Hassan's Stories - Page 3

  • The 100 saison 6

    Nous avions quitté les personnages de The 100 alors que la Terre vivait une dernière guerre. Le dernier lieu vivable de la planète fut détruit et la seule solution fut d'entrer en hibernation en attendant que la Terre puisse se réparer. Malheureusement, cela n'est jamais arrivé. Monty et Harper ont décidé de suivre une mission terrienne datant d'avant la première apocalypse. Cette mission devait trouver une planète vivable et l'utiliser comme moyen de ramener des ressources sur Terre. Mais jamais personne n'est revenu ni n'a contacté la Terre. C'est donc un pari qui pourrait voir la fin de l'humanité dans les étoiles. Heureusement, la planète dites alpha est vivable. Mais elle est bien plus étrange et dangereuse que prévu.

    SPOILERS

    Ces 13 nouveaux épisodes permettent aux personnages de The 100 de se confronter à une nouvelle civilisation humaine, pacifique. Rapidement, on comprend que cette civilisation n'est pas ce qu'elle parait puisqu'une partie de ses membres sont adorés comme des divinités. Durant la série, on comprendre que ces personnes utilisent la technologie et la religion afin de ressusciter régulièrement, mais les hôtes meurent lors du procédé. Ce processus a débuté après les premiers jours lorsque, drogué, un homme tua tout le monde. La question s'est posée, pour lui, de savoir ce qu'il ferait pour retrouver les personnes qu'il aime. Depuis, lui et quelques familles sont immortels. Cette question éthique touche directement les personnages de The 100. Plusieurs sont en dangers ou risquent de le devenir. Les faire revenir est donc une tentation importante. La série pose donc la question du prix d'une vie aimée : serait-on d'accord de tuer pour retrouver quelqu’un ?

    La série s'intéresse aussi aux personnages les plus ambigües de la série : Clark et Octavia. Leurs actes ont eu des conséquences importantes et de nombreuses personnes sont mortes pour permettre leur survie et la survie des personnes qu'elles ont décidé de protéger. Dans ce cadre, l'injonction de Monty à ses ami-e-s de "faire mieux" est centrale. Elle pousse ces personnages à réfléchir sur leurs actes et les excuses professées pour les justifier. Clark, par exemple, doit rencontrer les victimes de ses décisions afin de se convaincre de son droit à continuer à vivre. Ainsi, alors que la série semble s'éloigner d'un contexte de lutte pour la survie immédiate elle permet aux personnages de questionner leur éthique et leurs décisions passées tout en les confrontant à des personnes qui se disent morales, mais qui prennent des décisions tout aussi questionnables au nom de leur supposée importance.

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    **** Une sixième saison un peu différente des anciennes. Les scénaristes se lancent aussi sur une nouvelle piste moins basée sur la survie. À voir ce que cela donnera dans la septième et dernière saison.

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    Image : IMDB

  • Game of thrones 8

    Bon, c'est enfin arrivé, Game of Thrones se termine après 8 saisons. On ne va pas se mentir, les dernières saisons ont été moins bien écrites que les premières. Cette saison ne dure que 6 épisodes et cela doit permettre de s'occuper de toutes les intrigues mises en place auparavant. Ça ne sera pas possible. Nous reprenons l'intrigue immédiatement après la saison 7. Les deux reines se sont mises d'accord et préparent la plus grande armée que les sept royaumes aient connus afin de combattre une menace contre la vie elle-même : l'armée des morts. Mais celle-ci est plus puissante et bien plus proche que tout le monde ne le croit. Et il faudra beaucoup de préparations et de chances afin de la vaincre.

    SPOILERS

    Commençons par annoncer que cette dernière saison souffre des mêmes défauts que la septième. Tout est très rapide. Un unique épisode permet de passer de l'autre côté du monde. La production a définitivement abandonné toute idée de réalisme spatial et préfère faire se téléporter les personnages quand il y en a besoin. Comme les autres saisons, certains personnages vont mourir. Malheureusement, et on en reparlera, la série trahit une majorité de personnages et ce qui a été construit. Missandei ne peut pas dire ce qu'elle a dit à la fin ! La grande majorité des intrigues sont abandonnées et celles qui se terminent sont closes en très peu de temps. On sent que la réalisation voulait terminer la série et ne plus perdre de temps et cela impacte fortement la qualité des intrigues.

    La saison est divisée en deux moments. La première partie s'intéresse à la lutte contre les morts. La préparation du combat possède parmi les plus belles scènes de la série. Que ce soit la relation entre Sansa et Daenerys, Aria ou encore la scène durant laquelle Brienne devient enfin une chevaleresse. Ces scènes sont belles car elles permettent aux personnages de dialoguer réellement, sans besoins de créer un danger. Malheureusement, cette partie se termine par une bataille extrêmement frustrante. Frustrante car elle est mal menée (sérieusement... une charge aussi inutile ? Des soldats à l'extérieur des remparts !) mais aussi à cause de la fin de la menace, à la fois bien mise en scène et très abrupt.

    La seconde partie marque la lutte entre Daenerys et Cersei. Là aussi, la fin n'est pas à la hauteur des espérances. Je ne parle pas de la fin réelle. Expliquer qu'après une guerre, une révolution, et la mise en place d'un nouveau gouvernement les choses reprennent un cour normal me semble logique. On peut, en revanche, questionner le choix du nouveau roi et des destins de certains personnages. Ce qui m'a le plus dérangé est la fin de Daenerys. En deux épisodes, elle passe de sauveuse en tyran. Elle passe d'une personne qui protège les innocent-e-s en une personne capable de détruire une ville entière pour vaincre. Ce processus n'a pas été explicité auparavant et me semble en contradiction avec la manière dont a été écrite Daenerys dans les autres saisons. Bref, cette dernière saison n'est pas une réussite.

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    *** Quelques belles scènes, de beaux moments entre certains personnages. Mais la série avait perdu sa voie depuis quelques temps et ne réussit pas à redresser la barre pour cette dernière saison.

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    Image : IMDB

  • Livewire 1. Fugitive par Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 1. Fugitive pare
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 7 mai 2019
    Pages : 112

    Ce volume 1 contient Livewire 1-4. Livewire était l'une des personnes les plus appréciées des Etats-Unis. Malgré le danger, les gens appréciaient d'être auprès d'elle. Puis, soudainement, elle a détruit les satellites des Etats-Unis et supprimés l'accès à l'électricité. Ceci au nom de la défense des psiotiques. Après plusieurs combats, l'énergie fut à nouveau disponible et Livewire devenait soudainement une criminelle de guerre en fuite. Comment va-t-elle tenter de recréer sa réputation et ses liens avec celleux qu'elle considère comme sa famille ?

    SPOILERS

    Livewire est un personnage que j'apprécie depuis la première série Harbinger. Elle est fortement loyale à Harada au point de le contrer pour éviter qu'il ne prenne de mauvaises décisions. Ce n'est que progressivement qu'elle commence à réellement se retourner contre son ancien mentor. J'aime aussi beaucoup son pouvoir qui me semble en phase avec le monde actuel. Une personne qui contrôle les technologies est, assurément, en possession d'une puissance énorme. J'étais donc curieux de retrouver le personnage dans sa propre série.

    La série n'utilise que peu les combats spectaculaires. Rapidement, Livewire subit des défaites qui l'obligent à rester sans défense. Une seconde défaite a lieu aux mains de son frère. Celle-ci n'est pas simplement un moyen d'abaisser le pouvoir de Livewire. Son frère incarne l'idéologie d'Harada est met en question les motivations et les raisonnements de Livewire. À travers ce combat et ce dialogue, elle est obligée d'accepter les coûts humains de ses actions et surtout d'accepter ses erreurs. Ce volume me semble donc permettre de donner l'occasion au personnage de faire un pas dans la direction de la rédemption, sans pour autant défendre les actions meurtrières des États-Unis.

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    **** Je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, mais j'ai apprécié être surpris.

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  • Frozen 2 / La Reine des neiges 2

    Depuis que Elsa a compris comment contrôler ses pouvoirs le royaume ne craint plus rien. Elsa a promis de le défendre et les habitant-e-s se sentent en sécurité. Elle est aidée de sa sœur, Anna, qui s'est rapproché de Kristoff. Les trois se soutiennent mutuellement tout en préparant des soirées devinettes. Mais, depuis quelques temps, Elsa entend un appel. Elle est la seule personne à être capable de le distinguer. Celui-ci semble venir de la forêt enchantée, fermée aux humain-e-s du royaume depuis plusieurs décennies. Selon la légende, les esprits de la forêt se sont révoltés contre la violence des humain-e-s malgré les cadeaux offerts pour les apaiser. Et il semblerait qu'Elsa doive trouver un moyen de restaurer l'équilibre.

    SPOILERS

    On comprend rapidement que le film va se concentrer sur le passé et, en particulier, la famille d'Elsa et d'Anna. Les deux sœurs ne connaissent qu'une partie de l'histoire, et une partie racontée uniquement par leur père. Mais la réalité est très différente. Chacune va comprendre la place de leur grand-père et surtout de leurs deux parents dans les événements qui ont mené à la fermeture de la forêt et la naissance d'Elsa. La famille est clairement au centre de l'intrigue et ce n'est qu'unies que les deux sœurs sont capables de survivre. Lorsqu'elles sont séparées elles se retrouvent toujours en dangers.

    L'intrigue parle de deux peuples et d'esprits reliés par un cinquième esprit. Nous sommes clairement dans l'idée d'équilibre. Équilibre entre un peuple croyant en la science et un peuple croyant à la magie, vivant en communion avec la nature. Équilibre entre la nature laissée à ses capacités et une nature contrôlée. Équilibre aussi entre plusieurs aspects de la nature qui doivent être respectés et apaisés et non attaqués. Ces différents équilibres ont été brisés dans le passé de l'univers du film et seule la réparation de l'erreur du passé peut permettre un apaisement, mais au prix d'une destruction du monde des humain-e-s. Ainsi, il devient rapidement clair qu'Elsa n'est pas une simple femme possédant des pouvoirs mais une personne capable de créer et de défendre ces équilibres, la plaçant dans une position différente que les autres personnages.

    Ces thèmes sont portés par plusieurs moments d'humours, mis en place par Olaf. Ceux-ci ne sont pas toujours réussis et peuvent agacer à certains moments. Bien entendu, Disney oblige, nous avons plusieurs chansons. Bien qu'une majorité soit bien écrite certaines me semblent moins entrainantes et moins justifiées. Mais on peut faire avec. Enfin, il y a de la romance. En particulier entre Anna et Kristoff. Il est dommage que Kristoff ne soit pas rapproché d'un autre personnage masculin qui lui ressemble beaucoup. J'aurais aimé voir ces deux hommes créer une romance.

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    **** Une suite sympathique au ton un peu différent. Je craignais un peu de moins apprécier que le premier, mais ce n'est pas arrivé

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    Image : IMDB

  • Harbinger Renegade 2. Massacre par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Renegade 2. Massacre
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 14 septembre 2018
    Pages : 144

    Ce second volume contient Harbinger Renegade 5-8 et 0. Avant la chute de Toyo Harada, une entreprise, nommée Project Rising Spirit, a perdu le contrôle d'enfants kidnappés, activés et entrainés à être des soldats pour les plus offrants. Ces enfants ont combattu le gouvernement depuis. Allant jusqu'à prendre le contrôle d'une ville entière afin d'en faire un lieu sécurisé. Mais le gouvernement ne veut plus se laisser battre par des enfants. Nommant ces victimes des terroristes les USA envoient le Hard Corps les assassiner un par un. Mais cela ne risque-t-il pas de créer une nouvelle guerre ?

    SPOILERS

    Le premier avantage de ce nouveau volume est de relier l'histoire de Génération 0 à celle des Renegades. Les auteurs expliquent ce qui arrive à la ville de Rook et de quelle manière le massacre commis est défendu comme une forme d'action anti-terroriste. En ce qui concerne les Renegades, cela implique une déclaration de guerre contre tous les psiotiques. Une guerre souhaitée par leur propre gouvernement. Ce volume permet donc de tout relier à l'événement Harbingers War 2, malheureusement peu réussi.

    Cependant, ce second volume contient le même problème que le premier. Dans les deux cas, les auteurs font plus œuvre de prologue en annonçant une suite plutôt que de créer une histoire qui se suffit à elle-même. Dans ce second volume le prologue concerne un nouveau personnage, que je n'ai jamais vu auparavant, qui pourrait créer des conditions de guerre et donc, si j'ai bien compris, la nécessité d'accepter les psiotiques plutôt que de les assassiner. Mais j'aurais aimé une série qui possède sa propre histoire plutôt que de devoir attendre ce qui sera créé avec les pistes mises en place par les auteurs.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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  • Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark

    Titre : Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark
    Éditeur : Valiant 2 mai 2017
    Pages : 144

    Ce volume 1 contient Harbinger Renegades 1-4. Il y a quelques mois les Renegades ont fournis les preuves que Toyo Harada contrôle une organisation secrète chargée de contrôler des personnes capables de pouvoirs, les psiotes. Depuis, Toyo Harada a pris le contrôle d'une partie du continent africain, déclarant la guerre au monde. Les Renegades se sont dispersés, seule Faith continue à travailler pour aider les personnes qui ont besoin d'elle. Peter Stanchek, lui, a disparu après le refus de Kris Hathaway d'être sauvée de prison. Mais de nos jours plusieurs adolescent-e-s sont retrouvé-e-s mortes. Alors que la NSA tente de réprimer les psiotes il semblerait qu'une organisation essaie de les activer, sans s’inquiéter du nombre de morts. Serait-il temps pour les Renegades de travailler à nouveau ensemble ?

    SPOILERS

    Sans être aussi réussi que la première série Harbinger ce premier tome de deux volumes n'est pas inintéressant. Ce qui rend ce volume 1 sympathique concerne déjà les informations plus importantes concernant Toyo Harada. On l'observe refuser des conseils précis et s'attaquer sans hontes à des êtres humaines en souffrance. Ces informations sont offertes par un nouveau personnage dont le pouvoir implique d'observer les probabilités : Solomon.

    Malheureusement, ce nouveau personnage est utilisé uniquement pour réunir les Renegades. Il pourrait être plus important mais les auteurs semblent refuser de l'utiliser. De plus, les auteurs essaient de montrer les dangers que courent les psiotes, mais sans jamais réellement le montrer. Bien entendu, on voit la NSA intervenir. On voit aussi un groupe d'adolescent-e-s tenter d'être activé-e-s. Mais les conséquences ne sont pas réellement montrées. En fait, ce volume 1 semble fonctionner uniquement car un prologue à la suite de l'histoire de l'univers Valiant.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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    Image : Amazon

  • Invisible Kingdom 1. Walking the path par G. Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible Kingdom 1. Walking the path
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 23 octobre 2019
    Pages : 128

    Ce premier volume contient Invisible Kingdom 1-5. Dans un système solaire lointain existent 4 planètes habitées. Elles sont reliées par des routes qui permettent à la plus grande corporation, Lux, d'envoyer des biens partout en un temps record. Cette frénésie de consommation est mise en question par une nouvelle religion en plein essor : Le Renoncement. Selon les écrits sacrés, seule la renonciation envers les biens terrestres permet d'accepter à un lieu nommé le Royaume Invisible. Deux personnages vont découvrir que les deux ennemis idéologiques sont en fait reliés par des transferts de fonds importants. Mais leur découverte fait d'elles des cibles.

    SPOILERS

    G. Willow Wilson est une autrice que j'apprécie et même si son run sur Wonder Woman est critiqué il semble que ce comics indépendant soit apprécié. Je trouvais l'idée plutôt fascinante : créer de la SF avec une religion forte. Les auteur-e-s mentionnent d'ailleurs plusieurs influences, dont Dune, sur leur travail. Une chose est certaine, le dessin est magnifique. Les différentes espèces sont visibles, avec une forme de racisme interne à l'histoire. Les costumes sont beaux et logiques dans cet univers. Les planches me semblent dynamiques tout en étant très lisibles. C'est un plaisir de simplement regarder ce volume.

    Bien que l'intrigue soit loin d'être inintéressante je déplore quelques problèmes. Tout d'abord, l'écriture me semble parfois un peu simpliste. Les auteur-e-s réutilisent des poncifs. Oui la consommation n'est pas un moyen de remplir une vie. Oui la religion essaie de détruire l'égo pour entrer dans un univers commun. Oui les gens ont tendance à réagir rapidement sans forcément réfléchir quand on leur présente des données. Cependant, ce qui m'a le plus gêné est la rapidité de l'intrigue. En 5 épisodes les personnages principaux découvrent quelque chose, se rencontrent, subissent des menaces puis des attaques ayant pour but de les tuer. L'intrigue n'aurait-elle pas été mieux servie en ralentissant un peu ? Permettant de construire l'univers pour les personnes qui lisent tout en explicitant les conséquences de la découverte ?

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    **** Malgré certains problèmes j'ai beaucoup apprécié ce premier volume. Je pense continuer avec le prochain.

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    Image : Éditeur

  • Star Wars. The force awakens. Before the awakening par Greg Rucka

    Titre : Star Wars. The force awakens. Before the awakening
    Auteur : Greg Rucka
    Éditeur : Disney 18 décembre 2015
    Pages : 224

    La Galaxie est en danger. Les forces du Premier Ordre n'hésitent plus à frapper dans les territoires de la Nouvelle République, violant l'accord de paix mis en place après la bataille au-dessus de la planète Jakku. Mais la Nouvelle République refuse d'agir car elle ne souhaite pas être la cause d'une nouvelle guerre galactique. Dans ce contexte de plus en plus difficile trois personnes vont se trouver et être mêlées aux événements de la future guerre : Finn, Rey et Poe. Cette anthologie narre leur histoire peu de temps avant le début de Star Wars : The force Awakens.

    SPOILER

    Ce livre est composé de trois histoires écrites par Greg Rucka. Elles préparent à la sortie du septième film en présentant trois personnages centraux : Finn, Poe et Rey. Autant j'apprécie chacun de ces personnages autant je suis navré d'annoncer que ce livre ne leur fait pas honneur. Sur les trois courtes histoires seule une me semble être intéressante. La pire étant celle de Rey qui se concentre sur ces capacités de pilotes et de mécano mais qui oublie d'être intéressante. On suit Rey alors qu'elle cherche des composants afin de pouvoir survivre au sein du désert.

    La première histoire de l'anthologie, celle de Finn que l'on ne connait que par son nom de code, est en contradiction avec le septième film. Alors que The force Awakens présente Finn comme sous-fifre peu intéressante et même en danger face à sa supérieure, Phasma, cette histoire le présente comme un soldat d'exception qui se trouve dans les meilleurs à tous les tests. Une seule chose le rend différent : il n'arrive pas à accepter d'abandonner ses camarades ni à tuer des civils innocents. Même si ces deux caractéristiques sont louables, et dénoncée par l'Empire et le Premier Ordre, je n'ai jamais eu l'impression de lire les aventures de Finn mais celles d'un autre soldat du Premier Ordre.

    Enfin, nous avons l'histoire de Poe. C'est l'unique nouvelle qui me semble pouvoir être sauvée de cette courte anthologie. L'intrigue autours de Poe permet de présenter sa famille, son père et sa mère étant d'anciens membres de la Rébellion, et les événements présents. J'ai particulièrement aimé les informations autours du père de Poe, dont la principale peur est que la guerre soit rendue inutile. Cette aventure permet aussi d'en savoir plus que les actions du Premier Ordre mais aussi ses liens avec la Nouvelle République, dont certains sénateurs sont des traitres. La Résistance y est présentée comme une organisation très secrètes dont les actions sont à peine connues de la population et des militaires de la Nouvelle République.

    Pour finir, ces trois histoires s’insèrent très bien dans les débuts du septième film. La fin de deux d'entre-elles permettent de comprendre comment les personnages du film se sont trouvés dans le contexte des premières scènes. Malheureusement, elles sont très peu intéressantes voire en contradiction avec les films.

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    *** Deux histoires médiocres avec une dernière histoire un peu meilleure.

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    Image : Éditeur

  • Star wars: Bloodline par Claudia Gray

    Titre : Star Wars : Bloodline
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Del Rey 31 janvier 2017
    Pages : 432

    La galaxie est en paix. La Nouvelle République est formée de la majorité des mondes de la galaxie. Seules quelques petites planètes et des lieux inexplorés ne sont pas intégrés. Depuis longtemps, l'Empire a disparu et devient un objet d'histoire pour la nouvelle génération qui commence à entrer en politique. Malheureusement, le Sénat de la Nouvelle République est incapable de dépasser les batailles de factions. Deux mouvements s’opposent : les centristes qui souhaitent un pouvoir central fort et les Populistes qui désirent une indépendance forte des mondes de la Nouvelle République. Alors que le Sénat devient incapable d'agir une nouvelle menace monte. Une menace que la Sénatrice Leia Organa identifie et souhaite examiner. Mais elle est obligée d'accepter que le Sénat la contrôle à l'aide d'un jeune politicien qu'elle n'apprécie que peu.

    SPOILERS

    Quand j'ai lu le résumé j'étais un peu sceptique. Après une première trilogie au cinéma qui démontrait les incapacités d'une démocratie à travailler et à contrer une menace tyrannique ce livre semblait suivre exactement la même direction. Là aussi, quelques personnes observent un Sénat incapable de prendre des décisions, bloqués dans des questions administratives et de préséances, alors qu'une partie de ses membres souhaitent réinstaurer un pouvoir central fort. Heureusement, l'autrice est capable de donner de la substance à la manière dont ce Sénat fonctionne. On comprend parfaitement quelles sont les raisons mais aussi les complots derrière chacune des positions. Il est particulièrement intéressant que l'autrice ne place pas un parti au-dessus de l'autre. Au contraire, le parti de Leia Organa se dirige vers l'abandon de la possibilité d'une politique au niveau de la galaxie. Ainsi, ce livre permet de mieux comprendre le statu quo du septième film sans pour autant trop donner d'indices puisque celui-ci sortait après le livre.

    L'un des points majeurs de ce roman est le secret de la famille de Leia. Depuis le sixième film nous savons que Leia et Luke sont les enfants de Darth Vader. Mais nous ne savions pas de quelle manière l'univers allait réagir face à cela. On apprend, dans ce roman, que les deux enfants ont décidé de garder secret leur père. Bien entendu, l'autrice décide de rendre publique ce secret et imagine les conséquences pour la force politique de Leia. Immédiatement, celle-ci est discréditée, perd ses ami-e-s et risque même d'être incapable de travailler au sein de Sénat. Là aussi, derrière cette révélation on observe la mise en place, par l'autrice, d'un statu quo qui permet d'expliquer pourquoi une politicienne décide de devenir une résistante et de créer un groupe paramilitaire que la Nouvelle République ne soutient pas.

    Avec surprise, je termine l'un des meilleurs romans du nouvel univers étendu Star Wars. Bien que j’eusse apprécié le premier ouvrage de l'autrice j'étais sceptique face au résumé de ce livre qui semblait n'annoncer qu'une mise en place du statu quo avec des idées éculées. Pourtant, l'autrice réussit à donner vie et intérêt à un univers politique en danger. Elle réussit aussi à donner de la substance à la politicienne Leia et à son passage de Sénatrice à résistante proche de l'illégalité. Ce roman permet aussi de mieux comprendre l'état financier de la Résistance et son lien avec la Nouvelle République. Bref, ce roman est une étonnante réussite au sein d'autres livres souvent médiocres.

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    **** Une surprise.

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    Image : Éditeur

  • Injustice VS The Masters of the universe par Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell

    Titre : Injustice VS The Masters of the universe
    Auteurs : Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell
    Éditeur : DC 23 avril 2019
    Pages : 160

    Ce volume contient Injustice VS the Masters of the universe 1-6. Ce tome a lieu après les événements du jeu. Les auteurs décident que Superman a gagné. Le monde a donc bien changé. Tout est sous contrôle de Superman au sein d'une tour qui utilise la technologie de Brainiac afin de vérifier ce que pensent les humain-e-s. Toutes personnes qui ont une pensée considérée comme dissidente est immédiatement punie par des drones contrôlés technologiquement. Le monde est sauf mais la libre pensée a péri. La résistance n'a qu'une solution : chercher la liberté sur d'autres univers et recruter He Man.

    SPOILERS

    Je n'ai pas encore joué au jeu Injustice II mais je sais qu'il est possible de choisir qui gagne. Ce comics prend le parti de faire gagner Superman et permet de montrer ce qui peut arriver lorsqu'un dieu contrôle la Terre. Les rares images des humain-e-s montrent des personnes sans espoir, toujours contrôlées par une machine et dont les pensées et les actes sont constamment jugés. Pire encore, Batman n'est plus un humain mais une partie de la machine, utilisé par Superman qui fait de même avec d'autres personnes. Il est clair que même penser est devenu illégal.

    Dans ce contexte on peut se demander s'il est possible de sauver Superman. Cette idée n'est mise en avant que lors de la seconde partie du comics. On sait que plusieurs membres de la résistance étaient des proches de Superman et j'ai aimé que Damian Wayne comprenne enfin le point de vue de son père. Mais ces personnes ont abandonné l'idée de sauver Superman. Il est intéressant que les auteurs aient décidé que la personne à sauver est Clark Kent, l'alter ego humain de Superman. Celui-ci permet de comprendre ce qui fait l'humanité et donc d'éviter d'utiliser ses capacités de manière injuste. Cette capacité est incarnée par He Man qui, justement, est un dieu dans le corps d'un simple humain. Sa compréhension des deux mondes lui permet d'agir en laissant à son peuple la capacité de choisir. Selon les auteurs, en perdant son alter ego humain Superman ne pouvait que devenir un tyran et seul le retour de Clark Kent peut lui rendre une part d'humanité.

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    *** Des idées intéressantes au sein d'un comics qui reste, avant tout, l'occasion de voir se battre des personnages de deux univers.

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    Image : Éditeur

  • Injustice II 6 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran

    Titre : Injustice II 6
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran
    Éditeur : DC 6 août 2019
    Pages : 184

    Ce dernier tome contient Injustice II 31-36 et Injustice II annual 2. Depuis la fin du régime de Superman les combats ont lieu de toute part. Sur Oa, les Gardiens et les Lanternes subissent l'attaquent d'un corps de la rage dont la puissance a été démultipliée, alors qu'elleux-même ont subi de lourdes pertes aux mains de Superman. Sur Terre, des attaques terroristes ont détruit plusieurs villes tandis que certaines personnes souhaitent le retour du régime. Mais Batman a un plan, il veut construire un monde meilleur. Et, pour cela, il a besoin de ses ennemis.

    SPOILERS

    Ce volume est le dernier de la série. Il doit donc mettre un terme à ce qui a été construit afin de laisser la place au jeu, puis à un dernier volume qui se déroule après le jeu. Les scénaristes, pour terminer leur histoire, font quelque chose qui arrive rarement dans cet univers. Ils placent leurs personnages dans la capacité d'agir ensemble afin de dépasser leurs problèmes et de créer un monde meilleur. Pour la première fois, il y a une chance réelle de créer quelque chose sans que l'un des personnages ne le détruisent. D'une certaine manière, cette idée est au centre de cette série puisqu'elle commençait par Batman tentant de créer un conseil entre lui, la présidence et d'autres personnes riches.

    Malheureusement, ce dernier volume est très, trop, rapide. En à peine une centaine de pages plusieurs gros événements sont supprimés. La guerre sur Oa se termine, Starro est détruit, les attaques de Gorilles sont résolues, etc. De nombreux personnages disparaissent sans forcément donner lieu à des explications. Même si certaines fins sont particulièrement réussies comme celle de Booster Gold. En fait, la véritable fin e trouve dans l'Annual qui permet enfin à Superman et Batman de se parler en tant qu'anciens amis et humains. Enfin, Bruce Wayne admet n'avoir pas agi comme il l'aurait dû en tant qu'ami.

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    *** Une fin bien trop rapide, malgré de beaux moments.

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    Image : Éditeur

  • Ascender 1. The haunted galaxy par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 1. The haunted galaxy
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 23 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient les épisodes 1-5. L'univers a définitivement changé. Après une dernière confrontation entre l'UGC, Gnish et la résistance robotique les Moissonneurs sont revenus afin de passer leur jugement. Alors que leur première attaque n'était qu'une prévention celle-ci vise à détruire définitivement toutes capacités de résistances par les intelligences organiques. Mais leur attaque a aussi permis l'organisation d'une nouvelle puissance au sein de la Galaxie. Les planètes ne sont plus libres, elles sont sous le contrôle d'une magicienne nommée Mère. Celle-ci interdit toute technologie et combat toutes personnes qui pourraient se rebeller.

    SPOILERS

    Descender fut l'une des séries que j'ai le plus apprécié. Les auteurs créaient une situation et donnaient, petit à petit, les éléments pour la comprendre et essayer de deviner ce qui allait se dérouler. J'avais aussi beaucoup aimé la technique artistique utilisée par Nguyen. Ascender est dessin exactement de la même manière et, encore une fois, c'est beau. C'est un véritable régal d'observer les paysages et les différents personnages.

    Tout comme Descender, il me semble qu'Ascender sera une série qui va utiliser la simplicité pour mieux peindre son univers. Il n'y a donc pas une intrigue remplie de mystères mais un statu quo qu'il nous faut comprendre. Celui-ci est brisé par l'apparition d'un changement qui implique un danger pour Mère. On ne sait pas pourquoi mais une machine est revenue vers les humain-e-s. Je ne serais pas étonné si la série prend la forme d'une quête pour la fille d'Andy, quête qui pourrait lui permettre de retrouver Tim 21 ?

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    ***** Toujours aussi beau, toujours autant envie de connaitre la suite.

    Image : Éditeur

  • Legends of tomorrow

    La CW l'a fait. Après une première saison peu intéressante et deux saisons plus absurdes l'une que l'autre une quatrième saison est arrivée. Et il se pourrait qu'une cinquième ait lieu. Les Légendes ont donc réussi à vaincre Mallus mais Nora s'est enfuie avec l'aide de Ray Palmer. Depuis, le groupe continue à nettoyer l'histoire afin d'empêcher que le flux du temps ne soit à nouveau mis à mal. La fin de leur mission implique aussi la fin des financements pour les Bureau du Temps. Le gouvernement des Etats-Unis se demande pourquoi donner autant d'argent à une agence gouvernementale maintenant inutile et un groupe d'individus incapables de réussir leurs missions. Mais une nouvelle menace est annoncée par rien de moins que John Constantine : une porte s'est ouverte sur les enfers quand Mallus a été vaincu et plusieurs démons et autres créatures magiques se sont enfuies. Les Légendes doivent maintenant collaborer avec le bureau pour les gérer.

    SPOILERS

    Cette série n'est ni la mieux écrite ni la mieux jouée et encore moins la mieux mise en scène de la chaine CW. Après la saison 1, la production est partie sur l'absurde. Et plus le temps passe plus les saisons jouent sur cette absurdité et le quatrième mur. Cette saison est en plein dans ce processus. La production commence par se moquer de sa propre série, sans pour autant se moquer des personnes qui l'apprécie, pour mieux créer des situations incohérentes, mais plutôt drôles (ainsi on apprend qu'une partie de l'enfer est constitué d'un magasin Ikea, ce que je trouve parfaitement logique).

    En dehors des missions des épisodes et des situations absurdes cette saison nous offre plusieurs romances. Plusieurs personnages sont placés à différents points de leurs relations et essaient de comprendre leurs sentiments et l'impact du couple sur leur futur. On pense, bien entendu, à Ava et Sara Lance mais ce ne sont pas les seules. La création des couples est accompagnée de l'arrivée de Mona, une jeune femme qui adore les livres à l'eau de rose et qui ship tout le monde, elle incarne probablement l'audience. La production est incarnée par Mick Rory qui devient, lors de cette saison, un auteur de romance... reconnu et adulé. On retrouve aussi l'amitié, l'amour filial, bref ce qui crée des liens entre personnes qui s'apprécient. On pourrait croire que ces arcs narratifs sont inutiles mais ils sont utilisés une dernière fois lors du dernier épisode afin de permettre la victoire des Légendes.

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    **** Une série qui ne devrait pas fonctionner mais qui pourtant me fait rire.

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    Image : IMDB

  • Avatar. The last airbender. Team Avatar tales par Gene Luen Yang, Dave Scheidt, Sara Goetter, Ron Koertge et Kiku Hughes

    Titre : Avatar. The last airbender. Team Avatar tales
    Auteur-e-s : Gene Luen Yang, Dave Scheidt, Sara Goetter, Ron Koertge et Kiku Hughes
    Éditeur : Dark Horse 2 octobre 2019
    Pages : 80

    Après une première anthologie Dark Horse publie une seconde anthologie. Celle-ci est composée de 8 petites histoires. Elles prennent place après et pendant les événements de la dernière saison, si j'ai bien compris la chronologie. Celle-ci n'est pas précisée et les histoires ne semblent pas avoir été classée selon la chronologie de la série. Nous retrouvons donc tous nos personnages favoris lors de petites aventures. Loin de la flamboyance ce sont de petits moments lors desquels les auteur-e-s nous permettent de nous souvenir pour quelles raisons on les apprécie.

    SPOILERS

    Que penser de cette anthologie ? J'ai beaucoup apprécié certaines histoires. Ainsi, celle de Mai permet de préparer les événements de l'un des tomes de la série chez Dark Horse. J'aime bien aussi l'histoire autours de Ty Lee et encore plus la sortie au marché de Sokka et Suki. La relation de ces deux personnages est décidément l'une de celles que je préfère et je trouve que l'auteur de cette petite histoire a très bien mis en scène leur complicité et leur respect mutuel. Mais d'autres histoires de cette anthologie semblent moins intéressantes, plus anecdotiques. À la fin, on se demande si cette anthologie, très courte, vaut vraiment son prix.

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    *** Bien que remplie d'histoire sympathique j'aurais aimé quelque chose de peu plus substantiel.

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    *****

    Image : Éditeur

  • Good Omens

    Certes, je regarde la série bien après tout le monde. Cependant, lorsque j'ai su que le roman écrit par Gaiman et Pratchett allait être adapté en mini-série je savais que je ne pouvais pas faire autrement que la regarder. Good Omens commence comme toute bonne histoire par le début, pour arriver rapidement à la fin de tout. En effet, la fin des temps est proche. L'antéchrist est né et il va être placé auprès d'un humain afin de pouvoir faire le plus de dégâts possibles. Alors que le Paradis et les Enfers se préparent à la guerre qui marque la fin de tout, et la réponse à qui a raison, un ange et un démon se rendent compte que l'antéchrist est perdu et se mettent à sa recherche.

    SPOILERS

    Je vais le dire immédiatement, cette série est une très bonne adaptation. On sent que les personnes qui ont travaillé sur celle-ci souhaitent faire du bon travail et donc rendre hommage à Pratchett. Dès le générique on se rend compte de la qualité de la production. Une bonne partie du matériel du roman est gardé en l'état mais, comme toute bonne adaptation, ce qui était inutile ou redondant a été laissé de côté voire remplacé par de nouvelles scènes. Ainsi, ce qui rend le roman bon est gardé en l'état mais la série réussit à magnifier ces aspects. Ce fut donc un véritable plaisir de la regarder, plaisir qui sera sûrement renouvelé à plusieurs reprises.

    Ce que j'ai apprécié, et qui a créé une certaine discussion sur l'internet, est la relation entre Crowley et Aziraphale. Les deux sont montrés comme proche dès le début et une grande partie de l'un des épisodes présente leur histoire commune lors de plusieurs événements historiques. A la base les deux doivent lutter en secret l'un contre l'autre. Le démon créant le chaos et l'ange faisant en sorte de restaurer la paix. Rapidement ils comprennent le désintérêt de ce travail et commencent à faire connaissance alors que les humain-e-s agissent sans aides. Tout est fait pour créer l'impression que les deux personnages sont très proches, probablement en couple. Certains dialogues vont, en tout cas, dans cette direction. Les choix des personnages le font croire aussi. Il est dommage que cet aspect ne soit pas affirmé mais leur relation est ce qui l'un des aspects les plus sympathiques de la série.

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    ***** Une série que j'attendais de pied ferme, et que j'ai énormément apprécié.

    Image : IMDB

  • L'europe barbare. 476-714 par Sylvie Joye

    Titre : L’Europe barbare. 476-714
    Autrice : Sylvie Joye
    Éditeur : Arman Colin 2019
    Pages : 251

    La fin de l'Empire Romain d'Occident et la création des Royaumes barbares est une époque peu comprise. Elle est souvent utilisée pour des raisons politiques qui n'ont que peu à voir avec le fonctionnement réel de cette époque. C'est un contexte de changements basés sur des causes lentes. Des changements qui permettent à de nouveaux royaumes de se constituer tout en restant impliqué dans le cadre de la romanité, qui reste un idéal important. 251 pages ne sont guère suffisantes pour nous montrer toute la richesse de la période mais permettent de créer une bonne entrée en matière.

    Le livre est divisé en 10 chapitres. Les deux premiers permettent de situer le contexte. L'autrice examine d'abord la période tardive de l'antiquité. Elle montre que les changements subis par l'Empire romain, en particulier la création d'une nouvelle capitale et sa division en deux Empires. Elle se concentre en particulier sur l'occident qui subit plusieurs invasions et problèmes économiques. Ce qui force à se reposer sur des peuples dits barbares. Ces derniers sont définis dans le second chapitre. Le terme provient des grecs et marque le fait de ne pas utiliser certaines langues. L'autrice veut surtout éviter les idées peu historiques sur la fin de l'Empire Romain d’occident : sa destruction par les invasions.

    L'autrice essaie de présenter plusieurs royaumes barbares. Elle nous parle des Wisigoths, des Lombards mais aussi des Burgondes. Ces chapitres permettent de montrer ce qui constitue ces peuples et quelles furent leurs divisions et leur manière de gouverner. Mais l'autrice s'intéresse aussi à l'Irlande et au territoire de la Grande-Bretagne actuelle, qui connait des divisions compliquées tout en étant en dehors de la zone romaine. Je ne connais que peu ce dernier point et je trouve dommage qu'elle ne se soit pas un peu plus concentrée sur cette région.

    Bien entendu, elle donne une grande place aux Francs. Elle explique de quelle manière les Francs ont pu gagner en pouvoir et comment les rois francs ont pu contrôler une partie importante de l'Europe occidental. En particulier, la défense des Papes fut un bon moyen de créer une légitimité. Mais les Mérovingiens furent aussi soumis à des luttes intestines contestant les divisions du royaume. Ces luttes ont affaibli la dynastie qui a dû se reposer sur de grandes familles. Petit à petit, les rois ont perdu de leur pouvoir au profit d'une autre famille : les Pippinides.

    Ce manuel s'intéresse aussi aux questions plus sociales. L'autrice examine les rapports sociaux. Elle nous présente, en particulier, le fonctionnement de la justice. J'ai aussi beaucoup apprécié son examen de la religion. Car les royaumes barbares sont rarement catholiques mais ariens. Cependant, cela n'implique pas forcément une attaque contre les catholiques. L'autrice termine son manuel sur un examen plus historiographique et méthodologique. Elle ajoute aussi une chronologie et un lexique, bien utile.

    Image : Éditeur

  • Harbinger Wars 2 par Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Wars 2
    Auteur-e-s : Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 7 novembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume contient Harbinger Wars 2: Prelude 1, Harbinger Wars 2: 1-4 et Harbinger Wars 2: Aftermath 1. Livewire est une alliée des États-Unis. Elle travaille pour ce pays depuis qu'elle trahi Toyo Harada. Sa trahison a débuté lorsqu'elle l'a vu user de ses pouvoirs afin d'être certain de n'avoir aucuns opposants. Depuis, elle démantèle ce qui reste des outils d'Harada sur les États-Unis. Cet effort lui a permis de découvrir des psiotiques qui ont été mis de côté par Harada, car peu utiles. Elle décide de les aider. Dans le même temps, les forces de police massacrent des enfants psiotiques dans une petite ville. Livewire décide de refuser de tels actes et détruit le réseau électrique des Etats-Unis. Une guerre a commencé.

    SPOILERS

    Il m'a fallu un certain temps avant de me décider à lire ce comics. Le premier événement du nom était maitrisé et entrait dans une construction plus vaste. Ce second événement promet la même chose. Malheureusement, je ne sais pas à quel point il est relié aux autres ouvrages, ne les ayant pas lus. En revanche, cet événement me semble surtout un bon moyen de relier différents personnages sur quelques pages au nom du spectaculaire. Celui-ci n'a pas lieu et certains groupes sont montrés sans jamais préciser la raison de leur présence ni leur donner l'occasion de combattre. Cela n'est pas possible car le nombre de numéros ne permet pas de créer un enjeu véritablement important avec des personnes qui réfléchissent à leur place au sein de ce combat. Tout est donc assez artificiel.

    Cependant, je tiens à mentionner un point positif. Dans les comics les combat ont souvent lieu alors que les personnages principaux ne communiquent pas. Dans ce comics il y a, enfin, une véritable tentative de communication. Ce sont, particulier, Livewire et Aric qui essaient de se comprendre mutuellement et de créer les bases d'une nouvelle manière de collaborer. La fin de la guerre est due à leur capacité à communiquer malgré leurs différends. C'est tout l'intérêt du numéro Aftermath. Il est tout de même dommage que ce sujet ne soit pas mieux mis en avant par les auteur-e-s.

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    *** Un événement qui offrait beaucoup de promesses mais qui n'en concrétise que peu.

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    Image : Éditeur

  • Sorry we missed you

    TW : actes de maltraitances

    J'avais adoré "I, Daniel Blake" malgré sa capacité à créer de la tristesse. Ken Loach avait réussi à montrer l'absurdité d'un système de chômage tout en montrant les effets de celui-ci, et de la pauvreté, sur les gens. Je ne pouvais pas passer à côté d'un nouveau film de Ken Loach, bien que cette fois je sois prévenu de l'effet de ses films. Dans ce nouveau film nous suivons la vie d'une famille victime d'une crise économique. Lors de leur mariage, le jeune couple pensait pouvoir devenir propriétaire et s'occuper de leur famille. Mais Ricky Turner perd son emploi et sa femme, Abbie, travaille comme aide à domicile avec un contrat 0 heures. Leur fils ne s'intéresse plus à l'école et leur fille est un peu laissée seule. Tout pourrait changer lorsque Ricky pense trouver une opportunité. Il pourrait devenir livreur pour une société de livraison. Mais cela implique des investissements importants car il n'est pas employé mais un prestataire de service. Petit à petit, la famille s'enfonce dans la crise.

    SPOILERS (des gros)

    Ce film est particulièrement éprouvant à regarder. Je vais revenir sur plus aspects ensuite pour d'abord me concentrer sur la famille Turner. Les deux parents sont montrés comme de plus en plus fatigués, incapables de sortir des dettes. Pour permettre à Ricky de travailler Abbie a vendu sa voiture, ce qui implique qu'elle doive prendre le bus pour travailler et donc rentrer tard. Leur fils, Seb, est en train de sortir du système scolaire et de refuser, de plus en plus, les décisions de son père. Leur fille, Lisa Jane, semble encore s'en sortir à l'école mais elle souffre du stress et des disputes entre ses parents et avec son frère. Le travail précaire a donc ici un effet précis : la famille perd en cohésion.

    Ce que montre le film concerne aussi Uber et les contrats précaires, en particulier les contrats 0 heures. Ces contrats impliquent que la personne employée ne sait pas si elle sera envoyée au travail ni combien elle sera payée. Le statut est particulièrement insécure mais il n'est pas possible de chercher un nouvel emploi vu que la personne est déjà employée. Dans ce film, cela implique aussi un travail de soin, mais pour des personnes qualifiées de clientes avec lesquelles la fraternisation est interdite, et un temps de travail précis. Abbie ne doit pas s'occuper des personnes qu'elle a en charge trop longtemps et les heures supplémentaires ne sont pas payées. Bien entendu, pour le soin à la personne une telle attitude est impossible et cela implique, au minimum, de ne pas traiter de manière adéquate des êtres humains.

    En ce qui concerne Ricky il est attiré par la possibilité d'être son propre patron. Mais le système dans lequel il entre implique de nombreux investissements de sa part pour un retour peu important. Il doit acheter un camion, prendre une assurance et gérer lui-même son temps de travail tandis que l’entreprise ne lui fournit que les paquets, les adresses et un scanner portable. En cas d'incapacité de travail, il reçoit une amende et les colis et matériels défectueux sont mis à charge. Étant un prestataire de service il n'a donc aucuns droits, il n'est pas protégé, tandis que l'entreprise a toutes les garanties. Pourtant, il est fortement soumis aux demandes et au contrôle de l'entreprise qui vérifie ses capacités mais aussi ses pauses et les plaintes envers lui.

    Cela me conduit à la dernière partie du film. Lors de celle-ci le couple est à la dérive. Les deux enfants sont fortement mis à mal par le contexte économique des parents bien que Seb se rapproche de son père après que celui-ci a été attaqué et doive rembourser près de 1600 livres à l'entreprise, dont une amende journalière pour son incapacité de travail à la suite de son hospitalisation. Le lendemain, Ricky essaie d'aller au travail après avoir écrit un mot sur la table. Selon moi, on peut interpréter cette dernière partie comme un brun out. Ricky ne peut pas imaginer ne pas aller au travail et créer des dettes supplémentaires. Mais il ne peut plus aller travailler sans souffrance. La fin réelle du film n'est pas claire. On peut imaginer un accident de la route, ou pire.

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    ***** Un très bon film, mais éprouvant, qui permet de voir les effets des contrats précaires, type Uber, sur les personnes.

    Image : IMDB

  • La fameuse invasion des ours en Sicile

    Ce film animé est adapté d'un livre. Il parle de deux personnes : un homme d'âge mur et une petite fille qui le suit dans ses voyages en Sicile. Illes se rendent dans différentes villes afin de raconter des histoires aux habitant·e·s des lieux. Mais les voyages sont difficiles et froid en cette période ce qui pousse l'homme et la jeune fille à se rendre dans une grotte afin de s’abriter. Dans cette grotte, se trouve un vieil ours. Passé un moment de peur, compréhensible, les deux humain·e·s décident de lui raconter une histoire. Et pas n'importe quelle histoire. Illes vont raconter l'histoire du roi des ours et de son invasion en Sicile.

    SPOILERS

    Le conte commence comme beaucoup de contes par une perte. En l’occurrence, la perte du fils du roi des ours. Bien entendu, cette quête ne débute que lorsque le personnage principal est guidé dans une direction précise. La quête implique un voyage avec des dangers mais aussi des actes de bravoures. Les ours devront lutter contre les humain·e·s. Mais aussi contre un troll et surtout comprendre pourquoi les fantômes existent. Une bonne quête implique aussi un méchant. Ce dernier est le dirigeant de la ville des humain·e·s. Une ville défendue par une armée humaine dont tous les soldats se ressemblent. Comme tout bon méchant, il est cruel et détestable.

    Mais ce qui a rendu ce film bien plus intéressant, en tout cas pour moi, c'est que l'histoire principale à deux suites. L'une est cachée tandis que la première est racontée par l'ours qui, jusque-là, ne faisait qu'écouter. Cette suite se déroule après la prise de contrôle de la ville humaine. Tout se déroule bien. Mais un vol crée une fracture entre les humain·e·s et les ours. Derrière cette fracture se cache l'idée que les ours, conquérants, sont supérieurs aux humain·e·s, peuple conquis. Ces derniers sont considérés comme plus sournois que les ours et donc le roi les punis collectivement des vols qui ont lieu. Les personnes qui contestent cette manière de diriger sont, petits à petits, arrêtés et éloignés. Ainsi, le récit va plus loin que la fin de la quête et montre les conséquences d'une conquête et du pouvoir, au jour le jour. Mais aussi l'attrait du pouvoir sur certains esprits.

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    **** Un petit film sympathique, surtout pour les enfants

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    Image : IMDB

  • Terminator: Dark fate

    Sarah Connor a gagné. Son fils est sauvé et l'apocalypse n'a pas eu lieu à l'heure prévue. Mais d'autres Terminators ont été envoyé dans le passé et ils ont une nouvelle cible. Celle-ci est Dani Ramos. Une ouvrière mexicaine qui prend en charge son frère, qui rêve de célébrité, et son père, qui semble être incapable de cuisiner ou de prendre des rendez-vous. En quelques minutes sont futur est bouleversé lorsqu'elle est sauvée par une femme qui prétend venir du futur afin de la protéger des attaques des machines. Leur poursuivant est pratiquement indestructible et il leur faudra l'aide d'une Sarah Connor surarmée pour réussir à survivre au présent et penser au futur.

    SPOILERS

    Apparemment, ce film est la suite directe de Terminator 2. Tout ce qui a été construit ensuite est donc annulé. Disons-le tout de suite, John Connor meurt pratiquement immédiatement. On a donc deux changements importants. D'une part la fin des temps n'a pas eu lieu et Skynet n'a pas existé. D'autre part le chef de la Résistance humaine n'existe plus. Pourtant le film existe. Car celui-ci prend le parti de considérer le futur à la fois comme mouvant et comme une fatalité. Même si une version de Skynet est détruite il y aura toujours une nouvelle version. Même si le chef de la Résistance est tué l'humanité va toujours combattre. Ce destin mouvant mais inéluctable est toutefois mieux incarné par les individus qui peuvent réellement modifier le futur. En particulier, c'est le Terminator qui a tué John Connor qui change le plus. Sans ordres du futur et après avoir terminé sa mission il réussit à défendre ses propres choix, des choix qui dépendent d'un but que souhaite atteindre le Terminator.

    Ce film profite aussi de son existence pour moderniser la saga. Dani n'est pas la mère du sauveur mais la cheffe de la résistance. Au lieu de plusieurs hommes qui défendent une femme ce sont plusieurs femmes qui se défendent seules. Dani est d'ailleurs montrée comme quelqu'un qui subit les événements et qui, dès qu'elle est capable de réfléchir un peu, prend des décisions nécessaires pour vaincre. Sarah Connor est aussi montrée comme une combattante particulièrement impressionnante capable d'échapper non seulement aux machines mais aussi aux différentes polices. Ce changement est, là aussi, particulièrement incarné par le Terminator qui a prend le nom de Carl. Au lieu d'être une machine à tuer il devient un père capable de s'occuper d'enfants, de faire la vaisselle et de soutenir sa compagne. En d'autres termes, il est dépeint comme un égal de sa femme qui prend en charge les besoins communs du couple. Bien entendu, le choix est voulu afin de créer un choc. La machine de guerre est capable d'être un véritable compagnon !

    En ce qui concerne les combats je pense que le film est réussi. Il nous donne l'impression d'une course contre la montre face à un ennemi implacable et indestructible. Cependant, certains moments me semblent trop artificiels comme la destruction de l'arme qui devait permettre de combattre ce Terminator. Je déplore aussi qu'il n'y ait aucunes règles qui permettent de comprendre la manière de fonctionner des machines. Celle-ci peut tout faire et rien ne semble permettre de la vaincre. On se demande donc pourquoi elle met si longtemps à réussir sa mission. Malheureusement, ce film n'est pas une réussite. Il y a des idées intéressantes mais elles ne sont pas bien amenées.

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    *** Bien que le film soit meilleur que Genesys il ne réussit pas à me convaincre.

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    Image : IMDB

    Site officiel

  • freedom Fighters: The Ray

    Il y a quelques années a eu lieu un Crossover entre des séries de la CW nommés Crisis on earth X. On découvrait une terre contrôlée par les nazis sur laquelle les héro·ïne·s étaient divisés en deux groupes : une partie tentait de résister tandis que l'autre soutenait le régime nazi. Lors de ce crossover on découvrait aussi The Ray. Ce film d'animation existe dans le même univers. Il commence sur la Terre X alors que les résistant·e·s tentent de survivre à l'invasion. Lors de la bataille, The Ray est blessé. Il fuit sur une autre terre afin de protéger la base de la résistance mais il meurt immédiatement. Son pouvoir est transféré à une jeune travailleur social homosexuel : Ray Terrill.

    SPOILERS

    Ce film d'animation prend place dans un monde que l'on connait bien. Outre le fait d'être le lieu de plusieurs séries il se déroule dans un contexte particulier. Ray Terrill tente d'aider des personnes en situation de précarité mais son département n'a pas le budget nécessaire. Pire, le monde politique ne s'intéresse pas à ce travail. En effet, comme le dit le maire, les personnes qu'aident ce département ne sont pas des gens qui votent pour lui. Ce sont des personnes majoritairement d'origines étrangères et le maire préfère attirer des personnes qui votent pour lui car illes lui ressemblent : des personnes blanches de la classe moyenne. On a donc clairement un message politique, même s'il est simplifié par le film. Dans ce contexte, le but de Ray Terrill est d'aider les personnes qui ont en besoin. Ce qui est poussé assez loin lorsqu'il menace le maire en portant son costume, un acte peu démocratique qui n'est que peu thématisé par les scénaristes.

    Outre les problèmes de sociétés le film s'intéresse à la raison qui pousse certaines personnes à aider leur prochain, ici en portant un costume. Ray Terrill est présenté comme le frère d'un soldat mort en Irak. Pour Ray, ce frère est mort afin d'aider un peuple à se soulever contre un tyran, ce qui est un peu simpliste mais fonctionne au sein du film. Selon le message du film, les personnes qui veulent aider leurs prochains le font parce qu'elles ressentent le besoin d'agir pour restaurer un équilibre. Besoin qui est décrit comme une forme de responsabilité envers les autres. Ce qui explique pour quelle raison Ray se trouve sur terre X plus tard : car celle-ci a bien plus besoin de lui que les autres personnes.

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    *** Un petit sympathique mais qui n'est pas de grande qualité. À regarder si vous aimez cet univers.

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    Image : IMDB

  • Flash saison 5

    L'équipe Flash a réussi, Devoe est vaincu et son satellite a été détruit. Des débris ont touché des personnes innocentes mais au moins les dégâts ne sont pas trop nombreux. Malgré leur joie, l'équipe se demande comment le satellite a pu être détruit aussi facilement. La réponse est donnée lorsqu'une jeune femme entre dans la maison des West et annonce être la fille d'Iris West et de Barry Allen : Nora. Elle annonce aussi immédiatement avoir fait une erreur qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Nora a besoin de l'aide du Flash pour rentrer chez elle et réparer ce qu'elle a causé. Mais alors que l'équipe tente de l'aider un tueur en série apparait en ville. Celui-ci n'a qu'une cible : les méta-humain·e·s.

    SPOILERS

    Depuis le début de la série la famille a une place importante dans Flash. Ce dernier e bat pour aider les gens mais aussi, et surtout, pour protéger les personnes qu'il considère être de sa famille. Nora Allen est apparue à plusieurs reprises lors de la saison 4 et il semblait logique de penser qu'elle était la fille de Barry et Iris. Lors de cette saison elle est bien plus présente et son lien avec ses parents est au centre de plusieurs intrigues. Ainsi, elle est proche de Barry car elle ne l'a pas connu. Sa relation avec Iris est plus difficile mais se reconstruit petit à petit. D'une certaine manière, les événements de la saison sont secondaires face au lien familial de ces trois personnages. Ce qui rend la fin de la saison plutôt triste.

    Mais cette saison se déroule aussi un an avant le cross-over Crisis in infinite earth. Une crise annoncée lors de cette saison dans le cross-over Elseworld mais aussi dès le début de la série Flash. Je ne sais pas exactement de quelle manière la série va être impactée par la Crise mais elle est censée mettre en scène la mort de plusieurs personnages, dont le Flash. Ainsi, cette saison commence à préparer la fin du Flash en parlant de son héritage. Nora, provenant du futur, sait exactement ce qui reste des travaux du Flash. Celui-ci est vu comme un symbole d'espoir capable de vaincre non pas uniquement par la violence mais aussi par la raison et les paroles. Un homme capable de pardonner grâce à la foi qu'il possède envers l'humanité. Nora, bien entendu, doit apprendre quelle est sa place au sein de cet héritage, et accepter que son père ne soit pas devenu le Flash en un jour.

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    *** Sans être une catastrophe, tout en restant une série de la CW, j'ai l'impression que cette saison a bien plus d'incohérences et de non-dits que les précédentes. Est-ce moi ou les scénaristes sont un peu fainéant·e·s ?

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    Image : IMDB

  • Last Shot par Daniel José Older

    Titre : Last Shot
    Auteur : Daniel José Older
    Éditeur : Penguin 30 octobre 2018
    Pages : 432

    Nous sommes deux ans après la fin de l'Empire lors de la bataille de Jakuu. Depuis, la Galaxie est en paix au sein de la Nouvelle République. Celle-ci construit, petit à petit, un système démocratique accepté dans le cadre de planètes de plus en plus nombreuses. La Nouvelle République, considérant cela comme une nécessité si la paix doit durer, a fortement abaissé son arsenal militaire tandis que d'autres technologies sont développées. Han Solo et Leia vivent ensemble sur la capitale de la Nouvelle République avec leur fils, Ben. Mais Han ne saut absolument pas comment être un père et encore moins un mari. Bien qu'il essaie de toutes ses forces il est assez honnête envers lui-même pour savoir que son attitude d'homme-enfant n'est pas adapté à un rôle de père de famille et de compagnon d'une sénatrice et héroïne de la République. Il a besoin de temps pour réfléchir et comprendre. Justement, Lando Calrissian vient lui proposer une quête.

    SPOILERS

    Il y a une chose qui m'a frappé dans ce roman : la place prise par les habits. L'auteur adore parler des habits et de qu'ils impliquent concernant leur porteur. On commence immédiatement avec une description très précise des choix de Lando qui impliquent une envie de créer un effet particulier. Tandis que Han choisit ses habits pour se sentir confortable non seulement habillé mais surtout dans un rôle précis.

    Une seconde chose est la place des relations matures. Que ce soit Han ou Lando nous avons deux personnages qui ont du mal à créer des relations mutuelles adultes. Les deux sont des bandits qui aiment utiliser leurs charmes afin de gagner un trésor. Même si Han est marié il craint de ne pas être capable d'être un mari et un père adéquat. Lando, en revanche, ne sait pas s'il est même capable d'être quelqu'un de stable, ce qui repousse immédiatement toutes personnes qui souhaiteraient tenter de créer une relation adulte avec lui.

    On apprécie tout Han et Lando, même si Leia est bien plus intéressante. Un livre qui lie les deux au sein d'une aventure qui prend ses racines dans le passé et qui implique de réfléchir à la place des droïdes dans l'univers de star wars devrait me plaire. Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé ce roman. L'intrigue semble intéressante mais elle est divisée en trop de petites intrigues secondaires qui ne font sens que largement plus tard et que les personnages ne comprennent que très tardivement. Le méchant principal est une caricature de ce qui aurait pu être un personnage particulièrement malsain. Enfin, on ne peut que pousser de nombreux soupirs face aux difficultés de Han et Lando de comprendre leurs émotions...

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    ** Han et Lando sont présents, c'est tout.

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    Image : Éditeur

  • Maleficent: Mistress of evil / Maléfique: Le pouvoir du mal

    Depuis le dernier film, Aurore est devenue la reine de la Lande. Elle essaie de bien traiter les fées tandis qu'elle tente de nouer des liens avec le royaume voisin, et son prince Philippe. L'espoir d'une paix entre les deux royaumes et les deux espèces se concrétise lorsque, enfin, une demande en mariage est faite. Mais Maléfique et la Reine ne semblent pas se réjouir des festivités. L'une des deux pourrait bien tenter de gâcher la joie de tout le monde. Et, ce faisant, déclencher une guerre qui pourrait bien mener à de grandes destructions.

    SPOILERS

    Le premier film était loin d'être particulièrement difficile à comprendre mais je l'avais beaucoup apprécié. En particulier, j'aimais beaucoup la prestation d'Angelina Jolie qui redonne ici aussi tout ce que j'adore dans le personnage de Maléfique. Loin d'être mauvaise elle n'est tout de même pas naïve et elle est prête à combattre si nécessaire, tout en acceptant de rester pacifique pour le bien de la Lande et surtout d'Aurore.

    Ce second film place deux philosophies l'une contre l'autre. La première considère que les liens entre personnes différentes doivent passer par la tolérance et l'ouverture. Il est nécessaire de créer des relations d'échanges pacifiques qui permettent une confiance réciproque. Seule ces conditions peuvent permettre de créer une paix durable. Plusieurs personnages incarnent ces efforts de compréhensions et de pacification malgré un contexte difficile

    Face à eux plusieurs autres personnages incarnent la peur et la guerre. Ce sont des personnages qui ne souhaitent pas comprendre les autres. Illes usent de la peur afin de contrôler leur peuple et surtout de créer les conditions nécessaires à une guerre. Cette peur est nourrie par une course aux armements et des attaques mutuelles qui empêchent de créer une confiance mutuelle. Au contraire, c'est la suspicion qui règne et seuls des actes particuliers permettent de créer un changement.

    Maléfique, elle, est placée entre les deux extrêmes. Bien qu'elle soit dépeinte comme servante du mal capable de grande cruauté il est rare qu'elle combatte dans ce film. Car ce personnage doit choisir son futur. Soit elle devient une maitresse de la guerre et de la vengeance soit elle devient l'incarnation de la renaissance et de la paix. Cette transformation s'incarne dans les habits mais aussi les changements de formes puisqu'elle devient un phénix, symbole connu de renaissance.

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    **** J'ai aimé le premier film, naturellement j'apprécie la suite qui ne prend pas de risques. Si vous êtes comme moi vous n'aurez aucune surprises.

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  • L'europe carolingienne 714-888 par Geneviève Bührer-Thierry

    Titre : L’Europe carolingienne 714-888
    Autrice : Geneviève Bührer-Thierry
    Éditeur : Armand Colin 2019 (2001)
    Pages : 224

    L'époque médiévale me semble être souvent incomprise. Soit on la pense comme un âge d'or de chevalerie et de galanterie soit on l'imagine comme une époque sombre durant laquelle l'humanité a perdu une grande partie de ses connaissances. Ce n'est ni l'un ni l'autre, mais une période spécifique avec ses réussites et ses problèmes. Ce livre s'intéresse à la période carolingienne. Durant celle-ci, une famille a tenté de recréer l'empire romain autours de l'Église et d'un nouvel empereur. Malgré les réussites, cet empire tombera par suite de l'incapacité de défendre l'Europe contre les ennemis internes et externes, en particulier les Vikings.

    On peut diviser ce manuel en trois parties. La première partie, les chapitres 1-6, sont un moyen, pour l'autrice, de nous expliquer de quelle manière l'Empire a été constitué. Elle suit les différents membres de la famille de manière chronologique en explicitant les tensions et problèmes qu'ont connu les membres de la famille. La première tension étant la légitimité des carolingiens, qui se basa sur l’Église. D'autres tentions concernant les liens entre les différents enfants et la couronne impériale. Celle-ci mène à des divisions entre royaumes plus petits qui sont, théoriquement, soumis à l'Empereur. Mais les nombreuses révoltes montrent que cette union est remise en cause.

    Une seconde partie contient les chapitres 7 à 11. L'autrice y parle des aspects sociaux et culturels de l'Empire. Bien entendu, cela implique de parler de la religion. Tout un chapitre y est consacré et montre de quelle manière celle-ci permet de justifier non seulement l'Empereur mais aussi l'union de l'Empire. Bien entendu, l’Église possède un intérêt à un gouvernement qui uni toute l'Europe. D'autres chapitres concernent l'économie, qui subit les attaques Vikings, mais aussi la culture. En particulier, l'apparition de la lettre caroline. Ces chapitres permettent de démontrer l'impact de l'Empire sur le territoire et la culture. Loin d'une ère sombre on y découvre une ère extrêmement active et littéraire.

    Enfin, une dernière partie est constituée par les annexes. L'autrice a inclus un index mais aussi une chronologie. On découvre aussi une bibliographie, des arbres généalogiques et un glossaire des termes utilisés et importants. De plus, l'autrice a publié des traductions de textes de l'époque qu'elle analyse. Cela permet de comprendre comment traiter un texte, comment le situer dans un contexte mais aussi de suivre un plan précis lors des examens donnés aux étudiant·e·s en histoire médiévale.

    Ainsi, ce livre est parfait comme moyen d'entrer dans une période spécifique et comme moyen de révision. Mais il sera aussi intéressant pour les personnes qui souhaitent simplement en savoir un peu plus sur une période passionnante.

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  • The aftermath trilogy 2. Life debt par Chuck Wendig

    Titre : The aftermath trilogy 2. Life debt
    Auteur : Chuck Wendig
    Éditeur : Penguin 28 mars 2017
    Pages : 512

    L'amirale Rae Sloane s'est échappée. Depuis, l'Empire est diminué. L'amirale est capable de tenir une partie de la galaxie mais une grande partie appartient à la République tandis que des pirates se constituent leurs propres royaumes et que des restes de l'Empire agissent en dehors de l'autorité impériale. Rae Sloane elle-même est en fait soumise à une figure qui préfère rester dans l'ombre. Norra Wexley et son groupe naviguent dans cet univers et s'attaquent à certains impériaux que la République souhaite juger pour leurs crimes. Mais illes se séparent de la République lorsque Leia leur donne une mission précise : retrouve Han, capturé alors qu'il essayait de libérer Kashyyk.

    SPOILERS

    Ce roman est la suite directe du premier tome. Il reprend aussi son but qui est d'expliquer ce qui est arrivé au sein de l'univers Star Wars avant le film 7. Le premier tome était médiocre. Ce second tome relève un peu le niveau. On connait déjà les personnages et le contexte. On comprend un peu mieux comment les choses interagissent. J'ai aussi eu l'impression que le roman possède une direction, même si celle-ci n'est pas toujours claire et donne l'impression que l'auteur voulait parler de trop de choses en même temps. Enfin, les batailles sont bien plus vivantes que dans le premier roman qui restait un peu mou.

    De plus, ce roman nous offre beaucoup plus de conséquences. Le premier se contentait de nous expliquer les conséquences de la guerre sur la Galaxie. Ce roman nous explique les conséquences ce qui est réellement en train de se dérouler. Ainsi, ce qui se déroule au sein de l'Empire modifie la République et ses relations avec les autres planètes. D'ailleurs, ce roman semble se diriger vers un état politique proche de celui que j'imagine après le film 8 : un agrégat de plusieurs groupes politiques plus ou moins stables au lieu d'un gouvernement centralisateur. Le roman se concentre aussi sur les modifications que subit la Nouvelle République. Au lieu d'agir seule face à des menaces non stratégiques dans le but de démontrer sa supériorité morale elle doit accepter débats et considérations au long terme. L'exemple parfait étant Kashyyk : une planète occupée dont la population est réduite non seulement à l'état d'esclavage mais animalisée. Au lieu d'agir de manière bénéfique la Nouvelle République préfère utiliser ses ressources pour des batailles, politiques et militaires, plus importantes au long terme.

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    *** Un second roman meilleur que le premier mais qui reste un peu décousu, trop long avec trop de pistes explorées.

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    Image : Éditeur

  • Fantastic Mr. Fox

    Ce film fait partie de mon souhait de mieux connaitre la filmographie de Wes Anderson. Bien que tous ses films ne m'intéressent pas j'apprécie suffisamment ce réalisateur pour souhaiter mieux connaitre son univers. Fantastic Mr. Fox est filmé en stop motion, technique que l'on retrouvera pour le magnifique "L'ile aux chiens." Fantastic Mr. Fox se déroule dans la campagne. Il parle d'un renard, d'une renarde et de leur fils. Mr. Fox fut, pendant longtemps, un fantastique voleur de volaille. Mais après avoir risqué la mort il promet à sa femme de trouver un autre métier. Arrivé à la fin de sa vie, il souhaite débuter un dernier vol. Justement, sa nouvelle maison lui permet d'espionner les trois fermiers les plus riches des environs. Mais quelles seront les conséquences ?

    SPOILERS

    Les personnes qui apprécient Wes Anderson devraient apprécier ce film. On retrouve plusieurs choses qu'il utilise régulièrement. Par exemple, l'usage des percussions me semble proche de ce qu'il en a fait dans "L'ile aux chiens." Mais je pense aussi à l'usage du comique de situation qui permet de créer un décalage entre une parole et la situation proprement dites. On retrouve aussi des personnages très civilisés qui, d'un seul coup, deviennent sauvages. Mais ce film est surtout une histoire de famille.

    Mr. Fox est la perfection. Ses années scolaires sont légendaires. Sa carrière de voleur de volailles est tout aussi légendaire. Il est capable de créer des plans en quelques minutes, et ces plans réussissent. Il est secondé par le cousin de son fils. Ce dernier est tout aussi talentueux et semble réussir tout ce qu'il tente sans aucun problème. Face à ces deux personnes, on a le fils de Mr. Fox. Un jeune renard un peu bizarre qui semble n'avoir aucun talent. Il essaie de se lier à d'autres personnes mais n'y réussit jamais vraiment. Il essaie aussi de ressembler à son père mais non seulement il ne réussit pas son père le repousse aussi ! Il est donc particulièrement triste et en colère. Nous avons donc une famille qui a ses problèmes et dans laquelle le fils essaie de dépasser l'ombre de son père afin de trouver sa propre voie.

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    ***** Un film que j'ai beaucoup apprécié !

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  • Histoire de l'Inde par Michel Boivin

    Titre : Histoire de l'Inde
    Auteur : Michel Boivin
    Éditeur : PUF 1996
    Pages : 128

    Comme beaucoup de personnes, mon parcours scolaire en histoire est principalement européocentriste. Je n'ai vu que peu de choses sur le continent africain, en dehors de l'Égypte antique, et encore moins sur le reste du monde en dehors des luttes contre le colonialisme. Mais je souhaite avoir plus d'informations sur l'histoire de pays qui ne sont pas européens. Cependant, cela implique d'apprendre des concepts et des événements que je n'ai jamais vu auparavant, voilà pourquoi je me suis lancé dans ce petit livre.

    L'auteur nous offre une histoire synthétique de l'Inde en 4 chapitres. Le premier chapitre s'occupe de l'Inde dites ancienne. L'auteur y met en avant des sources archéologiques et religieuses qui permettent de comprendre le fonctionnement politique et social des premières civilisations indiennes. On trouve, dans ce chapitre, des informations concernant les religions et leurs doctrines mais aussi les différentes réformes et les liens avec le politique.

    Un second chapitre s'intéresse aux liens entre l'Inde et le monde musulman. Après avoir subi de nombreuses invasion l'Inde subit une domination de nature musulmane. Mais celle-ci forme de nombreuses dynasties plus ou moins centralisées. Ce n'est que tardivement que se met en place un empire Moghol auquel les différents princes locaux doivent une certaine forme de loyauté. Cependant, l'Empire est assez faible permettant d'ouvrir la voie aux européens.

    Dans un troisième chapitre l'auteur s'intéresse donc au mouvement colonial. Il montre que ce mouvement est d'abord un moyen de commerce de différents pays. Ce n'est que plus tard que l'Angleterre, via la Compagnie des Indes, prend de l'importance. D'ailleurs, ce ne fut pas une politique explicite. C'est la défense des intérêts britanniques qui poussa la couronne à prendre plus d'importance, une importance qui ne fut théorisée sous forme d'impérialisme que durant le début du XIXème siècle.

    Cependant, la domination britannique implique aussi des résistances qui sont décrites par le chapitre précédent. Celles-ci ne sont pas toujours pacifiques et permettent de théoriser une forme de nation indienne face à un empire britannique qui pense l'Inde comme incapable de se gouverner elle-même, en particulier en se basant sur l'idée d'une supériorité raciale britannique. Les résistances durant les deux guerres poussèrent les anglais à accepter des négociations pour modifier le fonctionnement administratif de l'Inde. Mais ce n'est qu'à reculons que l'indépendance est acceptée. Celle-ci implique la création d'une constitution spécifique et d'une lutte entre centralisation et nationalisme. Le dernier chapitre se concentre sur ces tensions liées à des problèmes au sein de la classe politique indienne. Ces tensions impliquent des révoltes liées à des identités religieuses. Cependant, l'Inde réussit tout de même à réguler les souhaits d'indépendances et l'unité centralisatrice.

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  • Joker

    CW : Violences, mentions de violences sur enfants, harcèlement, le film me semble douteux en ce qui concerne son propos sur les malades psychiatriques

    Arthur Fleck est un habitant de Gotham. Il vit alors que la ville subit une crise économique importante. Les changements imposés par les coupures de fonds ont eu comme conséquences colères, oubliés et grèves. L'avenir est donc morose. Arthur Fleck réussit tout de même à survivre en tant que clown publicitaire. Mais cela implique de vivre dans un immeuble mal famé avec sa mère. Les deux passent leurs soirées devant une émission humoristique qui se moque de l'actualité. Arthur Fleck souhaite faire la même chose mais réussir en tant qu'humoriste est difficile et la vie ne semble pas lui offrir d'espoir. Petit à petit, il pourrait bien sombrer dans une violence gratuite.

    SPOILERS

    Comme beaucoup, ma curiosité me poussa rapidement à me demande ce que serait ce film. Ma curiosité fut aussi tempérée par une certaine inquiétude. On pouvait se demander si le film ne risquait pas de rendre acceptable un comportement comme celui des Incels. En effet, le Joker est un personnage malfaisant. Le rendre sympathique ou compréhensible pourrait créer un message dangereux. Ce qui n'implique pas qu'il est impossible d'expliquer ce personnage. Mais il faut suivre un équilibre difficile à atteindre. Du point de vue technique, le film est très maitrisé. On sent que tous les détails ont été pensés pour avoir une signification dans un cadre plus large. Les acteurs, et en particulier Joaquin Phoenix, sont impressionnants.

    Le film nous parle fortement car il s'inscrit dans un contexte de crise économique. Une crise qui implique non seulement moins de travail, dans des conditions plus difficiles, mais aussi des fonds moins importants pour le social. En parallèle, les médias et les élites économiques défendent l'arrivée au pouvoir d'un homme riche qui semble avoir peu d'empathies pour les besoins du peuple : Thomas Wayne. On peut penser à certains propos d'Emmanuel Macron par exemple. Ce que montre ce film, c'est un homme qui a des besoins. Un besoin d'être entendu. Un besoin d'être aidé. Un besoin d'être soutenu. Et un besoin d'amour. Sur ce dernier point, le film nous donne des informations sur le passé du Joker qui montrent à quel point il fut abandonné par tout le monde. Arthur Fleck est donc seul et perd absolument tous ses liens avec la société et avec d'autres personnes. De ce point de vue, on peut se demander si la présentation des problèmes, psychiatriques, d'Arthur Fleck est adéquate. Il est rapidement montré comme dangereux semblant créer un lien immédiat entre "folie" et dangerosité, un lien fréquemment dénoncé par les personnes concernées.

    Le film crée aussi un lien avec les luttes anticapitalistes. Celui-ci débute alors qu'Arthur Fleck tue trois personnes liées au monde de la finance. Immédiatement, se pose la question des raisons de ces meurtres et les médias imaginent une haine contre les riches. Ce qui est rapidement repris par une partie de la population qui décide de protester en se déguisant en clowns. Arthur Fleck devient donc un symbole de la lutte anticapitaliste alors qu'il refuse de se considérer comme lié à une idée politique. En son nom, et autours de lui, se met en place un mouvement. L'une des dernières scènes est particulièrement forte puisqu'elle marque le Joker comme symbole, vénéré par une masse anonyme en pleine émeute. Je me demande si utiliser d'un tel personnage de cette manière est adéquat. Le Joker use de la violence non pas pour des raisons politiques ou économiques mais pour créer de la peur en jouant de son imprévisibilité. Or, ce film le marque comme symbole d'un mouvement qui détruit et tue sans jamais construire, une vision pour le moins réductrice de l'anticapitalisme...

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  • The aftermath trilogy 1. Aftermath par Chuck Wendig

    Titre : The aftermath trilogy 1. Aftermath
    Auteur : Chuck Wendig
    Éditeur : Penguin 29 mars 2016
    Pages : 379

    La seconde Étoile Noire est détruite. L'Empereur et Dark Vader sont morts lors de sa destruction ainsi qu'une partie importante de la flotte impériale ce qui inclut officiers et soldats. Il ne reste plus que des lambeaux tandis que les personnes les moins talentueuses doivent remplir le vide laissé par les morts. Alors que l'Empire essaie de se réorganiser et qu'une partie importante de son administration abandonne l'Alliance rebelle, elle, modifie son fonctionnement afin de constituer une Nouvelle République dont les débuts sont imminents. Face au retour de la démocratie l'Empire peut jouer une dernière carte. Mais pour cela il est nécessaire de trouver un moyen de s'unir. L’Amiral Rae Sloane décide de réunir plusieurs personnes afin de constituer un comité chargé de décider du futur de l'Empire. Mais sera-t-elle capable de créer une union alors que la menace de la Nouvelle République se fait pressante ?

    SPOILERS

    J'ai toujours été intrigué par le film 6, Le retour du Jedi, qui semble décrire la fin totale de l'Empire et la victoire des rebelles. Cela est trop simple. Ce livre permet de comprendre comment l'Empire et la Nouvelle République se sont stabilisés après la mort de l'Empereur. Loin d'être terminée, la guerre continue même si l'Empire a perdu une grande partie de sa puissance. La flotte rebelle n'est plus une simple épine dans le pied de l'Empereur mais une puissance grandissante recevant le soutien ouvert de nombreuses planètes. Ces aspects sont mis en avant par des interludes qui se déroulent sur plusieurs planètes. L'auteur y décrit les conséquences de la guerre que ce soit au sein de familles déchirées, près d'Académies impériales dans lesquelles vivent des enfants ou sur des planètes qui essaient de recréer les conditions de la démocratie.

    Ce dernier point est particulièrement mis en avant dans le dernier interlude. L’Empire est décrit, régulièrement, comme un moyen de préserver l'ordre après l'incapacité de la République de s'intéresser aux besoins des planètes les plus lointaines et les plus pauvres. Mais l'Empire se lie à de nombreuses organisations criminelles et organise une répression plutôt qu'un ordre. Plusieurs interludes, dont le dernier, et certains chapitres illustrent ce point. La Nouvelle République n'y pas présentée comme la perfection. La démocratie y est décrite comme un chaos qui implique des erreurs. Mais ces erreurs peuvent être surmontées d'autant plus facilement qu'il existe un droit à la parole et aux revendications, mais aussi un traitement respectueux des ennemis et des opposant-e-s.

    Malheureusement, ces deux thèmes ne sont pas portés par une intrigue intéressante. Celle-ci multiplie les points de vue, ce qui n'est pas forcément négatif, mais on ne comprend pas toujours pourquoi l'auteur s'y intéresse. L'intrigue avance doucement comme si l'auteur essayait de mettre en place quelque chose mais ne savait pas réellement comment s'y prendre. Ainsi, l'idée d'une rencontre pour régler le futur de l'Empire est bonne. Mais son traitement ne permet pas de comprendre ce qui peut arriver. Pour finir, ce livre donne l'impression d'une introduction, d'un moyen de placer des personnages et des pistes d'intrigues.

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    *** De nombreuses bonnes idées mais j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser aux personnages et à l'intrigue. Dommage.

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    Image : Éditeur