. Ces réfugié-e-s sont rapidement assassiné-e-s ce qui permet de lancer l'existence du War Thor, qui ne vit que pour la vengeance. Jason Aaron n'essaie donc pas de cacher les horreurs de la guerre. Des personnes meurent, pas seulement des adultes mais aussi des enfants. Et la vengeance n'est pas non plus une solution. Car l'autre camps est aussi constitué de personnes innocentes. Face au War Thor Jane Foster essaie d'expliquer que la guerre ne peut être stoppée que par une forme de compassion pour les personnes innocentes et non par la vengeance sur un peuple entier considéré comme coupable et inhumain.

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**** Il ne reste qu'un seul tome avant la fin de cette série. Il doit conclure beaucoup d'éléments tout en répondant aux promesses d'une guerre des Royaumes dévastatrices. J'espère qu'il sera dans la lignée de ces deux tomes.
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25/10/2018

The Mighty Thor 1. Thunder in her veins et 2. Lords of Midgard par Jason Aaron, Russell Dauterman, Rafa Garres et Frazer Irving

Titre : The Mighty Thor 1. Thunder in her veins et 2. Lords of Midgard
Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman, Rafa Garres et Frazer Irving
Éditeur : Marvel 17 mai 2016 et 30 novembre 2016
Pages : 136

Ces deux volumes contiennent Mighty Thor volume 7 1-5 et 6-12. De grands changements ont eu lieu en Asgardia. Thor n'est plus, il est remplacé par l'Odinson. Car Thor Odinson, prince d'Asgard, n'est plus capable de soulever Mjolnir. À sa place une femme a réussi à le soulever et Odinson, reconnaissant ses capacités, a décidé de lui donner son nom. Mais Odinson a disparu. Freyja est enfermée dans les donjons pour s'être révoltée contre les actions d'Odin. Celui-ci règne mais sans sortir de son trône, se contentant d'espionner son royaume et de punir les personnes qui douteraient de lui. La guerre civile risque d'exploser en Asgardia alors que les Royaumes ont besoin d'aide. Car une alliance entre plusieurs entités a eu lieu qui débouche sur la guerre. Les premières victimes sont les elfes.

SPOILERS

Cette série débute immédiatement après la fin de la dernière alors que nous apprenions que Jane Foster est Thor après un combat contre Odin. Il est donc normal de retrouver Freyja en prison puisqu'elle a décidé de se battre contre son mari Odin. Ce dernier, dans cette série, incarne le "glorieux passé masculin". Il veut revenir à un temps durant lequel il agissait comme bon il lui semblait sans prendre en compte les besoins ni les souhaits de ses sujets et des Royaumes. Odin ne comprend pas pour quelle raison son statut pourrait être mis en cause que ce soit par de simples personnes ou des femmes comme Freyja ou la nouvelle Thor. Il agit donc en homme et décide de les punir pour souhaite l'égalité. L'écriture montre bien que la position d'Odin est non seulement arrogante mais qu'elle est aussi en dehors des réalités. Personne ne le soutient, sauf son frère.

Mais cette série met aussi en place un événement longtemps annoncé par le scénariste : une guerre des Royaumes. Bien que celle-ci ait un aspect magique, les espèces impliquées sont des elfes, des nains et des géants qui utilisent de la magie, elle a aussi un aspect bien plus concret. En effet, la guerre débute à la fois par les attaques du roi des elfes noirs, aspect magique, et par les attaques de l'entreprise Roxxon. Celle-ci est décrite comme une entreprise prédatrice que son chef, Dario Agger, utilise pour récolter des richesses et détruire la Terre. Il ne s'intéresse pas aux conséquences de ses actes si celles-ci ne lui permettent pas de devenir un peu plus riche. Il est l'incarnation du capitalisme sans conscience et même s'il doit se confronter à Thor son véritable ennemi est Rosalid Solomon, une agente du SHIELD spécialisée dans l'environnement. Cette guerre est donc aussi une guerre pour le contrôle des ressources et l'extension du capitalisme.

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**** Jason Aaron continue de nous proposer une Thor intéressante mêlée aussi bien à des affaires mythologiques que très terrestres.
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20/10/2018

Midnighter 2. Hard par Steve Orlando, Aco, Hugo Petrus, Davis Messina et Romulo Fajardo Jr,

Titre : Midnighter 2. Hard
Auteurs : Steve Orlando, Aco, Hugo Petrus, Davis Messina et Romulo Fajardo Jr,
Éditeur : DC 25 octobre 2016
Pages : 168

Ce second volume contient Midnighter 8-12 ainsi que deux numéros classiques. Dans le volume précèdent Midnighter et Apollo se quittaient à cause des méthodes de Midnighter. En effet, ce dernier a tendance à considérer que la seule solution est de faire du mal, voire de tuer, les personnes qui font du mal aux innocent-e-s. Le fait qu'il ait été programmé pour tuer n'excuse pas ses activités en ce qui concerne Apollo. Ce changement a conduit Midnighter à s'ouvrir à d'autres personnes et à se lier romantiquement avec un homme qui utilise ses sentiments pour lui faire du mal. Après avoir survécu Midnighter est recruté par Spyral afin de retrouver une arme volée par la Suicide Squad. Cette recherche permet à Midnighter de comprendre qu'Amanda Waller essaie de recréer ce qui a permis à Midnighter d'exister et il ne veut pas la laisser faire.

SPOILER

Le premier volume était très intéressant. Derrière la brutalité du personnage principal on voyait un homme tenter de se lier à d'autres hommes que ce soit pour des relations courtes ou plus longues. La série n'hésitait pas à montrer l'identité de Midnighter ni ses matinées avec d'autres hommes. Cela donnait une certaine cohérence à la série qui essaie de montrer qui est Midnighter et pourquoi il agit comme il le fait. Il est certes brutal mais seulement envers les personnes qu'il considère mériter sa brutalité.

Ce second volume est moins cohérent. Le scénariste essaie de lier son intrigue au monde plus large de l'univers DC en ajoutant à la fois Spyral et la Suicide Squad. Le problème c'est que je n'apprécie pas la Suicide Squad alors que Spyral ne fait sens qu'autours de Grayson, du moins selon moi. Bien que le scénariste essaie de montrer le danger d'user d'armes de plus en plus puissantes ou la nécessité de les utiliser en vue de créer de la sécurité cet aspect est minimisé par des scènes de combats qui empêchent une véritable réflexion. Ce second volume échoue donc largement à créer une intrigue intéressante mais il permet au moins de remettre en place le couple de Midnighter et d'Apollo.

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*** Un second volume beaucoup moins intéressant que le premier car les auteurs essaient de relier leur intrigue à l'univers DC sans que cela ne soit véritablement utile.
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Image : Éditeur

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11/10/2018

52. 4 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52. 4
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 28 septembre 2018
Pages : 344

Ce tome 4 contient 52 40-52, The origin of Black Adam de 52 16 et The Origin of Steel de 52 15. Les événements de l'année sans Superman, Batman et Wonder Woman commencent à se relier entre-eux. Alors que des personnes plus secondaires ont pris les devants de la scène le monde criminel en a profité pour essayer de prendre le contrôle. Luthor est enfin démasqué ainsi que son programme qui permet à tout le monde de posséder des pouvoirs. La secte du crime continue de lancer son ambitieux programme tout en essayant de tuer Batwoman. Mais personne n'avait pris en compte Black Adam qui, après avoir perdu sa famille, se venge en détruisant un pays entier puis en attaquant la Chine. Sera-t-il possible de l'arrêter à temps ?

SPOILERS

Il y a un sentiment d'urgence dans ces derniers numéros. En effet, on nous promet une intrigue sur un an avec des conséquences importantes et des plans reliés entre-eux. Mais il y a de nombreux points d'intrigues et tous les relier n'est pas facile. Ainsi, la chute de Luthor est-elle très, trop, rapide tandis que le combat de Black Adam contre la Chine ne dure qu'un épisode. Cela est un peu court pour ce qui est décrit comme une troisième guerre mondiale. Je déplore aussi que le personnage soit ramené au point de départ, tout son développement étant annulé.

Les autres intrigues, scientifiques, la secte du crime et intergang, sont reliées au sein d'un complot de la secte du crime qui contrôle aussi bien intergang que les scientifiques enlevés. Ce complot d'une grande ampleur devient beaucoup moins ambitieux alors que leur seul acte est de tenter de tuer Batwoman. Heureusement, cette intrigue permet de revoir quelques pages de Batwoman, bien qu'elle n'y soit pas à son avantage. Finalement, on peut se demander s'il n'aurait pas été nécessaire de donner plus de temps à ce nombre impressionnant de scénaristes aux styles si différents.

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*** Une conclusion abrupte pour une longue série.
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Image : Éditeur

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28/09/2018

Prez 1. Corndog-in-chief par Mark Russell, Ben Caldwell et Mark Morales

Titre : Prez 1. Corndog-in-chief
Auteurs : Mark Russell, Ben Caldwell et Mark Morales
Éditeur : DC 9 février 2016
Pages : 144

Ce volume contient Prez 1-6 et DC sneak peek : Prez 1. Prez est une jeune femme de 19 ans. Elle vit aux États-Unis en 2036. Le monde a beaucoup changé. Les ressources naturelles sont de moins en moins nombreuses. Plusieurs pays ont disparu à cause du réchauffement climatique. Mais les États-Unis restent la grande puissance qui fait la guerre dans plusieurs pays afin de sauvegarder ses intérêts. Cependant, la présidence est organisée par des corporations aux richesses de plus en plus importantes. Dans ce contexte les candidats officiels ne sont pas élus à la présidence. Mais Prez devient la présidente après avoir été filmée lors d'un accident dans un fast-food.

SPOILERS

Je suis honnêtement surpris que ce comics ait été édité par DC. Il est en dehors de leur ligne éditoriale habituelle. Il n'y a pas de super-héros qui usent de leurs pouvoirs pour défendre la loi. Il n'y a qu'une jeune femme pauvre qui se retrouve impliquée dans d'énormes problèmes sans y être préparée mais qui essaie de faire au mieux avec le peu d'aide qu'elle reçoit. Malheureusement, la série a été annulée avant d'atteindre sa conclusion et nous ne connaitrons jamais la fin de l'intrigue bien qu'elle me semble plutôt intéressante.

Ce comics est très riche. Il s'attaque frontalement aux problèmes de la politique des États-Unis de 2016. Le pays attaque d'autres nations au travers de robots pilotés par des jeunes se croyant dans des deux vidéos. La candidature est décidée selon un système de vote par les réseaux sociaux et non selon les propositions. Mais ce qui rend ce comics si pertinent c'est sa capacité à se moquer tout en dénonçant et ceci aussi bien en écrivant précisément ce qui se déroule ou simplement par le dessin. Ainsi, en parcourant les pages de ce volume on apprend que l'aide alimentaire n'est proposée que si les personnes qui en ont besoin acceptent d'être utilisés comme support de publicités. Les réfugié-e-s climatiques sont parqués dans des zoos humains. Et les débats ne sont pas de confrontations d'idées mais l'occasion de noyer l'adversaire sous des arguments fallacieux afin de gagner le support du public pour des lois dangereuses.

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***** un OVNI qui n'hésite pas à s'attaquer frontalement à notre époque et aux politicien-ne-s.

Image : Éditeur

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27/09/2018

Midnighter 1. Out par Steve Orlando, Aco, Stephen Mooney, Alec Morgan et Romulo Fajardo JR

Titre : Midnighter 1. Out
Auteurs : Steve Orlando, Aco, Stephen Mooney, Alec Morgan et Romulo Fajardo JR
Éditeur : DC 23 février 2016
Pages : 144

Ce volume 1 contient Midnighter 1-7. Le Midnighter n'a pas de passé. Il ne sait pas d'où il provient ni qu'elle est son histoire. Il ne sait que peu de choses. Il est amoureux d'Appolo. Il aime se battre. Il a été construit pour vaincre par la Jardinière. Son plaisir le plus important provient de ses combats contre des brutes qui s'attaquent aux personnes innocentes. Mais sa vie va devenir bien plus compliquée lorsqu'il apprend que la Jardinière a été cambriolée par une personne capable de la vaincre ainsi que les défenses de son domaine. Des technologies dangereuses sont maintenant à la disposition de tout le monde. Il n'en faut pas plus pour que le Midnighter décide d'user de ses poings.

SPOILERS

J'avais entendu parler du personnage et je voulais mieux le connaitre en lisant Midnighter and Appolo. Ce fut une histoire que j'ai appréciée mais elle est la suite de deux volumes de la série Midnighter. J'ai donc décidé de les lire. Celle-ci commence alors que le couple s'est brisé par l'incapacité de Midnighter de savoir comment ne pas se battre et la colère d'Appolo face aux horreurs subies par Midnighter. Les numéros sont divisés entre les combats et les rendez-vous avec des hommes. Le scénariste est très clair, ce sont en grande partie des coups d'un soir, sauf un seul personnage. Le scénariste n'hésite pas non plus à montrer la sexualité de Midnighter, que ce soit par des préservatifs ou en entrant dans la chambre de son personnage. La série refuse de s'excuser de parler d'un personnage gay et c'est une très bonne chose.

Bien que l'intrigue principale concerne le vol de technologie par quelqu'un d'inconnu et l'enquête menée par Midnighter cela ne me semble pas être le plus important dans cette série, même si cette intrigue permet de créer des pages plutôt violentes en accord avec le fonctionnement du personnage. La question principale, j'ai l'impression, concerne la possibilité pour Midnighter de vivre une vie de couple plus ou moins normale sans connaitre son passé et tout en luttant contre des criminel-le-s. Que les scènes de combats soient coupées par des scènes prenant place dans sa vie de couple et quelques scènes du passé doit probablement être voulu, afin de montrer ses problèmes mais aussi de quelle manière il tente de résoudre sa vie.

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**** Violent, montre clairement que son personnage a une sexualité, je ne mettrais pas ce comics dans toutes les mains mais il est suffisamment différent de la ligne éditoriale classique de DC pour être intéressant.
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Image : Éditeur

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21/09/2018

Runaways 1. Find your way home par Rainbow Rowell, Kris Anka et Matthew Wilson

Titre : Runaways 1. Find your way home
Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka et Matthew Wilson
Éditeur : Marvel comics 1 mai 2018
Pages : 136

Ce volume 1 contient Runaways (2017) 1-6. Les Runaways sont quelques adolescent-e-s dont les parents sont des criminels. Après l'avoir appris illes ont décidé de fuir puis de combattre leurs parents et de réparer le mal fait à la ville de Los Angeles. Avec le temps, ils ont connu plusieurs pertes mais aussi des ajouts, le fils d'Ultron par exemple. Du point de vue des éditions la série a connu son heure de gloire sous Brian K. Vaughan, avant de perdre en qualité par suite de la volonté de lier ce groupe aux événements Civil War et Secret Invasion. Pour se terminer sous un nouveau scénariste considéré largement comme ayant détruit la série pour de bon. Cette nouvelle série se déroule quelques années plus tard. Chacun des membres des Runaways est parti faire son chemin. Mais Chase a décidé de retourner dans le passé afin de tenter de sauver Gert en la ramenant dans le présent, une époque dans laquelle Nico pourrait sauver son ancienne amie.

SPOILERS

J'attendais beaucoup de cette nouvelle série, tout en était surpris de son retour. Ma première lecture de Runaways reste un très bon souvenir. Derrière une intrigue plutôt simple se cache une écriture efficace avec des choix pertinents, par exemple celui du traitre inattendu et logique à la fois. J'étais déçu du choix éditorial consistant à lier le groupe aux événements plus larges de Marvel. Selon moi, cette série ne fonctionnait pas assez bien dans ce contexte puisque les jeunes Runaways ne s'intéressent pas à ce que font les adultes de l'univers Marvel. Heureusement, les derniers numéros de Vaughan restent intéressants tout en ouvrant quelques idées.

J'avoue que je n'ai pas lu les épisodes écrits par le successeur de Vaughan, et je ne planifie pas de le faire. Il me manque donc quelques éléments et je craignais que la scénariste fasse de nombreuses références. Heureusement, elle nous donne les éléments manquants au fil du temps tout en expliquant pour quelle raison le retour de Gert est une nécessité, elle serait la clé du fonctionnement du groupe et son départ équivaut aux débuts des problèmes du groupe. Il est donc assez facile d'entrer dans ce premier volume

L'intrigue est assez simple, connue même. Les jeunes adultes, mis à part Gert et Molly, tentent de se réunir tout en essayant de passer outre les changements connus après leur séparation. Après avoir appris que l'un de leurs parents est dangereux, illes essaient de sauver leur amie et de survivre malgré leur amateurisme. Cependant, cette intrigue permet surtout de relier à nouveau les différents personnages. La scénariste ne prétend pas qu'il est simple de revenir vers des ami-e-s que l'on a perdu de vue. Ce n'est que difficilement que chacun-e décide à recommencer à s'entre-aider et se faire confiance à nouveau.

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*** Un premier volume qui repose les bases du groupe et de leur relation
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Image : Amazon

Éditeur

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20/09/2018

Saga 8 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 8
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 23 février 2018
Pages : 152

Ce tome 8 contient Saga 43-48. Alana, Marko, Hazel ainsi que le Prince Robot IV et Petrichor ont réussi à fuir la comète Phang. Mais illes ont eu le temps d'observer ce petit monde être dévoré par l'un des êtres les plus puissants de l'univers, et donc de connaitre la mort horrible subie par les rares habitant-e-s qui restaient encore à sa surface. À la suite de cette aventure, Alana perd son fœtus. Bien qu'il ne soit pas possible de le sauver, sa mort donne quelques pouvoirs à Alana et, surtout, la met en danger si une procédure n'est pas accomplie afin de retirer le fœtus de son corps. Seule une planète est assez discrète pour que cette procédure soit accomplie sans publicité.

SPOILERS

Encore une fois, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome 9 de Saga. Mais, encore une fois, les épisodes sont si bien écrits que l'on ne voit pas le temps passer. Derrière la visite sur une planète que permet de procédures d'avortement les auteur-e-s posent des questions sur le contrôle des corps mais aussi sur les possibilités données par l'arrivée potentielle d'un bébé, sans jamais donner de réponses. Alors qu'Alana se prépare, ses nouveaux pouvoirs créent son bébé dans quelques années. Loin d'être un moyen de faire lui faire peur, je pense que les auteur-e-s essaient de montrer ce qu'avait imaginé Alana, ce qu'aurait pu être la vie de sa famille avec ce nouvel enfant. Mais celui-ci n'existe pas.

En ce qui concerne l'intrigue générale, les effets de la famille d'Alana et Marko sur la guerre, elle reste en suspens tant que les problèmes familiaux ne sont pas réglés. Cependant, les auteur-e-s réunissent enfin le Prince Robot IV avec son fils tandis que les journalistes vont rencontrer la famille, pour la première fois. Mais le personnage qui va probablement faire avancer l'intrigue est probablement Le Testament, actuellement torturé par une proche de l'une de ses victimes. Il n'y a plus qu'à attendre le tome 9

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**** Un tome 8 toujours aussi bien écrit.
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Image : Éditeur

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