30/07/2016

Now you see me 2 / Insaisissables 2

Il y a 18 mois les Horsemen (et une women) avaient, à chaque spectacle, dévalisé plusieurs institutions et personnes. Après leur dernier coup illes avaient rencontrés le représentant de l'Œil puis ont vécu cachés. Mais les Horsemen ont besoin d'être vu. Illes ne veulent pas se cacher. Illes veulent être au centre du spectacle. Et ça tombe bien car l'Œil a une mission pour elleux. Une corporation va lancer un nouveau produit. Mais celui-ci va servir à récolter puis vendre les informations personnelles de tout le monde. Le but des Horsemen est de piéger cette corporation à son propre jeu. Le problème c'est que ce spectacle est un piège. Mais qui pourrait vouloir s'attaque à elleux de cette manière ? Et surtout, comment survivre aux prochains jours ?

Les personnes qui ont vu le premier film le savent le but n'est pas de réfléchir à un sujet mais faire du grand spectacle. Le premier film nous montrait un groupe réussir des choses extraordinaires puis tenter d'expliquer comment cela a pu être possible. Derrière une histoire de robins des bois nous avions aussi une vengeance personnelle et les problèmes de continuités étaient résolus par magie. Ce second film est dans la même veine. Malgré un thème précis, la vie privée, on ne fait que nous montrer du spectacle. Même lorsque les événements semblent imprévus on nous montre des personnes très talentueuses capables de créer des spectacles en deux minutes. Bien que le thème ne soit jamais véritablement utilisé le film comble quelques trous dans l'intrigue du précèdent. On en apprend plus sur l'Œil, les personnages et ses ennemis. Ceux-ci ne sont pas trop mal joués mais je déplore des répliques parfois ridicules.

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*** Du spectacle, un peu moins bon que le premier film, et rien de plus.
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Image : Site officiel

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09:20 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : now you see me, insaisissable | | | |  Facebook

The blood cell par James Goss

Titre : The blood cell9781785941153.jpg
Auteur : James Goss
Éditeur : BBC books 2014
Pages : 252

Le futur lointain, mais une galaxie très proche, l'univers humain a décidé de construire une prison parfaite afin de prendre en charge les pires criminel-le-s possibles. Cette prison est construite dans un astéroïde. Les systèmes de sécurité empêchent toutes les entrées non autorisées et s'en échapper est impossible. Le Gouverneur de la prison essaie de faire en sorte que la vie de ses prisonniers/ères soit agréable. Mais, dans le même temps, des petites touches sont mises en place afin d'éviter que les prisonniers/ères ne se sentent à l'aise. Il est aidé par des gardiens et par une troupe de robots menaçants. Le gouverneur reçoit un nouveau prisonnier : 422 mieux connu sous le nom de Docteur. Bien que le gouverneur pense avoir compris qui est son prisonnier il se trompe lourdement. Car le Docteur, à peine arrivé, commence par s'échapper sans que personne ne comprenne comment. Pire, la prison semble de moins en moins bien fonctionner. Est-ce une coïncidence que le Docteur apparaisse justement à ce moment précis ? Et qui est la jeune femme, Clara, qui vient aux portes de la prison chaque jour sans que personne ne trouve son vaisseau ?

Le thème de ce livre est facile à trouver : la prison. Plutôt que de nous montrer ce que pense le Docteur l'auteur a préféré nous mettre dans la tête du Gouverneur. Celui-ci n'est jamais nommé. Bien que l'on sente que son identité ait une certaine importance on ne l'apprend qu'à la fin du livre. L'ouvrage nous décrit une prison et ses effets sur une population. Tout y est construit afin d'écraser les personnes. On n'en sort pas. On ne peut pas être contacté et sa famille ne peut pas venir visiter. Les couleurs, le mobilier (ou son absence) et les règlements sont tous fait pour atteindre deux objectifs. Le premier est de déshumaniser les prisonniers/ères. Le second est de permettre aux gardiens de justifier leur choix. Ce livre montre que l'on peut facilement détourner le regarde dès que les règles nous permettent de justifier cela. Malgré ce thème peu sympathique le livre réussit à être drôle. On s'amuse beaucoup devant la perplexité du gouverneur qui ne comprend pas de quelle manière le Docteur s'enfuit. J'aime aussi les apparitions de Clara qui suit un schéma de revendications simples tout en gardant une posture critique face à ses capacités à réussir. Au final, c'est un livre plutôt sympathique.

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*** Assez drôle et intéressant.
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Image : Éditeur

29/07/2016

Race / La couleur de la victoire

Cette semaine est sorti un biopic sur Jesse Owens. Le film débute alors que Jesse Owens est accepté à l'université de l'Ohio durant les années 30. Il est, semble-t-il, le premier étudiant de sa famille dans un contexte économique difficile. Bien qu'il soit heureux d'étudier il sait que son véritable but est de courir. Le coach de l'équipe de course de l'université, Larry Snyder, a entendu parler de lui et compte bien tester ses capacités mais aussi travailler à l'améliorer. Alors que Jesse Owens multiplie les victoires et les records le reste des USA se tend autours d'un débat difficile : Faut-il boycotter les JO de 1936 à Berlin ? Le comité olympique des USA envoie un observateur afin de vérifier les informations qui se propagent et permettre un vote sur la question.

Je suis toujours sceptique face aux biopics. Et ce film en exemplifie la raison. Le problème des biopics, et des biographies, est le risque de tomber dans la reconstitution d'un destin implacable. On oublie les problèmes, les choix, les rencontres et les incertitudes. Tout dans la vie d'une personne mène à un destin inoubliable, historique, impossible à éviter. Cet aspect problématique des biopics semble même revendiqué dans ce film qui, à plusieurs reprises, annonce que le destin de Jesse Owens est de courir, de gagner et d'être le meilleur athlète du monde. Face à ce "destin exceptionnel" plusieurs tentations et obstacles sont mis en avant. La plus importante des tentations est une femme. Alors qu'Owens est fiancé il sort avec cette autre femme ce qui lui pose un certain nombre de problèmes personnels. Le second obstacle est la ségrégation. Sa ville, son université, les stades, ... tout est envahi de racisme et Owens doit apprendre à faire abstraction afin de pouvoir se concentrer sur sa course.

Ce qui nous mène au troisième obstacle : La politique. Toutes personnes qui s'intéresse à l'actualité politique et à ses effets sur le sport sait que le CIO, ainsi que d'autres fédérations internationales, défendent l'idée que sport et politique sont deux sphères totalement séparées. Cette idée permet de défendre l'organisation d'événements sportifs dans des lieux ou des contextes troublés. Bien que l'on puisse être d'accord sur l'idée que le sport et la politique ne sont pas identiques on ne peut que déplorer que cela débouche sur l'impression, fausse, que le sport n'a aucun effet politique. Il faut garder cela à l'esprit quand on regarder ce film. En effet, il montre une tension entre d'une part des personnes qui défendent un idéal politique et des personnes qui refusent de penser politiquement. On sait qui a gagné et ceci a permis à l'Allemagne de 1936 d'organiser une propagande massive en faveurs du régime nazi.

On y trouve le point faible du film. La réalisation tente, apparemment, de faire le lien entre le racisme des USA et celui de l'Allemagne. Bien que les USA ne soit pas l'Allemagne hitlérienne il existe un racisme profondément ancré avec une ségrégation forte. Mais celle-ci est à peine montrée. On a l'impression que le racisme se traduit par une simple nécessité d'avoir des sièges, dortoirs et entrées séparées. Face à cela, l'Allemagne est montrée comme plus tolérante. Il est vrai que les diplomates allemands ont fait des efforts pour éviter de donner mauvaises impressions. Mais le film échoue à montrer de quelle manière la propagande allemande fonctionnait. Leni Riefenstahl est montrée comme une productrice qui veut simplement faire les meilleures images des jeux possibles. Mais son travail était bien plus important et bien plus intégré à la propagande. Bref, du point de vue politique le film échoue.

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**** Un bon film avec de bon-ne-s acteurs et actrices mais un sujet politique simplifié à l'extrême comme s'il fallait éviter de heurter des personnes.
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Image : Allociné

Site officiel

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28/07/2016

The legend of Korra book four: Balance

Enfin ! J'ai enfin pu voir la dernière saison de la Légende de Korra après une (trop) longue attente. En guise de rappel : l'histoire se déroule dans le même univers qu’Avatar le dernier maitre de l'air. Korra est une femme de la tribu de l'eau. Elle est aussi la nouvelle Avatar chargée de garder l’harmonie dans le monde. Durant les trois premiers chapitres elle a dû combattre Amon, son oncle et Zaheer. Ce dernier a réussi à la blesser profondément et la fin du livre trois laissait en suspens le destin de Korra. Le livre quatre se déroule trois ans après. Korra n'est pas revenue à Republic City depuis tout ce temps. Alors que la nation de l'air tente de retrouver une place dans le monde en aidant autant que possible les personnes qui en ont besoin les autres ami-e-s de Korra se sont dispersés. Makko est garde du corps pour le prochain roi de la Terre. Asami est une cheffe d'entreprise a succès qui a redessiné la ville. Bolein a rejoint une armée unie par Kuvira. Cette dernière a lutté pendant trois ans afin de réunir à nouveau la nation de la Terre après le meurtre de sa reine. Mais va-t-elle accepter de laisser un roi prendre sa place ?

Avatar le dernier maitre de l'air ne donnait rien à l'Avatar. Aang avait tout perdu. Il était seul et il devait ramener la paix après un siècle de guerre. Le propos de la série tentait d'expliquer pourquoi le pardon, la paix et le travail en commun étaient nécessaire pour passer outre des différents entre personnes et peuples. Aang cherche toujours une solution pacifique qui puisse convenir à tout le monde malgré la difficulté de la tâche. Aang tentait toujours de contrôler ses émotions non pour les supprimer mais pour ne pas être contrôlés par elles.

Korra est différente. La série parle d'une femme beaucoup plus active qu'Aang. Elle est tête brulée, moins réfléchie et surtout elle aime se battre. Tout comme la première série, elle est rejointe par un groupe d'ami-e-s dont Asami une inventeuse et cheffe d'entreprise à succès considérée comme l'une des personnes les plus intelligentes du monde. Alors qu'Aang essayait de ramener la paix Korra vit dans un monde en paix et possède tout ce qu'Aang n'avait pas dès le début de la série.

Il est donc normal que la série parte sur d'autres idées. Korra doit protéger une paix précaire mise à mal par différentes personnes aux motivations qui se ressemblent assez. En effet, Korra vit dans un monde proche du notre. La technologie a fait un bond en avant et permet aux personnes qui ne possèdent pas de maitrises de pouvoir jouer à égalité. Les anciens modèles sont questionnés. Ainsi, Republic city devient la première nation démocratique après avoir été un flambeau de la paix entre nations. Face à ses mutations aussi bien technologique qu'économiques ou politiques la série pose la question des révolutions. Depuis la première saison les ennemi-e-s de Korra ont pour but de supprimer ce qui existe afin d'atteindre une idée soit futur soit d'un passé révolu. Le premier ennemi voulait l'égalité, le second souhaitait revenir à un âge d'or sous sa protection et le troisième était un défenseur de l'anarchisme (mais un anarchisme mal compris par les scénaristes). La dernière ennemie souhaite seulement protéger tout le monde mais, pour cela, crée une force militaire écrasante qui contrôle tout et tout le monde. Bref, Korra se retrouve face à des personnes aux certitudes inébranlables. D'une certaine manière, ces différentes personnes sont assez proche de Korra, ou de nous-même. En effet, il est plus simple de rester dans ses certitudes que de les remettre en cause.

Cependant, et le Docteur Pralinus l'explique très bien dans sa vidéo consacrée à Korra, la série échoue à traiter de son sujet politique. En effet, durant les quatre saisons il est posé différentes questions face à l'émergence de milieux communistes et anarchistes. Cependant, et là encore je renvoie à la vidéo du Docteur Pralinus, l'intrigue ne réussit pas à questionner la légitimité, ou l'illégitimité, questionnée par ces milieux. Le premier méchant posait la question légitime de la place des personnes qui n'ont pas de maitrises des éléments. D'une certaine manière, on peut penser que cette maitrise, ou son absence, équivaut à des castes ou des classes sociales. On ne peut pas les traverser. On est forcé de vivre dans sa classe et avoir une maitrise implique des privilèges certains. Amon souhaitait éviter ces privilèges via une société égalitaire mais les scénaristes en ont fait un méchant de base. La seconde saison posait la question de la cohabitation et, surtout, de l'harmonie entre un monde industriel et un monde traditionnel, spirituel. D'une certaine manière, on pourrait penser que le monde spirituel permet de défendre la nécessité de l'écologie soit d'un équilibre entre les besoins économiques et les besoins du monde pour survivre. Et je ne peux que déplorer le traitement atroce de l'anarchisme dans la saison 3 qui, bien que l'on pourrait faire le lien avec le terrorisme anarchiste du début du XXème siècle, échoue à comprendre cette idéologie. Une idée complexe est simplifiée à l'extrême et, donc, mal comprise. Durant la dernière saison on observe la montée en puissance de Kuvira après la mort de la reine de la Terre. On peut assez facilement comprendre que Kuvira représente le communisme. Elle possède une gigantesque armée aux uniformes identiques, une technologie de pointe et n'hésite pas à user des armes les plus dangereuses tout en ne respectant pas les souhaits individuels. Mais, encore une fois, la série échoue. De nombreux thèmes sont annoncés mais aucun ne sont développés. On ne fait qu'apprendre de seconde main ce qui se déroule réellement sans que la série ne questionne Kuvira et son leadership.

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***** Bien que je sois critique que l'on ne croît pas que je n'aime pas cette série. Je l'apprécie beaucoup et je conseille à tout le monde de regarder Avatar le dernier maitre de l'air et sa suite La légende de Korra.

Image : Allociné

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Comme des bêtes / The secret life of pets

Vous ne vous êtes jamais demandé ce que faisaient les animaux de compagnie que vous avez adopté lorsque vous partez au travail ? À moins de posséder une webcam ou un collier GPS pour chats vous n'en avez aucune idée. Max, un petit chien, vit avec Katie depuis très longtemps. Tout va très bien mais il ne comprend pas ce que fait Katie pendant la journée. Pire encore, un soir Katie ramène un gros chien mouillé, encombrant et un peu agressif : Duke. Alors qu'il essaie de comprendre ce qui se déroule et de protéger sa vie parfaite Max et Duke s'échappe d'un parc pour chien lors d'une sortie. Perdus, seuls, effrayés, ... Seront-ils capables de retrouver leur maison ?

Comme beaucoup de films d'animation consacrés aux familles Secret life of pets fait peu mais bien. Il n'y a pas d'intrigues compliquées. Les personnages sont ce qu'illes sont : des animaux légèrement humanisés. Toutes personnes qui a adopté un chien, un chat, un oiseau ou autre chose reconnaitra certains comportements parmi les plus drôles tandis que l'amour de YouTube pour les chats est célébré. Les prémisses ne sont pas très importants. Car le véritable propos du film est de placer deux personnages dans un milieu hostile et inconnu. Une intrigue qui rejoint de nombreuses autres.

Le message du film, comme souvent, est basé sur l'importance de l'amitié et de la tolérance. Alors que Duke et Max étaient rivaux ils apprennent à se tolérer et à s'apprécier face à un monde hostile. En parallèle, leurs ami-e-s se mobilisent afin de pouvoir les aider. Ce petit groupe est à l'origine de nombreuses scènes particulièrement drôles. J'ai aussi beaucoup apprécié le petit lapin et son penchant de super vilain de film de James Bond. Un film qui réussit sur tous les points.

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**** Un très bon film d'animation que tout le monde peut apprécier. Et vive les chats !
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Image : Site officiel

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08:53 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : comme des bêtes, the secret life of pets | | | |  Facebook

24/07/2016

Thor 4. Les dernières heures de Midgard par Jason Aaron et Esad Ribic

Titre : Thor 4. Les dernières heures de Midgard
Auteurs : Jason Aaron et Esad Ribic
Éditeur : Panini comics 6 avril 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 19 à 25 de Thor : God of Thunder. Thor a combattu un massacreur de dieux, il a créé une communauté chargée de capturer un être maléfique et il en est sorti grandi aussi bien dans le passé, le présent que le futur. Mais cette fois, ce pourrait bien être la fin pour Thor. En ce qui concerne le passé les auteurs vont dans deux directions. D'une part ils explicitent l'origine de Malekith et, d'autre part, ils mettent en place les éléments nécessaires pour la suite de l'histoire. En ce qui concerne le futur, Thor est opposé à l'un des êtres les plus puissants de l’univers : Galactus. Ce dernier souhaite détruire la Terre mais Thor veut la protéger malgré la fin de toute vie sur celle-ci. Mais c'est dans le présent que l'intrigue est véritablement mise en place. Thor a combattu des aliens, des monstres et des dieux et se repose entre temps à Asgardia dans le ciel de Broxton. Mais un ennemi implacable a décidé de détruire tout ce que Thor aime. Cet ennemi c'est Agger le PDG de Roxxon. Thor doit combattre une multinationale remplie d'avocats et de capitalistes. Qui va gagner ?

Depuis le premier tome j'aime cette série. Les deux premiers parlaient de la divinité et de son utilisé. Ils avaient la bonne idée de placer Thor face à ses échecs et ses doutes. Le troisième tome me plait moins mais reste de très bonne qualité. Cette fois Jason Aaron va dans une tout autre direction. On en parle plus de dieux ni de mythes mais d'humanité et surtout de l'effet de celle-ci sur la Terre. Pour cela les auteurs créent un ennemi qui incarne tout ce que le capitalisme peut avoir de mauvais. Roxxon et son PDG ne sont pas seulement ignorants des effets de leurs actions. Ils agissent consciemment en direction de la destruction afin d'amasser le plus d'argent possible. Je trouve particulièrement intéressant de confronter un dieu qui incarne une force de la nature à une personne qui souhaite contrôler et détruire cette nature. De plus, ce tome conclut les aventures d'un personnage pour lancer quelque chose d'autre. Les personnes qui suivent l'actualité savent déjà de quoi je parle et je me réjouis de lire ces nouveaux tomes.

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***** Encore une fois, Jason Aaron réussit à me passionner (même si en matière de Vikings je suis bon public).

Image : Amazon

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Elvis and Nixon

Nous sommes dans les années 70. Les USA connaissent une période de tensions interne sans précédents alors que le pays est impliqué dans une guerre meurtrière. Nixon est très peu populaire tandis que des mouvements marginaux sont infiltrés et attaqués par le gouvernement et le FBI. Mais la révolte ne faiblit pas alors que la contre-culture devient de plus en plus importante. Dans ce contexte difficile un homme a réussi à garder l'amour de beaucoup de monde : Elvis Presley. Mais ce dernier est inquiet de l'état de la jeunesse, de l'état du rock et de la culture hippie ainsi que de l'usage de drogues. Elvis décide de se rendre à Washington DC afin de donner une lettre au président Nixon. Il lui demande deux choses : une rencontre et un badge d'agent fédéral afin de lutter contre les drogues.

Ce film dépeint une histoire que je ne connaissais pas. Je n'avais aucune idée que Nixon et Elvis s'étaient rencontrés. Apparemment, un autre film avait déjà été tourné en 1997. Je ne l'avais pas vu. En ce qui concerne les acteurs ils sont brillants. Les deux principaux réussissent parfaitement à incarner leur rôle. Nous avons un Elvis en dehors de la réalité et un Nixon qui prend une place massive à l'écran malgré ses apparitions bien moindre. Étant un film qui parle de deux hommes les femmes n'ont que peu de place sauf en tant que fans hystériques. L'intrigue est menée tranquillement. On ne nous donne pas de scènes flamboyantes au contraire on préfère nous offrir une forme de vie de tous les jours à la fois dans l'entourage d'Elvis et à la Maison Blanche jusqu'à atteindre le pinacle lors de la rencontre des deux hommes.

Celle-ci est dépeinte comme la rencontre de deux personnes très différentes mais en même temps identiques. Alors que Nixon est montré comme un être intelligent et retors Elvis est montré comme quelqu'un qui vit en dehors de la réalité. Mais tout est fait pour montrer à quel point ils sont proches. Ils vivent dans des maisons qui se ressemblent, ils aiment les armes, ils sont patriotes, ils sont inquiet face au communisme dont ils voient l'infiltration dans tous les recoins et surtout ils ont les mêmes idées. Le film nous montre deux personnes qui pensent de la même manière. Qui considèrent les USA comme un flambeau de liberté mis en danger par une jeunesse manipulée par des jaloux. Cependant, le film ne va pas trop loin dans cette direction. Il reste très lisse et refuse de prendre une distance critique face à son sujet et en particulier face à Elvis. Cette absence fait du film plus une hagiographie qui continue un mythe qu'un réel travail de compréhension d'un évènement particulier et du contexte de celui-ci. Et cette absence de distance critique empêche le film d'atteindre un niveau bien supérieur.

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**** de très bons acteurs, une bonne mise en scène, le choix d'une anecdote intéressante mais pas de distance critique seulement la continuation d'un mythe.
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Image : Allociné

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11:14 Écrit par Hassan dans Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elvis, nixon | | | |  Facebook

22/07/2016

Independance day: resurgence

Il y a 20 ans les aliens attaquaient la Terre. Dans un effort héroïque un petit groupe parvint à s'infiltrer dans le vaisseau mère afin de le désactiver et permettre une contre-attaque victorieuse. Mais les pertes furent lourdes. Aujourd'hui, en 2016, le monde n'a jamais été aussi pacifique, uni ni aussi fort technologiquement et militairement. Sachant que les aliens allaient probablement revenir l'humanité s'est préparée. Le système solaire est colonisé par quelques bases militaires équipées d'armes à la technologie hybride. La Lune elle-même est notre première défense. Quant à la Terre, elle est défendue par un conseil composé des grandes puissances. Malgré ces préparations la paix règne. Mais des évènements étranges se déroulent un peu partout. En soi, ce ne sont pas des causes d'inquiétudes, mais les experts se posent des questions. Et alors qu'un vaisseau géant approche le monde comprend qu'illes sont de retour. Et illes sont plus nombreux et plus puissant que la première fois.

Comment prendre ce film ? Il fait suite à un classique des blockbusters d'été. Un film de 1996 qui changea beaucoup de choses. Il y a beaucoup de bonnes idées dans sa suite. D'une part, les 20 ans se sont réellement déroulés. Nous avons une nouvelle génération, un monde différent avec une avancée technologique impressionnante. Malheureusement, le film ne nous montre pas vraiment cette évolution alors que cela m'aurait beaucoup intéressé. Les personnages ne sont pas non plus très bien écrits. Ce sont des personnages tel Hollywood en construit à la chaine : le bad boy, le mec sage, le mec lourd, la femme qui reste à l'arrière, les adolescents paumés... rien de nouveau sous le soleil. La réalisation essaie aussi de mieux nous faire comprendre l'univers dans lequel s'inscrit le film (tout en annonçant une suite) mais il le fait de manière tellement ridicule que l'on se croit dans une série B. La seule avancée se sont les effets spéciaux particulièrement impressionnant, bien qu’un poil ridicule. En bref, le film est loin d'être bon même pour un blockbuster. Mais on rigole bien, le temps passe assez vite et on se moque facilement aussi bien de l'intrigue que des personnages.

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** On ne peut pas dire qu'il est mauvais car ce film est vide.
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Image : Site officiel

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09:54 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : independance day, resurgence | | | |  Facebook

17/07/2016

Doctor Who. Engines of war par George Mann

Titre : Doctor Who. Engines of war
Auteur : George Mann
Éditeur : BBC Books 18 juin 2015
Pages : 320

Les aventures du Docteur sont largement connues. Toutes ses incarnations sont observées avec attention alors qu'il se déplace dans le temps et l'espace. Mais une incarnation est oubliée : le War Doctor. Tandis que la Guerre du Temps entre les Daleks et les Seigneurs du Temps explose dans l'univers et dans toutes les époques le Docteur a changé. Il a abandonné son nom, son corps et ses idéaux afin de devenir ce qu'il avait besoin d'être pour survivre à la guerre : un guerrier. Alors qu'il mène un escadron de Tardis contre une flotte Dalek le Docteur est touché et s'écrase sur une planète locale : Moldox. Les humain-e-s qui y vivent se trouvent sous le joug des Daleks qui les capturent et expérimentent sur elleux. Seules quelques poches de résistance subsistent. L'une de ces résistantes se nomme Cinder. Alors que le Docteur la sauve d'une mort certaine cette dernière accepte de le mener dans les camps de prisonniers tenus par les Daleks. Le Docteur y découvre le véritable plan des Daleks et doit avertir son peuple. Mais peut-il encore leur faire confiance ?

Depuis le début de la nouvelle série les scénaristes nous expliquent que le Docteur a combattu dans une guerre apocalyptique et que ce qu'il y a vu l'a changé à jamais. Durant cette guerre le Docteur a décidé de prendre la décision de détruire deux races afin de sauver l'univers. Plus tard, Steven Moffat, alors showrunner, nous offrit l'incarnation du War Doctor sous les traits de John Hurt. Mais qui est-il ? Qu'a-t-il fait ? C'est ce que ce seul tome souhaite nous expliquer. Bien que le Docteur y soit dépeint comme beaucoup plus rude il n'est pas fondamentalement différent de ce que l'on connait. C'est un personnage qui place en haute estime les valeurs de pitié et de respect de la vie. Ce que nous offre ce livre est différent. Il montre de quelle manière une civilisation pacifique et avancée perd son identité afin de devenir, en pleine guerre, un ennemi aussi impitoyable que les Daleks. Alors que le Docteur questionne ses choix et refuse de prendre certaines décisions on observe des dirigeants être certains de leurs décisions capables de génocide au nom du bien commun. On observe l'effet d'une guerre sur des personnes qui, autrement, reculeraient devant l'horreur de ce qui leur est demandé. Bref, on parle de l'effet d'une guerre que l'on croit juste, nécessaire et, surtout, sans concession.

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*** Intéressant mais les personnages ne sont pas toujours assez bien décrits pour que l'on s'y attache.
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Image : Éditeur

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16/07/2016

Ice Age 5. Collision Course

One pensait pas qu'illes l'oseraient. Mais si ! Un cinquième Ice Age a lieu (alors que la planète est en plein réchauffement global...). Tout va bien dans le meilleur des mondes. Diego est heureux, Manny est heureux en mariage, Syd est... Syd et surtout Peach est amoureuse. Bon d'accord tout ne va pas très bien car Manny n'apprécie pas beaucoup le futur mari de Peach. Apparemment, même avant l'humanité un père qui hait son gendre était un cliché déjà en cours. Tout ça pourrait ne pas trop mal se passer (mis à part les peines de cœurs d'un Syd qui ne comprend pas qu'il est la cause de ses échecs) si Scrat ne faisait pas encore des siennes. Je soupçonne Scrat d'être le chaos incarné chargé de la destruction de toutes vies dans l'univers et habilement déguisé en un mignon personnage. Cette fois il ne chôme pas puisqu'il est la cause du système solaire, des constellations et surtout d'un astéroïde tueur de monde qui se dirige vers la Terre. Il reste deux jours pour qu'un plan impossible réussisse.

Que penser de ce cinquième volet ? L'un des thèmes de la série Ice Age est la famille. Dans le premier un veuf découvrait que les amis peuvent remplacer la perte d'une famille, le second permet à Manny de chercher ses semblables et surtout une femme, le troisième parlait de bébés tandis que le quatrième était en pleine adolescence. Dans le cinquième Peach est une jeune adulte encore plein d'espoirs et de rêves mais prête à quitter le foyer. Bref, Manny et Ellie doivent accepter le départ prochain de leur petite fille plus si petite que ça. Derrière ce thème assez classique se met en place des idées tout aussi classiques. Ainsi, Manny protège régulièrement Ellie et Peach contre l'adversité. Cette fois il doit passer la main à un gendre et ça pose des problèmes. Ainsi, on observe Manny et Ellie tester le jeune couple dans un cadre très genré. Alors que Manny test la virilité du jeune homme, Ellie test les capacités maternelles de Peach. Bref, nous sommes en 2016 et nous sommes réduits à observer encore et toujours les difficultés hétérosexuelles d'un modèle de famille qui n'a jamais existé. Ajoutez à cela un bon nombre de blagues et ça passe bien que difficilement. Bref, une série de films à bout de souffle pour un thème éculé jusqu’à la racine.

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*** Les scénaristes ont trop fumé pour pondre un épisode fait à la va vite
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Image : Site officiel

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09:40 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ice age, collision course | | | |  Facebook

03/07/2016

L'échec d'une prophétie par Leon Festinger, Hank Riecken et Stanley Schachter

Titre : L'échec d'une prophétie
Auteurs : Leon Festinger, Hank Riecken et Stanley Schachter
Éditeur : PUF 1993 (1956)
Pages : 252

Que se passe-t-il lorsqu'un groupe met en place une croyance qui s'avère erronée ? La question semble simple mais sa résolution fut compliquée. Pour y répondre les auteurs, et leurs observateurs et observatrices, ont infiltré un groupe plus ou moins mystique et amateur d'OVNIs. Le récit de cette étude se déroule sur 10 chapitres. Le premier chapitre permet aux auteurs de mettre en place leur position théorique. Ils expliquent pourquoi il est difficile d'observer la réaction à l'échec d'une prophétie. Les sources manquent et les individus se sont rarement intéressé aux réactions. Selon les auteurs, l'échec devrait déboucher sur un prosélytisme plus intense.

Afin de vérifier cette hypothèse ils mettent en place l'observation secrète d'un groupe ayant récemment annoncé l'apocalypse pour un mois plus tard. Sur cinq chapitres on nous dépeint de quelle manière le groupe s'est constitué, qui en fait partie et surtout comment il fonctionne. Le but est de vérifier la croyance individuelle ainsi que l'état de l'engagement. Les auteurs montrent que certaines personnes restent à la marge tandis que d'autres s'impliquent fortement dans cette nouvelle foi. L'implication n'est pas seulement mesurée en temps mais aussi en relation avec la vie extérieure. Les plus endoctriné-e-s abandonnent études, métiers et familles tout en suivant scrupuleusement les ordres venu du plan supérieur. Mais personne ne tente réellement de créer un prosélytisme actif.

Le chapitre sept explique de quelle manière le groupe et les membres ont réagis à la défaite de leur prophétie. Les auteurs montrent que les membres du groupes présents dans le même lieu ont pu mettre en place une explication commune qui a permis de les convaincre et même de renouveler une foi vacillante. Les personnes isolées, par contre, ont perdu leur foi et se sont rapidement éloignées du groupe. Les auteurs montrent aussi que le groupe, d'un seul coup, souhaite propager son message par tous les moyens. Les journalistes sont convoqués et des séances publiques sont mises en place tandis que les écrits de la doctrine sont offerts au public après un secret quasiment intégral. Le chapitre 8 explique les conséquences de cette publicité. En effet, les voisins, les patrons et les autorités ont agi contre des personnes qui se rapprochaient des enfants et qui les inquiétaient. Plusieurs femmes se sont vues menacées d'un examen psychiatrique tandis que le second perdait emploi, statut et passait devant la justice pour être soumis à une expertise afin de juger de sa capacité à gérer ses biens et à garder ses enfants. Le groupe, à la finale, s'est dissous et s'est perdu de vue.

Les deux derniers chapitres permettent, en particulier, d'expliquer la méthodologie de l'enquête. En effet, les auteurs ont dû agir dans l'urgence dans un cadre mouvant avec des réunions longues. Les observateurs et observatrices se sont infiltré-e-s et donc les observé-e-s n'ont jamais consenti à la recherche, ce qui crée un problème éthique important. L'infiltration ainsi que l'enquête ont été difficiles et les personnes envoyées par les chercheurs ont eu un effet, certes involontaire, important sur le fonctionnement du groupe. Au final, ce livre décrit une recherche passionnante au sein d'un groupe de personnes discrètes et convaincues de la fin du monde. La manière dont ces personnes réagissent à l'échec de la prophétie est passionnant et ne peut que donner des enseignements importants pour de nombreuses personnes s'interrogeant sur l'endoctrinement, les sectes et la radicalisation (religieuse ou non).

Image : Amazon

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Guibord s'en va-t-en guerre

Steve Guibord est un député indépendant d'une petite province canadienne constituée en grande partie de trois villes, une mine, de camions qui passent, de la pépinière de sa femme et d'une réserve d'amérindiens. Son local se trouve dans un petit immeuble à l'arrière-boutique d'un magasin de lingerie fine. Récemment, un jeune stagiaire est venu tout droit d'Haïti afin de le seconder : Souverain Pascal. Ce dernier est une encyclopédie vivante de philosophie politique. Bien qu'il ne connaisse pas encore le terrain il sait tout des grand-e-s philosophes. Son stage va lui permettre voir un politicien faire de la politique. Guibord, lui, n'a pas de vrais pouvoirs. Il est un indépendant en dehors de tous les partis et ne peut parler qu'un ou deux fois par années. Son quotidien est régulé par les visites entre des villes distantes de millier de kilomètres, la rencontre des maires, les problèmes de barrages routiers et les relations avec les Algonquins. Mais tout changer alors qu'un débat national s'ouvre sur l'opportunité d'entrer en guerre. Le Premier Ministre souhaite recevoir l'aval du parlement. Mais il y a un problème, l'opposition est unie contre cette décision et le parti majoritaire perd une députée qui va s'abstenir. Il ne reste que Guibord qui peut faire basculer le pays dans la guerre ou garder la paix. Ce petit député local est soudainement devenu l'homme politique le plus important du pays et tout le monde veut savoir ce qu'il va faire.

Le réalisateur de ce film avait déjà offert l'excellent Starbuck (qui eut une adaptation française désastreuse qu'il faut fuir à tous prix). Cette fois il décide de faire un film de comédie politique sur la politique. L'intrigue est particulièrement réussie, les dialogues sont savoureux et les acteurs et actrices superbes. Mais, pour en venir à la substance, on peut mettre en avant deux aspects principaux.

Premièrement, il est clair que le réalisateur considère la politique comme une forme de théâtre dont les figurant-e-s se connaissent mutuellement. C'est simple, Guibord est capable de saluer amis comme ennemis par leurs prénoms et de leur laisser des messages discrets face à la caméra. Personne n'est dupe et tout le monde sait que tout est construit. Que ce soit la journaliste, le syndicaliste, le maire ou d'autres personnes chacun-e-s sait comment l'autre (ré)agit et tout le monde est capable de se contacter en cas de besoin. Ce thème est particulièrement mis en avant lors du débat alors que les pacifistes débarquent dans une magnifique représentation parfaitement contrôlée et montrant la preuve d'une grande préparation. De plus, Souverain lui-même y participe en créant des séances Skype sous forme de conférences pour sa famille et son public à Haïti qui observent le drame politique sous un œil à la fois intéressé et surpris.

En second lieu, le film nous montre, à mon avis, que toute politique est locale et dépend du peuple. Je ne dis pas ça seulement parce que Guibord tente de créer une forme de démocratie directe mais aussi parce que la population s'empare du thème et en transforme la signification. D'une question philosophique sur la nécessité d'une guerre déclarée juste on passe à la question des effets de celle-ci pour la prospérité locale. Ainsi, le film montre particulièrement bien non seulement la difficulté de créer des discussions démocratiques lorsque la population manque d'informations ou ne souhaite pas discuter du thème choisi mais aussi l'importance de la vie quotidienne pour les décisions du peuple. Prendre une décision au niveau de la nation, voir du monde, a bel et bien des effets. Certains sont positifs tandis que d'autres sont négatifs. La question est moins philosophique que pratique.

En conclusion, j'avais beaucoup aimé Starbuck qui offrait un magnifique moment d'humour et de légèreté. J'aime tout autant, et je conseille, ce film qui sous ses abords humoristiques envoie un message important sur ce qu'est la politique et sur la manière dont le spectacle est mis en scène par les professionnel-le-s du monde politique.

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***** Un film drôle et bien écrit. Une réussite.

Image : Allociné

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09:24 Écrit par Hassan dans Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guibord s'en va-t-en guerre | | | |  Facebook

02/07/2016

Superman / Batman 2 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco

Titre : Superman / Batman 2superman-batman-tome-2-270x406.jpg
Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco
Éditeur : Urban comics 4 mars 2016
Pages : 336

Ce tome contient les numéros 14-26 publiés dans Superman/Batman vol. 2. Superman et Batman font partie des trois héros les plus puissants et les plus apprécié des USA. Avec Wonder Woman ils protègent le monde des menaces humaines, méta humaines et aliens. Bien entendu, illes ne sont pas seul-e-s. Illes sont aidé-e-s par plusieurs groupes. Ce qui définit Batman et Superman provient de leur enfance. Mais que se passerait-il si, d'une part, les deux amis se retrouveraient seuls et si, d'autre part, leur enfance était modifiée ? La réponse à cette question se trouve dans ce tome. En effet, du jour au lendemain le monde change. La Ligue de Justice n'a jamais existé. Les héro-ïne-s sont pourchassés. Batman et Superman sont les maitres du monde. L'humanité n'a que deux choix : obéir ou mourir.

Le tome précèdent, bien que loin d'être bon, partait sur de bonnes bases. Ce second tome est un échec monumental. Le problème n'est pas l'intrigue. Celle-ci aurait pu permettre une réflexion intéressante sur le destin et les conséquences des voyages dans le temps (ce ne serait pas inédit mais ça peut toujours être bien). Le problème est son traitement. En effet, le scénariste a décidé de passer très rapidement sur le monde alternatif des dictateurs Batman et Superman pour passer dans plusieurs mondes alternatifs. L'effet, durant la lecture, est un fouillis improbable de personnages et d'intrigues. Cela n'est pas aidé par la seconde partie du tome qui introduit un nouveau groupe dans un nouveau monde parallèle. Bien qu'il soit difficile de ne pas y comprendre une petite moquerie entre concurrents là aussi le traitement est défaillant. On ne comprendre pas grand-chose et, en fait, on se lasse très rapidement. Seuls les deux derniers numéros sont intéressants. Leur point commun est de s'attacher à un thème fort et de coudre autours. Dommage que le reste du tome soit si médiocre.

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** Non, juste non...
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Image : Éditeur

Superman / Batman 1 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner

Titre : Superman / Batman 1superman-batman-tome-1-270x416.jpg
Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner
Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
Pages : 336

Ce premier tome contient les numéros 1-13 ainsi que Superma/Batman secret files 1 publiés dans Superman/Batman vol. 1. Superman et Batman sont très différent. Alors que l'un incarne le jour, la justice et l'espoir l'autre est la nuit, la peur et la vengeance. Pourtant, ces deux personnages si différents sont amis. Les deux savent qu’un jour il pourrait être possible qu'ils se combattent. Et alors que l'un se prépare l'autre accepte et fait confiance. Dans ce tome les deux amis se trouvent mêlés à deux intrigues. Dans la première moitié du tome Lex Luthor est le président des USA. Durant son mandat il apprend qu'un astéroïde s'approche de la Terre et risque de détruire toute vie. Il décide donc d'arrêter Superman. Mais ce dernier n'est pas d'accord. Dans la seconde moitié du tome on en apprend plus sur l'astéroïde. En effet, une jeune fille y était cachée. Celle-ci déclare être la cousine de Superman. Alors que Superman est heureux de ne plus être seule Batman se demande si cela ne cache pas autre chose.

Les deux intrigues de ce tome ont été adaptées en film d'animation. Je connaissais donc déjà l'histoire. Cependant, les comics sont un peu différents. On en apprend plus sur ce que fait vraiment Luthor. Kara Zor'el, elle, a un rôle beaucoup moins important. Une bonne partie de ce qu'elle fait dans le film est abandonné ce qui lui laisse un rôle beaucoup plus passif face à un Superman protecteur. Et, à mon avis, c'est dommage. Enfin, les deux parties de l'histoire sont mieux reliées que dans les adaptations. Et il semble que cela va continuer. Les dessins sont assez plaisants même si je me pose des questions en ce qui concerne certains costumes et certaines poses des personnages féminins. En bref, j'apprécie l'histoire mais il n'y a pas de surprise ni rien de particulièrement transcendant. Seulement, on nous offre deux héros très différents et j'aime bien voir de quelle manière chacun d'eux voit le monde et les actions entreprises.

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*** Ni mauvais, ni bon mais sympathique.
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Image : Éditeur

29/06/2016

The Superior Spider-Man 6. La nation bouffon par Dan Slott, Christos Cage et Giuseppe Camuncoli

Titre: The Superior Spider-Man 5. Les heures sombres
Auteur-e-s : Dan Slott, Christos Cage, Humberto Ramos et Javier Rodriguez
Éditeur : Panini comics 2 mars 2016
Pages : 168

Ce tome contient les numéros 27-31 de Superior Spider-Man ainsi que le numéro 2 de Superior Spider-Man. Un mois a passé depuis le dernier tome. Otto Octavius a réussi. La ville n'a plus de crime organisé et le maire et la police sont dans sa poche. Du moins c'est ce qu'il croit car au même moment la ville brule. Alors qu'il manipulait le monde et se souciait de son entreprise et de son doctorat Norman Osborn prenait le contrôle du crime et des infrastructures de la ville. Il est maintenant prêt et il propose un choix à Otto Octavius: le rejoindre en tant que second ou la destruction de tout ce qu'il est. Ni la ville, ni Otto ni Spiderman ne s'en sortiront indemne.

Il était clair depuis le début que ce changement de personnage serait temporaire. Durant 5 tomes on a vu Otto se déclarer supérieur et modifier les méthodes non seulement de Peter mais aussi de Spider-Man. Ceci a mené à la perte de nombreux ami-e-s mais aussi à un lien avec les intrigues qui se déroulent en 2099 par la mise en place d'Alchemax. Ce tome ne se contente pas de placer Otto face au Bouffon. Il détruit tout ce que pensait avoir créé Otto Octavius ce qui lui permet de terminer par une action réellement héroïque. Je ne sais pas comment la suite est écrite mais je pense m'y intéresser prochainement.

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**** Un dernier tome bon, spectaculaire et une série qui rend hommage non seulement à Otto Octavius mais aussi à Spider-Man.
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Image : Éditeur

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The Superior Spider-Man 5. Les heures sombres par Dan Slott, Christos Cage, Humberto Ramos et Javier Rodriguez

Titre: The Superior Spider-Man 5. Les heures sombres
Auteur-e-s : Dan Slott, Christos Cage, Humberto Ramos et Javier Rodriguez
Éditeur : Panini comics 2 décembre 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 22-26 de Superior Spider-Man ainsi que le numéro 1 de Superior Spider-Man Annual. Peter Parker, alias Spider-Man alias Otto Octavius, commence une nouvelle vie. Après que son employeur, le laboratoire Horizon, ait été racheté par Alchemax il reçoit son doctorat. Il décide immédiatement de construire sa propre entreprise : les Entreprises Parker. Peter souhaite révolutionner le monde tout en créant de nouveaux gadgets pour son alter-ego. Spider-Man, lui, possède Spider-Island et son armée humaine et robotique. Mais tout ceci pourrait bien être mis en danger alors que Venom revient en ville. Ce dernier n'est autre que Flash Tompson mais le Spider-Man supérieur n'en a pas le souvenir depuis que les souvenirs de Parker ont été effacés. Et, dans l'ombre, une menace plane.

Depuis 4 tomes on observe les agissements d'un personnage différent : un Spider-Man contrôlé par Otto Octavius. Le seul but d'Octavius est de prouver sa supériorité. Mais, ce faisant, il a agi de manière à rendre être suspect. Pire, il a mis en place une armée privée et une surveillance de tous les instants. Ce tome, l'avant-dernier, est le début de la fin. En effet, pendant un temps les scénaristes nous montrent un personnage mieux apprécié. Mais cela n'est qu'un moyen pour mieux faire tomber Otto Octavius dans le danger de sa propre arrogance. Ce tome permet de montrer que les agissements d'Otto commencent à sa retourner contre lui. Aussi bien la mairie, la police que la population et ses ami-e-s commencent à se révolter. Plus important, Venom est un moyen de créer un combat contre les Avengers et donc de risquer de briser son secret. Bien que la fin approche il est facile de comprendre que de nombreuses choses vont changer pour ce personnage.

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**** Un avant-dernier tome tout aussi bon que les autres. C'est toujours l'une de mes séries préférées.
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Image : Éditeur

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27/06/2016

Le monde de Dory

Il y a un an (du moins dans l'univers de Nemo), le jeune poisson Nemo s'est perdu et a été kidnappé par un bateau. Son père, Marin, n'a pu le retrouver que grâce à l'aide de Dory. Cette poisson est brave mais elle a aussi une maladie : un trouble de la mémoire immédiate. Bien qu'elle ne se souvienne que de peu de choses elle sait qu'elle a des parents et qu'elle cherche quelque chose. Depuis un an elle vit plus ou moins avec Marin et Nemo dans leur petit coin de l'océan. Mais, d'un seul coup, des flashs de souvenirs lui reviennent. Ceux-ci semblent lui permettre de retrouver ses parents. Sur un coup de tête elle décide de voyager de l'autre côté de l'océan afin de terminer, enfin, sa quête !

N'en déplaise à certain-e-s gardien-ne-s de la culture légitime il m'arrive d'aller voir des films d'animation destiné, en premier lieu, à des enfants et leurs familles. Lorsque les scénaristes sont bon-ne-s ces films ont souvent plusieurs niveaux de lecture qui permettent à tout le monde de les apprécier (et c'est un exercice difficile d'écrire ainsi). J'avais vu, il y a longtemps, Nemo. Dory n'était qu'une sorte de clown qui servait de contre-point à la nature prudente de Marin. Bien qu'elle soit brave et elle est aussi inconsciente puisqu'elle ne se rend pas compte de ce qu'elle fait (un peu comme certains politiciens). Je trouvais donc intéressant qu'un film se concentre sur elle afin de lui donner un peu plus de profondeur. Je dois dire que c'est très réussi. Nemo et Marin et les autres personnages n'évoluent que peu. Dory, par contre, devient à la fois un personnage de courage et d'optimisme et le personnage ayant l'histoire la plus triste de bien des histoires. Les scénaristes ont réussi non seulement à montrer comment, progressivement, tout s'efface pour Dory mais aussi à montrer que la perte de ses souvenirs n'efface pas son besoin de retrouver ce qu'elle a perdu. J'ai été particulièrement frappé par l'une des dernières scènes qui montre comment Dory s'enfonce dans le désespoir et l'oubli durant une crise de panique. La peur, la tristesse et le désespoir ont rarement été si bien montré dans ce genre de film. Bref, encore une réussite pour Pixar.

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**** Un second film encore plus réussi que le premier.
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Image : Allociné

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08:08 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le monde de dory | | | |  Facebook

24/06/2016

Vikings saison 3

Après un long temps d'attente (et alors que la moitié de la saison 4 est passée) j'ai enfin regardé la troisième saison de Vikings. Spoiler alert pour les personnes qui n'ont pas vu la saison 2. On quittait Ragnar alors qu'il assassinait le roi Horik qui, lui-même, essayait de tuer Ragnar et sa famille. Grâce à cette série on apprend à quel point l'amitié est une belle chose... Bien que Ragnar ait perdu un allié Lagertha, elle, le soutient toujours. Et les deux anciens amant-e-s décident de retourner au Wessex afin de parlementer avec le roi et de s'enquérir de la situation des mercenaires vikings utilisés en Mercia. Les deux peuples semblent s'entendre. Mais Ragnar a un nouveau rêve. En effet, il entend parler d'une ville magnifique mais difficile à vaincre : Paris. Et si les Vikings se lançaient dans une entreprise jamais tentée auparavant ?

Oui, je sais, la série n'a presque pas de logique historique. Des évènements et des personnages séparés par des années se retrouvent dans une même intrigue en moins d'un an ! Mais j'avais beaucoup apprécié les deux premières saisons je voulais donc regarder la troisième. J'avoue que je suis fasciné par ce peuple. Cette saison se divise en deux : une intrigue au Wessex suivie du siège de Paris. Bien que l'on apprenne ce qui se déroule au Wessex durant la seconde partie de la saison je me demande ce que les scénaristes vont faire de tout cela et de certains personnages. En ce qui concerne les mauvaises nouvelles j'ai l'impression que la série se lance dans du sexe et du sang facile sans se poser la question de l'utilité pour l'intrigue. C'est un peu dommage. Par contre, j'apprécie que les scénaristes essaient de poser la question du dialogue entre plusieurs cultures et surtout l'effet du christianisme. Certains personnages commencent à ne pas apprécier ce nouveau dieu et on commence à voir comment les chrétiens tentent d'influence les païens. J'espère que la série va continuer dans ces deux directions et il me semble que la fin de la saison pourrait être un bon départ pour cela.

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**** Une série que j'apprécie toujours autant. J'espère que la saison 4 reste dans la même veine.
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Image : Site officiel

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16:22 Écrit par Hassan dans Histoire, moyen âge | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vikings | | | |  Facebook

23/06/2016

der Staat gegen Fritz Bauer

L'Allemagne, les années 50, est divisée entre l'URSS et les alliés. L'Allemagne de l'ouest, à la sortie de la guerre, a engagé plusieurs procureurs afin de poursuivre les crimes commis durant et avant la guerre par le régime précédent et les individus qui le constituait. La personne à la tête de ce groupe est Fritz Bauer : un ancien militant socialiste et juif qui a dû s'exiler durant la période nazie. Bien qu'il essaie de retrouver les anciens nazis il est stoppé par de nombreuses forces. Celles-ci ont pied aussi bien dans son administration que dans l'État au sens large. En effet, les personnes qui étaient nommées durant la période nazie peuvent toujours se trouver en position de pouvoir et leur intérêt n'est pas de se retrouver devant les tribunaux ni d'abandonner leurs amis. De plus, ni l'Allemagne ni les USA n'ont intérêt envers un procès. Mais lorsque Fritz Bauer reçoit une piste pour Eichmann il ne peut pas abandonner malgré tous les obstacles qu'il rencontre.

Ce film allemand a décidé de ne pas parler des crimes en soi ni de parler de la guerre. Son réalisateur a souhaité examiner la société de l'après-guerre alors que l'occident entre dans une prospérité jamais connue. Dans ce contexte d'optimisme retourner sur le passé de l'Allemagne n'est pas une position appréciée. Et le réalisateur montre bien cette envie d'oublier et d'aller de l'avant, de retrouver des marques de fierté. Alors qu'une partie encore large de la population reste en faveurs de l'ancien régime, qu'une minorité est toujours loyale et qu'une autre large partie souhaite seulement oublier et avancer il n'est pas facile de demander des comptes. Le film montre très bien cet aspect. Il possède une atmosphère à la fois sobre et intense. Fritz Bauer n'est pas forcément un homme sympathique et on l'observe lutter alors qu'il semble malade. Il semble attendre tous les sacrifices de ses employés. Mais on l'observe aussi se demander si les personnes qu'il rencontre sont avec lui ou non. Qui est digne de confiance et qui ne l'est pas ? Bref, un très bon film qui mérite d'être regardé.

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**** Un film sobre qui traite un sujet sans émotions inutiles.
*****

Image : Allociné

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18/06/2016

Quantum and Woody 1. Les pires super-héros du monde par James Asmus, Tom Fowler et Jordie Bellaire

Titre : Quantum and Woody 1. Les pires super-héros du monde
Auteur-e-s : James Asmus, Tom Fowler et Jordie Bellaire
Éditeur : Bliss comics 27 mai 2016
Pages : 128

Ce premier tome contient les numéros 1-4. Mis à part Marvel et DC le marché américain connait un certain nombre d'éditeurs indépendants. L'un de ces éditeurs a choisi de mettre en place son propre univers partagé: Valiant. Jusqu'à maintenant il était difficile de lire ces comics en français puisque panini avait renoncé. Mais un nouvel éditeur s'est lancé : Bliss comics. Pour l'instant seuls trois comics ont été édité mais leur accueil fut très bon. Quantum and Woody est le troisième. Les auteur-e-s nous font découvrir deux frères dont le père vient de mourir. Alors que le premier est un soldat de l'armée américaine bien intégré dans la société le second est un looser, voleur et menteur. Oh, et ils ne se supportent pas ! Lorsqu'un accident de laboratoire leur donne des pouvoir les deux frères décident d'enquêter sur la mort de leur père. Du moins ils essaient car ils font plus de dégâts que de bien.

Être un super-héros est censé impliquer d'incarner la droiture, la justice et surtout la compétence face à un monde de chaos. Ce sont des symboles vers lesquels on se tourne en des temps difficiles (ou que l'on critique parce qu'illes s'arrogent le droit d'enquêter, juger et punir sans avoir à rendre compte de leurs actions). Mais, certains personnages sont tout sauf cela. C'est ainsi que DC possède Harley Quinn tandis que marvel joue avec Deadpool. Chez Valiant ce sont Quantum and Woody. Ce n'est donc pas du tout étonnant de retrouver le même type d'humour. Ici nous avons deux paumés qui essaient de survivre tout en se détestant. Plus qu'une enquête c'est une relation entre deux personnes qui se connaissent depuis l'enfance et qui ont des problèmes relationnels avec leur père. C'est à la fois drôle et parfois émouvant. Je me suis bien amusé sans que je puisse considérer le comics comme parfait. J'ai, en tout cas, envie de continuer.

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**** assez drôle et plutôt réussi.
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Image : Amazon

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17/06/2016

Paul Dini présente Batman 3. Les rues de Gotham par Paul Dini et Dustin Nguyen

Titre : Paul Dini présente Batman 3. Les rues de Gothampaul-dini-presente-batman-tome-3-270x418.jpg
Auteurs : Paul Dini et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 5 février 2016
Pages : 344

Ce tome contient les numéros 1-4, 7, 10-14 et 16-21 de Batman : Streets of Gotham. Batman a changé. Suite au combat contre Darkseid une nouvelle personne porte le manteau de la chauve-souris. Aussi bien la police que les criminelles se sont rendus compte de ce changement. Ceci permet quelques opportunités. C'est ainsi que le passé de Gotham refait surface. Et certains des ennemis les plus féroces du Batman décident de sortir de l'ombre afin de se servir. Mais la ville n'est pas isolée pour autant. De nombreux héro-ine-s étaient allié-e-s au Batman et pourraient avoir leur mot à dire.

Ce troisième, et dernier, tome contient deux grosses intrigues. Mais seule une me semble intéressante. Nous avons aussi deux Batman qui se succèdent. La première intrigue place le Batman sur les traces d'un assassin d'enfant disparus. Cette histoire permet de donner un peu de profondeur à Damian tout en présentant un nouveau personnage. La seconde intrigue concerne Silence. Elle est bien plus longue et s'inscrit véritablement dans le tome. En effet, durant tous les épisodes la menace de Silence est palpable. Ce dernier a un plan afin d'accomplir, enfin, son but. Paul Dini utilise ce personnage afin de relier plusieurs fils tendus depuis longtemps tout en approfondissant fortement l'histoire des familles Wayne et Elliot en les liant à la mafia de Gotham. On observe les conséquences de vieilles querelles. Bien que ce tome soit encore très bon il est tout de même dommage que plusieurs événements ne soient pas plus approfondis. Le retour de Bruce Wayne se trouve dans une autre collection mais j'aurais aimé qu'il soit moins abrupt. De plus, un vilain des derniers épisodes est laissé à l'abandon au profit du Silence. J'ai donc beaucoup aimé ces trois tomes que je conseille.

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***** Un très bon tome 3 malgré quelques défauts.

Image : Éditeur

14/06/2016

Nova 3. La route vers nulle part par Gerry Duggan, Paco Medina et David Baldeon

Titre : Nova 3. La route vers nulle
Auteurs : Gerry Duggan, Paco Medina et David Baldeon
Éditeur : Panini comics 2 mars 2016
Pages : 152

Ce tome contient les numéros 10-16 de Nova 2013. Depuis que Sam Alexander a hérité du casque il essaie d'être un héros. Il a prévenu le monde de l'arrivée du Phénix et il apprend à prendre en compte ses responsabilités plutôt que de chercher le combat à tous prix. Cependant, il ne pense pas trop au reste du corps des Nova. Les morts sont parsemées dans la galaxie est l'un des signaux pourrait provenir de son père. Sam décide de suivre chacun de ses signaux et de comprendre la raison de la mort des Nova. Chemin faisant, il aide un criminel recherché par Beta Ray Bill. Ce dernier n'est pas particulièrement heureux de voir un Nova aider son ennemi. En plus, Sam doit suivre les cours à l'école.

Que penser de ce troisième tome ? Celui-ci introduit une troisième équipe créative dans la série. Si j'ai bien compris, celle-ci devrait être présente à long terme. Elle construit sur les deux tomes précédents en envoyant Nova là où il devrait être : l'espace. J'ai plutôt aimé suivre Sam dans l'espace et faire ce que feraient tous les ados de 14 ans : s’éclater ! Par contre, je n'ai pas trouvé l'intrigue particulièrement réussie. J'aurais aimé quelque chose un peu plus sous la forme d'une quête des origines (et du père) que des combats qui montrent à Sam à quel point il est inexpérimenté. Je trouve l'intrigue terrestre mieux réussie. Sam n'en a que peu conscience et, donc, nous n'en savons que peu. Mais, non seulement Sam doit jongler avec l'école mais sa mère doit aussi porter la famille. Cela crée de nombreux problème qu'un jeune garçon ne voit pas. Il est cependant dommage que ces deux intrigues ne soient pas mieux reliées.

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*** Pas trop mal mais loin d'être génial.
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*****

Image : Éditeur

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03/06/2016

The New Avengers 4. Un monde parfait par Jonathan Hickman, Valerio Schiti et Kev Walker

Titre : The New Avengers 4. Un monde parfait
Auteurs : Jonathan Hickman, Valerio Schiti et Kev Walker
Éditeur : Panini comics 6 avril 2016
Pages : 144

Ce quatrième, et dernier, tome contient les numéros 18-23 de New Avengers (2013). À la fin du dernier tome Hickman nous mettait en présence d'une équipe de la Terre 4 290 001. Cette équipe se nomme la Grande Société et leur moralité est bien plus grande que celle des Illuminatis (et surtout ce sont des références envers la justice League de DC). Entre deux équipes qui ne veulent que le bien et qui souhaitent éviter toute effusion de sang les choses ne peuvent que bien se passer. Mais c'est oublier que les actions de chacun des Illuminatis a entaché leur âme. Peut-on encore leur faire confiance ? Sont-ils capables d'aller jusqu'à la destruction d'un monde avec toutes les personnes qui s'y trouvent ? La moralité est-elle possible face à une telle échelle de destruction et à la possibilité de perdre deux univers entiers ?

Depuis le début, New Avengers se veut un exercice autour du thème de l'éthique et de la moralité. On met ensemble plusieurs personnages. Ce sont des êtres très intelligents. Ils souhaitent se rencontrer afin de préparer, en secret, des réponses à des évènements destructeurs. Face à eux on crée la fin de tout et la possibilité de l'éviter. Mais cette possibilité implique l'immoralité. Que vont faire ces différents personnages ? Hickman réussit à nous montrer comment diverses personnes réagissent face au pouvoir de vie et de mort qui leur est confié. Alors que certains se préparent d'autres redoutent. Certains personnages perdent leur identité héroïque tandis que d'autres deviennent des vilains. Bref, chacun agit selon sa caractérisation. Ce dernier tome, annoncé depuis le début, est probablement le meilleur de la série et sa fin est particulièrement poignante. Hickman réussit à créer un récit particulièrement sombre avec des conséquences importantes.

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**** Un quatrième tome qui tient ses promesses !
*****

Image : Amazon

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The New Avengers 3. D'autres mondes par Jonathan Hickman, Simone Bianchi et Rags Morales

Titre : The New Avengers 3. D'autres mondes
Auteur-e-s : Jonathan Hickman, Simone Bianchi et Rags Morales
Éditeur : Panini comics 3 février 2016
Pages : 120

Ce troisième tome contient les numéros 13-17. Dans le tome précèdent les Avengers et les Illuminatis devaient combattre une race Alien destructrice et Thanos alors que les univers se détruisent les uns les autres. Les humain-e-s ont vaincu mais les mondes continuent d'apparaître et de se détruire. Afin de mieux comprendre ce à quoi ils ont affaire les Illuminatis décident de créer un moyen d'observer les incursions lorsqu'elles ont lieu. Ils voient d'autres mondes combattre et mourir alors que des versions d'eux-mêmes essaient de survivre. Mais ils observent aussi le passé et le futur. Dans le même temps, le Docteur Stephen Strange décide d'user de la Bible de Sang afin d'acquérir un pouvoir capable de faire de lui un dieu. Mais le coût est énorme.

Le premier tome mettait en place le problème. Le second tome n'y était que peu lié car l'évènement Infinity avait lieu. Ce troisième tome est à mi-chemin. En effet, l'intrigue n'avance que peu. On en apprend plus sur les ennemis que les Illuminatis peuvent rencontrer ainsi que sur les Swans. De plus, on voit Strange faire un choix difficile mais sans en dire trop. Ce tome préfère nous présenter des personnages d'autres Terres faisant face aux mêmes problèmes mais dans des versions différentes. On peut se lasser de retrouver les mêmes évènements avec quelques minimes différences. Heureusement, il semble que ce tome lance aussi ce qui va arriver ensuite. Je reste tout de même un peu déçu.

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*** Une déception.
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Image : Éditeur

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31/05/2016

The World's end / Le dernier pub avant la fin du monde

En 1990 cinq amis terminent la dernière année d'école de leur vie. Afin de fêter dignement cet événement tant attendu ils décident de faire la tournée des pubs de leur ville. Il y a 12 pubs et il faut au minimum prendre une pinte dans chacun ! Mais la soirée se termine sans être un succès. Vingt ans plus tard les cinq amis sont tous à l'extérieur de la ville. Tout le monde a sa propre vie et sa propre réussite professionnelle et familiale. Ce sont des individus normaux intégrés à la société. Tous sauf Gary qui, à 40 ans, restent libre et sauvage et sans responsabilités. Malgré la destruction de leur amitié Gary réussit à convaincre ses anciens amis de tenter à nouveau la légendaire tournée des bars. Mais tout ne se passe pas comme prévu et le groupe dévoile une invasion durement préparée.

Enfin ! Enfin j'ai regardé le dernier film de la trilogie cornetto ! Et il est tout aussi bon que les autres avec les même acteurs et actrices (c'est un fait connu que la Grande Bretagne ne possède que 10 acteurs et 10 actrices qui créent la nouvelle génération). Ce film ne parle ni d'action, ni de zombie mais de SF. Et nous en avons tous les ingrédients : des personnages pris dans des événements impossibles et incompréhensibles, des robots, de la lumière et une invasion. Tout cela se pose sur fonds de bière et de pubs. Cependant, le véritable thème du film est la jeunesse. Alors que quatre personnages, mâles, montrent ce qu'est la vie adulte : responsabilité, famille et échecs. Gary King est l'exemple parfait du personnage qui refuse de grandir. Alors qu'il était un leader durant l'adolescence la vie adulte est un gigantesque échec pour lui. La quête des bars n'est qu'un dernier moyen de terminer un rêve de jeune. En fait, son personnage montre que ce film est avant tout une tragédie. Bien que le personnage soit drôle et exubérant cela ne fait que cacher sa dépression. Ce dernier film est donc une réussite et je regrette de ne pas l'avoir vu au cinéma.

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***** Une réussite et un plaisir !

Image : Allociné

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27/05/2016

Dangerous citizens. The greek left and the terror of the state par Neni Panourgiá

Titre : Dangerous citizens. The Greek left and the terror of the state9780823229673_47.jpg
Auteure : Neni Panourgiá
Éditeur : Fordham university press septembre 2009
Pages : 302

De quelle manière un état, qu'il soit démocratique ou non, crée-t-il une catégorie d'individus désignés comme dangereux pour son existence ? Cette question est la problématique principale du livre de Neni Panourgiá. L'auteure, pour y répondre, décide d'examiner la difficile et turbulente histoire de la Grèce contemporaine des années 30 à actuellement. Elle fait cet exercice en 8 chapitres qui sont autant de parties de la guerre civile connue par la Grèce. Le premier chapitre est plutôt méthodologique et pose quelques questions sur la manière de traiter un tel sujet. C'est aussi le cas du dernier chapitre qui permet d'examiner de quelle manière la mémoire des dictatures a été utilisée et écrite tout en démontrant que le passage de la Junta des colonels à la démocratie s'est fait en "oubliant" le passé violent aussi bien en ce qui concerne la gauche que les tortures pratiquées contre les citoyen-ne-s grec-ques.

D'une certaine manière, on peut diviser le livre en trois parties principales. La première partie examine la dictature de Metaxas. L'auteure explique que, selon elle, c'est dans ce cadre que la mise en place d'une division entre les citoyen-ne-s légitimes et les autres s'est faites. Elle démontre que cette division se base sur une loi du XIXe siècle dont la philosophie considère que la criminalité se répand dans "l'ADN" - je reprends son terme - de la famille. Ainsi, c'est toute une famille qui est suspecte et non seulement une personne. C'est aussi cette époque qui permet d'observer la mise en place des camps de prisonniers chargés de rééduquer les communistes qualifiés d'ennemis de la nation par le gouvernement.

Une seconde partie pourrait prendre en compte les années de la deuxième guerre mondiale jusqu'à la fin des années 50. Celles-ci commencent par une lutte contre les envahisseurs italiens et allemands. La résistance est un point commun. En effet, dans la première partie de la période de nombreux groupes politiques se constituent et résistent ou collaborent avec les envahisseurs alors que les allemands perpètrent des atrocités et que la famine menace. La seconde partie de la période permet de montrer de quelle manière les autorités anglaises, puis américaines, se retournent contre les résistants communistes en mettant au pouvoir d'anciens collaborateurs. Les anglais et les USA ont peur d'une prise de contrôle par les communistes et donc soutiennent un régime qui use de la torture et des camps d'internements dans lesquels sont exilés les communistes supposés ou non.

Enfin, la troisième partie s'intéresse aux années 50 à la fin des années 70. Bien qu'elle commence dans un semblant de normalisation la période connait une forme d'instabilité politique. En effet, non seulement le roi mais les différents gouvernements ne prennent pas en compte la loi. La période change radicalement alors que quelques colonels décident de prendre le pouvoir et, en pleine nuit, arrêtent des milliers de personnes accusées d'être de gauche qui peuvent ne posséder qu'une sensibilité démocratique et dont l'âge moyen s'étend de 50 à 80 ans. Bien que les résistances existent elles sont écrasées par la police et l'armée -en particulier lors de l'épisode de Polytechnique - et la torture et les camps sont à nouveau utilisés aussi bien contre les gauchistes que les royalistes.

Il m'est difficile d'apprécier ce livre. Dans les points négatifs je dois noter une discussion théorique qui me semble parfois un peu stérile et un système de notes assez étrange. Le livre est écrit par une ethnologue ce qui permet de comprendre pourquoi la méthode historique est assez peu développée. L'auteure préfère récolter des informations via des entretiens et ne nous offre pas des sources de l'époque (bien qu'une partie de ces documents aient été détruit il reste probablement suffisamment d'écrits). En fait, la lecture donne l'impression d'une grande histoire de famille. Tous les protagonistes semblent se connaitre tandis que l'auteure s'inscrit dans l'histoire en dévoilant ses pensées de l'époque ainsi que les endroits dans lesquels elle vivait. Ce n'est pas négatif en soi mais ça donne une impression un peu étrange de familiarité entre toutes les personnes. Cependant, le propos du livre est intéressant et nécessaire. Dans une époque dites de "guerre contre le terrorisme" qui voit des lois d'urgence se normaliser et des procédures extraordinaires devenir normales il faut se poser la question de la manière dont un état constitue une population comme dangereuse et donc moins qu'humaine. Ce processus permet de justifier des mesures qui, sinon, ne seraient pas acceptables dans un cadre démocratique. Pire, ce type de procédures, en se normalisant, a un effet négatif sur toute la population dont les membres individuels peuvent rapidement devenir suspect. L'auteure pose donc des questions nécessaires en montrant de quelle manière des lois peuvent rapidement être utilisées contre tout le monde.

Image : Éditeur

22/05/2016

Miss Marvel 3. Coup de foudre par Gwendolyn Willow Wilson, Takesh Miyazawa et Adrian Alphona

Titre : Miss Marvel 3. Coup de foudre
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takesh Miyazawa et Adrian Alphona
Éditeur : Panini comics 6 avril 2016
Pages : 176

Ce troisième tome contient les numéros 12-19. La super-héroïne préférée de tout le monde est de retour dans un troisième tome ! Lors du premier tome Kamala Khan apprenait à utiliser ses pouvoirs et découvrait l'existence de l'Inventeur. Le second tome lui permettait de comprendre qui elle est tout en affrontant les folies de l'Inventeur. Ce troisième tome commence sans trop de problèmes. Kamal maitrise ses pouvoirs et s'entraine régulièrement chez les Inhumains. Bien que ses relations souffrent un peu de sa double vie elle réussit assez bien à les concilier. Cependant, deux choses vont arriver. Premièrement, un dieu de la malice décide de venir au New Jersey pour la Saint-Valentin. Ensuite, elle apprend qu'une personne proche est aussi Inhumaine. L'amour est-il au rendez-vous ?

Le thème de ce troisième tome est clair : comment grandir, avoir sa propre vie tout en restant près des personnes que l'on aime. Depuis le début de la série Miss Marvel est une jeune héroïne résolument optimiste et qui ne souhaite qu'aider un maximum de personnes. Ce tome la place face à cette volonté alors que plusieurs de ses proches pourraient être en danger. Malgré des moments très sombres la scénariste arrive à rendre les épisodes tout aussi magique qu'au début. L'humour est omniprésent et on ne peut qu'aimer cette jeune héroïne dont j'attends toujours les suites avec impatience. Bref, foncez dessus c'est génial !

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***** Il y a des points négatifs ? Ah oui... il faut attendre la suite.

Image : Amazon

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X-Men: Apocalypse

C'est fait, j'ai vu le dernier X-Men. D'après ce que j'ai compris les critiques anglophones et francophones sont loin d'être bonnes. Je ne suis pas tout à fait d'accord tout en admettant qu'il y a d'énormes problèmes. Bref, le film débute - après une brève origine d'Apocalypse - dans les années 80. Les événements de Days of future past sont maintenant de l'histoire enseignée à tous les enfants tandis que Mystique est une héroïne. Les relations entre humain-e-s et mutant-e-s ne sont pas parfaites mais se déroulent assez bien tandis que Xavier à l'école qu'il souhaitait. Les X-Men ne sont plus et les menaces mutantes semblent ne plus exister. Bref, tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Bien entendu, ce monde magnifique ne peut que cacher une réalité sombre et méconnue. Celle-ci pourrait éclater au grand jour alors que le plus puissant, et le plus ancien, des mutants revient à la vie. Son nom est Apocalypse et il le porte bien.

Que dire de ce film ? Je commencerais par le positif. Le film est plutôt beau. Bien que la musique ne soit pas toujours parfaite certaines scènes sont assez réussies. On sent que le réalisateur a tenté de créer du neuf tout en faisant référence avec l'ancien. Ce n'est pas toujours réussit et parfois ça donne une forte impression de recyclage mais pourquoi pas ? J'ai beaucoup aimé la transformation de Mystique en icône de la paix avec une nouvelle génération qui en a fait son idole. Malheureusement, les points négatifs sont beaucoup plus nombreux. Le premier problème est le personnage de Magneto. Ce personnage est censé être celui qui se prépare à la guerre pour des raisons parfaitement rationnelles. Magneto ne massacre pas sans raisons sauf sur le coup de la colère. Malheureusement, ce film en fait une coquille vide. Même l'acteur semble s'en être rendu compte. Son expression est un vide du début à la fin. Le second problème, plus global, concerne le ton du film. Le réalisateur donne l'impression d'osciller entre grand spectacle et contemplation. Alors qu'il crée des scènes d'action et d'effets spéciaux qu'il tente de rendre impressionnantes dans le même temps il essaie de créer quelque chose de plus intime et surtout de plus réfléchi. Mais il ne peut y réussir puisque les personnages doivent nécessairement prendre en compte les destructions massives qui se forment devant elleux. En fait, je pense que le film s'est trompé de thème. Au lieu d'un énorme super-vilain destructeur une autre partie du film aurait mérité plus de développement et surtout d'être l'histoire principale. Je parle de la quête de Mystique de sauver les mutant-e-s dans un monde pro-mutant-e mais qui, dans l'ombre, a toujours peur et les utilise. Ce monde aurait mérité son film. On aurait pu avoir une histoire qui place les différents personnages face à la réalité et permette de remettre en question leur méthodes et leurs croyances. En l'état, nous avons un film qui ne sait pas quel message offrir et qui se contente de répondre au cahier des charges tout en créant un statu quo vu et revu.

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*** Pas aussi mauvais que je le craignais. Mais le film est vide. Il oscille entre plusieurs idées tout en ne développant pas les aspects intéressants.
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Image : Site officiel

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09:24 Écrit par Hassan dans Comics, Film, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : x-men, apocalypse | | | |  Facebook

21/05/2016

Luthor, Lex par Brian Azzarello et Lee Bermejo

Titre : Luthor, Lexluthor-270x407.jpg
Auteurs : Brian Azzarello et Lee Bermejo
Éditeur : Urban comics 11 mars 2016
Pages : 160

Ce comics contient les numéros 1-5 de Luthor : Man of steel. Depuis que Superman existe nous avons pris l'habitude de le considérer comme un héros. Un homme, à défaut d'être humain, capable de protéger le monde et l'humanité face aux dangers les plus grands de l'univers. Ses adversaires sont dépeints comme de dangereux criminels qui s'attaquent au plus grand des héros. Lex Luthor, lui, est décrit comme un businessman sans foi ni loi qui n'hésite pas à menacer pour atteindre ses buts. Il se lie aux pires criminels afin de faire tomber Superman. Et si ce n'était qu'une partie, fausse, de la vérité ? Et si Luthor n'était pas un vilain mais un humain qui tente de montrer ce qu'est vraiment Superman : une menace non seulement pour l'humanité mais aussi pour ses futures réalisations. Luthor serait-il le véritable héros ?

Lex Luthor est un personnage que j'apprécie. J'ai cet avis en grande partie parce que je suis d'accord avec lui. Et j'attendais beaucoup du film Batman V Superman de ce point de vue. Malheureusement, on nous a servi un Luthor fade. Ce comics, un one shot, me permet d'avoir enfin accès au Luthor que l'on mérite. Un personnage qui allie cruauté, génie et business tout en justifiant ses actions par le bien commun. Un homme qui se trouve au-dessus de tout le monde mais qui pense être capable de comprendre celleux dont il dirige les destinées. Et, face à lui, un homme qui a été placé au-dessus de tout le monde et aux pouvoirs sans communes mesures avec les possibilités humaines. Un combat est inévitable. Ce comics dessine un Luthor tout en nuance mais dont le seul but est de protéger l'humanité même si cela implique qu'il perde tout. Bref, ce comics fait exactement ce que je souhaite pour un tel personnage.

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**** Un très bon oneshot qui écrit un Luthor nuancé et avec lequel on pourrait être d'accord.
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Image : Éditeur

Low 2. Optimisme de surface par Rick Remender et Greg Tocchini

Titre : Low 2. Optimisme de surfacelow-tome-2-270x412.jpg
Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
Éditeur : Urban comics 22 avril 2016
Pages : 120

Ce second tome contient les numéros 7-10 publiés dans Low vol. 2 : Before the dawn burns us. Le tome précédent présentait les personnages, l'intrigue et plaçait plusieurs événements traumatisants. Ce tome continue sur la lancée de ces même événements. Alors que la scientifique Stel reçoit de plein fouet la douleur des pertes qu'elle a connue récemment et dans le passé son vaisseau continue à monter mais doit se ravitailler dans une ville abandonnée. Cette ville n'est, cependant, pas si déserte que cela. Les humain-e-s qui y vivaient ont changé pour le pire. Parallèlement, on en apprend plus sur ce qui est arrivé à sa seconde fille dans une ville qui criminalise l'espoir et l'art. La seule question importante concerne la capacité des trois personnages de se réunir.

Je le dis immédiatement, les graphismes sont toujours aussi beaux. J'aime beaucoup l'art de Tocchini et chaque page est un émerveillement alors que ses pinceaux me permettent de plonger sous les océans. L'intrigue, elle, reste plutôt basique. Elle est divisée en deux. La première partie concerne la seconde fille de Stel dont on suit le destin. On apprend qu'elle fait partie d'une force de police chargée de bannir l'art dès les premières pages. Encore une fois, le thème de l'espoir et de ses conséquences est au centre. Mais, cette fois, on nous présente une société militarisée et standardisée à l'extrême. La seconde partie concerne Stel. Remender a la bonne idée de lui faire perdre espoir puis d'essayer d'expliquer pour quelle raison le personnage réagit ainsi et comment s'en sortir. En effet, le personnage donne tout mais ne prend jamais le temps de penser à elle ce qui ne peut que lui faire du mal. Bien que l'intrigue me laisse perplexe j'ai tout de même envie de lire la suite.

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*** Je suis toujours mitigé mais ma curiosité est toujours présente.
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Image : Éditeur