27/04/2017

Injustice gods among us: year five volume 1 par Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick

Titre : Injustice gods among us: year five volume 1
Auteurs : Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick
Éditeur : DC 22 février 2017
Pages : 176

Ce tome contient Injustice gods among us: year 5 1-7. La quatrième année était désastreuse du point de vue de l'écriture. Les événements n'avançaient pas, les personnages n'était pas intéressants et les dieux ne servaient à rien sans oublier le gâchis qu'est Wonder Woman. J'avais donc des craintes pour cette années 5. Superman est maintenant l'autorité incontestée sur Terre. Il a vaincu tout le monde et toutes les forces les plus puissantes de l'univers. À la fin de la quatrième année, il a forcé les personnes élues à abandonner leur pouvoir en sa faveurs. Le régime est définitivement en place. Mais, la prison du régime a été brisée. Les prisonniers de droit commun et les prisonniers politiques se sont enfuis. C'est à la fois un danger et une opportunité. Un danger car il faut éviter que le régime échoue dans sa volonté de sécurité absolue. Une opportunité car certaines personnes pourraient être recrutées par le régime. Batman pense exactement la même chose et décide de s'allier à des criminels dont le code interdit de tuer. Et la résistance a bien besoin de quelques troupes.

Depuis que Buccellato a pris les rênes de la série Injustice celle-ci a perdu en qualité. La fin de la troisième année était laborieuse et la quatrième un désastre. Ce début de la cinquième année, la dernière, redonne un peu d'espoir. Il semble que Buccellato sait un peu mieux ce qu'il souhaite faire. Il crée plus de situations et de questions sur le régime de Superman. Cependant, le plus gros problème n'est toujours pas résolu : il semble que personne ne sache comment terminer l'intrigue et faire le lien avec le jeu vidéo. De plus, les personnages sont toujours aussi difficilement caractérisés. Il semble que les auteurs aient du mal à penser que les héro-ïne-s que l'on connait sont devenus des vilain-e-s. Leur identité n'est pas modifiée en conséquence. Wonder Woman continue de chercher la paix, Cyborg ne pose aucune question, Hal Jordan agit toujours en Green Lantern et Flash attend toujours que Superman se sente mieux. Personne ne semble avoir pris conscience de ce qu'illes sont devenu-e-s. Pire encore, les auteurs manquent une fantastique opportunité d'ajouter un peu de réflexion. Superman souhaite créer un monde complètement sûr. Mais que faire de la liberté ? De la démocratie ? Des résistances ? Ainsi, les parents de Superman disparaissent et le passage de pouvoir se fait en dehors de l'intrigue sans jamais tenter de l'expliquer ou de le rendre réaliste. Bref, il y a de trop nombreuses idées qui auraient pu rendre la série bien plus intéressante.

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**** Un petit mieux, mais pas de beaucoup.
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Image : Éditeur

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24/04/2017

Marvel's Jessica Jones

Jessica Jones est une jeune femme. Elle vit à New York dans un immeuble de bas standing mais pas trop mauvais. Bien qu'elle n'ait jamais réussi à tenir un travail elle est une bonne détective privée. Son boulot ne lui plait pas vraiment et elle en ressort une vision assez pessimiste de la nature humaine. Mais, les rares fois où cela est possible, elle apprécie aider les personnes innocentes. Car Jessica Jones n'est pas une simple humaine. Elle a pensé, pendant un court moment, à devenir une super héroïne. Jessica Jones possède des pouvoirs et elle n'hésite pas à en user pour réussir son métier. Mais elle ne fait pas de publicité non plus. Elle se contente de vivre et personne ne fait réellement attention à elle ni à ses capacités. C'est une période qui n'est pas vraiment bonne mais elle n'est pas mauvaise non plus. Jessica Jones survit. Tout change lorsque des parents décident de l'engager pour retrouver leur fille : Hope. Celle-ci a été kidnappée par une figure du passé proche de Jessica Jones. Et Jessica ne peut plus l'ignorer ni fuir : elle doit attaquer.

Jessica Jones est la seconde série Netflix se déroulant dans l'univers Marvel. La première est Daredevil, très appréciée, la troisième est Luke Cage que j'ai bien aimé et la dernière Iron Fist (je préfère ne pas en parler). Actuellement, ces séries ne sont pas encore fortement reliées entre elles mis à part par quelques personnages et, surtout, les lieux. Les séries Marvel de Netflix, selon moi, ont l'intérêt de posséder une identité visuelle et thématique forte. Daredevil parle de la justice non comme pratique mais comme concept désincarné et son générique est constitué de symbole placé en dehors de leur contexte. Luke Cage parle de communauté et, justement, son générique inscrit l'espace dans lequel joue la série sur le corps même du personnage principal. Jessica Jones est une série qui parle de survie en s'inspirant directement, et fortement, du comics de Brian M. Bendis. Son générique, justement, montre Jessica observant le monde sans en faire partie et se termine sur son nom brisé.

Car Jessica a vécu des événements qui l'ont traumatisée. Dès le début, on nous explique qu'elle est en état e stress post-traumatique qui a nécessité l'aide d'une thérapie. À plusieurs reprises, on observe Jessica Jones être envahie par la panique et suivre ce qu'on lui a appris pour gérer ses émotions. De plus, son histoire elle-même est tragique et crée une impression d'elle-même très négative. Jessica Jones ne s'aime pas, refuse de se lier à des personnes car elle se pense toxique mais souhaite tout faire pour aider les personnes qu'elle aime et les personnes qu'elle pense innocente. Toute la série, à mon avis, est une mise en scène d'un effort de survie après un viol et je doute qu'elle puisse être regardée dans un état émotionnel difficile.

Au lieu de continuer sur un thème qui ne me concerne pas je vais parler de l'autre versant de la série : les hommes. Et, plus précisément, ce que je qualifierais de masculinité toxique. Afin d'être clair et direct je vais immédiatement annoncer qu'il n'y a aucuns hommes dignes de de confiance dans Jessica Jones. Même les plus proches, les alliés pourrait-on dire, trahissent ou font du mal au personnage principal à un moment donné. Ainsi, Luke Cage ne croit pas Jessica Jones puis la blâme. L’officier Simpsons est bien pire. Il commence par s'excuser, explique à quel point il est gentil puis essaie d'expliquer à Jessica Jones ce qu'elle sait mieux que lui, tente de lui voler son leadership puis attaque physiquement Jessica Jones et sa sœur, Trish Walker. L'un échoue comme personne de confiance le second est un homme dangereux caché derrière une façade de nice guy.

Cependant, rien ne vaut Killgrave. Ce dernier est l'incarnation de la masculinité toxique. C'est un homme blanc d'âge moyen qui semble assez riche. Son pouvoir est de manipuler les personnes afin de les obliger à agir d'une certaine manière. Ainsi, et c'est exprimé dans la série, tout le monde est dangereux pour Jessica Jones. Absolument tout le monde pourrait souhaiter lui faire du mal. Mais ce qui rend Killgrave particulièrement horrible c'est sa morale. Il est incapable de comprendre qu'on puisse lui résister. Ainsi, il s'entoure de femmes trophées qu'il habille et coiffe comme de beaux objets. En ce qui concerne Jessica Jones, il la harcèle durant plusieurs jours. Il entre chez elle, il l'espionne, la force à faire des photos après lui demander de sourire, achète sa maison et tout cela n'est que le prélude d'une déclaration d'amour dans une scène absurde au possible. Killgrave ne pense pas être quelqu'un de bien mais ne comprend pas pourquoi Jessica Jones ne pourrait pas l'aimer. L'épisode qui suit, le 8, montre un Killgrave qui refuse toutes responsabilités en matière de viol, organise un chantage affectif et déclare Jessica Jones complice de ce qui lui est arrivé. Bref, Killgrave est l'incarnation de la masculinité toxique et, donc, défend la culture du viol et le patriarcat.

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***** Une très bonne série à l'identité forte. Elle traite particulièrement bien d'un thème difficile et compliqué. À mon avis, la meilleure série Marvel à l'heure actuelle.

Image : Allociné

Site officiel

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16/04/2017

Jessica Jones: Alias 2. Pourpre par Brian M. Bendis et Michael Gaydos

Titre : Jessica Jones: Alias 2. Pourpre
Auteurs : Brian M. Bendis et Michael Gaydos
Éditeur : Panini comics 4 mai 2016
Pages : 336

Ce second tome contient les épisodes 16-28 d'Alias ainsi que What if Jessica Jones had joined the Avengers 1. Jessica Jones est une détective privée de New York. Elle a eu une courte carrière d'héroïne. Celle-ci s'est brusquement terminée du jour au lendemain. Depuis, Jessica Jones a troqué le costume clinquant avec une veste en cuir et des bottes. Elle s'occupe des petits problèmes du petit monde de la ville sans faire trop de vagues malgré quelques ennuis qu'elle peut avoir de temps en temps. Elle se rapproche aussi bien de Luke Cage, l'homme fourmi ou encore Matt Murdock dont elle est la garde du corps. Cependant, Jessica Jones est de plus en plus connue. Ainsi, on la contacte de plus en plus concernant des affaires étranges. Et, pire encore, alors qu'elle rentre chez elle une jeune femme habillée comme Spider-Man lui demande de l'aide avant de fuir.

L'épisode What If mis à part, ce tome est constitué de trois parties. La première concerne l'enquête sur Spider Woman, la second est l'origine de Jessica Jones et la dernière concerne Killgrave et son lien avec Jessica Jones. Ce second tome continue sur la lancée du premier en étant réaliste. Jessica Jones agit comme une femme réelle et non comme un personnage de comics. Elle jure, elle engueule, elle se bat quand c'est nécessaire mais en détestant cela. Lorsqu'elle se trouve avec un homme les deux adultes sont nus. Bref, c'est un comics qui ne censure pas.

Ce refus de censurer se retrouve dans les intrigues qui sont toutes particulièrement violentes non seulement physiquement mais aussi psychologiquement. Ce second tome est rempli d'abus. Ceux-ci sont aussi bien psychologiques que physiques allant jusqu'aux viols. Donc, si vous souhaitez lire ce comics préparez-vous. Le thème commun des intrigues concerne donc les abus. Et, pour cela, les auteurs (dont aucun n'est de genre féminin) utilisent des personnages masculins abuseurs. Que ce soit des dealers qui utilisent les corps des femmes ou Killgrave qui peut utiliser tout le monde contre leur gré. Ainsi, l'histoire de Jessica Jones est fortement impactée par sa rencontre avec celui-ci. L'écriture de leur histoire commune est particulièrement glaçante.

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***** Tout aussi bon que le premier tome, des intrigues horribles

Image : Site de l'éditeur

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15/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie par Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie
Auteurs : Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 7 avril 2017
Pages : 168

Ce tome contient Injustice: Gods among us year four 8-12. Le combat contre les divinités continue. Sur les marches du Hall de la Justice les humain-e-s et les anciennes divinités se sont battues. Le fils de Zeus est mort au combat. Ce qui force Zeus à agir. Il supprime les pouvoirs de Shazam, exile Superman et pose un ultimatum au monde : vénérez les dieux de la Grèce et oubliez vos fausses divinités. Mais le monde n'est pas en accord. Les personnes croyantes refusent de suivre l'ultimatum tandis que la Ligue de Justice se cache en Atlantide. L'humanité, elle, se demande si elle n'a pas perdu un tyran pour en retrouver un autre. Dans le même temps, Plastique Man trouve enfin la prison secrète de Superman.

Cette série entre dans des eaux troubles. Depuis quelques temps, il me semble que le scénariste oublie l'histoire qu'il doit conter et essaie de faire d'autres choses. Batman n'est presque plus rien. Son personnage est à peine un fantôme manipulé par les événements et les autres personnages. Superman n'est qu'une brute assoiffée de sang qui ne prend même pas la peine de parler à ses alliés. Tout se passe comme si les auteurs n'arrivaient pas à imaginer faire se battre Batman et Superman. Alors des situations qui imposent une alliance sont créées en oubliant totalement la mise en place du régime de Superman. Ainsi, la fin du tome tombe comme un cheveu sur la soupe. L'Annual, scénarisé par Tom Taylor, est, par contre, de bien meilleure qualité et réussit à remettre en place l'ambiance des premiers tomes tout en se concentrant sur un personnage un peu ridicule et qui, pourtant, fait peur à Superman. On retrouve, enfin, l'impression de tyrannie que crée le personnage de Superman dans cette histoire.

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*** Une qualité en baisse à peine sauvé par un annual très sympathique sur lequel on retrouve l'ancien scénariste.
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Image : Site officiel

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14/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 1ère partie par Brian Buccellato, Bruno Redondo, Mike S. Miller et Juan Albarran

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 4 - 1ère partie
Auteurs : Brian Buccellato, Bruno Redondo, Mike S. Miller et Juan Albarran
Éditeur : Urban comics 17 février 2017
Pages : 168

Ce tome contient Injustice: Gods among us year four 1-7. Lors de l'année 3 Batman a été manipulé par Constantine dans le but d'éliminer Trigon. Loin de s'excuser, Constantine annonçait à Bruce Wayne qu'il existait d'autres moyens de vaincre Superman. Depuis, la résistance se cache sur Terre. Personne ne peut la trouver et elle n'agit plus. La résistance est moribonde alors que Superman est plus puissant que jamais. Bien que presque plus personne ne peut le contester il s'apprête à mener un nouveau combat. Les dieux et déesses de la mythologie grecque décident d'armer les Amazones et de se lancer dans la guerre contre Superman afin de reprendre le contrôle de la terre et de l'humanité. Superman est-il assez puissant pour vaincre une divinité ? Et que fera Wonder Woman face à son peuple ?

Tous les défauts du tome précédent se retrouvent ici. Il n'y a que des scènes sans logiques qui se suivent pour donner un "beau combat" de jeu vidéo sans penser à l'intrigue. Batman se morfond et ne dit rien. Alors oui, il est intéressant de montrer un Batman qui se remet en question. Mais cela n'implique pas de ne rien faire... Pire encore, quand Batman revient personne ne réagit. Renee est totalement gâchée sans aucune raison. Les personnages partent mais reviennent sans même prendre le temps de réfléchir alors qu'une remise en cause des méthodes et du leadership de Batman aurait pu être très intéressant. Pire encore, Wonder Woman réagit comme une idiote sans se rendre compte du piège dans lequel elle se lance. Enfin, la guerre menée par les divinités est simpliste. Les personnages ne font rien puis passent à l'attaque puis attendent à nouveau sans raisons... Ce tome est un gros gâchis scénaristique.

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*** Brian Buccellato n'a aucune idée de comment utiliser les personnages et ne sait pas quelle histoire raconter. Il se contente de remplir des pages automatiquement.
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Image : Site officiel

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05/04/2017

Loki Agent of Asgard 1. Trust me par Al Ewing et Lee Garbett

Titre : Loki Agent of Asgard 1. Trust me
Auteurs : Al Ewing et Lee Garbett
Éditeur : Marvel 2 septembre 2014
Pages : 120

Ce premier volume contient Loki : Agent of Asgard 1-5 ainsi que All-New Marvel Now ! Point One 1. Loki est Loki. Un dieu asgardien de la discorde et de la ruse. Dans le cadre de Marvel, il est aussi l'ennemi de Thor et donc, par extension, des Avengers et de la Terre. Mais Loki veut s'échapper de cette histoire. Il souhaite créer une nouvelle réalité pour ce qu'il est. Il souhaite effacer le passé et créer un nouveau Loki toujours aussi rusé mais qui n'est pas le dieu du mal tel qu'il est décrit par tout le monde. Pour retrouver une virginité il accepte de travailler pour la mère de tout : Freyja. Loki est maintenant un agent d'Asgard. Sa mission est simple : retrouver et capturer les dieux asgardiens afin de les ramener à leur place : Asgard. Mais le comportement de Freyja est étrange. Pourquoi souhaite-t-elle, soudainement, ramener les dieux chez elleux ? Que cache-t-elle dans ses cachots ? Et Loki est-il réellement un dieu changé ?

Loki est, dans le Marvel Cinematic Universe, le seul vilain intéressant (en dehors des séries Netflix). Il n'est donc pas étonnant que je l'apprécie. Il est rusé, il aime créer des énigmes, il est capable de se métamorphoser et de changer de sexe. En plus, j'apprécie particulièrement l'histoire des Vikings et la mythologie nordique bien que sa traduction en comics soit peu fidèle. L'idée de faire de Loki un agent chargé des missions en faveurs d'Asgard m’intriguait. Cette identité me semble plus proche du Loki original que du simple vilain dieu du mal que nous voyons dans les autres histoires. Dans le cadre de ce premier volume, Loki est aussi rajeuni, rendu plus "beau" et plus drôle et sympathique.

Bien qu'il ne soit pas forcément utile de chercher trop loin, il me semble que l'histoire parle d'identité. Ayant lu un certain nombre de livres de Pratchett dernièrement il n'est pas surprenant que ce thème me reste en tête. Loki, dans ce volume, essaie d'échapper au destin des dieux asgardiens et surtout à son destin. Il veut oublier son identité passée et se créer une nouvelle identité. Pour cela il accepte un pacte : une bonne action efface un crime passé. Car, selon Loki, les anciennes histoires ont du poids et cela pourrait le faire retomber dans son identité passée. Un thème assez pratchettien en quelque sorte. Sans être flamboyante, l'intrigue est bien menée, drôle et plaisante à lire. J'ai particulièrement apprécie le second épisode qui se déroule en plein milieu d'un speed dating !

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**** Pas de grandes réflexions mais une intrigue plutôt bien menée pour un personnage que j'apprécie.
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Image : Éditeur

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12/02/2017

Faith 2. California scheming par Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran

Titre : Faith 2. California scheming
Auteur-e-s : Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran
Éditeur : Valiant 15 novembre 2016
Pages : 112

Ce second tome contient les numéros Faith (ongoing series) 1-4. Faith vit depuis peu de temps à Los Angeles mais elle déjà dû sauver le monde d'aliens et son identité est déjà compromise dans son boulot à Zipline. Pourtant, cela ne l'arrête pas même si relier sa vie privée, son travail et sa vie secrète tout en se faisant des ami-e-s et quelques rendez-vous avec son petit ami Archer est loin d'être facile. Mais deux choses particulièrement positives vont se dérouler. Premièrement, son acteur préféré, et crush occasionnel, demande à rencontrer son alter ego héroïque. Ensuite, le comic con va arriver. Ce serait le moment parfait pour un nouveau rendez-vous avec Archer! Du moins si tout se passe comme prévu...

Je ne comprends pas encore particulièrement bien le système de Valiant mais, semble-t-il, ce second tome continue sur la série en cours sans retourner au numéro 1. L'avantage c'est que le personnage est déjà établi dans son rôle présent même si le début du tome voit quelques pages sur l'histoire de Faith. C'est une bonne manière de ramener tout le monde au même niveau sans trop en dire. Contrairement au tome précèdent, celui-ci contient deux histoires principales. À mon avis, elles sont les deux assez réussies. J'ai particulièrement apprécié l'intrigue du Comic Con même si l'idée de Chris Chriswell est assez bonne.

Il me semble que, pour l'instant, ce qui compte dans ces histoires est l'équilibre. Faith possède beaucoup de facettes différentes et seules quelques personnes sont au courant de toutes. Tout comme le tome précèdent, le personnage est soumis au besoin d'être meilleure tout en essayant de créer un équilibre entre son travail, sa vie privée et sa vie publique. Pour l'instant, nous n'avons pas vraiment de grandes intrigues importantes même si les histoires sont assez bien écrites avec un grand nombre de situations plutôt humoristiques et de conseils pour les Comic Con (de bons conseils)! Je regarderais la suite avec curiosité.

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**** Une suite que j'apprécie avec une Faith drôle et dont j'aime la geekitude
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Image : Site de l'éditeur

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11/02/2017

Faith 1. Hollywood and vine par Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse

Titre : Faith 1. Hollywood and vine
Auteur-e-s : Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse
Éditeur : Valiant 5 juillet 2016
Pages : 112

Ce tome contient Faith (limited series) 1-4. Faith a sauvé le monde. Mais il y a un prix. Sa relation avec son petit ami est brisée. Le groupe d'ami-e-s qui luttaient ensemble n'existe plus. Et une personne est morte. Suite à cela Faith décide qu'il est temps de travailler seul, de changer de ville, d'adopter une nouvelle identité et un travail civil en complément de son travail d'héroïne. Elle décide de se rendre à Los Angeles afin de travailler pour Zipline. Loin d'être du journalisme d'investigation Zipline essaie surtout de faire le buzz autours d'articles prenant comme thèmes les stars et la popculture. Mais c'est toujours mieux que rien. La vie de Faith semble se dérouler sans trop de problèmes. Du moins jusqu'à ce qu'elle décide de regarder d'un peu plus près la disparition d'un adolescent fan de de la dernière série de SF en cours.

Je suis encore nouveau dans l'univers de Valiant. Je ne connais que Quantum and Woody publié par Bliss comics (et que j'ai beaucoup aimé). Ce premier tome contient un certain nombre de références à l'univers que je ne peux pas comprendre. Que ce soient les relations passées ou des sigles plus précis. Heureusement, Faith est un nouveau début il est donc assez facile d'entrer dans l'histoire sans trop en savoir sur l'univers. Et, pour l'instant, ce que je lis de Valiant me donne envie de continuer.

Qui est Faith? Dans le monde des comics les personnages féminins sont toujours minces et affublées de vêtements particulièrement moulant et courts. Faith n'est pas mince et son costume la couvre entièrement! Faith est aussi un personnage qui apprécie la pop culture. Le tome est rempli de références plus ou moins subtiles envers des séries, des films ou des livres et comics. J'ai beaucoup aimé les débusquer que ce soient des répliques ou un rideau de douche Time Lords. Mais Faith est aussi un personnage qui doute et fantasme. Elle souhaite être meilleur, elle a peur d'échouer et de faire du mal et elle vit dans son petit monde de rêve de temps en temps. En quelque sort, elle nous ressemble beaucoup. Il est dommage que, pour ce premier tome, l'histoire ne soit pas vraiment à la hauteur même si elle permet de présenter le personnage.

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**** Un premier tome qui fait son travail et qui est assez plaisant à lire.
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Image : Site de l'éditeur

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Starfire 2. A matter of time par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino

Titre : Starfire 2. A matter of time
Auteur-e-s : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino
Éditeur : DC 31 janvier 2017
Pages : 144

Ce volume contient Starfire 7-12. Malheureusement, ce volume est le dernier malgré l'arrivée d'Elsa Charretier sur le titre (connue pour The Infinite Loop dont j'ai déjà parlé). Starfire a des problèmes. Des problèmes avec les hommes. Alors que Sol essaie d'avoir un rendez-vous un ancien ami, supposé mort, arrive dans la petit île à la poursuite d'un engin de destruction massive. De quoi créer quelques tensions avec une personne qu'elle apprécie. Pire encore, elle-même, Atlee et Stella décident de se préparer des vacances entre filles. Bon, d'accord, ces vacances sont probablement positives et ne devraient pas être surprenants. Du moins si elles n'avaient pas lieu dans une ville souterraine emplie du peuple dont est originaire Atlee...

Il y a un léger changement de direction artistique dans ce tome alors qu'Elsa Charretier arrive. Personnellement, j'apprécie sa manière de dessiner qui se trouve dans la ligne de The Infinite Loop. Un autre changement concerne la série même qui est annulée après 12 numéros. Selon plusieurs interviews, la série n'était pas censée dépasser les 12 numéros et ceci a permis au duo de scénaristes de préparer la sortie avec brio. Plutôt qu'une fin avortée (je te vois Nightwing des new 52) ou en pleine vitesse dans un seul numéro les scénaristes préparent la fin en douceur tout en continuant sur les thèmes de la série. La fin est très réussite et permet de ne pas être frustré alors qu'elle s'inscrit parfaitement dans le ton mis en place dès le premier numéro.

Durant la série les personnages parlaient sexualité, attirance romantique et amitié. Starfire est mise en place comme un personnage extérieur qui tente de s'adapter à des normes qu'elle ne comprend pas vraiment. Atlee est presque dans le même cas et cette ressemblance est bien plus visible dans ce second tome. La sexualité, en particulier féminine, est vue positivement. Mais, plus que cela, c'est le rapport envers soi-même et les autres qui me semble au cœur de cette série. Atlee et Starfire sont ouvertes émotionnellement. Aucune des deux ne craint de se montrer vulnérable et les deux sont prêtes à parler ouvertement de leurs émotions et de leurs amitiés. Une bonne partie de ce tome joue sur la proximité émotionnelle des trois personnages féminins, avec Stella. Moins qu'une histoire de super-héroïnes j'y vois plutôt une histoire qui parle d'amitié ouverte et honnête.

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**** Je suis déçu que ce soit déjà la fin.
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Image : Amazon

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10/02/2017

The lego Batman movie

Nous avions découvert Batman dans The lego movie. Son caractère sombre nous avait immédiatement conquis. Surfant sur la vague des adaptations cinéma en lego il a été décidé de créer un lego Batman! Du moins un nouveau car il existe un certain nombre de films ayant les termes lego et Batman à l'intérieur. Le film se déroule dans la ville la moins sûre du monde: Gotham. Encore une fois, et les citoyen-ne-s en ont l'habitude, la ville est en danger! Le Joker a décidé de s'allier à un grand nombre d'ennemis de Batman afin de faire exploser la centrale de la ville et donc de détruire Gotham. Pire encore, la police est incapable de contacter Batman et ne peut compter que sur elle-même! Mais que fera le chevalier noir face à ce danger plus que prévisible? Et surtout, pourra-t-il vaincre sa plus grande peur?

Existe-t-il vraiment un scénario dans ce film? On pourrait penser que le but principal est de mettre ensemble le plus possibles de personnages avec un maximum d'objets afin de donner envie de tout construire dans une cave spécifiquement prévue à cet effet. Heureusement, le film est un peu plus riche que cela (mais pas de beaucoup). Tout d'abord, il s'appuie volontairement, et fortement, sur de nombreuses références à l'univers DC aussi bien en ce qui concerne les comics que les adaptations. Certaines sont plus subtiles que d'autres mais je pense qu'elles sont plutôt bien trouvées et bien placée. Ainsi, nous comprenons immédiatement le ton du film dès que celui commence sur un magnifique plan noir. D'une certaine manière, Lego Batman se moque des réussites passées et des échecs actuels.

Ensuite, le film essaie tout de même de faire passer un message compréhensible pour tous les âges. Batman est seul (avec 3 Robins, Nightwing, Alfred et 3 Batgirls sans oublier toute la Justice League mais sinon il est seul). Il est adoré mais il ne le fait pas pour les autres mais pour lui-même. Batman s'aime et refuse de laisser un seul autre être l'approcher. Tout le but du film est de forcer Batman à accepter des liens avec d'autres personnes. Que celles-ci soient la famille, des ami-e-s, des collègues ou des ennemis. La morale de l'histoire est assez simple. Vivre n'est pas vraiment possible quand on est seul.

Au final, le film est plutôt réussi et drôle. Bien qu'il ne soit de loin pas parfait la plupart des références fonctionnent bien et j'ai apprécié cette séance de cinéma.

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**** Classique mais ça fonctionne.
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Image : Site officiel

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18:37 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lego, batman, robin, dc, batgirl | | | |  Facebook

22/12/2016

Flash saison 2

Durant la saison 1 Barry Allen découvrait ses pouvoirs. Après avoir appris à les maitriser il décida de devenir le Flash ! Un héros capable de protéger Central City contre les menaces des méta-humains. Après de nombreuses aventures on apprenait que son mentor est un super vilain qui ne souhaite que tuer le Flash. Leur combat a débouché sur la création d'un trou noir au-dessus de la ville et la série ne nous permettait pas de savoir comment la ville a été sauvée. La saison 2 commence quelques temps plus tard. Le Flash est fêté par toute la ville comme le sauver de Central City. Mais, ce que personne ne sait encore c'est que le trou-noir a aussi ouvert des brèches vers un univers parallèle. Ce qui implique de nouvelles menaces pour Barry et la ville.

Dans la saison 1 Barry Allen doit combattre un homme qui le trahit après l'avoir aidé à courir plus vite. Dans cette saison 2 Barry Allen se trouve confronté à un homme, Zoom, qui souhaite lui permettre d'aller plus vite afin de l'attaquer. Si si, il y a une différence. Bref, Flash est la série qui n'est censée fonctionner. Les acteurs et actrices sont passables, les intrigues sont médiocres et les effets spéciaux peuvent être très kitsch. Et pourtant, Flash est une série feel good qui fonctionne plutôt bien. Flash est plutôt positif avec des personnages qui ne sont pas trop mauvais (j'ai une préférence pour Cisco). De plus, cette saison introduit le concept de multivers ce qui aurait pu être difficile à mettre en scène. Et pourtant, ce n'est pas trop mal réussi.

On pourrait penser que la saison 1 mettait en scène le thème de la recherche de la vérité. Barry Allen cherchait la personne qui avait vraiment tué sa mère afin de faire sortir son père de prison. Cette saison semble se concentrer sur la famille et les pertes. En effet, une bonne partie des vies personnelles des personnages se concentre sur des changements familiaux. Le plus important, bien entendu, est ce que l'on apprend sur la famille West et le retour du père de Barry. Mais d'autres événements ont lieu sur ce point. De plus, le petit groupe autours de Flash fonctionne de plus en plus comme une famille. Mais cette saison parle aussi de pertes. Et plus précisément de la perte d'une personne proche. Plusieurs personnages ont connu cette perte que ce soit avant le début de la série ou durant la saison 1. Pour ces personnages, cette saison permet de montrer de quelle manière on réagit face à ces pertes.

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*** Une série feel good sympathique.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:38 Écrit par Hassan dans Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flash, cw, dc | | | |  Facebook

17/12/2016

Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan par Geoff Johns et Ethan Van Sciver

Titre : Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan
Auteurs : Geoff Johns et Ethan Van Sciver
Éditeur : Urban comics 1 juillet 2016
Pages : 176

Ce tome contient Green Lantern Rebirth 1-6. Hal Jordan est mort. Il est mort dans le Soleil après avoir attaqué le corps des Green Lantern suite à la destruction de Coast City. Depuis, il est devenu l'hôte du Spectre. Un être mystique chargé de délivrer la vengeance de dieu sur les pêcheurs. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Le Spectre agit étrangement. Comme si son pouvoir était en train de se corrompre. Pire encore, sur Terre Coast City est recrée à l'identique. Et, au loin dans l'univers, des êtres hurlent que Paralax revient.

Depuis que je lis Green Lantern j'entends parler du retour d'Hal Jordan par le scénariste Geoff Johns. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a fait sur Green Lantern (du moins en partie) et un peu moins sur Superman. Alors était-il possible de passer à côté du tome qui met en scène le retour d'Hal Jordan ? Le problème c'est que j'ai été déçu. Déjà, je ne connais pas cette époque et beaucoup d'allusions me sont inconnues. Mais ceci me concerne. À mon avis, le plus gros problème c'est la vitesse. En 6 numéros Geoff Johns explique le corps, sa mythologie, le Spectre, Paralax, Sinestro et Hal Jordan. C'est beaucoup trop rapide. À la lecture, j'ai eu l'impression de courir après un train en marche qui ne s'arrête qu'à une station sur deux. J'ai l'impression que Geoff Johns passe à côté d'explications qui auraient été nécessaires mais auraient impliqués plus de numéros. Bref, je suis un peu déçu.

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*** Moins bon que je ne le pensais et surtout beaucoup trop rapide.
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Image : Éditeur

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13/12/2016

Grayson 2. Nemesis par Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney

Titre : Grayson 2. Nemesis
Auteurs : Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney
Éditeur : Urban comics 20 mai 2016
Pages : 208

Ce second tome contient Grayson 9-14, Annual 2 et DC sneek peak : Grayson 1. Dick Grayson est mort. Du moins c'est ce que tout le monde a cru. Mais, en secret, Bruce Wayne l'a envoyé infiltrer l'agence Spyral. Cette mission est une réussite. Dick Grayson est intégré à l'agence ainsi qu'à l'académie pour jeunes filles qui la cache. Il aimerait bien rentrer à Gotham et annoncer son retour à ses ami-e-s. Mais Batman semble ne pas répondre. Et pour cause, Bruce Wayne est amnésique suite à son dernier combat contre le Joker. De plus, Spyral pourrait ne pas être si facile à quitter. En effet, les personnes à sa tête se méfient de Grayson et veulent le contrôler. Cette méfiance est rendue plus importante pas de nombreux meurtres dans la communauté des agences de renseignements.

J'avais bien aimé le premier tome de Grayson. La série fait suite à la série Nightwing dont la fin, décevante, avait été précipitée par l'événement Forever Evil. Contrairement à la majorité des séries DC, le contexte de Grayson est en parallèle de l'univers super-héroïque. Bien que les personnages rencontrent des êtres méta-humains l'intrigue se concentre sur l'agence elle-même, ses buts et ses secrets. Ce second tome est un peu plus intégré au reste de l'univers DC. Non seulement on retrouve les personnages de la famille de Batman mais on rencontre aussi Superman et Lex Luthor. Ces rencontres ne sont pas trop mal réussies et s’intègrent assez bien à l'intrigue. Ce second tome met aussi en place la fin, prochaine, de la série puisque Grayson commence à comprendre ce qu'est réellement Spyral et comment l'agence fonctionne. Malheureusement, l'académie est, elle, laissée en arrière alors que j'aurais apprécié en savoir plus sur elle.

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***** Un second tome dont j'ai bien apprécié la lecture pour une série que j'aime beaucoup.

Image : Éditeur

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22/11/2016

Ex Machina 5 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 19 août 2016
Pages : 320

Ce tome contient les numéros 41-50 et special 4. C'est la fin pour le maire Hundred. Il atteint sa dernière année à la mairie de la ville. Et il décide de s'y préparer en faisant une promesse au peuple : soit il réussit soit il quitte la ville pour toujours. Dans le même temps, il essaie de se préparer et de préparer son administration à ses prochaines campagnes. Celles-ci sont beaucoup plus ambitieuses et pourraient propulser le maire vers la Maison Blanche. Tout semble parfait pour une carrière politique sans obstacles. Et si un petit grain de sable venait gripper la grande machine ? Et si on apprenait que le passé du maire n'est pas tout blanc ? Et si le maire était forcé de remettre son costume pour arrêter une menace jamais rencontrée auparavant ?

Ce comics est terminé. Que penser de la prestation des auteurs ? Personnellement, j'ai beaucoup aimé l'intrigue dès le début. Pour une fois, on nous montrait pourquoi les super-héros sont une mauvaise idée. Illes sont dangereux, pas entrainés et peuvent créer plus de problèmes qu'illes n'en résolvent. Le génie des auteurs est d'avoir mis en parallèle le super-héros et son travail bien plus productif en tant que maire. Il y travaille beaucoup mieux et réussit à changer quelques petites choses. Enfin, les auteurs laissaient imaginer une menace assez peu claire et sous-jacente dans tous les numéros. Ce dernier tome permet d'en savoir beaucoup plus car le maire s'y confronte enfin après n'avoir rien vu pendant quatre ans. Mais je suis tout de même un peu déçu car je trouve que l'intrigue est résolue un peu trop rapidement. On sent qu'il fallait boucler l'histoire et ne pas dépasser.

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**** Un très bon comics malheureusement terminé un peu vite.
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Image : Éditeur

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20/11/2016

Ex Machina 4 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 24 juin 2016
Pages : 272

Ce tome contient les numéros 30-40 publiés dans Ex Machina deluxe edition book 4. Le maire Hundred entame sa quatrième année de mandat. Et il est temps de penser à la suite. Que deviendra-t-il après avoir été maire de New York ? Que souhaite-t-il accomplir ? Est-ce que son bilan est réellement bon ? Autant de questions qui pourraient aussi propulser sa carrière que n'en faire qu'une simple anecdote de bas de page. Et il n'est pas le seul à se poser des questions. Une ancienne admiratrice voudrait bien se rendre visible et imposer une conduite à Hundred. Pire, ou mieux, le Pape souhaite le rencontrer.

Ce tome est composé de deux grandes intrigues et de trois numéros qui se suffisent à eux-mêmes. Le numéro 34, par exemple, est un bon moyen de nous présenter le point de vue de la commissaire présente depuis le début mais dont les idées sont assez peu développées. Concrètement, ce tome permet de lancer le début de la fin. Ainsi, les décisions locales sont moins dépeintes que dans les tomes précédents. Au contraire, ce sont les niveaux internationaux et nationaux qui prennent le devant de la scène. Pour cela, les auteurs décident de parler d'une rencontre avec le Pape et de la Convention nationale républicaine. Ces deux intrigues permettent au personnage de poser la question de son futur et de l'usage de ses pouvoirs. Sont-ils diaboliques ? Peut-il faire plus ? Mais surtout, est-ce que nous saurons enfin d'où ils viennent ?

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**** Les auteurs commencent à préparer la fin de leur création et c'est plutôt réussi.
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Image : Éditeur

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18/11/2016

Evil Empire 2. La désunion fait la force par Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma

Titre : Evil Empire 2. La désunion fait la force
Auteurs : Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma
Éditeur : Glénat comics 6 juillet 2016
Pages : 128

Ce tome contient les numéros 5-8 publiés dans Evil Empire volume 2. Dans le tome précédent les États-Unis étaient enfoncés dans un débat sur le bien et le mal alors que le candidat républicain à la présidentielle professait sa croyance et la liberté totale. Suite à sa mort, le candidat démocrate, Sam Duggins, aidé par sa sœur, Julia Duggins, gagne la présidence. Lors de son discours il professe sa croyance en la même philosophie et appelle le peuple des États-Unis à agir comme il lui semble nécessaire. Personne ne s'y attendait, personne ne comprend ce qui se déroule, alors que le pays sombre petit à petit dans la violence sans fin. Les règles n'ont plus cours et seules les conséquences des actions peuvent avoir une répercussion tant que personne n'est empêché d'agir. Mais, en secret, une résistance s'organise autour de la chanteuse Reese Greenwood.

J'avais beaucoup aimé le premier tome. C'était une bonne surprise, les auteurs prenaient leur sujet au sérieux et tentaient réellement de montrer de quelle manière un débat peut déraper et devenir le fondement d'une modification tellement importante du régime en place et des valeurs d'un pays que celui-ci devient dangereux voir fasciste. Bien entendu, ce comics s’insère dans un contexte américain face à un certain Trump au discours dangereux qui permet de justifier des personnes tout aussi dangereuses que lui (mais ne nous cachons, nous ne somment pas meilleurs). Ce second tome m'a paru moins réussi pour une raison très importante : je n'y crois pas !

Les auteurs sont les même, le style est le même, le sujet est toujours pris au sérieux mais je n'y crois pas. La raison en est simple : tout cela me semble trop facile. Je ne parle pas du débat qui justifie des violences sur une partie de la population (on voit les effets de l'élection Trump en ce moment même). Je ne parle pas non plus de la capacité d'un président d'user de ses pouvoirs pour défendre et étendre son point de vue. Non, je n'y crois pas parce que c'est trop rapide et trop facile. Le comics se déroule sur trois mois après l'élection et le pays est déjà pratiquement à feu et à sang. Or, à mon avis, il devrait au minimum y avoir une guerre civile interne et pas seulement une petite résistance. Dans ce comics, tout fonctionne comme si rien n'arrêtait Sam et Julia. Même au niveau international les choses ne sont pas crédibles. Certains des actes pratiqués devraient, au minimum, déboucher sur une guerre et non un effondrement pur et simple des nations en une journée. Bref, ce n'est pas crédible.

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*** Après une très bonne surprise un second tome beaucoup moins réussi et surtout beaucoup moins crédible.
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Image : Éditeur

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East of west 5. Vos ennemis sont partout par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west  5. Vos ennemis sont partout
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 27 mai 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 20-24 publiés dans East of West volume five : All those secrets. En cette seconde année de l'apocalypse la guerre a commencé. Le Texas est fini tandis que la Nation Infinie parcoure les cieux. Mais les autres nations n'ont pas encore bougé leur pion, du moins pas en public. Car, derrière les écrans, les pions s'avancent aussi bien sur le terrain économique que militaire. Pendant ce temps, la bête marche dans les bois des nations. Et son père est sur ses traces. Que feront les élus et les cavaliers lorsque ces deux personnes se rencontreront ?

East of West a toujours été lent même dans la guerre. Hickman pose des pions mais ne hâte pas son intrigue. Il montre comment les choses avancent mais il ne s'intéresse pas au spectaculaire. Il veut seulement montrer des humain-e-s (ré)agir face à un événement tellement vaste qu'il en devient incompréhensible : la fin du monde. Et son portrait n'est guère flatteur. Alors que la plupart des personnes ignorent la menace d'autres se rassemblent en secret afin de prendre le pouvoir et de guider la destruction par tous les moyens. Ce tome est donc toujours aussi lent. La fin approche mais on sait qu'elle ne sera pas une flamboyante rencontre entre plusieurs armées. On aura, probablement, des personnages qui régleront leurs comptes entre-elleux.

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**** Toujours aussi intéressant, un rythme plus que tranquille qui permet de s'intéresser aux personnages plus qu'aux événements.
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Image : Éditeur

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09:17 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

11/11/2016

Descender 2. Lune mécanique par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 2. Lune mécanique
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 120

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Descender Vol. 2 : Machine Moon. Il y a dix ans la galaxie se réveillait face à d'énormes machines, les moissonneurs (non, pas ceux de Mass Effect). Celles-ci ont détruit les mondes majeurs de la galaxie puis sont parties. Il y a dix ans ont commencé des destructions systématiques des robots, les botgroms. La galaxie, depuis, est affaiblie tandis que la peut du retour des moissonneurs est dans tous les esprits. Dix ans plus tard un robot de dernière génération se réveille, Tim 21. La galaxie est immédiatement en état d'alerte car ce robot pourrait bien permettre de comprendre ce que sont les moissonneurs. Immédiatement, plusieurs groupes sont envoyés pour le récupérer, ou le détruire. Tim 21 est rapidement capturé par les Gnishiens mais la résistance robotique le sauve.

Ce comics tient une place spéciale depuis que je l'ai découvert. Je le trouve tout simplement beau. J'aime énormément les choix graphiques qui sont, à mon avis, très réussis. J'apprécie aussi de découvrir un univers petit à petit sans précipitation. C'est encore plus vrai pour ce second tome qui n'avance pas l'intrigue trop vite tout en offrant des éléments précieux pour celle-ci. Ainsi, nous en savons plus sur le frère de Tim, sur les robots et nous avons des indices sur le prochain récit.

Je pense que le récit pose la question de l'enfance. Pour cela, les auteurs placent Tim 21 face à Tim 22. Le premier est un robot bourré d'émotions et de tristesses. Le second n'a connu que la curiosité et la jalousie. La différence tient aux personnes qui les ont entourées. Alors que Tim 21 a été entouré de personnes capables de donner de l'amour Tim 22 n'a connu que la solitude. Et ces différents passés ont des impacts très importants sur le fonctionnement des robots dans le présent. Bien entendu, on peut se demander si un robot capable d'apprendre et de changer selon son environnement est réellement une simple machine. J'ai l'impression, que le récit se dirige dans cette direction en offrant des caractéristiques humaines aux robots.

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**** Un second tome tout aussi beau que le premier et qui avance gentiment.
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Image : Éditeur

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07/11/2016

Doctor Strange

New-York, la ville des Avengers mais aussi la ville de l'un des neurochirurgiens les plus talentueux du monde. Son talent est aussi impressionnant que son ego et son arrogance. Oui, je parle du docteur Stephen Strange. Mais alors qu'il utilise son natel en conduisant une voiture de sport, dépassant la vitesse autorisée, afin de se rendre à une conférence il est responsable d'un accident. Apparemment, le génie n'implique pas d'être responsable en conduisant. Ses mains sont détruites et donc sa carrière est terminée en l'état. Rien ne semble pouvoir réparer les dégâts dont il est responsable. Strange pourrait bien sombrer dans la folie et le désespoir s'il n'avait pas entendu parler d'une guérison miraculeuse. Celle-ci le conduit à pourchasser une rumeur : Kamar-Taj.

Pour l'instant, le MCU est resté scientifique. Tous les humain-e-s (on attend toujours la première femme à posséder un film la concernant) ont des habilités qui requièrent une explication scientifique. Même Thor est présenté comme le représentant d'une civilisation scientifiquement avancée et non comme l'incarnation d'un mythe. De plus, le MCU a créé un style particulier, efficace, mais qui commence à fatiguer. Heureusement, marvel et disney ont réussi, de temps en temps, à nous surprendre que ce soit avec Guardian of the Galaxy ou Ant-Man. Ce film propose de mettre en avant le côté magique du MCU en se basant sur l'un des personnages les plus puissants de l'univers Marvel : Doctor Strange. Malheureusement, ce personnage est aussi très dangereux, narrativement parlant, du point de vue de l'appropriation culturelle. Et je pense, sans n’être concerné ni expert, que ce film entre entièrement dans le piège sans même le questionner. Je pense en particulier au whitewhasing du Ancient One joué par Tilda Swinton. Mais ce n'est pas le seul aspect et je préfère vous envoyer vers un article du site The Mary Sue qui en parle certainement mieux que je ne le pourrais jamais.

Est-ce que j'ai aimé le film ? Je dirais que oui. Je l'ai trouvé visuellement beau. Bien que cela ne soit pas révolutionnaire après un Inception (que je devrais regarder un jours). J'ai beaucoup aimé les acteurs et actrices. Tilda Swinton est des plus talentueuses comme d'habitude tandis que Cumberbatch (et son torse, et sa voix) est toujours aussi charismatique à l'écran. Les autres personnages sont bien choisis. Mordo est plutôt intéressant et j'espère qu'il sera plus développé à l'avenir. C'est aussi le cas pour le vilain du film dont les motivations sont compréhensibles mais pas assez bien décrites pour qu'on le comprenne réellement. Ce qui en fait un vilain Marvel générique au même titre que tous les autres. Le propos sur la nécessité des règles et la nécessité de savoir quand les briser n'est pas inintéressant mais manque de profondeur. J'ai tout de même été très positivement surpris par la volonté de Strange de ne pas tuer (même s'il échoue). Si je me souviens bien, c'est la première fois qu'un héros marvel l'énonce si clairement. Les autres films montrent des meurtres à foison dans une esthétique qui fait oublier ce que l'on regarde. Outre les scènes d'action, je pense aussi en particulier à l'usage des drones dans Civil War. J'espère que cet aspect sera concrétisé et plus important à l'avenir.

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**** Pas aussi bon que je ne le pensais mais plutôt beau. Et il y a Tilda Swinton. Et il y a Cumberbatch.
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Image : Site officiel

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09:10 Écrit par Hassan dans Comics, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctor strange, marvel, mcu | | | |  Facebook

05/11/2016

Checkmate 1. Le jeu des rois par Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark

Titre : Checkmate 1. Le jeu des rois
Auteurs : Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 440

Ce premier volume contient Checkmate 1-15 et Outsiders 47-49. Durant Infinite Crisis une agence d'espionnage avait été détournée afin de s'attaquer à tous les métahumain-e-s de la Terre. Ce détournement avait pris la forme, au final, d'une IA capable de contrôler une bonne partie de l'humanité. Mais ces événements sont passés. Et bien que Checkmate soit contrôlé par une nouvelle royauté il se pose la question de sa continuité. Faut-il faire de Checkmate une agence reconnue par l'ONU et contrôlée par le Conseil de sécurité ? Qui peut diriger cette agence ? Et quelles sont ses cibles ? Car le monde est en danger. Que ce soit la société des super-vilains ou la secte Kobra les groupes souhaitant détruire le monde sont nombreux et les héros ne sont pas toujours capables de les en empêcher.

J'avoue, j'ai presque tendance à acheter ce qu'écrit Greg Rucka sans trop réfléchir. Bien que j'aie du mal avec le style graphique Rucka a écrit Gotham Central et Queen and country. Ce sont deux très bons comics qui réussissent, pour le premier, à donner plus de substance à la police de Gotham et, pour le second, à entrer dans une agence d'espionnage. Je me réjouis de lire 52 et le prochain titre Wonder Woman sous sa direction. Donc, Rucka qui écrit sur une agence assez spéciale, qui fonctionne comme un échiquier, après des événements importants c'était trop pour ne pas m'attirer. Et j'ai beaucoup apprécié. Les personnages principaux ne sont pas tous et toutes développé-e-s au même niveau mais les personnages qui sont développés sont très intéressants. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Beatriz Dacosta par exemple. Les intrigues internes sont plutôt bien mises en scènes. Et j'aime beaucoup voir un peu moins de super-héros ou de les voir dans une situation différente. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, malgré quelques numéros ou passages un peu moins bons, et je me réjouis de lire la suite.

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**** Une bonne surprise sur une idée qui m'intriguait.
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Image : Éditeur

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02/11/2016

Black Science 4. Sur les rives du Léthé par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 4. Sur les rives du Léthé
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 26 août 2016
Pages : 128

Ce tome contient les numéros 17-21 publiés dans Blackscience vol. 4 : Godworld. Le dernier saut a été particulièrement malheureux. Rebecca, n'écoutant que son désir, a tout fait pour rejoindre un monde dans lequel son frère jumeau est vivant. Mais ses actions ont détruit le pilier et dispersé l'équipe dans plusieurs mondes. Grant a vécu trois ans sans voir ses enfants. Il essaie, tant bien que mal, de construire un pilier. Mais il est proche du désespoir. Et pendant qu'il se morfond son équipe et ses enfants sont en danger. Pire encore, il commence à comprendre à quel point les voyages entre dimensions sont dangereux non seulement à cause des menaces qui se déplacent mais aussi à cause de lui.

Le thème de ce tome pourrait être la dépression. En effet, nous commençons alors que trois ans ont passé. Mais nous ne l’apprenons pas tout de suite. Car avant de rechercher son équipe et ses enfants Grant doit sortir de son désespoir. La première partie du tome, la plus réussie depuis le début à mon avis, est un plongeon dans la dépression de Grant et les raisons de celle-ci. Pour cela, les auteurs nous montrent le passé de Grant. Celui-ci permet de mieux comprendre certaines décisions mais surtout pourquoi il agit ainsi. Une bonne partie de ce tome est une confrontation entre Grant et son passé. Encore une fois, je trouve que cette mise en scène est très réussie et permet de me dire que ce quatrième tome est le meilleur de la série actuellement.

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***** Une plongée réussie dans l'esprit de Grant !

Image : Éditeur

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29/10/2016

Black Science 3. L'impossible odyssée par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 3. L'impossible odyssée
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 15 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 12-16 publiés dans Black Science Vol. 3 : Vanishing Pattern. Le dernier saut a été difficile. Un double de Grant est mort et la femme de celui-ci, Sara, est en colère. Dans le même temps, Nate fait une crise par manque d'insuline. Le monde dans lequel le groupe se trouve semble abandonné. Mais une force armée s'y trouve et ressemble étrangement à des romains. Rapidement, le groupe apprend que ce monde avait aussi un groupe chargé de trouver le moyen de traverser les dimensions. Et elleux aussi n'ont amené que la mort. De plus en plus, il apparait que les sauts sont loin d'être aléatoires.

Remender se calme encore un peu plus. On pourrait diviser le tome en deux intrigues. Premièrement, plusieurs courtes parties des numéros permettent de visiter encore un peu plus le passé des personnages. On en apprend plus sur Pia et sur Shawn mais aussi sur la famille de Grant (ce dernier est toujours un homme particulièrement abject). La seconde partie est la prise de conscience des effets de la technologie qui permet les sauts. Non seulement le pilier suit un chemin déjà tracé mais celui-ci débouche sur des mondes détruits et en guerre. La prise de conscience est rude mais elle permet à Grant de retrouver le but qu'il s'était fixé. Un tome essentiel, donc, pour l'avancée psychologique des personnages et aussi pour continuer à instaurer l'ambiance négative de l'histoire.

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**** J'apprécie toujours autant l'histoire de Remender même s'il prend son temps pour mettre en place les choses.
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Image : Éditeur

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28/10/2016

Black Science 2. La boîte de Pandore par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 2. La boîte de Pandore
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 7 mai 2015
Pages : 136

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Black Science vol. 2 : Welcome, Nowhere. Dans le tome précédent on apprenait qu'un certain Grant a inventé une machine capable de traverser les murs de la réalité afin de voyager dans ce qu'il nomme l'infinivers. Malheureusement, ce "pilier" est défectueux et le groupe emmené par Grant se perd dans les dimensions parallèles. Certains sont déjà mort-e-s. Grant est même considéré comme mort et sa disparition a mis à mal le groupe. En effet, les enfants de Grant se sont enfuis forçant Kadir à les rechercher. Le groupe est secondé par le chaman kidnappé précédemment. Cependant, dans de multiples univers de nombreux Grant créent des piliers et d'autres personnes essaient de s'en emparer. Il semblerait que la machine soit encore plus dangereuse que prévue.

Le tome précédent nous jetait dans la piscine en nous intimant de nager. On ouvrait à peine une page qu'une catastrophe se mettait en place. Ce tome permet de mieux construire certains personnages en particulier Grant, Kadir, Nate et Pia. On comprend un peu mieux qui illes sont et quels sont les envies qui leur permettent de survivre. Plus encore, ce tome permet d'introduire la menace posée par le pilier. Le Chaman l'explique précisément mais ce sont certains personnages qui permettent de mieux comprendre pourquoi cette invention est une mauvaise idée. Il faut aussi noter les magnifiques dessins. Remender aime créer des mondes particuliers et chacun sont sublimés par des styles très différents. On passe de rues sortis d'un film noir à une forêt luxuriante. Un bon second tome qui, encore une fois, ne place pas trop d’éléments.

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**** La surprise passée on se pose un peu mais on ne sait encore presque rien de l'intrigue.
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Image : Éditeur

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23/10/2016

Black Science 1. De Charybde en Scylla par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 1. De Charybde en Scyllablack-science-tome-1-33864-270x445.jpg
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 13 février 2015
Pages : 176

Ce tome contient Black Science vol. 1: How to fall forever (numéros 1-6). J'ai mis longtemps à me décider à lire Black Science. Je connais Remender et j'aime bien son travail. Mais je n'étais pas certain d'apprécier Black Science. Après de longs mois je me suis décidé. Nous sommes à une époque indéterminée. Une bande d'humain-e-s fuient face à des bestioles qui semblent ne pas leur vouloir beaucoup de bien. On apprend qu'il est nécessaire de trouver un ingrédient précis afin de faire fonctionner une machine et de partir dans un autre univers. Car ces humain-e-s sont des membres de la Ligue Scientifique Anarchiste. Ensemble, illes ont réussi à briser la barrière entre les mondes et de voyager entre les univers parallèles. Mais illes ne savent pas comment rentrer et tout semble vouloir les tuer. Non ce n'est pas une adaptation de Sliders. C'est le nouveau comics de Remender !

Il y a une chose à dire sur Remender : il aime créer des lieux et des univers colorés. Immédiatement, il nous plonge dans l'action sans nous donner beaucoup d'informations. Ce n'est qu'après un ou deux numéros qu'on en sait un peu plus sur les personnages et l'intrigue. Remender ajoute aussi quelques flash backs afin de nous donner un peu d'information sur la raison des problèmes de l'équipe. Bref, concrètement, les voyageurs se trouvent dans l'infinivers. Celui-ci a la forme d'un oignon chaque couche étant un univers complet avec, au centre, la première décision. Tout y est possible. Les personnages sont aussi bien des scientifiques que des enfants ou encore des managers. Pour l'instant, les deux plus importants sont Grant, anarchiste et inventeur de la machine, et Kadir. Bien que l'on puisse être en faveurs de certains personnages Remender réussit à justifier les actions de certain-e-s tout en diminuant la sympathie pour d'autres. Au final, c'est un bon début.

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**** Une série qui commence bien et qui m'a accroché. Mais comment sera la suite ?
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Image : Éditeur

21/10/2016

Batman et Robin 6. A la recherche de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

Titre : Batman et Robin 6. À la recherche de Robin
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
Éditeur : Urban 21 octobre 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batman and Robin 29-34 et Robin rises: Omega 1 publiés dans Batman and Robin Vol. 6: The hunt for Robin. Il y a quelques temps Damian Wayne, Robin, est mort. Suite à cette mort le Batman, Bruce Wayne, est devenu incontrôlable. Il a parcouru les rues de Gotham jours et nuits sans se reposer. Il a manipulé allié-e-s et personnes afin de trouver un moyen de ramener Damian à la vie. Et quand il s'est enfin calmé il a appris que Ra's al Ghul a volé les corps de Damian et de sa mère, Talia. Bien que Batman soit furieux il a dû attendre et s'occuper de Double Face et de la mafia locale. Mais, maintenant, Ra's et la Ligue des Assassins ont toute son attention. Jamais Batman ne les laissera manipuler le corps de son fils et il est prêt à voyager dans le monde entier et en enfer s'il le faut pour empêcher Ra's d'accomplir ses plans.

Ce tome 6 fait suite à un tome 4 très réussit et un tome 5 bien moins réussit. Ce dernier continue à ne faire office que de transition car le tome 6 reste dans la veine du 4. Batman a accepté la mort de son fils mais sa quête pour retrouver son corps le mène à collaborer avec plusieurs membres de la Ligue de Justice comme il a collaboré avec la Famille dans le tome 4. Bien que les Batman and Robin soient liés au batverse ils n'étaient pas très impliqué dans l'univers DC. Ce tome 6 fait exception. Il nous plonge dans une nouvelle ligue et fonctionne en parallèle d'intrigues liées à la Ligue de Justice. Personnellement, je trouve que cela nuit au fonctionnement du titre qui est censé être beaucoup plus précis. Mais, au moins, il permet d'introduire la suite.

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**** Un second tome qui fait office de transition. Meilleur que le précèdent mais moins bon que le reste de la série.
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Image : Éditeur

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15/10/2016

Daredevil saison 1

Avant la série il y avait le film. Ce film avait fait un gros flop. Avant la série il y avait le Marvel Cinematic Universe. Celui-ci fonctionne assez bien malgré un manque flagrant d'enjeux. Il existait aussi l'idée de créer des séries qui s'y inscrivent. Outre Agent Carter les personnes qui prennent les décisions ont laissé Agent of Shield qui est censée être une sorte de colonne vertébrale chargée de remplir le vide entre les films. Cependant, ces mêmes personnes ont aussi décidé de mandater Netflix. La première série sortie de leurs cartons est Daredevil. Elle est suivie par Jessica Jones, une réussite, et maintenant Luke Cage puis, bientôt, Iron Fist et Defenders. Comme vous le savez, ou pas, la particularité de Netflix est de diffuser tous les épisodes en même temps ce qui permet de faire du binge watching tout en n'ayant pas à attendre la suite semaines après semaines.

Matt Murdock et Foggy Nelson viennent de quitter un cabinet prestigieux et un avenir radieux de fortune et de réussite sociale. Leur but est de créer un cabinet chargé de défendre les personnes qui n'ont rien. De leur donner une chance dans la dure jungle de la loi. Pour cela ils ouvrent dans un milieu pauvre et rempli de criminalité : Hells Kitchen. Bien que les deux avocats travaillent de jours Matt, lui, travaille aussi de nuit. En effet, la nuit il porte un costume entièrement noir et s'attaque aux criminels et aux brutes du quartier. Mais Matt se rend rapidement compte que son combat le mène à se heurter à un milieu très bien organisé. Car le quartier est sous le contrôle d'un conglomérat de quatre groupes criminels sous la direction d'un certain Wilson Fisk. Mais qui est cet homme ? Quel est son but ? Et comment vaincre quelqu'un qui contrôle tout ?

Cette série place deux personnes face à face : Matt Murdock et Wilson Fisk. À leur côté il y a d'autres personnages mais ce sont ces deux personnes qui sont importantes car elles sont semblables sur de nombreux points. En effet, aussi bien Murdock que Fisk souhaitent changer leur quartier. Le premier répond à la corruption par le combat anonyme, le fait de devenir un justicier. Le second essaie de contrôler les institutions afin de reconstruire la ville à son image et selon ses souhaits. Ce qui change est la méthode. Le premier tente de combattre et le second tente de contrôler la criminalité en lui offrant un cadre et, surtout, de l'argent. La série pose donc la question de la légitimité du combat de Murdock face à un monde tout aussi illégitime. Bien que Daredevil soit très réussi il y a plusieurs problèmes. Tout d'abord, je trouve dommage que les autres personnages restent dans l'ombre de la stature de Murdock et de Fisk. Ce ne sont presque que des figurants dans un drame plus important. Pourtant, j'aurais aimé en savoir plus sur un grand nombre d'entre elleux comme Vanessa et Wesley pour n'en citer que deux. Ensuite, la ville est singulièrement vide. On ne sait rien sur elle ni sur ses habitant-e-s sauf quelques rares exceptions. On a l'impression que le quartier n'est que le décor d'un affrontement et non un lieu de vie qui subit où se modifie. J'espère que ces quelques problèmes seront corrigés dans la saison 2 et la 3 qui n'est pas encore diffusée.

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**** Une série intéressante, bien mise en scène et bien plus intéressante que les films du Marvel Cinematic Universe.
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Image : Site officiel marvel

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11:27 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daredevil, marvel, netflix | | | |  Facebook

08/10/2016

Batman Terre-un. 2 par Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman Terre-un. 2batman-terre-1-tome-2-270x406.jpg
Auteurs : Geoff Johns et Gary Frank
Éditeur : Urban 29 février 2016
Pages : 168

Ce second tome contient Batman Earth-One vol. 2. Dans le tome précédent Bruce Wayne débutait sa quête de justice. Son enquête sur la mort de ses parents l'a conduit à s'intéresser au maire de Gotham : Cobblepot. Mais ce dernier n'était pas responsable et, après avoir menacé Bruce, il est mort assassiné par Alfred Pennyworth. Il a aussi fait la connaissance de Jim Gordon et de Bullock. Alors que le premier commence à s'affirmer comme l'exemple de la police non-corrompue le second, lui, tombe dans le désespoir après avoir vu ce qui reste des victimes d'un tueur en série local. Bien que le maire soit mort Gotham n'est pas en sécurité. De nouvelles menaces se mettent en place. Outre le réseau criminel de l'ancien maire un terroriste s'attaque à la bourgeoisie de la ville. Et des rumeurs de crocodile tueur se répandent dans la ville. Bruce est-il vraiment prêt à devenir le Batman ?

Terre 1 est une série de comics qui permettent de créer des histoires en dehors de la continuité. Mais les suites sont très longues à venir. Ainsi, le premier tome date de 2013 ! J'avais bien aimé sa lecture. Les auteurs nous décrivaient un Batman encore jeune, faillible. Ce second tome continue sur cette lancée. La légende commence à être bâtie mais une grande partie de ce qu'est le Batman n'existe pas encore. Bruce vit seul, cloîtré, et il n'enquête pas il combat. Cependant, ce tome permet de rajouter des personnages connus ou de leur donner un peu plus de substance. Il prend aussi des décisions inattendues et je me demande si cela débouchera sur quelque chose. Le tome reste donc dans la lignée du précèdent.

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**** Une lecture sympathique pour un comics qui peut prendre des directions différentes de ce dont on a l'habitude.
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Image : Éditeur

14:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, terre 1, dc, urban, geoff johns, gary frank, earth one | | | |  Facebook

06/10/2016

Batman. L'énigme de Red Hood par Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun

Titre : Batman. L'énigme de Red Hoodbatman-lenigme-de-red-hood-270x417.jpg
Auteurs : Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun
Éditeur : Urban 29 avril 2016
Pages : 512

Ce tome contient Batman 635-341 et 646-650, Batman Annual 25 et Red Hood: The lost days 1-6. Depuis la mort de Sue Dibny le monde DC est de pire en pire, de plus en plus sombre. Gotham a connu de nombreuses épreuves entre les vilain-e-s et l'épisode No Man's Land. Et Batman a des soucis avec une invention de son cru. Mais la ville frémit de nouvelles rumeurs. Il semble que quelqu'un prenne en cible les trafiquants et les malfrats de Gotham. Bien qu'il soit sans pitié il s'attaque à des personnes spécifiques. Et ses activités mettent à mal l'empire difficilement construit par Black Mask. Mais son existence est-elle un mythe ou une réalité ? Même Batman a du mal à le savoir et lorsqu'il trouve cette personne il ne peut que se poser la question : qui se cache derrière le masque rouge ?

Le tome est constitué de trois parties. Dans la première et la seconde nous avons la confrontation proprement dite. La troisième offre des informations sur des points obscurs de l'histoire. On aurait presque pu la mettre avant les deux autres mais cela aurait pu gâcher la surprise. Il faut se souvenir, tout de même, que l'identité du Red Hood n'allait pas de soi. Bien entendu un Jason était apparu dans Silence mais, à l'époque, c'était un usurpateur. Jason semblait bel et bien mort. Cette saga était l'occasion de le remettre sur le devant de la scène. On pourrait croire que l'intrigue est un moyen de confronter deux visions : la justice aveugle de Batman mais soumise à des règles et la vengeance aveugle et sans pitié de Jason. Il y a un peu de ça. L'histoire permet de se demander pourquoi Batman ne tue pas la bande de psychopathes qui vivent à Gotham ce au prix de la mort de personnes innocentes. Mais, le reste de l'histoire permet de comprendre que l'intrigue concerne la trahison et la déception. L'histoire de ce tome est celui d'un enfant se sentant abandonné par son père et c'est plutôt réussi.

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**** Une histoire connue mais efficace
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Image : Éditeur

02/10/2016

Batman et Robin 5. La brûlure par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke

Titre : Batman et Robin 5. La brûlurebatman-robin-tome-5-40550-270x420.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke
Éditeur : Urban 26 août 2016
Pages : 168

Ce tome contient Batman and Two-Face 24-28 et Batman and Robin annual 2 publiés dans Batman and Robin vol. 5 The Big Burn. Robin est mort et son corps enlevé par Ras Al Ghul. Batman compte bien le lui faire payer. Mais une autre affaire le force à rester à Gotham. Une cheffe de famille vient de rentrer après avoir passé son temps en Irlande pour se cacher. Elle est responsable de ce qui est arrivé au procureur Harvey Dent, faisant de lui Two-Face. Son retour à Gotham intéresse donc énormément la police et Batman. Mais il se pourrait qu'il force aussi Two Face à revenir sur le devant de la scène afin d'exercer une vengeance nourrie pendant des années. De plus, la pègre de Gotham semble avoir des plans pour la ville. Mais quels sont-ils ?

La série change un peu et prend le nom de Batman et Two face pour ces 5 épisodes. Alors que les 4 autres tomes sont très précis dans leur idée de base, la relation entre un père et son fils, ce tome est tout autre chose. Je dois dire que j'ai apprécié les origines d'Harvey Dent. On nous montre un personnage qui aurait pu être attachant avec un peu plus de substance. D'ailleurs, son origine est tellement courte que le scénariste est obligé d'utiliser le woman in the refrigerator pour donner un but à Harvey. Je pensais que l'on avait dépassé ce stade. Pire encore, l'ennemie mortelle de Two Face a, elle-même, une woman in the refrigerator ! Le tome est donc facile et peu intéressant au final malgré une idée intéressante. L'idée que la mafia de la ville en a marre des costumé-e-s. Mais celle-ci est à peine développée. Vivement que la série retourne à la normale.

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*** Un tome 5 faible et peu intéressant
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Image : Éditeur

01/10/2016

Batman et Robin 4. Requiem par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 4. Requiem
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban 26 février 2016
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 18-23 publiés dans Batman and Robin vol. 4 : Requiem for Damian. Damian Wayne est mort. Il s'est sacrifié afin de sauver la ville. Mais alors que nous avions déjà vu les effets sur Batman dans la série principale c'est celle-ci qui permet de vraiment montrer à quel point Bruce Wayne est touché. Batman arpente le monde afin de punir les responsables mais aussi pour trouver un moyen de faire revenir Damian. Et quand tout cela échoue il fait la seule chose qu'il est capable de faire : il s'attaque aux malfrats de la ville. Mais cette fois il ne s'arrête pas. Il leur fait vraiment mal. Malgré l'aide de la famille il semble bien que Batman s'enfonce dans sa propre noirceur. Est-ce que cela pourrait être définitif ?

Après trois tomes qui mettaient à mal la relation entre père et fils voici celui qui la détruit. Cette fois Robin n'est pas présent. Le récit se concentre donc sur la douleur de Batman / Bruce Wayne. Pour cela le tome commence sur un numéro 18 magnifique de sobriété. C'est, probablement, le meilleur de la série. Les scénaristes essaient aussi de créer des liens entre la famille et Batman. Les différents numéros sont donc l'occasion de ramener un face à face entre deux personnes : l'une en deuil et l'autre qui essaie d'aider. Mais on regarde surtout Bruce Wayne oublier totalement ses allié-e-s et leur peine éventuelle. Ce tome est donc particulièrement triste.

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**** Un numéro 18 magnifique suivi par de bons numéros !
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Image : Éditeur

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