31/10/2016

Storks / Cigognes et Cie

Depuis des temps immémoriaux les cigognes ont livré les bébés à des parents en attente. Mais c'est un travail difficile aussi bien physiquement que moralement. Car les bébés sont des êtres fragiles. Lorsque l'une des cigognes perd pied il est décidé d'abandonner la livraison de bébé. À la place, les cigognes décident de livrer des paquets en partenariat avec Amazon ! Euh... non... c'est autre chose mais définitivement pas Amazon car ce serait probablement violer plusieurs lois. Bref, tout va bien. Les profits sont en hausses. Les humain-e-s sont ravie-s. Et l'une des cigognes, Junior, est particulièrement heureuse. Car c'est bientôt son tour de devenir le boss des livraisons. Mais il reste un obstacle : une humaine et le bébé qu'elle a créé.

Que penser de ce film ? Est-il d'un niveau capable de se faire apprécier aussi bien des parents, des adolescents et des enfants ? Est-ce une horreur du même type que les Minions (un film à oublier) ? Ou quelque chose qui se trouve entre les deux ? À mon avis, c'est plutôt un film moyen. Les blagues peuvent être assez drôles mais elles sont aussi souvent très exagérées ou utilisées trop souvent (l'exemple parfait étant les loups). Les différentes piques sur la vie de parents sont loin d'être mauvaises. J'ai plus de mal avec les personnages humain-e-s qui me semblent moins drôles et plus classique. On découvre un couple coincé dans le travail et un jeune enfant qui semble ne jamais se rendre à l'école. Je pense aussi que le film souffre de ne pas suivre un thème précis. Il est, souvent, très facile. Et, parfois, je me suis demandé quel est l'intérêt de celui-ci.

*
** Mouais... bof.
***
****
*****

Image : Site officiel

bg1.jpg

18:16 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : storks, cigognes et cie | | | |  Facebook

28/07/2016

Comme des bêtes / The secret life of pets

Vous ne vous êtes jamais demandé ce que faisaient les animaux de compagnie que vous avez adopté lorsque vous partez au travail ? À moins de posséder une webcam ou un collier GPS pour chats vous n'en avez aucune idée. Max, un petit chien, vit avec Katie depuis très longtemps. Tout va très bien mais il ne comprend pas ce que fait Katie pendant la journée. Pire encore, un soir Katie ramène un gros chien mouillé, encombrant et un peu agressif : Duke. Alors qu'il essaie de comprendre ce qui se déroule et de protéger sa vie parfaite Max et Duke s'échappe d'un parc pour chien lors d'une sortie. Perdus, seuls, effrayés, ... Seront-ils capables de retrouver leur maison ?

Comme beaucoup de films d'animation consacrés aux familles Secret life of pets fait peu mais bien. Il n'y a pas d'intrigues compliquées. Les personnages sont ce qu'illes sont : des animaux légèrement humanisés. Toutes personnes qui a adopté un chien, un chat, un oiseau ou autre chose reconnaitra certains comportements parmi les plus drôles tandis que l'amour de YouTube pour les chats est célébré. Les prémisses ne sont pas très importants. Car le véritable propos du film est de placer deux personnages dans un milieu hostile et inconnu. Une intrigue qui rejoint de nombreuses autres.

Le message du film, comme souvent, est basé sur l'importance de l'amitié et de la tolérance. Alors que Duke et Max étaient rivaux ils apprennent à se tolérer et à s'apprécier face à un monde hostile. En parallèle, leurs ami-e-s se mobilisent afin de pouvoir les aider. Ce petit groupe est à l'origine de nombreuses scènes particulièrement drôles. J'ai aussi beaucoup apprécié le petit lapin et son penchant de super vilain de film de James Bond. Un film qui réussit sur tous les points.

*
**
***
**** Un très bon film d'animation que tout le monde peut apprécier. Et vive les chats !
*****

Image : Site officiel

1.jpg

08:53 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : comme des bêtes, the secret life of pets | | | |  Facebook

29/02/2016

Nos chers protégés par Pierrette Frochaux

Titre : Nos chers protégés. Trois générations d'assistés à Genève de 1894 à 1947
Auteure : Pierrette Frochaux
Éditeur : Éditions d'En Bas 2015
Pages : 264

Depuis quelques années la recherche historique sur les enfants placés s'est fortement développée. Elle est encore embryonnaire mais on en sait de plus en plus. Celle-ci tente de répondre à des questions aussi bien de la part des politicien-ne-s, de la société civile que des anciennes personnes victimes de placements ou d'internements administratifs. Tout le monde souhaite comprendre pourquoi et comment tout une partie de la population du pays a été discriminée et mise en prison ou au travail forcé au nom d'une assistance envers elle.

Pierrette Frochaux essaie, dans son livre, de faire deux choses. Tout d'abord, elle souhaite redonner une voix à son père et ses frères et sœurs. Ces trois personnes ont été abandonnées, ou enlevées à leur mère, très jeune. Elles sont mises sous tutelles et placées en institution puis chez des patrons capables de leur apprendre un métier en adéquation avec leurs capacités intellectuelles perçues ainsi que leur origine sociale très modeste. Ensuite, elle essaie de recréer l'histoire d'une famille brisée par l'administration du canton de Genève. Elle tente de retrouver ses grands-parents paternels puis de retrouver des documents concernant sa famille. Elle a fait une longue recherche dans les archives afin de trouver le moindre document et de l'interpréter à la lumière de ce que son père lui a expliqué.

On ressort de ce livre en comprenant un point précis : un État a brisé des vies. Ce qui ressort de la lecture de ce livre est une forme de bienfaisance de la part des autorités. Mais celle-ci cache une forme de cruauté administrative. Les enfants sont séparés des membres de leur famille. Leur tuteur ne tente pas de les relier et ne mentionne même pas l'existence des frères et sœurs. On observe aussi un État qui tente de garder des enfants dans le milieu social qui doit leur convenir. Loin de leur permettre de s'épanouir selon leurs choix on leur impose un travail précis au nom de leurs facultés intellectuelles déficientes. Ce sont aussi des enfants qui doivent tout à l’État. Ces trois personnes vivent leur enfance sans ne rien posséder si ce n'est leurs vêtements. Leur liberté est contrainte par les institutions puis par les patrons. Bien que ce ne soit pas une recherche historique à proprement parler ce livre montre extrêmement bien ce qu'a couté ces placements et protections si bienfaisants.

Image : Éditeur

frochaux_nos_chers_proteges_couv_web.jpg

Spotlight

Boston, la fin des années 2000, un nouveau directeur est envoyé à la tête du Boston Globe. Les journalistes ne sont pas rassurés sur les intentions de ce nouveau qui ne vient même de la ville. Celui-ci rencontre les chefs de l'équipe Spotlight. Ils et elle ne communiquent par leurs sujets d'enquêtes. Leur travail est de fouiller en profondeur un sujet précis avec des articles en bétons. Et on leur demande d'étudier s'il pourrait être intéressant de parler des abus sexuels commis par un prêtre de l’église catholique. Bien que sceptique l'équipe se rend rapidement compte que le problème est extrêmement vaste et connu de toutes les autorités. Pourtant, personne ne semble avoir rien fait. Pourquoi ce manque d’actions ? Qui sont les personnes qui savent ? Comment dénoncer ces abus sans se faire écraser par la machine de l’église ?

Ce film sort en Suisse un mois après que le rapport historique sur l'institut Marini soit rendu public. C'est une coïncidence mais une coïncidence troublante pour les personnes qui ont touché le sujet que ce soit personnellement ou en tant que simple citoyen-ne. Le film tente de montrer comment une équipe de journalistes d'investigations a pu mettre en plein jour un problème systémique dans l’église catholique : les abus sexuels sur mineurs. Ces abus ont eu lieu partout mais sont longtemps restés cachés, tabous. Les acteurs et actrices ont, dans ce film, moins d'importance que le sujet. Ainsi, personne ne prend trop de place et chacun est placé face à l'enquête et à ses réactions. L'intrigue est bien menée. On observe le déroulement de l'enquête qui avance gentiment puis qui devient rapidement un problème qui dépasse toutes les prévisions. Au lieu d'une personne les journalistes découvrent que 90 prêtres sont impliqués et couverts par l’église qui fait tout pour ne pas communiquer. Il est tout de même dommage que le film n'explique pas mieux pourquoi ces abus sont possibles. L'enquête prend toute la place et empêche de démontrer en quoi l'institution en soi pose problème.

*
**
***
****
***** Un film que j'ai beaucoup apprécié sur un sujet difficile à traiter. Le choix du traitement via des journalistes cache la voix des victimes mais n'est pas mauvais.

Image : Allociné

Site officiel

118433.jpg

12/10/2015

Le plus bel âge? Jeunes et jeunesse en France de l'aube des "Trente Glorieuses" à la guerre d'Algérie par Ludivine Bantigny

Titre : Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l'aube des "Trente Glorieuses" à la guerre d'Algérie9782213628707-T_0.jpg?itok=XqTlXKUF
Auteure : Ludivine Bantigny
Éditeur : Fayard 2007
Pages : 498

Ce gros livre, en effet il est massif, est l'adaptation d'une thèse de la part de Ludivine Bantigny sur l'histoire de la jeunesse française depuis l'après-guerre jusqu'à la fin de la guerre d’Algérie. L'auteure s'y pose la question de ce qui constitue la jeunesse. Est-ce un simple mot ou est-ce plus compliqué. Pour cela elle tente de comprendre ce qui a constitué la jeunesse, comment on en a parlé et quelles sont les expériences communes qui permettent de former une génération. Elle construit son travail en quatre parties de trois chapitres chacune ce qui lui permet de passer sur tous les aspects de la jeunesse. Elle début tout de même avec une introduction et un prologue afin de poser les bases méthodologiques de sa recherche.

La première partie, nommée "Les travaux et les jours", permet à Bantigny de placer la jeunesse sur le marché du travail et de l'éducation. Le premier chapitre permet de montrer comment les relations entre les générations et entre les jeunes se forment. Quels sont les moyens économiques que les jeunes possèdent ? Mais aussi comment font-ils pour avoir des loisirs ? Le chapitre suivant permet d'étudier le fonctionnement de l'école alors que de plus en plus de personnes s'y rendent. L'auteure dépeint une école encore ancienne, rigide, basée dans des locaux exigus et inadaptés à tels point que certaines personnes les considéraient comme insalubres. Elle montre aussi les nombreux débats qui se sont formés autours de l'école et de sa mission. En effet, l'école était pensée comme trop livresque et trop peu basée sur les besoins économiques. Enfin, Ludivine Bantigny se pose la question du marché du travail. Elle montre un oubli des agriculteurs dont le travail est presque gratuit. Cependant, les autres jeunes ne sont pas en reste. Les relations avec les collègues et les patrons sont souvent difficiles voir humiliantes. Les jeunes peuvent être soumis à un régime illégal sans être bien payé. Mais il n'y a pas de révoltes devant ces conditions considérées comme passagères.

La seconde partie concerne le danger social des jeunes. En effet, il y a eu, et il y a encore, une peur de la jeunesse. Le premier chapitre examine à quoi ressemble le jeune dangereux. Bantigny y décortique la délinquance mais aussi la manière dont celle-ci est pensée par les acteurs de la société. Elle montre comment, presque du jour au lendemain, on voit apparaitre les blousons noirs et la peur des gangs de jeunes à la violence irrationnelle. Tandis que la majorité des jeunes garçons et jeunes filles ne portent le blouson que pour se détacher. Elle explique aussi, dans un second et troisième chapitre, de quelle manière les jeunes dangereux (ou en danger de le devenir) passent sous la loupe de nombreux observateurs. Ces derniers sont chargés de comprendre le jeune délinquant et de trouver un bon moyen de le "guérir". Malgré que les centre d'observations ne soient pas des prisons Bantigny montre que les jeunes qui y sont enfermés se pensent en prison. Ils sont derrière des murs et n'ont pas de libertés. Pire encore, ils ne savent pas quand ils sortiront.

Une troisième partie permet d'examiner les politiques de la jeunesse mises en place par les différents gouvernements. Ludivine Bantigny montre la difficulté de créer ces politiques bien que la jeunesse soit pensée comme un avenir dont il faut prendre soin. Elle montre quels sont les politiciens les plus appréciés et comment les jeunes entrent en politique que ce soit à droite ou à gauche. Cette partie s'articule bien avec la suivante qui concerne la guerre d'Algérie. En effet, Bantigny commence par montrer comment la politique de la jeunesse fut mise à mal par la une guerre qui n'en portait pas le nom. Elle continue sur la critique de l'école formée par l'armée qui considère que les jeunes ne sont pas assez éduqués à la nation française. Elle montre aussi quel fut l'expérience de la guerre pour cette génération. Au début il y a revendications, craintes et peurs car on envoie pour 28 mois des personnes se battre au nom de la pacification. À la fin, il y a le silence et l'habitude de l'horreur. Alors que sont ces jeunes qui reviennent ? De nombreux journaux se posent la question et ne peuvent pas toujours y répondre.

J'ai lu cette thèse avec un très grand intérêt. L'auteure y fait une peinture très complète de la jeunesse et, surtout, des différentes institutions qui s'occupent d'elle. Elle montre comment les jeunes sont pensés mais aussi ce qui forme une génération. Ainsi, quelques années suffisent pour tout changer entre les jeunes nés durant la guerre et ceux du baby-boom. De nombreux point développés par Ludivine Bantigny pourraient être utilisés pour mieux comprendre ce que l'on dit actuellement sur, en particulier, la mode, la moralité, l'école et la délinquance des jeunes.

Image : Editeur

01/08/2015

La bataille de l'enfance. Délinquance juvénile et justice des mineurs en France pendant la Seconde Guerre mondiale par Sarah Fishman

Titre : La bataille de l'enfance. Délinquance juvénile et justice des mineurs en France pendant la Seconde Guerre mondiale
Auteure : Sarah Fishman
Éditeur : Presses universitaires de Rennes 2008
Pages : 323

Vichy est considéré comme une parenthèse dans l'histoire commune judiciaire et politique française. C'est un état qui n'avait qu'une existence volée aux personnes qui représentaient véritablement les intérêts et les vœux de la population française. Cette vision a été largement remise en question aussi bien par des travaux sur l'opinion publique que sur la continuité entre des politiques répressives mises en place par Vichy et celle de la quatrième puis de la cinquième République. Ce livre, tiré d'une thèse, souhaite montrer les continuités entre la troisième République, Vichy et l'après-guerre. En effet, bien que les analyses qui se formèrent immédiatement après la guerre considèrent que Vichy n'a rien fait et que l'ordonnance concernant la justice des mineurs de 1945 est un nouveau départ cette idée laisse de côté le travail important que Vichy réalisa en faveurs de l'enfance. Pour cette présentation l'auteure met en place 6 chapitres.

Le premier chapitre permet de comprendre comment fonctionnaire la France avant Vichy. Il s'intéresse, en grande partie, à la loi de 1912 ainsi qu'aux développements médicaux concernant les enfants délinquants. Le second chapitre continue une forme d'introduction en présentant l'histoire de l'enfance durant la guerre. Cette présentation permet de se faire une idée de l'effet de la guerre ainsi que de l'économie de guerre sur les enfants mais aussi des résistances qui ont existé. Ainsi, l'auteure parle rapidement des Zazous qui ont été vu comme l'exemple parfait de la décadence américaine et de l'immoralité de certain-e-s jeunes français-e-s. Le troisième chapitre présente les chiffres concernant la hausse de la délinquance des mineurs. L'auteure se base sur des rapports officiels tout ne n'oubliant pas de nous prévenir de la nécessité d'en user avec prudence.

Le chapitre suivant permet de faire deux choses. Tout d'abord, il présente les diverses personnalités ayant une certaine importance dans la protection des mineurs. Ensuite, il permet de présenter les explications qui ont été formées pour expliquer la hausse de la délinquance des jeunes. Celles-ci se basent à la fois sur une vision héréditaire et du milieu pathogène. Les familles dites dissociées y sont vues de manière particulièrement négatives. Cette vision est justifiée par des chiffres qui sont encore utilisés aujourd'hui (malgré la méthodologie biaisée utilisée). Lors de la guerre cette idée est réutilisée en se basant sur l'absence des pères qui force les mères au travail et donc détruit l'équilibre de la famille selon une vision patriarcale de celle-ci. Mais ces propos sont mis en doute par l'auteure qui montre que, d'une part, les enfants de pères prisonniers ne sont pas nombreux dans les dossiers et que, d'autre part, la hausse de la délinquance des jeunes et parallèle à celle des adultes et s'explique par des besoins économiques.

Le chapitre suivant présente les efforts de réformes mis en place par Vichy. Des réformes qui permettent la mise en place d'institutions et d'idées thérapeutiques. Le dernier chapitre montre que ces idées se retrouvent dans le projet du gouvernement de libération et ont un impact encore important aujourd'hui malgré une hausse de la demande de répression face à des jeunes vus comme de plus en plus violents et vicieux. Ceci permet à l'auteure de comparer la situation française avec la situation américaine. En effet, les USA ont permis d'utiliser une justice des majeurs pour les mineurs. Ce qui a eu d'énormes conséquences négatives. Bien que l'auteure ne considère pas l'approche thérapeutique comme parfaite l'exposé concernant les USA lui permet de mettre en garde contre toute tentation ultra répressive. Au final nous avons une thèse qui permet à la fois de mieux comprendre Vichy et son lien avec les jeunes et d'observer à quel point certaines idées se sont concrétisées jusqu'à aujourd'hui malgré des remises en causes récentes.

Éditeur

13/06/2015

Jeunesses malheureuses, jeunesses dangereuses. L'éducation spécialisée en Seine-Maritime depuis 1945 par Sophie Victorien

Titre : Jeunesses malheureuses, jeunesses dangereuses. L'éducation spécialisée en Seine-Maritime depuis 19451296483772.jpg
Auteure : Sophie Victorien
Éditeur : Presses universitaires de Rennes 2011
Pages : 317

Que faire des jeunes délinquants ? Devrait-on considérer leurs actes comme des appels à l'aide qui impliquent compréhension et main-tendue ? Devrait-on leur rendre une chance en leur offrant un lieu neutre adapté et une éducation professionnelle ? Ou faudrait-il être le plus répressif possible ? Depuis que les jeunes dérangent les adultes et violent la loi ces questions se sont posées. Sophie Victorien, elle, décide de s'intéresser aux réponses offertes dans un département français juste après la guerre dans un contexte matériellement difficile. Bien que les réponses apportées s'inscrivent dans un mouvement global en occident l'inscription de cette recherche dans un contexte précis permet de montrer comment un idéal s'inscrit dans un lieu et ses particularités.

Le livre est construit en trois parties de trois chapitres. La première partie, se donner les moyens de « sauver » la jeunesse en péril, permet de nous montrer quels sont les manques en institutions et en lieux du département. Dans un contexte de destructions importantes durant la guerre de nombreux lieux ne peuvent pas recevoir des jeunes. De plus, il manque un grand nombre de structures d’accueil. Sophie Victorien montre de quelle manière ces manques sont surmontés par un réseau de personnes intéressées au statut de la jeunesse en danger (ou dangereuse). Un réseau qui s'incarne dans des structures privées qui s'occupent d'un problème public avec l'aide de l'État et sous sa supervision. Il y a donc un mélange important entre les secteurs privés et publics dans le fonctionnement des institutions de placement.

La seconde partie, rencontre avec les pensionnaires des établissements spécialisés, s'intéresse, comme le titre le dit très bien, aux jeunes qui se trouvent dans les institutions. Sophie Victorien explique, tout d'abord, ce qu'est l'inadaptation ainsi que les théories sur la délinquance juvénile de l'époque. Elle montre que ces théories, défendues par de nombreux experts, ont à la fois une part héréditaire, l'alcool par exemple, et acquise par le milieu. Il y a donc deux catégories de jeunes : ceux qui peuvent être sauvés et ceux qui sont constitutionnellement pervers. Dans un second chapitre elle s'intéresse à ce que sont ces jeunes. D'où ils viennent mais aussi ce qu'ils sont fait pour être soumis aux dispositifs de protections de la jeunesse. Enfin, elle termine avec l'examen du rapport des jeunes avec les lieux de placement. Un rapport difficile mais qui peut aussi se forme positivement en particulier durant le service militaire.

La dernière partie, les caractéristiques et l’évolution des structures associatives en faveur des jeunes en difficulté, s'attache aux changements que les institutions de placement subissent durant les années 1945 à 1980. Dans un premier temps on nous montre comment celles-ci sont gérées. Bien qu'elles soient privées elles sont soumises au contrôle de l'État qui paie le service rendu par un prix à la journée. Elles sont aussi soumises au contrôle d'une assemblée générale puisque les institutions fonctionnent sous la forme d'associations. Cela implique une certaine tension avec la direction qui peut devoir lutter pour certaines prérogatives. Un second chapitre permet à Sophie Victorien de nous présenter le personnel des institutions en commençant par la direction qu'elle divise en deux types : les catholiques influencés par le mouvement scout et les laïcs. Ensuite, elle nous présente les éducateurs dont la profession se met progressivement en place au niveau national. Ce qui implique de nouveaux diplômes mais aussi des missions précises. Enfin, elle termine avec la remise en cause datant des années 70 qui a couté cher à de nombreuses institutions incapables de s'adapter à une nouvelle vision de la prise en charge qui ne se forme plus autant en milieu fermé mais en milieu ouvert dans la famille.

Toutes les personnes qui s'intéressent au fonctionnement historique de la protection des mineurs ainsi qu'au traitement de la jeunesse dangereuse (ou en danger) trouveront de nombreuses informations intéressantes dans ce livre. Celui-ci permet d'illustrer localement un changement national en France après Vichy et les réformes qui furent lancées dans la période. Il est particulièrement intéressant de nous présenter les acteurs clés tout en s'intéressant aux jeunes et aux familles malgré les difficultés que cela implique. Il seulement dommage que les femmes soient moins étudiées mais cela est dû au manque d'archives.

Image : Éditeur

30/04/2014

The Sarah Jane adventures

Il m'a fallu un certain temps pour regarder cette dernière saison. Tout d'abord parce que ce serait la dernière fois que l'on verrait Elisabeth Sladen mais aussi parce que cette série n'avait pas ma priorité. Nous retrouvons Sarah Jane et ses jeunes aventuriers en herbe dans une dernière saison incomplète. Celle-ci permettait d'introduire un nouveau personnage qui aurait pu prendre la place de Luke un peu absent. C'est le rôle du premier épisode. Dans le second épisode Clyde est la victime d'une malédiction qui lui fera comprendre ce qui arrive quand tout le monde décide de rejeter quelqu'un. Et enfin, le dernier épisode place Sarah Jane face à une corporation aux méthodes extrêmement douteuses.

J'ai toujours regardé cette série pour deux raisons. Premièrement on y trouve Sarah Jane et deuxièmement elle a un lien, même lointain, avec Doctor Who. Mais il faut bien avouer qu'elle est loin d'être de grande qualité. Les intrigues sont simplistes et une grande partie des acteurs jouent très mal. Je parle, en particulier, des enfants (mais un enfant qui sait jouer c'est rare). Cependant, si on garde ça de coté, on apprécie tout de même un peu de regarder cette série. On appréciait surtout de revoir Sarah Jane dans un rôle principal.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Sympa mais sans plus on y retrouve tout de même Elisabeth Sladen pour la dernière fois. Elle nous manquera

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

sja-series-five-wallpaper_1600x1200.1.jpg

08:14 Écrit par Hassan dans Doctor Who, Enfant, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarah jane, doctor who | | | |  Facebook

13/07/2013

Monsters University

Comme beaucoup de monde j'ai vu Monstres et Compagnies il y a des années. Bien entendu, je me réjouissais qu'une suite (qui est une prequel en fait) soit mise en place car j'avais beaucoup aimé le premier film. Nous rencontrons donc nos deux monstres préférés avant même qu'ils ne se connaissent. Mike et James viennent d'entrer à l'université dans le cursus de la Terreur pour espérer devenir des élites dans ce travail. Pour Mike c'est un long rêve d'enfance qui se concrétise et pour James un devoir familial. ä cause de leur rivalité ils sont tous les deux expulsés du cursus. Mais Mike a un plan. Il ne lui faut que l'aide d'un autre monstre.

Je le dis tout de suite, j'ai bien aimé ce film. Une grande partie de ce constat tient tout simplement au bonheur de retrouver des personnages que j'avais apprécié et que j'aime retrouver de temps en temps. Bien que l'histoire ne soit pas des plus élaborés on apprécie de regarder les aventures de Mike et James à l'université. Celle-ci possède une atmosphère très réaliste qui doit être encore plus proche pour les américains (par exemple pour les fraternités). La plupart du temps les gags sont réussis et tombent à point nommé. Mais ce que j'ai aimé c'est surtout de voir comment les deux personnages évoluent pour devenir l'équipe que l'on a connu dans le premier film. Une équipe qui tout faire.

Image: Site officiel

MU_Standard_1600x1200_11.jpg

18:18 Écrit par Hassan dans Enfant, Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monstres, université | | | |  Facebook

14/07/2009

L'Age de glace 3: Le Temps des dinosaures

Ice Age 3 est un film bienvenu en ces jours de chaleurs. Dans ce troisième épisode Manny s'est mis en couple avec Ellie et ils attendent tout deux un enfant. Ce qui rend Manny anxieux durant la grossesse et pour son futur bébé dont il essaie déjà de contrôler les premier pas. Bien entendu cette future nouvelle arrivée n'est pas du goût de tout le monde. C'est pourquoi Diego décide de retrouver son instinct de chasseur en solitaire et que Sid se sent abandonné. Bien entendu Sid ne peut pas faire attention à lui-même lorsqu'il se retrouve seul et, en trouvant des œufs, il décide de les adopter. Rapidement, il apparait que ces œufs sont ceux d'un dinosaure et que leur maman n'est pas contente de les avoir perdu. Sid se retrouve enlevé par maman dinosaure et ses amis vont tenter de le retrouver dans le monde des dinosaures.

Que dire d'un film comme Ice Age? De toute manière il fera rire. Néanmoins, la franchise semble avoir changé. Alors que les premier épisodes pouvaient être vu par les parents et les enfants j'ai l'impression que ce troisième film est destiné à un public plus adultes. Les gags sont plus subtils ou alors moins enfantins tandis que les personnages se posent des questions sur leur couple, les enfants et la vie de célibataire. Ce qui n'empêche absolument pas ce film à être drôle surtout par le nouveau personnage de Buck, une belette aventurière et complètement folle. Parallèlement. et comme d'habitude, les aventures de Scrat continuent aussi. Ce dernier luttant contre une belle écureuil pour posséder une noisette. Je crois que. la aussi, nous trouvons les évènements les plus drôles du film.

Image: Allociné

18919153.jpg

09:06 Écrit par Hassan dans Enfant, Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ice age, dinaodaures | | | |  Facebook

07/07/2009

Artemis Fowl: Le paradoxe du temps

Titre: Artemis Fowlparadoxe.jpg
Tome: Le Paradoxe du Temps
Titre original: Artemis Fowl and the time paradox
Auteur: Eoin Colfer
Traducteur:Jean Esch
Éditeur: Gallimard Jeunesse 2009 (2008 édition originale chez The Penguin Group)
Pages: 424

Depuis que j'ai découvert le premier Tome des aventures d'Artemis Fowl je suis les épisodes avec beaucoup d'intérêt et de plaisir. L'idée de créer un anti-héros, jeune garçon mais génie planétaire m'a beaucoup plus et la façon dont Eoin fait changer Artemis durant ces aventures est très intéressante. C'est donc avec un peu d'impatience que j'ai lu ce sixième tome. Artemis est revenu de l'ile des démons et essaie de donner des leçons a ses petits frères. Mais sa mère est malade est ce qu'Artemis souhaite le plus au monde, après les larcins, reprend le dessus: aider es parents à survivre. C'est dans l'urgence qu'il demande l'aide du petit peuple et qu'il apprend que sa mère est victime d'une ancienne maladie magique dont l'antidote a disparu huit ans plus tôt détruit part... Artemis Fowl. Il n'y a qu'une solution: retourner dans le passé pour sauver l'animal possédant l'antidote des mains d'Artemis Fowl de l'époque. Simple non? Eh bien les imprévus ne feront que se dérouler les uns après les autres et Artemis Fowl aura besoin de toute son intelligence pour sauver sa mère.

Artemis Fowl: un garçon égoïste, voleur, condescendant mais génial. Un garçon qui a évolué jusqu'à vouloir s'occuper des ses amis et ne délester de leurs biens que ceux qui le méritent. Oui, une histoire que j'aime beaucoup. Mais ce sixième tome m'a déçu. Artemis Fowl semble plus bête que d'habitude et se laisse déborder par les évènements. Bien sur il est maintenant moins impitoyable qu'a ses débuts mais je m'attendais à moins d'échecs. Ensuite je trouve l'intrigue un peu brouillonne et je n'ai pas réussi a rentrer dans le livre aussi facilement qu'auparavant. Mais ce qui me déçois le plus c'est l'oubli de la seconde, est ce la cas, plus grande intelligence de la Terre: la jeune Minerva. J'aurais beaucoup aimé découvrir Artemis Fowl aux prises avec une femme et avec l'amour. Néanmoins l'humour de la série est encore visible et m'a fait rire a plusieurs reprises. J'ai, par exemple, adoré le changement d'Holly, jeune elfe sûre d'elle, en adolescente encore inquiète et victime de bouffées d'amour pour Artemis (bouffées qui, bien entendu, ne dureront pas!) ou alors la découverte d'un Kraken de plus que le centaure Foally par Artemis qui le dit mais fait semblant de rien. Les luttes entre ces deux personnages m'ont toujours fait rire! Mais ce qui est le plus prometteur est la fin du livre qui semble pouvoir ouvrir de nouvelles aventures palpitantes pour Artemis et Holly

09/12/2008

Madagascar 2

Et voila, le premier film des périodes de noël est sorti dans les salles. Encore une fois les enfants danseront sur cette musique entrainante que nous connaissions depuis les années 90 mais qui, pour certains d'entre nous, rappelle les années d'enfances. Nous avions quitté les héros coincés sur l'ile de Madagascar et nous les retrouvons tentant de la quitter à l'aide d'un avion piloté par les pingouins (bien sur ça se passe mal)! Les voici donc en Afrique ou ils retrouvent leurs peuples et essaient de se faire une place dans la savane. Ce film est très plaisant et on rit souvent durant le temps qu'il dure. Mais ne vous y trompez pas, c'est loin d'être un chef d'œuvre. Une bonne façon de se détendre et de s'amuser avec les enfants mais rien de plus. D'autant que ce film n'a pas les qualités que les films d'animation Pixar possèdent.
18995214.jpg


Image: Allocine

10:01 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : magadascar, dremaworks | | | |  Facebook

18/07/2008

Kung fu Panda

Bonjour,
voici un film sans aucune prétentions dont l'histoire décrit la quête d'un gros panda pour devenir un maitre du Kung Fu et protéger sa vallée. Je le dis tout de suite il n'est certainement pas au niveau de Wall-E qui sortira le trente juillet. Néanmoins c'est un film sympathique a voir en famille pour rigoler un coup sans trop avoir à réfléchir et bien s'amuser. Rien de plus. Vous voulez juste de la détente? C'est exactement le genre de film a voir mais mis à part ça il n'y a rien à dire.
Site officiel

11:16 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kung fu panda | | | |  Facebook

14/05/2008

Nim's Island

18898428.jpg

Sur une ile déserte vivent Nim ses amis animaux et son père biologiste marin. Seule avec son père Nim est fascinée par les aventures d'Alex Rover qu'elle découvre par l'intérmédiaire de ses livres. Mais son père part observer les algues et chavire. Nim se retrouve seule à devoir défendre son ile contre les pirates et demande l'aide d'Alex Rover qui, en fait, est une romancière agoraphobe amoureuse de son personnage. Néanmoins celle-ci tentera d'aider Nim a survivre.

 

Nim's Island est un film magnifique qui nous transporte dans un paradis terrestre. Les aventures paraléles de Nim, son Père et d'Alexandra Rover chacun à leur niveau permet une dose d'humour.  Voila un film sympathique et raffraichissant qui, en thèorie, est fait pour les enfants mais ravira tous les adultes présents

Site Officiel

Site Officiel VF

Photo: allocine

15:34 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nim, ile, pirate, aventure, film pour enfant | | | |  Facebook