Hassan's Stories - Page 2

  • La Suisse et les transactions sur l’or pendant la Seconde Guerre Mondiale Rapport intermédiaire par Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale

    Titre : La Suisse et les transactions sur l’or pendant la Seconde Guerre Mondiale Rapport intermédiaire
    Auteur-e-s : Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale
    Éditeur : Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale mai 1998
    Pages : 274

    La commission Bergier, du nom de son président, fut chargées dans les années 90 d'examiner les pratiques économiques de la Suisse durant la seconde guerre mondiale. Elle a publié 26 volumes, dont le rapport final, et plusieurs volumes intermédiaires sous forme de rapports. Ces publications furent largement commentées voire refusées par une partie du monde médiatique, politique et scientifique. Cependant, on ne peut passer outre le travail de la Commission si l'on souhaite comprendre l'histoire contemporaine de la Confédération Helvétique. Ce rapport intermédiaire se concentre sur les achats d'or par la BNS et les banques commerciales durant la guerre. Cet examen se forme sur 6 chapitres et des annexes.

    Ce rapport intermédiaire est intéressant mais aussi particulièrement complexe. Les auteur-e-s se concentrent sur un thème extrêmement technique de l'achat et de la vente dans le cadre des banques. Une bonne partie de l'analyse concerne la publication de chiffres et de statistiques basées sur les archives et productions des banques. Ce n'est pas seulement l'achat d'or à la Reichsbank qui est analysée mais aussi les achats d'or des Alliés. Ces analyses démontrent une différence de traitement. La BNS est bien plus souple envers l’Allemagne qu'envers les Alliés.

    Les auteur-e-s se concentrent aussi sur les raisons de l'achat d'or et les défenses mises en place par la BNS face aux revendications des Alliés. La BNS souhaite acheter de l'or pour permettre une défense de la monnaie, qui doit être convertible en or, mais aussi pour permettre une relation commerciale nécessaire pour la Suisse. Les auteur-e-s expliquent que les dirigeants savaient qu'il existait un risque d'acheter de l'or pillé mais ce n'est qu'en 1943 que des arguments en faveurs de ces achats sont construits, face aux pressions des Alliés. La BNS souhaite user de la nécessité de dissuasion économique face à l'Allemagne. Les besoins économiques allemands les auraient forcés à accepter une Suisse libre au lieu d'en prendre le contrôle. Les auteur-e-s considèrent que cet argument est acceptable dans le contexte de l'époque mais que la BNS se trompe sur les besoins allemands. Mais l'argument le plus important sera celui de la bonne foi. Les dirigeants de la BNS demandent des garanties et donc ne peuvent pas être accusés d'avoir acheté de l'or pillé en connaissance de cause. Cette défense sera rapidement intenable lorsque l'ancien dirigeant de la Reichsbank avouera avoir prévenu les dirigeants de la BNS.

    Ainsi, ce rapport intermédiaire est très technique. De nombreuses statistiques sont utilisées pour porter l'argumentation. Les auteur-e-s ont conscience de certains problèmes dans leurs accès aux archives et décrivent celles-ci dans les annexes. Les auteur-e-s considèrent que le travail ne fait que commencer mais que l'achat par la BNS d'or volé est incontestable, tout comme leur connaissance des faits et des risques.

    Site de la Commission

  • Birds of Prey: And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn débute après le très oubliable, mais malheureusement existant, Suicide Squad. Harley Quinn commence par résumer l'histoire de sa vie afin de la mener jusqu'au présent. Elle n'est plus avec le Joker et, malgré sa tristesse, elle essaie de se construire une nouvelle vie dans la belle ville de Gotham. Malheureusement, l'annonce tonitruante de son célibat permet à toutes les personnes qui la détestent de s'attaquer à elle sans risquer la colère du Joker. Alors que la ville entière essaie de la tuer elle fait la connaissance de Cassandra Caines, une jeune femme dont la capture vaut 500 000 dollars.

    SPOILERS

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn est un film que j'attends depuis un moment. J'apprécie beaucoup le travail de Margot Robbie et j'espérais qu'elle pourrait y mettre tout son talent et surtout ses souhaits. Selon mes impressions, il semblerait que la production a pu s'amuser. Le film joue avec les couleurs et la nourriture sans complexes tandis que les actrices portent des costumes tous plus réussis les uns que les autres. Harley Quinn est particulièrement flamboyante dans des tenues qui vont parfaitement au personnage et à son tempérament. Ce film donne l'impression d'être porté par une ambiance de travail et de création qui a permis aux membres de l'équipe d'apprécier ce qui était en train d'être construit.

    Ce film est construit d'une manière un peu étrange. Les flash backs sont nombreux et les personnages se tournent autours sans toujours se rencontrer, jusqu'au moment final qui permet à chacune d'entre-elles de collaborer dans un but précis face à une armée d'hommes. Toutes les femmes de ce film essaient de s'émanciper d'une forme de tutelle masculine. Harley Quinn apprécie la protection du Joker et elle est tentée, à plusieurs reprises, de trouver un autre protecteur. Ce n'est qu'au fil du temps qu'elle comprend qu'elle a la capacité d'agir seule. Renée Montoya est une détective dont toutes les réussites sont volées par un collègue. Dinah Lance essaie de survivre à Black Mask. Huntress, elle, souhaite se venger des hommes qui ont détruit sa famille. Ce n'est que lors du final, lorsqu'elles s'allient, qu'elles sont à la fois capables de s'entre-aider et de prendre la décision de s'affranchir des figures masculines de leur entourage. Ce changement est dépeint d'une manière positive puisqu'il permet à chacune non seulement un nouveau départ mais surtout une meilleure vie. Ce changement est construit au film du film justement par sa construction qui commence par diviser avant d'unir les personnages.

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    ***** J'ai adoré ce film à la fois bien écrit, bien réalisé, drôle et intelligent. Je pourrais le revoir de nombreuses fois avec un grand plaisir !

    Image : IMDB

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  • Servant of the empire 2. Rebel in the rank par Jason Fry

    Titre : Servant of the empire 2. Rebel in the rank
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 3 mars 2015
    Pages : 176

    Zare Leonis a réussi. Il est intégré à l'académie impériale junior de Lothal. Son but est toujours de comprendre pourquoi sa sœur a disparu et, pour cela, il compte sur deux choses. Sa capacité d'enquêter à l'interne et l'aide de sa compagne, Merei, à l'extérieur en tant qu'experte en systèmes informatiques. Mais Leonis ne pensait pas qu'il serait si difficile de détester l'Empire tout en travaillant pour lui. Tandis que Merei doit se lier à des personnages peu recommandables afin de réussir à trouver quelques traces de la sœur de Zare. Pire encore, un nouveau cadet arrive au sein de l'académie et celui-ci n'est pas tout à fait ce qu'il veut montrer.

    SPOILERS

    Ce second tome peut se lire comme une introduction à un épisode de la série animée Star Wars Rebels. Dans celui-ci, Ezra Bridger infiltre l'académie afin de récolter des informations sur un transport d'armes et finit par sauver un cadet qui serait capturé par l'Inquisiteur. Les dernières pages se déroulent lors de cet épisode mais en prenant en compte le point de vue de Zare sur Ezra Bridger.

    En ce qui concerne l'intrigue, elle est un peu plus intéressante que le premier tome. J'avais détesté ce dernier. Ce second tome s'intéresse bien plus au fonctionnement de l'Académie et de l'Empire. On apprend qu'il existe une académie spécifique aux enfants capables d'user de la Force et que les tests mis en place lors de l'apprentissage ne sont pas seulement un moyen d'évaluer les capacités physiques et psychologiques mais aussi l'accès à la force. Malheureusement, ce tome se termine sur un cliffhanger et il faudra attendre la suite pour savoir ce qui va arriver.

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    *** Un peu mieux que le premier tome. Mais toujours très basique.

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    Image : Éditeur

  • Les Mérovingiens Société, pouvoir, politique - 451-751 par Nicolas Lemas

    Titre : Les Mérovingiens Société, pouvoir, politique - 451-751
    Auteur : Nicolas Lemas
    Éditeur : Armand Colin 18 mai 2016
    Pages : 256

    Les mérovingiens sont une famille, une dynastie, qui prend le pouvoir entre la fin de l'époque romaine en occident et le début de l'époque carolingienne. L'époque mérovingienne est constellée de légendes et d'incompréhension. Ainsi, les derniers rois seraient des rois fainéants incapables de régner. Les reines et certains rois seraient des monstres capables de cruautés jamais vues. Pourtant, on a là une famille qui réussit à unir une partie de l'ancien empire occidental autour d'elle. Ce livre permet de mieux comprendre la période et le fonctionnement de l'époque.

    Pour cela, l'auteur écrit 7 chapitres qui s'intéressent aussi bien à des questions dynastiques que des questions religieuses. Ces chapitres sont suivis de quatre annexes qui permettent l'analyse de sources historiques précises selon les connaissances scientifiques actuelles.

    Les différents chapitres tentent de démontrer l'importance d'une période souvent oubliée entre la fin de l'Empire romain d'occident et la renaissance carolingienne. L'auteur se concentre en particulier les changements de société importants qui ont lieu à l'époque. Ainsi, le commerce et le monde se modifient. Le centre du pouvoir prend place au nord de la Gaule tandis que le sud devient potentiellement dangereux. Les pièces en or se raréfient au profit de l'argent, montrant par là une perte du grand commerce.

    Mais l'auteur montre aussi de quelle manière fonctionne cette famille. Elle possède le pouvoir par assentiment des grands mais aussi par la force divine. Seule cette famille peut unir le monde franc et les nombreuses luttes se forment toujours entre membres de la même famille. Il faut aussi prendre en compte le fait que tous les enfants mâles d'un roi pouvaient devenir rois aussi. Il était donc facile de créer des luttes de pouvoir interne qui pouvaient se baser sur des luttes externes plus importants, des aristocrates tentant de défendre leur propre pouvoir. Ce contexte rend difficile la prise de pouvoir par les Pippinides qui doivent justifier de leur devenir de roi.

    Ce court manuel est donc particulièrement intéressant pour les personnes qui souhaitent mieux comprendre une période charnière entre deux grandes civilisations. Une époque qui a sa propre grandeur mais qui marque le passage de la romanité à la civilisation médiévale selon les propos de l'auteur. Je salue aussi l'intérêt des annexes. Mais il est dommage que l'éditeur ait laissé passer de nombreuses coquilles au sein du texte.

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  • Just Mercy / La voie de la justice

    Fin des années 80, Bryan Stevenson décide d'ouvrir un cabinet d'aide juridique en Alabama. Il souhaite, en particulier, se concentrer sur l'aide aux personnes ayant été condamnée à mort car il considère que celles-ci n'ont pas eu accès à une aide juridique adéquate mais il pense aussi que la peine de mort et une dénégation de l'importance de la vie humaine. Bien que son cabinet ait du mal à démarrer il réussit à convaincre Walter McMillian de l'engager. Ce dernier a été condamné pour meurtre après une enquête bâclée. Bryan Stevenson décide de reprendre l'enquête et découvre que toutes les preuves contre son client sont fausses. Débute alors une bataille pour sa libération.

    Spoilers

    La réalisation décide de s'emparer d'un cas précis pour critiquer tout un système. McMillian est un homme jeune et pauvre lorsqu'il est arrêté. Il provient d'une partie pauvre de la ville et tente de vivre avec sa propre entreprise. Le film démontre que rien n'a été fait pour vérifier ses propos et ceux de plusieurs témoins en sa faveurs. Il était coupable avant d'être démontré innocent. En parallèle, il est donné un pouvoir important à des témoins bien moins légitimes du côté du procureur. Tout ceci dans le cadre d'une affaire très émotionnelle pour toute une communauté.

    À l'aide de ce cas précis d'emprisonnement d'un homme innocent qui risque la peine de mort le film s'attaque à un système entier afin de dénoncer le racisme mais aussi l'existence même de la peine de mort. Bien qu'on ne les présente pas autant, d'autres personnages sont mis en avant. La manière dont ils ont été défendus n'est pas adéquate lorsqu'on sait qu'il y a un risque de peine de mort. Le film n'hésite pas non plus à montrer l'importance des actes racistes au sein des forces de police, et le danger que cela implique pour les personnes racisées qui risquent la mort pour être simplement présentes sur le domaine public. Bien que le film se déroule vers la fin des années 80 on sait que ce qui s'y déroule à toujours lieu aujourd'hui, aussi bien aux États-Unis qu'ailleurs.

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    **** Un bon film qui s'attaque à un thème difficile sans pour autant héroïser ses personnages.

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    Image : IMDB

  • Star Wars: Rebel Rising par Beth Revis

    Titre : Star Wars : Rebel Rising
    Autrice : Beth Revis
    Éditeur : Penguin 7 août 2018
    Pages : 410

    Qui est Jyn Erso ? Lors de la sortie du film Rogue One on découvrait une jeune femme dont le père travaille pour un Empire qui a assassiné sa femme. Jyn se trouvait en prison sans que l'on sache pour quelles raisons. Ce roman nous offre l'histoire de son passé depuis que l'Empire lui prend ses parents jusqu'à ce que la Rébellion essaie de la recruter pour retrouver son père. Le passé de Jyn n'est pas des plus simples. En effet, elle fut sauvée puis élevée par Saw Gerrera un homme que même la Rébellion pense trop radicale.

    SPOILERS

    Ce roman ajoute enfin le passé de Jyn Erso et de Saw au sein de l'univers Star Wars. En effet, nous ne savions pas ce qui était arrivée entre les deux personnages dans le film Rogue One alors que Saw est considéré comme l'un des premiers rebelles. Ce roman nous montre un Saw implacable mais aussi de moins en moins capables de faire confiance. Il considère que rien n'est injustifiable dans une guerre et n'hésite pas à assassiner des personnes innocentes en étant payé pour cela si l'Empire en souffre. Mais il est aussi au centre d'un groupe de rebelles qui refuse de rejoindre l'Alliance qu'il considère trop préoccupée par ce qu'il faudrait faire au lieu d'agir concrètement.

    Mais ce roman parle aussi d'espoir. Jyn Erso, durant ses aventures, recherche d'abord à se lier à une figure paternelle avant de comprendre que Saw ne peut pas être cela pour elle. Elle découvre, par hasard, une famille qui lui offrirait une vie normale mais cela ne fonctionne pas. Les aventures de Jyn sont donc d'abord celles d'une femme qui recherche simplement une vie normale en dehors de la lutte entre l'Empire et les Rebelles. Mais aussi une femme qui, petit à petit, perd sa capacité à espérer en des jours meilleurs. Le récit des mois de prisons est particulièrement glaçant dans cette perspective puisque l'on observe Jyn perdre, peu à peu, tout intérêt envers sa vie et la possibilité d'une libération.

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    *** Ce roman est un bon moyen de mieux comprendre Rogue One et les événements qui y ont mené

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  • Transitions des adolescents et des jeunes adultes en Suisse Résultats de l'étude longitudinale TREE sous la direction de Katja Scharenberg, Sandra Hupka-Brunner, Thomas Meyer et Manfred Max Bergman

    Titre : Transitions des adolescents et des jeunes adultes en Suisse Résultats de l'étude longitudinale TREE
    Direction : Katja Scharenberg, Sandra Hupka-Brunner, Thomas Meyer et Manfred Max Bergman
    Éditeur : Seismo 2016
    Pages : 272

    Le fonctionnement de la formation en Suisse est connu, même s’il est particulièrement compliqué puisque les cantons sont souverains. Mais nous n'avions pas forcément d'informations sur les transitions entre formation et entrée dans le monde du travail. Ce second tome autours de l'étude TREE se base sur une étude qui a lieu depuis l'étude PISA 2000 autours de près de 6 000 élèves à l'origine. De plus, ce second tome est disponible en version numérique, PDF, sur le site de l'éditeur. Le volume est constitué de 10 contributions qui utilisent les données TREE pour analyser des problématiques précises.

    En grande partie, les études publiées dans ce second volume s’intéressent à la transition entre formation, formation supérieure et monde du travail en particulier dans une perspective d'égalité entre différents profils. Dans plusieurs cas, les auteur-e-s mettent en place une comparaison entre plusieurs pays afin de mettre en avant des causes explicatives du manque d'égalité dans l'accès à des formations supérieures. Le Canada est mobilisé à deux reprises puisque ce pays possède une étude comparable à l'étude TREE.

    Ces études permettent de démontrer que, malgré les souhaits officiels, il existe encore des inégalités dans l'accès au supérieur et au marché du travail. Un article examine en particulier le cas de la maturité professionnelle. Celle-ci doit permettre un accès aux formations supérieures via l'apprentissage. Mais ces accès sont encore peu nombreux et dépendent largement de causes familiales et scolaires. Le volume démontre aussi une face de transition longue entre l'école obligatoire et l'accès au monde du travail. Nombreuses sont les personnes qui sont encore en formation après des périodes d'arrêts ou de chômages. Ainsi, le lien entre l'école et le travail n'est pas aussi facile que souhaité.

    Ce volume contient de nombreuses études et je n'ai fait que le résumer de manière imparfaite. Les contributions sont particulièrement intéressantes tout en donnant une large place à la méthodologie de chacune des recherches. Il est probable que d'autres volumes suivent et puissent offrir non seulement des comparaisons avec d'autres cohortes suisses mais aussi examiner le lien entre monde du travail et vie familiale.

    Image : Éditeur

  • Dooku: Jedi Lost par Cavan Scott

    Titre : Dooku : Jedi Lost
    Auteur : Cavan Scott
    Éditeur : Penguin 3 octobre 2019
    Pages : 480

    Dooku est un sith. L'un des personnages qui a lancé la guerre des clones en annonçant le mouvement séparatiste. Il est aussi le maitre de l'une des assassines les plus dangereuses de la galaxie et le conte d'un monde éloigné. Mais Dooku fut aussi l'un des jedis les plus prometteurs de sa génération au point d'être choisi comme padawan par rien de moins que Yoda lui-même. Comment s'est-il éloigné de l'ordre jedi afin de devenir l'un de ses ennemis ? C'est la question que se pose Asajj Ventress alors qu'elle est envoyée en mission afin de retrouver la sœur de Dooku.

    SPOILERS

    Ce livre est le script du livre audio du même nom. Il permet de mieux connaitre la vie et la jeunesse de Dooku, joué par Christopher Lee. L'histoire commence donc loin dans le passé alors que Dooku est un simple initié et se termine peu de temps avant la guerre des clones alors que l'on apprend l'influence d'une figure mystérieuse sur Dooku. Le récit des années d'apprentissage puis de maitrise de Dooku permettent de mettre en scène les raisons de son éloignement face à l'ordre jedi. En particulier, c'est le refus d'accepter les dangers du retour des siths et le refus d'agir pour aider qui poussent Dooku à chercher un autre moyen de sauver le plus de personnes possibles, le poussant en direction d'une séparation avec une République dont les représentant-e-s ne semblent s'intéresser qu'aux aspects économiques de l'univers. Bien que les aspects politiques soient peu décrits on comprend mieux les incapacités de la République et des jedis.

    Mais ce livre parle aussi d'un personnage central de la série Clone Wars : Asajj Ventress. Elle est une ancienne esclave sauvée par un jedi en exil qui meurt sans l'envoyer au temple Jedi. Elle est sauvée à nouveau par Dooku qui en fait son apprentie. Durant une grande partie de la série, elle est contrôlée par sa soif de vengeance avant de tenter de trouver une autre voie. C'est, selon moi, l'un des personnages dont l'intrigue est la plus intéressante de la série. Intrigue qui se termine en dehors de la série. Ce roman permet de mettre en avant ses doutes face à Dooku et ses capacités de trouver une autre plus dans l'univers. Face à Dooku la contradiction est portée par son ancien maitre qui essaie de la pousser à rejoindre l'ordre jedi plutôt que de continuer à être une assassine.

    Ainsi, ce script permet de mieux connaitre deux des personnages les plus intéressants de l'univers star wars. Leurs passés sont décrits en laissant assez de points sombres pour permettre une interprétation. Bien qu'un script implique certaines différences avec un roman, il m'a semblé facile d'entrer dans les scènes décrites par l'auteur. Il est simplement dommage que les dernières scènes soient si rapides.

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    **** Deux personnages majeurs qui reçoivent une histoire intéressante

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    Image : Éditeur

  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

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    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

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    Image : IMDB

  • Secret Weapons par Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín

    Titre : Secret Weapons
    Auteur-e-s : Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín
    Éditeur : Valiant 13 décembre 2017
    Pages : 112

    Ce comics contient Secret Weapons 1-4. Après des décennies de guerre secrète la fondation Harada et le Hard Corps sont trainés sur la place publique. La confiance de la population est au plus bas alors que l'existence de personnes ayant des capacités surhumaines est maintenant assurée. Mais certaines de ces personnes ne sont pas considérées comme importantes. Celles-ci ont bien été activées par Harada mais il a décidé de les envoyer en exil afin de garder le contrôle de leurs capacités mais sans en faire des membres de sa fondation. Cependant quelqu'un a décidé de les chasser.

    SPOILERS

    Cette minisérie est frustrante et intéressante à la fois. Elle est frustrante car elle se termine trop tôt pour nous donner une intrigue qui permette de mieux connaitre les différents personnages. Elle est aussi frustrante car elle met en avant certains changements dans la gestion de la population face aux psiots. Une scène particulière met le groupe face à des policiers souhaitant les assassiner à cause de leurs capacités après une attaque par une petite bande contre l'un des psiots. Malheureusement, nous n'en saurons pas plus dans cette minisérie.

    Secret Weapons parle aussi de la nécessité de l'union. Les personnages qui sont membres de ce groupe ont des capacités inutiles ou difficile à maitriser. Seul-e-s, illes ne peuvent pas se défendre. Cependant, l'usage commun de leurs capacités permet de créer une force de frappe bien plus importante. Illes ne peuvent survivre que s'illes restent ensemble afin de se soutenir et d'apprendre à gérer et développer leurs capacités.

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    **** Une minisérie que j'ai appréciée mais qui aurait mérité un peu plus de temps pour développer les personnages et le propos

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    Image : Éditeur

  • La formation en école à plein temps du secondaire II en Suisse : hétérogénéité institutionnelle et traditions de formation par Sasha Cortesi

    Titre : La formation en école à plein temps du secondaire II en Suisse : hétérogénéité institutionnelle et traditions de formation
    Autrice : Sasha Cortesi
    Éditeur : Université de Bâle 2017
    Pages : 262

    La Suisse possède un système de formation basé sur les cantons. Malgré des efforts d'harmonisation, les différences sont encore nombreuses. L'autrice de cette thèse tente de décrire et d'expliciter le fonctionnement du Secondaire II, soit le post-obligatoire, en Suisse en essayant de décrire les différences et similarités entre les cantons Suisses. Elle s'intéresse donc aux gymnases, aux écoles de culture générale, aux écoles de commerce et aux écoles de métiers. Dans tous les cas, ce sont des formations à plein temps et elle ne décrit par le système de formation duale (en école et en entreprise).

    Pour décrire le système helvétique elle construit sa thèse en 5 parties dont la dernière est la conclusion. Les trois premières parties permettent de poser le cadre théorique et méthodologique de la recherche. L'autrice y décrit longuement sa manière de travailler est les travaux sur lesquels elle se repose. En particulier, elle décrit le système de formation Suisse ainsi que le passage au secondaire II. Elle essaie aussi de conceptualiser ce système en se basant sur des idéaux-types qui permettent de décrire un fonctionnement plus ou moins académique des filières.

    La quatrième partie s'intéresse spécifiquement aux résultats. L'autrice organise ses résultats selon le type de formation puis analyse le fonctionnement cantonal es différentes institutions. Elle montre l'impact fort de la logique scolaire et des connaissances générales dans le fonctionnement des institutions, malgré leurs logiques différentes. De plus, elle explicite les différences entre les cantons latins et alémaniques. En effet, les cantons latins ont tendance à envoyer plus de personnes au gymnase, vu comme la formation la plus intéressante, tandis que les cantons alémaniques envoient des élèves en formation duale. Ces différences ont un impact sur le fonctionnement des institutions au niveau cantonal puisque dans le premier cas une majorité des jeunes vont au gymnase et dans le second cas les institutions doivent défendre leur statut face à une formation professionnelle duale.

    Cette thèse de 260 pages ne présente que peu les résultats. Le genre implique de se concentrer sur la méthodologie et les concepts utilisés. Cependant, les résultats permettent de mieux comprendre un système vaste et compliqué qui offre de nombreux choix mais qui implique aussi d'apprendre à y naviguer. De plus, l'autrice offre quelques réflexions sur des réformes potentielles afin de faciliter la navigation horizontale des personnes en formation.

    Site sur lequel télécharger la thèse

  • Bombshell / Scandale

    TW : mentions d'abus sexuels, images d'abus sexuels

    2016, les candidats républicains à la présidentielle commencent à débattre afin de savoir qui sera envoyé contre les démocrates. Dans cette atmosphère politiquement chargée Fox News est au centre de la frénésie médiatique puisque les présentateurs et les présentatrices questionnent et soutiennent Donald Trump. La chaine est encore tenue par Roger Ailes qui contrôle avec une main de fer le fonctionnement des journalistes et qui peut observer tout ce qui se déroule au sein du bâtiment. Roger Ailes est probablement l'une des personnes les plus puissantes du monde médiatique mais cela n'empêchera pas Gretchen Carlson de porter plainte pour agression sexuelle contre lui.

    SPOILERS

    Au lieu de passer directement sur le sujet principal du film la réalisation décide d'abord de décrire le fonctionnement des rapports de pouvoir au sein de la chaine et du bâtiment. Dès le début, on nous montre où se trouvent les différents lieux de pouvoir au sein du bâtiment et de quelle manière ces lieux peuvent être utilisés afin de modifier les décisions des présentateurs et présentatrices. De plus, le film montre que les relations de pouvoir fonctionnent aussi entre les différents shows dont les équipes sont en concurrences. Certains shows ayant plus de prestiges que d'autres peuvent permettre une carrière réussie tandis que d'autres ne sont qu'une voie garage. Ainsi, le film réussit parfaitement à montrer un fonctionnement systémique des rapports de pouvoirs et de leurs effets sur des femmes qui savent mais ne peuvent pas discuter de manière ouverte de la toxicité de leur environnement de travail.

    Dans un second temps, se pose la question de la possibilité de porter plainte. La mise en scène implique l'extérieur, les procédures internes et les liens entre personnes au sein de l'entreprise. En ce qui concerne la procédure externe le film montre immédiatement qu’une plainte risque d'être mise à mal par une attaque immédiate de la personne mise en cause. Le film ne montre pas de procédure en diffamation mais Roger Ailes récuse les accusations et il est publiquement soutenus par des personnes qui accusent Gretchen Carlson de souhaiter se venger de son licenciement.

    Le film montre aussi qu'il existe une procédure interne. Celle-ci implique une hotline mais on apprend immédiatement qu'elle est peu connue et qu'elle est contrôlée et enregistrée par Roger Ailes. Ceci empêche les victimes de parler librement puisque leurs propos sont contrôlés par la personne qui peut détruire leur carrière. Selon le film, la procédure interne sera externalisée au sein d'un cabinet professionnel qui va anonymiser les témoignages mais cela n'empêche pas une tentative de prise de contrôle de la procédure par les amis de Roger Ailes.

    Enfin, le film montre parfaitement l'impact d'une telle accusation au sein d'une entreprise. Immédiatement, les soutiens sont vocaux afin d'éviter que d'autres accusations aient lieu. Ne pas soutenir Roger Ailes devient une question de trahison. Dans ce cadre, une autre femme, Megyn Kelly, va devoir chercher de manière discrète d'autres victimes. Ce n'est que lors de sa propre accusation contre Roger Ailes et celle de nombreuses autres femmes qu'il devient presque impossible pour Ailes de se défendre. À l'aide d'une masse de témoignages il devient impossible de le soutenir.

    Ainsi, ce film permet d'illustrer les difficultés des plaintes en harcèlement sexuel contre des hommes, en particulier lorsque celui-ci est puissant. Des excuses sont trouvées, on attaque la vie privée des accusatrices, on essaie de démontrer des liens après les actes afin de disqualifier les propos sans prendre en compte la nécessité de protéger son emploi.

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    **** Un film qui s'attache à représenter les relations de pouvoirs afin d'expliquer les difficultés d'une plainte en harcèlement sexuel.

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    Site officiel

    Image : IMDB

  • Raven: Daughter of darkness 2 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski

    Titre : Raven : Daughter of darkness 2
    Auteurs : Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski
    Éditeur : DC 4 juin 2019
    Pages : 160

    Ce volume 2 contient Raven: Daughter of darkness 7-12. Raven a survécu à un invasion alien puis au retour de son père qui souhaitait créer une armée de ses enfants. Mais, dans le combat, elle a perdu toutes ses sœurs et elle a dû supprimer la mémoire des événements au sein de sa famille et de ses ami-e-s. Ceci n'était que le début, car un danger immémorial s'est éveillé et tue tous les êtres possédant un accès à la magie. Seul un homme sait comment les vaincre et il est dangereux de lui faire confiance.

    SPOILERS

    J'apprécie le personnage de Raven. Malheureusement, ce comics ne lui donne pas ce qu'elle mérite. L'auteur décide d'abandonner une grande partie de ce qu'il avait mis en place. Les interactions avec sa tante et les ami-e-s de Raven sont oubliées alors qu'elles ne sont pas terminées. Même les problèmes entre l'identité de Raven et de Rachelle sont oubliés puisque Raven décide de simplement supprimer tout souvenir d'elle.

    De plus, l'intrigue est mal mise en scène. On passe d'une page à l'autre avec l'impression de sauter des moments importants qui, pourtant, n'existent pas. Pire encore, tout fonctionne selon un schéma répétitif : combat, trahison, fuite et enfin démission pour revenir plus tard. Il est d'ailleurs difficile de croire au danger des opposants qui sont décrits comme un mystère inconnu pendant une page avant que l'auteur ne décide de tout dire sur la raison de leur existence. Bref, Raven méritait mieux.

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    *** Bof

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    Image : Éditeur

  • Black science 9. No authority but yourself par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black science 9. No authority but yourself
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image comics 30 octobre 2019
    Pages : 160

    Ce dernier volume contient Black science 39-43. L'eververse est finalement détruit. Et Grant McKay est le coupable. La dernière dimension existante est sous le contrôle de la sorcière Doxa et de ses armées. Là aussi, Grant McKay est le coupable. Il a toujours souhaité faire le bien mais il est devenu un destructeur car il refuse toute forme de barrière à ses idées. Heureusement, il reste un espoir de tout recréer. Mais cela implique de laisser la personne qu'il déteste le plus prendre le contrôle de la réalité.

    SPOILERS

    Cette série ne se termine pas réellement. On ne sait pas exactement de quelle manière Doxa est vaincue et il semble que l'auteur ne pense pas cela important. Ce qui est important c'est Grant, ses relations et ses souhaits. Ainsi, ce comics ne se termine pas réellement. Au contraire, il semble reconstituer un nouveau cycle. Grant McKay est responsable de malheurs, il découvre le voyage au sein de l'eververse et il y entre afin de trouver un moyen de réparer ses erreurs créant par là un danger pour tout ce qui existe.

    Mais ce dernier volume nous permet de comprendre le cauchemar de Grant et le paradis de Kadir. Ces deux personnages incarnent deux postures idéologiques contraires. L'un en faveurs de la liberté et de la création tandis que le second incarne le contrôle et la rationalité. Ainsi, le paradis de l'un est nécessairement le cauchemar de l'autre. Et le paradis de Kadir implique un contrôle important de tous les aspects de la vie des humain-e-s afin de leur offrir la meilleure vie possible. Mais cela implique aussi un fort contrôle des activités de tout le monde étouffant absolument toute créativité. Face à cela, Grant ne peut que réagir d'une manière violente pour atteindre son idéal de liberté. Mais la dernière planche montre que, au final, le réel paradis de Grant n'est pas réellement la liberté totale mais de vivre en paix avec sa famille et ses ami-e-s terminant d'une manière réussie une série de 9 volumes

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    **** Un dernier volume qui ne résout rien des événements mais qui résout l'identité de Grant McKay.

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    Image : Éditeur

  • The book of dust 2. The secret commonwealth par Philip Pullman

    Titre : The book of dust 2. The secret commonwealth
    Auteur : Philip Pullman
    Éditeur : Penguin 3 octobre 2019
    Pages : 704

    TW : Mention et récit d'abus sexuels

    Plusieurs années ont passé depuis la guerre entre la République et l'Autorité. Depuis, Lyra Belacqua, connue aussi sous le nom de Silvertongue, est devenue une jeune femme studieuse. Elle continue ses études sans trop de problèmes dans une université pour femmes tout en vivant, durant les vacances, à Jordan College. Mais sans qu'elle ne s'en doute, une partie du Magisterium souhaite toujours sa capture et commence à mettre en place différentes méthodes pour supprimer ses protections légales et secrètes. Pratiquement du jour au lendemain, elle doit fuir et se rend compte que l'Europe entière est touchée par les changements de pouvoir au sein du Magisterium et d'étranges problèmes sur les routes de la soie.

    SPOILERS

    Lorsque la première trilogie, la boussole d'or, sortait je l'attendais avec autant d'impatience que les livres Harry Potter. Le dernier tome a toujours un effet particulièrement fort sur moi. J'aimais tous les personnages et les univers tissés autours d'elleux. Bien entendu, ce fut avec une grande attente que je suivis la nouvelle d'une nouvelle trilogie se déroulant avant et après les événements de la boussole d'or. Malheureusement, le premier livre fut une grande déception...

    Comme l'a très bien dit quelqu'un sur goodreads, on se demande de quoi souhaite parler Pullman. Le livre est rempli de références à différents problèmes qui mériteraient tous une attention soutenue. Nous avons des changements géopolitiques qui semblent être manipulés autours d'une recherche scientifique considérée comme dangereuse par l’église. Nous avons un problème de guerre civile et de réfugiés qui tentent de s'enfuir en Europe. Et nous avons le retour d'une forme de défiance d'un gouvernement contre son propre peuple. Gouvernements qui usent de méthodes illégales pour s'attaquer à des personnes qui n'ont pas les opinions acceptables. Mais tous ces thèmes ne sont pas assez traités pour donner l'impression d'un récit qui traite de son sujet.

    De plus, nous avons le problème de la rationalité face à l'irrationalité. Ce thème est au centre de la relation entre Pantalaimon et Lyra puisqu'il les mène à se confronter et à la fuite de Pantalaimon. Là ou Lyra défende la rationalité à tous prix Pantalaimon essaie de défendre l'existence de l'irrationnel et sa nécessité pour la vie. Malheureusement, il est difficile pour moi de croire que ce désaccord puisse mener aux décisions extrêmes de Lyra et Pantalaimon. De plus, la division entre les deux termes du désaccord me semble trop extrême. Il est parfaitement possible de posséder une posture rationnelle tout en acceptant une part d'irrationalité au sein de l'univers.

    Enfin, je déplore le traitement du personnage de Lyra. Maintenant qu'elle est une jeune femme on apprend qu'elle a une vie sexuelle consentante, ce qui n'est pas critiquable, mais l'auteur démontre sa méconnaissance de certains sujets dans plusieurs chapitres. Premièrement, il explique que Lyra apprécie les regards sexualisant des hommes à cause du pouvoir que cela lui donne sur eux. L'auteur ne comprend donc pas leurs effets sur la vie des femmes, compréhension qu'il aurait eue s'il avait décidé de parler à une femme. De plus, l'auteur explique que Malcolm, personnage de ce roman et du premier Book of dust, fut attiré sexuellement par Lyra alors qu'elle avait entre 15 et 16 ans et lui 26 ans. Malcolm était le professeur de Lyra et il est toujours attiré lorsqu'elle est majeure. Ainsi, l'auteur décrit une relation potentielle basée sur une relation de pouvoir d'un homme plus âgé, socialement plus élevé et en position de pouvoir supérieur, sur une femme plus jeune, voire mineure. Pullman semble user de Lyra pour justifier la potentialité d'une telle relation. Enfin, nous avons le chapitre 31... Dans ce chapitre Lyra subit une tentative de viol. Celle-ci est défendue par le fait que Lyra ne s'est pas habillée assez modestement, qu'elle est seule sans hommes. Soit, que les hommes ne sont pas capables de se restreindre. L'acte ne sera jamais officiellement puni, le fait que Lyra se soit battue étant considéré comme suffisant. À la suite de cet événement, elle portera des vêtements considérés modestes. Soyons clair, rien ne va dans ce chapitre ni dans sa résolution. De plus, il est totalement inutile pour la résolution de l'intrigue générale et ne sert qu'à rabaisser une femme décrite comme arrogante et méritant ses malheurs depuis le début du livre.

    Ce second volume est non seulement une déception, car il ne se termine pas, mais l'auteur prouve, encore une fois, sa méconnaissance des situations qu'il met en place. On a l'impression d'un énorme cheni qui ne sert qu'à préparer au dernier volume.

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    *** Confus, désordonné, l'auteur semble ne pas savoir ce qu'il souhaite.

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    Image : Éditeur

  • Paper Girls 6 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre : Paper Girls 6
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 25 septembre 2019
    Pages : 144

    Ce volume 6 contient Paper Girls 26-30. Lors des aventures précédentes les 4 amies avaient été dispersée sur différentes époques après avoir réussi à échapper aux combattants de leur futur. Mais que peuvent-elles faire sans moyens de rentrer chez elles ni de se contacter mutuellement ? Et comment échapper aux deux camps qui luttent au sein des différentes époques ? D'autant que leur disparition de l'année 1988 pourrait avoir des conséquences graves.

    SPOILERS

    Ce dernier volume conclut les intrigues des 5 autres. Durant ces différents volumes ont observait une guerre se dérouler mais sans la suivre dans l'ordre chronologique. Les auteurs ont construit leur intrigue afin de diviser les différents événements en ne suivant que la chronologie des 4 paper girls. Cela permettait d'éviter de trop en dire sur les raisons de la guerre et sur son fonctionnement futur. On ne savait pas non plus qui avait réellement raison et qui avait débuté la guerre. Dans ce sixième volume les différents événements sont enfin cohérents et l'on comprend mieux ce qui s'est déroulé.

    Cette série permet aussi de parler d'amitié, d'amour et du passage à la vie adulte. Les 4 jeunes femmes apprennent à se connaitre et s'aimer, voire à être en couple, tout en essayant de comprendre leur place dans l'univers. Les différents événements permettent de les rapprocher et d'en faire de véritables amies. La connaissance de leurs vies future leur permet aussi de mieux comprendre ce qu'implique de grandir, soit de perdre ses illusions et de voir ses anciennes connaissances disparaitre, sans pour autant y perdre quelque chose.

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    **** Une petite série que j'ai apprécié suivre.

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    Image : Éditeur

  • Livewire 2. Guardian par Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 2. Guardian
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 11 septembre 2019
    Pages : 112

    Ce volume 2 contient Livewire 5-8. Amanda McKee a décidé de lutter pour les droits des psiotiques. En effet, depuis que Peter Stanchek a décidé d'activer toutes personnes qu'il croise le nombre de psiotiques augmente fortement. Et la peur de ce qu'illes peuvent accomplir augmente tout autant permettant le développement de nouvelles armes. Mais Amanda McKee souhaiterait éviter l'erreur qui a conduit à faire d'elle une fugitive qualifiée de terroriste. Lorsqu'elle se rend compte que certains enfants psiotiques disparaissent pour être éduqué au sein d'une nouvelle école elle ne peur qu'enquêter. Est-ce enfin un moyen de vivre en paix ou en danger supplémentaire ?

    SPOILERS

    Sans trop impliquer le personnage dans d'autres séries, ce qui permet de suivre ses aventures sans avoir l'impression de ne pas comprendre certains aspects, ce nouveau volume reste dans ce qui a été établi précédemment. Logiquement, le gouvernement met en place une école afin d'éduquer les enfants psiotiques à se contrôler et, prochainement, à se battre. On retrouve un aspect déjà montré mais le fait que Livewire ait vécu et soit devenue adulte au sein d'une structure du même type rend ses réactions bien plus personnelles. Elle souhaite éviter qu'une structure fasse d'enfants de futurs soldats à 'aide de techniques qu'elle a elle-même subie.

    De plus, elle est confrontée à son double au sein de cette nouvelle structure. Une femme qui valorise le contrôle et la loyauté envers la directrice de l'école. Plus encore, elle souhaite la sécurité des enfants qu'elle est chargée d'entrainer. Nous avons donc deux personnages semblables qui se confrontent ce qui impose une remise en question, par Amanda McKee, de ses choix et méthodes et du caractère dangereux ou non de l'école qu'elle a infiltrée. Encore une fois, au lieu d'un grand spectacle ce volume nous offre quelque chose de plus individuel et personnel pour son personnage principal.

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    **** Un second volume qui continue de construire son personnage et qui préfère se concentrer sur ses choix et remises en question plutôt que sur des scènes spectaculaires.

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    Image : Éditeur

  • The divine cities 3. City of miracles par Robert Jackson Bennett

    Titre : The divine cities 3. City of miracles
    Auteur : Robert Jackson Bennett
    Éditeur : Penguin 26 janvier 2018
    Pages : 439

    Sigrud se cache depuis près d'une décennie. Lors de cette décennie son amie a perdu son statut de Première Ministre. Elle vit recluse chez elle avec sa fille adoptive. Sigurd ne fait qu'attendre la possibilité de rentrer chez lui après les crimes commis à la suite de la mort de sa fille. Mais même lui peut recevoir des nouvelles générales du monde. Lorsqu'il apprend que son amie a été assassinée il décide de comprendre qui souhaitait la mort d'Ashara Komayd et pour quelles raisons. Son enquête lui permet rapidement de comprendre que son ancienne amie s'était lancée dans une nouvelle guerre, mais contre qui ?

    SPOILERS

    Chacun des livres de cette trilogie se concentre sur un personnage précis. Jusqu'à maintenant, Sigurd n'était que la brute de service capable de tuer et de survivre à volonté. Ce livre lui donne enfin un peu plus de substance en posant une question pourtant logique : comment Sigurd fait-il pour survivre ? L'auteur décide d'y répondre en jouant sur le divin. Mais il n'en fait pas une excuse. Il utilise le divin et les miracles comme des objets, des outils, qui agissent d'une certaine manière et qui peuvent être détournés de leur but. Ainsi, Sigurd est fort grâce à un lien avec le divin mais aussi parce qu'il accepte ce lien et ne remet pas en question ses actes. Tout ce roman est donc un moyen de développer le caractère de Sigurd et de lui donner une fin que j'ai beaucoup aimé.

    Mais ce personnage s'inscrit aussi dans un thème plus vaste qui prend sa source dans le premier tome et se termine ici. Depuis le début de cette trilogie se pose la question du pouvoir, du pouvoir de modifier sa réalité. Ce pouvoir est d'abord tenu par les divinités puis les dirigeants de Saypur mais jamais d'une manière égalitaire. Une entité ou un état tente de tout contrôle. Dès le début, le but d'Ashara est de briser cet état de fait et de donner un peu plus de contrôle à bien plus de personnes. Ce roman permet d'intégrer ceci au sein de ce qui reste des divinités, dont l'une souhaite intégrer le pouvoir de toutes les autres afin de marquer sa domination, mais aussi dans les relations entre Saypur et les autres nations de cet univers. Ashara est décrite, à plusieurs reprises, comme une femme qui a décidé de ne pas user de son pouvoir pour s'attaquer aux personnes, même ses ennemies, mais pour donner la possibilité d'un changement dans le futur, que cela soit bon ou mauvais. Ainsi, même si les changements de la fin du roman sont peu décrits ils entrent parfaitement dans cette idée en créant la possibilité d'un futur plus proche de l'égalité pour le plus grand nombre, en donnant l'occasion au plus grand nombre de modifier leur réalité selon leurs souhaits.

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    ***** Un très bon dernier tome avec l'une des fins les plus réussies que je connaisse.

    Image : Éditeur

  • L'épée de vérité 1. La première leçon du sorcier par Terry Goodkind

    Titre : L'épée de vérité 1. La première leçon du sorcier
    Auteur : Terry Goodkind
    Éditeur : Bragelonne 18 septembre 2015
    Pages : 1025

    CW : Torture, cannibalisme, abus sexuels

    Richard Cypher est un forestier. Son frère est le prochain dirigeant des Terres de l'Ouest. Celles-ci sont l'un des trois royaumes divisés par deux frontières infranchissables. Rares sont les personnes qui tentent de les traverser et leur destin est peu enviable. Mais l'impensable a lieu, une femme suivie par quatre hommes a réussi à traverser. Elle annonce à Richard non seulement un danger futur, la prise de contrôle du monde par un certain Darken Rahl, mais aussi sa recherche d'un ancien sorcier capable de nommer un Sourcier de vérité, un titre qui donne à son détenteur un pouvoir sans mesure. Ce Sourcier aura une mission : empêcher Darken Rahl de prendre le pouvoir absolu.

    SPOILERS

    Je n'avais jamais lu Goodkind jusqu'à maintenant. Ce n'est que parce qu'on m'a offert ce livre que j'ai décidé de me lancer dans cet auteur qui, sans savoir pourquoi, ne m'attire pas franchement. Son univers semble intéressant mais je n'ai pas réellement envie de m'y plonger. En revanche, j'avais vu la série qui est très médiocre tout en sachant comment être drôle à plusieurs reprises. Le livre est, bien entendu, très différent. C'est une bonne chose puisque cela permet de complexifier ce que la série avait (trop ?) simplifié. Ainsi le fonctionnement de la magie et des boites d'Orden est bien plus compliqué que dans la série, même si on souhaiterait en savoir plus. Il faudrait probablement lire les autres tomes pour avoir une compréhension plus forte du système de magie.

    Cependant j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre. En particulier, j'ai l'impression que le roman souffre d'une traduction difficile. Je ne sais pas si les termes originaux étaient compliqués à traduire en français mais j'ai souvent eu l'impression d'une forme d'artificialité imposée par la traduction. Peut-être est-ce dû au style de l’auteur ? Il faudrait comparer avec la version originale pour le savoir.

    J'ai aussi eu beaucoup de mal à apprécier les personnages. Celleux-ci sont peu intéressant-e-s et peu intelligent-e-s. Richard, par exemple, ne comprend que très tardivement des faits mis en place dès le début du roman. Pour un être d'exception chargé de découvrir la vérité il est singulièrement aveugle et il me semble que ceci ne dépend pas autant de l'intrigue, même si cet aveuglement est justifié par la première leçon, que du besoin de créer du suspens. Je suis donc un peu sceptique face à l'histoire telle qu'elle est racontée et je ne sais pas si je souhaite en lire davantage.

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    *** J'ai craint de ne pas apprécier ce roman. Sans que cela soit le cas je ne pense pas avoir réussi à l'apprécier.

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    Image : Éditeur

  • The divine cities 2. City of blades par Robert Jackson Bennett

    Titre : The divine cities 1. City of blades
    Auteur : Robert Jackson Bennett
    Éditeur : Penguin 26 janvier 2016
    Pages : 496

    Plusieurs années se sont déroulées depuis le premier Tome. Shara est maintenant la Première Ministre de Saypur et elle fait tout ce qu'elle peut pour donner plus de pouvoirs et de richesses au Continent. Mais ses efforts ne sont appréciés ni par ses collègues ni par l'armée. Afin d'aider à la réussite de son programme elle s'est alliée à la nouvelle République créée par son vieil ami, Sigrud. Celle-ci utilise les capacités considérables en ingénierie et en navigation de ses citoyen-ne-s afin de créer un port international vers la cité de Voortyashtan. Cependant, un agent du ministère a disparu près de cette cité. Shara décide d'envoyer une amie, et générale à la retraite, sur place pour enquêter. Il est l'heure pour Mulagesh de terminer ses vacances.

    SPOILERS

    Le second tome reprend les éléments du premier mais sans avoir besoin de construire autant de décors. On retourne donc immédiatement avec un auteur qui considère que les personnes qui lisent connaissent son univers. Ainsi, ce second tome peut être lu sans avoir lu le premier. Mais lire City of stairs aide à comprendre certains éléments précis.

    Vu que l'on reprend au même niveau cela implique d'entrer dans un univers qui voit une nation tomber tandis qu'une autre possède force économique et militaire. Bien que la fin du premier voulût montrer une tentative de mieux partager le monde on comprend rapidement que les choses ne sont pas si simples. De nombreuses scènes de ce second tome montre que les soldats de Saypur, et le commandement, défendent une vision raciste et colonialiste de leur rôle. Les continentaux sont insultés, considérés comme des sauvages qu'il faut civiliser mais aussi une menace qu'il faut anéantir avant qu'elle ne puisse prendre forme. Le commandement de la ville, dans ce tome, n'hésite pas à organiser des expéditions punitives afin d'attaquer toutes les personnes qui pourraient être insurgées, ce qui implique des enfants.

    Ainsi, le grand thème de ce tome est l'armée et son rôle. Il existe deux visions. D'une part la vision de la divinité Voortya et celle du commandement local. L'armée est présente pour détruire les ennemis. La définition est très étendue et toutes personnes qui refusent la domination de Saypur devient rapidement ennemie, créant par-là les prémisses d'une rébellion générale. L'armée et la guerre, dans cette vision, sont vues comme l'occasion d'imposer sa volonté et de combattre glorieusement sur le champ de bataille. Le principal caractère qui défend cette vision souhaite atteindre une forme de gloire par la guerre et une mort pensée comme héroïque.

    Mulagesh défend une seconde vision. Dans celle-ci, être soldat implique de servir le monde et les personnes. Le but n'est pas de continuer une guerre mais d'y mettre un terme afin de donner à d'autres personnes l'occasion de construire au lieu de détruire. Mulagesh pense que le combat est nécessaire, mais uniquement dans certaines circonstances et d'une certaine manière. Elle ne tue pas par envie d'atteindre la gloire mais par nécessité en cherchant un moyen de stopper le combat avant même son début. Dans ce tome, cette vision est liée à la fille de Sigurd, Signes, qui, même si capable de se battre, est avant tout une créatrice qui tente de changer le monde non par la guerre mais en donnant des opportunités économiques à la population. Elle aussi, souhaite élever sa nation et les autres afin de partager une prospérité commune.

    Ce second tome de la trilogie peut même être qualifié de meilleur que le premier. L'auteur dépeint des personnages intéressants, compliqués et faillibles. Certaines des relations entre ces personnages sont particulièrement bien écrites, en particulier le lien difficile entre Sigurd et Signes. De plus, l'auteur n'a plus besoin de construire l'univers de la trilogie ce qui lui laisse l'occasion de se concentrer sur l'intrigue. Si le troisième tome est de la même qualité ce sera une très bonne conclusion à une trilogie que j'ai beaucoup apprécié découvrir.

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    **** L'auteur aurait pu mieux thématiser l'aspect colonial de l'une des nations. Mais il montre un grand talent dans la construction de son univers. Les deux suites sont déjà dans ma PAL.

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    Image : Éditeur

  • Atlas historique de l'Inde. Du VIème siècle av. J.-C. au XXIème siècle par Arundhati Virmani

    Titre : Atlas historique de l'Inde. Du VIème siècle av. J.-C. au XXIème siècle
    Autrice : Arundhati Virmani
    Éditeur : Autrement 10 octobre 2012
    Pages : 96

    Je ne connais que peu l'histoire de l'Inde. Bien entendu, je suis le produit d'une vision occidentale de l'histoire, défendue au sein des écoles, qui oublie de parler de ce qui n'est pas européen, en dehors de quelques incursions antiques de la colonisation ou encore des luttes anticoloniales. Mais un besoin prochain m'a poussé à combler ce manque dans ma culture historique. Ce premier livre, un autre est prévu, est avant tout un outil de travail pour mieux visualiser le fonctionnement de l'Inde lors de son histoire.

    Le livre est divisé en 5 parties : Inde ancienne, médiévale, coloniale, en direction de l'indépendance et indépendante. Ces parties dépendent de moments historiques précis qui sont parfois imposés par une vision européenne. C'est le cas, par exemple, de la période médiévale qui fut pensée en Europe pour décrire la période de domination musulmane. Mais c'est le cas aussi de la période coloniale, dominée par le Royaume-Uni. Ces 5 grandes parties sont ensuite divisées en courts chapitres thématiques de deux pages.

    Ces chapitres thématiques permettent de porter une introduction à l'histoire de l'Inde. Ils sont constitués d'un court texte probablement basé, bien que l'appareil critique soit absent, sur des recherches. En dehors de ce texte les éditeurs ont ajouté un court extrait d'une source d'époque. De plus, logiquement, l'atlas est constitué de cartes et de schéma qui illustrent le texte. Ce n'est donc pas dans ce livre que nous trouverons une analyse des controverses ou des causes. Au contraire, nous avons un savoir stabilisé qui laisse de côté une grande partie des débats.

    Enfin, il faut mentionner l'existence d'une chronologie ainsi que d'une courte bibliographie. Ces deux ajouts permettent de faire de cet atlas une bonne introduction à une longue histoire aux nombreuses complications. Je salue aussi le travail sur les cartes, plutôt de bonnes qualités.

    Image : Éditeur

  • The divine cities 1. City of stairs par Robert Jackson Bennett

    Titre : The divine cities 1. City of stairs
    Auteur : Robert Jackson Bennett
    Éditeur : Penguin 9 septembre 2014
    Pages : 464

    Depuis des siècles, le Continent contrôle le monde. Car le Continent n'est pas qu'un simple lieu géographique avec des humain-e-s. C'est le seul endroit du monde à être protégé par des divinités. Celles-ci offrent aux humain-e-s qui les suivent de nombreux miracles, faisant du Continent la plus grande puissance de l'histoire. Mais, il y a près d'un siècle, l'une des colonies, Saypur, s'est soulevée. Avec l'aide d'une nouvelle technologie les armées de paysans de Saypur ont été capable de détruire les divinités, détruisant par la même occasion les cités et la puissance du Continent. Depuis, Saypur est la plus grande puissance du monde. Mais au sein de la cité de Bulikov un complot est en cours, un complot dont le seul indice de l'existence est le meurtre d'un historien.

    SPOILERS

    Robert Jackson Bennett est un auteur que je commence à apprécier de plus en plus. Il fait partie du mouvement qui s'éloigne de la fantasy classique pour entrer dans une fantasy en plein âge industriel. Dans ce livre, les différentes puissances connaissent la poudre, l'électricité et le télégraphe. Saypur est aussi une puissance colonisatrice. Le but du gouvernement de Saypur n'est pas de faire du Continent une puissance égale mais d'utiliser les ressources tout en imposant des lois et une force militaire. Bien entendu, cela implique la mise en place de mouvements opposés, qui pourraient créer une forme de nationalisme. D'une part un mouvement de restauration basé sur le souvenir d'un âge d'or du continent et d'autre part un mouvement de modernisation. Il est dommage que l'auteur ne s'implique pas plus dans ce thème, mais il reste présent.

    Une grande partie du livre repose sur ces deux mouvements en utilisant l'histoire. La personnage principale, Shara, est historienne. Elle connait parfaitement l'histoire et les légendes du monde. Légendes et histoires que les continentaux n'ont pas le droit d'apprendre. Ce sont ces connaissances qui permettent de faire avancer l'intrigue, l'enquête et de comprendre les buts des différents mouvements. À plusieurs reprises, la passion de Shara pour l'histoire est montrée. Un passage, en particulier, l'illustre parfaitement : lorsque Shara découvre un temple que tout le monde pensait perdu et détruit et qu'elle commence à tester les théories des historien-ne-s en déchiffrant les décorations. Personnellement, je ne crois pas avoir de livres de SFF qui explore à tel point la passion de l'histoire et en fait une base importante des événements.

    Un autre thème que j'ai apprécié dans ce roman est celui de la nature du divin. Selon l'auteur, le divin a comme capacité de modifier le monde naturel. La disparition du divin a donc des effets catastrophiques sur le monde qui doit revenir à un fonctionnement qui suit les lois de la physique. Cela a des effets aussi sur le peuple du Continent qui, auparavant, n'avait pas besoin de science ni de médecins. Comme l'écrivait Pratchett, il existe une relation mutuelle entre le divin et les humain-e-s. Les divinités dépendant des humain-e-s pour exister et avoir une histoire tandis que les humain-e-s dépendent du divin pour leur vie et recevoir des règles. C'est en utilisant cette relation que le talent de l'auteur pour construire un univers est le mieux utilisé. En effet, Bennett va aller jusqu'au bout des conséquences que ce type de relation va avoir ce qui lui permet de démontrer les effets sur les divinités mais aussi sur les humain-e-s !

    En bref, Robert Jackson Bennett ne me déçoit pas dans la première trilogie qu'il a écrite. Tout comme j'attends avec impatience la suite de Fondryside, premier tome d'une nouvelle trilogie, je vais me lancer avec un probable bonheur dans les tomes 2 et 3 de la trilogie Divine cities.

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    **** L'auteur aurait pu mieux thématiser l'aspect colonial de l'une des nations. Mais il montre un grand talent dans la construction de son univers. Les deux suites sont déjà dans ma PAL.

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    Image : Éditeur

  • Star Wars 9. The rise of Skywalker

    SPOILERS

    Un temps indéterminé après la bataille entre le Premier Ordre et ce qui reste de la Résistance. Alors que le Premier Ordre continue à prendre le contrôle d'une grande partie de la Galaxie la Résistance, elle, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle est la seule force qui semble vouloir se battre en faveurs de la liberté alors que ce qui reste des planètes libres évitent de se battre. L'espoir est mince mais heureusement une nouvelle génération s'est levée et reprend le flambeau. Rey, elle-même, essaie d'être digne de la confiance de Luke Skywalker en suivant les enseignements de la générale Leia Organa. Mais un événement la force à parcourir la Galaxie afin de chercher une information qui pourrait modifier le destin de tout le monde.

    SPOILERS

    Parlons immédiatement de ce qui fâche. Oui ce film décide d'oublier totalement le huitième. Ce dernier est probablement mon Star Wars favori car il détruit la mythologie tout en la réinventant totalement. Le film possède aussi l'action Jedi la plus logique de toute la saga. Sans oublier la beauté de la photographie. Malheureusement, Disney préfère l'oublier par peur de la différence et donc, naturellement, utiliser un de yes men pour créer le neuvième film. Ce dernier fait tout son possible pour détruire le huitième film en réinstaurant le mystère de la famille de Rey et en plaçant au second plan Rose ainsi que la relation entre Fin et Poe (bien que je choisisse de considérer la relation entre Rey, Fin et Poe comme un trouple). La réalisation use de nombreux plot twist sans réellement nous donner le temps de les comprendre ni de les intégrer. Le début même du film en est un. Cela donne un rythme étrange avant d'arriver vers les superbes dernières scènes qui, heureusement, permettent de sauver le film en ce qui me concerne.

    Outre cela, le film reste dans la pensée de la saga. Ce qui compte est l'équilibre au sein de la Force. Lors de la première trilogie cela impliquait de faire tomber l'Empereur. Lors de la seconde trilogie cela impliquait les Jedis, bien trop puissants et nombreux et donc aveugles. Dans cette nouvelle trilogie c'est le couple spirituel Ben Solo / Kylo Ren et Rey qui permet de créer un équilibre. Les deux sont soumis à l'appel du côté opposé et tentent de l'éviter. Lorsque l'un tombe l'autre se relève. Les deux personnages, via l'équilibre qu'illes créent, se supportent l'un l'autre ce qui permet de lutter contre la puissance trop importante des Siths ou des Jedis. Une grande partie du film s'intéresse d'ailleurs à Rey et à sa peur de devenir une nouvelle Sith, incapable d'accepter la paix et souhaitant tout contrôler. Il est clair qu'elle en a les capacités.

    Le film défend aussi l'importance de l'union et de l'amitié. Rey n'aurait jamais réussi sans l'aide de ses ami-e-s et c'est lorsqu'elle les repousse qu'elle prend de mauvaises décisions. Mais cela va plus loin. Comme le disent plusieurs personnages, le Premier Ordre et l'Empire réussissent à gagner non par leur force uniquement mais en faisant croire aux personnes qui souhaitent résister que personne n'est présent pour les aider. Encore une fois, la Rébellion est annoncée comme morte et les planètes sont divisées afin de forcer leur abandon. Ce n'est que l'union de la Galaxie, non au sein d'une force militaire mais une force civile, qui peut permettre d'abattre les tyrans et, peut-être, de reconstruire la Galaxie.

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    *** Le fan en moi a envie de donner plus. Mais la trahison envers le magnifique huitième film est trop difficile à accepter.

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    Image : Site officiel

  • Histoire de la Rome Antique par Yann Le Bohec

    Titre : Histoire de la Rome Antique
    Auteur : Yann Le Bohec
    Éditeur : Presses Universitaires de France 11 janvier 2017
    Pages : 128

    Cette page l'a souvent montré, les livres sur l'histoire de la Rome antique sont nombreux. Les livres qui se destinent à un public non-spécialiste sont tout aussi nombreux mais tous ne sont pas de grande qualité. Bien entendu, la collection que-sais-je est connue pour éditer des livres synthétiques qui gardent un lien important avec l'état de l'historiographie. Ces petits livres sont souvent un bon moyen d'entrer dans un sujet ou de le connaitre dans ses grandes lignes.

    Ce livre de Yann Le Bohec se concentre surtout sur la période du Haut-Empire mais il n'oublie pas de mentionner le Bas-Empire. Deux chapitres sont consacrés aux origines et à la République. L'auteur y mentionne certaines thèses, comme la réunion de plusieurs villages afin de former de la ville de Rome (une hypothèse contestée). Dans le second chapitre, il explicite la mise en place de la République et son fonctionnement politique. L'auteur mentionner, à raison, que l'on ne peut pas parler de démocratie pour ce régime. Le peuple ne vote que rarement et est soumis au pouvoir politique et religieux du patriciat, décrivant une partie juridiquement constituée du peuple.

    Les 5 chapitres suivant se concentrent sur la période du Haut-Empire. L'auteur y synthétise toutes les questions thématiques et chronologiques que l'on peut se poser. Outre le fonctionnement politique, nous recevons des informations sur la vie de tous les jours de la population. J'ai particulièrement apprécié les propos de l'auteur concernant la vie religieuse. Un thème que je ne connais pas parfaitement en ce qui concerne la Rome antique. Mais la géographie de l'Empire est aussi examinée ainsi que le droit et la guerre.

    Enfin, les deux derniers chapitres se concentrent sur le Bas-Empire et la chute de l'Empire romain d'occident. Au vu du nombre de pages très modestes consacrées à ces quelques siècles l'auteur se concentre, par nécessité, que quelques raisons des crises que connait l'Empire entre le troisième et le cinquième siècle. Yann Le Bohec considère que la fin de l'Empire d'occident est du moins à des événements précisément datés que des changements de nature socio-économique, une position que j'aurais tendance à défendre aussi.

    Nous avons là un très bon petit livre pour les personnes qui entrent dans le sujet et qui souhaitent en savoir plus sur le Haut-Empire. En effet, on peut déplorer l'examen superficiel des périodes monarchistes, républicaine et du Bas-Empire. Cependant, ces manques, mais l'écriture d'un que-sais-je implique des choix, n'enlève rien au travail de Yann Le Bohec.

    Image : Éditeur

  • Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Spark of the Resistance par Justina Ireland

    Titre : Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Spark of the Resistance
    Autrice : Justina Ireland
    Éditeur : Disney Book 4 octobre 2019
    Pages : 224

    La Rébellion a vu de meilleurs jours. Après la destruction des principales planètes de la Nouvelle République et l'évacuation hâtive de la base de la Résistance et la bataille contre le Premier Ordre les ressources en personnels et en vaisseaux sont maigres. Poe, Rey et Rose sont chargé-e-s de rechercher de quoi ravitailler la Résistance. Mais, lors de cette mission de routine, ills reçoivent un appel de détresse. Une planète éloignée et méconnue est attaquée par les troupes du Premier Ordre. Ce pourrait être un piège. Ou ce pourrait être l'occasion de stopper le Premier Ordre.

    SPOILERS

    Depuis le huitième film on ne sait pas trop ce qui arrive au sein de la Nouvelle République et de la Résistance. Ce petit roman permet d'en savoir un peu plus en utilisant trois personnages populaires des films. On apprend, sans surprises, que la Résistance est en mauvais état mais qu'elle tente tout de même de lutter contre le Premier Ordre. En particulier, le but est d'empêcher l'organisation de créer assez de force militaire pour réellement tenir la Galaxie ceci grâce à une petite flotte. On sait donc que la Résistance est encore capable de réussites militaires sans pour autant avoir autant de puissance qu'auparavant.

    Cependant, ce roman est destiné à des enfants et donc, comme d'habitude, cela implique une simplification de la narration et de l'intrigue. L'antagoniste du roman a tout de la personne détestable sans que cela ne soit réellement creusé. Pourtant, je pense qu'on aurait pu en savoir plus sur lui et les relations au sein du Premier Ordre entre officier-ère-s. L'action du Premier Ordre est aussi sous-entendu. On sait que l'organisation est dangereuse et cruelle mais jamais on ne le montre, on doit croire l'autrice sur parole. Enfin, l'espèce alien créée pour ce roman ressemble furieusement à des Ewoks. Bref, tout ceci manque de profondeur et d'ambition.

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    *** J'aurais aimé un roman avec plus de substances afin de me préparer au prochain film. Dommage.

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    Image : Éditeur

  • Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Force Collector par Kevin Shinick

    Titre : Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Force Collector
    Auteur : Kevin Shinick
    Éditeur : Disney Book 19 novembre 2019
    Pages : 384

    Une petite planète, loin de tout. Sur cette planète un jeune homme, Karr, rencontre une jeune femme, Maize. Cette dernière est la fille d'un diplomate du Premier Ordre. Karr est membre d'une famille d'artisans spécialisés dans le textile. Les deux jeunes suivent les cours dans la même école. Maize est une jeune rebelle tandis que Karr subit les moqueries des élèves à cause de ses évanouissements causés par d'importants maux de tête. Mais Karr a un secret, il est sensible à la force. Depuis son plus jeune âge, il essaie de comprendre comment contrôler ses capacités. Maize, elle, ne croit pas en l'existence des Jedis. Après des problèmes scolaires, les deux fuguent et décident de chercher des traces historiques, archivistiques, de l'existence ou de l'inexistence des Jedis. Leur quête leur permettra de connaitre, enfin, la vérité.

    SPOILERS

    Nous connaissons l'histoire des Jedis, de leur chute et de leur retour. Mais dans l'univers de Star Wars une grande partie de la galaxie ne connait pas cette histoire ni la réalité de l'existence des Jedis. Ce roman explicite ceci puisque les Jedis ne sont qu'une vieille légende, rarement prise au sérieux. Lorsque quelqu'un connait leur existence, souvent il sait ce qu'en a dit Palpatine afin de justifier leur destruction. Le roman nous offre la recherche de deux jeunes pour comprendre ce qui est réel, ce qui est un mensonge ou ce qui lie ces êtres à Karr. D'une certaine manière, on peut voir dans ce roman la défense de la nécessité de posséder des archives qui permettent d'éviter de perdre son histoire. Mais aussi une mise en garde face aux dangers des mensonges lorsqu'ils ne sont pas combattus.

    Cependant, malgré la bonne idée de montrer deux personnages qui ne savent presque rien des Jedis et de leur histoire, le roman est peu intéressant. Il est écrit comme une quête d'objets divers qui permettent toujours d'avancer vers un nouvel objet sur une nouvelle planète. Les personnages se rendent sur plusieurs lieux connus, rencontrent des personnages déjà vus mais ne s’insèrent pas réellement dans l'univers Star Wars. Illes semblent être de simples observateurs. D'une certaine manière, l'auteur ne peut pas faire autrement. Le roman semble se dérouler avant le septième film et il est difficile de créer une aventure qui pourrait avoir un impact important, risquant de contredire les films.

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    *** ça se lit, mais ça ne reste pas en mémoire.

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    Image : Éditeur

  • Ms Marvel 1. Destined par Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms Marvel 1. Destined
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 29 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient Magnificent Ms. Marvel 1-6. Ce nouveau volume 1 est écrit par un nouveau scénariste. Bien entendu, cela crée quelques craintes puisque la scénariste précédente a non seulement créé le personnage mais a réussi à écrire des histoires à la fois intéressantes et fortement liées à la vie de Kamala Khan. Le nouveau scénariste reprend immédiatement à la fin du run précédent. Kamala Khan comprend qu'elle n'est pas simplement une héroïne pour sa ville. Une race alien voit en elle la réponse à une ancienne prophétie. Son arrivée devrait permettre de sauver la planète d'envahisseurs.

    SPOILERS

    Commençons par l'important, le nouveau scénariste reste dans ce qui faisait de Kamal Khan un personnage sympathique. Elle continue à s'améliorer et à tenter de créer de bonnes relations avec les habitant-e-s de sa ville, ainsi que les forces de police. Ceci est particulièrement mis en place dans le numéro 1 qui permet de résumer ce qui fait le personnage. Bien que cela implique des redites, des personnes nouvelles y trouveront les informations qui leurs manques. Ainsi, Kamal est bien montré comme une personne qui souhaite avant tout aider les autres même si cela la met en danger.

    Malheureusement, l'auteur prend aussi des décisions qui me semblent peu inspirées. Ainsi, depuis longtemps la mère de Kamala connait son secret. Son père le découvre dans ce numéro. Cela permet de créer une nouvelle complicité, et des tensions, entre les trois personnages. En particulier, Kamala préfère éviter de mentir à ses parents même si cela rend ses activités plus difficiles. La scène durant laquelle sa mère apprend la vérité est d'ailleurs très bien écrite par la scénariste précédente. L'auteur actuel décide, en fin de volume, de faire oublier aux parents le secret de Kamala. À mon avis, cela annule une progression importante du personnage sans véritables bonnes raisons.

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    **** Un premier volume qui n'est pas la catastrophe que je craignais. Je suis tout de même un peu sceptique face au nouveau costume.

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    Image : Amazon

  • Les éblouis

    TW : abus psychologiques, abus psychologiques et physiques sur mineur-e-s, abus sexuels sur mineurs

    Camille a 12 ans. Elle entre tout juste au sein de l'adolescence tout en suivant de cours de cirque avec d'autres personnes de son âge, et plus âgée. Sa mère est une comptable au chômage tandis que son père donne des cours au lycée. Elle a deux frères et une petite sœur. Les parents s'intéressent à la vie associative locale et décident, sur les conseils d'un voisin, de se rendre à une messe puis de participer à un repas commun. Le couple découvre une communauté qui prend en compte des valeurs sympathiques : la fraternité et la communauté. Les personnes s'entraident et se soutiennent. Mais il y a aussi des règles strictes. Camille doit rapidement abandonner ce qu'elle aime alors que sa famille est de plus en plus absorbée dans la vie de la communauté. Petit à petit, il devient très difficile de quitter le mouvement est de refuser ce qu'annonce leur père spirituel, surnommé le Berger.

    SPOILERS

    Le film donne l'impression d'être rapide mais, en fait, il prend son temps. Il se déroule sur deux ans de la vie de Camille. On observe donc la famille changer au fur et à mesure. Tout commence simplement et doucement, au début ce n'est qu'une invitation. Petit à petit, les parents commencent à apprécier être soutenus et aidés et donc offrent la même chose. Alors que les règles semblent d’abord absurdes la famille les accepte une par une et devient de plus en plus embrigadée dans un fonctionnement communautaire.

    Tout comme dans la réalité, ce n'est que petit à petit et en tant qu'observateurices externes que l'on se rend compte du piège qui se referme. La famille accepte une règle parce que la mère peut être employée par la communauté. Mais, refuser la décision du Berger implique donc de perdre son emploi. Camille accepte de suivre les règles, mais cela l'isole de ses ami-e-s. De la même manière, le Berger fait en sorte d'isoler la famille de leurs ami-e-s et parents en usant, probablement car cette scène n'est pas montrée, de manipulations psychologiques. Camille se rend compte soudainement, à 14 ans, de l'incapacité de quitter la communauté sans, par la même occasion, perdre ses parents et ses ami-e-s de la communauté. Ce n'est qu'à la fin du film qu'un acte, qui n'est pas montré, la pousse à demander l'aider des services de protection de l'enfance. Ainsi, le film essaie de garder une subtilité. Ce n'est que petit à petit que l'on se rend compte du danger et que l'on comprend certaines choses, mises en place auparavant au sein de l'histoire.

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    **** J'ai trouvé ce film français à la fois bien pensé et subtil dans sa présentation du fonctionnement des sectes. Mais il possède aussi des scènes et des propos difficiles à entendre.

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    Image : IMDB

  • The Addams Family

    La famille Addams est de retour. Après des années Morticia et Gomez se marient enfin face à leurs deux familles réunies. Malheureusement, la fête est gâchée par une foule en colère qui force les jeunes marié-e-s à fuir en direction du New Jersey. Là-bas, le couple prend possession d'un manoir hanté à l'intérieur duquel ils fondent une petite famille. Mercredi et Puglsey sont leurs deux enfants. La première se demande ce qui existe à l'extérieur du manoir tandis que le second se prépare pour un rituel qui ferait de lui un adulte. Mais quelque chose de nouveau apparait dans le voisinage. Une rénovatrice a construit une ville entière dont elle souhaite vendre chacune des maisons. Elle ne reculera devant rien pour faire fuir les Addams et détruire leur horrible manoir.

    SPOILERS

    Lorsque j'ai su qu'un nouveau film sur la famille Addams aurait lieu j'étais à la fois content et craintif. La bande annonce ne me permettait pas d'être soulagé. Malheureusement, le film n'est de loin pas une réussite. La famille est mise face à un monde parfaitement contrôlé. La ville même est nommée Assimilation. Tout le monde est censé être proche de l'identique. Suivre les règles et vivre dans des maisons validées par Margaux Needler, constructrice de la ville. Même les chansons martèlent l'idée qu'il faut être identique et s’assimiler. Face à cela, la famille Addams fonctionne selon les traditions et refuse les nouveautés qu'imagine Puglsey. Les deux parties doivent apprendre à accepter la différence.

    Le film essaie de parler du fonctionnement des réseaux sociaux. Pour cela, il met en place une sorte de facebook local qui permet aux voisin-e-s de se critiquer mutuellement tout en s'offrant des informations. Ce réseau est utilisé par Margaux Needler afin de calomnier les Addams et de lancer les habitant-e-s de la ville dans une frénésie colérique. Changer les torches par des gifs de torches sur les natels est une très bonne idée. Ce n'est que lorsque les habitant-e-s de la ville voient ce que sont réellement les Addams et comprennent que leurs différences ne sont pas si importantes que les choses se calment.

    Malheureusement, le film n'est absolument pas subtil. Tout est matraqué à plusieurs reprises par les dialogues, les chansons et l'image. Pire encore, la plupart des blagues sur le fonctionnement de la famille Addams tombent à plat.

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    ** Je ne peux pas conseiller d'aller voir ce film.

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    Image : IMDB

    Site officiel

  • Phasma par Delilah S. Dawson

    Titre : Phasma
    Autrice : Delilah S. Dawson
    Éditeur : Penguin 24 avril 2018
    Pages : 480

    TW : Torture

    Les Stormtroopers sont censés être la force militaire la plus efficace et la plus crainte de la galaxie. L'armée est composée de personnes dont on ne connait ni les visages ni les noms. Leur identité a été effacée au profit d'un simple numéro. Mais il y a quelques Stormtroopers qui ont gagné le droit de recevoir un nom. Deux de ces exceptions sont chargé-e-s d'entrainer l'armée contre les Rebelles. Ce sont Cardinal et Phasma. Alors que le premier se charge des enfants la seconde se charge des adultes tout en étant présentée comme l'exemple de ce qu'un soldat devrait être. Mais quelle est sa véritable histoire ?

    SPOILERS

    Lorsque les nouveaux films star wars sont arrivés un personnage particulier me frappa par son mystère : Phasma. On ne connait pas son histoire. On ne sait pas comment elle est arrivée à ce point de sa vie. On sait uniquement qu'elle est extrêmement forte et semble avoir une posture de commandement sur d'autres personnes. Le style de son armure, personnalisé, frappe aussi puisque les autres soldats suivent le style dépersonnalisé de l'Empire. Ce roman tente de reconstruire son histoire. L'autrice fait de Phasma non pas une simple guerrière mais quelqu'un qui souhaite avant tout survivre, balayant toutes personnes sur son chemin. Le roman la suit de son passage de guerrière d'une tribu sur une planète oubliée à son entrée au sein de l'armée du Premier Ordre.

    Outre cela, on comprend mieux comment le Premier Ordre peut trouver des soldats et des soutiens. L'organisation utilise les oublis et les incapacités de la Nouvelle République pour faire sa propagande, basée sur l'idée d'un ordre fort qui puisse donner à tout le monde les mêmes chances et punir les personnes corrompues. Les soldat-e-s, elleux, sont trouvé-e-s au sein d'orphelinat puis fortement conditionné-e-s à lutter sans poser de questions. Ce sont des informations intéressantes, pour les fans, mais malheureusement le roman ne réussit pas à créer un fort intérêt pour les personnages et les événements décrits.

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    *** Pas mauvais, mais il manque une véritable âme à ce roman qui semble surtout suivre une volonté externe

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    Image : Éditeur