19/02/2017

Soul music (Discworld 16, Death 3) par Terry Pratchett

Titre : Soul music (Discworld 16, Death 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 1 mai 1995
Pages : 384

La Mort est triste. Sa fille adoptive, ainsi que le mari de cette dernière, sont mort-e-s. Illes laissent derrière eux une jeune fille, Susan, qui se trouve actuellement dans un internat afin de recevoir une éducation avant de se marier. Mais la Mort ne se remet pas de la mort de deux des personnes le plus proches de lui. Mort souhaite oublier et pour cela il existe une grande variété de méthodes. Alors Mort décide de laisser les choses en plan et de tenter d'oublier aussi bien le passé que le futur. Mais cela va-t-il vraiment fonctionner. Et, pendant ce temps, Susan se trouve obligée de remplir les devoirs de son grand-père. Mais elle n'aime pas le fonctionnement naturel des choses. Celui-ci est bien trop illogique. Alors elle décide de sauver quelqu'une. Une personne qui n'est pas vraiment importante, un simple musicien. Mais celui-ci est sauvé par la musique avant que Susan ait eu le temps d'agir.

Il y a eu trois romans sur la Mort. Dans les trois romans la mort décide de partir sans prévoir de remplacement. On pourrait croire que l'univers aurait prévu quelque chose après la seconde catastrophe... Bref, j'ai l'impression que les romans sur Mort sont toujours basés sur le même sujet. Mort part, un-e remplaçant-e est prévu-e mais rend les choses pires qu'elles le sont, Mort revient et remet en marche tout le système après en avoir appris un peu plus sur l'humanité. Au bout de trois livres on commence à comprendre comment tout cela tournera.

Ce tome est aussi l'occasion de parler de musique. Encore une fois, Pratchett inclut dans son univers un concept qui n'est pas censé s'y retrouver. Ce fut le cas pour le cinéma et c'est aussi le cas ici puisque le Rock and Roll occupe la scène du Disque-Monde. Cela permet de se moquer un peu de tout ce qui entoure l'industrie musicale des groupes aux fans en passant par les agents. Bien que ce ne soit pas mauvais j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et je me suis un peu ennuyé. Il y a de bons moments mais trop peu nombreux à mon goût.

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*** Pas aimé, tout simplement. Mais je ne peux pas qualifier le livre de mauvais.
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Image : Site officiel

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18/02/2017

Men at arms (discworld 15, Citywatch 2) par Terry Pratchett

Titre : Men at arms (discworld 15, Citywatch 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 432

La garde, qu'elle soit de jours ou de nuit, n'est pas l'institution la plus appréciée d'Ankh-Morpork. Les guildes sont parfaitement capables de faire en sorte que leurs membres acceptent les règles et le rôle de la garde s'est réduit à hurler les heures dans les rues de la ville. Mais, récemment, la garde a été capable de lutter contre un dragon malgré le peu de membres. Le Patricien a donc décidé qu'il pourrait être intéressant d'ajouter quelques recrues. C'est ainsi que Detritus, un troll, Cuddy, un nain, et Angua, une loup-garou, rejoignent les rangs de la garde. Le problème c'est que les trolls et les nains, pour une raison obscure, se détestent et que personne n'a confiance envers les humains surnaturels. Leur arrivée dans les rangs des gardes risque bien de créer de nombreuses tensions. Et quand un meurtre a lieu à l'aide d'un instrument inconnu la ville pourrait bien connaître une émeute.

Un thème mineur concerne les armes à feu. Celles-ci sont inconnues dans le Disque-Monde mais un personnage qui n'est pas du tout basé sur Leonardo da Vinci a inventé un fusil. Pendant une bonne partie du livre cette arme n'est pas vraiment montrée. Ce n'est que par petites touches que Pratchett explique ce qu'il en pense. Une arme à feu peut donner une impression de puissance dangereuse. Les personnages qui tiennent le fusil sont décrit comme ayant perdu une partie de leur capacité de décision au profit de l'impression de puissance. Ce thème s’inscrit d'ailleurs assez bien dans l'importance que Pratchett donne à la croyance dans son univers.

Le second thème, bien plus central, est celui du racisme. Et Pratchett commence par imposer l'entrée de "minorités" dans la garde soit deux races qui ne sont pas humaines et une personne qui se trouve entre les deux. Le nain et le troll permettent de parler de deux races qui se détestent mais sont également méprisées par les humain-e-s. Ainsi, alors que les cultures trolls et naines sont incomprises les personnages, les gardes en particulier, n'hésitent pas à montrer leur inculture et même à se moquer. Ces tensions sont construites à tel point que la ville pourrait bien exploser à cause de la haine. Angua, elle, se trouve entre deux mondes. Elle ne possède pas vraiment deux cultures mais, en tant que loup-garou, elle fait peur à tout le monde. Son personnage permet d'explorer la difficulté d'être entre deux mondes. Face à lui elle a deux personnages qui réagissent différemment. Carrot ne voit pas ce qui se trouve en face de lui et réagit avec surprise quand il apprend et montre à plusieurs reprises sa peur du surnaturel. Du côté canin, elle fait connaissance de Big Fido qui discoure sur la supériorité de la race canine, tue les "traîtres" et parle de l'état de loup comme d'un retour à un passé glorieux (ça vous fait penser à quelqu'un). Bref tous ces personnages sont divisés et le livre essaie de recréer un lieu entre tout le monde. Personnellement, j'ai bien aimé ce livre qui est bien moins loufoque que les débuts du Disque-Monde au profit de quelque chose de plus sombre.

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**** Un tome 15 que je trouve assez différent des tomes précédents. Mais c'est réussi.
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Image : Site officiel

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17/02/2017

Hidden Figures

C'est une information qui commence à sortir de plus en plus. Les femmes ont bien plus aidé la science qu'on ne le croit. Mais, soit elles ont fait des découvertes attribuées ensuite à des hommes soit elles travaillaient dans l'ombre pour faire ce que ces hommes si intelligents ne souhaitaient pas accomplir (comme des calculs). Ce fait est encore plus vrai pour les personnes de couleurs et, en plus, les femmes de couleur. Ce film adapte un livre afin de faire connaître trois femmes qui ont travaillé pour la NASA mais dont les contributions sont pratiquement inconnues. Ce sont, pourtant, trois figures indispensables à la réussites du programme spatial des États-Unis.

Le film commence au début des années 60. Alors que les russes ont réussi à envoyer un Spoutnik puis envoient un homme en orbite les USA, eux, ont échoué à faire la pas de l'espace. Dans la NASA beaucoup de personnes travaillent et un grand nombre de calculs sont écrits et résolus. Mais qui s'en occupe? Dans des salles un peu à l'écart on trouve des femmes de couleurs nommées "computers" dont le travail est de résoudre des calculs le plus vite possible et de travailler à court terme pour des hommes blancs. Le film nous présente trois femmes. Katherin Johson se retrouve en plein milieu du groupe chargé de calculer la trajectoire du futur astronaute. Dorothy Vaughan est à la tête des mathématiciennes de couleur et se lance dans l'informatique et la programmation. Mary Jackson est une brillante ingénieure mais qui n'a pas le titre. Le film nous présente ces trois personnes, leur vie et leurs problèmes avec l'administration et la société alors que les USA tentent de percer dans la course à l'espace.

Que penser de ce film? Son avantage le plus important est de suivre trois personnes en même temps. Plutôt que de ne montrer qu'une seule génie on nous explique que toutes ces femmes sont extrêmement intelligentes. Ce qui permet d'éviter l'écueil du destin extraordinaire et de mieux parler du groupe bien que seules trois femmes soient montrées. Personnellement, je trouve le film réussi. On sent la frustration et une certaine colère face aux injustices de la ségrégation. Mais on sent aussi sa stupidité. Ainsi, Katherin Johnson doit faire 50Km pour trouver des toilettes. Malheureusement, à mon avis, le film oublie un peu de nous parler de son sujet. Ainsi, la ségrégation raciale est montrée mais les tensions en hausse sont à peine dépeintes et ce très rapidement. Pire, à mon avis, aucun des hommes blancs n'est vraiment mauvais. Oui, ils sont méprisants mais dès que Katherin Johnson leur prouve ses capacités ils l’acceptent. Rien ne semble vraiment difficile dans la lutte pour les droits civils. Même le grand patron est montré comme quelqu'un qui ne prend en compte la ségrégation que lorsque cela pose problème au travail à accomplir. Dans le cas contraire il reste totalement aveugle à ce qui se déroule sous son nez. Bref, un bon film, réussit mais que je trouve un peu trop gentil.

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***** Un film très réussit sur des femmes fascinantes pour parler d'une histoire peu connue.

Image : Site officiel

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12/02/2017

Faith 2. California scheming par Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran

Titre : Faith 2. California scheming
Auteur-e-s : Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran
Éditeur : Valiant 15 novembre 2016
Pages : 112

Ce second tome contient les numéros Faith (ongoing series) 1-4. Faith vit depuis peu de temps à Los Angeles mais elle déjà dû sauver le monde d'aliens et son identité est déjà compromise dans son boulot à Zipline. Pourtant, cela ne l'arrête pas même si relier sa vie privée, son travail et sa vie secrète tout en se faisant des ami-e-s et quelques rendez-vous avec son petit ami Archer est loin d'être facile. Mais deux choses particulièrement positives vont se dérouler. Premièrement, son acteur préféré, et crush occasionnel, demande à rencontrer son alter ego héroïque. Ensuite, le comic con va arriver. Ce serait le moment parfait pour un nouveau rendez-vous avec Archer! Du moins si tout se passe comme prévu...

Je ne comprends pas encore particulièrement bien le système de Valiant mais, semble-t-il, ce second tome continue sur la série en cours sans retourner au numéro 1. L'avantage c'est que le personnage est déjà établi dans son rôle présent même si le début du tome voit quelques pages sur l'histoire de Faith. C'est une bonne manière de ramener tout le monde au même niveau sans trop en dire. Contrairement au tome précèdent, celui-ci contient deux histoires principales. À mon avis, elles sont les deux assez réussies. J'ai particulièrement apprécié l'intrigue du Comic Con même si l'idée de Chris Chriswell est assez bonne.

Il me semble que, pour l'instant, ce qui compte dans ces histoires est l'équilibre. Faith possède beaucoup de facettes différentes et seules quelques personnes sont au courant de toutes. Tout comme le tome précèdent, le personnage est soumis au besoin d'être meilleure tout en essayant de créer un équilibre entre son travail, sa vie privée et sa vie publique. Pour l'instant, nous n'avons pas vraiment de grandes intrigues importantes même si les histoires sont assez bien écrites avec un grand nombre de situations plutôt humoristiques et de conseils pour les Comic Con (de bons conseils)! Je regarderais la suite avec curiosité.

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**** Une suite que j'apprécie avec une Faith drôle et dont j'aime la geekitude
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Image : Site de l'éditeur

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11/02/2017

Faith 1. Hollywood and vine par Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse

Titre : Faith 1. Hollywood and vine
Auteur-e-s : Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse
Éditeur : Valiant 5 juillet 2016
Pages : 112

Ce tome contient Faith (limited series) 1-4. Faith a sauvé le monde. Mais il y a un prix. Sa relation avec son petit ami est brisée. Le groupe d'ami-e-s qui luttaient ensemble n'existe plus. Et une personne est morte. Suite à cela Faith décide qu'il est temps de travailler seul, de changer de ville, d'adopter une nouvelle identité et un travail civil en complément de son travail d'héroïne. Elle décide de se rendre à Los Angeles afin de travailler pour Zipline. Loin d'être du journalisme d'investigation Zipline essaie surtout de faire le buzz autours d'articles prenant comme thèmes les stars et la popculture. Mais c'est toujours mieux que rien. La vie de Faith semble se dérouler sans trop de problèmes. Du moins jusqu'à ce qu'elle décide de regarder d'un peu plus près la disparition d'un adolescent fan de de la dernière série de SF en cours.

Je suis encore nouveau dans l'univers de Valiant. Je ne connais que Quantum and Woody publié par Bliss comics (et que j'ai beaucoup aimé). Ce premier tome contient un certain nombre de références à l'univers que je ne peux pas comprendre. Que ce soient les relations passées ou des sigles plus précis. Heureusement, Faith est un nouveau début il est donc assez facile d'entrer dans l'histoire sans trop en savoir sur l'univers. Et, pour l'instant, ce que je lis de Valiant me donne envie de continuer.

Qui est Faith? Dans le monde des comics les personnages féminins sont toujours minces et affublées de vêtements particulièrement moulant et courts. Faith n'est pas mince et son costume la couvre entièrement! Faith est aussi un personnage qui apprécie la pop culture. Le tome est rempli de références plus ou moins subtiles envers des séries, des films ou des livres et comics. J'ai beaucoup aimé les débusquer que ce soient des répliques ou un rideau de douche Time Lords. Mais Faith est aussi un personnage qui doute et fantasme. Elle souhaite être meilleur, elle a peur d'échouer et de faire du mal et elle vit dans son petit monde de rêve de temps en temps. En quelque sort, elle nous ressemble beaucoup. Il est dommage que, pour ce premier tome, l'histoire ne soit pas vraiment à la hauteur même si elle permet de présenter le personnage.

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**** Un premier tome qui fait son travail et qui est assez plaisant à lire.
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Image : Site de l'éditeur

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Starfire 2. A matter of time par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino

Titre : Starfire 2. A matter of time
Auteur-e-s : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino
Éditeur : DC 31 janvier 2017
Pages : 144

Ce volume contient Starfire 7-12. Malheureusement, ce volume est le dernier malgré l'arrivée d'Elsa Charretier sur le titre (connue pour The Infinite Loop dont j'ai déjà parlé). Starfire a des problèmes. Des problèmes avec les hommes. Alors que Sol essaie d'avoir un rendez-vous un ancien ami, supposé mort, arrive dans la petit île à la poursuite d'un engin de destruction massive. De quoi créer quelques tensions avec une personne qu'elle apprécie. Pire encore, elle-même, Atlee et Stella décident de se préparer des vacances entre filles. Bon, d'accord, ces vacances sont probablement positives et ne devraient pas être surprenants. Du moins si elles n'avaient pas lieu dans une ville souterraine emplie du peuple dont est originaire Atlee...

Il y a un léger changement de direction artistique dans ce tome alors qu'Elsa Charretier arrive. Personnellement, j'apprécie sa manière de dessiner qui se trouve dans la ligne de The Infinite Loop. Un autre changement concerne la série même qui est annulée après 12 numéros. Selon plusieurs interviews, la série n'était pas censée dépasser les 12 numéros et ceci a permis au duo de scénaristes de préparer la sortie avec brio. Plutôt qu'une fin avortée (je te vois Nightwing des new 52) ou en pleine vitesse dans un seul numéro les scénaristes préparent la fin en douceur tout en continuant sur les thèmes de la série. La fin est très réussite et permet de ne pas être frustré alors qu'elle s'inscrit parfaitement dans le ton mis en place dès le premier numéro.

Durant la série les personnages parlaient sexualité, attirance romantique et amitié. Starfire est mise en place comme un personnage extérieur qui tente de s'adapter à des normes qu'elle ne comprend pas vraiment. Atlee est presque dans le même cas et cette ressemblance est bien plus visible dans ce second tome. La sexualité, en particulier féminine, est vue positivement. Mais, plus que cela, c'est le rapport envers soi-même et les autres qui me semble au cœur de cette série. Atlee et Starfire sont ouvertes émotionnellement. Aucune des deux ne craint de se montrer vulnérable et les deux sont prêtes à parler ouvertement de leurs émotions et de leurs amitiés. Une bonne partie de ce tome joue sur la proximité émotionnelle des trois personnages féminins, avec Stella. Moins qu'une histoire de super-héroïnes j'y vois plutôt une histoire qui parle d'amitié ouverte et honnête.

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**** Je suis déçu que ce soit déjà la fin.
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Image : Amazon

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10/02/2017

The lego Batman movie

Nous avions découvert Batman dans The lego movie. Son caractère sombre nous avait immédiatement conquis. Surfant sur la vague des adaptations cinéma en lego il a été décidé de créer un lego Batman! Du moins un nouveau car il existe un certain nombre de films ayant les termes lego et Batman à l'intérieur. Le film se déroule dans la ville la moins sûre du monde: Gotham. Encore une fois, et les citoyen-ne-s en ont l'habitude, la ville est en danger! Le Joker a décidé de s'allier à un grand nombre d'ennemis de Batman afin de faire exploser la centrale de la ville et donc de détruire Gotham. Pire encore, la police est incapable de contacter Batman et ne peut compter que sur elle-même! Mais que fera le chevalier noir face à ce danger plus que prévisible? Et surtout, pourra-t-il vaincre sa plus grande peur?

Existe-t-il vraiment un scénario dans ce film? On pourrait penser que le but principal est de mettre ensemble le plus possibles de personnages avec un maximum d'objets afin de donner envie de tout construire dans une cave spécifiquement prévue à cet effet. Heureusement, le film est un peu plus riche que cela (mais pas de beaucoup). Tout d'abord, il s'appuie volontairement, et fortement, sur de nombreuses références à l'univers DC aussi bien en ce qui concerne les comics que les adaptations. Certaines sont plus subtiles que d'autres mais je pense qu'elles sont plutôt bien trouvées et bien placée. Ainsi, nous comprenons immédiatement le ton du film dès que celui commence sur un magnifique plan noir. D'une certaine manière, Lego Batman se moque des réussites passées et des échecs actuels.

Ensuite, le film essaie tout de même de faire passer un message compréhensible pour tous les âges. Batman est seul (avec 3 Robins, Nightwing, Alfred et 3 Batgirls sans oublier toute la Justice League mais sinon il est seul). Il est adoré mais il ne le fait pas pour les autres mais pour lui-même. Batman s'aime et refuse de laisser un seul autre être l'approcher. Tout le but du film est de forcer Batman à accepter des liens avec d'autres personnes. Que celles-ci soient la famille, des ami-e-s, des collègues ou des ennemis. La morale de l'histoire est assez simple. Vivre n'est pas vraiment possible quand on est seul.

Au final, le film est plutôt réussi et drôle. Bien qu'il ne soit de loin pas parfait la plupart des références fonctionnent bien et j'ai apprécié cette séance de cinéma.

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**** Classique mais ça fonctionne.
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Image : Site officiel

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18:37 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lego, batman, robin, dc, batgirl | | | |  Facebook

Starfire 1. Welcome home par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Emanuela Lupacchino

Titre : Starfire 1. Welcome home
Auteur-e-s : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Emanuela Lupacchino
Éditeur : DC 29 mars 2016
Pages : 160

Starfire est une alien venue d'une lointaine planète dont elle est la princesse. Mais, après une attaque, elle est expulsée et réduite en esclavage. Ce n'est que tardivement que ses pouvoirs se manifestent et qu'elle s'enfuit pour enfin atterrir sur Terre. Après une période mouvementée (et une garde-robe ridicule qui n'a pu être conçue que par un homme), elle décide de trouver un nouvel endroit pour vivre et apprendre à connaître les humain-e-s et leur manière de vivre. Après avoir demandé l'avis de plusieurs ami-e-s ainsi que de Superman, Starfire décide de se rendre sur une petite île de la Floride. Le soleil, l'eau, le sable, ... tout n'est que parfait et adapté à sa manière de penser le paradis. Starfire fait tout ce qu'elle peut pour s'acclimater, avoir un travail et un lieu pour vivre, avec l'aide d'une policière locale. Malheureusement, les problèmes s'acharnent sur la petite île qui doit survivre aux catastrophes naturelles et à des monstres.

Je n'avais strictement aucune envie de connaître la Starfire qui existait auparavant. Le fait que la série Teen Titans des new 52 n'ait pas bonne presse joue dans mon choix. Mais son costume, horrible, et l'usage du personnage m'ont convaincu de rester très loin de la série (allez voir quelques cases, c'est navrant). Personnellement, je suis habitué à la Starfire de la série animée Teen Titans (non pas celle diffusée actuellement, celle de 2003 à 2006). Starfire y possède la même origine et les mêmes pouvoirs. Elle est dépeinte comme une jeune adolescente un peu naïve mais qui essaie d'aider tout le monde tout en apprenant les coutumes locales. Ce premier tome tente de se rapprocher de la série.

Starfire est, semble-t-il, arrivée très récemment. Plusieurs pages de ce tome montrent l'héroïne qui essaie de comprendre les coutumes et de s'adapter. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les petites bulles qui permettent de montrer ce que Starfire imagine quand on lui parle à l'aide d'expressions anglaises. Loin d'être naïve elle ne connaît surtout rien du fonctionnement de la société. Ainsi, elle ne comprend pas pourquoi on lui paie des verres ni pourquoi la nudité choque. Ce dernier point mérite qu'on en parle. En effet, bien que la tenue soit bien plus couvrante que la précédente elle reste très courte et Starfire porte souvent des habits peu couvrants. Bien que plusieurs dialogues montrent que c'est elle qui le souhaite il n'en reste pas moins que son style est expliqué par son origine (une manière un peu simpliste de justifier de dessiner une femme nue, à mon avis). Au moins, les hommes sont montrés comme bêtes face à elle. Mais il est dommage que le comportement masculin soit, ici comme ailleurs, la responsabilité de Starfire qui doit apprendre à se couvrir décemment et à agir de la même manière malgré son incompréhension. Bref, ce n'est pas un comics révolutionnaire mais il a le mérite d'être assez bien écrit, drôle et de faire sourire.

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**** Des dessins que j'apprécie, une histoire qui n'est pas révolutionnaire mais assez bien menée. Plutôt sympathique.
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Image : Amazon

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09/02/2017

Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4) par Terry Pratchett

Titre : Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400

Les Sorcières de Lancre sont parties en voyage détruire les contes de fée. Après près de 8 mois la rumeur s'amplifie. Les trois sorcières sont de retour! Le roi Verence II ne perd pas de temps et explique à Magrat que leur mariage est déjà organisé. Cette dernière n'a qu'une seule chose à faire: devenir une reine. Cette quête est facilitée par son abandon de la carrière de Sorcière. Mais être reine n'est, peut-être, pas exactement ce qu'elle imagine. D'autant que son futur mari ne semble pas réellement savoir ce qu'il veut. Les deux autres Sorcières, Nany Ogg et Esme Wheatherwax, rentrent tranquillement et décident de reprendre leur vie normale. Mais elles apprennent rapidement que de nouvelles Sorcières vivent à Lancre. Non seulement elles sont jeunes, portent du vernis à ongle noir et se croient plus éduquées mais, en plus, elles dansent nues la nuit. Ce pourrait être acceptable si leur danse n'avait pas lieu près d'un lieu magique connu pour son lien avec les elfes.

Que dire ce quatorzième tome? Je l'ai dit auparavant, j'aime bien les histoires des Sorcières. Elles sont plus drôles que la moyenne et particulièrement bien écrites. Il fallait bien que je sois déçu à un moment donné. Ce tome avait tout pour plaire. Il prend pour thème principal les elfes et, en tant que fan de Tolkien, je ne peux qu'aimer que l'on parodie un peu ces êtres. En effet, chez Tolkien les elfes sont des êtres immortels d'une grande sagesse et d'une grande force aussi bien physique que guerrière. Ce sont, en tout, nos supérieurs mais ils n'agissent pas ainsi. Pratchett décide d'aller dans un autre sens. Il garde l'idée de l'immortalité et de la beauté mais il en conclut que les elfes auraient une psychologie très différente. En effet, pour Pratchett les elfes se savent supérieurs et donc agissent avec les autres êtres pensant en tant que chasseurs qui aiment le plaisir de la douleur. En quelque sorte, se savoir être supérieur implique de voir toutes les autres personnes comme des inférieures. De plus, l'immortalité est considérée, par l'auteur, comme un problème. Loin de permettre la sagesse celle-ci implique une forme d'enfance permanente.

Un second thème concerne le rôle d'une personne et, plus précisément, d'une femme. Magrat est une Sorcière. Mais, dans ce tome, elle abandonne rapidement son travail. Cependant, Magrat découvre que le métier de reine est très différent. Elle n'aide pas les personnes qui ont besoin d'elle. Au contraire, elle tente, difficilement, de s'occuper tout en sachant que son destin sera d'élever des enfants. Pour mieux créer le contraste, elle est entourée de personnages qui sont, elleux, fortement impliqué-e-s dans un métier (au point d'en être ridicule). Il est intéressant que ce n'est que tardivement que Magrat se découvre un rôle et ce en décidant de faire le contraire de ce qui est attendu. Bien que ce livre soit intéressant il ne m'a, malheureusement, pas autant plus que les autres tomes. Il manque un je ne sais quoi pour le rendre bon et me faire rire.

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*** Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans ce livre malgré de bonnes idées.
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Image : Site de l'auteur

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02/02/2017

Small Gods (Discworld 13) par Tarry Pratchett

Titre : Small Gods (Discworld 13)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400

Absolument tout le monde sait que la Terre est plate et que de nombreuses divinités se partagent les cieux. Personne ne remet en cause ces faits vérifiés par des années d'expériences personnelles et scientifiques. Pourtant, un pays entier conteste cela. Tout un pays, sous un régime théocratique, se base sur un seul livre révélé pour décider que le reste du monde à tort. Alors qu'ouvrir les yeux suffit pour comprendre que le monde est plat et que les divinités existent ce pays annonce que le monde est rond et qu'il n'y a qu'un seul dieu: Om. Pire encore, les prêtres de ce pays décident qu'il est normal et même salutaire d'organiser l'exportation de leur doctrine par la grâce des armes. Cependant, l'un des apprentis de l’Église, Brutha, découvre, sur son chemin, une tortue. Celle-ci lui annonce être le dieu Om. Pire encore, il semble que cet apprenti soit le dernier véritable croyant du pays. Le pauvre Brutha a beaucoup à apprendre sur les divinités et sur son Église.

Le thème de ce treizième tome est transparent: la religion. Pour Pratchett, la religion ne découle pas des divinités. Ce sont les divinités qui découlent de la religion, des croyances. Le pouvoir des croyances est, d'ailleurs, régulièrement utilisé par Pratchett dans ses livres (ainsi que les clichés de la littérature et du cinéma). Malgré une mécanique huilée et comprise par les personnes qui lisent les tomes du Disque-Monde il pourrait être délicat de s'attaquer à un thème pareil sans risquer de heurter beaucoup de personnes. D'autant que Pratchett s'attaque directement, et sans se cacher, à l’église catholique. Ainsi, par exemple, on trouve une inquisition ainsi que des prophètes, des lois divines et un livre révélé. Bien que l'exercice soit difficile Pratchett réussit très bien à mener son intrigue pour se moquer de tout le monde tout en faisant bien attention à ne pas s'attaquer unilatéralement à une seule personne. Ainsi, ce sont plutôt les actes des personnes et des institutions au nom d'une religion qui sont moqués moins que la croyance.

Un second thème pourrait être la science. En utilisant un royaume précédemment mis en place, Éphèbe qui parodie la Grèce antique, l'auteur se moque non seulement des scientifiques mais critique aussi leur utilité. Les philosophes, dans le monde de Pratchett, se contente de parler dans le vide sans réfléchir à ce que l'autre personne a dit dans le cadre de banquets somptueux. Ils écrivent des livres qui ne sont pas censé être lus. Malgré cela, certains personnages ont conscience du problème et permettent de réutiliser des citations célèbres. C'est le cas de Didactylos. Son apprenti, par contre, incarne l'aveuglement de la science face à l'utilisation que l'on peut faire des découvertes. Il crée un outil mais ne prend pas le temps de réfléchir aux conséquences qui peuvent en découler avant qu'il ne soit trop tard.

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**** Un très bon treizième tome que j'aurais tendance à conseiller aux personnes qui souhaitent lire Pratchett sans, pour autant, souhaiter entrer dans un cycle précis
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Image : Site de l'auteur

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29/01/2017

Witches Abroad (Discworld 12, Witches 3) par Terry Pratchett

Titre : Witches Abroad (Discworld 12, Witches 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 368

Les sorcières sont censées être de vieilles femmes. Il est donc peu étonnant que la profession n'attire pas vraiment de jeunes talents. Il est encore moins étonnant de savoir que les sorcières ont une tendance à mourir bien qu'elles s'y préparent puisqu'elles ont la malchance de connaître le moment de leur mort. L'avantage c'est que l'on évite les conflits familiaux et entre ami-e-s puisque la défunte peut envoyer les biens qu'elle souhaite léguer en avance. C'est exactement ce qu'une sorcière a fait dans le petit royaume de Lancre. Mais ce bien n'est pas une simple pendule. Non, c'est une baguette. Une baguette qui désigne la personne qui la reçoit comme une marraine la fée. Et la personne qui a reçu cette baguette est la plus jeune sorcière du coin: Magrat. Et, rapidement, elle apprend qu'une jeune fille a besoin d'elle dans un royaume magique et lointain. En effet, on essaie de la marier de forcer à un prince.

Le premier thème, le plus important, de ce livre est l'importance des histoires. Ce douzième tome est rempli de références aux contes que nous sommes nombreux et nombreuses à connaître. Pratchett en rit à de nombreuses reprises alors qu'il nous illustre les problèmes de ces histoires et des clichés qui en sortent. Mais Pratchett semble aussi nous expliquer qu'il ne faut pas sous-estimes l'importance et la force d'une bonne histoire. Car celle-ci peut très bien devenir plus importante que la réalité. C'est une mise en garde que l'on doit garder en tête aussi bien face aux journalistes que face aux politiques.

Un second thème, à mon avis, est la liberté. Ou, plus précisément, le libre arbitre. Une partie des dialogues des Sorcières concerne l'usage de la magie. Alors que Magrat souhaite l'utiliser pour améliorer le monde les deux autres, plus âgées, ne veulent pas utiliser la magie. Selon ces dernières, la magie ne peut pas aider. Pour mieux expliquer cette idée Pratchett construit un royaume magique tenu par une Sorcière qui essaie de rendre absolument tout le monde heureux en leur offrant une vie parfaite et une fin heureuse. La ville est magnifique et propre mais surtout elle est remplie de gardes. Ainsi, Pratchett nous montre que même les souhaits les plus bénins, rendre les gens heureux, peuvent devenir mauvais si l'on refuse le libre arbitre à ces même personnes.

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***** Encore un tome sur les Sorcières que j'apprécie bien plus que le reste!

Image : Site de l'auteur

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28/01/2017

Reaper man (Discworld 11, Death 2) par Terry Pratchett

Titre : Reaper man (Discworld 11, Death 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
Pages : 352

Dans l'ensemble du multivers il existe une règle simple. Il y a des choses vivantes et des choses mortes. Pour que cet ordre naturel, et le fonctionnement de la réalité, soient maintenus il existe des êtres spécifiques. Celleux-ci ne sont pas des individus mais des manifestations qui peuvent être plus ou moins anthropomorphique. L'une de ces manifestations est la Mort. Depuis le début des temps la Mort se charge de guider les vivant-e-s d'un état à un autre. Cependant, certains êtres mettent en question son travail. Ne serait-il pas trop proche des vivant-e-s? Ne remet-il pas en question son travail? Pire, est-ce que la Mort possède une personnalité? Ainsi, il est décidé qu'il est temps que la Mort prenne sa retraite et jouisse d'une vie pendant que l'ordre naturel se charge de créer un-e remplaçant-e. Mais qu'elles sont les conséquences de l'absence de la Mort sur le cours de la vie? Le Disque-Monde va bientôt l'apprendre alors que des événements inexpliqués commencent à se manifester.

Le personnage de la Mort, dans les romans de Pratchett, lui permet de parler de la vie. En effet, quoi de mieux que l'absence de vie pour mettre en avant l'importance de celle-ci. Ainsi, la Mort, quand elle apprend sa fin prochaine, décide de faire exactement ce qu'il voit les humain-e-s faire tous les jours. Il essaie de faire l'expérience de la vie. Et, apparemment, la vie c'est le travail, les ami-e-s et l'amour. Pour mieux mettre en avant tout cela Pratchett décrit un second personnage, Windle Poons. Ce dernier est mort mais, sans la Mort, revient dans son corps et décide de se remettre à vivre après avoir tenté plusieurs méthodes de suicide. Son intrigue permet aussi d'introduire une petite gifle aux centres commerciaux caractérisés de parasites. Ce dernier bien m'a bien fait rire et je pense que nous serons tous d'accord avec Pratchett!

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**** Un dixième livre au thème particulièrement bien traité selon moi
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22/01/2017

Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1) par Terry Pratchett

Titre : Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
Pages : 400

Le Disque connaît les livres ainsi que le théâtre. Il y a des voleurs, des assassins, des sorciers et des marchands. Mais le Disque n'est pas très avancé et des légendes parlent de civilisations anciennes disparues malgré des réussites extravagantes. Il y a aussi une guilde assez pauvre et peu connues car méprisée par tout le monde. Ce sont les alchimistes. Ils ne font pas vraiment de la magie et préfèrent passer leur temps à remplir des fioles entre deux explosions inattendues. Mais, soudain, l'un d'entre-eux réussit enfin à créer un truc nouveau. Ce n'est absolument pas ce que la profession cherchait mais cela pourrait transformer quelque chose en or. Du moins ils ont en l'impression. Mais les alchimistes préfèrent ne pas être trop visibles par les sorciers qui n'aiment pas trop voir d'autres personnes faire ce qui pourrait être de la magie. C'est ainsi que la ville d'Holly Wood est créée. Rapidement, un grand nombre de personnes se sentent inexplicablement attirés par elle et par ce qui semble être le seul métier disponible: faire semblant de faire quelque chose face à une boite qui fait clic.

Pratchett n'est jamais aussi bon que lorsqu'il prend quelque chose que l'on connaît bien puisqu’il place celle-ci dans son univers afin de la transformer en autre chose de reconnaissable mais bien différent. En l’occurrence, il ne faut pas avoir fait de longues études pour savoir de quoi parle Pratchett. Et il en parle très bien. Il réussit, en un seul livre, à résumer ce qui fait le cinéma aussi bien en négatif qu'en positif (mais surtout en négatif). Tout est construit pour donner une impression de frivolité et d''absurdité dont les personnages principaux, Victor et Ginger, voient parfaitement. Une ville entière est construite autour d'une seule idée. Des personnes y viennent mais ne savent pas vraiment pourquoi. Elles savent seulement qu'il faut être pris, que c'est leur seul chance d'être quelqu'un! Bref, Pratchett nous parle de l'absurdité du star system. Il parle aussi de la manière de construire les films. Alors que les premiers sont de courts métrages éducatifs on passe rapidement à des films de plus en plus long, cher et surtout explosifs mais avec toujours la même histoire de base (un peu comme le Marvel Cinematic Universe). Et comme ce n'était pas assez, Pratchett termine son gâteau en le parsemant de références au cinéma. Des références bien trop nombreuses pour que je puisse toutes les citer et surtout pour que je puisse les reconnaître toutes.

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**** Pour l'instant, l'un des tomes que je le plus aimé.
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20/01/2017

Eric (discworl 9, Rincewind 4) par Terry Pratchett

Titre : Eric (discworl 9, Rincewind 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Orion 4 mars 2000
Pages : 160

Rincewind n'a pas de chance. Après s'être attaqué au Sourcier avec une simple chaussette et une brique il s'est retrouvé coincé dans un autre monde rempli de créature qui ne souhaite que torturer. Tout le monde le pensait mort et tout le monde semblait l'avoir accepté. Du moins jusqu'à ce que son fantôme semble hanter les bâtiments de l'Université Invisible. Il se trouve que quelqu'un souhaite invoquer un démon et que, par un hasard absolument improbable, il soit tombé sur Rincewind. À présent, l'invocateur, Eric, souhaite que Rincewind lui accorde trois vœux. Et à la grande horreur de ce dernier il semble être capable de les accorder.

Je crois que je n'ai pas de chance avec Rincewind et le personnage commence à m'énerver autant qu'il énerve la Mort. Dès que je tombe sur lui je tombe sur un livre que je n'apprécie pas beaucoup. Pourtant, cette histoire avait tout pour me plaire. Pratchett décide de rire un peu de Faust et décide de placer trois vœux dans les mains d'un magicien incapable face à un invocateur adolescent. Le voyage de ces deux personnages aurait dû marcher. En effet, Pratchett les emmène dans différents lieux et époques. Que ce soit une civilisation du type aztèque ou un retour vers la guerre de Troie (enfin... son équivalent sur le Disque-Monde) ou encore les débuts de l'univers! J'aurais dû aimer. Mais ça n'a pas marché. Il n'y a qu'une seule chose que j'ai appréciée. C'est la manière dont Pratchett décrit l'Enfer. Il en fait une administration parfaitement efficiente dans le cadre d'une entreprise avec des plantes en pot qui ne sont pas réelles, des murs horribles et surtout un open space. J'en ai encore des frissons.

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*** Je n'ai vraiment pas aimé malgré de très bonnes idées.
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Image : Site de l'auteur

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Guards! Guards (discworld 8) par Terry Pratchett

Titre : Guards! Guards! (Discworld 8)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 432

Dans la ville d'Ankh-Morpork le crime est légal. Les différentes guildes de criminels sont chargées d'éviter qu'il n'y ait trop de meurtres et de vol grâce à un système complexe de bons et de quotas. Et tout ceci marche beaucoup moins que la garde qui ne réussissait qu'à peine à réduire les crimes. Depuis, les gardes sont détestés et méprisés par tout le monde. Ce n'est plus un honneur mais une punition. Sauf qu'un jeune homme décide d'entrer volontairement. Pire encore, il se met à arrêter des personnes qui commettaient des crimes en toute légalité! Les autorités sont démunies face à cette vague d'arrestations sans précédents! Et alors que les complots, les meurtres et les vols continuent dans une ville en proie à la peur d'un seul garde un crime abominable a lieu. Le libraire de la bibliothèque de l'université invisible se rend compte qu'on lui a volé un livre.

Au début du livre Pratchett décide de rendre honneurs aux garder des livres et films que l'on voit si souvent mais si peu longtemps. Oui, vous savez, ceux qui se battent un à un avec le personnage principal pour ensuite disparaître! Ce livre entier est un hommage à ces personnages secondaires que l'on ne connaît jamais. Durant toute l'intrigue on les observe tenter de mettre un peu d'ordre (ou de profiter) du chaos ambiant alors que des dirigeants et des héros détruisent tout sur leur passage! Bien entendu, ce livre est aussi un hommage aux romans noirs et aux films de gangsters. Tout y est, de la police corrompue au jeune nouveau naïf en passant par le chef alcoolique et dépressif. Pratchett lance tous ces ingrédients dans la marmite est en sort une histoire parfaitement bien menée.

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***** Un livre parfaitement réussit avec des personnages attachants et des situations qui m'ont souvent fait rire.

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15/01/2017

Pyramids (Discworld 7) par Terry Pratchett

Titre : Pyramids (Discworld 7)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 384

Sur le Disque-Monde existe un royaume plus ancien que tous les autres. 7000 ans d'histoire écrasent les citoyen-ne-s de ce royaume ainsi que ses dirigeant-e-s. Les rituels et les traditions sont tout. Ce fut donc une grande surprise quand le dernier roi en date décide de se marier avec une étrangère puis d'envoyer son fils étudier dans la plus prestigieuse académie au monde: la guilde des assassins. Les réussites à l'examen final sont de 100%. Car les personnes qui échouent n'ont pas l'occasion de retourner à la maison. Le jeune héritier réussit ses examens. Mais il a à peine le temps de fêter sa survie que sa divinité lui tombe dessus. Il est le nouveau roi et il doit rentrer chez lui. Mais sera-t-il capable de survivre à son règne?

Comme d'autres tomes, celui-ci nous montre que, dans le Disque-Monde, les croyances créent les dieux. Ainsi, la plupart des personnages ne vivent que sur ces croyances. Le plus important, de ce point de vue, est Dios. Ce dernier croit que l'univers a besoin des rites et il est certain d'être meilleur dirigeant que n'importe qui. Dios est, en fait, l'incarnation d'une personne qui refuse le changement car il est incapable de penser que le changement puisse être bon.

Pratchett décide de placer cette idée dans le cadre d'un royaume inspiré de l’Égypte ancienne (voisin d'un royaume curieusement hellénistique). Cela lui permet de rire un peu sur les théories absurdes autours des pyramides mais aussi d'essayer d'imaginer ce qui arrive aux momies qui vivent à l'intérieur. Personnellement, je trouve que Pratchett a réussi à rendre drôle de nombreuses scènes. Je suis toujours en train de rigoler doucement au souvenir des dialogues entre le nouveau roi et Dios. À mon avis, ce tome est assez réussi avec une fin intéressante.

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***** Le retour des sorcières et beaucoup d'humour? Ça marche très bien!

Image : Site de l'auteur

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13/01/2017

Wyrd sisters (Discworld 6) par Terry Pratchett

Titre : Wyrd sisters (Discworld 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 368

Le petit royaume de Lancre n'est pas habitué aux nouveautés. Bien entendu, il y a tellement de magie dans l'air que le royaume et ses habitant-e-s acceptent une certaine forme de bizarrerie. Mais la nouveauté c'est autre chose. Pourtant, Lancre est le lieu duquel deux nouvelles choses vont se mettre en place. Premièrement, les sorcières locales décident, sous la pression de la plus jeune d'entre-elles, de créer une forme d'association sous le nom de couvent. Ensuite, le royaume a un nouveau roi puisque le précédent est tombé subitement malade après être tombé dans les escaliers suite à un coup de poignard dans le dos. Bien que ce genre d'événements soit parfaitement normal et même attendu dans le cas d'une fin de carrière royale le royaume n'est pas très heureux du comportement du nouveau roi. Celui-ci décide de retourner l'opinion en s'en prenant aux sorcières. Il n'y a plus qu'un espoir pour elles et pour le royaume: le retour d'un héritier mystérieux probablement adopté par une famille des plus morales et possédant sûrement une épée magique.

Ce sixième tome est probablement mon préféré actuellement. Je l'ai trouvé drôle, bien pensé et j'apprécie les personnages. Selon moi, le thème principal du livre est le pouvoir des mots. Il n'est pas difficile de s'en rendre compte alors qu'une bonne partie de l'intrigue se déroule dans le cadre d'une troupe de théâtre avec un acteur génial et un auteur tout aussi bon. À plusieurs reprises, des personnages expliquent que la violence fonctionne mais que les mots permettent de modifier non seulement le présent mais aussi le passé. J'ai, personnellement, beaucoup aimé toute la scène durant laquelle un personnage aide le roi à justifier la destruction de la forêt en en parlant comme d'un développement de l'économie agricole. Donc, personnellement, j'ai beaucoup apprécié ce sixième tome et j'espère aimer le prochain.

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***** Le retour des sorcières et beaucoup d'humour? Ça marche très bien!

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08/01/2017

Sourcery par Terry Pratchett

Titre : Sourcery
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 21 juin 2012
Pages : 336

Le chiffre 8 est important sur le Disque-Monde. La couleur de la magie est la huitième couleur, les magiciens sont les huitièmes fils d'un huitième fils, il y a 8 niveaux de la magie. Normalement, un magicien ne devrait pas avoir d'enfants. On ne sait donc pas vraiment ce qui arrive quand un magicien à des enfants, et surtout, un huitième enfant! Mais l'un des membres, expulsé, de l'Université Invisible a décidé de tenter le coup tout en empêchant la Mort de l'atteindre. Il réussit à s'incarner dans un bâton afin d'enseigner à son fils comment la magie fonctionne et aussi prendre le contrôle de son destin. Car son huitième fils est un Sourcier. Ceux-ci ne sont pas simplement des magiciens. Ce sont des sources de magie capables non seulement de recréer la magie ancestrale mais aussi d'inventer des sorts. Ceux-ci avaient disparu après la guerre des mages et la lutte contre les dieux. Le Disque-Monde sera-t-il capable d'accepter et de survivre au dernier sourcier?

Que penser de ce cinquième tome? Celui-ci nous permet déjà de retrouver des personnages connus de l'Université Invisible. Ainsi, on retrouve Rincewind et le libraire mais aussi la fille de Cohen. Les autres personnages nous étaient inconnus. Outre Creosote que j'ai trouvé peu intéressant on apprend l'existence de Coin et de deux magiciens ayant un impact important sur l'intrigue. Les deux sont avides de pouvoir. Mais l'un permet de montrer de quelle manière quelqu'un peut changer d'avis malgré une majorité importante contre lui. Coin, lui, est un personnage tragique puisqu'il ne peut pas vraiment prendre de décisions.

Ce tome permet surtout de montrer le danger de la magie. Dans le Disque-Monde, la magie semble être quelque chose d'ancien qui a perdu une bonne partie de sa puissance. Les sorts existent mais sont compliqués à apprendre et à utiliser. L’Université est surtout un moyen de garder le contrôle des magiciens alors qu'ils jouent à leurs petites intrigues. Ce ne sont, sinon, que des personnages un peu folkloriques mais pas très utiles. Mais que se passe-t-il lorsque le pouvoir des magiciens devient sans contrôle? Terry Pratchett considère que ce type de personnage surpuissant ne peut qu'aboutir à la prise de contrôle du monde, à une guerre entre magiciens puis à la destruction de tout et tous. On pourrait considérer que le pouvoir absolu ne peut pas accepter de concurrence et ne peut pas non plus se restreindre.

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*** Bien qu'il ne soit pas mauvais j'ai beaucoup moins apprécié ce tome qui, à mon avis, utilise des références un peu facile et introduit un personnage peu utile: Creosote.
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Image : Site de l'auteur

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14:07 Écrit par Hassan | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

31/12/2016

Mort par Terry Pratchett

Titre : Mort
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 1987
Pages : 315

Normalement, quand la Mort vient vous chercher c'est dans le but de vous permettre de suivre vos croyances en un monde après la vie terrestre. Quand la Mort vient chercher un jeune garçon, nommé Mortimer, c'est pour une toute autre raison. En effet, la Mort souhaite lui donner une opportunité. Il lui offre un apprentissage ! Le jeune homme apprend vite et comprend rapidement l'intérêt du travail. Il lui est offert l'occasion de ne jamais être au chômage ainsi que le couvert et de quoi manger avec un petit plus : l'éternel jeunesse. Mais le travail de la Mort est loin d'être aussi facile qu'on ne le croit. Pire encore, ce travail pourrait avoir un effet des plus déplaisant sur le jeune homme. D'autant plus lorsque ce dernier décide de changer l'Histoire et que l'Histoire décide de se battre.

Pour des raisons parfaitement compréhensibles la Mort est un personnage que j'apprécie dans le Disque-Monde. Contrairement aux autres personnages, la Mort sait de quoi elle parle et comprend parfaitement que l'univers est absurde. Mieux encore, ses dialogues sont écrits et majuscules. Mais écrire tout un roman sur ce personnage aurait pu être un problème. Et pourtant, Pratchett réussit parfaitement à rendre la Mort sympathique. Tout simplement parce que ce roman parle de la vie. En effet, on comprend rapidement que si Mortimer apparait ce n'est que pour donner une impression de vie à la Mort. Durant une bonne partie du roman, on suit les aventures de la Mort qui essaie de comprendre les plaisirs des vivants et d'être apprécié. Pendant le même temps, Pratchett décrit un petit drame à 4 adolescents pris dans les tentacules de l'amour.

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**** J'ai franchement beaucoup aimé même si j'ai été surpris par la fin.
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16:27 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terry pratchett, mort, discworld, disque-monde | | | |  Facebook

28/12/2016

Equal rites par Terry Pratchett

Titre : Equal rites
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Harper Collins 2009
Pages : 272

Il y a de nombreux lieux sur le Disque. Les personnes qui ne connaissent rien de ces lieux sont encore plus nombreux. Et, comme le dit l'auteur, c'est justement dans ces nombreux lieux inconnus que l'extraordinaire a lieu. Oui, l'extraordinaire a toujours lieu dans le contexte le plus ordinaire possible ! Alors que Mort accompagne un vieux magicien une telle chose eu lieu. En effet, ce vieux magicien souhaitait offrir son bâton à la personne qui lui succédera. Mais il y a un problème, le fils attendu est, en fait, une fille ! Celle-ci, ayant reçu le prénom d'Eskarina grandit sans savoir qu'elle possède des pouvoirs. Puis, la sorcière du coin, Wheatherwax, décide de l'entrainer. Mais il apparait rapidement que les pouvoirs d'Eskarina ne peuvent être compris que par des magiciens. Mais jamais une femme ne fut acceptée dans les locaux de l'Université Invisible ! Eskarina, elle, ne le sait pas et décide de se rendre à l'Université, de trouver un magicien important et de calmement, mais fermement, lui demander de l'entrainer.

Le problème avec le Disque-Monde c'est de choisir un point d'entrée. Il y a de nombreux personnages qui vivent leur petite vie sans forcément se rencontrer. Ainsi, ce troisième tome est complétement en dehors des deux premiers. En effet, ce tome 3 s'intéresse aux Sorcières ! Et, plus précisément, il s'intéresse à la manière dont on divise en deux capacités genrées une même chose (un peu comme les déodorants, le gel douche et les stylos). Car il semble que l'humanité ne puisse pas survivre si des gens très intelligents ne trouvent pas un moyen de nous montrer sans aucun doute que l'on utilise bien l'outil prévu pour notre genre et ce à l'aide d'un code couleur sophistiqué.

Dans ce livre les personnes qui utilisent la magie sont divisées en deux catégories (avec quelques subtilités de classes): Il y a les hommes et il y a les femmes. Les hommes sont des magiciens adeptent de la haute magie. Ils s’intéressent aux livres et au tabac et refusent tout contacts avec des femmes. Les femmes, elles, sont des sorcières. Elles travaillent avec le peuple et les herbes et ne voient pas l'intérêt des livres de sort. Mais que se passe-t-il quand une femme souhaite devenir non une sorcière mais une magicienne ? D'un seul coup il devient beaucoup plus difficile de défendre une division arbitraire et inutile.

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**** De nouveaux personnages hauts en couleurs et très sympathiques !
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Image : Site de l'auteur

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14:52 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : equal rites, terry pratchett, discworld | | | |  Facebook

27/12/2016

The light fantastic par Terry Pratchett

Titre : The light fantastic
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 1986
Pages : 284

Twoflower, le bagage et Rincewind sont tombé du disque. Ils sont morts. Cependant la Mort ne vient pas les chercher. Et ce parce qu'elle est un tout petit peu vexée par l'inaptitude de Rincewind à accepter de mourir à l'heure dite. Mais nous parlons du Disque-Monde. À Ankh-Morpork, à l'Université invisible, dans la librairie, au fond d'un cachot, entouré par de nombreuses chaines le livre le plus puissant de la création n'est pas d'accord. Non, Rincewind ne doit pas mourir. Après tout il possède l'un des 8 sortilèges et, en famille, on s'entre-aide. Alors le livre change la nature de la réalité et sauve tout ce petit monde en les envoyant dans une forêt enchantée remplie d'arbres qui parlent. En effet, il est plus que nécessaire que Rincewind survive et puisse réciter les 8 sortilèges. Car le Disque-Monde sera détruit dans exactement deux mois.

Ce livre est le second par ordre d'écriture et de lecture dans l'univers du Disque-Monde. Il suit immédiatement le premier et, donc, on retrouve notre magicien préféré, notre bagage préféré et l'espèce la plus dangereux de tout le multiverse : un touriste. Le premier livre pourrait être résumé tout simplement en en parlant comme de la tentative d'amis bourrés de créer une histoire qui inclue absolument tous les clichés de la fantasy afin de s'en moquer. Pour ce second tome, l'auteur est un peu plus sobre. Contrairement au premier livre, il y a, cette fois, une véritable intrigue avec une fin, un milieu et un début. L'histoire suit donc une suite logique qui passe d'un point A à un point Z via tout le reste de l'alphabet. En effet, ce livre reste aussi, et surtout, l'occasion d'ajouter quelques blagues sur des poncifs récurrents comme les elfes, les maisons de pain d'épice et les druides (qui préfèrent le terme de programmeurs informatiques). Je dois bien avouer... que ça marche assez bien sur moi. Bien que l'intrigue soit souvent tirée par les cheveux j'ai beaucoup rigolé et on sent que le Disque-Monde commence véritablement à prendre vie. Longue vie à A’Tuin !

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*** Un second tome dans la même veine que le premier mais moins chaotique.
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Image : Site de l'auteur

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Vaiana, la Légende du bout du monde / Moana

Il y a très longtemps le monde fut créé. Puis, une déesse ayant le pouvoir de créer la vie remplit les océans et les îles de créatures. Mais son pouvoir était convoité par de nombreux êtres. Il y a très longtemps un demi-dieu vivait sur Terre : Maui. Ce dernier avait une force surhumaine et la capacité de se changer en tous les êtres vivant. Il a utilisé ses dons afin de voler à la déesse ce qui lui permet de créer la vie. Mais, ce faisant, il déclencha un chaos sans mesure. Près de 1000 ans ont passé et les océans sont devenus dangereux. Les humain-e-s se sont repliés sur les îles. Sur l'une d'elles vit une jeune fille, Moana, choisie par l'océan. Lorsqu'elle sera prête elle voguera sur les océans, elle cherchera Maui et le forcera à rendre à la déesse ce qu'il lui a volé. Mais le voyage sera difficile et dangereux !

Ah Disney... C'est souvent un plaisir que d'aller voir un nouveau animé Disney. Cette fois, l'histoire est un peu différente. En effet, nous sommes tous et toutes habitué-e-s aux histoires de princesses, avec des animaux, dont le seul but est de trouver un prince ? Il semble que ceci commence enfin à changer (mais j'attendrais encore un peu avant de crier victoire).

Moana n'est pas une princesse. Du moins, elle ne l'est pas au sens occidental du terme. Ce n'est pas une jeune femme contrôlée par son père en attendant qu'elle marie un héritier qui dirigera le royaume. Moana est la fille d'un chef. À ce titre elle est éduquée à diriger son peuple et à la conseiller. Plusieurs scènes permettent de montrer Moana prendre des décisions pour le bien commun sans l'aide de personne. Ainsi, bien qu'il existe une tension entre ses envies et ce qu'elle doit faire, Moana est tout d'abord une personne de devoir. Face à elle l'intrigue place Maui. Je ne vais pas commencer par critiquer le lien avec les mythes originaux car je ne les connais pas (malheureusement). Maui, contrairement à Moana, est seul. C'est un guerrier et un héros. Bien qu'il ait souvent aidé les humain-e-s il ne le fait pas par devoir ni pour le bien commune mais afin d'être honoré. Ainsi, nous avons deux personnages intéressants. L'une pense à ses devoirs mais agit "égoïstement" en partant sur les océans. L'autre agit pour le bien commun mais pour des raisons égoïstes.

J'ai beaucoup aimé ces deux personnages. Mais j'ai aussi beaucoup apprécié le film en soi. L'histoire est portée par des scènes superbes. Je pense particulièrement à l'océan qui non seulement a l'air conscient mais qui est tout simplement beau. Il semble que beaucoup d'efforts aient été porté sur l'eau. J'apprécie aussi les chansons et surtout la fin du film. L'intrigue, elle, est une quête d'apprentissage. Mais aussi, et surtout, une défense de la nécessité d'explorer et de quitter sa famille pour mieux y revenir plus tard. Bref, un film que j'ai beaucoup aimé.

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***** Un beau film avec des personnages que j'apprécie.

Image : Allociné

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10:20 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaiana, la légende au bout du monde, moana | | | |  Facebook

22/12/2016

Flash saison 2

Durant la saison 1 Barry Allen découvrait ses pouvoirs. Après avoir appris à les maitriser il décida de devenir le Flash ! Un héros capable de protéger Central City contre les menaces des méta-humains. Après de nombreuses aventures on apprenait que son mentor est un super vilain qui ne souhaite que tuer le Flash. Leur combat a débouché sur la création d'un trou noir au-dessus de la ville et la série ne nous permettait pas de savoir comment la ville a été sauvée. La saison 2 commence quelques temps plus tard. Le Flash est fêté par toute la ville comme le sauver de Central City. Mais, ce que personne ne sait encore c'est que le trou-noir a aussi ouvert des brèches vers un univers parallèle. Ce qui implique de nouvelles menaces pour Barry et la ville.

Dans la saison 1 Barry Allen doit combattre un homme qui le trahit après l'avoir aidé à courir plus vite. Dans cette saison 2 Barry Allen se trouve confronté à un homme, Zoom, qui souhaite lui permettre d'aller plus vite afin de l'attaquer. Si si, il y a une différence. Bref, Flash est la série qui n'est censée fonctionner. Les acteurs et actrices sont passables, les intrigues sont médiocres et les effets spéciaux peuvent être très kitsch. Et pourtant, Flash est une série feel good qui fonctionne plutôt bien. Flash est plutôt positif avec des personnages qui ne sont pas trop mauvais (j'ai une préférence pour Cisco). De plus, cette saison introduit le concept de multivers ce qui aurait pu être difficile à mettre en scène. Et pourtant, ce n'est pas trop mal réussi.

On pourrait penser que la saison 1 mettait en scène le thème de la recherche de la vérité. Barry Allen cherchait la personne qui avait vraiment tué sa mère afin de faire sortir son père de prison. Cette saison semble se concentrer sur la famille et les pertes. En effet, une bonne partie des vies personnelles des personnages se concentre sur des changements familiaux. Le plus important, bien entendu, est ce que l'on apprend sur la famille West et le retour du père de Barry. Mais d'autres événements ont lieu sur ce point. De plus, le petit groupe autours de Flash fonctionne de plus en plus comme une famille. Mais cette saison parle aussi de pertes. Et plus précisément de la perte d'une personne proche. Plusieurs personnages ont connu cette perte que ce soit avant le début de la série ou durant la saison 1. Pour ces personnages, cette saison permet de montrer de quelle manière on réagit face à ces pertes.

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*** Une série feel good sympathique.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:38 Écrit par Hassan dans Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flash, cw, dc | | | |  Facebook

20/12/2016

Rogue One: A Star Wars Story

L'Empire a vaincu. La République est morte sous les coups de botte de l'armée, de l'Empereur et de Vador. La résistance est inutile face à la puissance militaire des flottes de l'Empire. Mais, une nouvelle arme est en train d'être conçue. Une arme dont l'origine date d'avant même la guerre des clones. Une arme qui permettrait de créer une paix éternelle par la terreur absolue. Une arme capable de détruire une planète entière. Cependant, son développement a pris du retard. Les autorités s'impatientent et le Directeur Orson Krennic, chargé de la conception de l’Étoile Noir, décide de traquer un génie afin de terminer l'arme. Mais, en faisant cela, il lui permet de contacter l'Alliance Rebelle. Une course contre la montre débute afin de trouver un moyen d'éviter le lancement de la super-arme.

Il y a au moins une chose de certaine, ce premier film chargé de montrer ce qui n'est que mentionné dans les trilogies originales est fortement lié à l'univers starwars aussi bien cinématographique que télévisé. Bien entendu, je n'ai pas aperçu toutes les références. La plupart du temps elles sont assez discrètes pour ne pas casser l'intrigue (une exception est l'arrivée de C3PO et R2D2 qui réussit à casser une scène entière). Les références sont de deux natures. Premièrement, il y a celles qui parlent aux personnes qui connaissent assez l'univers pour les remarquer. C'est, par exemple, réussir à apercevoir le Ghost ou encore les deux mercenaires qui apparaissent dans A new Hope. Le second type permet de faire un lien direct avec la suite de l'histoire. Ces références permettent de développer l'intrigue en direction de l'histoire que l'on connait afin de rester dans une continuité.

Il y a deux thèmes forts dans ce film, et je ne suis de loin pas le seul à les avoir compris. Ce sont l'espoir et le sacrifice. Dans la seconde trilogie, on observait la fin de la République. La première trilogie montrait la fin des Siths. Mais rien, outre l'univers étendu, ne permettait de comprendre de quelle manière on passait d'un point à un autre. Rogue One permet d'expliquer comment l'Alliance fonctionne. Les Rebelles ne sont pas seulement une flotte avec des chasseurs. Ce sont aussi des espions, des assassins et des saboteurs. Et ce film s'intéresse à eux et à leur sacrifice. En effet, de nombreux personnages se sacrifient dans ce film. Ce sacrifice n'est pas seulement celui de la vie mais aussi d'une moralité, d'une humanité, en faveurs d'une cause que l'on pense supérieure. Et ces sacrifices sont liés à une autre émotion : l'espoir. Face à un ennemi d'une puissance inimaginable seul l'espoir permet d'accepter le sacrifice qu'implique la lutte. Et tous les personnages possèdent cette émotion malgré le ton particulièrement sombre du film.

Enfin, Rogue One est servi par des scènes magnifiques. On sent que la réalisation n'a pas voulu seulement créer un film de SF avec de l'action. Elle souhaitait offrir une expérience visuelle qui permet d'insérer le film dans un univers précis. Comme dans l'épisode 7, on observe des décors qui permettent de relier le présent au passé à l'aide de ruines majestueuses. Plusieurs scènes sont conçues pour fournir une émotion. Je pense, par exemple, à l'ombre écrasante du destroyer au-dessus de la ville de Jedha. Il n'y a plus qu'à espérer que les autres films suivent en qualité.

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*****Je suis sorti de la salle les yeux plein d'étoiles.

Image : Éditeur

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10:51 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rogue one, star wars | | | |  Facebook

17/12/2016

Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan par Geoff Johns et Ethan Van Sciver

Titre : Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan
Auteurs : Geoff Johns et Ethan Van Sciver
Éditeur : Urban comics 1 juillet 2016
Pages : 176

Ce tome contient Green Lantern Rebirth 1-6. Hal Jordan est mort. Il est mort dans le Soleil après avoir attaqué le corps des Green Lantern suite à la destruction de Coast City. Depuis, il est devenu l'hôte du Spectre. Un être mystique chargé de délivrer la vengeance de dieu sur les pêcheurs. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Le Spectre agit étrangement. Comme si son pouvoir était en train de se corrompre. Pire encore, sur Terre Coast City est recrée à l'identique. Et, au loin dans l'univers, des êtres hurlent que Paralax revient.

Depuis que je lis Green Lantern j'entends parler du retour d'Hal Jordan par le scénariste Geoff Johns. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a fait sur Green Lantern (du moins en partie) et un peu moins sur Superman. Alors était-il possible de passer à côté du tome qui met en scène le retour d'Hal Jordan ? Le problème c'est que j'ai été déçu. Déjà, je ne connais pas cette époque et beaucoup d'allusions me sont inconnues. Mais ceci me concerne. À mon avis, le plus gros problème c'est la vitesse. En 6 numéros Geoff Johns explique le corps, sa mythologie, le Spectre, Paralax, Sinestro et Hal Jordan. C'est beaucoup trop rapide. À la lecture, j'ai eu l'impression de courir après un train en marche qui ne s'arrête qu'à une station sur deux. J'ai l'impression que Geoff Johns passe à côté d'explications qui auraient été nécessaires mais auraient impliqués plus de numéros. Bref, je suis un peu déçu.

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*** Moins bon que je ne le pensais et surtout beaucoup trop rapide.
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Image : Éditeur

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13/12/2016

Grayson 2. Nemesis par Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney

Titre : Grayson 2. Nemesis
Auteurs : Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney
Éditeur : Urban comics 20 mai 2016
Pages : 208

Ce second tome contient Grayson 9-14, Annual 2 et DC sneek peak : Grayson 1. Dick Grayson est mort. Du moins c'est ce que tout le monde a cru. Mais, en secret, Bruce Wayne l'a envoyé infiltrer l'agence Spyral. Cette mission est une réussite. Dick Grayson est intégré à l'agence ainsi qu'à l'académie pour jeunes filles qui la cache. Il aimerait bien rentrer à Gotham et annoncer son retour à ses ami-e-s. Mais Batman semble ne pas répondre. Et pour cause, Bruce Wayne est amnésique suite à son dernier combat contre le Joker. De plus, Spyral pourrait ne pas être si facile à quitter. En effet, les personnes à sa tête se méfient de Grayson et veulent le contrôler. Cette méfiance est rendue plus importante pas de nombreux meurtres dans la communauté des agences de renseignements.

J'avais bien aimé le premier tome de Grayson. La série fait suite à la série Nightwing dont la fin, décevante, avait été précipitée par l'événement Forever Evil. Contrairement à la majorité des séries DC, le contexte de Grayson est en parallèle de l'univers super-héroïque. Bien que les personnages rencontrent des êtres méta-humains l'intrigue se concentre sur l'agence elle-même, ses buts et ses secrets. Ce second tome est un peu plus intégré au reste de l'univers DC. Non seulement on retrouve les personnages de la famille de Batman mais on rencontre aussi Superman et Lex Luthor. Ces rencontres ne sont pas trop mal réussies et s’intègrent assez bien à l'intrigue. Ce second tome met aussi en place la fin, prochaine, de la série puisque Grayson commence à comprendre ce qu'est réellement Spyral et comment l'agence fonctionne. Malheureusement, l'académie est, elle, laissée en arrière alors que j'aurais apprécié en savoir plus sur elle.

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***** Un second tome dont j'ai bien apprécié la lecture pour une série que j'aime beaucoup.

Image : Éditeur

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11/12/2016

Arrival / Premier contact

Le monde vit comme à son habitude. Les tensions internationales continuent, les gens travaillent ou étudient, les chaines d'infos font du direct plutôt que de l'analyse. Bref, tout va bien et une professeure, Louise Banks, se prépare à parler de linguistiques à ses étudiant-e-s. Mais il y a un problème, il n'y a personne dans la salle. Le problème c'est que, depuis moins d'une heure, douze vaisseaux sont apparus sur Terre sur divers points du globe. L'humanité prend peur, les humain-e-s ne comprennent pas ce qui se déroule et, rapidement, c'est la fuite. Louise Banks, elle, est contactée par les militaires. Il y a un problème à résoudre : comment communiquer avec une espèce qui n'a aucuns points communs avec l’humanité ? Et Louise doit trouver la réponse.

Ce film est un film que je n'attendais pas du tout. Je ne connaissais même pas son existence. Et, il y a quelques temps, j'ai soudain vu qu'il sortait en Suisse. Intrigué, j'ai regardé le synopsis puis la bande annonce. Encore plus intrigué, je me suis dit que je ne pouvais pas rater une séance. Puis, j'ai lu ce qu'a fait le réalisateur. Entre autres, il a réalisé Sicario qui reste l'une de mes meilleures expériences au cinéma. Mais Arrival en vaut-il la peine ?

Je ne suis sûrement pas le seul à penser qu'il existe deux messages particuliers dans un film qui parle de deux histoires. La première c'est, bien entendu, l'arrivée des aliens sur Terre. La seconde est bien plus intime. Mais, les deux intrigues sont liées aussi bien thématiquement que "chronologiquement". Dans les deux cas, on parle de communication. En effet, comment l'espèce humaine peut-elle espérer comprendre, et se faire comprendre, par une race alien qui n'a aucuns points communs avec la Terre ? Comment établir une discussion entre deux peuples potentiellement tellement différents que la compréhension mutuelle pourrait être impossible ? Dans le même temps, se pose la question de la communication entre les humain-e-s. En effet, les militaires prennent les choses en main (un classique) et le secret devient une nécessité. Mais n'est-il pas nécessaire de collaborer ? Quels sont les choix fait par les autres nations et comment les comprendre ? Plus intimement, comment communiquer entre deux personnes ? Ainsi, la communication est au centre du film et la réalisation réussit parfaitement bien à mettre en scène tous ses efforts (outre une séquence au milieu du film)

La réalisation semble aussi souhaiter envoyer un message d'espoir. Un message particulièrement difficile à faire entendre dans le contexte actuel de tensions et de craintes. L'armée prend le contrôle, certes, mais il est aussi décider de prendre des mesures scientifiques et de communiquer avec les autres sites en temps réel. Ce film fait l'éloge de la capacité humaine de travailler ensemble en direction d'un but commun malgré les différences. Il annonce aussi que ce travail en commun est nécessaire pour l'avenir de l'espèce tout en étant inévitable. Là encore, plus intimement, le message s'incarne dans l'histoire de Louise Banks qui, durant le film, décide d'accepter son avenir avec ses joies et ses mauvais moments.

Quand on pense film de Science-Fiction on pense souvent à des explosions, des guerres et des termes techniques impossibles à comprendre. Le cinéma crée beaucoup de ces films mais ne prend pas vraiment le sujet au sérieux. Arrival, lui, prend son sujet au sérieux. La réalisation met en place un prémisse et tente de montrer de quelle manière on peut le résoudre. Le film est aidé par des acteurs et actrices dont j'ai trouvé le jeu particulièrement proche d'une possible réalité. La photo est aussi très bien maitrisée. La première vision du vaisseau est superbe. L'architecture intérieure est à la fois inquiétante et étrange aidé en cela par une musique bien conçue. J'apprécie aussi particulièrement les aliens qui sont aussi beaux qu'étranges. En ce qui me concerne, ce film est une réussie à tous les niveaux. Je ne m'attendais pas à la sortie d'Arrival et je suis très heureux qu'elle ait eu lieu.

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*****L'un des films qui fait partie de mon top personnel de l'année.

Image : Allociné

Site officiel

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08:36 Écrit par Hassan dans Film, Politique, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrival, premier contact | | | |  Facebook

07/12/2016

Les alinéas au placard. L'abrogation du délit d'homosexualité (1977-1982) par Antoine Idier

Titre : Les alinéas au placard. L'abrogation du délit d'homosexualité (1977-1982)
Auteur : Antoine Idier
Éditeur : Cartouche 2013
Pages : 201

Entre 1977 et 1982 le Code pénal français change. Il passe d'un délit d'homosexualité, hérité du régime de Vichy, à une abrogation de ce délit sous la férule socialiste de François Mitterrand. Mais un tel changement ne se déroule pas sans raisons. Pourquoi et comment est-il devenu difficile, si ce n'est impossible, d'accepter un délit spécifique à une orientation sexuelle ? Quels sont les personnes et les arguments qui permettent d'abroger cette particularité de la loi ? Antoine Idier, s'intéresse à la presse, aux hommes et femmes politiques, aux militant-e-s de l'époque et aux archives afin de mieux comprendre l'histoire et le contexte de cette abrogation. Il y répond en 7 chapitres.

Le premier, le troisième et le cinquième présentent les associations de droit et de défense des personnes homosexuelles. L'auteur y examine la mise en place de nombreuses associations de nature politique après Arcadie. Que ce soit le FHAR, le GLH ou encore le CUAR les années 70 sont l'occasion de tenter plusieurs expériences afin de se faire entendre. Certaines tentent d'atteindre le niveau politique par des appels ou des sondages tandis que d'autres sont révolutionnaires. Le CUAR, par exemple, s'intéresse d'abord à la défense des personnes interdites de travail avant de se porter sur l'abrogation du délit d'homosexualité. Ces associations agissent dans un contexte qui permet, de plus en plus, le retournement des accusations contre les tribunaux. Comme exemple, l'auteur s'intéresse à deux affaires qui font du bruit au niveau national.

Les quatre autres chapitres s'intéressent plus précisément à la mise en œuvre politique de révision du Code pénal français et, spécifiquement, à l'abrogation du délit d'homosexualité. L'auteur montre qu'il existe plusieurs phases. Tout d'abord, la présidence de Valéry Giscard d'Estaing nomme une commission chargée de la réécriture du Code pénal. Les membres entendent Michel Foucault. De plus, les débats s'inscrivent dans un contexte de remise en cause de l'ordre moral pénal avec une attention particulière à l'homosexualité et à l'enfance (un débat qui nous surprend beaucoup lorsque nous vivons dans les années 2000). Mais ce n'est qu'un début qui, rapidement, est mis en sommeil alors que la présidence souhaite agir sur la criminalité. C'est au Sénat que la seconde phase se met en place. Un sénateur propose, et réussit, à faire abroger le délit d'homosexualité. Cependant, l'Assemblée Nationale refuse cette abrogation. Ce n'est qu'après la victoire socialiste que l'abrogation est possible. L'auteur nous explique que le contexte a changé. Bien que les arguments contre, et pour, soient identiques les associations se sont largement mobilisées en faveurs des socialistes tout en montrant leur force en nombre. Rapidement, la nouvelle présidence accepte plusieurs revendications et parvient, difficilement, à convaincre les député-e-s.

Ce livre est particulièrement intéressant à lire dans le contexte actuel, suisse ou français. En effet, la France a voté le droit au mariage pour les personnes de même sexe mais refuse le débat sur la PMA et la GPA ce qui crée une insécurité juridique importante pour certains enfants au nom de leur protection (je ne dis pas que la PMA et la GPA sont une bonne idée mais je considère qu'un débat est nécessaire). En Suisse, les choses avancent en direction d'un droit au mariage mais lentement. Dans les deux cas, on retrouve des arguments proches de ceux que le livre décortique. Les personnes favorables souhaitent la fin d'une discrimination tandis que les opposants parlent de défense d'une morale et des enfants face à une orientation sexuelle qualifiée de dangereuse voir proche de la criminalité. Replacer ces arguments dans une histoire plus ancienne, bien que récente, permet de démontrer qu'il existe des précédents.

Image : Amazon

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04/12/2016

Good Omens par Neil Gaiman et Terry Pratchett

Titre : Good Omens
Auteurs : Neil Gaiman et Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 2014 (1990)
Pages : 414

Il y a longtemps, très longtemps, deux personnes ont volé une pomme. Le problème c'est que la pomme n'était pas ordinaire. Ce petit vol qui, actuellement, ne ferait même pas lever les sourcils d'un juge a mené au bannissement des deux personnes d'un petit coin nommé Paradis. Les êtres éternels ne furent pas tout à fait d'accord et c'est ainsi qu'a commencé la guerre entre les enfers et le paradis. Lorsqu'un démon tente un humain un ange tente d'empêcher cette tentation et, au fil du temps, un équilibre fut atteint. Un équilibre en attente de l'événement qui permet de mettre fin à la guerre. Celui-ci a souvent été prédit mais ne fut jamais accompli. Une nouvelle prédiction semble prévoir la fin des temps pour samedi prochain. Les armées éternelles se rassemblent, les chiens de l'enfer sont libérés, les cavaliers de l'Apocalypse s’élancent ! Mais une petite chose manque. Il semble que personne ne soit capable de trouver l'antéchrist.

Neil Gaiman et Terry Pratchett... Deux auteurs célèbres. Le premier est connu pour son travail dans les comics et les romans (American God et Sandman par exemple). Le second est le créateur du Disque-Monde, un travail de 41 livres qui a commencé en 1985. Quand deux auteurs pareils décident d'écrire un livre un seul choix s'offre à vous : le lire. Car même mauvais un livre écrit par ces deux personnes aura toujours quelque chose de particulier.

Selon l'antéscriptum et les différents postscriptum, l'idée de ce livre provient de Gaiman. Celui-ci et Pratchett ont ensuite travaillé ensemble pour créer un livre qui leur permettre de rire tous les deux et, avec un peu de chance, de faire rire d'autres personnes. Vu qu'il y a eu 4 éditions je pense que l'on peut dire, sans trop de risques, qu'un certain nombre de personnes trouvent ce livre drôle. Je fais partie de ces gens. Bien entendu, l'intrigue ressemble fortement à une blague sur fond de personnages incapables de réussir leur jobs (d'une certaine manière c'est assez réaliste). Mais elle est plaisante et fonctionne assez bien. De nombreuses scènes sont plutôt bien écrites et assez drôles et je me suis pris à réellement imaginer les personnages agir de la manière décrite. Je me suis bien amusé, ce fut un bon moyen de passer un week-end d'hiver au chaud avec du thé (de noël) et c'est parfait.

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**** J'ai passé un bon moment.
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Image : Éditeur

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18:06 Écrit par Hassan | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

03/12/2016

I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake

Daniel Blake est un ouvrier de 59 ans qui vit à Newcastle. Il a toujours travaillé. Il s'est occupé seul de sa femme, malade. Il a payé ce qu'il devait payer et a toujours évité de demander des aides. Il est l'incarnation de la dignité ouvrière. Alors qu'il se trouve sur un chantier il tombe soudain d'un échafaudage. Les médecins lui expliquent qu'il a fait une crise cardiaque et qu'il faudra un certain temps avant de pouvoir retourner au travail. Durant son incapacité, il reçoit des aides d'invalidité afin de pouvoir continuer à vivre dans son appartement. Cependant, il lui est soudain demandé de remplir un questionnaire pour qu'un décisionnaire examine son éventuelle incapacité au travail. Et le couperet tombe, il est considéré comme capable de travailler et les aides lui sont coupées. Daniel Blake ne comprend pas cette décision et essaie de trouver une porte de sortie. Mais est-ce possible ?

Je ne connais pas particulièrement bien l'état des débats politiques sur les aides sociales an Grande-Bretagne. Mais j'en sais assez pour savoir que, comme ici et ailleurs, elles sont considérées comme couteuses et symptomatique d’une soi-disant culture de l'assistance par des personnes qui fraudent. Récemment, la Grande-Bretagne a lancé un vaste programme de privatisation de l'aide sociale et de "rationalisation" de celle-ci. Les travailleurs/euses sont maintenant en concurrence et doivent être capable de productivité (est-ce seulement possible dans l'aide sociale ?). Alors que les personnes bénéficiaires doivent justifier de leur incapacité. Ce film s'inscrit dans ce contexte.

L'histoire de Daniel Blake et de Katie Morgan est l'histoire de deux personnes qui se heurtent à une administration incompréhensible. Tout au long du film, on nous montre une administration qui suit des normes de rationalisation. On numérise les documents nécessaires, on met en ligne les formulaires et les offres et demandes d'emploi, on "normalise" les compétences dont celles de créer un CV. Le but est de contrôler les personnes et de les punir si besoin est. On observe deux personnages se heurter à ces règles si précises qu'elles en deviennent inhumaines. Durant le film, on a l'impression d'observer une administration absurde face à une aide sociale privée, dans le sens d'organisée par des personnes privées et non au sens d'une privatisation, qui fonctionne humainement au cas par cas. Mais est-ce vraiment absurde ? N'est-ce pas le fonctionnement logique et normal d'une administration conçue pour analyser, contrôler et punir ? En cela, le film se rapproche des études sociologiques de Jean-Marc Weller et de Vincent Dubois (que je lirais un jours).

Je vois un second thème dans ce film. En effet, la réalisation nous présente deux personnes. La première est Daniel Blake, un ouvrier de 59 ans. La seconde est Katie Morgan une jeune ancienne londonienne. Pourquoi le film s'intéresse-t-il à ces deux personnages ? Ne pourrait-il pas mettre en scène qu'une seule personne ? Ce serait, en effet, possible. Aussi bien Katie Morgan que Daniel Blake se heurtent à une administration incompréhensible et à un manque de protection de la part du droit. Honnêtement, le personnage de Katie Morgan pourrait créer un film avec bien plus de Pathos qui se rapproche de la vie de femmes du passé mais aussi d'aujourd'hui. À mon avis, la différence est celle des capacités de la classe ouvrière face à la précarité. Daniel Blake a vécu dans ce monde. Il a de nombreuses connaissances qui n'hésitent pas à l'aider en cas de besoin tout comme il les aide si possible. Il privilégie la rencontre en face à face franche et honnête ce qui est montré par sa recherche d'emploi qui se porte vers les personnes qui habitent et travaillent dans le milieu. Il connait parfaitement les associations capables de fournir de l'aide et, surtout, il a une connaissance des techniques qui permettent de pallier aux manques de tous les jours et aux petits travaux nécessaires dans une maison ou un appartement. Face à lui nous avons une femme, seule avec deux enfants. Katie Morgan est isolée dans tous les sens du terme. Elle a quitté, sans que cela ne soit son choix, son milieu de vie et donc son réseau. Elle ne connait personne ni aucune association ou institution. Elle est, dans tous les sens du terme, démunie. Le film présente un transfert de ces connaissances. Petit à petit, Daniel Blake montre à Katie Morgan comment survivre tout en l'aidant sans rien attendre. D'une certaine manière, j'y ai retrouvé une partie de ce qu'écrit Richard Hoggart dans La culture du pauvre (un livre que je conseille)

Ainsi, nous avons un très bon film qui, sans trop de pathos, essaie simplement de présenter la vie de personnes qui essaient simplement de survivre alors qu'elles sont contrôlées et punies par une administration conçue pour atteindre une "rentabilité" et donc diminuer le nombre de personnes qui peuvent recourir à l'aide sociale. Alors que la rhétorique des fraudeurs et de la "culture de l'assistance" est prégnante dans les médias et le monde politique il est salutaire qu'un film décide d'en prendre le contre-pied pour mieux voir les conséquences de ces discours.

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***** Des acteurs et actrices parfait-e-s, un thème difficile mais maitrisé. Un film que je conseille.

Image : Allociné

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