17/05/2018

Imperium par Joshua Dysart, Doug Braithwaite, Scot Eaton, Cafu et Khari Evans

Titre :  Imperium
Auteurs : Joshua Dysart, Doug Braithwaite, Scot Eaton, Cafu et Khari Evans
Éditeur : Bliss comics 12 octobre 2017
Pages : 440

Ce tome édite l'intégralité de la série Imperium soit les numéros 1-16. Toyo Harada a, pendant longtemps, organisé une guerre secrète pour l'avenir. Cet homme est l'un des psiotiques les plus puissants du monde. Ses pouvoirs lui ont permis d'activer d'autres humain-e-s et de se constituer une petite armée. Il a combattu une organisation nommée Rising Spirit qui souhaite contrôler la technologie qui permet d'activer des psiotiques. Mais cette guerre secrète ne l'est plus. Après la rébellion de certaines personnes de son armée les objectifs de Toyo Harada sont maintenant connus dans le monde entier. Il est considéré comme le terroriste le plus dangereux de la planète. Cela ne l'empêche pas de capturer un porte-avion de l'armée des Etats-Unis et de débarquer en Somalie afin de montrer au monde ce qu'il souhaite vraiment.

SPOILERS

Cette intégrale, bien épaisse, se déroule après Harbinger Wars, aussi publiée sous forme d'intégrale par Bliss comics mais malheureusement en rupture de stock, que je n'ai pas pu lire. Il y a donc beaucoup d'événements et de personnes qui nous sont présentés et l'entrée dans l'intrigue demande un certain effort. On comprend rapidement que Toyo Harada est l'une des personnes les plus riches les plus puissantes de la planète. Les premières pages permettent aussi de montrer ce qu'il souhaite pour le monde : une utopie technologique et humaine permise par les capacités des psiotiques qui choisiraient d'user de leurs pouvoirs pour le bien de l'humanité et non pour leurs propres besoins. Dans le présent de cet univers, Toyo Harada est considéré comme un terroriste. On peut se demander s'il est vraiment le vilain de cette histoire. Certes, il envahi des pays, organise des attaques militaires dans d'autres et n'hésite pas à manipuler et tuer si cela lui permet d'avancer son agenda. Mais il se considère comme un mal nécessaire pour permettre à l'humanité d'atteindre son potentiel. Dans une scène il explique qu'il refuse d'être un héros égoïste et qu'il préfère être considéré comme un vilain si cela lui permet d'aider le monde. À mon avis, l'essence du personnage est résumée dans ces quelques cases.

Ce volume est aussi l'histoire d'une guerre. Une guerre entre Harada et le monde, une guerre secrète entre Harada et le projet Rising Spirit mais aussi une guerre entre Harada et une espèce alien qui vit en paix parmi les humain-e-s. Ces différents niveaux de conflits permettent à l'auteur de s'intéresser aux questions de l'armement. Ainsi, Rising Spirit est officiellement la seule manière pour le monde de survivre à Harada. Mais c'est aussi un projet privé qui fait des profits importants en vendant des armes à des pays et à des particuliers. Ces mêmes armes peuvent être fournis par des pays démocratiques à des groupes ou pays considérés comme des alliés potentiels contre un ennemi. Derrière l'aspect SF on a donc une critique de la manière dont fonctionne non seulement les marchands d'armes mais aussi les influences diplomatiques entre pays et groupes. Ainsi, pour lutter contre Harada les Etats-Unis n'hésitent pas à violer les lois et souverainetés d'autres pays où à soutenir des groupes que l'on peut considérer comme terroristes. Il est dommage, mais intéressant, que la série s'arrête brusquement sur un soutien international offert par certains pays à Harada. On ne peut que se demander ce qui arrive ensuite.

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**** Encore une fois, Bliss comics nous offre une magnifique intégrale. L'histoire me semble bien écrite et n'essaie pas de nous faire accepter sans réflexions un camp où un autre. Au contraire, les problèmes posés par les deux camps sont montrés ouvertement. À nous de conclure.
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Image : Éditeur

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15/05/2018

Hawkeye 1. Points d'ancrage par Kelly Thompson, Leonardo Romero et Michael Walsh

Titre :  Hawkeye 1. Points d'ancrage
Auteur-e-s : Kelly Thompson, Leonardo Romero et Michael Walsh
Éditeur : Panini 4 avril 2018
Pages : 136

Ce tome contient Hawkeye (2017) 1-6. Il existe deux Hawkeye. Le premier, Clint Barton, a récemment lutté contre une mafia qui souhaitait s'attaquer à son immeuble puis il a sauvé des enfants mutant-e-s. La seconde est Kate Bishop. Pendant longtemps, elle fut membre des Young Avengers puis elle a décidé de suivre son mentor et l'aider dans sa lutte contre la mafia. Mais le comportement auto-destructeur de Clint Barton l'a poussé à le quitter pendant quelque temps et aller vivre à Los Angeles. Là, elle découvre que son père est membre d'une organisation qui vend des corps afin de rester jeune éternellement. Après un petit retour à New York, elle revient à Los Angeles afin de retrouver son père et d'ouvrir une agence de détective privée.

SPOILERS

Cette série, déjà annulée, suit un personnage féminin qui décide de vivre seule, sans aide de sa famille ou d'équipes héroïques. Kate Bishop est aussi une personne qui ne possède pas de pouvoirs. Elle a travaillé afin de devenir une archère d'exception. Il n'y a donc pas de gros combats spectaculaires. Le récit suit les problèmes au jour le jour de Kate, tout en lui offrant plusieurs ami-e-s par la même occasion. Il n'y a que les quelques numéros avec Jessica Jones qui permettent de mettre en place un monstre et, là encore, la résolution se fait de manière ordinaire, par le dialogue. Cette série met donc en place des problèmes journaliers.

Cependant, cela n'enlève pas leur intérêt. Au lieu de créer du spectaculaire afin de mettre en scène de gros combats entre personnages l'autrice décide d'écrire sur des problèmes actuels, et quotidiens, que l'on connait bien de nos jours. Ainsi, la première intrigue débute sur une histoire de harcèlement d'un homme sur une femme. Kate doit trouver qui est l’harceleur, qui se dit amoureux, et trouver des preuves qui permettent une action de police. Comme dans la réalité, ceci est très difficile et la police ne peut pas agir, laissant l’harceleur sortir. L'autrice réussit à montrer à quel point il peut être difficile d'arrêter un harcèlement mais aussi comment les harceleurs défendent leurs actions. Selon moi, ce début est réussi et permet de s'intéresser à un personnage que j'apprécie.

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**** Un premier tome sans fioritures et efficace
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Image : Éditeur

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06/05/2018

Doctor Who. In the blood par Jenny T. Colgan

Titre :  Doctor Who. In the blood
Autrice : Jenny T. Colgan
Éditeur : BBC books 30 janvier 2017
Pages : 336

Ce roman fait partie de quelques-uns écrit en dehors de la continuité actuelle. On retrouve donc un ancien Docteur ainsi que Donna, qui m'avait beaucoup manqué. Le Docteur et Donna retourne sur Terre. Donna veut surtout retrouver ami-e-s et famille alors que le Docteur se contente d'observer ce qui se déroule autour de lui. Les deux amis sont inquiets. En effet, le monde entier semble parler d'un phénomène jamais vu auparavant. Non seulement les humain-e-s semblent plus cruels que jamais. Mais en plus des personnes meurent. Leur seule activité commune est d'être particulièrement cruels sur Internet. Il semble que la Terre soit victime d'un virus, un virus qui se propage via Internet pour ensuite infecter les humain-e-s. Mais qui pourrait vouloir détruire le monde ?

SPOILERS

Il a deux choses que j'ai beaucoup aimé dans ce livre. Premièrement, l'autrice nous permet de retrouver Tennant ainsi que Donna. Cette dernière est particulièrement bien mise en scène ce qui nous donne l'impression de retrouver ce personnage dans toute sa splendeur. À la fois peu sûre d'elle et particulièrement intelligente. De plus, le roman réussit à parler de l'importance des émotions en introduisant un concept assez effrayant : une espèce alien qui ne ressent rien, qui est construite pour être purement rationnelle sans, pour autant, être une simple copie des Cybermen.

Malheureusement, le roman m'a rendu aussi profondément mal à l'aise. Il parle d'un problème reconnu, et peu compris, d’Internet : les campagnes de harcèlement dont certaines personnes précises sont victimes. Ce sont des actes de cruauté fait pour que la personne fuie ou préfère mourir, quand il n'y a pas des tentatives de meurtres. Cependant, l'autrice semble considérer que les personnes qui harcèlent font partie d'un groupe de ratés, qui préfèrent se venger sur d'autres face à qu'illes n'ont pas réussi à atteindre. Au contraire, il me semble que ces campagnes peuvent être très bien construites et que les harceleurs peuvent très bien être des personnes bien intégrées à la société, avec enfant et travail. Il y a donc, selon moi, une grande incompréhension de ce phénomène que je ne prétends pas non mieux connaitre.

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*** Une idée intéressante qui me semble malheureusement un peu maladroitement exécutée.
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Image : Éditeur

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29/04/2018

Comme des garçons

1969 à Reims, l'équipe locale de football masculin retourne en seconde division après une saison difficile. Les médias locaux, et en particulier Paul Coutard, n’épargnent pas le président du club. Mais ce président est membre de la fédération française de football et une véritable institution dans la ville. Le mettre en question est dangereux. Coutard est sanctionné par sa hiérarchie. Il est chargé d'organiser la kermesse du village avec Emmanuelle Bruno. Celle-ci est organisée et compétente. Coutard, lui, ne veut que s'amuser et mime la compétence. C'est sur une incompréhension que Coutard décide que le meilleur moyen d'amuser les foules est de créer une équipe de foot féminine. Mais son idée va vite le dépasser alors qu'il est forcé à prendre cette équipe au sérieux.

SPOILERS

Pour une histoire, basée sur la véritable équipe de football féminine de Reims, qui s'attache à des femmes il y a beaucoup d'hommes. Et surtout il y a beaucoup d'hommes qui gardent leur pouvoir de décision. Coutard est l'exemple parfait du sexiste qui se croit gentil. Il drague toutes les femmes qui passent car il les considère d'abord comme de futures conquêtes sexuelles et non comme des humaines. Pire encore, il vole les idées, il se moque et surtout il n'a absolument pas conscience de la tutelle juridique subie par les femmes de l'époque. C'est avec surprise qu'il apprend que le mari ou le père doit donner un accord ! Malheureusement, encore une fois, le beau-parleur stupide et sexiste réussit à être accepté malgré ses nombreuses erreurs et à gagner le cœur de la femme qu'il aime.

Outre Coutard, il y a d'autres hommes. Les policiers, les joueurs, les habitants de la ville... mais aussi les membres de la fédération qui réfute toutes possibilités de football féminin tant qu'ils ne sont pas mis au pied du mur. Il est bien montré que le fonctionnement de cette équipe ne peut fonctionner qu'en amatrice sur des terrains non-officielles. Car, n'ayant pas de licence, elles n'ont ni le droit de jouer dans des matchs officiels ni le droit de louer des stades. Le film montre tout de même leur souhait de se soutenir mutuellement, malgré leurs différences, mais aussi les dangers de leurs activités (comme l'une le dit, certaines risquent de perdre leur travail). La dernière scène est la plus intéressante puisque l'équipe choisit en commun de jouer, de garder Coutard ainsi que la tactique à utiliser contre l'équipe adverse. Après tout un film durant lequel elles subissent les choix de Coutard, elles peuvent enfin prendre leurs propres décisions !

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*** Un petit film sympathique avec plein d'imperfections. Bien que les personnages féminins soient très drôles elles sont malheureusement effacées par cette tête à claque de Coutard !
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Image : Allociné

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28/04/2018

Doctor Who. Plague City par Jonathan Morris

Titre :  Doctor Who. Plague City
Auteur : Jonathan Morris
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 250

Le Docteur, Bill Potts et Nardole voyagent ensemble de temps en temps. Malgré les dangers et les problèmes Nardole ne perd pas une occasion pour rappeler au Docteur qu'il est censé garder un coffre et ne pas quitter la planète. Mais ce nouveau voyage n'est pas en dehors de la Terre. Le Docteur souhaite visiter Édimbourg. Mais il se trompe dans la date et le groupe atterrit en 1645. La ville est sous couvre-feu et mise en quarantaine. La ville est soumise à la peste et de nombreuses personnes sont déjà mortes. Les rues sombres d'Édimbourg ne cachent pas seulement les mort-e-s et les gardes chargés de maintenir l'ordre. Un être parcourt les rues. Il est dit qu'il visite toutes les personnes malades et que, le soir même, ces personnes meurent. Un jour après, à la minute près, les familles en deuil sont visitées par le fantôme de la personne disparue. Bien entendu, le Docteur souhaite comprendre ce qui est en train d'arriver.

SPOILERS

Bien que j'apprécie les romans écrits autours de Doctor Who ceux-ci sont souvent basique, une intrigue peu développée et des personnages assez peu intéressants. Ce n'est pas le cas de ce roman. Premièrement, et contrairement au précédent, Bill Potts est bien écrite ! Elle agit seule, sans recevoir d'ordres de la part du Docteur, et comprend parfaitement les règles du voyage dans le temps ainsi que les dilemmes moraux que cela implique, tout en cherchant des moyens de sauver le plus de personnes possibles. Elle n'hésite pas à mettre en pleine lumière l'hypocrisie du Docteur qui refuse la possibilité d'agir pour sauver des personnes, mais qui le fait tout de même en cachette. Je suis, honnêtement, très heureux de voir Bill Potts écrite comme une femme capable d'agir et de penser par elle-même mais aussi de comprendre de quelle manière le Docteur agit et pense, ce qui lui permet de le retrouver assez facilement dans une ville inconnue.

L'intrigue se rapproche fortement de The Fires of Pompeii. On se retrouve dans une ville en proie à un désastre imminent contre lequel le Docteur ne peut pas agir car l'histoire est déjà écrite. Cependant, le Docteur essaie tout de même de trouver un moyen de sauver quelqu'un, cette fois sans que Donna Nobble ne le force. La ressemblance va jusqu'au danger d'une explosion volcanique capable de détruire la ville et ses habitant-e-s. Le danger historique est la peste. Bien qu'il, soit difficile de créer un roman Doctor Who véritablement pessimiste, le Docteur étant l'équivalent d'une divinité omnipotente et omnisciente, l'auteur réussit tout de même à créer une atmosphère de tristesse qui englobe toute une communauté essayant de survivre à une maladie qui touche tout le monde. L'auteur essaie de montrer que le danger de la maladie empêche tout travail de deuil puisque les routes, les maisons et les cimetières sont fermés. Du jour au lendemain, on perd un membre de la famille et on ne peut pas lui dire adieu. La menace alien se greffe sur cette caractéristique et permet d'incarner le fonctionnement de la dépression puisque celle-ci empêche toutes formes de pensées positives. Ce roman est le meilleur des trois qui prennent place dans le cadre de la saison 10.

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**** Sans être parfait, l'auteur écrits de bons personnages et réussit à créer une atmosphère de tristesse et d'inévitabilité.
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Image : Éditeur

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Doctor Who saison 10

Après la mort de Clara Oswald et la petite guerre contre les Time Lords le Docteur a tout oublié de sa compagne. Heureusement pour lui, il n'était pas seul et il a pu vivre 24 ans avec sa femme, River Song. Mais les vacances sont terminées. Il doit retourner sur la Terre. Cette fois, il n'est pas censé aller à l'aventure. En effet, son rôle est de surveiller un coffre à l'intérieur d'une université. Pour être certain qu'il ne fuie pas son rôle. Il a accepté l'aide de Nardole, ancien employé de River Song et arnaqueur. Dans le même temps, il donne des cours à l'université sur les sujets qui l'inspirent. Petit à petit, il se rend compte qu'une personne suit tous ses cours en restant discrète. Son nom est Bill Potts. Au vu de son intérêt le Docteur lui propose un tutorat privé. Leur relation évoluera vite en direction du TARDIS pour de nouvelles aventures !

SPOILERS

Cette saison 10 peut faire peur. Elle semble faire figure de remplissage entre deux showrunners, deux personnes qui incarnent le personnage du Docteur, une compagne de transition et tout le monde connait les problèmes d'écritures que peut avoir Moffat. Cette saison est réussie. Moffat sort par la grande porte ainsi que son Docteur. Pour une fois, la saison n'est pas impliquée dans un plan d'ensemble qui mette l'univers dans la balance. Au contraire, les choses sont bien plus proches des personnages. Bien que Bill et Nardole ne soient pas là pour rien, la relation principale est celle du Docteur et de Missy. Missy, depuis son apparition, clame posséder une relation importante avec le Docteur. Dans cette saison, on l'observe changer et se rapprocher du Docteur aussi bien en ce qui concerne l'amitié que l'héroïsme. Leur relation se termine sur une déclaration d'amour entre deux personnages qui tournent l'un autours de l'autre depuis longtemps. Mais elle se termine aussi sur une mort de Missy parfaitement exécutée. Je pense que l'on regrettera tous Missy. Bill Potts, elle, aurait pu n'être que peu intéressante. Mais ses connaissances en pop culture lui permettent de mieux comprendre ce qui se déroule autour d'elle. Ses dialogues permettent aussi de se moquer un peu de la série. Surtout, malgré le peu d'épisodes qui lui sont donnés sont histoire se conclut mieux que toutes les autres compagnes de l'ère Moffat.

Un second aspect intéressant de cette saison concerne les adversaires. Doctor Who a connu son lot d'aliens dont le but est de détruire ou de conquérir. Parfois, le problème concerne la relation entre une espèce et l'humanité. Souvent, le Docteur essaie de gagner sans, pour autant, tuer. Mais il arrive fréquemment que le Docteur soit coupable de meurtre voire de génocide. Cette saison ne possède que peu de menaces aliens contre lesquelles le Docteur doit prendre des décisions difficiles. Outre un épisode durant lequel il est brutalement mis de côté afin de laisser des Pictes et des Romains se battre côte à côte ou encore les Moines qui n'envahissent que si on les a invités la plupart des adversaires agissent par incompréhension ou à cause d'humain-e-s. The Pilot et Smile sont deux très bons exemples. Dans le premier cas l’adversaire souhaite simplement inviter Bill à un voyage. Dans le second cas, la menace est due à une mauvaise programmation des robots qui ne peuvent comprendre le deuil suite à la mort et décident d'empêcher toutes mauvaises émotions de manière permanente. Dans les deux cas, les adversaires n'en sont pas vraiment. Illes ne font qu'agir selon une programmation et non en vue de faire du mal à d'autres êtres.

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***** Une saison 10 un peu moins bonne que la précédente, surtout à cause du tryptique autours des Moines pourtant intéressants, mais qui permet aussi de terminer une époque tout en nous offrant Bill Potts.

Image : Site officiel

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27/04/2018

[SPOILERS] Avengers: Infinity War

Il y a longtemps que ce film nous était annoncé. Il y a longtemps que la menace posée par Thanos faisait de l'ombre dans l'univers cinématographique Marvel. On l'avait aperçu à plusieurs reprises. Il est le père de l'une des membres des Gardiens de la galaxie. Il a permis l'attaque contre New York qui posé les fondations des Avengers. Depuis quelques temps, humain-e-s comme aliens ont pris connaissance de l'existence des pierres de l'infini et de leur pouvoir. Finalement, Thanos est passé à l'action. Il envoie ses armées aux quatre coins de l'univers pour reprendre le contrôle des pierres. Les destructions causées par son passage sont encore peu connues. La Terre, elle, est en plein ligne de mire car elle possède non pas une mais deux pierres. Mais les Avengers, première ligne de défense, sont divisés, brisés et dispersés.

SPOILERS

Je vais prévenir immédiatement, même si je vais tenter de faire attention il est probable qu'il y ait des spoilers. Le film me semble être très bien maitrisé. La réalisation ne perd pas de temps et table sur une connaissance de son univers. Normalement, on a vu Avengers, on connait les Gardiens on a au moins entendu parler des pierres de l'infini. A la rigueur, certains points sont explicités lors de lignes de dialogues ce qui permet de comprendre le destin de certains lieux. Le film commence immédiatement après Thor Ragnarok, ce qui lance Thor dans une quête vengeresse dangereuse pour son bien-être. Cependant, malgré la présence des Avengers, il me semble que le film s'intéresse bien plus à Thanos.

Thanos, dans le MCU, est assez peu connu. Il est une rumeur. On sait que des planètes ont été attaquées par cet être. Mais on ne connait pas la raison de ces attaques ni de sa recherche des joyaux. La réalisation a donc décidé de mettre Thanos au centre de ce film, en faisant l'un des vilains les mieux écrits de l'univers cinématographique marvel. Si ce personnage est si impressionnant ce n'est pas à cause de sa force ou de son armée. Mais parce que Thanos est certain d'avoir raison. Il considère que les ressources de l'univers sont limitées et donc qu'il est nécessaire de rétablir un équilibre par la destruction d'une grande partie des êtres vivants. Son argumentation se base à la fois sur une observation scientifique, son expérience et, selon lui, la nécessité morale d'agir par la seule solution qu'il considère viable. Ce qui explique pour quelle raison ses généraux et son armée considèrent leur travail comme une forme d'acte de compassion.

Ce film pose aussi la question de la suite de l'univers Marvel au cinéma. Celui-ci existe depuis 10 ans et plusieurs studios ont tenté de l’imiter, avec des réussites très variables... Tôt ou tard, des acteurs et actrices doivent partir. Récemment, plusieurs personnages ont été annoncé ou introduits sans avoir encore une grande importance. Cet Avengers donnait l'impression de préparer ce grand changement en tuant une partie des personnages et en plaçant d'autres personnages sur le devant de la scène. Cependant, j'avais oublié qu'il n'est que la première partie d'un dyptique. Ce qui arrive dans ce film pourrait ne pas être permanent et nous devons attendre sa suite pour connaitre les véritables conséquences des choix qui seront fait par les Avengers.

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**** Un film massif en termes de nombre de personnages qui commence d'une manière très efficace. Mais un film aussi très frustrant puisque l'histoire n'est pas terminée.
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Image : Site officiel

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09:24 Écrit par Hassan dans Comics, Film, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

23/04/2018

Doctor Who. Diamond Dogs par Mike Tucker

Titre :  Doctor Who. Diamond Dogs
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 253

Loin dans le futur la Terre n'a aucune ressource naturelle. Les autres planètes telluriques ont aussi été vidées. L'essor spatial de l'humanité se trouve au point mort alors que les ressources nécessaires sont absentes. Mais il y a encore de vastes réservoirs dans le système solaire. Ceux-ci se trouvent dans les atmosphères des géantes gazeuses. Des lieux difficiles à atteindre sans une technologie importante. Heureusement pour l'humanité elle a rencontré les Cancri. Ces êtres sont des spécialistes de la technologie gravitationnelle. Les deux espèces se sont unies afin de récolter les diamants de Saturne. Mais les nuages de la planète cachent une menace et le Docteur, pris alors qu'il tentait de voler un diamant, n'a pas d'autres choix que d'essayer de comprendre ce qui est en train de se produire.

SPOILERS

S'il y a bien quelque chose que j'apprécie c'est lorsque l'humanité et les aliens ne sont pas des ennemis qui risquent une guerre. Dans ce livre deux espèces collaborent dans le cadre d'un accord minier. L'une propose sa force de travail et ses planètes tandis que l'autre offre une technologie. Nous avons un exemple de collaboration, ici économique, qui fonctionne pour les deux espèces sans conflits. Bien entendu, le livre montre que les Cancri cachent des choses à l'humanité mais il mentionne aussi que l'humanité cache aussi des forces militaires importantes.

En revanche, je déplore une mauvaise écriture de Bill. Dans la série, Bill est une fan de SF qui réussit à répondre au Docteur tout en mentionnant une œuvre liée à ce qui arrive. Ses connaissances sont mises en avant pour lui permettre de comprendre et de naviguer dans ce qui est une aventure de SF. Dans ce livre, Bill est d'abord dépeinte comme une compagne qui ne comprendre pas l'intérêt de voyager vers Saturne ni ce qu'implique de pouvoir y construire une station. Pendant une grande partie de l'œuvre, elle n'agit pas et se contente d'attendre. Ce n'est que bien plus tard, dès que le Docteur part et que l'intrigue de la station doit continuer, qu'elle est écrite comme agissante. Elle commence par trouver les saboteurs, puis les preuves et enfin elle explique au Docteur ce qui est en train de se dérouler (le retour du Docteur la confinant à nouveau dans un rôle d'attente). Ceci donne l'impression que l'auteur ne s'intéresse pas à Bill et ne voulait pas l'utiliser.

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*** Une bonne idée mais il est dommage que Bill ne reçoive pas l'attention qu'elle mérite en tant que personnage.
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Image : Éditeur

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22/04/2018

Grayson 3. La fin de SPYRAL par Tim Seeley, Tom Kingm Jackson Lanzing, Collin Kelly et Roge Antonio

Titre : Grayson 3. La fin de SPYRAL
Auteur-e-s : Tim Seeley, Tom Kingm Jackson Lanzing, Collin Kelly et Roge Antonio
Éditeur : Urban comics 2 juin 2017
Pages : 192

Ce volume contient Grayson 16-20, Grayson Annual 3 et Grayson: Futures End 1. Il y a longtemps, Dick Grayson est mort en public, son identité révélée au monde entier. À la demande de Batman, il est resté mort. Sa famille et ses ami-e-s ne sont pas au courant. Le but de ce stratagème est d'infiltrer une agence d'espionnage dont le but principal semble être de récolter des informations sur les super-héros du monde tout en répliquant leurs pouvoirs. Grayson est devenu l'agent 37. Il est chargé de récolter secrets et artefacts. Mais il récolte aussi des informations sur la véritable nature de SPYRAL. Récemment, il a compris que SPYRAL a été construite par un scientifique nazi qui essaie de plonger le monde dans une guerre éternelle. Pour Grayson il est plus que temps de terminer sa mission en détruisant SPYRAL.

SPOILERS

D'une certaine manière, cette série semble avoir souffert des événements infligés à Batman. Alors que le premier tome expliquait le but de Grayson et le mettait régulièrement en contact avec son mentor le second souffre de son absence. Cela a permis de renvoyer le personnage à Gotham et de lui permettre de retrouver ses ami-e-s. Bien que ces pages soient sympathiques elles semblent être du simple remplissage qui ne fait pas avancer l'intrigue. Celle-ci se conclut dans ce troisième tome. SPYRAL est dépeinte comme une agence créée dès le début en lien avec un groupement terroriste. Les deux travaillent ensemble afin de créer un contexte de guerre permanente. L'idée, intéressante, est tout de même gâchée par l'apparition du génie du mal nazi. Son apparition est trop facile et gâche un peu la série puisque personne ne peut se déclarer en accord avec lui. Personnellement, j'aurais préféré quelque chose de plus complexe qui permette de justifier l'existence et le fonctionnement de SPYRAL tout en questionnant celles-ci.

Ce troisième tome permet aussi de terminer la série. Pour être précis, le tome se termine sur un Annual, je ne compte pas le Futures End, qui permet de recréer l'identité de Dick Grayson en suivant les histoires de plusieurs personnes qui l'on connu en tant qu'Agent 37. Chacun de ces histoires met en avant une caractéristique du personnage et permet, par la même occasion, de le reconstruire pour la suite sous l'identité de Nightwing. Le dernier numéro de la série principale permet aussi d'expliquer de quelle manière Dick Grayson peut reprendre son identité de héros puisque, par un tour de magie, il devient inconnu de tout le monde sauf de quelques personnes précises. J'ai déjà lu le premier tome de Nightwing version rebirth, que j'ai apprécié, et dont je comprends maintenant mieux les fondations.

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**** Vous avez aimé Grayson ainsi que Jim et Juan ? Vous allez apprécier ce tome qui termine l'intrigue d'une manière un peu trop facile. Mais au moins il n'y a pas de questions en suspens.
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Image : Éditeur

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21/04/2018

Génération Zéro par Fred Van Lente, Francis Portela, Diego Bernard et Andrew Dalhouse

Titre : Génération Zéro
Auteurs : Fred Van Lente, Francis Portela, Diego Bernard et Andrew Dalhouse
Éditeur : Bliss comics 12 janvier 2018
Pages : 248

Ce volume contient Génération Zéro 1-9. Depuis quelque temps je m'intéresse un peu plus à l'univers Valiant qui promet des intrigues intéressantes avec des morts qui restent morts. Génération Zéro parle d'un groupe d'adolescent-e-s et d'enfants qui ont été kidnappé-e-s et entrainé-e-s dans le but de devenir des armes vivantes facilement disponibles et que l'on peut laisser mourir en cas de besoins. Mais ce groupe a réussi à s'échapper de leur prison et, depuis, vit en fuite sur le territoire des États-Unis. Ces jeunes ne se contentent pas de fuir. Un moyen de les contacter a été mis en place. Personne ne sait si Génération Zéro va les aider mais, si la décision est prise, le groupe se rend sur place, enquête et agit. Cette fois c'est une jeune adolescente de la ville de Rook qui demande leur aide car la ville a un secret.

SPOILERS

Le premier avantage de ce volume est de contenir l'intégralité de la série, publiée en deux tomes dans sa version anglaise. Le second avantage est que les personnages ainsi que les circonstances de leur rencontrer sont rapidement résumés sans parasiter l'intrigue principale. Bien entendu, il y a beaucoup de zones d'ombres mais il suffit de s'attacher à Keisha et d'apprendre à connaitre Génération Zéro en même temps qu'elle. Le groupe est constitué d'un certain nombre de personnages, il est donc difficile de tous les présenter dans les détails dans ce volume. J'apprécie particulièrement les jumeaux et Gamète est particulièrement dérangeant. Les autres restent plutôt mystérieux.

L'intrigue est assez simple à suivre. Une adolescente amoureuse demande de l'aide pour comprendre ce qui se déroule dans sa ville. Cette aide ne prend pas la forme qu'elle pensait et met à mal son confort personnel. L'un des protagonistes lui en veut personnellement pour une raison très prosaïque, adaptée au décor adolescent. Mais surtout, la ville cache un secret connu par les adultes. Un secret qui doit rester cacher aux jeunes, ce qui est permis par une drogue donnée en cachette. On a donc un grand nombre d'ingrédients permettant de mettre en place un conflit de générations entre des adultes dépeints comme cyniques et corrompus et une jeunesse encore idéaliste qui essaie de changer les choses en se heurtant à la loi par la même occasion. Personnellement, j'ai bien aimé lire ce comics et je m'y replongerais avec plaisir malgré une fin un peu précipitée.

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**** Une série intéressante que j'ai appréciée mais qui se termine trop rapidement.
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Image : Éditeur

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20/04/2018

Black Science 7. Extinction is the rule par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 7. Extinction is the rule
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image Comics 21 mars 2018
Pages : 128

Ce volume 7 contient Black Science 31-34. Depuis plusieurs années, Grant McKay, ses enfants et son équipe sont perdus dans l'infinivers. Alors que leur but était d'explorer illes se sont rendu compte que leurs incursions ne pouvaient que rendre les choses pires qu'elles ne l'étaient auparavant. Bien entendu, illes ont tenté d'aider de leur mieux les mondes traversés mais illes ont aussi découverts et lancés des menaces importantes pour toutes vies intelligentes. Depuis peu, Grant McKay et sa fille, Pia, se sont retrouvés et ont réussi à rentrer dans leur propre univers. Mais leur arrivée n'a rien résolu. D'autant que plusieurs des menaces rencontrées sont en train d'infiltrer leur monde alors que la réalité autours du Pilier commence à être connue.

SPOILERS

Grant McKay est passé d'inventeur de génie, quelqu'un que l'on admire, à égoïste qui ne se soucie pas des conséquences de ses actes. Depuis plusieurs numéros, il est devenu évident que l'histoire n'est pas seulement une intrigue de SF mais aussi un moyen, pour ce personnage, de regagner l'estime des personnes qu'il aime et qu'il a souvent trahi. Ainsi, ce volume, et particulièrement le dernier numéro, permettent à Grant de regagner l'estime de son frère, du moins celui d'un autre univers, tandis que sa femme recommence à croire en ses propos (bien que difficilement).

Malheureusement, je trouve que ce nouveau volume amoindrit un autre personnage. Kadir, durant le début de la série, est montré comme un scientifique bureaucrate qui n'hésite pas à voler le travail d'autrui. Mais sa caractérisation change lorsqu'il essaie de sauver les enfants de Grant puis quand on apprend qu'il a détruit le Pilier à cause des dangers encourus. Bien qu'il ne soit pas très sympathique il est conscient de ses responsabilités et essaie d'éviter la destruction de son monde. Mais les numéros de ce volume en font un personnage venu d'une autre dimension qui a déjà souvent créé un Pilier, avec l'aide d'un Grant, afin de suivre les désirs de son patron. Kadir en devient, selon moi, moins intéressant puisqu'il est beaucoup moins libre de ses mouvements. Encore une fois, Rick Remender écrit plusieurs bons numéros mais l'on n'a toujours aucune idée de la manière dont l'intrigue va se terminer.

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**** Toujours aussi intéressant et beau malgré des révélations que je n'ai pas appréciées.
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Image : Éditeur

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17/04/2018

Introduction à l'histoire de notre temps. 3 Le XXème siècle de 1914 à nos jours par René Rémond

Titre :  Introduction à l'histoire de notre temps. 3 Le XXème siècle de 1914 à nos jours
Auteur : René Rémond
Éditeur : Seuil 2002
Pages : 288

Après ce troisième tome de de l'Introduction à l'histoire de notre temps je termine une œuvre adaptée d'un cours de première année et remis à jours pour prendre en compte la fin de la guerre froide ainsi que le renouveau du terrorisme. Le livre est divisé en deux parties de 7 et 9 chapitres. La première partie concerne la période de la Première guerre mondiale et de l'entre-deux guerre. L'auteur entre immédiatement dont la guerre. Il n'en fait pas une chronologie mais il explicite les causes de celle-ci, aussi bien politiques que militaires. Il insiste surtout sur le caractère spécifique de cette guerre qui non seulement dure longtemps mais implique l'entrée en guerre d'une grande partie du globe, sous la direction de l'Europe. Dans un second temps, l'auteur s'intéresse à la suite ce qui lui permet de discuter des démocraties, du communisme mais aussi du fascisme pour, ensuite, mettre en avant les crises qui mènent à la seconde guerre mondiale.

La seconde partie s'intéresse à la Deuxième guerre mondiale et à la suite de la période jusqu'à aujourd'hui. Là encore, l'auteur débute son analyse par celle de la guerre, là aussi à la fois longue, intense et globale, pour ensuite s'intéresser aux conséquences. René Rémond montre que le monde est divisé entre deux blocs : l'ouest et l'est. La division implique deux idéologies avec leur propre vision de ce que le monde devrait être. L'auteur nous montre que le monde est dans l'obligation de choisir entre les deux blocs. Loin d'une guerre militaire on nous parle d'une guerre d'influence menée dans d'autres pays.

La fin de cet examen permet, enfin, de parler des pays qui ne sont pas européens. René Rémond parle aussi bien de l'Asie que du monde arabe et du reste du monde. C'est, à mon avis, la partie la plus problématique de ce livre. En effet, René Rémond divise le monde entre deux formes de civilisations. Il y a les anciennes civilisations qui ont connu la mise en place d'un état et d'une culture forte telle que l'Europe mais aussi des parties spécifiques de l'Asie, en particulier la Chine, le Japon et l'Inde. Ces lieux réussissent à éviter la domination européenne par une modernisation mais aussi grâce à une culture imposante. D'autre part, il met en avant un monde arabe qui perd son unité avec la fin de l'Empire Ottoman mais qui se modernise par la création d'états nationaux mais qui garderait le souhait d'une unité. Enfin, il y a le reste du monde, soit l'Afrique et l'Amérique du sud. L'Amérique du Sud est affranchie de la tutelle européenne depuis longtemps, mais sont politiquement instables et économiquement en danger.

Enfin, il y a l'Afrique. Selon l'auteur, le continent reste durablement sous le joug des européens car le monde africain manquait à la fois d'une culture commune et d'une tradition étatique. Il est, selon René Rémond, nécessaire de créer une élite politique avant de permettre une forme d'indépendance. Cette partie du livre est la plus problématique à plus d'un titre. Premièrement, l'auteur semble oublier les horreurs de la colonisation. Celle-ci semble être une simple entrée des européens dans des territoires sans peuples ni états. On ne conquière pas, on crée. L'Afrique moderne n'aurait donc pas été possible sans l'apport positif, en matière culturelle et politique, de l’Europe. En second lieu, l'auteur semble ne pas comprendre le caractère injuste de la décolonisation qui implique de garder un certain pouvoir, par exemple par le franc CFA. Enfin, je suis très troublé par l'idée que l'Afrique n'aurait pas eu d'histoire, histoire conçue comme la création d'empires ou de royaumes unifiés autours d'une culture. Je suis très loin de bien connaitre l'histoire du continent africain, mais je pense qu'il est impossible que l'Afrique n'ait pas d'histoire avant l'arrivée de l’Europe.

Pour finir, ces trois tomes sont très intéressants. Ils donnent de bonnes bases sur le fonctionnement de l'occident. L'auteur donne des informations intéressantes sur des idéologies, des mouvements et des formes d'organisation. Cependant, ces trois livres sont très européocentrés avec une attention importante sur la France, l'Angleterre et l'Allemagne. Les autres parties du monde ne sont que peu décrites tandis que l'Europe de l'ouest est considérée comme le moteur de l'histoire mondiale qui pourrait, selon la dernière partie, permettre la création d'une civilisation et d'une culture mondiale basée sur les valeurs occidentales.

Image : Éditeur

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13/04/2018

Isle of Dogs / L'île aux chiens

Dans quelques années une épidémie touchera la population canine du monde. Le nombre élevé de chiens et leur proximité avec les humain-e-s pose un énorme problème aux autorités du monde alors que la maladie modifie le comportement des chien-ne-s. Les Provinces Unies, sous la mairie de Kobayashi, prend une décision rude et populaire. La population canine entière est déportée sur une ile de déchets afin de protéger l'humanité. Plusieurs mois se déroulent sans encombre alors que les services de la fourrière sont de plus en plus développés. Mais, un jour, un jeune enfant vole un avion et se rend sur l'ile. Son but est simple : il veut retrouver son chien Spots. Mais l'ile est grande et le maire veut garder le secret sur la réalité de l'ile.

SPOILERS

L'histoire de départ de ce film est assez simple. C'est la quête d'un enfant pour retrouver quelque chose qu'il a perdu. Comme dans toutes les quêtes de ce type, l'enfant doit surmonter des obstacles qui sont aussi bien dû à l'humanité qu'à la nature ou encore à lui-même. Il est secondé par un groupe de chiens qui connaissent les lieux ainsi que les personnes capables d'aider l'enfant. Enfin, cette quête permet de rapprocher deux êtres pourtant dissemblables et opposés. L'histoire est simple mais cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas efficace et j'ai beaucoup aimé regarder les aventures de ce petit groupe isolé.

L'intrigue principale est doublée d'une seconde intrigue, plus compliquée. En effet, alors que l'enfant et ses chiens cherchent Spots le film nous explique comment fonctionne la mairie Kobayashi. Ici, Wes Anderson s'attaque à un problème difficile à mettre en scène : l'autoritarisme dans une démocratie. Pour cela, il utilise plusieurs personnages qui incarnent des rôles précis. Nous avons la figure autoritaire, le maire Kobayashi, qui incarne le politicien démagogue qui manipule les foules afin de s'enrichir et d'imposer ses idées. Il est contré par un opposant du parti de la science. Celui-ci est un scientifique dont le but est de trouver un remède à la maladie des chiens. Il ne viole jamais les règles ce qui en fait une victime toute désignée face à l'autoritarisme du maire. Enfin, Wes Anderson nous présente des opposants politiques sous la forme à la fois d'un hacker et d'une rédaction d'un journal. Il faut noter un point intéressant, lorsque la jeune journaliste fait part de ses soupçons la réaction du rédacteur en chef est immédiatement de demander des preuves. Le journalisme n'est donc pas dépeint comme un moyen d'écrire une histoire mais un travail qui implique de trouver des sources capables de prouver ses thèses (en est témoigne le classeur qu'elle porte avec elle). Sous un abord assez simpliste, le film propose donc une intrigue bien plus riche.

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*** Un roman qui se lit assez bien sans être ni particulièrement bon ni mauvais.
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Image : Allociné

Site officiel

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08:49 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : isel of dogs, l'île aux chiens | | | |  Facebook

09/04/2018

Doctor Who. The shining man par Cavan Scott

Titre :  Doctor Who. The shining man
Auteur : Cavan Scott
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 256

Les problèmes ont commencé simplement. Un jour, quelqu'un a fait une vidéo d'un être aux yeux lumineux. Cette vidéo est devenue de plus en plus partagée et, bientôt, d'autres vidéos et photos sont apparues en ligne. Puis, des personnes ordinaires se sont déguisées pour faire peur tandis que les magasins ont commencé à vendre des objets dérivés. En quelques semaines le monde entier a entendu parler des Shining Men alors que tout a commencé avec une seule personne. La police ne prend pas les choses aux sérieux mais arrête les personnes qui se déguisent, avant que celles-ci ne soient accusées de kidnapping. Car même si les Shining Men ne peuvent pas exister des personnes disparaissent après les voir vu. C'est un travail parfait pour le Docteur et Bill Potts.

SPOILERS

La saison 10 de Doctor Who est l'une de mes favorites et l'apparition de l'actrice Pearl Mackie dans la série l'explique en partie. Je ne pouvais qu'être heureux à l'idée de la rencontrer à nouveau sur papier en tant que Bill Potts. Ce personnage donne un vent de fraicheur en étant "normal", à la différence d'Amy Pond et de Clara Oswald. Mieux encore, elle a une connaissance étendue de la SF ce qui permet enfin d'avoir une humaine capable de comprendre les intrigues aussi bien que le Docteur !

Ce livre fait partie de trois tomes sortis en même temps et qui s’insèrent dans la saison 10. Que l'on soit clair, les romans n'ont jamais été particulièrement bons mais ils sont acceptables, d'autant plus si vous aimez la série. Ce tome joue des ennemis qui ont déjà été rencontrés dans Torchwood. Mais là où Torchwood échoue le Docteur trouve un moyen de gagner. Réutilise ce type d'ennemis, même de manière peu imaginative, permet de leur donner un peu plus de profondeur. Le roman s'est aussi, selon moi, fortement inspiré du phénomène de la psychose des clowns : vidéos, hystérie et rumeurs basée sur un phénomène précis et unique. C'est un bon moyen de débuter une intrigue sans avoir à donner trop d'informations sur ce qui est en train de se dérouler.

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*** Un roman qui se lit assez bien sans être ni particulièrement bon ni mauvais.
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Image : Éditeur

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07/04/2018

Introduction à l'histoire de notre temps 2. Le XIXe Siècle. 1815-1914 par René Rémond

Titre :  Introduction à l'histoire de notre temps 2. Le XIXe Siècle. 1815-1914
Auteur : René Rémond
Éditeur : Seuil 1974
Pages : 248

Ce tome est le second dans une série de trois intitulés Introduction à l'histoire de notre temps. Ces livres sont adaptés d'un cours de première année donné par l'auteur à l'Institut d'études politiques. Le premier tome s'intéressait à l'Ancien Régime et à la Révolution de 1789. Celui-ci prend comme décors le XIXème siècle avec comme bornes les années 1815 et 1914, deux dates particulièrement importantes pour l'histoire de l'Europe. Le tome précédent nous permettait de comprendre de quelle manière la Révolution française de 1789 impacte l'Europe. Ce tome débute lors d'une période de retour au passé, défendu par le Congrès de Vienne. Cependant, ce tome n'est pas véritablement historique et s'intéresse plutôt à des concepts, inscrit dans un contexte historique.

Ainsi, l'auteur s'intéresse à plusieurs changements et mouvements qui ont lieu durant le XIXème siècle, que ce soit le libéralisme, la démocratie, l'urbanisation, les mouvements des nations et, bien entendu, le socialiste et le syndicalisme. René Rémond s'intéresse à chacun, et plus, de ces concepts afin de nous permettre de comprendre leur importante dans le fonctionnement du XIXème siècle et de nos jours. Systématiquement, il s'intéresse aux principaux mouvements mais aussi aux idéologies. Celui lui permet de montrer une forme de changement. Ainsi, on peut difficilement comprendre son propos sur la démocratie sans s'intéresser à ses explications sur le monde rural.

Cependant, ces concepts sont centrés sur l'Europe, voire la France, alors que l'auteur annonce une histoire de notre temps qui prenne en compte ce qui est extérieur à l'Europe. Dans ce second tome, l'auteur débute une analyse du colonialisme. Il montre, tout d'abord, l'importance des Empires mais aussi, et surtout, la course à la conquête des puissances européennes. Il montre que ces colonies sont défendues par le souhait d'exporter la culture européenne, mais n'oublie pas de parler des inégalités centrales à ce type de relations. Il explicite aussi le fonctionnement de certains pays qui sont moins conquis que progressivement démantelés, comme la Chine ou l'Empire Ottoman. Bien que le propos soit intéressant, il me semble tout de même très daté avec une vision peu critique du colonialisme. Par exemple, il ne fait que mentionner le Congo sans parler des atrocités qui y ont été commises. Encore une fois, le livre est décevant si vous cherchez à en savoir plus sur le monde non-européen. En revanche, il permet d'expliciter plusieurs mouvements qui gardent une importance de nos jours.

Image : Amazon

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06/04/2018

Red Sparrow

TW : viols et violences sexuelles, tortures, meurtres

Dominika Egorova est une femme talentueuse. Elle est l'une des meilleures danseuses du Bolchoï, considérée comme un espoir pour le pays. Elle est aussi une fille qui s'occupe de sa mère en besoin de soin. Heureusement, la compagnie paie ces soins ainsi que leur appartement à Moscou. Mais Dominika Egorova est aussi la nièce du second des services secrets russes. Sa vie se déroule sans problèmes, elle s'occupe de sa mère, elle s'entraine puis elle se met en scène. Mais, un soir, un accident la blesse durablement et elle perd la capacité de danser ainsi que son avenir. Son oncle lui propose de l'aider en échange d'un service : attirer quelqu'un dans une chambre pour lui soutirer des informations. À la suite de cette opération, elle sera formée et utilisée afin de retrouver un agent double de la CIA au sein des services secrets russes. Bien qu'elle soit talentueuse, on lui fait vite comprendre que sa vie n'a aucune valeur.

SPOILERS

Lorsque j'ai vu la bande annonce je m'attendais à un film d'action sur fond d'intrigue d'espionnage, une sorte de Black Widow. Le style du film m'a complétement pris au dépourvu. Nous avons une intrigue qui se déroule principalement en Russie avec des personnages très froids et ne possédant que peu d'émotions incontrôlées. Ces personnes sont mises en scène par des acteurs et actrices qui les incarnent plutôt bien. Mais je me demande à quel point il était nécessaire de montrer les américains comme émotionnels et les russes de manière très froide voire comme des personnes cruelles. À mon avis, l'intrigue est plutôt bien écrite. Sans qu'il y ait forcément de grandes surprises pour le genre, on nous ballade assez facilement dans l'intrigue tout en plaçant les éléments nécessaires pour la fin du film.

On peut se demander si la réalisation ne se complait pas dans une violence physique et morale. En effet, plusieurs scènes montrent des actes de tortures soit sur des personnages secondaires soit sur l'héroïne elle-même. Pire encore, les femmes du film sont traitées comme des objets, dont les corps servent l'intérêt de l'état. Les femmes sont utilisées et humiliées à plusieurs reprises lorsqu'on leu ordonne d'accomplir des actes sexuels, soit sans leur consentement. Dominika Egorova est particulièrement mise en avant puisque son entrainement débute par un viol et continue par des humiliations publiques. À plusieurs reprises, on lui explique qu'elle n'a pas le choix. Elle doit obéir pour que sa mère soit soignée mais aussi pour qu'elle-même ne soit pas tuée. Il y a donc une contrainte extrêmement forte sur elle. Mais on peut se demander si le film n'essaie pas de lui rendre ce choix en lui permettant de punir son oncle, et donc de se trouver dans un cadre un peu moins horrible. Mais je laisse la question ouverte, d'autant plus après les nombreuses scènes subies par le personnage.

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*** Je ne suis pas un adepte des films d'espionnage mais celui-ci me semble assez bien écrit. En revanche je déplore l'usage immodéré de la torture et du viol et met en garde les personnes qui souhaitent le voir.
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Image : Site officiel

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09:12 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : red sparrow | | | |  Facebook

05/04/2018

Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina par James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson

Titre : Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina
Auteurs : James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson
Éditeur : DC 26 décembre 2017
Pages : 144
TW : Meurtres, violences physiques

Ce volume contient Detective comics 957-962. Batman et son équipe ont réussi à vaincre la League of shadow, avec l'aide la Ligue des assassins. Mais il est clair pour tout le monde que quelque chose de plus important se prépare. D'autant plus que l'univers DC est mis à mal par des êtres inconnus. Batman, face à son incompréhension, décide d'enquêter dans une direction qu'il ne connait pratiquement pas. Il souhaite demander l'aide de Zatanna. Car elle est la gardienne d'un artefact capable de donner toutes les réponses. Dans le même temps, le passé de Jean-Paul Valey le rattrape alors qu'une nouvelle version de lui-même, purement machine, s'attaque aux personnes considérées comme pécheresses.

SPOILERS

Ce nouveau volume, un peu moins intéressant que le troisième, part dans deux directions qui ne se rejoignent que difficilement. La première concerne Jean-Paul Valey, Azrael. Ce personnage a été créé par une secte dans le but de se lier à une IA afin de défendre le message de dieu sur Terre, faisant de lui un assassin parfait (il y a beaucoup d'assassins parfaits qui se baladent à Gotham ces temps). Selon le comics, il est nécessaire d'avoir une interface avec un être humain, ce qui permet de relier cette série à Batman et Robin Eternal grâce au passé de Jean-Paul Valey. Son adversaire est purement machine. Ainsi, contrairement à Jean-Paul Valey, la machine ne met pas en doute sa mission et l'accomplit sans avoir besoin d'être modelé. Cette intrigue permet de développer un peu plus Azrael tout en lui fournissant une seconde IA sous la forme d'un Batman informatisé.

Ce volume essaie aussi de construire la suite, d'une manière à la fois subtile et lourde. Pendant plusieurs pages Bruce Wayne et Zatanna discutent de l'opportunité d'user de l'artefact et du danger impliqué. Ces pages permettent de mettre en place une intrigue plus longue autours de la Ligue des assassins et d'un commanditaire encore peu connu. Elles permettent aussi de lancer l'événement Metal sans trop en dire. Mais, surtout, elles jouent sur l'un des points majeurs de l'identité de Batman : la peur de perdre l'un des Robins. Ceci est arrivé trois fois, à moins que je ne me trompe, avec des conséquences importantes pour le personnage. Il est logique d'utiliser cet événement pour envoyer Batman sur une route dangereuse tout en lui offrant l'information de la survie de Tim Drake, ce qui ne peut qu'avoir un impact encore plus important sur la suite de la série.

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**** Ce volume s'intéresse un peu trop à mettre en place des événements plus larges qu'à une intrigue interne, ce qui le rend un peu moins intéressant. Mais il reste dans mes coups de cœurs actuels chez DC.
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Image : Éditeur

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04/04/2018

Batman Detective comics vol. 3: League of shadows par James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce

Titre : Batman Detective comics vol. 3: League of shadows
Auteurs : James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce
Éditeur : DC 10 octobre 2017
Pages : 184
TW : Meurtres, violences physiques, abus sur enfants

Ce volume contient Detective comics 950-956. Depuis quelque temps Batman se prépare à une guerre. Personne ne sait ni contre qui ni pourquoi. Mais il s'implique simultanément dans des milieux particulièrement dangereux et méconnu. Sa dernière idée est de créer une équipe. Celle-ci est chargée de faire ce que Batman est incapable de faire. Officiellement, c'est un moyen de contrer la Colonie commandée par le colonel Jacob Kane, père de Batwoman. Mais l'équipe a aussi eu ses pertes. Tim Drake est mort tandis que Spoiler a préféré quitter Batman et a annoncé vouloir le contrer à tous prix. C'est dans ce moment difficile qu'une légende décide d'attaquer Gotham. Il semblerait bien que la League of Shadows est une réalité.

SPOILERS

Ce run sur Detective comics est une réussite, du moins pour l'instant. Le problème principal que l'on peut noter concerne les antagonistes qui sont, nécessairement, des groupes capables de mettre à mal une équipe entrainée par Batman et Batwoman. Ainsi, les auteurs ont créé la Colonie, une branche renégate de l'armée des Etats-Unis, et le Syndicat des victimes. Ce sont deux bonnes idées et il est dommage que le syndicat semble ne plus exister.

Pour ce troisième volume les auteurs débutent de la même manière que pour la cours des hiboux. Batman est confronté à un groupe qui n'est qu'une légende à laquelle il refuse de croire. Puis, subitement, une attaque est menée contre la ville en commençant par une autorité politique. Les similitudes pourraient faire craindre une intrigue proche de celle de Scott Snyder, mais en moins bien. Heureusement, les auteurs en profitent pour construire un peu plus l'histoire de l'un des personnages les moins connus, actuellement, de l’équipe : Cassandra Cain dites Orphan. J'ai beaucoup aimé ses interactions avec les autres membres de l'équipe. Mais ce que j'ai préféré ce sont ses craintes et la manière dont celles-ci permettent de placer Cassandra au centre de l'intrigue. En effet, selon moi, le but de ce volume n'est pas de confronter l'équipe à un ennemi imbattable mais de confronter Cassandra à ce qu'elle pourrait être, et lui permettre de choisir une autre voie.

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**** Le combat entre le groupe et l'ennemi n'est pas des plus intéressants. Mais ce que l'on en tirer pour Cassandra Caine sauve largement l'intrigue et le volume !
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Image : Éditeur

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02/04/2018

American Gods par Neil Gaiman

Titre : American Gods
Auteur : Neil Gaiman
Éditeur : Harper Collins 28 mars 2017
Pages : 576
TW : Meurtres, violences physiques, mentions de suicides

Shadow est en prison depuis 3 ans. La semaine qui vient il pourra enfin sortir et retourner vivre avec sa femme, Laura. Mais il est libéré en avance. En effet, Laura est morte dans un accident de voiture et les autorités acceptent de lui permettre de voir son enterrement. Pire, Laura est morte en trompant son mari. Ce n'est donc pas une bonne semaine pour Shadow. Alors qu'il se trouve dans l'avion il rencontre un homme qui dit se nommer Wednesday et qui semble en savoir bien plus qu'il ne devrait. Wednesday souhaite engager Shadow comme chauffeur et garde du corps. Lorsqu'il accepte, Shadow ne se rend pas compte qu'il entre dans un monde différent de ce qu'il connait, un monde de divinités anciennes et nouvelles luttant pour survivre sur une terre qui ne les accepte pas.

SPOILERS

J'avais vu la série, mais je n'avais pas réussi à l'apprécier. Je souhaitais lire le livre puisque l'expérience est différente. C'est aussi le premier roman de Neil Gaiman que je lis, je ne compte pas Good Omens qui est écrit à deux. Le roman est magistral. Il est très bien écrit et les nombreuses intrigues sont plutôt intéressantes. Je me suis particulièrement intéressé à Lakeside et aux disparitions que la ville connait. De plus, il est clair que l'auteur a fait de nombreuses recherches historiques, géographiques et mythologiques pour écrire son livre. J'ai beaucoup aimé ces informations et la recréation des divinités dans un contexte contemporain. Malheureusement, pour une raison que je ne comprends pas, le livre ne m'a pas parlé.

Pourtant, mis à part la thématique mythologique, le livre devrait me parler. À l'aide des divinités, le roman parle de l'identité et, en particulier, de l'identité des États-Unis. Le pays est décrit comme un lieu dans lequel les divinités ne peuvent pas survivre. Car les habitant-e-s changent régulièrement de mode de vie suivant en cela une forme de modernité. Les nouvelles divinités sont l'incarnation de ces difficultés puisqu'illes ne s'incarnent pas forcément ou ne sont pas des entités précises mais souvent des abstractions. Que ce soit la technologie, le marché ou encore la mondialisation. De plus, l'auteur s'attache à décrire non les villes qui réussissent mais les villes qui sont en souffrances. On ne semble observer que chômage et récession. Les villes sont abandonnées, les habitant-e-s n'ont pas grand-chose à faire et vivent dans de petites communautés avec, parfois, le rêve des grandes villes. Gaiman semble vouloir nous montrer un pays en perte de vitesse dont la véritable identité ne dépend ni des églises ni des monuments mais de petits lieux touristiques en bordure de routes. Ainsi, les personnages de ce livre sont souvent un peu tristes dans un contexte difficile, le glorieux passé n'étant qu'un lointain souvenirs.

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**** Objectivement American Gods est un très bon roman. Pour une raison que je ne comprends pas je n'ai pas réussi à l'apprécier et j'ai l'impression d'être passé à côté d'une expérience.
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Image : Éditeur

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10:29 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : american gods, neil gaiman, harper collins | | | |  Facebook

31/03/2018

La mort de Staline / The death of Staline

TW : meurtres, mentions de viols

1953, URSS, le pays est sous une terreur sans nom. Staline, régulièrement, met à jour une liste des ennemis de l'état. Ces ennemis sont déportés ou tués selon les souhaits du Parti. C'est un soir normal. La liste est mise à jour alors que les grands chefs du Parti mangent et font des blagues ensembles avant de regarder un western. Le seul problème est le souhait de Staline de recevoir la copie d'un concert diffusé en direct à la radio. Mais, le matin, Staline est trouvé sur le sol et, bientôt, il meurt. Immédiatement, les intrigues commencent. Quelle sera la personne la plus rusée qui prendra la place de Staline ? De nombreux prétendants sont sur la ligne de départ et tout le monde est prêt à tricher. Du moins les personnes qui savent ce qui est en train de se dérouler.

SPOILERS

La réalisation aurait pu choisir de mettre en scène une intrigue politique très dense capable de montrer les luttes de pouvoir au sein du parti à la suite de la mort de Staline. Mais il a été choisi de créer une intrigue absurde autours de la vacance du pouvoir et de l'empressement de tout le monde de se placer comme successeur. Ainsi, ce que le film montre véritablement est l'importance du symbole pour être vu comme le prochain dirigeant. Dans le même temps, la plupart des personnages craignent ce qui peut leur arriver si leurs propos ne plaisent pas à d'autres membres du parti. Il faut avouer que cela permet de donner un grand nombre de situations absurdes et le film en regorge. Que ce soit la nécessité d'être la première voiture derrière le cercueil, la course pour atteindre la fille de Staline ou encore la nécessité de ne pas contredire le parti tout en essayant d'éviter les écueils futurs qui peuvent contredire ce que pensait le parti dans le passé.

Malheureusement, le film échoue. Pour être clair, le film n'est pas mauvais. Il y a de nombreuses scènes particulièrement drôles alors que d'autres permettent de montrer la terreur qui a existé à l'époque. Le jeu des acteurs et actrices est aussi plutôt bien mené tandis que les différents plans sont expliqués dans des cadres toujours décalés. Mais, il manque quelque chose. Le film donne l'impression de ne pas oser aller jusqu'au bout de son idée, d'éviter certaines situations. Peut-être cela est-il dû à l'existence de scènes qui montrent une véritable sauvagerie de certains personnages, basés sur du réel, qu'il est inadéquat de rendre drôle ? Je ne peux pas répondre à la question. En l'état, le film est un bon divertissement qui ne souhaite pas nous apprendre quelque chose sur la période. Mais on l'oublie très rapidement.

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*** Pas mauvais, mais il manque un petit quelque chose pour que le film soit réussi.
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Image : Allociné

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Ready Player One

Nous sommes en 2045. Après des années durant lesquelles l'humanité a tenté de réparer les problèmes causés par elle-même, tout a été abandonné. Les humain-e-s ne font que vivre jour après jour, sans grand espoir. Dans ce marasme ambiant, un homme est connu de tout le monde : James Halliday. Il est le créateur d'un monde virtuel sans limite qui permet aussi bien de se battre que de danser ou encore de faire des courses. Cet univers est nommé l'Oasis et tout y est possible, en y mettant le prix. Mais sa création a dépassé les buts fixés par Halliday puisque l'Oasis est devenue bien plus qu'un jeu en étant le symbole d'un refuge. James Halliday est mort il y a plusieurs années. Dans son testament, il annonce avoir caché trois clés dans le jeu. Ces clés permettent à la personne qui les trouve de prendre le contrôle de l'Oasis et de la société qui en a la charge. Mais personne n'a jamais trouvé une seule clé.

SPOILERS

Je n'attendais absolument rien de ce film dont je n'ai pas apprécié la promotion ni les images des bandes annonces. Ce qui nous était montré était un patchwork de références à la pop culture dans un semblant de nostalgie. Je n'ai rien contre la nostalgie des années 80 et de très bonnes œuvres jouent là-dessus. Malheureusement, je pense que Ready Player One montre les limites de la nostalgie. En effet, le film est rempli de références à des œuvres connues. Celles-ci ne sont pas là comme un simple clin d’œil, elles sont intégrées à l'intrigue et il me semble que l'intrigue souffre de devoir laisser trop de placer aux références. Les héro-ïne-s sont des personnes qui connaissent particulièrement bien la pop culture. Ce que le film semble valoriser est une connaissance encyclopédique de la pop culture, mais jamais on ne nous donne l'impression d'un véritable amour pour une œuvre. Au contraire, j'ai l'impression que les références permettent souvent, dans le film, de placer la limite entre les véritables fans et les autres. Loin d'être une célébration cela donne l'impression de créer une division basée sur des connaissances culturelles.

Les personnages ne sont pas non plus particulièrement réussis. Nous avons le grand méchant du film qui est méchant parce qu'il veut faire de l'argent. Je suis prêt à accepter cette prémisse mais il est nécessaire de prendre le temps de mieux nous présenter les raisons pour lesquelles il serait nécessaire de lutter contre cet homme. En l'état, il ne semble que vouloir agir comme un capitaliste en suivant les règles légales. On nous présente aussi assez rapidement deux personnes asiatiques et une femme noire, dont l'avatar est un homme. Mais leur rôle est avant tout d'aider le personnage principal, blanc, et de ne pas être sur son chemin. Jamais le film ne met en avant leur place dans la société et la raison pour laquelle certain-e-s cachent leur véritable identité. Enfin, nous avons Wade et Samantha. Les deux sont des connaisseurs mais Samantha est placée non comme un personnage autonome mais un prix, voire même une personne à sauver alors qu'elle est au moins aussi talentueuse que Wade. Jamais le film ne lui donne réellement l'occasion de montrer ses véritables capacités, alors qu'elle a clairement la volonté, les connaissances et une vision du monde spécifique qui auraient permis de créer un personnage très intéressant. Car le film est occupé à nous montrer que le véritable héros est Wade. Pourquoi ? Parce qu'il est Wade, un homme blanc hétéro qui gagne contre les méchants et gagne l'amour de la fille qu'il courtise.

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** Le film n'est pas une horreur visuelle. Mais il ne devrait pas exister à notre époque et ne montre aucun véritable amour pour son thème, se contentant, me semble-t-il, à en user comme moyen de faire de l'argent.
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Image : Site officiel

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09:51 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ready player one | | | |  Facebook

26/03/2018

Pacific Rim Uprising

Il y a 10 ans, les pilotes de Jaegers furent capables de contre-attaquer et de détruire la faille qui permet aux monstres, nommés, Kaijus, de traverser. La guerre était terminée après de longues années de luttes et de destruction. L'humanité a passé ce temps à reconstruire le monde, bien qu'une partie non négligeable des pays côtiers soient laissés à l'anarchie. Outre une reconstruction, l'humanité s'est préparée à un potentiel retour. Les pilotes sont de plus en plus entrainés et les Jaegers de plus en plus puissants. Mais, pour l'instant, ces robots ne font que chercher des pilotes non-assermentés. De plus, leur méthode pourrait bien disparaitre alors qu'un nouveau programme est mis en place : une défense globale par des drones capables d'être déployés instantanément et ne nécessitant qu'un seul pilote au lieu de deux.

SPOILERS

Alors que je sortais de la salle je ne pouvais pas faire autrement que de penser à Independance Day et sa suite. En effet, Pacific Rim, premier du nom, fut, tout comme Independance Day, un gros block buster d'été qui fonctionnait particulièrement bien car il est écrit d'une manière très simple mais aussi très efficacement. Les suites me semblent proches. Dans les deux cas, l'humanité a eu du temps pour se préparer, on trouve une nouvelle génération, les méchants sont plus gros et même la fin est quasiment identique lorsqu'on propose de placer la guerre directement chez l'ennemi alien. Cependant, Pacific Rim Uprising réussit là où la suite d'Independance Day échoue lamentablement. Si ce film réussit c'est surtout parce qu'il prend le temps de créer une nouvelle crise, avec le petit luxe d'offrir une petite recherche sur l'identité de la véritable menace. Celle-ci n'apparait pas immédiatement et fonctionne à la suite du premier film, ce qui permet de mettre en avant les conséquences de certaines actions. De plus, la menace ne commence pas par détruire la moitié du monde mais s'attaque directement aux personnages que l'on a appris à connaitre pendant une bonne partie du film. Ceci rend les événements bien plus intenses puisque l'on souhaite voir les personnages réussir.

Le premier film ne se prenait pas au sérieux. La réalisation savait ce qu'elle faisait : un film avec de gros robots qui tapent sur de gros monstres. On aurait pu craindre que la suite se prenne bien plus au sérieux, oubliant son identité. Heureusement, ce n'est pas le cas. À plusieurs reprises, des scènes font directement références au premier film. Mais au lieu d'essayer de les recréer à l'identique elles sont, parfois, "ratées." Cette caractéristique permet aux dialogues de casser allégrement le quatrième mur à plusieurs reprises. Bien que cela puisse agacer, j'ai plutôt apprécié. Cependant, cette suite est tout de même moins réussie. Bien entendu, la surprise est passée. Mais ce sont surtout les personnages qui sont moins intéressant. De nombreux points d'intrigues ne sont pas résolus dans l'histoire personnelle des personnages. De plus, on sent que la réalisation a souhaité créer des remplacements. Malheureusement, tous les choix ne sont pas aussi intéressants. Je déplore, par exemple, de ne pas avoir observé plus de scènes avec Mako, alors que sa remplaçante, Amara, échoue à reprendre le trône puisqu'elle est placée comme élève et non comme égale du personnage masculin principal.

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*** Moins bon que le premier, mais j'ai plutôt apprécié.
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Image : Site officiel

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14:06 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pacific rim, uprising | | | |  Facebook

25/03/2018

Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes par James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett

Titres : Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes
Auteur-e-s : James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett
Éditeur : Urban comics 7 juillet 2017 et 12 janvier 2018
Pages : 176 et 168

Ces deux tomes contiennent Detective comics 934-940, publiés dans Detective comics vol.1 : rise of the Batmen, et Detective comics 943-949, publiés dans Detective comics vol. 2 : The victime syndicate. J'avoue que je suis un peu sceptique face au label rebirth et j'essaie de faire attention à ce que je lis. Mais il y avait tant de bonnes critiques sur ce titre que j'ai souhaité me faire ma propre idée. Batman n'est pas l'unique personne portant une cape dans Gotham. Certaines personnes qui suivent son exemple font partie de son groupe, tandis que d'autres sont bien plus lointaines. Mais Batman travaille souvent seul. Or, il existe une potentielle menace qui implique la nécessité de travailler en groupe. Batman décide donc de créer une équipe dont il donne la direction à Batwoman. La première mission est d'entrainer ces individus pour en faire une équipe capable de réussir là où Batman ne peut pas gagner. Et l'équipe aura fort à faire lorsque Batman, justement, est vaincu.

SPOILERS

Ces deux tomes sont constitués de deux histoires individuelles mais qui fonctionnent en tandem. Les deux intrigues mettent en question Batman et ses méthodes. La première considère que Batman ne va pas assez lui. Il se contente de réagir aux menaces apparentes. Le but des protagonistes de ce premier tome est non seulement d’imiter Batman mais aussi, et surtout, d'être bien plus efficace. Ce groupe de protagonistes est plutôt intéressants, et permet de mieux comprendre certains points du titre Batwoman. Mieux encore, il creuse un peu plus l'histoire de Batwoman et surtout celle de sa famille. Les auteur-e-s mettent en place une forte tension entre les Kane et les Wayne qui sera, je l'espère, continuée. De plus, le tome pose la question des limites que s'impose Batman dans sa lutte. La question est de savoir si ces limites peuvent impliquer de perdre.

Le second tome s'intéresse aux conséquences de la lutte de Batman. En effet, et c'est commun dans le genre, les combats des comics ont souvent des effets sur les villes et les habitant-e-s. Mais il est rare que l'on s'y intéresse. Les auteur-e-s décident donc de créer un groupe qui souhaite arrêter Batman afin d'éviter de nouvelles victimes, ce qui ressemble à l'une des intrigues de Nightwing lors du New 52. Ce qui est intéressant n'est pas le groupe de protagonistes. Mais l'effet sur le groupe de Batman. En effet, cette intrigue a un impact important à cause de la fin du premier tome. Les membres de l'équipe se pose tous et toutes la question de la légitimité de leur fonctionnement. J'apprécie particulièrement que l'une des membres soit fortement impactée et remet en cause tout ce qu'a fait Batman dans sa vie. Ce moment m'a permis de mieux apprécier ce personnage qui y gagne fortement en caractérisation. Bref, ce sont deux bons tomes et je suis curieux de lire la suite.

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**** J'étais sceptique mais ce sont deux très bons tomes. De plus, Batwoman est fortement présente et cela ne peut qu'être positif !
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Image : Éditeur

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Tomb Raider

Tomb Raider, Lara Croft, est une icône des jeux vidéo que l'on n'a pas besoin de présenter. Je n'ai personnellement jamais joué aux premiers jeux, mais j'ai apprécié les nouveaux, développés par Square Enix. Tomb Raider avait déjà été adapté dans deux films dont je ne me souviens que très vaguement. L'annonce d'une nouvelle adaptation ne m'avait pas donné de grandes envies. Mais, parfois, il est sympathique d'aller voir un film douteux avec des ami-e-s pour s'amuser un peu.

Lara Croft aime le combat dans un ring. Elle est aussi une livreuse à vélo. Lara Croft est non seulement peu fortunée mais elle n'a pas non plus accompli d'études. Car, il y a 7 ans, son père a disparu et elle refuse de croire en sa mort. Après une petite enquête, Lara Croft comprend que son père cachait une passion : la recherche d'antiquités afin de prouver l'existence du surnaturel. Sa dernière recherche l'a conduit au Japon sur les traces de la reine Himiko.

SPOILERS

Je n'ai pas détesté ce film. Je ne l'ai pas du tout apprécié mais, au vu de mes attentes, cela ne m'a pas surpris. Ce film me semble plutôt mal écrit. Il est fortement inspiré du jeu de 2013, à qui il emprunte une grande partie de l'intrigue. Lara Croft est construite comme physiquement au mieux de sa forme, et on montre ses muscles. Mais elle n'est pas archéologue et ses capacités proviennent surtout de la logique face à des puzzles (honnêtement, j'ai eu l'impression de me retrouver dans une adaptation d’une escape game). Le film semble suivre un scénario calqué sur un jeu vidéo et j'ai parfois eu l'impression de voir des scènes de sauvegarde avant le prochain chapitre.

De plus, le film est rempli de scènes inutiles. Il y a de nombreux flashbacks dont le rôle n'est pas de faire avancer l'histoire mais de nous faire bien comprendre l'importance du père de Lara Croft dans sa vie. Celui-ci l'aime et elle l'aime en retour. On insiste fortement sur ces scènes, peu utiles. Mais l'une des pires scènes est celle qui débute le film. On entend le père de Lara Croft expliquer la mythologie d'Himiko dans ce film, pour l'oublier complètement pendant plusieurs dizaines de minutes. Lorsqu'on y revient, le père recommence sa narration à l’identique ! Personnellement, je considère soit que la réalisation était fainéante soit qu'elle a pris les spectateurs et spectatrices pour des idiots. Dans les deux cas, c'est une erreur importante. Le film est donc loin d'être intéressant et ne réussit même pas à amuser.

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** Un film médiocre, mal écrit et qui ne m'a même pas permis de m'amuser.
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Image : Site officiel

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10:37 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tomb raider | | | |  Facebook

23/03/2018

Constantine saison 1

Nous avons connaissance des menaces physiques. Outre la police et l'armée des héros peuvent s'en occuper. Mais il existe aussi des menaces spirituelles. Et lorsque vous êtes sans aucun espoir il existe un nom. Il n'est que murmuré car personne n'apprécie vraiment cet homme. Ce nom est celui de John Constantine. Récemment, John Constantine s'est fait interné après un acte magique qui n'a pas réussi. Le coût fut très important non seulement humainement mais aussi moralement. Mais il est temps pour lui de retourner dans le monde extérieur. En effet, une menace importante est visible à l'horizon et la guerre qui s'annonce rend l'intervention de Constantine nécessaire.

SPOILERS

Cette série n'a duré qu'une saison, malgré l'entrée du personnage dans l'univers de la CW. Malgré son annulation elle avait du potentiel. La magie n'est pas montrée comme foncièrement utile ou facile mais comme possédant un coût, parfois important. La série se pose aussi et surtout la question du mal. Bien qu'il y ait une intrigue globale, dont la conclusion n'existe pas. Les épisodes fonctionnent seuls avec, à chaque fois, un ennemi spécifique. Il y a autant des personnes réellement mauvaises que d'autres qui veulent faire le bien, mais d'une mauvaise manière. Personne n'est réellement innocent mais il y a une capacité de payer pour ses péchés. La série semble vouloir montrer non pas un mal spirituel, au-delà de l'humanité, mais surtout un mal ordinaire rendu plus important par l'élément spirituel. De ce point de vue, le potentiel était présent.

De plus, on nous montre des personnages qui ont des histoires personnelles intéressantes, et qui ne seront pas explorées. Constantine n'est pas forcément celui qui m'intéresse le plus. C'est un anti-héros arrogant, mais qui le mérite. Il a tendance à ne pas être apprécié mais il le souhaite, car il perd beaucoup de monde lors de ses voyages. Il est secondé par Chas. Celui-ci ne possède pas de magie mais il se sent responsable de ne pas avoir réussi à sauver les spectateurs d'un concert. Enfin, nous avons Zed. Elle est voyante, provenant d'un culte. Chacun de ces personnages aurait pu permettre une nouvelle intrigue principale intéressante ou une intrigue secondaire utile au récit. Zed, en particulier, semble avoir été choisie et écrite pour permettre aux scénaristes d'écrire de nouvelles saisons voir de placer Constantine face à ses responsabilités, à mon avis sa tumeur aurait pu être "volée" par Constantine ce qui aurait lancé une nouvelle intrigue tirée des comics. Cette petite série est donc sympathique mais malheureusement conclue trop rapidement.

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*** Moyenne si l'on ne prend en compte que la première saison, pourtant de plus en plus intéressante, cette série avait clairement du potentiel.
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Image : Site officiel

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14:33 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nbc, constantine, dc | | | |  Facebook

Introduction à l'histoire de notre temps 1. L'ancien régime et la Révolution 1750-1815 par René Rémond

Titre : Introduction à l'histoire de notre temps 1. L'ancien régime et la Révolution 1750-1815
Auteur : René Rémond
Éditeur : Seuil 1974
Pages : 215

Lorsqu'on s'intéresse à l'histoire on manque souvent de manuels ou de récits généraux sur une histoire large, voire mondiale. Il se trouve que René Rémond était chargé de cours à l'Institut d’études politique de Paris, ce qui implique d'offrir des informations générales et des concepts précis permettant une compréhension minimale d'une histoire récente. Ainsi, ce premier tome est une édition de ce cours, sans notes ni bibliographie. Le but de René Rémond n'est donc pas d'être exhaustif.

Dans ce premier tome l'auteur s'intéresse aux années 1750-1815, soit des années qui précèdent et suivent le moment de la Révolution de 1789 en France. Son but est d'expliquer ce moment et d'essayer de montrer son importance, en particulier pour le monde occidental. L'auteur débute par l'explication du monde l'ancien régime. Pour cela il s'intéresse aussi bien à la géographie qu'à la démographie. Il explique que le monde est assez peu connu et surtout que les connaissances des événements ne voyagent que lentement. Ensuite, il met en avant le fonctionnement social et politique. Ici, l'auteur crée une division entre les différents types de sociétés et de formes politiques. Cela lui permet d'expliciter les raisons des changements politiques mais surtout de conceptualiser certains termes importantes (comme la monarchie absolue).

Dans un second temps, il s'intéresse à la Révolution proprement dites. L'étude de celle-ci le conduit à mettre en avant la rupture organisée entre l'Ancien Régime et un "nouveau régime." Outre une égalité devant la loi, la Révolution permet de constituer un état fort centralisé qui peut survivre à des menaces internes comme externes. De plus, l'auteur montre l'importance du moment révolutionnaire pour le monde. En premier lieu, les pays européens sont forcés de se placer face à ce changement, ce qui conduit à des guerres qui durent jusqu'à l'époque Napoléonienne. Ensuite, les mouvements politiques européens ont un impact dans les autres continents, colonisés. Ceux-ci commencent à connaitre des mouvements de libérations plus ou moins réussis, mais qui sont surtout le fait d'hommes blancs qui veulent atteindre un certain pouvoir.

Ce premier volume est plutôt intéressant. Il réussit à synthétiser plusieurs évènements mais surtout il permet d'avoir une meilleure compréhension de certains concepts et du fonctionnement de l'histoire. Bien que l'auteur essaie de mettre en avant une histoire mondiale, on peut déplorer que le propos soit surtout européen et même francocentré. D'une certaine manière, ceci est compréhensible puisque le livre étudie un mouvement qui début en France et qui a eu un impact important en Europe. Mais on aurait souhaité un peu plus d'informations sur des pays plus nombreux. Les Amériques sont étudiées, mais de manière très superficielle.

Image : Éditeur

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The unstoppable Wasp 2. Agents of G.I.R.L par Jeremy Whitley, Elsa Charretier, Veronica Fish, Ro Stein, Ted Brandt et Megan Wilson

Titre : The unstoppable Wasp 2. Agents of G.I.R.L
Auteur-e-s : Jeremy Whitley, Elsa Charretier, Veronica Fish, Ro Stein, Ted Brandt et Megan Wilson
Éditeur : Marvel 13 mars 2018
Pages : 120

Ce second volume contient les numéros 5-8 ainsi que Tales to astonish 44. Avant que Marvel ne décide de suivre les plaintes des pleureurs du comicsgate l'éditeur avait décidé de mettre en avant une certaine diversité dans ses titres. Plusieurs personnages ont été créé ou ont changé d'identités. L'un de ces personnages est Wasp. On la connait comme la femme, Janet Van Dyn, d'Hank Pym, un héros mais aussi un homme qui bat Janet Van Dyn. Mais Hank Pym a eu un premier amour. Avec elle, il a eu un enfant. Malheureusement, le bébé a été enlevé par un groupe secret dont le but est de créer des assassins. Ce bébé est Nadia. Elle a réussi à s'enfuir et essaie de trouver les femmes les plus intelligentes de l'univers Marvel. Leur première mission est d'éviter qu'une femme ne meurt à cause d'une bombe implantée dans son crâne.

SPOILERS

J'ai beaucoup aimé cette série. Elle commence très bien par un personnage jeune et totalement positif. Nadia ne veut que comprendre qui est son père et aider le monde. Ce n'est qu'un peu plus tard que l'idée de retrouver les femmes les plus intelligentes de l'univers Marvel est mis en avant. Ceci permet de créer d'autres personnages hauts en couleurs (que l'on ne voit malheureusement pas assez). Mieux encore, le comics met en avant quelqu'un qui ne souhaite pas se battre mais changer les choses avant tout. Cependant, cela n'empêche pas de lui créer des situations difficiles, par exemple la connaissance de la véritable identité d'Hank Pym.

Malheureusement, ce second volume contient aussi la fin de la série qui ne contient que 8 numéros. J'avais un peu peur de ne pas avoir une véritable fin ou pire encore, que l'intrigue soit totalement détruite afin de permettre de l'ignorer à l'avenir. L'un des numéros semblait confirmer mes craintes alors que tout ce qu'a fait Nadia était remis en question. Heureusement, les deux derniers numéros permettent de faire mieux encore. Nadia n'est qu'une jeune femme, encore adolescente. Il est normal qu'elle ne sache pas toujours comment réagir face à un plan qui échoue. Mais elle est secondée par Barbara Morse et surtout Janet Van Dyne. Les derniers épisodes permettent à Janet, la Wasp originale, d'user de toutes ses connaissances et ses relations afin de recréer les idées de Nadia, mais en plus solide. Loin d'infantiliser Nadia, j'ai l'impression que ces numéros permettent surtout de montrer la nécessité d'être secondé-e et de demander de l'aide en cas de besoin. Ce comics entre donc dans une catégorie que j'apprécie de plus en plus, et souvent écrit par des femmes. Ceux qui mettent en avant la manière d'offrir un support émotionnel aux personnes qui ont en besoin et qui ne doivent pas avoir honte de le demander. Il est dommage que la série ne continue pas mais j'espère que ce qui a été construit pourra être utilisé plus tard.

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**** Tout serait parfait, si la série n'avait pas été annulée.
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Image : Site officiel

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20/03/2018

Class saison 1

Coall Hill a une longue histoire étrange. Elle débute dans les années 60 alors que deux professeur-e-s et une élève disparaissent. Elle continue au XXIème siècle, de nombreux phénomènes ont lieu et plusieurs personnes meurent, dont deux professeur-e-s. À la suite de cela, un groupe a décidé de rénover l'école pour en faire une académie d'élite. Les nouveaux élèves sont maintenant plus âgés et sont destinés à la réussite avec des enseignant-e-s d'exception. Mais le destin de Coal Hill continue à faire des siennes lorsque des aliens tentent d'envahir la Terre depuis l'école. Seules quelques personnes pourraient être capables de stopper l'invasion, sous l'égide du Docteur.

SPOILERS

Doctor Who a connu un certain nombre de spin-off. Sarah Jane Adventures, annulée après la mort d'Elisabeth Sladen, était écrite en direction des plus jeunes avec des adolescents plus proches de l'enfance que de l'âge adulte. Torchwood, annulée après une quatrième saison, était destiné à des personnes adultes. Le ton était bien plus dépressif, les héro-ïne-s ayant tendance à perdre ou à mourir. Class souhaitait s'adresser à une population jeune mais plutôt mature. Ainsi, le casting a été diversifié et les scénarios n'hésitent pas à parler de morts, de sexualité ou encore de pertes. Malheureusement, la série a rapidement été annulée avant d'atteindre sa vitesse de croisière.

Le problème principal de Class, à mon avis, est que la série s'inscrit dans un genre qui possède déjà de nombreuses productions, parfois de très bonne qualité. On observe un petit groupe d'adolescent-e-s qui essaient de survivre à l'école tout en entrant dans l'âge adulte. Ce qui implique de poser des questions concernant la mort mais aussi le travail ou encore la création de relations amoureuses entre personnes. Bien entendu, les personnages perdent leur innocente face au fonctionnement du monde. De plus, ce petit groupe est confronté à des phénomènes extraordinaires qu'illes tentent de réparer. Nous avons déjà souvent vu ça et la série souffre de la comparaison avec, par exemple, Buffy qui reprend exactement les mêmes thèmes et les mêmes procédés.

Les personnages auraient pu permettre à la série d'être sauvée et gagner une qualité qui, je pense, aurait pu être acceptable. Il est dommage que tous les personnages n'aient pas eu le temps d'être développés de manière identique. On en sait bien plus sur April, par exemple, qui incarne la naïveté et la gentillesse mais qui, en fait, est ainsi afin de devenir plus forte. J'apprécie aussi Ram. Bien que ce soit le personnage le plus malchanceux du groupe, sa relation avec son père est particulièrement intéressante et montre une complicité et une confiance mutuelle que j'apprécie. Mais mon personnage favori est Miss Quill. C'est l'un des deux aliens du groupe cependant elle est adulte. Tout en elle me semble réussi. Ses dialogues sont savoureux, son histoire est très intéressante et je pense que nous aurions eu un anti-héros particulièrement intéressant si la série avait duré plus longtemps. Malheureusement, la série s'est conclue sur un double cliffhanger, ce qui est particulièrement frustrant, et nous n'aurons jamais de suites. En attendant, je serais toujours heureux de retrouver Miss Quill.

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*** Une série imparfaite qui a surtout manqué de temps pour atteindre son identité et sa vitesse de croisière.
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Image : Site officiel

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14:58 Écrit par Hassan dans Doctor Who, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : class, bbc, doctor who | | | |  Facebook

17/03/2018

Dragon Age 1. The stolen throne par David Gaider

Titre : Dragon Age 1. The stolen throne
Auteur : David Gaider
Éditeur : Tor Books 28 aout 2012
Pages : 464

J'ai beaucoup aimé Dragon Age. Le jeu est d'une grande richesse, malgré un second opus moins bon. Comme souvent, j'apprécie particulièrement le décor historique que j'aime apprendre à connaitre. Ce roman était donc l'occasion d'entrer un peu plus dans ces légendes. Celui-ci se déroule bien avant le premier jeu. Le royaume de Ferelden n'est plus libre. Il est gouverné par un roi mis en place par l'Empereur d'Orlais. Cependant, la famille royale d'origine est toujours vivante et a réussi à constituer une armée capable de faire vivre la rébellion. Du moins jusqu'à ce que des nobles tuent la reine. Le seul survivant est le jeune prince Maric. Mais il est seul, il est pourchassé et la rébellion est sur le point d'être écrasée. Personne ne croit que Maric puisse réellement libérer Ferelden.

SPOILERS

Ce livre est mauvais. En fait, il est difficile de trouver quelque chose de positif, mis à part de mieux connaitre une part de la légende de Dragon Age et de retrouver un univers familier. Mais ce n'est pas assez pour sauver un roman. Le premier problème concerne les personnages. On nous on présente quatre principaux que l'on suit régulièrement. Maric est l'archétype du jeune prince un peu balourd mais dont la destinée lui permet de devenir adoré par ses troupes. Loghain est le cynique réaliste et... il n'est que ça. Rowan, elle, est l'amoureuse qui croit au devoir et aux serments tout en étant une guerrière. Enfin, nous avons Katriel. Elle est une espionne chargée de piéger Maric mais, après l'avoir rencontré, elle tombe amoureuse de lui à cause de son charme et de sa gentillesse. Les personnages ne sont que des caricatures qui agissent non selon une certaine logique, une éducation, mais parce qu'illes ont des rôles précis. Ainsi, Loghain est chargé de défendre des décisions difficiles tandis que Rowan défend l'honneur. Maric choisissant selon ce qui est le plus gentil.

Les choses sont pires encore lorsque l'auteur décide de créer un triangle, puis un carré, amoureux. Certes, l'un des points forts du jeu concerne les relations que l'on peut mettre en place entre différents personnages. Mais ce type de relation est particulièrement cliché dans un roman. Ainsi, on comprend rapidement que Loghain est amoureux de Rowan qui est amoureux de Maric qui ne s'en rend pas compte et tombe amoureux de Katriel. Tout cela débouche sur des chapitres et des dialogues horribles qui empêchent l'intrigue de continuer.

L'intrigue elle-même est problématique. En effet, l'auteur donne l'impression de vouloir mentionner pratiquement tout ce qui est connu dans le jeu. Ainsi, on rencontre quelques personnages connus mais surtout des lieux mis en scène dans le jeu. Tout un chapitre ne concerne qu'un dialogue autours du feu afin de trouver une route sûre, que les personnes ayant joué aux jeux connaissent déjà. Là encore, les chapitres sont trop lents et les dialogues peu utiles. De plus, certains point clés ne sont que mentionnés ou simplement passé sous silence. On ne connait rien de la politique locale, mis à part que la noblesse d'Orlais et le roi sont très méchants, et les batailles sont mises en place bien trop rapidement. Pire encore, la fin n'existe pas. On quitte Maric pour immédiatement lire un épilogue placé des années plus tard. Cette manière de faire est particulièrement frustrante.

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** À ne surtout pas lire !
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Image : Éditeur

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13:15 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dragon age, the stolen throne, bioware, tor books | | | |  Facebook

Faith 3. Superstar et Faith 4 The Faithless par Jody Houser, Louise Simonson, Meghan Hetrick, Joe Eisma, Colleen Doran, Kate Niemczyk et Marguerite Sauvage

Titre : Faith 3. Superstar et Faith 4 The Faithless
Auteur-e-s : Jody Houser, Louise Simonson, Meghan Hetrick, Joe Eisma, Colleen Doran, Kate Niemczyk et Marguerite Sauvage
Éditeur : Valiant 10 mai 2017 et 2 aout 2017
Pages : 128 et 112

Le volume 3 contient Faith 5-8 et le volume 4 Faith 9-12. Faith a une vie qui fonctionne bien. Un bon job avec des ami-e-s qui la supportent. Un appartement rempli de ce qu'elle préfère. Un petit ami un peu lointain mais qui accepte d'apprendre ce qu'elle aime. Et une ville qui apprécie son travail. Mais il est difficile de vivre à Los Angeles sans entrer dans des drames. L'un de ces drames concerne une jeune actrice attaquée par tout le monde. Depuis peu elle semble être capable de s'attaquer aux autres êtres humains et ses capacités ont attiré l'attention d'un groupe que Faith n'apprécie pas. Pourra-t-elle éviter de perdre ?

SPOILERS

Ces deux tomes se déroulent avant Faith and the future force et me permettent de mieux comprendre les événements mentionnés. Il faut noter aussi deux numéros particuliers. Le premier se concentre sur l'élection à la présidence des États-Unis et supporte le droit de vote, ainsi que la présidence Hillary Clinton. Le second s'intéresse aux ami-e-s de Faith et à leur manière de l'aider ou de se penser comme membres de son groupe. Ce numéro est plutôt sympathique et bien écrit.

Mais ces deux volumes permettent surtout de créer un groupe antagoniste. Le dernier membre est un... chat. Les autres sont des visages déjà observé dans les volumes précédents. Avec Chris Chriswell comme chef. Leur attaque contre Faith permet de mettre à mal sa réputation dans la ville. Mais c'est surtout la relation de l'héroïne avec chacun des membres du groupe qui est intéressant, avec quelques pages dédiées à chacun-e. L'un, en particulier, pourrait bien devenir un allié plus tard. Je ne sais pas si la série va continuer mais je l'apprécie toujours autant et je m'y replongerais avec plaisir.

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**** Les différents volumes se rejoignent dans un dernier combat qui prend en compte tout ce qui a été écrit sur le personnage. C'est plutôt une bonne lecture
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Image : Éditeur

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