22/04/2016

Injustice. Les dieux sont parmi nous. année 2, Première et seconde partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 2, Première et seconde partie
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 28 août 2015 et 9 octobre 2015
Pages : 144 et 184

Ces deux tomes contiennent Injustice : Gods among us year two 1-12 et Annual 1. La Terre subit une seconde année sous le règne de Superman. Nous n'en sommes pas encore à la dictature. Mais, Superman a prévenu les gouvernements du monde qu'il interviendrait dans les affaires politiques à l'aide d'une milice privée de superhumains. Ces derniers sont envoyés à Gotham sans l'assentiment de Gordon. C'est dans cette ville que la résistance décide de s'implanter malgré l'absence de Batman. De plus, les nouvelles règles de Superman ne sont pas passées inaperçues dans l'univers. Sinestro observe la Terre de près et se dit qu'il pourrait s'allier à cette nouvelle Ligue de justice. Mais cela implique manipulations et discrétion. Car les Gardiens de l'univers sont aussi au courant et souhaitent examiner les actions de l'un des êtres les plus puissants de l'univers.

La première année a permis de mettre en place les raisons derrière les décisions de Superman. Cette seconde année, en deux tomes, permet de placer définitivement Superman de l'autre côté de la ligne. Bien qu'il se présente encore comme un bienfaiteur ses actes et ses alliés permettent d'en faire une figure de plus en plus malsaine. Que ce soit la prise de contrôle de villes et de parlements ou encore le lien avec Sinestro, un terroriste. Ainsi, pour de nombreux personnages, le point de non-retour est atteint. C'est particulièrement le cas pour Hal Jordan. J'ai, encore une fois, adoré le personnage de Sinestro qui montre une capacité de manipulation tout à fait machiavélique. Bien que les dessins ne soient pas des plus beaux les combats contre les Green Lanterns sont superbes de puissance. Ces deux tomes sont dans la droite ligne des précédents et restent tout aussi bons.

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**** Pas beaux mais intéressants avec un Sinestro bien écrit et des personnages aux actions qui ont de réelles conséquences.
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Images : Éditeur tome 1 et tome 2

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17/04/2016

Batman VS Robin

Batman VS Robin se déroule chronologiquement après le film animé Son of Batman. Dans ce dernier on apprenait que Bruce Wayne a un fils avec Talia Al Guhl : Damian. Après quelques péripéties Damian décide de s'attaquer aux assassins de Deathstroke afin de se venger. Mais il revient dans la vision de son père et ne tue pas son ennemi. Batman VS Robin se déroule quelque temps plus tard. Damian a volé la batmobile afin d'enquêter sur des enfants enlevés. Alors qu'il combat le kidnappeur il rencontre une figure qui porte un masque de hibou. Ce dernier est un talon, un assassin de la cour des hiboux qui règne sur Gotham. Alors que la cour s'attaque à Bruce Wayne et à Batman Damian, lui, est séduit par Talon afin de suivre son instinct de tueur. La relation entre Bruce et son fils pourrait bien ne pas en sortir intacte.

Quand on regarde un film animé DC on sait que l'on n'aura pas quelque chose de bien poussé. Ce sont souvent des adaptations d'intrigues plus poussées dans la version papier et transformées afin de donner un peu plus de place à l'action. L'intrigue de ce film emprunte à la fois au premier tome de Batman et Robin et à l'arc de la cour des hiboux publié en deux tomes. L'intrigue se concentre donc à la fois sur la lutte de Bruce pour garder le contrôle de Gotham et sur la tentation que subit Damian ainsi qu'à une relation difficile avec son père et son fils adoptif, Dick Grayson. Les intrigues sont très concentrées en perdent une grande partie de la substance des comics. Les deux points de l'intrigue sont trop importants pour être traités en aussi peu de temps et chacun vole à l'autre le temps nécessaire pour devenir vraiment intéressant. C'est donc un film dans la veine des animés DC : une bonne façon de passer le temps.

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*** Sympathique mais l'intrigue perd tout ce qui rend les comics géniaux.
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Image : Allociné

Site officiel

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16:36 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman vs robin, dc, batman, robin | | | |  Facebook

16/04/2016

Infinite crisis 5. Crise infinie par Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez

Titre : Infinite crisis 5. Crise infinieinfinite-crisis-tome-5-270x416.jpg
Auteur-e-s : Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez
Éditeur : Urban comics 1 avril 2016
Pages : 320

Ce cinquième, et dernier, tome contient Infinite crisis 5-7, Rann-Thanagar war special 1, OMAC projet special 1, Villains united special 1, Superman 226, Action comics 836, Adventures of Superman 649. Ça explose dans tous les sens. La guerre interstellaire entre Rann et Thanagar implique toutes les espèces pensantes de l'univers autours d'un événement cosmique inconnu et destructeur. Les héro-ïne-s humain-e-s décident de s'en mêler. Mais la Terre elle-même est danger. De nombreux complots attaquent en même temps afin de déborder les héro-ïne-s et laisser Alexander Luthor terminer son plan majeur : créer à nouveau un multivers afin de trouver la Terre parfaite et de détruire les autres. Le monde magique est mis à mal, les vilain-e-s de la Terre entière s'échappent et pendant ce temps les Supermen se combattent alors que Superboy prime devient de plus en plus agressif.

Ce pourrait être une énorme explosion de personnages. Ça l'est en partie. De nombreuses scènes montrent des centaines de personnages se combattre et mourir. Les morts ont pu d'impacts car on ne connait pas ses personnages et on ne les a pas suivis. Leurs morts ne permettent que de montrer l'atmosphère de guerre. Heureusement, certaines scènes sont plus intimes. En ce qui concerne Superman Terre 1 et Superman Terre 2 des numéros entiers sont dédiés à leur combat. Celui-ci prend la forme aussi bien d'une destruction physique que de la tentative de comprendre son adversaire en apprenant quel a été sa vie. Ceci permet de donner une vision étrange de plusieurs réalités dans lesquels rien ne se déroule bien et dans lesquels Superman pourrait bien devenir un tyran. J'ai beaucoup apprécié les dernières planches même si elles ne sont plus d'actualité.

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*** Ce dernier tome est surtout l'occasion de faire combattre tout le monde. Heureusement il y a quelques intrigues plus intimistes.
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Image : Éditeur

Sherlock: The abominable bride

Il y a deux ans que nous n'avions pas vu Sherlock sous les traits du magnifique (avec la non moins sublime voix) Benedict Cumberbatch. Il faut dire qu'il est un peu occupé à devenir une super star qui apparait dans toutes les grosses productions actuelles. On devra attendre encore un an avant de retrouver Sherlock sur la BBC. Cet épisode est donc un épisode spécial du nouvel an destiné à combler un trou. Il se déroule au XIXe siècle à Londres. Sherlock est toujours un détective de génie tandis que Watson décrit pour un journal local les aventures de son compagnon. Le mystère du jour est celui d'Emelia Ricoletti. Cette femme s'est suicidé d'un tir dans la tête après avoir tiré dans la rue à plusieurs reprises. Le problème c'est qu'elle revient d'entre les morts afin de se venger de son mari. Pire encore, de nombreux autres hommes meurent sous ses coups. La terreur s'empare de Londres alors que la rumeur d'un fantôme vengeur se répand. Il n'y a que Sherlock qui peut expliquer ce qui se déroule.

Spoiler alert. Que se passe-t-il quand Moffat essaie d'être intelligent et souhaite nous faire partir en conjoncture ? Eh bien il se déroule un épisode spécial particulièrement confus. Ce n'est pas qu'il est mauvais mais il y a tellement de mouvements dans la réalité que l'on se demande si on comprend vraiment ce que l'on est en train de regarder. Est-ce la réalité, le rêve, un rêve dans un rêve ou la réalité d'un rêve éveillé ? L'intrigue nous emmène en plein dans l'esprit de Sherlock alors que ce dernier essaie de résoudre le retour de Moriarty en essayant de résoudre un ancien crime qui n'a jamais été résolu. Donc Sherlock se créer une nouvelle histoire. Outre cela, cet épisode est aussi l'occasion de mieux montrer comment fonctionnent les relations que possèdent Sherlock. Alors que Watson est de plus en plus furieux on nous présente un Mycroft qui donne presque l'impression de s'inquiéter. Pourrait-on penser que Moffat va tenter de parler du problème d'addiction de Sherlock dans les prochains épisodes ? La réalisation n'est pas mauvaise. On apprécie retrouver nos acteurs et actrices dans un nouvel environnement. Certaines caractéristiques de la série sont modifiées pour coller à l'esprit du temps (j'ai particulièrement aimer les dépêches de presse en suspension). Moffat essaie aussi de démontrer qu'il connait les critiques qui le vise, en particulier en ce qui concerne l'écriture des personnage féminins, et qu'il les comprend. Malheureusement, les dialogues qu'il écrit, bien que drôle, ne vont pas plus loin qu'une déclaration d'intention qui s'apparente à peine à de l'autocritique. Les femmes restent au second plan tandis que les hommes sauvent le monde.

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*** Un scénario confus et parfois difficile à comprendre. Il manque un petit quelque chose pour en faire un vrai bon épisode à la hauteur des saisons 1-3.
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Image : Site officiel

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12:47 Écrit par Hassan dans Film, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock, the abominable bride | | | |  Facebook

15/04/2016

Infinite crisis 4. Les survivants par Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez

Titre : Infinite crisis 4. Les survivantsinfinite-crisis-tome-4-270x416.jpg
Auteur-e-s : Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez
Éditeur : Urban comics 27 novembre 2015
Pages : 336

Ce tome contient Infinite crisis 1-4, Day of vengeance special 1, JSA classified 1-4 et Infinite crisis secret files 1. Les introductions sont terminées. Il est l'heure d'entrer dans le vif du sujet. Le rocher de l'éternité a explosé au-dessus de Gotham libérant des horreurs sur la ville, l'univers a changé de centre tandis que les guerres interstellaires se multiplient, la ligue de justice n'est plus et la Tour de garde a explosé. En gros, ça ne se passe pas très bien. Depuis le premier tome on nous répète que l'univers, et la Terre, sont de pire en pire. Les héro-ïne-s se comportent comme des vilain-e-s et ces derniers sont plus dangereux que jamais alors qu'illes se sont regroupés au sein d'une organisation commune. Celle-ci a déclaré la guerre. Mais tous ces événements pourraient faire partie d'une même et vaste conspiration. Qui en serait capable ?

Ce tome contient trois choses. Tout d'abord on nous offre une conclusion sur l'arc day of vengeance. Ceci nous permet de mieux comprendre ce qui arrive au monde de la magie et de terminer la confrontation avec le Spectre. On nous offre aussi plusieurs numéros sur Power Girl. Ceux-ci permettent de réintroduire le personnage mais aussi d'offrir une explication à sa continuité chaotique. Cette explication permet d'introduire le sujet d'Infinite Crisis tout en soumettant Power Girl a une pression psychologique insoutenable. C'est enfin ce dernier arc qui débute dans ce tome. Après trois tomes qui introduisent les différents événements on sait enfin ce qui se cache derrière tout cela. Les différents numéros sont souvent spectaculaires et permettent d'expliquer comment des personnes censées agir pour le bien dérapent vers le meurtre. L'exemple parfait est Superboy Prime qui perd, petit à petit, toute conscience morale mais qui se considère souillé, et donc il n'est pas responsable, par une terre et des héro-ine-s imparfait-e-s. Il n'y a plus qu'à terminer cette crise avec le cinquième et dernier tome.

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**** On n'a pas beaucoup de temps pour réfléchir car les numéros vont très vites. On en sort avec une impression de catastrophe imminente et sans espoir.
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Image : Éditeur

Shaun of the dead

Londres, Shaun a 30 ans. Il est un petit employé senior dans un magasin d'électronique local. Sa vie se divise entre sa maison, dans laquelle vivent ses deux colocataires dont Ed qui est resté dans l'adolescence, le travail, dans lequel il subit les moqueries des jeunes employés, et le Winchester, un pu dans lequel il passe toute ses soirées avec sa petite amie Liz. Mais cette dernière n'est pas très heureuse de ne rien faire d'autre que de passer la soirée dans un seul et unique pub. Leur relation est sur la corde raide. De plus, Shaun a un beau-père qu'il n'a jamais apprécié. Shaun n'a rien réussi et ne fais attention à rien. C'est à peine s'il remarque l'apparition de comportements étranges dans le voisinage. Ce n'est qu'après plusieurs jours que la réalité le frappe de plein fouet. À ce moment il décide de reprendre sa vie en main et d'aller sauver les personnes qu'il aime. Cependant, personne ne lui fait confiance.

Ceci est le second film de la trilogie corneto. Le premier parodie les films d'action, le dernier parodie la SF et celui-ci parodie les films d'horreur. Il y a toutes les briques d'un film d'horreur classique : le héros inattendu, le groupe d'amis face à un péril inconnu et monstrueux, les indices que personne ne remarque, la nuit et les tensions entre les personnes. Mais Shaun of the dead parodie tout cela. On peut donc s'attendre à ce que certaines scènes classiques ne fonctionnent pas comme d'habitude et ça marche très bien. Il y en a un exemple parfait vers le début du film alors que Shaun continue sa vie comme si de rien n'était tandis que le spectateur remarque tout ce que Shaun ne voit pas. Bref, vous aimez les zombies ? Vous aimez l'humour anglais et leurs situations absurdes ? Vous devriez regarder Shaun of the dead.

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***** Le seul film de zombies dont je n'ai pas peur.

Image : Allociné

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10/04/2016

Truth

Nous sommes en 2004. George W. Bush est en pleine campagne pour sa réélection. Le thème de l'armée s'est imposé alors que les USA vivent une guerre difficile. C'est dans ce contexte que Mary Mapes décide de produire une enquête sur la carrière du président dans la garde aérienne nationale du Texas. Son enquête lui permet de mettre en plein jours des documents dévastateurs pour le président. En effet, il ne serait pas entré dans les bases. Pire, il aurait évité l'envoi au Vietnam grâce à ses relations. CBS diffuse extrêmement rapidement l'enquête avec des interviews menées par son présentateur star : Dan Rather. Cependant, le soir même de la diffusion les blogueurs se déchainent et mettent à jours de nombreux problèmes avec les documents. Ceux-ci pourraient être faux et Mary Mapes et son équipe doivent maintenant défendre leur travail ainsi que s'inquiéter de l’authenticité de leurs documents.

Spotlight montrait comment une équipe de journalistes d'investigations travaillaient pendant plusieurs mois afin de mettre à jours des abus sexuels dans le cadre de l’église catholique. Truth montre comment une équipe de journaliste d'investigation de la TV travaillent dans l'urgence afin de monter un sujet. Le premier film montre une réussite celui-ci montre un échec. Le film prend clairement le parti de Mary Mapes car il se base sur son propre livre. Je commence donc par dire que j'aurais aimé en savoir plus sur les problèmes qu'a connu l'enquête. En effet, il me semble que cette affaire montre une investigation qui s'est très mal passée. En l'état, on sait surtout que les documents posaient de nombreux problèmes. En effet, ceux-ci sont des copies et non des originaux et leur provenance et très douteuse. L’authentification n'a donc pas pu avoir lieu dans les règles de la science.

Ce film essaie aussi de montrer ce qui arrive quand une personne devient une cible. Il échoue un peu en cela mais le gamergate est passé par là. En effet, Mary Mapes est questionnée sur tous les aspects de sa vie aussi bien par ses employeurs que par ses collègues, des politiciens ou encore des militant-e-s politiques en ligne. On observe Mary Mapes devenir de plus en plus fatiguée face au combat constant qu'elle doit mener. Au lieu d'être soutenue elle est de plus en plus isolée ainsi que son équipe. Bien que le film tente de mettre en avant les possibles raisons politiques de cet isolement il échoue à moitié car il ne démontre rien (tout comme le film ne montre pas comment une enquête peut mal se passer). Au final, bien que le film ne soit de loin pas inintéressant car il permet d'entrer dans une enquête de journalistes d'investigations il passe à côté de sa cible et c'est dommage.

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*** Pas un mauvais film mais il ne réussit pas à démontrer ce qu'il souhaite nous expliquer.
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Image : Allociné

Site officiel

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18:33 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : truth | | | |  Facebook

08/04/2016

Hawkeye Rio Bravo par Matt Fraction et David Aja

Titre : Hawkeye Rio Bravo
Auteurs : Matt Fraction et David Aja
Éditeur : Panini 16 septembre 2015
Pages : 160

Ce quatrième et dernier tome contient les numéros 12, 13, 15, 17, 19, 21 et 22. Il a fallu du temps pour enfin connaitre la conclusion de la série de Matt Fraction. Il a fallu attendre tellement longtemps qu'un autre tome s'occupe des numéros pairs. On retrouve Hawkeye à New York. Il essaie toujours de protéger les habitant-e-s de son immeuble. Bien qu'il repousse tout le monde il n'est pas seul. En effet, son frère passe lui dire bonjour et décide de rester pour lutter. On en sait aussi beaucoup plus sur la raison de l'importance de cet immeuble. Derrière un vieux truc se cache un gigantesque investissement immobilier. Hawkeye se doit de comprendre que seule l'union lui permettra d'aider les gens qui en ont besoin.

Ce tome, comme toute la série, est rempli de bons épisodes. L'un de mes préférés décrit un dessin animé pour enfants. Mais, en fait, il est facile de s'apercevoir qu'il décrit Hawkeye. Bien que le propos du tome soit plus la lutte d'Hawkeye il nous permet tout de même d'en savoir plus sur son enfance et son frère. On comprend un peu mieux le personnage grâce à cela. Plus important, les auteurs décident de changer un point important de l'état actuel du héros. En effet, suite à un combat, Hawkeye devient sourd et décide de le revendiquer en usant de la langue des signes. On ne peut qu'apprécier que Marvel mette en place un peu plus de diversité dans ses héros et héroïnes.

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***** Un très bon dernier tome pour l'une des meilleures séries du moment autour d'un personnage héroïque.

Image : Éditeur

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27/03/2016

Harley Quinn 2. Folle à lier par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Chad Hardin

Titre : Harley Quinn 2. Folle à lierharley-quinn-tome-2-270x439.jpg
Auteurs : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Chad Hardin
Éditeur : Urban Comics 12 février 2016
Pages : 232

Ce second tome contient les numéros 9-13, futures end 1, annual 1 et Harley Quinne invades Comic-Con international San Diego publiés dans Harley Quinn : Power outage. Il est difficile de résumer Harley Quinn. Ça part dans tous les sens et, d'ailleurs, ça n'a pas de sens. Ce second tome contient plusieurs courtes intrigues dont certaines n'ont lieu que durant un seul numéro. On retrouve Harley à New York dans son immeuble. Mais elle n'y reste pas longtemps. En effet, elle doit sauver son amie, et amante, Poison Ivy. Celle-ci est enfermée dans Arkham la prison la moins bien gardée du monde. Elle a à peine le temps de rentrer qu'elle est kidnappée par son plus grand fan qui ne veut que l'enfermer dans une cage. Et enfin, elle doit s'occuper de Power Girl. L'amnésie de cette dernière donne l'idée à Harley de lui faire croire qu'elles sont un couple d'héroïnes.

Ce tome, comme le premier, part dans tous les sens. J'ai plutôt bien aimé avoir autant de personnages féminins haut et en couleur qui doivent survivre à des situations abracadabrantes. Il ne faut d'ailleurs pas vraiment chercher de logiques dans les intrigues. J'ai apprécié le futures end qui permet à Harley de retrouver le Joker et de lui rendre la monnaie de sa pièce. Bien que les épisodes autours de Power Girl soient assez drôle je trouve que les blagues autours de la poitrine de Power Girl auraient pu être beaucoup moins nombreuses (voir être absente). Elles sont à la fois lourdes et absolument pas drôle. Ce tome est rempli de références et de bris de quatrième mur ce qui est assez réussi.

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*** Dans l'ensemble j'ai plutôt apprécié mais il manque une véritable intrigue.
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Image : Éditeur

Batman V Superman dawn of justice

Batman V Superman commence 18 mois après la guerre des kryptoniens sur Terre. Cette guerre entre 4 personnes avait détruit une ville entière en 1 heure à tous casser. Près de dans ans après Superman continue à aider les personnes. Il sauve des gens de la noyade, des explosions, des balles, etc. Mais ses actions sont questionnées par un comité du Sénat chargé d'étudier les dangers et les points positifs de l'existence de Superman. Il est accusé d'agir sans ne répondre devant personne de ses actes et de mettre en danger des personnes voir même de les assassiner. Pendant ce temps, le Batman continue son ancienne croisade contre le crime. Cependant, ses méthodes ont évolué. Il n'hésite pas à torturer voir à tuer sans se poser de questions. De plus, le Batman considère Superman comme une menace qu'il faut éliminer si l'humanité souhaite survivre. La confrontation est inévitable et personne ne sait qui vaincra.

Spoilers alerts, le film est mauvais. J'avais déjà entendu des échos très négatifs ce qui m'a permis de me préparer. Et ces échos avaient raisons : le film est un échec. J'ai tout de même apprécié mais surtout parce que je n'en attendais plus rien. Donc tout ce qui était positif était une surprise alors que le négatif était attendu. Il y a plein de problèmes dans tous les sens. Premièrement, les personnages ne sont pas attachants. On a un tyran d'un côté et un assassin qui torture de l'autre. À cela il faut ajouter des personnages féminins dont les seules raisons d'être sont d'être sauvées par les mâles (Lois Lane est sauvée quatre fois). Seule Wonder Woman, Diana Prince, sort du lot et on ne la voit que trop peu. Et on a aussi un Lex Luthor raté. Lex est censé être un génie, voir un savant fou, dont les méfaits ne peuvent jamais lui être imputé. Ce que j'aime dans le personnage de Lex c'est qu'il pourrait avoir raison. Dans ce film il n'est rien et il ballade un homme censé être le meilleur détective du monde... Il y a, bien entendu, d'énormes incohérences dans le "scénario" et il serait trop long de toutes les lister mais la pire et la facilité pour Bruce de faire de l'espionnage industriel chez Lex.

On pourrait passer outre tout ceci. Après tout c'est une adaptation donc modifier des personnages et des intrigues est normal et même salutaire. On peut aussi pardonner les incohérences et les trous dans le scénario si le reste fonctionne bien. Malheureusement, il y a un énorme problème dans le montage de ce film. On commence par plusieurs scènes qui se déroulent dans trois époques différentes sans que rien ne nous soit expliqué. Il est très difficile de comprendre de quoi on nous parle et ce que l'on nous montre d'autant plus que les transitions sont extrêmement abruptes. De plus, l'intrigue concernant l'abus supposé de pouvoirs dans le cadre d'une démocratie est intéressante mais totalement abandonnée avant même qu'elle ne commence à prendre un intérêt. On aurait pu y poser des questions qui auraient rendu le film bien meilleur mais tout cela explose au profit du combat. Ce dernier est bien mis en scène mais sa conclusion est ridicule et débouche un changement incompréhensible. Le film a donc de gros problèmes de transitions et dans le fonctionnement de ses intrigues ce qui le rend presque incompréhensible.

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** Je ne déteste pas ce film. Mais il est mauvais. En plus je n'aime pas la 3D
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Image : Site officiel

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25/03/2016

Green Arrow 3. Brisé par Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan

Titre : Green Arrow 3. Briségreen-arrow-tome-3-270x417.jpg
Auteurs : Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan
Éditeur : Urban Comics 16 octobre 2015
Pages : 112

Ce tome contient les numéros Green Arrow 32-34, Green Arrow : futures end 1 et Secret origins 4. Pour terminer le run de Lemire Urban nous offre un tome très court qui, outre deux épisodes spéciaux, ne contient que trois numéros. Le Secret Origins permet de dépeindre à nouveau qui est Oliver Queen et comment il est devenu Green Arrow. Il n'y a rien qui change face à ce que l'on connait déjà. Le Futures End prend place 5 ans dans le futur alors que Oliver découvre ce que fait Cadmus aux héros réfugiés de Earth 2. Les trois autres numéros débutent peu après qu'Oliver ait vaincu les Outsiders et refusé de prendre la tête de la Flèche. Seattle est à feu et à sang tandis qu'un nouveau criminel a pris le contrôle des mafias et de la ville. Mais son bu est bien plus personnel qu'il ne parait. Il veut faire souffrir Green Arrow. Mais il sous-estime ce dernier.

Je ne parlerais pas des deux épisodes spéciaux qui se déroulent soit dans le passé soit dans le futur lors d'évènements que je ne connais pas. Les autres épisodes ne sont pas inintéressants mais terminent de manière un peu trop brusque le run. En trois épisodes Green Arrow doit se défendre face à une attaque, échouer face à Dragon qu'il doit comprendre et réussit à le vaincre. Tout ceci aurait pu prendre un peu plus de temps à se mettre en place afin de véritablement briser Oliver Queen ce qui aurait justifié le titre. En l'état tout est résolu en 1 heure à peine. Par contre, je trouve intéressant que Oliver Queen et Green Arrow changent de méthodes. Au lieu de réagir et de poursuivre il décide d'agir et d'aider les victimes. C'est un changement intéressant puisque les deux autres tomes ne laissent absolument aucune place aux victimes ni au futur d'Oliver. Il reste à voir comment cela sera utilisé ensuite.

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*** Une fin de run trop précipitée pour être bonne.
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Image : Éditeur

24/03/2016

Kung Fu Panda 3

Après deux films Po revient pour une troisième aventure. Après avoir sauvé le monde deux fois de suite et en avoir appris sur lui-même Po est face à un danger plus grand encore : il doit devenir enseignant ! Si vous pensez que c'est facile pour un maitre du Kung Fu c'est que vous n'avez jamais tenté de prendre en charge une classe de 20 petits monstres à la recherche de la moindre faiblesse. Malheureusement, pour enseigner il faut aussi être capable de savoir qui on est. Et Po ne sait pas qui il est. Alors que son père le retrouve ce dernier l’emmène au dernier village des pandas (accompagné par son autre père, oui Po a deux papas prend ça la manif pour tous). Il y apprendra ce que sont les pandas ainsi que les secrets de la maitrise d'une énergie qui entoure tous les êtres vivants : le Force ! Euh... je veux dire le Chi ! Ah et accessoirement un méchant attaque tous les maîtres du Kung Fu afin de leur voler leur Chi.

Je n'avais pas vu le premier et j'avais vu le second. Que penser de ce troisième volet ? Après deux autres films on aurait pu penser que Po aurait pu changer un peu. Mais il reste un jeune ado qui s'extasie devant ses propres réussites et les reliques plutôt que de prendre son rôle au sérieux. Personnellement, je le trouve insupportable. Les scènes de combats sont plutôt bien faites et assez sympa. Par contre, les répliques censées être drôle sont tombées totalement à plat avec moi. Je n'ai pas souris une seule fois (sauf quand j'ai pu sortir de la salle). Les blagues étaient bien trop faciles et assez peu drôles. Comme les deux autres volets nous avons encore une fois la même morale : connais-toi toi-même. On y ajoute aussi une autre morale sur l'importance du don. Pour moi c'est un film moyen.

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*** Pas vraiment drôle bien que l'animation soit réussie. Encore une fois je déteste la 3D.
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Image : Site officiel

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17:05 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kung fu panda | | | |  Facebook

Game of thrones 5

J'ai enfin visionné la dernière saison de Game of Thrones. Celle qui fut la victime de maintes passions et critiques pour des raisons parfaitement légitimes et compréhensibles. Est-ce que cette saison est la catastrophe annoncée ? Je vais tenter d'y répondre. Il faut tout de même que je précise avoir regardé la saison en continu et donc que je n'ai pas subi les épisodes à une semaine d'intervalle. Ce doit probablement jouer sur la compréhension de la saison puisque celle-ci est très brouillonne.

Bon, petit retour en arrière, Tywin Lannister est mort ainsi que son petit-fils. Tyrion est déclaré coupable et fuit avec Varys en direction de Daenerys. Il fera une petite rencontre sympathique avec le personnage que je déteste le plus car il pue la condescendance. Meereen est sous la domination de Daenerys qui devra trouver un moyen de gouverner la ville. En effet, elle souhaite une petite pause dans sa petite ballade de massacre. Cette intrigue permet de placer une personnage face aux problèmes du pouvoir et du gouvernement. Elle doit trouver des conseillers, comprendre la population, faire justice et éviter les rebellions. C'est loin d'être facile. À Westeros il y a quatre intrigues. L'une se déroule à Dorne et n'a presque pas d'intérêts. La seconde place Cersei et Margaery face à face alors qu'un groupe de fanatiques religieux prend le contrôle de la ville avec des conséquences importantes pour un grand nombre de personnages. Nous avons aussi une intrigue à Winterfell avec Sansa qui doit accepter ce qui est arrivé à sa famille. Enfin, le Mur a aussi son mot à dire puisqu'une guerre se prépare entre les humains et les Autres. Mais la Garde de Nuit est loin d'être prête d'autant plus qu'elle n'a pas de dirigeant. Enfin, il y a Arya qui visite Braavos et tente de retrouver un ancien ami.

Bon... alors on va commencer par dire que cette saison est remplie d'intrigues qui partent dans tous les sens. Il peut y avoir 5 voire 6 groupes de personnages différents qui vivent des aventures dans autant de lieu. Dans un épisode de 50 minutes environ ça donne au maximum 10 minutes pour passer sur une intrigue avant d'aller voir ailleurs. L'effet est très mauvais quand on regarde en continu alors je n'ose pas imaginer lorsqu'on doit attendre une semaine entre les épisodes. On a à peine le temps de comprendre avec qui et où l'on se trouve qu'il faut passer à autre chose. Heureusement, l'adaptation laisse en dehors une grande partie des intrigues qui se trouvent dans les livres pour accélérer certaines choses ou abandonner des personnages. Ce n'est pas une mauvaise idée mais le résultat est loin d'être réussi. En effet, on a Tyrion qui passe en accéléré ce qui lui prendre presque un an dans les livres et, d'un autre côté, on abandonne tout un aspect des livres pour les rendre beaucoup moins logiques. On a l'impression que les scénaristes savent qu'ils doivent commencer à se passer des livres mais qu'illes ne savent pas dans quelle direction se rendre. Cela prend la forme d'intrigues qui se reposent sur l'acquis du passé. Comme un commentateur de YouTube le disait : on fait du Game of Thrones pour faire du Game of Thrones sans se poser la question de l'intérêt des scènes pour l'histoire et les personnages. On se trouve donc face à des images de tortures et de viols dont le seul intérêt est de suivre la réputation de la série. Mais ces scènes sont inutiles et gratuites. Deux en particulier sont particulièrement mal écrites et je pense que tout le monde saura lesquelles. Bref, les scénaristes se reposent sur un oreiller de paresse tandis que les intrigues partent dans tous les sens en donnant l'impression que plus personne ne tient la barre. J'espère que la prochaine saison corrigera tout cela mais, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai des doutes.

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*** Ce n'est pas mauvais c'est simplement vide et de moins en moins bien dirigé et scénarisé.
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Image : Site officiel

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09:56 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

18/03/2016

Grayson 1. Agent de Spyral par Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney

Titre : Grayson 1. Agent de Spyralgrayson-tome-1-270x426.jpg
Auteurs : Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney
Éditeur : Urban Comics 6 novembre 2015
Pages : 232

Ce premier tome contient les numéros Grayson 1-8, Annual 1 et Secret origins 8. Nightwing est mort. Plus précisément, il est mort lors de l'évènement Forever Evil après avoir été démasqué devant les caméras. Non seulement Nightwing est mort mais Dick Grayson l'est aussi. Cependant, il a survécu. Batman en profite pour lui demander d'infiltrer l'organisation Spyral. Pour cela Grayson voyage dans le monde entier afin d'attirer l'attention des espions de Spyral tout en luttant contre une organisation terroriste. Lorsqu'il est recruté on lui offre une nouvelle identité et surtout un moyen de cacher son visage au monde entier. Et on lui demande de retrouver les organes de parangons. Un être qui possédait les pouvoirs de la Justice League et dont les organes ont été disséminés dans le monde. Mais Grayson ne doit pas oublier qu'il n'est pas un vrai agent.

Bien que j'avais apprécié les Nightwings les intrigues avaient deux faiblesses : elles étaient trop liées à Batman et jamais le personnage ne reçoit la chance de vivre pour lui-même. Donc, je me demandais ce qui allait arriver dans un tome qui commence après la mort de Dick Grayson et la fin de son identité de Nightwing. Les auteurs promettent une histoire d'espionnage sexy et sympa à suivre. Et je pense que cela est réussi. Bien que l'intrigue principale n'avance que peu l'intrigue secondaire du tome est réussie. On voit le directeur de Spyral récolter de plus en plus d'informations tandis que Dick Grayson en apprend plus sur ce monde nouveau pour lui. Par exemple, il commence à connaitre Midnighter que j'espère il verra plus souvent encore. L'intrigue montre aussi à quel point le passage de héros à espion change les règles. Dick Grayson ne tue pas et aime être admiré. Mais un espion doit se cacher et tuer si nécessaire. Ce tome essaie de montrer comment Dick Grayson tente de ne pas changer ses opinions malgré la pression de ses supérieur-e-s et collègues. En conclusion j'ai beaucoup aimé ce comics frais et sympathique à lire. Je me réjouis de la suite.

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***** Un très bon premier tome.

Image : Éditeur

08:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grayson, agent de spyral, dc, urban comics | | | |  Facebook

17/03/2016

10 Cloverfield Lane

Il y a très longtemps est sorti Cloverfield. Ce film qui suivait la mode de l'époque de la caméra sur l'épaule nous permettait de suivre une bande de jeunes fêtards dérangés par l'arrivée d'un monstre gigantesque dans les rues de New York. On ne voyait que rarement la bestiole mais sa menace était présente durant toutes les scènes. Ce film est censé se dérouler plus ou moins dans le même univers. On nous présente trois personnages : Emmet, Howard un ancien de l'armée paranoïaque et Michelle. Cette dernière est le personnage principal. Alors qu'elle fuit son appartement suite à une dispute avec son fiancé elle est heurtée par un véhicule et perd conscience. Elle se réveille dans une salle grise avec un seul matelas et enchainée à une barre en fer. Elle ne sait pas qui l'a enfermée ni pourquoi. Lorsque son gardien la rencontre ce dernier lui explique que le pays a été attaqué. Il ne sait pas par qui ni pourquoi mais, selon lui, l'air est toxique et il est nécessaire de rester enfermé afin de survivre. Est-ce la vérité ?

Ce film est très bon ! Oui je le dis tout de suite sans même m'expliquer. J'avoue que, comme beaucoup de monde, j'ai été surpris d'apprendre la sortie de ce 10 Cloverfield Lane. J'avais bien apprécié Cloverfield mais je ne pensais pas qu'une suite, liée ou non, soit possible après autant de temps. Et pourtant celle-ci a eu lieu sans presque aucune information sur l'intrigue. On ne nous offrait qu'une bande annonce assez décalée mais que j'ai beaucoup apprécié. Ce film est un magnifique huis-clos entre trois personnes. Alors que Emmet ne remet pas en question ce que lui dit Howard c'est le cas de Michelle. Howard, lui, est très inquiétant et on passe tout le film à se demander quelles sont ses intentions réelles et à s'inquiéter de son comportement un peu difficile à prédire. Tout le génie du film est de ne pas nous donner d'informations sur la réalité. On ne sait pas si une attaque a lieu et les preuves peuvent être remises en question. De ce point de vue, la dernière partie du film casse cette ambiance et j'aurais préféré qu'elle soit annulée au profit de quelque chose de plus ouvert. Mais ça ne gâche presque rien à la qualité de l'ensemble.

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**** Un très bon film. Seules les dernières minutes posent des problèmes en cassant l'ambiance que l'intrigue avait patiemment mise en place.
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Image : Allociné

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09:31 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 10 cloverfield lane | | | |  Facebook

13/03/2016

Geoff Johns présente Green Lantern 7. Agent orange par Geoff Johns, Ivan Reis, philip Tan, Eddy Barrows et Raphael Albuquerque

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 7. Agent orangegeoff-johns-presente-green-lantern-tome-7-270x404.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis, philip Tan, Eddy Barrows et Raphael Albuquerque
Éditeur : Urban Comics 26 février 2016
Pages : 176

Ce septième, et dernier, tome contient les numéros 38-42 édités dans Green Lantern : Agent orange. Dans le dernier tome les green lanterns sont attaqués par le corps de Sinestro ainsi que par les nouveaux red lanterns alors que Sinestro était déplacé sur sa planète d'origine afin d'être exécuté. Après quelques péripéties Hal Jordan se retrouvait possesseur de deux anneaux : un vert et un bleu. Mais les deux ne fonctionnent pas très bien ensemble. Les Gardiens n'ont pas le temps d'examiner le problème qu'un ancien mal décide de se réveiller : Larfleeze. Au début de l'univers ce dernier avait reçu le système Vega de la part des gardiens en échange d'une boite et du contrôle de la lumière orange de l'avarice. Mais les incursions répétées des green lanterns l'ont fâché. Le corps part en guerre. Mais, dans l'ombre, quelque chose se prépare.

Ce dernier tome est assez mince dans tous les sens du terme. Il est court et je me suis demandé s'il n'aurait pas été possible de l'inclure dans le dernier. D'autant plus que son intrigue n'est pas assez différente du précèdent pour justifier une coupure. Hal Jordan en passe par toutes les couleurs. On se demande s'il souhaite vraiment en rester avec les gardiens. D'ailleurs, je trouve son refus de discuter avec les blue lanterns peu compréhensible. Ce refus est relié à des positions plus ou moins philosophiques sur le lien entre volonté et espoir. Larfleeze est beaucoup moins intéressant que dans Blackest Night. Dans Blackest Night il est drôle et chacune de ses apparitions est un régal. Dans ce comics, par contre, il n'est qu'un simple glouton. Je suis donc un peu déçu par ce dernier tome peu utile.

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** Court, dispensable, une intrigue sans intérêt.
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Image : Éditeur

12/03/2016

Divergente 3: au-delà du mur / The Divergent Series: Allegiant

Après pas mal de temps il est l'heure de connaitre la suite d'une énième adaptation uchronique d'un livre young adult. Divergente nous menait à Chicago. Le monde n'est plus sauf une ville : Chicago. Afin de garantir la paix les fondateurs et fondatrices avaient mis en place un système de castes dont les membres avaient un but précis dans le système. Mais il existait à la fois des personnes sans castes et des personnes capable d'appartenir à plusieurs castes. Durant les deux premiers films on observait la lutte entre des personnes souhaitant garder le système en place sous leur supervision et des exclus souhaitant l'égalité. À la fin du second film on apprend que le système a pour but de créer des personnes capables d'entrer dans plusieurs castes et le message en question appelait à quitter Chicago afin de se rendre à l'extérieur. On reprend les choses à ce moment précis. La nouvelle dirigeante, Evelyn, ferme le mur et lance une campagne d'exécution sous le nom de jugements. On se doute que Tris ne voit pas les choses ainsi. Avec un petit groupe elle décide de franchir le mur et de partir en quête de ces autres humains. Le groupe se trouve confronté face à une civilisation rigide à la technologie supérieure. Les choses sont-elles si belles qu'elles en ont l’air ? Et comment empêcher une seconde guerre civile à Chicago ?

Ce n'est pas la fin. Quelqu'un a décidé de continuer l'habitude de couper en deux le dernier film pour créer deux parties. C'est une mauvaise habitude qui devrait être abandonnée si sa seule justification est l'argent. Le principal problème du film est de tenter de parler de tout sans, pour autant, développer les problématiques. Ainsi, dès l'arrivée devant cette autre civilisation on sent que quelque chose ne fonctionne pas. Ça pue mais on ne sait pas d'où vient l'odeur. Puis le film tente de nous envoyer des pistes mais le fait d'une manière attendue et sans problématiser. On apprend qu'il existe une division en classe entre les pur-e-s et les impur-e-s. Mais celle-ci ne semble concerne que les ascenseurs et non le fonctionnement systémique de la société. On observe une société militarisée et fortement rigide mais on ne voit pas de répression. Bref, on nous montre du doigt comme pour dire "regardez comme c'est trop nul cette société" mais les conséquences et les problématiques sont ensuite abandonnées au lieu d'être développées. Un autre problème du film est d'être extrêmement prévisible. Il faut 15 secondes pour comprendre les personnages et on en vient à se demander comment les héro-ïne-s ne comprennent pas ce qui se déroule sous leurs yeux. Et pourtant, il y a des idées intéressantes mais le traitement est mou et prévisible.

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*** Ça se regarde mais c'est mou et prévisible. Et dire qu'il faut attendre encore un an pour connaitre la fin alors que l'on souhaite en terminer définitivement avec cette série.
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09:49 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divergent, allegiant, au-delà du mur | | | |  Facebook

04/03/2016

Flash 3. Guerre au gorille par Francis Manapul et Brian Buccellato

Titre : Flash 3. Guerre au gorilleflash-tome-3-270x416.jpg
Auteurs : Francis Manapul et Brian Buccellato
Éditeur : Urban Comics 28 août 2015
Pages : 168

Ce tome contient les numéros 13-19 publiés dans The Flash volume 3 : Gorilla warfare. Barry Allen, le Flash, a eu une année difficile. Il apprend que ses pouvoirs sont responsables du blackout de Central City pour ensuite perdre des citoyen-ne-s dans un lieu en dehors du temps. Il est envoyé dans une cité gorille dont le roi tente de le tuer pour ensuite enfin revenir chez lui. Mais sa compagne déteste Flash et croit Barry mort tandis que les Lascars veulent se venger. Et tout cela se déroule juste avant l'invasion de Grodd. Ce dernier a repris son royaume et il attaque Central City afin de voler les pouvoirs de Flash. La police est dépassée et seuls les Lascars peuvent agir. Les civils sont enlevés et l'armée ne peut pas réagir. De plus, Grodd est bien plus puissant que prévu. Comment Flash pourra-t-il le vaincre ?

Ce tome conclut un peu les intrigues précédentes. Lorsqu'on le termine le Flash est à nouveau un héros aux yeux de sa ville. Cette conclusion termine rapidement le rapport avec les Lascars tandis que le combat avec Grodd est bien plus long. Je le trouve même un peu trop long. Celui-ci n'a pas beaucoup d'intérêt et je trouve dommage de ne s'être intéressé un peu plus aux Lascars ainsi qu'aux réactions des différentes personnes. Le tome se termine sur le lancement de ce qui semble être deux nouvelles intrigues dont je ne sais pas encore grand-chose. Au final c'est assez bon pour passer un moment sympathique.

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*** Loin d'être mauvais mais pas génial non plus. J'apprécie particulièrement les dessins de Francis Manapul.
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Image : Éditeur

02/03/2016

Orphan Black saison 3

J'ai enfin reçu la saison 3 d'Orphan Black ! Oui, je sais, la saison 4 devrait débuter ce printemps et je suis un peu en retard sur la série. Je me souviens encore du binge watching intense qu'ont été les deux premières saisons. J'ai rarement été pris par une série comme Orphan Black m'a captivé. Dès le premier épisode, l'un des meilleurs pilotes que j'aie vu, j'étais conquis. Bref, que celleux qui n'ont pas vu les deux premières saisons passent leur chemin (d'ailleurs il y a aussi des risques de spoilers pour la saison 3).

La saison 3 débute alors que le Clone Club est informé de l'existence d'une seconde partie au projet de clonage. Si elles sont Leda, un projet scientifique privé, les militaires ont pris la tête du projet Castor constitué entièrement d'hommes. Si Leda est composé de clones féminins qui n'ont pas conscience de leur identité le projet Castor est composé d'hommes qui savent ce qu'ils sont. Et alors que Dyad Institute semble être une menace méprisée celle de Castor est inconnue. Mais ils agissent vite. Ils ont déjà kidnappé Helena. Sarah essaie donc de mieux comprendre Castor afin de retrouver Helena et de comprendre leurs motivations. Cette enquête pourrait permettre de trouver des informations précieuses pour tous les camps.

Les deux premières saisons sont réussies dans tous les sens du terme. Alors que la première est une quête d'identité à l'aveugle la seconde place le Clone Club face à un adversaire aux ressources illimitées. On avait une impression d'urgence et de stress durant chaque épisode tandis que la série réussissait à mettre en place des scènes plus légère sans nuire à l'intrigue principale. Cette troisième saison échoue un peu. Le début de la saison est moins rapide. La menace de Castor n'est pas aussi sérieuse ni aussi incontrôlable que celle de Dyad. On sait qu'ils sont présents mais je n'ai pas eu l'impression d'un danger aussi important que pour les deux premières saisons. Heureusement, cela change vers la fin de la saison alors que l'intrigue se précipite. Certains personnages disparaissent ou sont moins présents sans véritables raisons alors que j'aurais apprécié avoir de leurs nouvelles. Cette absence nuit fortement au versant policier de l'intrigue. Bien que les sous-intrigues soient mises en sommeil, mis à part pour Alyson, elles ne sont pas inintéressantes.

Le propos principal de la série est légèrement moins présent. Sous couvert de clonage et de conspiration la série se propose de parler du contrôle du corps et d'éthique dans la médecine et la recherche. Étant donné la menace infime qu'est Dyad a présent ce propos est nécessairement moins présent. Mais il est réactualisé à travers Castor. Ce groupe ne contient que des hommes. Ils ont le même défaut génétique que les clones Leda. Mais là ou ce défaut rend infertile les femmes il rend les hommes fous. Ce qui rend les Castor imprévisibles. Cependant, ce défaut est pire chez les hommes puisque celui-ci est contagieux et stérilise les femmes avec lesquelles une relation sexuelle a eu lieu. On apprend ensuite que ce défaut est utilisé à la fois comme future arme de guerre et comme moyen de recherche scientifique sur des civiles. La question de l'éthique est donc revenue à travers ce dernier point. Quant au contrôle du corps il concerne à nouveau les femmes. Castor est une menace a deux niveaux : tout d'abord il y a stérilisation des femmes sans leur accord ce qui ne peut qu'être relié à la stérilisation mise en place sous l'eugénisme dans les pays protestants (comme la Suisse au passage) mais il y a aussi la relation des hommes Castor aux femmes. Ces derniers "expérimentent" sur le plus de femmes possibles. Bien que cela ne soit pas montré dans la série on comprend rapidement que cette "expérimentation" est constituée de nombreux viols. On peut donc penser Castor comme une forme de métaphore du patriarcat alors que Dyad était une métaphore du capitalisme. Castor est composé d'hommes armés, violents constituant une menace pour toutes les femmes qui ne sont que des trophées dans un livre de compte.

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**** Bien que la série démarre plus lentement que lors des précédentes saisons elle reprend du rythme peu après la mi-saison. Une série que je continue à conseiller.
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Image : Allociné

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08:44 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orphan black | | | |  Facebook

01/03/2016

Evil Empire 1. Nous, le peuple! par Max Bemis, Ransom Getty et Andrea Mutti

Titre : Evil Empire 1. Nous, le peuple !9782344012031-L.jpg
Auteurs : Max Bemis, Ransom Getty et Andrea Mutti
Éditeur : Glénat 3 février 2016
Pages : 128

Ce premier tome contient les numéros 1-4. Les USA sont en pleine compagne présidentielle. Deux candidats s'affrontent. L'un est le candidat blanc de la "gauche" jeune et fêtard. L'autre est plus vieux. Il défend les vieilles valeurs américaines ainsi que la famille. Cependant, tout change lorsque ce dernier perd son épouse lors d'un meurtre et annonce vouloir renoncer à la course à la présidence. Durant son discours il annonce être coupable du meurtre de sa femme et justifier son acte par le comportement de cette dernière en utilisant les paroles d'une chanteuse proche de l'autre candidat. Bien qu'il soit arrêté il devient un étendard pour une partie de la société qui souhaite agir en dehors du carcan de la civilisation. Ceci n'est que le début d'un mouvement qui mènera à la constitution de l'Empire. Un monde qui existe 25 ans plus tard. Dans lequel la police tue les personnes qui montrent une once de pitié et essaient d'aider leurs prochains.

Les uchronies que l'on voit au cinéma ou dans la littérature ont souvent la caractéristique de montrer une société après l'avènement d'une apocalypse (quelle que soit la nature de celle-ci). Le monde est présenté comme dirigé par des personnes inhumaines qui ne souhaitent que le pouvoir et écrasent le peuple. La résistance est souvent peu organisée ou détruite. Ce comics essaie de montrer comment un processus peut être lancé pour créer une société totalitaire dans laquelle la vie humaine et les lois n'ont aucunes valeurs. Pour cela, les auteurs essaient de décrire un homme qui décide de renverser le contrat social. Ce thème est très important et les auteurs semblent avoir fait un certain nombre de recherches. En effet, le contrat social permet aux citoyen-ne-s de ne pas avoir à se défendre ni à faire justice ou à se venger. Car la défense de la personne ainsi que la justice sont déléguées à des organes de la société censés être à la fois justes et efficaces. Dans ce comics, ces organes sont niés et les actes de vengeance et de survie sont considérés comme n'appartenant qu'aux seul-e-s citoyen-ne-s capables de liberté absolue et d'en accepter les conséquences. Ceci ne peut que détruire en totalité le tissu social qui relie les personnes. Bien que j'ai eu du mal à comprendre la psychologie de ce personnage un épisode permet de mieux la comprendre (sans que cela ne soit parfait) et donc de mieux accepter qu'un homme religieux accepte de défendre la fin de toute morale au nom de la liberté absolue. J'attends de voir comment la suite met en place la construction de cet empire. J'espère que ce sera particulièrement bien maitrisé.

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**** Un sujet intéressant plutôt bien traité. J'attends la suite avec impatience.
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Image : Éditeur

29/02/2016

Nos chers protégés par Pierrette Frochaux

Titre : Nos chers protégés. Trois générations d'assistés à Genève de 1894 à 1947
Auteure : Pierrette Frochaux
Éditeur : Éditions d'En Bas 2015
Pages : 264

Depuis quelques années la recherche historique sur les enfants placés s'est fortement développée. Elle est encore embryonnaire mais on en sait de plus en plus. Celle-ci tente de répondre à des questions aussi bien de la part des politicien-ne-s, de la société civile que des anciennes personnes victimes de placements ou d'internements administratifs. Tout le monde souhaite comprendre pourquoi et comment tout une partie de la population du pays a été discriminée et mise en prison ou au travail forcé au nom d'une assistance envers elle.

Pierrette Frochaux essaie, dans son livre, de faire deux choses. Tout d'abord, elle souhaite redonner une voix à son père et ses frères et sœurs. Ces trois personnes ont été abandonnées, ou enlevées à leur mère, très jeune. Elles sont mises sous tutelles et placées en institution puis chez des patrons capables de leur apprendre un métier en adéquation avec leurs capacités intellectuelles perçues ainsi que leur origine sociale très modeste. Ensuite, elle essaie de recréer l'histoire d'une famille brisée par l'administration du canton de Genève. Elle tente de retrouver ses grands-parents paternels puis de retrouver des documents concernant sa famille. Elle a fait une longue recherche dans les archives afin de trouver le moindre document et de l'interpréter à la lumière de ce que son père lui a expliqué.

On ressort de ce livre en comprenant un point précis : un État a brisé des vies. Ce qui ressort de la lecture de ce livre est une forme de bienfaisance de la part des autorités. Mais celle-ci cache une forme de cruauté administrative. Les enfants sont séparés des membres de leur famille. Leur tuteur ne tente pas de les relier et ne mentionne même pas l'existence des frères et sœurs. On observe aussi un État qui tente de garder des enfants dans le milieu social qui doit leur convenir. Loin de leur permettre de s'épanouir selon leurs choix on leur impose un travail précis au nom de leurs facultés intellectuelles déficientes. Ce sont aussi des enfants qui doivent tout à l’État. Ces trois personnes vivent leur enfance sans ne rien posséder si ce n'est leurs vêtements. Leur liberté est contrainte par les institutions puis par les patrons. Bien que ce ne soit pas une recherche historique à proprement parler ce livre montre extrêmement bien ce qu'a couté ces placements et protections si bienfaisants.

Image : Éditeur

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Spotlight

Boston, la fin des années 2000, un nouveau directeur est envoyé à la tête du Boston Globe. Les journalistes ne sont pas rassurés sur les intentions de ce nouveau qui ne vient même de la ville. Celui-ci rencontre les chefs de l'équipe Spotlight. Ils et elle ne communiquent par leurs sujets d'enquêtes. Leur travail est de fouiller en profondeur un sujet précis avec des articles en bétons. Et on leur demande d'étudier s'il pourrait être intéressant de parler des abus sexuels commis par un prêtre de l’église catholique. Bien que sceptique l'équipe se rend rapidement compte que le problème est extrêmement vaste et connu de toutes les autorités. Pourtant, personne ne semble avoir rien fait. Pourquoi ce manque d’actions ? Qui sont les personnes qui savent ? Comment dénoncer ces abus sans se faire écraser par la machine de l’église ?

Ce film sort en Suisse un mois après que le rapport historique sur l'institut Marini soit rendu public. C'est une coïncidence mais une coïncidence troublante pour les personnes qui ont touché le sujet que ce soit personnellement ou en tant que simple citoyen-ne. Le film tente de montrer comment une équipe de journalistes d'investigations a pu mettre en plein jour un problème systémique dans l’église catholique : les abus sexuels sur mineurs. Ces abus ont eu lieu partout mais sont longtemps restés cachés, tabous. Les acteurs et actrices ont, dans ce film, moins d'importance que le sujet. Ainsi, personne ne prend trop de place et chacun est placé face à l'enquête et à ses réactions. L'intrigue est bien menée. On observe le déroulement de l'enquête qui avance gentiment puis qui devient rapidement un problème qui dépasse toutes les prévisions. Au lieu d'une personne les journalistes découvrent que 90 prêtres sont impliqués et couverts par l’église qui fait tout pour ne pas communiquer. Il est tout de même dommage que le film n'explique pas mieux pourquoi ces abus sont possibles. L'enquête prend toute la place et empêche de démontrer en quoi l'institution en soi pose problème.

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***** Un film que j'ai beaucoup apprécié sur un sujet difficile à traiter. Le choix du traitement via des journalistes cache la voix des victimes mais n'est pas mauvais.

Image : Allociné

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25/02/2016

Elektra 2. Mort à la guilde des assassins par Haden Blackman, Alex Sanchez et Michael del Mundo

Titre : Elektra 2. Mort à la guilde des assassins
Auteurs : Haden Blackman, Alex Sanchez et Michael del Mundo
Éditeur : Panini comics 16 septembre 2015
Pages : 136

Ce second, et dernier, tome contient les numéros 6-11. Elektra a retrouvé Cape Crow. Elle l'a, comme son employeur le souhaitait, capturé vivant. Elle a pris cette décision malgré l'incapacité de son employeur, le fils de Cape Crow, de payer le contrat alors que la guilde entière des assassins tente de tuer Cape Crow ainsi que toutes personnes qui tentent de l'aider. Mais Elektra a décidé de protéger l'ancien assassin et son fils. Depuis plusieurs jours le groupe se cache et change de lieu systématiquement. Mais la Guilde les retrouve toujours. Et Elektra réussit toujours à vaincre les tueurs. Cependant, elle souhaite que la poursuite cesse. Elle décide donc de se mettre en quête de la personne qui se trouve à la tête de la Guilde afin de la tuer et donc de détruire l'organisation.

Si j'ai pris le premier tome c'était pour le graphisme de Michael del Mundo. C'est tout simplement beau. J’ai pris ce second tome pour la même raison et je dois bien avouer que les premiers numéros m'ont déçu. En effet, c'est un autre dessinateur qui reprend le titre et il n'y a absolument rien de comparable à ce qu'a fait del Mundo. C'est fade, pas très beau et surtout ça fait bâclé quand on compare (heureusement del Mundo revient ensuite). Et si le graphisme n'est pas à la hauteur pourquoi prendre ces deux tomes ? En effet, l'intrigue est presque inexistante et, en tout cas, peu intéressante. Elektra se fait attaquer, Elektra attaque elle-même et Elektra tue ses attaquants malgré leur prétendue supériorité. Bref, il n'y a rien de bien intéressant.

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** Il n'y a qu'une seule raison de se procurer la série : Michael del Mundo.
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Image : Éditeur

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23/02/2016

East of west 4. A qui profite la guerre? par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west 4. A qui profite la guerre ?east-of-west-tome-4-270x421.jpg
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 21 août 2015
Pages : 160

Ce quatrième tome contient les numéros 16-21 plus The world publiés dans East of west volume four: Who wants war? Le tome trois se terminait sur plusieurs évènements qui devaient changer le statut quo entre nos personnages et dans le monde. Non seulement l'enfant destiné à devenir la bête de l'apocalypse s'est échappé en combattant les cavaliers de l'apocalypse mais en plus la nouvelle leader de la République Populaire d'Amérique a décidé de lancer une guerre entre les nations. Bien que celle-ci n'était pas souhaitée par la majorité des nations un meurtre a forcé les leaders à demander réparation. C'est ainsi que commence la seconde année de l'apocalypse.

J'ai, globalement, moins aimé ce tome que les précédents. Bien que j'apprécie le numéro The world qui permet d'en savoir un peu plus sur la chronologie ainsi que les évènements passés et proches ce n'est pas assez pour sauver le reste. En fait, le tome donne l'impression de vouloir créer une transition. Le scénariste place ses pions dans son intrigue et ensuite nous explique qu'elle est l'état d'esprit de ceux-ci. Mais rien de plus substantiel n'est donné. On nous mentionne des éléments sans les développer. Cependant, on en sait un peu plus sur l'enfant de Mort et de Mao Xiaolan. On le suit dans son périple dans la forêt et, surtout, il nous est expliqué ce qu'il doit apprendre afin de devenir ce que les cavaliers souhaitent qu'il devienne.

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*** Un tome que j'ai moins apprécié car une grande partie des intrigues sont simplement mentionnées sans être développées.
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Image : Éditeur

21/02/2016

Free Love / Freeheld

Nous sommes aux États-Unis. Deux femmes se rencontrent lors d'un tournoi de volley ball. L'une est Laurel brillante inspectrice du New Jersey. La seconde est Stacie une mécano. Leur vie est difficile car Laurel n'a rien dit à ses collègues de peur de perdre toutes possibilités de carrière. Tandis que Lacie n'apprécie pas d'être une ombre dans la vie privée de sa partenaire. Malgré tout, elles réussissent à signer un contrat d'union civile ainsi que l'achat d'une maison. Tout semble aller pour le mieux. Mais Laurel apprend avoir un cancer. Alors qu'elle souhaite que sa femme reçoive sa pension à sa mort cela lui est refusé. Elles décident donc de se battre.

Ce film tombe une petite semaine avant la votation concernant l'initiative du PDC qui aura comme effet d'interdire le mariage entre personnes de même sexe. C'est une coïncidence intéressante. Les actrices sont Julianne Moore et Ellen Page. Elles sont talentueuses et portent magnifiquement les personnes qu'elles incarnent. La réalisation ne s'intéresse pas vraiment à la relation. Celle-ci est mise à l'écart et même oubliée pendant un an entier. On ne sait pas du tout de quelle manière les deux femmes ont décidé de vivre ensemble malgré leurs différences. Dans le même ordre d'idée, l'homophobie et le sexisme dans la police, et la société, sont passés sous silence ou simplement mentionnés sans trop en parler. Le but principal du film est de parler de la lutte de Laurel en faveurs de son droit à recevoir une pension. Une grande partie du film est basée sur ce combat et le juge comme un pas en avant en direction de la justice et de l'égalité. Il manque donc beaucoup au film mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier.

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**** Il aurait été possible d'aller plus au fond du sujet mais la réalisation réussit tout de même à intéresser et à faire apprécier le combat de ces deux femmes en couple.
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Image : Allociné

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20/02/2016

Zootopie

En ces temps de campagne de votation il est toujours bon de pouvoir se détendre devant un petit Disney bien pensé. Il y a très très longtemps sur une planète pas du tout lointaine car c'est la nôtre les animaux étaient divisés en proies et en prédateurs. La vie était rude et les prédateurs détruisaient les proies en suivant leur instinct génétique. Mais, ce monde, on ne sait pas trop comment, a permis aux animaux de se civiliser. La relation entre les proies et les prédateurs changea et se transforma en autre chose. Depuis, les animaux vivent en harmonie dans un monde qui n'a plus de dangers. Et le symbole de cette harmonie n'est autre que la ville de Zootopie. Un gigantesque centre urbain constitué de plusieurs quartiers afin de permettre à toutes les préférences environnementales de ses habitant-e-s de s'exprimer. Bien plus, c'est aussi un centre historique. Le premier lieu de la civilisation. Judy Hopps est une lapine. Elle est la première officière de police de son espèce. Et elle a été nommée au plein centre de Zootopie. Mais la vie n'est pas exactement comme elle le pensait.

Ce film partait pour être un simple Disney sympathique mais sans magie particulière. On a déjà vu un grand nombre de parodies de notre monde avec ou sans animaux. Et certaines sont tellement géniales qu'elles éclipsent tout. Je dois bien dire que la création de Zootopie est réussie. On trouve de véritables changements dans l'architecture et l'environnement selon l'espèce et le lieu. Les personnages sont un peu caricaturaux mais dans un film de ce type ça passe sans problèmes. Mais l'intrigue, et surtout ce qui se cache en dessous, améliore grandement le film. Là où on aurait pu avoir de simples références avec une intrigue sans intérêt qui n'existe que pour justifier un film nous avons quelque chose d'un peu plus élaboré. On nous montre une société qui semble harmonieuse mais qui se désagrège alors que la peur s'installe. Cette peur concerne une partie de la population accusée d'être génétiquement incapable de véritablement s'intégrer et donc d'être un danger continuel pour la population civilisée et génétiquement plus apte à l'adaptation. Il s'ensuit tous les effets de cette thèse étant donné qu'une population commence à être discriminée, visée de manière plus importante par la police et perd travail et droits. Je pense que tout le monde voit ou je veux en venir. Le thème de Zootopie concerne non pas l'harmonie mais sa fragilité lorsqu'on décide de s'attaquer à une partie minoritaire de la population.

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*** Parfois drôle, un énorme hommage avec un casting impressionnant et parfait.
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Image : Allociné

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09:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zootopie | | | |  Facebook

19/02/2016

Hail, Ceasar!

Ce sont les années 50. Le monde vit en pleine guerre froide alors que l'industrie du cinéma souffre de plusieurs problèmes dont l'arrivée de la télévision dans les ménages. Mais c'est aussi l'époque de l'âge d'or du cinéma ! Les productions sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus diversifiées. Un même studio peut aussi bien recréer des drames historiques massifs, des westerns ou encore l'adaptation distinguée d'une pièce de théâtre. Ce petit monde ne tourne pas tout seul. Bien entendu il y a les acteurs et actrices, les figurant-e-s, les scénaristes et les producteurs. Mais il y a aussi Eddie Manix. Son rôle est simple. Il doit identifier les problèmes et trouver un moyen de les résoudre. Et lorsqu'on travaille auprès de stars plus capricieuses les unes que les autres ces problèmes peuvent être particulièrement difficiles à résoudre. C'est le cas lorsque la plus grande star de l'époque est kidnappée.

J'ai bien aimé ce film. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'ai adoré ou encore que je l'ai trouvé génial. C'est un film qui réussit à faire rire de temps en temps (la scène des religieux tentant de parler de dieu dans le dernier film en production du studio est magnifique). C'est surtout un énorme hommage à une époque. Mais attention, bien que l'âge d'or du cinéma reçoit, dans ce film, une place d'exception les réalisateurs ne considèrent pas que tout était parfait. Les situations absurdes ainsi que les caprices des stars de l'époque ne sont pas cachées. Ce qui permet de créer des personnages haut en couleur et parfois surprenant. J'ai, par exemple, beaucoup aimé Hobie Doyle censé être incapable de jouer mais qui comprend plus de choses qu'on ne le croit. Eddie Mannix est moins sympathique. Probablement à cause de sa violence physique. L'intrigue est tout aussi absurde avec une pointe de critique envers des personnes accusées de détruire une industrie du rêve. On peut se demander à quel point il y a une critique politique derrière mais c'est en tout cas en accord avec l'époque. Un film sympathique pour une soirée.

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*** Parfois drôle, un énorme hommage avec un casting impressionnant et parfait.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:50 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hail ceasar | | | |  Facebook

17/02/2016

Earth 2 3. L'ère des ténèbres par Tom Taylor, Nicola Scott, Robson Rocha et Barry Kitson

Titre : Earth 2 3. L'ère des ténèbresearth-2-tome-3-270x416.jpg
Auteurs : Tom Taylor, Nicola Scott, Robson Rocha et Barry Kitson
Éditeur : Urban comics 22 janvier 2016
Pages : 288

Ce tome 3 contient les numéros 17-26 et annual 2 publiés dans Earth 2 vol.4 : The dark age et Earth 2 vol.5 : The kryptonian. Le monde a vu, effrayé et horrifié, un dieu mourir. Juste après avoir annoncé sa victoire Steppenwolf est brutalement assassiné par l'un de ses soldats. Non seulement cela crée une réaction en chaine qui détruit tout un pays, tue des millions de personnes et tue Green Lantern mais en plus l'assassin n'est aussi que Superman. Mais Superman n'est plus le même. Il est dévoué corps et âme à Darkside. Peu après sa stupéfiante attaque il kidnappe une partie des merveilles tandis qu'il met en déroute l'armée mondiale en deux jours (il s'était arrêté pour un café). Les merveilles qui restent sont blessées ou en déroute et l'armée n'existe virtuellement plus. De plus, Superman a un plan pour la Terre. Le monde doit trouver un moyen d'arrêter un être capable de détruire des dieux et déesses.

Pour ce nouveau tome les intrigues mises en place dans le premier et le second sont complétement abandonnées. Personne ne semble vouloir savoir pourquoi le fiancé de Green Lantern a été assassiné. Les pouvoirs de Fate et de Hawkgirl ne sont pas explicités. À la place, on nous offre quelques nouvelles intrigues. Les deux plus importantes concernent les identités de Batman et de Superman. Les deux sont revenus et agissent de manière bien plus brutales qu'avant. Est-ce que se sont bien les mêmes personnages ? On nous parle aussi de l'armée mondiale et du plan pour vaincre les armées de Superman. Il est intéressant de montre une fuite de la part des dirigeant-e-s du monde bien que cela implique que la société s'effondre. Mais on ne voit pas cela. On nous offre aussi un nouveau Kryptonien. Je dois avouer que je l'aime bien. Il a peur, il est jeune et surtout il prend la décision consciente de ne tuer personne et de suivre une voie pacifiste. Cela ouvre la voie à une confrontation magnifique entre Batman et un gamin de 13 ans qui lui remonte les bretelles. Je ne sais pas comment la suite est écrite mais j'espère tout de même avoir un peu plus d'informations sur les premières intrigues et un peu moins de combat (mais je doute qu'il y ait moins de combats au vu des synopsis des prochains tomes).

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**** Toujours aussi spectaculaires avec des personnages que j'apprécie beaucoup. Mais j'aimerais bien un peu plus de réflexivité.
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Image : Éditeur

Earth 2 2. Secrets et origines par James Robinson, Nicola Scott, Yildiray Cinar et Cafu

Titre : Earth 2 2. Secrets et originesearth-2-tome-2-270x402.jpg
Auteurs : James Robinson, Nicola Scott, Yildiray Cinar et Cafu
Éditeur : Urban comics 10 juillet 2015
Pages : 232

Ce second tome contient les numéros 9-16 ainsi que Annual 1 publiés dans Earth 2 vol. 2 : The tower of fate et Earth 2 vol. 3 : Battle cry. Il y a 5 ans la Terre-2 était attaquée par Darkside. Ses héros, ou merveilles, se sont sacrifiés afin d'empêcher l'invasion et le monde s'est unis pour contrer une nouvelle menace. Justement, celle-ci se profile dans l'avenir. C'est la raison pour laquelle, dans le tome 1, de nouveaux héros se sont soulevés afin de protéger la Terre et ses habitant-e-s. Mais les politiciens et l'armée ne sont pas très heureux/euses de leur arrivée. Et leur union pourrait bien ne jamais se concrétiser. Pourtant le temps presse. En effet, un général de Darkside a pris le contrôle d'un pays et les humain-e-s ne l'accepteront pas. La guerre est sur le point d'éclater.

Le premier tome était un moyen de nous présenter l'histoire de cette terre parallèle ainsi que de nous offrir de nouveaux personnages. Ce second tome est constitué en deux parties. La première continue sur la lancée du premier tome. On nous présente l'histoire du monde ainsi qu'une quête pour l'arrivée d'une nouvelle merveille. Les intrigues se forment sur des mystères qu'il est nécessaire de résoudre. La seconde partie concerne la guerre contre le Dhérain. Ce sont plusieurs numéros de massacre qui se terminent sur un dernier acte inattendu. Les intrigues précédentes y sont oubliées au profit du spectacle. Honnêtement, il est dommage que cette guerre empêche le développement des autres intrigues. On avait un début d'entrée dans quelque chose qui semblait intéressant mais les combats forcent à tout laisser en arrière. J'espère tout de même que nous aurons un retour sur ces intrigues dans le futur.

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**** Dans la lignée du premier tome. C'est réussi avec une seconde partie spectaculaire.
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Image : Éditeur

15/02/2016

Descender 1. Etoiles de métal par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 1. Etoiles de métaldescender-tome-1-270x416.jpg
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 29 janvier 2016
Pages : 152

Ce premier tome contient les numéros 1-5 publiés dans Descender vol.1 : Tin stars. Il y a dix ans la galaxie a été attaquée. Ce qui était un groupement politique puissant aussi bien technologiquement que culturellement a été effacé par les machines que l'on a nommé Moissonneurs. Celles-ci faisaient la taille d'une planète et ont détruit les mondes les plus avancés. Il s'en est suivi un massacre des robots par peur de leur soulèvement et de leurs liens supposés avec l'attaque. Dix ans plus tard un robot de compagnie nommé Tim 21 se réveille. Ce réveil attire l'attention de la galaxie entière. En effet, il se pourrait bien que ce petit robot possède le secret derrière les Moissonneurs.

Plus je m'intéresse aux comics indépendants plus je trouve des perles. Ce premier tome n'est que le début mais j'aime déjà ce que je lis. On nous plonge dans un univers étrange et pourtant familier. Il y a de la technologie, des races aliens, des cultures différentes et surtout du mystère. Le scénariste nous place plusieurs indices et problèmes sur la route afin d'ouvrir son univers tout en ne donnant pas trop d'informations. Ainsi, c'est par Tim 21 que l'on commence à comprendre ce que fut l'attaque et ses suites. Ce qui permet de broder ensuite dessus. Les personnages sont encore nouveaux mais semblent intéressants et le seront surement de plus en plus. Je ne peux que conseiller aux personnes amatrices de space opera. D'autant que la partie graphique est tout simplement magnifique.

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***** Un très bon premier tome qui ouvre de nombreuses pistes autours de personnages attachant.

Image : Éditeur