13/06/2018

Jessica Jones 1. Uncaged! par Bendis, Gaydos et Hollingsworth

Titre : Jessica Jones 1. Uncaged!
Auteurs : Bendis, Gaydos et Hollingsworth
Éditeur : Marvel 23 mai 2017
Pages : 136

Ce premier volume contient Jessica Jones 1-6. La série Alias est probablement l'une de celles que je préfère. Bendis y créait un personnage, Jessica Jones, avec un passé d'ancienne héroïne et un présent de détective. Les différents cas qui lui sont confiés ne sont pas toujours une réussite. Ses relations sociales étaient difficiles. Bien que Jessica Jones soit toujours une part du monde Marvel il n'y eut que peu de série complète la concernant. Après la reconstruction de l'univers Marvel, Bendis fut chargé d'écrire une nouvelle série autours de ce personnage qui contient 3 volumes. Dans ce premier volume, on apprend que Jessica Jones sort tout juste de prison. Son enfant est caché dans un lieu secret tandis que ses ami-e-s et son mari ne lui font plus confiance. Dans ce contexte, elle est chargée d'enquêter sur une personne qui semble se souvenirs de l'existence du multivers.

SPOILERS

Bien que j'apprécie le personnage, le style graphique et les histoires autours de Jessica Jones ce premier volume m'a posé quelques problèmes. Premièrement, ce que j'apprécie dans le personnage et son éloignement du monde héroïque. Elle est une part du monde mais elle enquête à la marge avec de rares expériences avec des héros. Ce qui fait l'intérêt d'Alias sont ses enquêtes concernant des personnes de tous les jours. Ce volume, en revanche, implique Jessica Jones directement dans une enquête de Carol Danvers, que je ne décrirais pas pour ne pas spoiler.

J'ai aussi eu des frustrations concernant l'enquête "humaine" de Jessica Jones. Il est intéressant d'essayer de créer des conséquences plus importantes à l'évènement Secret War. Durant celui-ci, l'univers fut détruit puis reconstruit. Certains personnages ont changé d'univers. Dans ce volume, Bendis crée un personnage normal qui s'est réveillé dans un autre appartement, avec une autre famille et un autre travail mais qui se souvient encore de son ancienne vie. En s'intéressant directement à ce problème le volume aurait pu poser des questions éthiques et existentielles intéressantes. Mais il se complait dans une facilité scénaristique en oubliant ce cas puis en terminant l'enquête par un meurtre basé sur l'idée que rien n'a d'importance.

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*** J'apprécie beaucoup ce personnage mais je suis frustré par le début de cette nouvelle série. J'espère pouvoir changer d'avis.
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Image : Éditeur

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12/06/2018

Ivar, Timewalker par Fred Ven Lenter, Clayton Henry, Francis Portela et Pere Pérez

Titre :  Ivar, Timewalker
Auteurs : Fred Ven Lenter, Clayton Henry, Francis Portela et Pere Pérez
Éditeur : Bliss comics 9 mars 2017
Pages : 328

Ce tome contient Ivar, Timewalker 1-12. 2015, deux heures du matin, la physicienne Neela Sethi travaille encore sur le projet de sa vie. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de lancer son expérience un homme étrange l'interrompt. Selon lui, elle est sur le point de créer, par accident, le voyage dans le temps. Il dit se nommer Ivar et il propose à Neela de le rejoindre afin de sauver l'univers. En effet, le voyage dans le temps permet d'ouvrir la voie à de nombreux dangers pour l'entier de l'histoire. Mais Ivar cache bien des secrets dont l'un des moins importants est l'existence de ses deux frères immortels.

SPOILER

Il est impossible de ne pas comparer cette série à Doctor Who. Dans les deux cas, nous avons un homme assez beau qui propose des aventures et des voyages dans le temps à une jeune femme. Dans les deux cas, le héros est capable de se sortir de toutes les situations quel que soient les problèmes rencontrés. Et dans les deux cas, il n'est pas permis de modifier l'histoire (bien que le Docteur semble prendre cette interdiction bien plus comme un conseil qu'un ordre nécessaire). Cette série ne peut donc que parler aux fans de Doctor Who, dont je fais partie.

Mais c'est aussi une série qui décide de modifier ses caractéristiques principales au fil de la lecture. En effet, nous commençons avec un Ivar sûr de lui, qui connait toutes les conséquences des voyages temporels. Neela n'est qu'un bagage avant de devenir une acolyte un peu plus active. Son changement de caractéristique aura lieu lorsque Neela comprend qu'elle est sa place dans la quête d'Ivar. Loin de se laisser transporter, elle décide de devenir actrice de son histoire. Les auteurs décident donc d'en faire l'héroïne de la série pour les derniers épisodes, transférant le titre de Timewalker. Neela n'est plus une simple compagne d'un homme, elle devient la voyageuse et l'héroïne qui explique ce qui est en train de se dérouler aux autres personnages.

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**** Une série que j'ai apprécié surtout parce que je suis déjà fan de Doctor Who.
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Image : Éditeur

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06/06/2018

Injustice II 1 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Mike S. Miller

Titre :  Injustice II 1
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Mike S. Miller
Éditeur : DC 1 mai 2018
Pages : 144

Ce volume 1 contient Injustice II 1-6. La guerre est terminée. Le règne de Superman a touché à sa fin. Le régime est mort et enterré, ses soutiens emprisonnés dans le lieu le plus sécurisé du monde. À la suite des combats des 5 dernières années le monde essaie de se reconstruire. Mais toutes les menaces ne sont pas neutralisées. Le monde a vécu 5 ans de paix forcées, les tensions resurgissent. Tout le monde ne pense pas que Superman ait eu tort et certaines forces sont prêtes à l'aider à s'échapper. Et d'autres personnes veulent prendre le pouvoir. L'une de ces personnes prend le costume de Batman et décide de prendre le contrôle de la Suicide Squad, devenant une cible prioritaire. Et pendant ce temps une capsule provenance de Krypton se dirige en direction de la Terre.

SPOILERS

Cette nouvelle série se veut une introduction au second jeu Injustice. Elle permet de faire le lien entre le premier et le second. Pour cela, DC a proposé à Tom Taylor de revenir, scénariste des meilleurs tomes de la première série. Ce premier volume ne donne pas beaucoup d'informations sur l'état du monde mais permet de comprendre que l'on revient au statu quo précédent. Les Etats-Unis ont élu un nouveau président. Les nations sont à nouveau armées. L'administration est fonctionnelle. Bien que cela soit nécessaire il est dommage que Tom Taylor ne fasse pas plus attention aux conséquences de la fin du régime de Superman et à la reconstruction politique.

Car le scénariste s'intéresse à Batman. Bruce Wayne a perdu sa fortune, ses fils et son identité. Mais il a gagné la guerre. À plusieurs reprises des personnages, dont Superman, explique que Batman est maintenant capable de modeler le monde à son image, mais que cela aboutirait à un cauchemar. Le propos de ce premier volume est de montrer de quelle manière Bruce Wayne va utiliser son nouveau statut afin d'aider à la reconstruction du monde. Tom Taylor décide de lui laisser endosser l'identité de Batman, ce que je trouve un peu dommage. Car ce que montre le scénariste est un Bruce Wayne qui décide de travailler avec les personnes élues et les héros, mais aussi et surtout les riches, afin d'améliorer le monde. D'une certaine manière, Tom Taylor essaie de montrer ce qu'aurait dû faire Superman et la Ligue de Justice plutôt que de prendre le pouvoir et d'imposer leurs idées.

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**** Un premier volume intéressant qui augure une bonne suite. À voir.
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Image : Éditeur

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Injustice ground zero 1 par Brian Buccellato, Christopher Sebela, Pop Mhan, Tom Derenick et Daniel Stampere

Titre :  Injustice ground zero 1
Auteurs : Brian Buccellato, Christopher Sebela, Pop Mhan, Tom Derenick et Daniel Stampere
Éditeur : DC 2 janvier 2018
Pages : 144

Ce volume 1 contient Injustice ground zero 1-6. Le monde est en guerre. Des doubles de la Ligue de Justice ont été introduit par Batman et ses allié-e-s afin de combattre le régime de Superman. Mais ces gros calibres ne sont pas seuls. Mis à part des civils, la police et l'armée de Superman la résistance peut compter sur la personne la plus surprenante dans ce contexte : Harley Quinn. Certes, elle a aidé le Joker à plusieurs reprises. Mais depuis sa mort elle comprend mieux son identité et se sent prête à changer. Il faudrait simplement éviter que le Joker ne revienne mais aussi que Batman lui fasse confiance.

SPOILERS

Le dernier tome d'Injustice ne donne pas de conclusion à l'intrigue mise en place par Tom Taylor avant le jeu. Il se contente de mettre en place les différents personnages et s'arrête immédiatement lorsque le jeu commence. DC a donc choisi de redire ce que le jeu fait dans une adaptation accessoire. Cependant, il a été choisi de le faire par les yeux de Harley, dont les combats se déroulent en dehors de l'intrigue principale.

D'une certaine manière, cette vision du monde de la part de Harley n'est pas totalement inintéressante. Sans être écrit de manière adéquate, sa relation avec le Joker est montrée comme une relation toxique dont elle n'est pas capable de se détacher. Ce qui explique pourquoi elle revient à son point de départ dans cette série. On peut aussi apprécier ses réflexions sur les combats de super-héros qui ne prennent pas en compte les dégâts sur les civils et les bâtiments. Il est dommage que l'écriture soit si faible.

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** Si vous souhaitez compléter la collection, sinon ce volume est largement dispensable.
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Image : Éditeur

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05/06/2018

Injustice gods among us year five volume 3 par Brian Buccellato, Mike S. Miller et Tom Derenick

Titre :  Injustice gods among us year five volume 2
Auteurs : Brian Buccellato, Mike S. Miller et Tom Derenick
Éditeur : DC 17 octobre 2017
Pages : 168

Ce volume 3 contient Injustice gods among us 15-20 et Injustice gods among us annual 1. Tous les plans ont échoué. Batman avait plusieurs idées mais rien n'a jamais pu mettre à mal le Régime qui ne s'est que renforcé, usant de meurtres et de tyrannie en se justifiant par la paix imposée à la Terre. Mais Superman doute, il sait que certains de ses sujets veulent le détrôner. Il décide donc de forcer les dernières forces encore libres à se soumettre à lui au prix de la destruction en cas de refus. Pendant ce temps, Batman essaie de faire la lumière sur la véritable nature de Superman tout en essayant un plan de la dernière chance : kidnapper des versions alternatives de la Ligue de Justice.

SPOILERS

Dès le début de la série je me suis demandé de quelle manière elle serait conclue. J'avais eu beaucoup de craintes à l'arrivée de Buccellato mais il commençait à être un peu meilleur. Ce dernier volume lui permet de mettre en place les derniers éléments du jeu, dont le gang de Harley. Pour cette raison, les attaques de la résistance sont beaucoup moins importantes. Leur but est soit un combat un contre un avec de la kryptonite soit du vol d'informations. En effet, il est nécessaire d'ouvrir la série au jeu et de ne pas donner trop d'informations. La fin de cette série devient donc incompréhensible aux personnes qui n'ont pas joué et donc qui ne connaissent pas le scénario mis en place. En quelques pages, on nous offre une version alternative puis on emmène les personnages à différents points du monde. Puis, tout se termine sans explications.

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*** Un dernier volume qui, malheureusement, ne conclut pas de manière satisfaisante l'intrigue de la série.
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Image : Éditeur

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Histoire des transsexuels en France par Maxime Foerster

Titre : Histoire des transsexuels en France
Auteur : Maxime Foerster
Éditeur : H&O 2006
Pages : 186

Pendant longtemps, et encore aujourd'hui, la transsexualité (je reprends les termes utilisés par l'auteur qui les justifie dans son introduction) est considérée comme un crime, une maladie, quelque chose qu'il faut effacer. Pourtant, les transsexuels ont une histoire, difficile à décrire mais qui existe. L'auteur essaie de démontrer la richesse de cette histoire et de poser les pistes concernant les liens entre le militantisme transsexuels et le militantisme gay et lesbien. Pour cela il décrit la France, et surtout Paris, en 7 chapitres.

Les deux premiers sont des chapitres introductifs. Ils permettent à l'auteur d'expliquer d'où provient la pensée du transsexualisme. Il ne peut donc pas passer outre l'Allemagne et Magnus Hirschfeld. Ce dernier a permis de mieux penser la variété des possibilités sexuelles de l'humanité grâce à son centre d'étude. En particulier, il s'inscrit dans la théorie du troisième sexe qui considère que les personnes homosexuelles ont une âme qui ne correspond pas à leur corps. L'arrivée des nazis au pouvoir implique la fin de son travail, ses livres sont brulés. Dans ce contexte, la France commence à connaitre des mouvements en faveurs des transsexuels par deux personnes qui commencent à être connues. Leur statut permet de poser les bases d'un mouvement.

Les chapitres 3 et 4 s’intéressent plus particulièrement aux cabarets et à leurs artistes. L'auteur s'attache à une artiste précise, Coccinelle, pour démontrer l'importance de ces lieux comme moyens de sociabilités. En effet, plusieurs cabarets proposent des numéros de travestissement qui, petit à petit, deviennent des numéros mettant en scènes des personnes transsexuelles. Ces différentes personnes commencent à se connaitre et à s'aider mutuellement, en particulier en offrant des noms de docteurs prêt à pratique une opération. L'existence de ces artistes permet aussi à de nombreuses personnes de s'accepter en sachant ne pas être isolées.

Les derniers chapitres s'intéressent à la répression et à la réaction face à celle-ci. Bien que les trente glorieuses soient une période qui permet une relative expression, et un accès facilité aux hormones, de nombreuses personnes et autorités n'acceptent pas l'existence du transsexualisme. La police contrôle fréquemment les concerné-e-s au nom de la lutte contre la prostitution et les agents n'hésitent pas à demander des actes sexuels gratuits. L'accès aux papiers est particulièrement délicat et une association offre des faux papiers, dont les doubles sont envoyés à la préfecture (permettant un fichage). Ces faux papiers sont un moyen d'accès au travail mais aussi aux services étatiques qui, sinon, sont inaccessibles. Mais ce sont aussi les psychiatres de l'école de Lacan qui répriment les personnes transsexuelles. Selon elleux, ce sont des personnes malades qu'il faut traiter psychiatriquement et non aider par l'accès à la chirurgie et aux hormones.

L'auteur termine en montrant de quelle manière les personnes concernées se sont reliées en association afin de lutter contre la police, les psychiatres de Lacan mais aussi l'état en général. Aujourd'hui, des journées sont dédiées et il existe des essais de forcer les milieux politiques à accepter la devise française de liberté et d'égalité. Cependant, le combat est loin d'être terminé et certains refus officiels, malgré des condamnations par la CEDH, sont parfois difficiles à comprendre. L'auteur décrit par exemple l'annulation du mariage d'un couple considéré comme hétéro par l’État français qui a refusé le changement d'état civil de l'un des membres au nom de l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe.

Je ne connais pas grand-chose concernant les besoins des personnes concernées et encore moins leur histoire. Ce petit livre m'a permis d'avoir enfin des informations concernant cette histoire. Il me semble aussi que l'auteur s'inscrit résolument dans une posture militante en faveurs des personnes concernées, en essayant de décrire leur histoire en France, à Paris surtout. J'ai personnellement apprécié ma lecture et j'essaierais d'en savoir plus.

Image : Éditeur

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game of thrones saison 7

Un an après tout le monde, j'ai enfin regardé la dernière saison en date de Game of Thrones (lors que la toute dernière est annoncée pour 2019). La guerre a détruit de nombreuses personnes et de nombreux lieux. Mais certains groupes que l'on pensait avoir été annihilé commencent à revenir sur le devant de la scène. Le Nord a proclamé un nouveau roi en la personne de John Snow qui décide d'entrer en rébellion contre la couronne. Le sud s'est aussi rebellé après la mort de la reine et la destruction du temple de Baelor. Pire encore, Daenerys a enfin débarqué avec deux armées, une flotte et trois dragons. Les Lannisters sont isolés et en danger d'être écrasés. Mais John essaie d'éviter la guerre qui s'annonce. Il sait qu'une menace bien plus importante est en passe de déferler sur les royaumes : le roi des morts et son armée se préparent à envahir Westeros.

SPOILERS

S'il y a un terme qui peut définir cette saison c'est la vitesse. Le nombre d'épisodes est moindre. Le problème principal concerne des événements qui auraient mérités d'être montrés mais qui ne le sont pas par manque de temps. On ne nous montre pas de quelle manière ni quand les alliées de Daenarys décident de la soutenir. Les batailles et les stratégies ne sont pas explicitées. Ce qui donne parfois l'impression d'un tour de magie alors que soudain des châteaux changent de main puis que l'on nous explique que cette victoire est en fait une défaite. Les Starks, qui ont passé 6 saisons séparés, sont soudain tous et toutes à Winterfell sans aucuns problèmes. Les événements vécus ne sont même pas questionnés.

Bien entendu, il y a une explication. La série se termine bientôt et il était nécessaire de mettre en place les personnages pour sa conclusion. On ne pouvait plus passer la moitié du temps à suivre 15 personnages sur 6 régions différentes. Il est nécessaire de condenser, en reliant enfin les intrigues. Ceci permet de s'attacher à ce qui était annoncé depuis le début : la guerre contre les morts lors de l'hiver. Toute cette saison ne sert qu'à la préparer. Pour cela, il faut convaincre les sceptiques de la série de la réalité du danger. John Snow est ici le pivot principal de la série et vu les informations sur son passé il ne risque pas de perdre ce statut.

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**** Une saison meilleure que la précédente mais aussi très, voire trop, rapide sur certains événements clés.
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Image : Allociné

Site officiel

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08:44 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

04/06/2018

Injustice gods among us year five volume 2 par Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick

Titre :  Injustice gods among us year five volume 2
Auteurs : Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick
Éditeur : DC 13 juin 2017
Pages : 160

Ce tome contient Injustice gods among us year five numéros 8-14. Cela fait pratiquement 5 ans que Superman a mis en place son nouvel ordre. Petit à petit, il a pris le contrôle des états, de l'armée et de la police sans que personne ne lève le petit doigt, parfois même avec de l'aide. Depuis 5 ans, une résistance menée par Batman lutte pour l'arrêter. Bien qu'il y ait des victoires Batman n'a pas réussi à véritablement faire du mal à Superman malgré l'aide de la magie et des Green Lanterns. Durant ce temps, Superman est devenu de plus en plus dictatorial et dangereux. Sa façade de gentillesse s'effrite petit à petit alors qu'il est prêt à user de tout pour rendre son pouvoir incontesté.

SPOILERS

Cette série a eu des hauts et des bas. Ses premiers tomes ont permis de donner bien plus de consistance à un jeu qui se déroulait 5 ans plus tard. Mais, dès que Buccellato est arrivé, la scénarisation a donné l'impression que l'histoire n'allait nulle part, que personne ne savait dans quelle direction se rendre. Après les Green Lanterns, la magie et les divinités on avait l'impression d'une suite continue de menaces qui échouaient toutes.

Ce second volume de l'année 5 change un peu la donne. Enfin, Buccellato donne l'impression de savoir quoi faire. Pourquoi réussit-il là où il a échoué auparavant ? Parce qu'il commence à s'intéresser au fonctionnement du régime et de Superman. Enfin, on nous montre des personnes qui se rebellent. Enfin, on voit les ami-e-s de certains membres du régime refuser ce qu'est devenue la Ligue de Justice. Et surtout, le scénariste montre ce qu'est devenu Superman. Alors que les tomes précédents donnent l'impression que Buccellato n'ose pas aller jusqu'au bout, allant jusqu'à permettre à Bruce de survivre à sa rencontre avec Superman, ce nouveau volume montre Superman tuer 200 opposants politiques, utiliser un tueur en série pour assassiner les proches de Bruce Wayne et se retourner contre ses ami-e-s. Bref, on a enfin l'impression de retrouver l'identité de la série.

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**** Après du mauvais Buccellato semble enfin avoir compris ce qu'il scénarise, dommage que ce soit si tard.
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Image : Éditeur

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03/06/2018

La révolution silencieuse / Das schweigende Klassenzimmer

Stalinstad, Allemagne de l'Est, 1956. Le monde est divisé entre l'ouest et l'est. Bien que le mur n'existe pas encore les camps sont visibles et l'armée russe occupe encore l'Allemagne de l'est. Cependant, la vie fonctionne sans problèmes dans le cadre du système socialiste. Les gens travaillent, débattent et les enfants vont à l'école dans une discipline de fer. Une classe de terminale est particulièrement intéressée par les problèmes du monde. En secret, illes écoutent une radio de l'ouest afin de comprendre ce qui se déroule en Pologne. À la suite des actions de l'URSS, illes décident de donner une minute de silence dans leur classe. Bien que cette minute semble peu importante elle aura de lourdes conséquences sur leurs familles.

SPOILERS

J'avais déjà vu Fritz Bauer du même réalisateur. Il y montrait de quelle manière un homme seul pouvait se battre contre un système prétendu dénazifié. J'avais beaucoup aimé la reconstitution de l'Allemagne de l'Ouest et des problèmes politiques posés par l'étude et la sanction du passé nazi du pays et de citoyen-ne-s. Dans ce film, le réalisateur s'intéresse au côté communiste de l'Allemagne. Là aussi, il essaie de reconstituer la vie de l'époque à l'aide d'habits, de meubles mais aussi d'une ambiance particulière à la fois pleine d'espoir mais aussi de craintes.

En effet, l'idée première des jeunes était une simple minute de silence. Mais aucun de ces terminales n'a imaginé les conséquences que pouvait prendre cette minute, considérée comme un défi envers l'état voire même une contre-révolution. Le film commence doucement, par une idée lancée dans une vieille ferme et soutenue par un homme âgé et politiquement intelligent. Ce n'est qu'un peu plus tard que l'on nous met en garde par les paroles du directeur de l'école. Puis, toute la force de l'état est utilisée afin d'écraser ce qui est considéré comme une révolte en s'attaquant au futur des enfants, porteurs de l'espoir de leurs parents envers un avenir meilleur. On nous montre des autorités qui n'hésitent pas à interroger, mentir et manipuler afin d'atteindre des conséquences acceptables. On nous montre aussi des autorités qui constituent de nombreux dossiers qui dorment dans des tiroirs avant de pouvoir être utilisés afin de faire pression. Bref, le film nous montre de quelle manière un état peut réagir face à un défi pourtant modeste et pacifique.

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**** Prenant, drôle et inquiétant. J'ai beaucoup aimé ce film.
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Image : Allociné

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02/06/2018

L'égalité en marche. Le féminisme sous la Troisième République par Laurence Klejman et Florence Rochefort

Titre : L'égalité en marche. Le féminisme sous la Troisième République
Autrice : Laurence Klejman et Florence Rochefort
Éditeur : Presses de la fondation nationale des sciences politiques
Pages : 356

Lorsqu'on parle de féminisme on nous répond souvent en mentionnant des groupes récents dont les actions sont mises en contradiction avec celles des féministes en faveurs du droit de vote et d'élection, au XIXème siècle et début du XXème. Cela permet de créer une échelle des bonnes et mauvaises pratiques, celles qui sont les plus récentes étant considérées comme mauvaises car trop extrêmes. Mais qui sont et comment militent les féministes de ce qu'il est commun de nommer la première vague. Les autrices de ce livre essaient de nous répondre à l'aide de l'analyse d'un corpus important d'archives françaises. Il est difficile de synthétiser ce livre qui est non seulement assez épais mais qui est aussi très riches, aussi bien en personnes qu'en groupes analysés. Je vais donc tenter de mettre en avant quelques aspects qui laissent sûrement une grande partie du livre de côté.

La lutte principale des féministes décrites dans ce livre, qui s'intéresse à la période 1860-1939 avec peu d'informations pour les années postérieurs à la guerre mondiale de 1914-1918, est la possibilité de voter et d'être élue. C'est une question générale en Europe et l'avancée du droit de vote est général au début du XXème siècle avec une France un peu retardataire. L'accès au vote implique de trouver des hommes alliés. Leur rôle est décrit par les autrices. On trouve des chefs de groupe qui essaient de constituer des mouvements féministes mais aussi un certain nombre de députés qui tentent de faire avancer la cause au niveau parlementaire, malgré les difficultés. Ainsi, les féministes de la Troisième République doivent aussi penser le rôle que les hommes peuvent avoir dans leurs groupes, avec l'idée d'en faire des alliés politiques voire de les amener à s'occuper des tâches ménagères.

Lorsque l'on parle de suffragistes on pense immédiatement à des femmes bien coiffées et habillées porteuses de pancartes et organisant des débats. On oublie souvent que les britanniques ont aussi organisé des attentats à la bombe, des grèves de la faim et que l'un d'entre-elles s'est jetée sous une voiture. Il existe donc une possibilité de choisir la voie du radicalisme et des actions violentes. Les autrices se demandent si ce choix a été fait en France. Elles concluent que malgré l'existence d'un groupe féministe radical la violence ne fut que peu utilisée mais a permis une attention médiatique importante alors que les peines furent finalement assez légères. Les autrices sont forcées de se demander pour quelle raison la violence ne fut que peu utilisées. Une explication pourrait être, selon elles, l'importance moindre de la religion dans les groupes français.

Enfin, j'ai souvent eu l'impression d'un mouvement assez suranné, voire conservateur, en particulier en comparaison avec la seconde vague des années 60-70. Cependant, les autrices démontrent que cette impression est fausse. Les féministes de la Troisième République posent des questions qui sont encore d'actualité aujourd'hui, certaines allant jusqu'à refuser le mariage comme une souillure imposée par les hommes. Il faut parler, bien entendu, des mouvements néo-malthusiens qui militent en faveurs du contrôle des naissances par des procédés contraceptifs et abortifs, parfois comme un moyen d'éviter la pauvreté. La pensée de ces mouvements permet de discuter du contrôle de leur propre corps par les femmes. J'ai aussi noté des tentatives de réformes de la langue française en direction d'une langue plus neutre, par la création de mots nouveaux. Ces efforts font tout autant débats qu'aujourd'hui. Ainsi, loin de ne se concentrer que sur le vote les féministes étudiées dans ce livre posent des questions nombreuses et importantes sur le fonctionnement de la société, de la langue et de la mode qui permettent de comprendre que les débats actuels ne sont pas toujours récents.

Image : Amazon

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Solo: A Star Wars Story

La galaxie est grande. Il existe un nombre incalculable de planètes. Cette diversité implique des régimes et des situations nombreuses, mais toutes sous l'égide de l'Empire et de son armée. L'une de ces planètes est sous le contrôle de plusieurs groupes criminels qui utilisent des enfants dans leurs opérations : Corellia. La plupart des personnes se soumettent aux criminels. Mais il existe un espoir de quitter la planète si l'on possède les documents nécessaires. Han espère réussir à passer outre la sécurité avec son amie d'enfance. Son but est simple. Il veut devenir un pilote, acheter son propre vaisseau et éviter toutes les factions de la galaxie afin de vivre seul. Mais les circonstances vont le forcer à prendre bien des détours.

SPOILERS

Selon les rumeurs qui nous sont parvenues la production de ce film semble avoir été très chaotique. Je ne sais pas à quel point il a été réécrit et re-filmé mais cette impression de chaos reste importante lorsqu'on le regarde. Les événements se suivent sans véritables logiques. On se trouve d'abord sur une planète sans explication, puis une autre et encore une autre avec des personnages qui ne nous sont pas présentés et dont les morts ne nous émeuvent pas. Pire encore, on n'a jamais l'impression de se retrouver face à Han Solo, sauf une seule et unique fois à la toute fin du film.

À mon avis, le film souffre d'un problème d'intrigue de base : la production n'a pas su choisir entre écrire l'origine de Han Solo et faire un film de banditisme qui permette d'étendre l'univers de Star Wars. Ainsi, Solo est rempli d'éléments qui annoncent des informations importantes, qui ne nous sont jamais données. Apparemment, l'esclavage est de retour. Il semblerait que de nombreux groupes criminels aient pris de l'importance dans le cadre de l'Empire, et agissent presque comme des armées privées. Pire encore, on nous montre Maul, sans jamais expliquer la raison de sa présence... Face à cela, la production essaie de nous parler de Han en offrant au personnage des éléments iconiques comme son arme, l'amitié avec Chewbaka et le Faucon. Mais ces éléments empêchent de véritablement étendre l'intrigue qui semble avoir souhaitée, créant un film double dont aucune des deux intrigues ne fonctionne véritablement.

Il y a, heureusement, un point positif : L3-37. L3-37 est une droïde, dont la voix a été féminisée, chargée de la navigation spatiale. Tout comme d'autres droïdes, elle a développé une personnalité particulière. Il faut aussi noter que les robots, dans Star Wars, sont des possessions soumises aux ordres de leurs maitres et maitresses, même si cela met leur vie en danger. De plus, il semble que les droïdes soient sentients. La question du traitement de cette race synthétique n'a jamais été posée dans les films. Tout se passe comme s'il était considéré normal d'acheter des êtres sentients et d'effacer leur mémoire en cas d'envie. L3-37 en revanche pose frontalement la question du traitement de son espèce. Elle va jusqu'à créer des révoltes ponctuelles et refuse d'être considérée comme inférieur aux biologiques. L3-37 est, à mon avis, le personnage le plus intéressant de ce film et j'adorerais en savoir plus sur son histoire.

Image : Site officiel

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13:27 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, solo | | | |  Facebook

26/05/2018

Iceman 2. Absolute Zero par Grace, Gill et Rosenberg

Titre :  Iceman 2. Absolute Zero
Auteur-e-s : Grace, Gill et Rosenberg
Éditeur : Marvel 8 mai 2018
Pages : 112

Ce second volume, dernier de la série, contient Iceman (2017) 6-11. Bobby Drake est un enseignant, un mutant et gay. Bien qu'il doive lutter contre sa famille, qui ne le comprend pas, et des groupes religieux fanatiques sa vie se déroule assez bien. Actuellement, il se trouve à Los Angeles afin de parler du passé à ses camarades des Champions. Tout en marchant dans la rue il fait la connaissance d'une personne qui pourrait bien être son premier rendez-vous, du moins si tout se déroule comme prévu. Mais se préparer à une sortie en amoureux, même secondé d'ami-e-s, est bien plus effrayant que d'affronter des Sentinelles !

SPOILERS

Je ne vais pas le cacher, ce second volume est un peu moins bon que le premier. On garde les mêmes éléments que dans les premiers numéros, comment s'accepter et avoir une vie amoureuse après des années de refus, mais les auteur-e-s semblent ne pas savoir dans quelle direction se rendre. J'ai presque l'impression qu'il y avait des idées mais sans savoir exactement de quelle manière les mettre en place. Le fait que la série se soit terminée après 11 numéros n'a probablement pas aidé à inclure une véritable intrigue dans ce second volume. Ce qui n'empêche pas de créer une relation amoureuse plutôt sympathique.

Les auteur-e-s ont aussi la bonne idée de terminer les intrigues mises en place auparavant, bien que cela se fasse dans un cadre plus large. Ainsi, on retrouve Daken et Amp, le jeune ado qui a fugué de l'Institut Xavier. Là encore, les auteur-e-s ne peuvent pas développer la relation entre les deux vilains et Iceman mais on a tout de même quelques scènes sympathiques. Au moins, leur histoire est terminée ce qui m'évite une dose de frustration.

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*** Un second volume un peu plus faible que le précédent qui marque aussi la fin de la série.
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25/05/2018

Iceman 1. Thawing out par Grace, Vitti, Salazar et Roberson

Titre :  Iceman 1. Thawing out
Auteur-e-s : Grace, Vitti, Salazar et Roberson
Éditeur : Marvel 9 janvier 2018
Pages : 136

Ce volume contient Iceman (2017) 1-5. Bobby Drake a récemment fait connaissance avec son double venu du passé, et toujours présent à l'école des mutant-e-s. L'arrivée de son double plus jeune s'est accompagnée d'une révélation inattendue. Bobby Drake n'est pas qu'un mutant. Il est aussi gay. Il s'est caché trop longtemps et il souhaite maintenant découvrir sa véritable identité. Mais même à l'époque moderne il n'est pas facile de vivre ouvertement en tant qu'homosexuel. Et Bobby risque d'avoir du mal à annoncer la nouvelle à des parents qui ont encore du mal à le considérer comme un mutant.

SPOILERS

Ce comics n'est pas un comics de super-héros. Certes, on suit un mutant connu qui fait partie des X-Men depuis le début du groupe. Sous son nom de Iceman se cache l'une des personnes les plus puissantes du monde, même s'il montre rarement la pleine mesure de ses pouvoirs. Ce premier volume, sur deux, nous donne quelques combats. Mis à part Juggernaut, Bobby doit s'attaquer à des fanatiques religieux qui considèrent son existence comme un péché et une foule en colère contre un jeune mutant. Le parallèle me semble assez évident...

La question principale de ce volume concerne la manière dont Bobby, ses ami-e-s et ses parents prennent la nouvelle de son orientation sexuelle. On commence par Un Bobby Drake encore peu enclin à comprendre son identité, mais qui essaie de s'inscrire sur des sites de rencontre. On continue avec une amie, et ex, qui essaie d'offrir à Bobby Drake ce dont il pourrait avoir besoin : du soutien. Bien entendu, ce sont les nombreuses pages entre Bobby et ses parents qui sont les plus importantes. Les auteur-e-s ne tentent pas de créer une histoire qui finit bien depuis le début. Au contraire, les choses ne se déroulent pas très bien. Mais cela permet aussi d'offrir quelques très belles scènes.

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**** Si vous cherchez des combats gigantesques passez votre chemin. Le propos de cette série concerne une personne qui décide de ne plus justifier de sa véritable identité, malgré les problèmes que cela implique.
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Image : Éditeur

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Flash saison 3

Flash a combattu Zoom. Bien qu'il ait gagné contre quelqu'un qui lui a menti et qui l'a manipulé depuis le début il a aussi perdu énormément. En effet, Zoom a tué son père souhaitant montrer par-là que Barry Allen n'est pas différent de lui. Ce dernier décide donc de faire quelque chose d'interdit. Il revient dans le passé pour empêcher le meurtre de sa mère. Il crée une nouvelle réalité dans laquelle il n'est pas le Flash, son rôle étant pris par Wally West. Mais cet univers est bien loin de l'utopie qu'il imaginait. Espérant réparer ses erreurs il essaie de recréer l'univers original, attirant l'attention d'un nouvel ennemi : Savitar.

SPOILERS

La première saison introduisait Barry Allen et con concept. La seconde permet d'introduire l'idée de terres parallèles mais aussi certaines règles. Cette saison 3 introduit les conséquences lorsqu'on viole ces règles. Dès le début, Barry Allen nous est montré comme quelqu'un qui a décidé de détruire le fonctionnement normal du temps et de changer son histoire. Bien qu'il essaie de réparer ses erreurs, celles-ci ont des conséquences importantes pour les personnes qui lui sont proches. Par exemple, le frère de Cisco est mort tandis que Caitlin reçoit des pouvoirs aux conséquences psychologiques désastreuses. À plusieurs reprises dans la saison, Barry comprend qu'il est responsable et essaie de changer les choses pour le meilleur.

Mais la saison nous parle aussi de Savitar, au design atroce. Savitar est considéré comme le premier Flash, le plus rapide mais aussi un dieu de la vitesse. Selon moi, son arrivée de cette existence permet de poser la question des limites des pouvoirs du Flash. En effet, celui-ci peut voyager entre les dimensions, dans le passé et le futur et changer les choses à volonté, s'il fait attention aux êtres qui pourraient être envoyé pour le stopper. D'une certaine manière, les pouvoirs du Flash sont sans limites. Comment éviter de commencer à se définir comme un dieu dans ces conditions ? Barry Allen est l'homme qui refuse de perdre son humanité, aidé en cela par ses ami-e-s et Jay Garrick. Savitar a décidé de devenir un dieu afin de se venger du monde et du mal qu'il a ressenti. Dans ces conditions, la fin de la saison est parfaitement logique puisque, pour éviter de perdre son humanité le Flash ne peut qu'accepter une punition équivalente à ses erreurs.

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*** Utiliser encore une fois un Speedster comme vilain donne l'impression d'un déjà-vu. Barry Allen doit encore se battre contre quelqu'un de plus rapide que lui qui le manipule...
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08:41 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flash, cw | | | |  Facebook

Batman detective comics 5. A lonely place of living par James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Carmen Carnero

Titre :  Batman detective comics 5. A lonely place of living
Auteur-e-s : James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Carmen Carnero
Éditeur : DC 4 avril 2018
Pages : 144

Ce volume 5 contient les numéros 963-968 de Detective Comics. Tim Drake est mort depuis plusieurs mois. Du moins c'est ce que croient ses ami-e-s et Bruce Wayne. Mais, un être mystérieux l'a kidnappé peu de temps avant sa mort afin de l'enfermer dans une prison. Cet être se nomme Oz et personne ne sait qui il est. Cette mort à mis à mal le fonctionnement de l'équipe. Mais, il y a peu de temps, Bruce Wayne a compris que Tim Drake est encore vivant. Depuis, il fait tout pour le retrouver. Tim sera-t-il capable de se sauver et de retrouver ses ami-e-s ? Rien n'est moins certain car la prison d'Oz renferme de nombreux dangers.

SPOILERS

Selon moi, ce volume est le plus faible de la série actuellement. Bien que les auteurs nous aient parlé du mystère d'Oz depuis longtemps la révélation de son identité fait un peu pétard mouillé. Rien ne nous explique pour quelle raison ce personnage voudrait enfermer Tim Drake. En fait, il me semble que ce volume souffre de devoir s'insérer dans un contexte DC plus large qui prend le pari de considérer New 52 comme une création artificielle par un être encore inconnu.

En fait, le véritable intérêt de ce volume concerne le futur. En effet, l'auteur nous montre un Batman du futur et explique de quelle manière celui-ci est arrivé au point où il en est. Cela permet de mettre à mal certaines informations que l'on avait, par exemple le Batman de Damian Wayne, mais aussi de donner un peu d'envie de comprendre comment Tim Drake a pu changer à ce point, jusqu'à user d'armes à feux pour tuer. Les auteurs ont la bonne idée de montrer que Tim ne s'intéresse pas à sa force physique mais qu'il fait tout pour planifier ses attaques et ses combats, afin de les gagner avant même qu'ils ne commencent. Malgré la faiblesse du volume, ce futur donne envie d'en savoir plus sur les prochains événements du titre.

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*** Un volume bien moins intéressant que les autres malgré quelques bonnes idées pour lancer la suite.
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Image : Éditeur

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24/05/2018

Le massacre des italiens. Aigues-Mortes, 17 août 1893 par Gérard Noiriel

Titre : Le massacre des italiens. Aigues-Mortes, 17 août 1893
Auteur : Gérard Noiriel
Éditeur : Fayard 6 janvier 2010
Pages : 294

Le 17 août 1893 a eu lieu, dans la ville d'Aigues-Morts, un massacre qui fit 8 morts et 50 blessés italiens au moins. Ce massacre eu des conséquences au niveau international puisque les relations entre la France et l'Italie devinrent tendues et que la presse lance des rumeurs d'une possible guerre entre les deux pays. Finalement, personne ne sera jugé coupable tandis que les morts sont oubliés petit à petit dans la mémoire aussi bien française qu'italienne.

L'auteur ne se contente pas de faire le récit des événements. Il essaie de l'inscrire dans le fonctionnement de la société locale et de la presse française de l'époque. Noiriel le fait en 4 chapitres. La première partie, outre les évènements, s'attache à comprendre de quelle manière fonctionne la ville d'Aigues-Mortes. L'auteur nous montre que cette ville est très attachée à ses particularités, remontant parfois à Saint Louis. Cependant, les changements socio-économiques modifient la richesse des habitant-e-s qui, pourtant, n'ont toujours pas l'eau courante. L'auteur explique aussi le fonctionnement de la récolte du sel, un travail difficile qui implique de faire entrer deux populations temporaires dans la ville : les français vagabonds et les italiens saisonniers. Le massacre débute par des problèmes entre ces deux populations concernant le travail, payé à la tâche, et l'accès à l'eau.

Le second et troisième chapitre se concentrent sur la manière dont les événements sont expliqués par la presse de l'époque. Noiriel montre que la presse de gauche et celle de droite voient les choses différemment. La gauche s'attaque à la compagnie de production de sel qui jouerait sur les salaires, évitant une solidarité entre ouvriers au lieu d'une solidarité nationale. La droite utilise des clichés sur les italiens pour parler de la trahison du pays, et donc du peuple italien, contre la France puisque l'Italie fait partie de la Triplice avec l'Allemagne. Enfin, une presse moins politique essaie de considérer ces événements comme une preuve de la sauvagerie des personnes pauvres. Dans tous les cas, les italiens sont considérés comme les agresseurs et non comme des victimes. Noiriel essaie d'aller plus loin et explique qu'il est nécessaire de comprendre le fonctionnement de la société pour comprendre pourquoi le massacre a eu lieu. Ainsi, il met en avant les tensions entre ouvriers. L'auteur essaie aussi de comprendre de quelle manière les accusés ont pu être acquittés. Il démontre que l'affaire était devenue une question d'honneur nationale et qu'il devint difficile d'accuser des français face à des italiens.

Enfin, le dernier chapitre s'attache à la mémoire. Celle-ci commence à revenir dans l'après-guerre par des historiens amateurs, souvent membres de la société qui récole le sel. Actuellement, de nombreuses personnes ont fait des recherches ou écrits des romans sur le sujet. La mémoire est devenue plus facile alors que les témoins sont morts depuis longtemps. Mais il reste difficile d'en parler avec leurs descendant-e-s. J'ai bien aimé ce livre qui, depuis un événement précis, met en place une analyse du nationalisme français et de la gestion des immigrations. Un fait divers, tragique, devient un symbole pour l'honneur français et italien mais aussi un moyen de justifier une vision très négative des migrants italiens, considérés comme des traitres qui usent facilement du couteau.

Image : Éditeur

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20/05/2018

Hawkeye 2. Masks par Thompson, Romero et Bellaire

Titre :  Hawkeye 2. Masks
Auteur-e-s : Thompson, Romero et Bellaire
Éditeur : Marvel 2 janvier 2018
Pages : 136

Ce tome 2 contient Hawkeye (2016) 7-12. Kate Bishop est revenue à Los Angeles pour une seule et simple raison. Elle souhaite retrouver son père et l'amener devant la justice. Elle a aussi plusieurs questions difficiles à lui poser. Mais son père est particulièrement difficile à trouver depuis qu'elle lui a signifié avoir tout compris de ses activités. En attendant, elle ouvre une agence de détective privé et s'occupe des problèmes qu'on lui présente avec l'aide peu enthousiaste d’une détective de police. Mais Kate ne passe pas inaperçue. Ses méthodes sont loin d'être discrètes. Il ne fallait pas longtemps avant que Madame Masque ne se rende compte de sa présence et ne décide de l'inviter à venir la voir avec un cadeau : le pendentif de la mère de Kate.

SPOILERS

Je l'ai déjà dit, depuis la série de Matt Fraction, qui se concentre sur Clint Barton, j'apprécie de plus en plus Kate Bishop. C'est la principale raison pour laquelle je lis sa série. Lui offrir une intrigue en dehors de New York avec elle comme seul rôle principal permet aux auteurs de développer son histoire. On sait déjà que son père est un criminel en col blanc qui n'hésite pas à se salir les mains. À présent on en apprend plus sur le passé de Kate mais aussi la relation qu'elle avait avec sa mère. Cela n'empêche pas de faire venir d'autres personnages, comme Jessica Jones et Wolverine (la version féminine). De plus, la série à la bonne idée de continuer des intrigues laissées en suspens lors du run de Fraction qui a dû terminer l'intrigue de Clint Barton et a un peu laissé tomber la vie de Kate à Los Angeles. Enfin, j'apprécie les dessins qui essaient de montrer comment Kate visualise son environnement à l'aide de cibles dessinées sur les pages. Loin de créer un personnage parfait les auteur-e-s nous montrent une Kate Bishop qui doute, qui se sent coupable mais qui essaie d'être meilleure. Mieux encore, les auteur-e-s n'hésitent pas à abandonner une intrigue importante quand cela est nécessaire. Ainsi, la quête du père est-elle abandonnée au profit de la recherche de la mère dont on ne connait pas le destin.

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**** Tout comme le tome 1 ce second tome n'essaie pas de créer une intrigue extrêmement ambitieuse. Les auteur-e-s restent concrets et se concentrent sur le passé de Kate Bishop et son souhait de le comprendre. Les activités d'héroïnes ne sont pas de combattre des menaces d'ampleur mondiale mais d'aider des gens normaux. Personnellement, j'apprécie ce choix.
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Image : Éditeur

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Deadpool 2

TW : Meurtres, tortures, abus sur enfants

Wade Wilson est heureux. Il vit en couple, les deux étant très amoureux l'un de l'autre et pensant à constituer une famille. Son travail se passe très bien. Il continue à jouer au mercenaire mais il s'attaque aux pires personnes existantes sur la Terre. Sa vie est aussi parfaite qu'il le souhaite. Mais, un jour, tout explose. Ayant besoin de l'aide de personnes amicales il fait la chose la plus inattendue de sa vie. Il accepte d'être membre des X-Men. C'est ainsi qu'il découvre qu'une personne venue du futur souhaite un garçon d'à peine 14 ans. Ne pensant même pas au danger Wade décide de protéger ce garçon à tous prix.

SPOILERS

Que l'on soit clair, ce film n'a aucun sens. Il n'est pas facile de créer une intrigue qui tienne la route avec des histoires de voyage dans le temps. Le film n'essaie pas vraiment. Il se contente de nous expliquer que Cable provient du futur et veut tuer un garçon pour éviter qu'il ne devienne un meurtrier dans le futur. Aucune des conséquences de ce type d'actions n'est envisagées. Pire encore, Deadpool crée une équipe et le film prend un temps assez important pour nous présenter les différents personnages. Pour que cette équipe disparaisse en quelques minutes, sauf Domino qui reçoit de superbes scènes. Bref, le film n'essaie pas de construire une intrigue logique. Mais on ne va pas voir Deadpool si l'on souhaite de la logique.

Ce second volet continue sur la ligne du premier. Le quatrième mur n'existe plus du tout et le personnage n'hésite pas à faire référence aux comics, à la guerre entre les studios et aux derniers films. Bien que Wolverine en prenne pour son grade les films tirés de DC ne s'en sortent pas mieux. Le film continue aussi sur les meurtres graphiques et trouve de nouveaux moyens de tuer de manière absurde. Bien entendu, le propos reste sur l'humour comme moyen d'éviter la douleur. Pour cela, le film met Deadpool face à deux personnages particuliers. Cable est sombre. Face à la douleur il répond exclusivement par la vengeance sans jamais penser à une autre solution. Le second personnage, à la fois vilain et victime, est Russel. On pourrait considérer que les véritables vilains de l'histoire sont les personnes en charge de Russel (qui torturent les mutant-e-s au nom de la foi chrétienne). Russel subit de nombreux abus et y répond aussi par la vengeance en cherchant à devenir de plus en plus puissant. Sans être véritablement partie de cet univers, il me semble que Deadpool y ajoute de la richesse non seulement en ajoutant une prison et de la technologie dédiée au contrôle des mutant-e-s mais aussi en montrant que ce présent si utopique, selon les films X-Men, cache une part sombre (qui n'est malheureusement pas explorée dans X-Men Apocalypse au profit d'un grand méchant CGI inutile).

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**** Un film qui n'a aucune volonté de révolutionner le genre mais qui souhaite simplement accomplir ce pour quoi il a été écrit. N'oubliez pas de rester pour la scène d'après crédits.
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09:24 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Film, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deadpool | | | |  Facebook

17/05/2018

Imperium par Joshua Dysart, Doug Braithwaite, Scot Eaton, Cafu et Khari Evans

Titre :  Imperium
Auteurs : Joshua Dysart, Doug Braithwaite, Scot Eaton, Cafu et Khari Evans
Éditeur : Bliss comics 12 octobre 2017
Pages : 440

Ce tome édite l'intégralité de la série Imperium soit les numéros 1-16. Toyo Harada a, pendant longtemps, organisé une guerre secrète pour l'avenir. Cet homme est l'un des psiotiques les plus puissants du monde. Ses pouvoirs lui ont permis d'activer d'autres humain-e-s et de se constituer une petite armée. Il a combattu une organisation nommée Rising Spirit qui souhaite contrôler la technologie qui permet d'activer des psiotiques. Mais cette guerre secrète ne l'est plus. Après la rébellion de certaines personnes de son armée les objectifs de Toyo Harada sont maintenant connus dans le monde entier. Il est considéré comme le terroriste le plus dangereux de la planète. Cela ne l'empêche pas de capturer un porte-avion de l'armée des Etats-Unis et de débarquer en Somalie afin de montrer au monde ce qu'il souhaite vraiment.

SPOILERS

Cette intégrale, bien épaisse, se déroule après Harbinger Wars, aussi publiée sous forme d'intégrale par Bliss comics mais malheureusement en rupture de stock, que je n'ai pas pu lire. Il y a donc beaucoup d'événements et de personnes qui nous sont présentés et l'entrée dans l'intrigue demande un certain effort. On comprend rapidement que Toyo Harada est l'une des personnes les plus riches les plus puissantes de la planète. Les premières pages permettent aussi de montrer ce qu'il souhaite pour le monde : une utopie technologique et humaine permise par les capacités des psiotiques qui choisiraient d'user de leurs pouvoirs pour le bien de l'humanité et non pour leurs propres besoins. Dans le présent de cet univers, Toyo Harada est considéré comme un terroriste. On peut se demander s'il est vraiment le vilain de cette histoire. Certes, il envahi des pays, organise des attaques militaires dans d'autres et n'hésite pas à manipuler et tuer si cela lui permet d'avancer son agenda. Mais il se considère comme un mal nécessaire pour permettre à l'humanité d'atteindre son potentiel. Dans une scène il explique qu'il refuse d'être un héros égoïste et qu'il préfère être considéré comme un vilain si cela lui permet d'aider le monde. À mon avis, l'essence du personnage est résumée dans ces quelques cases.

Ce volume est aussi l'histoire d'une guerre. Une guerre entre Harada et le monde, une guerre secrète entre Harada et le projet Rising Spirit mais aussi une guerre entre Harada et une espèce alien qui vit en paix parmi les humain-e-s. Ces différents niveaux de conflits permettent à l'auteur de s'intéresser aux questions de l'armement. Ainsi, Rising Spirit est officiellement la seule manière pour le monde de survivre à Harada. Mais c'est aussi un projet privé qui fait des profits importants en vendant des armes à des pays et à des particuliers. Ces mêmes armes peuvent être fournis par des pays démocratiques à des groupes ou pays considérés comme des alliés potentiels contre un ennemi. Derrière l'aspect SF on a donc une critique de la manière dont fonctionne non seulement les marchands d'armes mais aussi les influences diplomatiques entre pays et groupes. Ainsi, pour lutter contre Harada les Etats-Unis n'hésitent pas à violer les lois et souverainetés d'autres pays où à soutenir des groupes que l'on peut considérer comme terroristes. Il est dommage, mais intéressant, que la série s'arrête brusquement sur un soutien international offert par certains pays à Harada. On ne peut que se demander ce qui arrive ensuite.

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**** Encore une fois, Bliss comics nous offre une magnifique intégrale. L'histoire me semble bien écrite et n'essaie pas de nous faire accepter sans réflexions un camp où un autre. Au contraire, les problèmes posés par les deux camps sont montrés ouvertement. À nous de conclure.
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15/05/2018

Hawkeye 1. Points d'ancrage par Kelly Thompson, Leonardo Romero et Michael Walsh

Titre :  Hawkeye 1. Points d'ancrage
Auteur-e-s : Kelly Thompson, Leonardo Romero et Michael Walsh
Éditeur : Panini 4 avril 2018
Pages : 136

Ce tome contient Hawkeye (2017) 1-6. Il existe deux Hawkeye. Le premier, Clint Barton, a récemment lutté contre une mafia qui souhaitait s'attaquer à son immeuble puis il a sauvé des enfants mutant-e-s. La seconde est Kate Bishop. Pendant longtemps, elle fut membre des Young Avengers puis elle a décidé de suivre son mentor et l'aider dans sa lutte contre la mafia. Mais le comportement auto-destructeur de Clint Barton l'a poussé à le quitter pendant quelque temps et aller vivre à Los Angeles. Là, elle découvre que son père est membre d'une organisation qui vend des corps afin de rester jeune éternellement. Après un petit retour à New York, elle revient à Los Angeles afin de retrouver son père et d'ouvrir une agence de détective privée.

SPOILERS

Cette série, déjà annulée, suit un personnage féminin qui décide de vivre seule, sans aide de sa famille ou d'équipes héroïques. Kate Bishop est aussi une personne qui ne possède pas de pouvoirs. Elle a travaillé afin de devenir une archère d'exception. Il n'y a donc pas de gros combats spectaculaires. Le récit suit les problèmes au jour le jour de Kate, tout en lui offrant plusieurs ami-e-s par la même occasion. Il n'y a que les quelques numéros avec Jessica Jones qui permettent de mettre en place un monstre et, là encore, la résolution se fait de manière ordinaire, par le dialogue. Cette série met donc en place des problèmes journaliers.

Cependant, cela n'enlève pas leur intérêt. Au lieu de créer du spectaculaire afin de mettre en scène de gros combats entre personnages l'autrice décide d'écrire sur des problèmes actuels, et quotidiens, que l'on connait bien de nos jours. Ainsi, la première intrigue débute sur une histoire de harcèlement d'un homme sur une femme. Kate doit trouver qui est l’harceleur, qui se dit amoureux, et trouver des preuves qui permettent une action de police. Comme dans la réalité, ceci est très difficile et la police ne peut pas agir, laissant l’harceleur sortir. L'autrice réussit à montrer à quel point il peut être difficile d'arrêter un harcèlement mais aussi comment les harceleurs défendent leurs actions. Selon moi, ce début est réussi et permet de s'intéresser à un personnage que j'apprécie.

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**** Un premier tome sans fioritures et efficace
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Image : Éditeur

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06/05/2018

Doctor Who. In the blood par Jenny T. Colgan

Titre :  Doctor Who. In the blood
Autrice : Jenny T. Colgan
Éditeur : BBC books 30 janvier 2017
Pages : 336

Ce roman fait partie de quelques-uns écrit en dehors de la continuité actuelle. On retrouve donc un ancien Docteur ainsi que Donna, qui m'avait beaucoup manqué. Le Docteur et Donna retourne sur Terre. Donna veut surtout retrouver ami-e-s et famille alors que le Docteur se contente d'observer ce qui se déroule autour de lui. Les deux amis sont inquiets. En effet, le monde entier semble parler d'un phénomène jamais vu auparavant. Non seulement les humain-e-s semblent plus cruels que jamais. Mais en plus des personnes meurent. Leur seule activité commune est d'être particulièrement cruels sur Internet. Il semble que la Terre soit victime d'un virus, un virus qui se propage via Internet pour ensuite infecter les humain-e-s. Mais qui pourrait vouloir détruire le monde ?

SPOILERS

Il a deux choses que j'ai beaucoup aimé dans ce livre. Premièrement, l'autrice nous permet de retrouver Tennant ainsi que Donna. Cette dernière est particulièrement bien mise en scène ce qui nous donne l'impression de retrouver ce personnage dans toute sa splendeur. À la fois peu sûre d'elle et particulièrement intelligente. De plus, le roman réussit à parler de l'importance des émotions en introduisant un concept assez effrayant : une espèce alien qui ne ressent rien, qui est construite pour être purement rationnelle sans, pour autant, être une simple copie des Cybermen.

Malheureusement, le roman m'a rendu aussi profondément mal à l'aise. Il parle d'un problème reconnu, et peu compris, d’Internet : les campagnes de harcèlement dont certaines personnes précises sont victimes. Ce sont des actes de cruauté fait pour que la personne fuie ou préfère mourir, quand il n'y a pas des tentatives de meurtres. Cependant, l'autrice semble considérer que les personnes qui harcèlent font partie d'un groupe de ratés, qui préfèrent se venger sur d'autres face à qu'illes n'ont pas réussi à atteindre. Au contraire, il me semble que ces campagnes peuvent être très bien construites et que les harceleurs peuvent très bien être des personnes bien intégrées à la société, avec enfant et travail. Il y a donc, selon moi, une grande incompréhension de ce phénomène que je ne prétends pas non mieux connaitre.

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*** Une idée intéressante qui me semble malheureusement un peu maladroitement exécutée.
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Image : Éditeur

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29/04/2018

Comme des garçons

1969 à Reims, l'équipe locale de football masculin retourne en seconde division après une saison difficile. Les médias locaux, et en particulier Paul Coutard, n’épargnent pas le président du club. Mais ce président est membre de la fédération française de football et une véritable institution dans la ville. Le mettre en question est dangereux. Coutard est sanctionné par sa hiérarchie. Il est chargé d'organiser la kermesse du village avec Emmanuelle Bruno. Celle-ci est organisée et compétente. Coutard, lui, ne veut que s'amuser et mime la compétence. C'est sur une incompréhension que Coutard décide que le meilleur moyen d'amuser les foules est de créer une équipe de foot féminine. Mais son idée va vite le dépasser alors qu'il est forcé à prendre cette équipe au sérieux.

SPOILERS

Pour une histoire, basée sur la véritable équipe de football féminine de Reims, qui s'attache à des femmes il y a beaucoup d'hommes. Et surtout il y a beaucoup d'hommes qui gardent leur pouvoir de décision. Coutard est l'exemple parfait du sexiste qui se croit gentil. Il drague toutes les femmes qui passent car il les considère d'abord comme de futures conquêtes sexuelles et non comme des humaines. Pire encore, il vole les idées, il se moque et surtout il n'a absolument pas conscience de la tutelle juridique subie par les femmes de l'époque. C'est avec surprise qu'il apprend que le mari ou le père doit donner un accord ! Malheureusement, encore une fois, le beau-parleur stupide et sexiste réussit à être accepté malgré ses nombreuses erreurs et à gagner le cœur de la femme qu'il aime.

Outre Coutard, il y a d'autres hommes. Les policiers, les joueurs, les habitants de la ville... mais aussi les membres de la fédération qui réfute toutes possibilités de football féminin tant qu'ils ne sont pas mis au pied du mur. Il est bien montré que le fonctionnement de cette équipe ne peut fonctionner qu'en amatrice sur des terrains non-officielles. Car, n'ayant pas de licence, elles n'ont ni le droit de jouer dans des matchs officiels ni le droit de louer des stades. Le film montre tout de même leur souhait de se soutenir mutuellement, malgré leurs différences, mais aussi les dangers de leurs activités (comme l'une le dit, certaines risquent de perdre leur travail). La dernière scène est la plus intéressante puisque l'équipe choisit en commun de jouer, de garder Coutard ainsi que la tactique à utiliser contre l'équipe adverse. Après tout un film durant lequel elles subissent les choix de Coutard, elles peuvent enfin prendre leurs propres décisions !

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*** Un petit film sympathique avec plein d'imperfections. Bien que les personnages féminins soient très drôles elles sont malheureusement effacées par cette tête à claque de Coutard !
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Image : Allociné

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28/04/2018

Doctor Who. Plague City par Jonathan Morris

Titre :  Doctor Who. Plague City
Auteur : Jonathan Morris
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 250

Le Docteur, Bill Potts et Nardole voyagent ensemble de temps en temps. Malgré les dangers et les problèmes Nardole ne perd pas une occasion pour rappeler au Docteur qu'il est censé garder un coffre et ne pas quitter la planète. Mais ce nouveau voyage n'est pas en dehors de la Terre. Le Docteur souhaite visiter Édimbourg. Mais il se trompe dans la date et le groupe atterrit en 1645. La ville est sous couvre-feu et mise en quarantaine. La ville est soumise à la peste et de nombreuses personnes sont déjà mortes. Les rues sombres d'Édimbourg ne cachent pas seulement les mort-e-s et les gardes chargés de maintenir l'ordre. Un être parcourt les rues. Il est dit qu'il visite toutes les personnes malades et que, le soir même, ces personnes meurent. Un jour après, à la minute près, les familles en deuil sont visitées par le fantôme de la personne disparue. Bien entendu, le Docteur souhaite comprendre ce qui est en train d'arriver.

SPOILERS

Bien que j'apprécie les romans écrits autours de Doctor Who ceux-ci sont souvent basique, une intrigue peu développée et des personnages assez peu intéressants. Ce n'est pas le cas de ce roman. Premièrement, et contrairement au précédent, Bill Potts est bien écrite ! Elle agit seule, sans recevoir d'ordres de la part du Docteur, et comprend parfaitement les règles du voyage dans le temps ainsi que les dilemmes moraux que cela implique, tout en cherchant des moyens de sauver le plus de personnes possibles. Elle n'hésite pas à mettre en pleine lumière l'hypocrisie du Docteur qui refuse la possibilité d'agir pour sauver des personnes, mais qui le fait tout de même en cachette. Je suis, honnêtement, très heureux de voir Bill Potts écrite comme une femme capable d'agir et de penser par elle-même mais aussi de comprendre de quelle manière le Docteur agit et pense, ce qui lui permet de le retrouver assez facilement dans une ville inconnue.

L'intrigue se rapproche fortement de The Fires of Pompeii. On se retrouve dans une ville en proie à un désastre imminent contre lequel le Docteur ne peut pas agir car l'histoire est déjà écrite. Cependant, le Docteur essaie tout de même de trouver un moyen de sauver quelqu'un, cette fois sans que Donna Nobble ne le force. La ressemblance va jusqu'au danger d'une explosion volcanique capable de détruire la ville et ses habitant-e-s. Le danger historique est la peste. Bien qu'il, soit difficile de créer un roman Doctor Who véritablement pessimiste, le Docteur étant l'équivalent d'une divinité omnipotente et omnisciente, l'auteur réussit tout de même à créer une atmosphère de tristesse qui englobe toute une communauté essayant de survivre à une maladie qui touche tout le monde. L'auteur essaie de montrer que le danger de la maladie empêche tout travail de deuil puisque les routes, les maisons et les cimetières sont fermés. Du jour au lendemain, on perd un membre de la famille et on ne peut pas lui dire adieu. La menace alien se greffe sur cette caractéristique et permet d'incarner le fonctionnement de la dépression puisque celle-ci empêche toutes formes de pensées positives. Ce roman est le meilleur des trois qui prennent place dans le cadre de la saison 10.

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**** Sans être parfait, l'auteur écrits de bons personnages et réussit à créer une atmosphère de tristesse et d'inévitabilité.
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Image : Éditeur

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Doctor Who saison 10

Après la mort de Clara Oswald et la petite guerre contre les Time Lords le Docteur a tout oublié de sa compagne. Heureusement pour lui, il n'était pas seul et il a pu vivre 24 ans avec sa femme, River Song. Mais les vacances sont terminées. Il doit retourner sur la Terre. Cette fois, il n'est pas censé aller à l'aventure. En effet, son rôle est de surveiller un coffre à l'intérieur d'une université. Pour être certain qu'il ne fuie pas son rôle. Il a accepté l'aide de Nardole, ancien employé de River Song et arnaqueur. Dans le même temps, il donne des cours à l'université sur les sujets qui l'inspirent. Petit à petit, il se rend compte qu'une personne suit tous ses cours en restant discrète. Son nom est Bill Potts. Au vu de son intérêt le Docteur lui propose un tutorat privé. Leur relation évoluera vite en direction du TARDIS pour de nouvelles aventures !

SPOILERS

Cette saison 10 peut faire peur. Elle semble faire figure de remplissage entre deux showrunners, deux personnes qui incarnent le personnage du Docteur, une compagne de transition et tout le monde connait les problèmes d'écritures que peut avoir Moffat. Cette saison est réussie. Moffat sort par la grande porte ainsi que son Docteur. Pour une fois, la saison n'est pas impliquée dans un plan d'ensemble qui mette l'univers dans la balance. Au contraire, les choses sont bien plus proches des personnages. Bien que Bill et Nardole ne soient pas là pour rien, la relation principale est celle du Docteur et de Missy. Missy, depuis son apparition, clame posséder une relation importante avec le Docteur. Dans cette saison, on l'observe changer et se rapprocher du Docteur aussi bien en ce qui concerne l'amitié que l'héroïsme. Leur relation se termine sur une déclaration d'amour entre deux personnages qui tournent l'un autours de l'autre depuis longtemps. Mais elle se termine aussi sur une mort de Missy parfaitement exécutée. Je pense que l'on regrettera tous Missy. Bill Potts, elle, aurait pu n'être que peu intéressante. Mais ses connaissances en pop culture lui permettent de mieux comprendre ce qui se déroule autour d'elle. Ses dialogues permettent aussi de se moquer un peu de la série. Surtout, malgré le peu d'épisodes qui lui sont donnés sont histoire se conclut mieux que toutes les autres compagnes de l'ère Moffat.

Un second aspect intéressant de cette saison concerne les adversaires. Doctor Who a connu son lot d'aliens dont le but est de détruire ou de conquérir. Parfois, le problème concerne la relation entre une espèce et l'humanité. Souvent, le Docteur essaie de gagner sans, pour autant, tuer. Mais il arrive fréquemment que le Docteur soit coupable de meurtre voire de génocide. Cette saison ne possède que peu de menaces aliens contre lesquelles le Docteur doit prendre des décisions difficiles. Outre un épisode durant lequel il est brutalement mis de côté afin de laisser des Pictes et des Romains se battre côte à côte ou encore les Moines qui n'envahissent que si on les a invités la plupart des adversaires agissent par incompréhension ou à cause d'humain-e-s. The Pilot et Smile sont deux très bons exemples. Dans le premier cas l’adversaire souhaite simplement inviter Bill à un voyage. Dans le second cas, la menace est due à une mauvaise programmation des robots qui ne peuvent comprendre le deuil suite à la mort et décident d'empêcher toutes mauvaises émotions de manière permanente. Dans les deux cas, les adversaires n'en sont pas vraiment. Illes ne font qu'agir selon une programmation et non en vue de faire du mal à d'autres êtres.

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***** Une saison 10 un peu moins bonne que la précédente, surtout à cause du tryptique autours des Moines pourtant intéressants, mais qui permet aussi de terminer une époque tout en nous offrant Bill Potts.

Image : Site officiel

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27/04/2018

[SPOILERS] Avengers: Infinity War

Il y a longtemps que ce film nous était annoncé. Il y a longtemps que la menace posée par Thanos faisait de l'ombre dans l'univers cinématographique Marvel. On l'avait aperçu à plusieurs reprises. Il est le père de l'une des membres des Gardiens de la galaxie. Il a permis l'attaque contre New York qui posé les fondations des Avengers. Depuis quelques temps, humain-e-s comme aliens ont pris connaissance de l'existence des pierres de l'infini et de leur pouvoir. Finalement, Thanos est passé à l'action. Il envoie ses armées aux quatre coins de l'univers pour reprendre le contrôle des pierres. Les destructions causées par son passage sont encore peu connues. La Terre, elle, est en plein ligne de mire car elle possède non pas une mais deux pierres. Mais les Avengers, première ligne de défense, sont divisés, brisés et dispersés.

SPOILERS

Je vais prévenir immédiatement, même si je vais tenter de faire attention il est probable qu'il y ait des spoilers. Le film me semble être très bien maitrisé. La réalisation ne perd pas de temps et table sur une connaissance de son univers. Normalement, on a vu Avengers, on connait les Gardiens on a au moins entendu parler des pierres de l'infini. A la rigueur, certains points sont explicités lors de lignes de dialogues ce qui permet de comprendre le destin de certains lieux. Le film commence immédiatement après Thor Ragnarok, ce qui lance Thor dans une quête vengeresse dangereuse pour son bien-être. Cependant, malgré la présence des Avengers, il me semble que le film s'intéresse bien plus à Thanos.

Thanos, dans le MCU, est assez peu connu. Il est une rumeur. On sait que des planètes ont été attaquées par cet être. Mais on ne connait pas la raison de ces attaques ni de sa recherche des joyaux. La réalisation a donc décidé de mettre Thanos au centre de ce film, en faisant l'un des vilains les mieux écrits de l'univers cinématographique marvel. Si ce personnage est si impressionnant ce n'est pas à cause de sa force ou de son armée. Mais parce que Thanos est certain d'avoir raison. Il considère que les ressources de l'univers sont limitées et donc qu'il est nécessaire de rétablir un équilibre par la destruction d'une grande partie des êtres vivants. Son argumentation se base à la fois sur une observation scientifique, son expérience et, selon lui, la nécessité morale d'agir par la seule solution qu'il considère viable. Ce qui explique pour quelle raison ses généraux et son armée considèrent leur travail comme une forme d'acte de compassion.

Ce film pose aussi la question de la suite de l'univers Marvel au cinéma. Celui-ci existe depuis 10 ans et plusieurs studios ont tenté de l’imiter, avec des réussites très variables... Tôt ou tard, des acteurs et actrices doivent partir. Récemment, plusieurs personnages ont été annoncé ou introduits sans avoir encore une grande importance. Cet Avengers donnait l'impression de préparer ce grand changement en tuant une partie des personnages et en plaçant d'autres personnages sur le devant de la scène. Cependant, j'avais oublié qu'il n'est que la première partie d'un dyptique. Ce qui arrive dans ce film pourrait ne pas être permanent et nous devons attendre sa suite pour connaitre les véritables conséquences des choix qui seront fait par les Avengers.

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**** Un film massif en termes de nombre de personnages qui commence d'une manière très efficace. Mais un film aussi très frustrant puisque l'histoire n'est pas terminée.
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Image : Site officiel

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09:24 Écrit par Hassan dans Comics, Film, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

23/04/2018

Doctor Who. Diamond Dogs par Mike Tucker

Titre :  Doctor Who. Diamond Dogs
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 253

Loin dans le futur la Terre n'a aucune ressource naturelle. Les autres planètes telluriques ont aussi été vidées. L'essor spatial de l'humanité se trouve au point mort alors que les ressources nécessaires sont absentes. Mais il y a encore de vastes réservoirs dans le système solaire. Ceux-ci se trouvent dans les atmosphères des géantes gazeuses. Des lieux difficiles à atteindre sans une technologie importante. Heureusement pour l'humanité elle a rencontré les Cancri. Ces êtres sont des spécialistes de la technologie gravitationnelle. Les deux espèces se sont unies afin de récolter les diamants de Saturne. Mais les nuages de la planète cachent une menace et le Docteur, pris alors qu'il tentait de voler un diamant, n'a pas d'autres choix que d'essayer de comprendre ce qui est en train de se produire.

SPOILERS

S'il y a bien quelque chose que j'apprécie c'est lorsque l'humanité et les aliens ne sont pas des ennemis qui risquent une guerre. Dans ce livre deux espèces collaborent dans le cadre d'un accord minier. L'une propose sa force de travail et ses planètes tandis que l'autre offre une technologie. Nous avons un exemple de collaboration, ici économique, qui fonctionne pour les deux espèces sans conflits. Bien entendu, le livre montre que les Cancri cachent des choses à l'humanité mais il mentionne aussi que l'humanité cache aussi des forces militaires importantes.

En revanche, je déplore une mauvaise écriture de Bill. Dans la série, Bill est une fan de SF qui réussit à répondre au Docteur tout en mentionnant une œuvre liée à ce qui arrive. Ses connaissances sont mises en avant pour lui permettre de comprendre et de naviguer dans ce qui est une aventure de SF. Dans ce livre, Bill est d'abord dépeinte comme une compagne qui ne comprendre pas l'intérêt de voyager vers Saturne ni ce qu'implique de pouvoir y construire une station. Pendant une grande partie de l'œuvre, elle n'agit pas et se contente d'attendre. Ce n'est que bien plus tard, dès que le Docteur part et que l'intrigue de la station doit continuer, qu'elle est écrite comme agissante. Elle commence par trouver les saboteurs, puis les preuves et enfin elle explique au Docteur ce qui est en train de se dérouler (le retour du Docteur la confinant à nouveau dans un rôle d'attente). Ceci donne l'impression que l'auteur ne s'intéresse pas à Bill et ne voulait pas l'utiliser.

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*** Une bonne idée mais il est dommage que Bill ne reçoive pas l'attention qu'elle mérite en tant que personnage.
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Image : Éditeur

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22/04/2018

Grayson 3. La fin de SPYRAL par Tim Seeley, Tom Kingm Jackson Lanzing, Collin Kelly et Roge Antonio

Titre : Grayson 3. La fin de SPYRAL
Auteur-e-s : Tim Seeley, Tom Kingm Jackson Lanzing, Collin Kelly et Roge Antonio
Éditeur : Urban comics 2 juin 2017
Pages : 192

Ce volume contient Grayson 16-20, Grayson Annual 3 et Grayson: Futures End 1. Il y a longtemps, Dick Grayson est mort en public, son identité révélée au monde entier. À la demande de Batman, il est resté mort. Sa famille et ses ami-e-s ne sont pas au courant. Le but de ce stratagème est d'infiltrer une agence d'espionnage dont le but principal semble être de récolter des informations sur les super-héros du monde tout en répliquant leurs pouvoirs. Grayson est devenu l'agent 37. Il est chargé de récolter secrets et artefacts. Mais il récolte aussi des informations sur la véritable nature de SPYRAL. Récemment, il a compris que SPYRAL a été construite par un scientifique nazi qui essaie de plonger le monde dans une guerre éternelle. Pour Grayson il est plus que temps de terminer sa mission en détruisant SPYRAL.

SPOILERS

D'une certaine manière, cette série semble avoir souffert des événements infligés à Batman. Alors que le premier tome expliquait le but de Grayson et le mettait régulièrement en contact avec son mentor le second souffre de son absence. Cela a permis de renvoyer le personnage à Gotham et de lui permettre de retrouver ses ami-e-s. Bien que ces pages soient sympathiques elles semblent être du simple remplissage qui ne fait pas avancer l'intrigue. Celle-ci se conclut dans ce troisième tome. SPYRAL est dépeinte comme une agence créée dès le début en lien avec un groupement terroriste. Les deux travaillent ensemble afin de créer un contexte de guerre permanente. L'idée, intéressante, est tout de même gâchée par l'apparition du génie du mal nazi. Son apparition est trop facile et gâche un peu la série puisque personne ne peut se déclarer en accord avec lui. Personnellement, j'aurais préféré quelque chose de plus complexe qui permette de justifier l'existence et le fonctionnement de SPYRAL tout en questionnant celles-ci.

Ce troisième tome permet aussi de terminer la série. Pour être précis, le tome se termine sur un Annual, je ne compte pas le Futures End, qui permet de recréer l'identité de Dick Grayson en suivant les histoires de plusieurs personnes qui l'on connu en tant qu'Agent 37. Chacun de ces histoires met en avant une caractéristique du personnage et permet, par la même occasion, de le reconstruire pour la suite sous l'identité de Nightwing. Le dernier numéro de la série principale permet aussi d'expliquer de quelle manière Dick Grayson peut reprendre son identité de héros puisque, par un tour de magie, il devient inconnu de tout le monde sauf de quelques personnes précises. J'ai déjà lu le premier tome de Nightwing version rebirth, que j'ai apprécié, et dont je comprends maintenant mieux les fondations.

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**** Vous avez aimé Grayson ainsi que Jim et Juan ? Vous allez apprécier ce tome qui termine l'intrigue d'une manière un peu trop facile. Mais au moins il n'y a pas de questions en suspens.
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Image : Éditeur

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21/04/2018

Génération Zéro par Fred Van Lente, Francis Portela, Diego Bernard et Andrew Dalhouse

Titre : Génération Zéro
Auteurs : Fred Van Lente, Francis Portela, Diego Bernard et Andrew Dalhouse
Éditeur : Bliss comics 12 janvier 2018
Pages : 248

Ce volume contient Génération Zéro 1-9. Depuis quelque temps je m'intéresse un peu plus à l'univers Valiant qui promet des intrigues intéressantes avec des morts qui restent morts. Génération Zéro parle d'un groupe d'adolescent-e-s et d'enfants qui ont été kidnappé-e-s et entrainé-e-s dans le but de devenir des armes vivantes facilement disponibles et que l'on peut laisser mourir en cas de besoins. Mais ce groupe a réussi à s'échapper de leur prison et, depuis, vit en fuite sur le territoire des États-Unis. Ces jeunes ne se contentent pas de fuir. Un moyen de les contacter a été mis en place. Personne ne sait si Génération Zéro va les aider mais, si la décision est prise, le groupe se rend sur place, enquête et agit. Cette fois c'est une jeune adolescente de la ville de Rook qui demande leur aide car la ville a un secret.

SPOILERS

Le premier avantage de ce volume est de contenir l'intégralité de la série, publiée en deux tomes dans sa version anglaise. Le second avantage est que les personnages ainsi que les circonstances de leur rencontrer sont rapidement résumés sans parasiter l'intrigue principale. Bien entendu, il y a beaucoup de zones d'ombres mais il suffit de s'attacher à Keisha et d'apprendre à connaitre Génération Zéro en même temps qu'elle. Le groupe est constitué d'un certain nombre de personnages, il est donc difficile de tous les présenter dans les détails dans ce volume. J'apprécie particulièrement les jumeaux et Gamète est particulièrement dérangeant. Les autres restent plutôt mystérieux.

L'intrigue est assez simple à suivre. Une adolescente amoureuse demande de l'aide pour comprendre ce qui se déroule dans sa ville. Cette aide ne prend pas la forme qu'elle pensait et met à mal son confort personnel. L'un des protagonistes lui en veut personnellement pour une raison très prosaïque, adaptée au décor adolescent. Mais surtout, la ville cache un secret connu par les adultes. Un secret qui doit rester cacher aux jeunes, ce qui est permis par une drogue donnée en cachette. On a donc un grand nombre d'ingrédients permettant de mettre en place un conflit de générations entre des adultes dépeints comme cyniques et corrompus et une jeunesse encore idéaliste qui essaie de changer les choses en se heurtant à la loi par la même occasion. Personnellement, j'ai bien aimé lire ce comics et je m'y replongerais avec plaisir malgré une fin un peu précipitée.

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**** Une série intéressante que j'ai appréciée mais qui se termine trop rapidement.
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Image : Éditeur

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20/04/2018

Black Science 7. Extinction is the rule par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 7. Extinction is the rule
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image Comics 21 mars 2018
Pages : 128

Ce volume 7 contient Black Science 31-34. Depuis plusieurs années, Grant McKay, ses enfants et son équipe sont perdus dans l'infinivers. Alors que leur but était d'explorer illes se sont rendu compte que leurs incursions ne pouvaient que rendre les choses pires qu'elles ne l'étaient auparavant. Bien entendu, illes ont tenté d'aider de leur mieux les mondes traversés mais illes ont aussi découverts et lancés des menaces importantes pour toutes vies intelligentes. Depuis peu, Grant McKay et sa fille, Pia, se sont retrouvés et ont réussi à rentrer dans leur propre univers. Mais leur arrivée n'a rien résolu. D'autant que plusieurs des menaces rencontrées sont en train d'infiltrer leur monde alors que la réalité autours du Pilier commence à être connue.

SPOILERS

Grant McKay est passé d'inventeur de génie, quelqu'un que l'on admire, à égoïste qui ne se soucie pas des conséquences de ses actes. Depuis plusieurs numéros, il est devenu évident que l'histoire n'est pas seulement une intrigue de SF mais aussi un moyen, pour ce personnage, de regagner l'estime des personnes qu'il aime et qu'il a souvent trahi. Ainsi, ce volume, et particulièrement le dernier numéro, permettent à Grant de regagner l'estime de son frère, du moins celui d'un autre univers, tandis que sa femme recommence à croire en ses propos (bien que difficilement).

Malheureusement, je trouve que ce nouveau volume amoindrit un autre personnage. Kadir, durant le début de la série, est montré comme un scientifique bureaucrate qui n'hésite pas à voler le travail d'autrui. Mais sa caractérisation change lorsqu'il essaie de sauver les enfants de Grant puis quand on apprend qu'il a détruit le Pilier à cause des dangers encourus. Bien qu'il ne soit pas très sympathique il est conscient de ses responsabilités et essaie d'éviter la destruction de son monde. Mais les numéros de ce volume en font un personnage venu d'une autre dimension qui a déjà souvent créé un Pilier, avec l'aide d'un Grant, afin de suivre les désirs de son patron. Kadir en devient, selon moi, moins intéressant puisqu'il est beaucoup moins libre de ses mouvements. Encore une fois, Rick Remender écrit plusieurs bons numéros mais l'on n'a toujours aucune idée de la manière dont l'intrigue va se terminer.

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**** Toujours aussi intéressant et beau malgré des révélations que je n'ai pas appréciées.
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Image : Éditeur

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17/04/2018

Introduction à l'histoire de notre temps. 3 Le XXème siècle de 1914 à nos jours par René Rémond

Titre :  Introduction à l'histoire de notre temps. 3 Le XXème siècle de 1914 à nos jours
Auteur : René Rémond
Éditeur : Seuil 2002
Pages : 288

Après ce troisième tome de de l'Introduction à l'histoire de notre temps je termine une œuvre adaptée d'un cours de première année et remis à jours pour prendre en compte la fin de la guerre froide ainsi que le renouveau du terrorisme. Le livre est divisé en deux parties de 7 et 9 chapitres. La première partie concerne la période de la Première guerre mondiale et de l'entre-deux guerre. L'auteur entre immédiatement dont la guerre. Il n'en fait pas une chronologie mais il explicite les causes de celle-ci, aussi bien politiques que militaires. Il insiste surtout sur le caractère spécifique de cette guerre qui non seulement dure longtemps mais implique l'entrée en guerre d'une grande partie du globe, sous la direction de l'Europe. Dans un second temps, l'auteur s'intéresse à la suite ce qui lui permet de discuter des démocraties, du communisme mais aussi du fascisme pour, ensuite, mettre en avant les crises qui mènent à la seconde guerre mondiale.

La seconde partie s'intéresse à la Deuxième guerre mondiale et à la suite de la période jusqu'à aujourd'hui. Là encore, l'auteur débute son analyse par celle de la guerre, là aussi à la fois longue, intense et globale, pour ensuite s'intéresser aux conséquences. René Rémond montre que le monde est divisé entre deux blocs : l'ouest et l'est. La division implique deux idéologies avec leur propre vision de ce que le monde devrait être. L'auteur nous montre que le monde est dans l'obligation de choisir entre les deux blocs. Loin d'une guerre militaire on nous parle d'une guerre d'influence menée dans d'autres pays.

La fin de cet examen permet, enfin, de parler des pays qui ne sont pas européens. René Rémond parle aussi bien de l'Asie que du monde arabe et du reste du monde. C'est, à mon avis, la partie la plus problématique de ce livre. En effet, René Rémond divise le monde entre deux formes de civilisations. Il y a les anciennes civilisations qui ont connu la mise en place d'un état et d'une culture forte telle que l'Europe mais aussi des parties spécifiques de l'Asie, en particulier la Chine, le Japon et l'Inde. Ces lieux réussissent à éviter la domination européenne par une modernisation mais aussi grâce à une culture imposante. D'autre part, il met en avant un monde arabe qui perd son unité avec la fin de l'Empire Ottoman mais qui se modernise par la création d'états nationaux mais qui garderait le souhait d'une unité. Enfin, il y a le reste du monde, soit l'Afrique et l'Amérique du sud. L'Amérique du Sud est affranchie de la tutelle européenne depuis longtemps, mais sont politiquement instables et économiquement en danger.

Enfin, il y a l'Afrique. Selon l'auteur, le continent reste durablement sous le joug des européens car le monde africain manquait à la fois d'une culture commune et d'une tradition étatique. Il est, selon René Rémond, nécessaire de créer une élite politique avant de permettre une forme d'indépendance. Cette partie du livre est la plus problématique à plus d'un titre. Premièrement, l'auteur semble oublier les horreurs de la colonisation. Celle-ci semble être une simple entrée des européens dans des territoires sans peuples ni états. On ne conquière pas, on crée. L'Afrique moderne n'aurait donc pas été possible sans l'apport positif, en matière culturelle et politique, de l’Europe. En second lieu, l'auteur semble ne pas comprendre le caractère injuste de la décolonisation qui implique de garder un certain pouvoir, par exemple par le franc CFA. Enfin, je suis très troublé par l'idée que l'Afrique n'aurait pas eu d'histoire, histoire conçue comme la création d'empires ou de royaumes unifiés autours d'une culture. Je suis très loin de bien connaitre l'histoire du continent africain, mais je pense qu'il est impossible que l'Afrique n'ait pas d'histoire avant l'arrivée de l’Europe.

Pour finir, ces trois tomes sont très intéressants. Ils donnent de bonnes bases sur le fonctionnement de l'occident. L'auteur donne des informations intéressantes sur des idéologies, des mouvements et des formes d'organisation. Cependant, ces trois livres sont très européocentrés avec une attention importante sur la France, l'Angleterre et l'Allemagne. Les autres parties du monde ne sont que peu décrites tandis que l'Europe de l'ouest est considérée comme le moteur de l'histoire mondiale qui pourrait, selon la dernière partie, permettre la création d'une civilisation et d'une culture mondiale basée sur les valeurs occidentales.

Image : Éditeur

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