13/02/2016

Chair de poule

Quand j'étais jeune j'ai lu un certain nombre de chair de poule. Les histoires ne m'ont jamais effrayé et elles fonctionnent toujours de la même manière. Je me souviens aussi de la série au générique si particulier mais qui permettait d'entrer immédiatement dans l'ambiance. Donc lorsque j'ai vu qu'un film allait sortir j'ai compris que je ne pourrais pas laisser l'occasion de revoir une histoire d'enfance. Zach déménage avec sa mère après avoir perdu son père. Sa mère a pris un emploi dans une école d'une petite ville. Alors que Zach essaie de survivre à ses premiers jours dans une nouvelle école et une nouvelle ville il fait la connaissance de sa voisine : Hannah. Elle est sympathique mais son père l'est moins. Alors que Zach tente de comprendre cette famille il ouvre un manuscrit gardé sur une étagère. Il en sort un monstre. Car son voisin n'est pas qu'un simple voisin. C'est R. L. Stine auteur des chairs de poule. Et ses livres enferment de vrais monstres.

Je n'attendais strictement rien de ce film mis à part un léger retour à l'enfance. Bien que la tranche d'âge visée soit plutôt jeune il est claire qu'un certain nombre de personnes de mon âge se réjouiront de retrouver certains des monstres de R. L. Stine. Mais ni le jeu des acteurs et actrices, ni l'intrigue et encore moins les dialogues ne fonctionnent bien. Le film joue sur le genre et donc tous les clichés y passent. Non seulement les clichés des chairs de poule avec certains monstres si connus mais aussi ceux des films d'horreur. Ainsi, personne ne s'étonne lorsque le groupe traverse un cimetière, tente de sauver des lycéen-ne-s en péril ou que la police soit incapable de faire face à la situation. Les monstres sont très nombreux et l'on ne nous présente presque aucun d'entre eux. Il n'y a que Slappy qui possède un rôle important par son statut de leader. Ainsi, le film suit au mot près les structures des livres jusqu'à la fin.

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** Le film possède trop de monstres et ne fait que jouer sur les souvenirs d'enfance au détriment d'une intrigue qui aurait pu être intéressante.
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Image : Allociné

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14:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chair de poule | | | |  Facebook

Civil war 3. La mort de Captain America par Ed Brubaker, Steve Epting, Brian M. Bendis, Jeph Loeb et David Finch

Titre : Civil war 3. La mort de Captain Americaimage_gallery?img_id=2053651&t=1253005067963
Auteurs : Ed Brubaker, Steve Epting, Brian M. Bendis, Jeph Loeb et David Finch
Éditeur : Panini comics 13 novembre 2008
Pages : 288

Ce troisième tome, celui que j'ai acheté en dernier, contient les numéros concernant Captain America durant et surtout après Civil War soit Iron-Man/Captain America 1 Rubicon, Captain America volume 5 numéros 22-25 The drums of war, Civil war the confession 1 et 2, Fallen son the death of Captain America. Il y a, globalement, quatre histoires. La première est une conversation entre Tony et Steve. C'est précisément la conversation qu'ils n'ont pas pu avoir durant un numéro de Civil War. Celle-ci essaie de reconstituer les pensées de deux héros tout en expliquant pour quelle raison chacun campe sur ses positions. Pour une fois, dans Civil War, on est plutôt en faveurs de Tony. La seconde histoire est un extrait de run d'Ed Brubaker sur Captain America. Le tome reprend les numéros qui se déroulent après Civil War alors que Captain est emmené au tribunal pour être jugé. Vu le titre du tome je pense qu'il est inutile d'en dire plus. La troisième histoire est une seconde conversation entre Tony et Captain alors que la guerre est terminée. Et enfin, nous avons 5 numéros qui se déroulent sur une courte période. Ces numéros permettent de montrer comment certains héros réagissent à la nouvelle de la mort de Captain America.

Ce troisième tome pose quelques problèmes. En fait il y a surtout un problème : le run d'Ed Brubaker. Pendant de nombreux numéros le scénariste a pris en main le personnage de Captain America en créant, selon les commentateurs/trices, une intrigue compliquée et riche. Prendre quelques numéros du Run et les insérer dans un thème commun à un tome crée une certaine confusion. On a plusieurs informations mais on ne sait pas quoi en faire car on n'a pas d'autres numéros auxquels se raccrocher. Ce qui ne veut pas dire que j'apprécie la manière dont la mort de Captain America est mise en scène. J'ai beaucoup mieux aimé les autres histoires. La confrontation plus ou moins pacifique entre Tony et Steve est remplie d'amour et d'empathie pour les deux personnages. Les numéros Fallen Son sont tout aussi réussis. Tony pense déjà à l'avenir tandis que Spider-Man lutte pour intégrer une nouvelle mort. Il n'y presque pas de combats mais beaucoup d'introspection qui permettent de revenir sur l'effet du Captain sur ses proches.

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**** Bien que les extraits du run de Brubaker tombent comme un cheveu sur la soupe le reste du tome est réussi et fonctionne bien.
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Image : Éditeur

The danish girl

Nous sommes au Danemark dans les années 30. Einar Wegener et Gerda Wegener sont un couple d'artistes reconnus par la société. Ils vivent de leurs peintures tout en navigant dans les sphères de la société des artistes. Tout semble bien aller. Mais Einar n'est pas réel. Sa vraie identité est Lili. Alors que cette femme commence à comprendre qu'elle est sa réelle identité elle est soumise à l'incompréhension des médecins de l'époque ainsi que de ses amis. Comment pourra-t-elle devenir ce qu'elle est vraiment et abandonner un corps qui ne lui correspond pas ? Que deviendra la relation entre elle et Gerda alors que cette dernière devient de plus en plus connue en peignant Lili ?

Selon le film, Lili est l'une des premières femmes à subit une opération afin que son genre corresponde à son sexe. Retracer son histoire en se basant sur un roman historique de nature fictionnelle était donc risqué sur de nombreux points. D'un point de vue technique le film est réussi. La photographie, les costumes, le jeu d'acteur et les répliques sont très convaincants. Ce sont d'autres problèmes qui peuvent créer une impression trouble. Premièrement, et ce point a déjà été soulevé dans les réseaux militants, on se demande pour quelle raison on prend un acteur cis plutôt que de prendre une personne trans. Lorsqu'on s'intéresse à un tel sujet encore peu connu et peu mis en scène il me parait normal de faire l'effort de trouver une personne membre du groupe concerné. D'autres problèmes concernent l'historicité du film. Bien entendu, il y a des reconstitutions de détails qui ne sont pas réels mais pas si importants. Ensuite il y a ce qui est fictif et qui permet de créer de l'émotion de manière artificielle simplement pour créer de l'émotion. Est-il vraiment utile de broder sur une vie qui a existé au point d'inventer des événements ? J'en doute !

Mais il y a surtout la représentation de la transsexualité. J'ai lu quelques articles critiques sur le sujet et je suis d'accord avec eux. La manière dont la transition est représentée pose de nombreux problèmes. Durant le début du film on a l'impression qu'Einar est un homme efféminé qui apprécie peu la masculinité virile et possède une fascination pour les habits et la gestuelle féminine. Une scène en particulier montre des hommes rires haut et fort tandis qu'Einar tente de suivre mais nous montre sa gêne devant cette manifestation de virilité. Lorsque Lili apparait on a l'impression que Gerda force Einar à s'habiller en femme. Puis cela devient un simple jeu de couple afin de rire un peu. Ce n'est que bien plus tard, après la moitié du film, qu'il est annoncé que Lili a toujours existé. J'ai donc eu l'impression qu'on me présentait la transsexualité comme un jeu de couple sexy et non une identité.

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*** Bien que le jeu ainsi que la photographie soient magnifiques j'ai un certain nombre de problèmes avec certains choix qui ont été fait.
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Image : Allociné

 

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08:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the danish girl | | | |  Facebook

11/02/2016

El Clan

La famille Puccio est une famille normale d'Argentine. Le père, la mère, trois frères et deux sœurs se partagent une grande maison. C'est une famille plutôt aisée. L'un des fils, Alejandro, est un très bon joueur de rugby tandis que le père partage la table des grands politiciens de l'Argentine. L'argent entre assez bien pour que Alejandro soit capable d'ouvrir son propre magasin de matériel de surf. De plus, le pays entre dans une réforme qui devrait lui permettre de passer de la dictature sanglante que le peuple a connu à une démocratie à l'occidentale. Les méfaits et les excès du passé ne sont pas oubliés mais ils ne sont plus défendus. Cette famille pourrait être normal. Mais le père, Arquímedes, est à la tête d'un réseau d’enlèvement. Il utilise Alejandro afin de donner confiance à ses victimes et ensuite demande une rançon en dollars américains. Ces activités sont censées punir les personnes qui profitent du pays. Mais il semble que la famille ne soit pas forcément à l'aise avec ce type d'activités.

Ce film s'inspire de faits réels. Il y a réellement une famille Puccio qui a vraiment enlevé et assassiné des personnes. Bien entendu, le film doit broder et interpréter une histoire dont on ne sait pas tout. Ainsi, la scène de fin est construite afin que l'on pense une chose précise. Mais on ne sait pas si c'est réellement le but de la personne. En ce qui concerne les acteurs, actrices ainsi que la réalisation c'est film qui réussit. Les scènes d'enlèvement sont toujours mises en parallèle avec celles de la vie de tous les jours. Ce fonctionnement donne une impression surréaliste. Voir le père amener tranquillement à manger à son détenu en saluant la famille est impressionnant. Bien que le film ne conclue pas sur ce point il donne clairement le point de vue que personne, dans la famille, ne pouvait ignorer ce qui se déroulait. Bien que les activités de tous les membres ne soient pas toujours très claires. Cependant, ce film échoue sur un point important. Durant plusieurs scènes on sent une proximité entre Arquímedes et le pouvoir. Ces relations ne sont pas questionnées et je me suis souvent demandé comme celles-ci fonctionnaient. Est-on en face d'une personne connue par le pouvoir mais que l'on laisse agir où alors un homme qui agit pour l’État ?

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***** Un très bon film avec quelques points que j'aurais apprécié mieux comprendre

Image : Éditeur

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21:06 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : el clan, argentine | | | |  Facebook

07/02/2016

Civil War Prélude par J.M. Straczynski, Zebb Wells, Brian M. Bendis, Skottie Young, Mike McKone, Alex Maleev et Tyler Kirkham

Titre : Civil War Prélude
Auteurs : J.M. Straczynski, Zebb Wells, Brian M. Bendis, Skottie Young, Mike McKone, Alex Maleev et Tyler Kirkham
Éditeur : Panini comics 16 septembre 2015
Pages : 304

Ce tome contient Amazing Spider-Man 529-531 Mr Parker goes to Washington, New Avengers: Illuminati 1, Fantastic Four 536-537 The hammer falls et New Warriors 1-6 Reality check. Panini a déjà publié six tomes nommés Civil War qui permettent de savoir tout ce qui s'est déroulé pendant l'événement Marvel. Ce dernier tome, et premier dans la chronologie, est nommé prélude car il publie des numéros qui mettent en place la guerre civile. En effet, l'idée de recenser les personnes possédant des pouvoirs a une histoire plus longue. Tandis que Tony Stark fait du lobbying au parlement américain il essaie aussi de convaincre ses semblables de la nécessité de travailler avec l'État. Les Fantastic Four, eux, se rendent compte que le marteau de Thor est retombé sur Terre dans une petite ville sans importance. Et, pendant ce temps, les New Warriors se reforment. Illes sont au centre d'une nouvelle émission de téléréalité dont le but est d'envoyer une équipe de jeunes super-héros dans les petites villes américaines.

Une partie des tomes publiés par Panini sont négligeables pour comprendre l'événement. Parfois les intrigues sont peu intéressantes et on aurait pu éviter de les lire. Ce tome prélude contient un peu des deux. La première partie permet de mieux comprendre de quelle manière Tony Stark tente d'empêcher ou de modifier la loi de recensement afin d'éviter des problèmes futurs. Pour cela il n'hésite pas à user de tout son pouvoir tout en se rapprochant de Peter Parker. La seconde partie reprend Tony Stark. Il décide de réunir certaines personnes (Namor, Charles Xavier, TChalla, Reed Richards, Stephen Strange) après la guerre entre les Krees et les Skrulls. Son but est de constituer un groupement reconnu pour les super-héros. Suite au refus des autres invités il est décidé de se constituer en mini-groupe afin de partager des informations et d'agir en commun dans le secret. Les Illuminatis sont nés. La partie sur les Fantastic Four est moins intéressante et consiste en un combat contre Fatalis autours du marteau de Thor. Enfin, nous avons les New Warriors dont je n'ai pas du tout aimé le style graphique. L'intrigue est légère et un peu sarcastique. Les différentes aventures sont loin d'être inintéressantes mais elles ne sont que peu développées. C'est donc un bilan mitigé pour ce tome. Il possède des histoires intéressantes mais aussi d'autres sans grands intérêts.

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*** un 50/50 pour ce tome prélude qui n'est pas indispensable sans pour autant être inutile.
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Image : Éditeur

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06/02/2016

Black Widow liste noire

Titre : Black Widow liste noire
Auteurs : Nathan Edmondson et Phil Noto
Éditeur : Panini comics 6 janvier 2016
Pages : 176

Ce troisième, et dernier, tome contient les numéros 13-20. À la fin de second tome Natasha n'en savait que peu sur l'organisation nommée Chaos. Mais elle en savait suffisamment pour inquiéter. Alors qu'elle revenait chez elle après une mission l'attaque s'est portée sur deux fronts. Premièrement, son image est attaquée dans la presse par des révélations sur ses activités plus que discutables. Ensuite, son avocat reçoit deux balles à bout portant. Cette fois ce n'est pas qu'une mission pour effacer son passé au service du KGB. Cette fois la lutte devient personnelle et Natascha est bien décidée à éliminer le Chaos et ses serviteurs. Mais quel est le véritable but de l’organisation ?

Cette série s'est arrêtée trop vite. Bien entendu elle va recommencer mais avec une nouvelle équipe après une refonte de l'univers Marvel. J'ai beaucoup aimé pouvoir observer un personnage féminin qui n'est pas une véritable héroïne mais une professionnelle du renseignement. Le ton de la série était très mélancolique. Natasha essayait de racheter ses actes passés en exécutant des contrats qui permettaient d'éliminer les pires des pires. L'argent, lui, est relancé dans un réseau de charités. Bien qu'il y ait de l'action celui-ci n'est pas aussi flamboyant que dans les autres comics au profit d'une approche plus feutrée. Dans ce dernier tome les auteurs font deux choses : d'une part ils reviennent sur le passé de Natasha avec l'une de ses premières missions et de l'autre ils terminent l'intrigue autours du Chaos. Malheureusement, je trouve celle-ci expédiée trop facilement pas le scénario. Alors que durant deux tomes on ne sait rien d'un seul coup on a accès aux plus hautes sphères. Le concept n'est pas assez développé. J'aurais aussi aimé que les auteurs s'intéressent bien plus aux effets médiatiques et personnels des révélations de la fin du second tome. En effet, rien n'est montré et tout est évacué. Une série que j'ai apprécié mais qui se termine un peu trop brutalement à mon gout.

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**** Globalement, les trois tomes sont réussis et permettent de décrire une Natasha à la fois efficace et mélancolique. Dommage que la fin ne soit pas à la hauteur.
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Image : Éditeur

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01/02/2016

Batman et Robin 3. Batman impossible par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Ardian Syaf

Titre : Batman et Robin 3. Batman impossiblebatman-robin-tome-3-270x424.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Ardian Syaf
Éditeur : Urban comics 21 août 2015
Pages : 120

Ce tome contient les numéros Batman and Robin 15-17 et Batman and Robin annual 1 publiés dans Batman and Robin vol. 3: Death of the family. À la fin du second tome Damian Wayne avait battu tous les Robins, aidé à empêcher la destruction et Gotham et trouvé les premiers indices du retour du Joker. Dans ce tome Robin est consigné au manoir afin de prendre en charge le bat ordinateur en l'absence d'Alfred. Ce dernier a été enlevé par le Joker. La famille entière est la victime du Joker et lorsque Damian décide de sortir il ne fait pas mieux que les autres. En ce qui le concerne le Joker décide de le placer face à sa peur : devoir tuer Batman.

Ce tome n'est pas aussi bon que les autres. Tout simplement parce que la série se base sur la relation de père fils entre Bruce et Damian. Or, dans ce tome Bruce est absent ou sous le contrôle du Joker. Nous n'avons donc que Damian. Cependant, la relation n'est pas tout à fait laissée à l'abandon. En effet, ce qui compte dans la torture du Joker c'est, justement, cette relation de père et fils. Le Robin voit Batman comme un père qu'il souhaite remplacer. Mais ceci ne peut que passer par la mort du Batman ! Cet aspect est renforcé par l'Annual qui permet de mettre Damian dans la peau du Batman tout en envoyant son père dans son passé. Le dernier numéro renforce aussi cela en plaçant Bruce, Damian et Alfred face à leurs peurs et aux moyens de les vaincre. Ce n'est donc pas un tome nécessaire car celui-ci souffre de l'événement principal. Mais il n'en est pas moins un moyen de faire un peu avancer le propos.

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*** Trop lié à l'événement principal mais entouré par deux numéros très réussis !
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Image : Éditeur

De la justice aux archives. Conservation de données sensibles, recherche historique et mesures de coercition à des fins d'assistance avant 1981 édité par Hugo Casanova, Hubert Bugnon, Frédéric Oberson, Luc Vollery, Alexandre Dafflon et Charles-Edouard Thi

Titre : De la justice aux archives. Conservation de données sensibles, recherche historique et mesures de coercition à des fins d'assistance avant 1981
Éditeurs : Hugo Casanova, Hubert Bugnon, Frédéric Oberson, Luc Vollery, Alexandre Dafflon et Charles-Edouard Thiébaud
Éditeur : Revue fribourgeoise de jurisprudence 2015
Pages : 167

Ce livre contient les actes de deux journées d'études ayant eu lieu à Fribourg en 2014. Depuis quelques années les questions concernant les anciens enfants placés ainsi que les personnes internées pour raison d'assistance sous les procédure d'internement administratif sont de plus en plus nombreuses. On se demande qui et pourquoi. Dans le même temps, l'accès aux archives est de plus en plus demandé aussi bien par des journalistes, d'anciennes victimes et des chercheurs et chercheuses. Tout ceci crée un problème pour l'accès à des archives sensibles mais dont l'analyse est nécessaire : les archives de type judiciaire.

Ce livre est constitué en deux parties à l'image des journées d'études. La première concerne avant tout des problèmes archivistiques. On y apprend quels sont les normes d'accès aux archives judiciaires aussi bien en Suisse que dans certains cantons dont Fribourg. Les contributions permettent aussi d'expliquer de quelle manière les archives sont construites et classées afin de permettre un échantillon mais aussi un accès facilité et rationnel. La seconde partie concerne l'usage de ces archives. Bien que ces usages touchent à l'histoire économique généalogique une partie importante des contributions concerne les placements et internements administratifs. Les contributions font une synthèse des recherches et replacent le propos dans un cadre scientifique et politique suisse. Non seulement on apprend quelles sont les normes légales permettant de telles décisions mais on apprend aussi de quelle manière la communauté scientifique, politique et civile s'est emparée du problème avec des méthodes et des buts différents.

Ce petit livre propose un acte de deux journées d'études. Bien qu'il y ait une construction et un thème commun on ne peut qu'avoir des informations synthétiques. On apprend beaucoup de choses mais on souhaite surtout en savoir plus. Ce qui ressort de ce livre c'est un état du problème aussi bien pour les archivistes que pour les historien-ne-s. Leur fonctionnement en commun est nécessaire afin d'une part d'expliquer scientifiquement le placement et redonner leur histoire de vie aux anciennes personnes placées et internées. On peut tout de même déplorer qu'une partie des contributions n'ont pas pu être publiées dans ce livre.

30/01/2016

Batman Eternal 4

Titre : Batman Eternal 4batman-eternal-tome-4-270x417.jpg
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 29 janvier 2016
Pages : 336

Ce quatrième, et dernier, tome contient les numéros 40-52 de Batman Eternal ainsi que Batman 28. Gotham a connu des jours meilleurs. Arkham est détruite avec la grande majorité de ses pensionnaires en cavale. Ces derniers se voient offrir tout ce qu'ils souhaitent ainsi que les jouets de Batman. Selina Kyle a pris le contrôle des bas-fonds et règne d'une main de fer bien qu'elle ne veuille pas trop combattre Batman. La ville est donc à feu et à sang alors que la Batfamille est obligée de se séparer afin de s'occuper des vilain-e-s puis de sauver les habitant-e-s. Batman, lui, enquête sur la personne qui a créé cette catastrophe. Mais aucun de ses ennemis ne semble avoir l'envergure ou le style pour ce qui a été accompli. Pourtant, tous les indices sont ici. Et la fin de l'attaque approche. Gotham et Batman vont-ils tomber ou se relever ?

Maintenant que la série Batman Eternal a connu sa conclusion que penser ? Personnellement, je pense que le choix d'un numéro par semaine était mauvais. Ceci a obligé à rendre les épisodes très, trop, rapidement et donc à faire du simple soit du combat. J'aurais préféré quelque chose de mieux pensé avec un peu moins de vilains qui cachent des vilains ou de combats qui se répètent. Je trouve que l'aspect policier est largement sous-estimé. Pourquoi ne pas avoir mieux mis en scène le changement de relation entre la police et Batman ? De plus, une bonne partie des intrigues n'étaient finalement pas nécessaire et alourdissent le tout. Au final nous avons un grand spectacle qui souffre d'un trop plein d'action.

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*** Bien que j'en ai apprécié la lecture tout cette série aurait pu être meilleure avec un peu plus de temps de réflexion entre les épisodes.
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Image : Éditeur

27/01/2016

Batman Eternal 3 par Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins

Titre : Batman Eternal 3batman-eternal-tome-3-270x423.jpg
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 25 septembre 2015
Pages : 296

Ce tome contient les numéros 27-39 de Batman Eternal. Le troisième tome est l'avant-dernier publié par Urban Comics. Le dernier sort, hasard des lectures, vendredi 29 janvier. Les deux premiers tomes dispersaient largement la famille ainsi que l'intrigue dans plusieurs villes du monde. Ce troisième tome est bien plus condensé. L'action se déroule à Gotham et l'on suit presque exclusivement Batman. Gotham est bien mal au point. Des explosions et séismes ont secoué la ville tandis que l'asile d'Arkham est contrôlé par des forces magiques démoniaques. La ville est sous la loi martiale tandis que la police ne fait plus confiance envers Batman. Gordon est toujours en prison malgré les preuves le disculpant. Mais ce n'est que le début. En effet, après s'être attaqué à la ville et au symbole un ennemi décide de s'attaquer à Batman et surtout à Bruce Wayne. Ses caches d'armes sont attaquées une à une tandis que Wayne Entreprises est démantelée. Batman pourra-t-il survivre ?

J'étais plutôt sceptique envers les deux premiers tomes. L'intrigue était trop divisée. Ce tome trois commence par terminer ces diverses intrigues. Chacun des personnages se voit offrir une conclusion à ses problèmes et repart dans l'ombre comme si de rien n'était pour laisser la scène à Batman et à Julia. Ce dernier personnage prend en importance. Alors qu'Alfred restait dans l'ombre elle n'hésite pas, elle, à partir sur le terrain. Ce recentrage de l'intrigue et des personnages est en faveurs du tome. Mais il y a plusieurs problèmes. Tout d'abord, on fait disparaitre de nombreux personnages sans trop nous expliquer pourquoi. Ensuite, l'intrigue de Batman est beaucoup trop centrée sur l'action. On passe d'une case à l'autre sans connaitre la raison de la guerre. D'ailleurs, encore une fois le méchant n'est, en fait, qu'un opportuniste qui suit les ordres ou les opportunités créées par quelqu'un d'autres... Bref, il faudrait moins d'action et plus de réflexion.

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*** L'intrigue est moins difficile à suivre mais reste peu intéressante malgré les bouleversements pour Batman.
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Image : Éditeur

23/01/2016

Carol

Nous sommes dans les années 50. Une jeune femme, Therese, travaille dans un grand magasin de New York en pleine époque de noël. Elle vit avec ses collègues dont un jeune homme qui souhaite se marier avec elle et se rendre en Europe. Sa logeuse surveille ses rentrées et sorties. Elle aime faire de la photographie mais son appareil est d'entrée de gamme et elle ne pense pas être talentueuse. Une autre femme, Carol, entre dans le magasin afin d'acheter un cadeau à sa fille. Elle est en instance de divorce mais elle veut rendre sa fille heureuse pour noël. La rencontre entre ces deux femmes commence doucement puis se transforme en quelque chose d'autre qu'une amitié. Mais dans les années 50 ce genre de relation est loin d'être simple.

Je suis un peu ennuyé avec ce film. Il parle d'un thème qui embête beaucoup de personnes (dont le PDC qui souhaite interdire le mariage entre personne de même sexe), qui peut être très difficile et créer d'énormes problèmes avec beaucoup de talents et de sensibilité. Techniquement, le film est tout simplement magnifique. Les costumes, les décors, l'ambiance,... tout hurle l'authenticité. Un énorme travail a dû être fait pour recréer les années 50. Les problèmes de moral dans le cadre d'un divorce difficile sont superbement joués et mis en scène sans drames ni scènes inutiles. Les actrices et les acteurs sont plus que convaincants. Les personnages sont très bien écrits et même les "méchants" peuvent être compris. On nous montre des gens humains donc capables tout simplement d'échouer. Malheureusement, le film n'a pas fonctionné avec moi. Ce n'est de la faute ni des actrices et acteurs ni des scénaristes. Je n'y ai tout simplement pas cru. Je ne crois pas au début de la relation entre ces deux femmes. Et si je ne peux pas croire au début d'une histoire d'amour comment croire à la suite ? Dommage pour moi.

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***** L'un des films les plus maitrisés que je connaisse. Dommage que je n'aie pas pu y croire.

Image : Allociné

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18:27 Écrit par Hassan dans contemporain, féminisme/gender/queer, Film, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carol | | | |  Facebook

20/01/2016

Hot Fuzz

Hot Fuzz est le premier film faisant partie de la trilogie Cornetto que je regarde. Il parle de Nicholas Angel. Ce dernier est un policier londonien. Son parcours scolaire et académique est parfait. Son parcours à l'école de police est encore plus parfait. Ses études en cours d'emploi sont toujours et encore plus parfait. Son professionnalisme est sans tâches. Ce policier d'exception réussit à recevoir un nombre élevé de récompenses, être accepté par la communauté et à appliquer la loi de manière rigoureuse aussi bien face aux citoyen-ne-s que face à lui-même. Son bilan est tellement bon que ses collègues commencent à se dire qu'ils ont l'air d'imbéciles à ses côtés. Il est donc décidé par la hiérarchie de le nommer sergent et de l'envoyer dans un petit village de campagne : Sandford. Ce n'est pas qu'un simple village c'est le plus beau du royaume avec des statistiques de criminalité plus basses que la valeur des subprimes. Il ne s'y passe rien mis à part la fuite de quelques oiseaux ou une statue vivante. Cependant, les accidents sont très nombreux. Cela cache-t-il quelque-chose ?

La trilogie Cornetto, pour celleux qui ne suivent pas, est un ensemble de films qui parodient chacun un style précis. Dans le cas de Hot Fuzz ce sont les films d'action ayant pour thème la police. Nous avons tout dans ce film. Des courses poursuites endiablées, des séances de tir, des méchants bien méchants et surtout un complot diabolique ourdi par les personnes les moins suspectes et ce à la barbe de la police qui refuse de croire le policier exceptionnel qui a des soupçons. Tout ceci est dédramatisé lorsqu'on sait que cela se déroule dans un petit village fleuri avec un grand nombre de personnes âgées sympathiques au possible. Je ne peux pas faire la liste de toutes les références parodiques. Elles sont trop nombreuses et passent du suspect suspectement présent et agissant de manière particulièrement suspecte avec une bande son tout aussi suspecte mais magnifique (le nombre de suspect est voulu) à la bataille finale qui prend les toits et les rues de la ville comme terrain de jeu sans oublier les courses poursuites particulièrement ridicules. Bref, c'est du bon.

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***** Un premier film de la trilogie bien réussit avec une brochette d'acteurs britanniques connus de tous et toutes (ce n'est pas possible il n'y a qu'eux dans le boulot ? Il faut recruter les gars !)

Image : Allociné

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17/01/2016

The big short

Que s'est-il passé durant la crise financière ? De nombreux pays sont tombés et vivent encore très mal les conséquences de la crise. Le chômage et la pauvreté se sont démultipliés à un niveau rarement atteint. Et tandis que les grandes banques étaient sauvées par l'argent des contribuables les politiques publiques furent mises en place afin de créer austérité et détruire les régulations de l'économie. Ces politiques ont eu un effet désastreux. Ce film propose de comprendre un peu mieux comment la crise des subprimes a pu se produire. Son but est d'expliquer ce que sont les subprimes et pourquoi les banques se sont jetées stupidement dans le piège sans même savoir ce qu'elles achetaient. Pour cela, le film nous fait suivre trois groupes de personnes qui ont compris avant tout le monde la chute qui allait se produire. Ces personnes ont toutes la caractéristique de ne pas être véritablement membre des traders. Ce sont des marginaux.

Que penser du film ? C'est une tentative d'expliquer simplement et avec un peu d'humour comment l'économie américaine fonctionnait. Pour cela on nous fait comprendre des termes compliqués par des illustrations simples qui mêlent économie et célébrités. Car la crise a été difficile à comprendre. Nous avions de nombreux termes décrivant de nombreux biens ainsi que de nombreuses institutions. Tout était construit pour ne pas faillir mais c'était l'exemple même du château de carte construit sur une faille tectonique extrêmement active. Quand on regarde de près, et il fallait le faire, ça ne pouvait que mal se terminer. On le sait maintenant, les paquets de prêts hypothécaires étaient en grande partie constitués de subprimes soit de personnes incapables de payer leurs dettes. Le film nous explique tout cela par des scènes clés. Les deux qui m'ont le plus frappé se déroulent au siège d'un organisme de contrôle et en Floride. La première place deux protagonistes face à une femme qui porte des lunettes noires et se plaint de ne pas pouvoir lire. Dans la suite de la scène on nous explique que cet organisme ne peut pas se permettre de contrôler et de donner de mauvaises notes car cela impliquerait la fuite des clients, les banques, en direction d'un organisme de contrôle concurrent. La seconde scène se déroule dans un parc locatif fantôme. Il y a des centaines de maisons avec des journaux datant de plusieurs semaines et seulement quatre familles locataires. Tout le monde a fui par incapacité de payer leurs dettes hypothécaires. Ce ne sont que deux scènes et il y en a d'autres. Bien que le film réussisse à expliquer la crise elle le fait en suivant des personnes qui en ont profité. Ces personnes ont gagné énormément d'argent en pariant sur la destruction de la vie de nombreuses familles. De plus, je pense que le film échoue en partie à montrer en quoi le système est toxique. On ne nous montre pas assez non plus les liens entre les instances politiques et les instances financières qui ont pensés les solutions d'austérité à la crise (solutions qui créent une crise sociale sans précédent).

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**** Plutôt réussit mais il ne va pas assez loin.
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Image : Allociné

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12:28 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the big short | | | |  Facebook

16/01/2016

Batman Eternal 2 par Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins

Titre : Batman Eternal 2batmaneternaltome2couv-270x406.png
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 296

Ce second tome contient les numéros Batman Eternal 14-26. Batman a bien des problèmes. Son ami et commissaire de la Gotham a été enfermé pour meurtre. Le nouveau commissaire est un pourri de mèche avec la mafia. Gotham est en pleine guerre des gangs tandis que la famille se disperse afin de suivre ses propres pistes. Batman, lui, n'a qu'à peine le temps de lutter contre les criminels tandis que la police laisse tout le monde libre. Mais les choses changent un peu. Batgirl est sur une piste qui pourrait faire sortir son père de prison. Red Robin suit une piste à Tokyo tout en embarquant une jeune femme qui commence à l'ennuyer. Et Batman pourrait bien avoir trouvé un nouvel allié. Mais n'existe-t-il pas un lien entre tous les événements à Gotham ? Se pourrait-il qu'un plan plus important existe ?

Bien que la série pose de nombreuses choses et personnages il y a de nombreux problèmes. Le plus flagrant est le rythme. On passe d'un événement à un autre en quelques pages sans avoir le temps de comprendre ce qui s'est déroulé. Ceci est encore plus flagrant quand on pense aux nombreuses intrigues différentes. On suit de nombreux personnages - qu'il faut parfois présenter créant un problème supplémentaire - sur de nombreuses intrigues et sous-intrigues. Il est difficile de s'y retrouver et de comprendre s'il existe un plan d'ensemble de la part des scénaristes. On a plutôt l'impression d'être jeté dans tous les sens par des personnes qui souhaitent dire des histoires différentes et ce sans se concerter entre eux. Enfin, je trouve particulièrement dommage que la guerre des gangs et la corruption de la police soient résolues aussi rapidement. Il y avait des questions intéressantes ainsi que des effets que j'appréciais. Selon moi, il aurait été mieux d'écrire moins vite et de se concentrer sur une intrigue précise plutôt qu'un tel brouillon incompréhensible.

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*** Je vais être gentil mais bon voilà quoi...
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Image : Éditeur

The hateful eight

Ce début d'année voit la sortie d'un nouveau Tarantino. Le réalisateur est connu et souvent apprécié (bien que je ne sache pas si c'est mérité car il y a plusieurs problèmes). Donc un film de sa part est toujours un événement. The Hateful Eight se déroule peu après la guerre civile. Un chasseur de prime amène une femme vers une ville afin de la faire pendre et de recevoir une récompense. Sur la route il croise deux personnes. Les 4 voyageurs se dirigent en direction de la ville mais ils et elle sont obligé-e-s de faire halte dans une petite auberge bien connue afin de se sustenter et de se protéger d'une tempête de neige. Dans le bâtiment il y a 4 autres personnes. Tout le monde se présente mutuellement mais il est vite apparent qu’une ou plusieurs personnes ne sont pas ce qu'elles disent être. Alors que la tempête force à la cohabitation les tensions montent.

Que dire de ce film ? Les huis clos sont intéressant sur plusieurs points. Nous avons un lieu fermé avec un nombre limité de protagonistes. Bien que tout le monde puisse savoir ce que sont les autres il peut y avoir mensonges et secrets ou rien de tout cela. Un huis clos est donc un moyen de montrer comment réagissent les personnes lorsqu'elles sont effrayées et ou suspectées. D'un seul coup les liens de confiance se brisent et les problèmes deviennent de plus en plus importants même s'ils sont basés sur des choses triviales. Le problème c'est que, dans ce film, il n'y a déjà aucuns liens de confiance. L'atmosphère ne peut pas changer. En effet, jamais les personnages n'ont été francs entre eux et tout le monde le sait.

Bien que la violence soit omniprésente dans ce film elle ne détone pas trop. Tarantino a tendance à jouer sur l'esthétisme de la violence. Dans ce film on l'explique difficilement par une différence entre la justice "de vengeance" et la justice civilisée. Même à l'intérieur de l'histoire cette distinction vole très rapidement en éclat après une scène que j'ai détestée. Durant plusieurs minutes l'un des personnages, le Major, décrit à un père comment il a humilié puis violé son fils en éclatant de rire. Ce qui m'a le plus gêné dans cette scène n'est pas seulement le rapport de pouvoir instauré entre deux personnages par le passé ni la tentative de justifier un meurtre par la légitime défense. Non, ce qui m'a le plus gêné ce sont les rires des spectateurs dans la salle. Rires qui ne sont pas anomalie. La scène est clairement conçue comme une juste rétribution des choix du jeune homme. Mais ces rires posent de nombreuses questions sur la manière dont on considère les violences sexuelles dans notre société. Et ce sont ces rires dont je me souviendrais le plus.

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*** Bien que l'image et la bande son soient réussies j'ai trouvé le film mou.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:45 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hateful eight | | | |  Facebook

10/01/2016

A knight of the seven kingdoms par George R. R. Martin

Titre : A knight of the seven kingdoms
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Harper Collins 2015
Pages : 355


Il y a 100 ans les Targaryens siégeaient toujours sur le trône de fer. Les dragons n'étaient pas oubliés tandis que le royaume se remettait à peine de la rébellion d'un usurpateur. Il y a 100 ans un chevalier est mort. Mais, sur son lit de mort, il a pu adouber son écuyer : Dunk qui se fait nommer ser Duncan the Tall. Ce dernier décide de se rendre à un tournoi qui regroupe tous les plus grands chevaliers de Westeros. Son but est de gagner quelques tours ce qui lui permettrait de gagner un peu d'argent et, s'il est chanceux, de se faire un nom afin d'entrer au service d'un noble. Il y trouvera tout autre chose lorsqu'il rentre dans les affaires des Targaryens au péril de sa vie.

Ce petit livre est constitué de trois nouvelles déjà publiée et, ici, offertes avec des illustrations. Son but est, bien entendu, de placer les lecteurs et lectrices dans une époque que la série principale ne fait qu'évoquer. Sous l'excuse d'un chevalier errant on peut retrouver des lieux connus et moins connus alors que le royaume était encore Targaryen. Heureusement, ce livre n'est pas que cela. George a la capacité à créer des situations et des personnages que l'on aime connaître et suivre. Dunk est un chevalier dans tous les sens du terme. Il place son honneur au plus haut même si cela implique de se mettre en danger pour protéger des personnes plus faibles (et donc un risque de mourir jeune). Son écuyer est bien plus intelligent bien que son tempérament soit fougueux. Dans ses trois nouvelles George pose plusieurs questions. Que ce soient la valeur d'un prince face à la vérité ou la raison d'une guerre inutile ? Ce sont aussi des histoires dont j'ai apprécié la lecture.

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***** À la fin du livre George promet une suite. Je ne sais pas quand il pourra s'y mettre mais je l’attends.

Image : Éditeur

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09/01/2016

Batman 7. Mascarade par Scott Snyder, James Tynion IV et Greg Capullo

Titre : Batman 7. Mascaradebatman-tome-7-270x417.jpg
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV et Greg Capullo
Éditeur : Urban comics 13 novembre 2015
Pages : 256

Ce tome contient les numéros Batman 35-40 et Annual 3. Les choses ne sont pas parfaites pour Bruce Wayne et Batman après Batman Eternal. Cependant, notre héros se remet petit à petit de sa dernière année. Malheureusement, il est immédiatement attaqué par la Ligue de Justice entière. Ses amis ne veulent qu'une chose : le tuer ! Batman se rend rapidement compte que la Ligue a été attaquée et manipulée par son vieil ennemi : le Joker. Oui, le Joker est de retour après sa chute dans les grottes. Et cette fois il ne veut pas rendre Batman meilleur. Cette fois il décide qu'il veut détruire Batman et Gotham avec. Bruce Wayne a connu de nombreux jours difficiles mais survivra-t-il à cette nouvelle attaque ?

Après la déception que fut le dernier tome celui-ci est un énorme bond en avant. Cette fois le Joker est moins glauque. Il a de nouveau un visage. Mais cette fois il montre à quel point il sait tout de Batman tandis que ce dernier ne sait rien du Joker. Le scénariste tente ici d'ajouter un peu plus au mythe. Et si le Joker ne revenait pas seulement parce qu'il est résistant mais parce qu'il est immortel ? Et s'il était présent depuis les débuts de la ville ? Les chapitres principaux sont suivis par deux autres intrigues. La première place une chercheuse d'Arkham face aux multiples origines du Joker. Elle est forcée de suivre des patient-e-s qui lui racontent une histoire. La question concerne la véracité de ces histoires. L'une d'elle est vraie mais laquelle ? Les auteurs sont aussi très talentueux sur ces épisodes qui à la fois offrent des réponses tout en niant leur utilité et leur véracité. Enfin, on termine sur une histoire concernant un journaliste. En voulant comprendre le Joker il en parle comme d'un homme seul et sans amis. L'histoire est glaçante. Le Joker fait tout pour détruire la vie du journaliste en retournant son papier contre lui. Petit à petit le personnage perd la raison et ne peut que se cacher dans un coin. Bref, un très bon tome que j'ai beaucoup aimé lire.

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***** J'ai du mal à trouver des points faibles à ce tome.

Image : Éditeur

Batman 6. Passé, présent, futur

Titre : Batman 6. Passé, présent, futurbatman-tome-6-270x422.jpg
Auteurs : Snyder, Capullo, Kubert, Maleev, Murphy, Craig et Scalera
Éditeur : Urban comics 3 juillet 2015
Pages : 192

Ce tome contient les numéros Batman 18-20, 34 et Annual 2 ainsi que Detective comics 27. Damian Wayne est mort. Bruce Wayne fait tout pour s'en sortir mais son alter ego, Batman, non. Depuis la mort De Damian il travaille sans repos nuits après nuits et combat tout ce qu'il trouve. Et ce qu'il trouve pourrait bien être plus dangereux que prévu. Car bien qu'il ait l'habitude de combattre les pires des criminels que peut-il faire contre son passé et contre ceux et celles qui sont invisibles, ceux et celles qu'il ne peut voir ou identifier ?

Ce tome 6 est un interlude. Plutôt que des intrigues précises nous avons plusieurs épisodes non liés qui permettent de faire le lien entre l'après Eternal et l'avant. En effet, entre le tome 5 et le 7 il y a la série Eternal qui a changé pas mal de choses à Gotham. En attendant, Urban nous offre quelques informations sur la manière dont Batman a géré la mort de Damian. On nous montre aussi comment Arkham a changé pour passer de lieu de guérison à un lieu de punition. C'est une histoire que j'ai trouvé assez intéressante car j'ai rarement eu l'impression que le changement de statut d'Arkham ait été thématisé. On nous montre aussi brièvement le nouveau statut après Eternal pour terminer sur une histoire qui explique comment le futur sera protégé par Batman. Au final rien de bien mauvais mais rien de bon non plus.

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*** Un tome de transition afin de patienter avant le prochain et rien de plus.
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Image : Éditeur

06/01/2016

De l'utilité du genre par Joan W. Scott

Titre : De l'utilité du genre9782213661551-X_0.jpg?itok=vUHK_R54
Auteure : Joan W. Scott
Éditeur : Fayard 2012
Pages : 219

Joan W. Scott est connue pour son article théorique "Le genre : une catégorie utile d'analyse historique". Ce petit livre recueil plusieurs articles de l'historienne autours du genre comme concept et de la manière de l'utiliser en histoire. Le premier article est, bien entendu, celui que je viens de citer. Joan W Scott y définit le genre comme concept tout en critiquant d'autres formes de définitions. Ensuite, elle décortique le terme et explique comment on peut l'utiliser dans des travaux de recherche. Bien que l'article soit très théorique il n'en est pas moins passionnant pour les personnes intéressées malgré une difficulté de lecture plutôt importante. Dans l'article suivant l'auteure déconstruit le travail de E. P. Thompson. Elle démontre que ce dernier a totalement écarté les femmes dans son livre majeur sur la classe ouvrière anglaise.

Les deux articles suivant sont ceux qui m'ont le plus intéressé. La raison en est le lien avec des débats et affaires récentes durant lesquelles les arguments déconstruits par Scott ont été utilisé par des politiciens, des journalistes et des experts. Le premier concerne le voile. Elle montre que ce dernier est pensé comme fondamentalement incompatible avec la laïcité alors que celle-ci n'a jamais été construite comme moyen de créer une égalité entre les hommes et les femmes. Plus important, elle déconstruit les arguments qui considèrent que les femmes qui se voilent sont opprimées ou aveugles. En effet, elle explique que ces femmes s'inscrivent dans une religion et une culture et que cette inscription identitaire, communautaire, permet une capacité d'agir et donc de choisir. Le dernier article concerne la séduction française. À plusieurs reprises, le terme a été utilité afin d'expliquer, ou d'innocenter, des actes sur des femmes. Au lieu d'une agression ce n'était qu'un élan séducteur bien français incompris. Joan W Scott commence par présenter les arguments. Elle montre que cette séduction est basée sur une société particulière et une vision spécifique. Cette dernière considère que les femmes sont ouvertes à la séduction de manière passive tandis que les hommes sont actifs (prédateurs). Les femmes, par l'amour, doivent contrôler et abaisser la prédation masculine en utilisant l'amour. Dans cette vision des relations entre les sexes il faut que tout le monde soit bien identifiable comme homme ou femme. Par conséquence, Scott montre en quoi cette forme de séduction se doit de lutter contre le féminisme et les luttes pour les droits des gays et lesbiennes. Non seulement les sexes sont brouillés mais, en plus, l'acte de séduction est dénaturé. La cible principale est le féminisme américain accusé d'être la cause des guerres des mâles impérialistes américain.

Ce petit livre se termine sur une conclusion qui permet non seulement de faire le bilan du féminisme universitaire mais aussi de tenter de repousser les frontières. Joan W. Scott apprécie les remises en causes des acquis et pousse à passer outre les chemins débroussaillés même, et surtout, si cela rend certaines personnes et institutions inconfortables. Au final, la lecture est stimulante. Le propos n'est pas toujours très facile à comprendre. Les concepts sont nombreux et ne me sont pas toujours connus. Mais il est fascinant de voir la pensée de Scott se modifier et s'étendre vers d'autres horizons.

Image : Éditeur

Batman 3. Le deuil de la famille par Scott Snyder, Greg Capullo et Jock

Titre : Batman 3. Le deuil de la famillebatman-tome-3-270x428.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Greg Capullo et Jock
Éditeur : Urban comics 14 février 2014
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 13-17 publiés dans Batman Vol. 3 : Death of the family. Batman a tout juste réussit à vaincre la cour des hiboux. Ce groupe était constitué des plus hauts dignitaires de Gotham ainsi que d'un grand nombre d'assassin. Mais Batman a tout de même été touché plus que prévu. Non seulement il a été psychologiquement torturé mais il ne pensait pas que la ville même se retournerait contre lui. Malheureusement, ce n'est que le début. En effet, un vieil ennemi est de retour après un an d'absence. Le Joker est revenu à Gotham et organise plusieurs meurtres en vue d'un final explosif. Et cette fois Batman n'est pas visé directement. Ce sont ses alliés qui sont en danger.

J'ai mis longtemps avant de décider de prendre ce tome. Je me suis finalement lancé car le tome 7 parle du Joker et parce que j'apprécie beaucoup le travail de Snyder. Cependant, je n'aime pas le personnage du Joker. Il est plus que dangereux en tant que personnage. L'écrire demande un grand talent si on souhaite éviter de tomber dans le grotesque ou l'effusion de sang inutile. De plus, le Joker écrit par Snyder, ici, porte son propre visage sous la forme d'un masque et torture ses plus proches (pauvre Harley). En gros, tout ceci est très glauque ! Cependant, j'ai tout de même apprécié l'intrigue. En effet, Snyder décider de décrire Batman et le Joker comme un couple. Le Joker est jaloux des alliés de Batman et tente de retrouver son ancien partenaire de jeu en recréant ses anciens crimes tout en cassant la relation qui existe dans la bat-family. Ce plan est particulièrement bien écrit. Je salue aussi la recréation absolument terrifiante de l'asile d'Arkham. Celle-ci pourrait donner des cauchemars. Enfin, les interludes permettent de se "détendre" entre deux crimes du Joker tout en expliquant comment ceux-ci ont été mis en place. Au final, ce tome est glauque mais j'ai tout de même réussit à le lire.

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**** Ce tome me faisait peur mais je suis content de l'avoir finalement lu.
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Image : Éditeur

29/12/2015

Batgirl 1. Bienvenue à Burnside par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Titre : Batgirl 1. Bienvenue à Burnsidebatgirl-tome-1-270x428.jpg

Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Éditeur : Urban comics 11 septembre 2015

Pages : 160

Ce tome contient les numéros 35-40 et secret origins 10 publiés dans The Batgirl of burnside. Tout a changé. Batgirl est seule, elle n’a plus de contacts avec la police ni les Birds of Prey. Son matériel est détruit tandis qu’elle change d’appartement pour se rendre dans le quartier branché de Burnside. Elle y est engagée comme chercheuse dans le cadre d’une thèse autours d’un algorithme qu’elle a créé durant sa convalescence. Comme elle n’a plus de costume ni d’équipement elle doit aussi se recréer son identité. Mais ceci pourrait bien être plus compliqué que prévu. En effet, non seulement elle doit lutter dans Burnside mais une personne anonyme en sait long sur elle. Et elle utilise ses connaissances afin de faire du mal à Batgirl alias Barbara Gordon.

La première partie des New 52 autours de Batgirl parlaient de son effort face à son passé. Elle retrouvait l’usage de ses jambes (ce qui fit perdre le personnage d’Oracle) et reprit l’identité de Batgirl. Elle tentait de passer outre le traumatisme de l’attaque du Joker. Mais, entre-temps, de nombreux événements ont eu lieu. Non seulement Dick Grayson est mort mais, en plus, son père est mis en prison. C’est dans ce contexte que la nouvelle équipe créative décide de placer le personnage dans un nouveau lieu tout en lui offrant une nouvelle tenue (que j’apprécie beaucoup). De plus, ils décident de moderniser un peu les choses. Barbara vit dans un monde connecté et s’essaie aux réseaux de rencontre et aux réseaux sociaux. Elle débute en s’attaquant à un homme qui dévoile des informations trouvées sur des objets électroniques volés. De plus, elle est harcelée par quelqu’un qui utilise son image, se fait passer pour elle et tente de lui faire du mal. Plus encore, les derniers numéros parlent, à leur niveau, de logiciels prédictifs utilisés afin de contrôler la population sous l’idée d’éviter les crimes. Cette Batgirl est donc très proche de nous avec un comportement parfaitement normal mis à part qu’elle est une justicière.

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***** Un très bon premier tome. Je me réjouis de lire la suite.

Image : Éditeur

Histoire des femmes en occident 5. Le XXe siècle sous la direction de Françoise Thébaud

Titre : Histoire des femmes en occident 5. Le XXᵉ siècle

Direction : Françoise Thébaud

Éditeur : Perrin 2002

Pages : 891

Il est difficile de présenter un tel monument. Et encore, je ne parle que du dernier tome, qui fait tout de même près de 900 pages, alors qu’il en existe quatre autres de l’antiquité à nos jours. Ce tome ne prend en compte “que” le XXᵉ siècle en occident soit l’Europe et les Amériques du Nord. C’est déjà beaucoup mais il est dommage de ne pas avoir pu avoir une perspective plus large. Encore une fois, l’Afrique, l’Asie et les Amériques du Sud sont totalement oubliés par un livre qui se prétendait universel mais qui reste très euro-centré quand il n’est pas franco-centré. Le livre est divisé en 19 chapitre et 4 parties. Le tout est précédé d’une introduction qui permet de remettre à jour les propos tenus dans le livre via un état de la recherche qui se veut complet et qui prend un tout petit moins que 60 pages.

La première partie, constituée de 8 chapitres, est intitulée La nationalisation des femmes. Derrière ces termes nous avons un certain nombre de contributions classées de manière chronologique puis thématiquement. En effet, ou nous peint le fonctionnement de la condition féminine entre la Première Guerre Mondiale et les années trente. Ceci permet aussi bien de montrer les premières revendications féministes du XXᵉ siècle que de nous montrer les modifications et résistances que connurent les sociétés européennes. Dans un second temps, on nous explique comment les femmes et les féminités furent pensés par les autorités de régimes fascistes, dictatoriaux et le nazisme. Nous avons donc une peinture complète qui part de l’Italie et de l’Allemagne en passant par Vichy et l’Espagne de Franco. Ceci se termine sur un examen des femmes en URSS.

La seconde partie, femmes, création et représentation, est constituée de 4 chapitres. Le premier est celui que j’ai le moins apprécié. L’autrice y décrit les manières dont les femmes sont pensées et représentées dans les productions philosophiques aussi bien féministes que non-féministes. J’ai trouvé la lecture difficile et peu intéressante. Par la suite, on trouve un chapitre sur la place des femmes dans la culture qui permet non seulement de créer un bilan sur l’entrée des femmes dans le milieu mais aussi d’expliquer pourquoi il est si difficile de réussir en tant que femme dans la culture. On continue sur un examen de la consommation de masse qui débute en s’adressant aux femmes en tant que maîtresses du foyer et, donc, premières concernées par les chats. La partie se termine sur un chapitre que j’ai beaucoup apprécié concernant l’image des femmes. Il est parsemé d’exemples que le noir et blanc et le format poche rendent moins facile à lire. Cependant, la lecture est très intéressante.

La troisième partie contient trois chapitres et se nomme les grandes mutations du siècle. Le but est de faire l’histoire de la seconde partie du XXᵉ siècle jusque dans les années 80-90. Le propos se concentre sur l’état social et ses effets non seulement sur la pauvreté mais aussi sur la maternité. Le dernier chapitre permet de poser la question de l’histoire du travail féminin, qui a toujours existé, et de sa transformation en salariat mais aussi des milieux dans lesquels les femmes se trouvent. L’autrice montre que bien qu’il y ait mutation dans la condition féminine celle-ci est toujours subordonnée aux hommes qui gardent la main sur les travaux et études considérés comme supérieurs.

Enfin, la dernière partie, en quatre chapitre, se nomme enjeux. Le premier chapitre pose la question de l’ascension à la majorité aussi bien civile que politique des femmes. L’autrice dépeint les premières tentatives d’accéder au droit de vote mais aussi d’être considérées comme civilement majeure. Elle montre des différences en Europe selon des lignes de fractures religieuses et géographiques. Un second chapitre montre l’histoire du féminisme dans les années 60 et 80. Ce chapitre permet de comprendre comment les mouvements féministes se sont reconstruits en abandonnant le droit de vote au profit d’autres luttes en faveurs du droit sur son propre corps. L’avant-dernier chapitre est une étude de cas sur le Québec qui permet de faire le lien entre différents mouvements féminins entre différentes époques et leurs impacts sur la société. Enfin, le livre se termine sur un chapitre qui examine les problèmes de la filiation posés par les nouvelles sciences de la procréation. L’autrice présente les arguments en faveurs ou contre ces droits ainsi que les problèmes qui peuvent exister. Dans une dernière partie, on nous offre des extraits d’écrits de deux femmes.

Ce livre est un monument qui fait partie d’un monument. L’histoire des femmes en occident fut une tentative non seulement de justifier d’une recherche mais aussi de créer un livre qui pose les bases de la connaissance à un moment particulier. Son âge implique que de nombreuses recherches plus récentes existent actuellement. Je me pose aussi la question de la légitimité d’un livre qui ne prend en compte que l’occident et, surtout, la France et une partie de l’Europe (la Suisse, encore une fois, est pensée comme un tout lorsqu’elle est mentionnée). De plus, cette histoire des femmes, et c’est l’époque qui le veut, ne prend pas en compte les problèmes concernant les sexualités ni les racismes. C’est à peine si les tensions entre féministes blanches et noirs aux USA sont mentionnées. Il est difficile de passer outre ce livre lorsqu’on s’intéresse au sujet mais il est nécessaire d’aller plus loin.

Image : Amazon

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25/12/2015

Avengers 4. Infinity par Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Titre : Avengers 4. Infinity

Auteurs : Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Éditeur : Panini comics 1 juillet 2015

Pages : 160

Ce tome contient les numéros 18-23. Voici enfin le troisième tome qui constitue l’événement Infinity. Pour rappel, celui-ci se déroule à la fois sur Terre et dans l’univers. Dans le tome principal nous avions la prise de contrôle de la Terre par Thanos après le départ des Avengers pour une guerre. Dans le tome 2 de New Avengers nous avions l’effet d’Infinity sur la quête des Illuminatis pour arrêter la destruction de l’univers (et donc de la Terre). Ce tome d’Avengers suit les aventures de Captain America et des Avengers dans l’espace face à la flotte des bâtisseurs. Ceux-ci détruisent tout sur leur passage dans le seul but de mettre fin à l’existence de la Terre. Les Avengers ne sont qu’une petite armée face à des empires entiers. Et si ces derniers ne peuvent rien contre les Bâtisseurs que peuvent les Avengers ?

Il devient de plus en plus difficile de présenter le travail d’Hickman sur Avengers et de l’apprécier. Encore une fois, l’intrigue est concentrée sur l’aspect héroïque et guerrier plutôt que de nous présenter un groupe et sa constitution. Bien qu’Hickman nous présente un peu mieux les Bâtisseurs dont on avait entendu parler il ne fait qu’ajouter une petite brique à sa construction. En fait, Hickman donne presque l’impression d’être trop arrogant pour le bien de son intrigue. Comme s’il avait une bonne idée mais qu’il partait en roue libre sans contrôle. En bref, je doute de plus en plus.

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*** Un tome qui se concentre sur une guerre sans parler de rien d’autre. Je commence à me lasser.

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Image : Éditeur

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23/12/2015

Avengers 3. Prélude à infinity par Hickman, Spencer, Caselli et Deodato JR

Titre : Avengers 3. Prélude à infinity
Auteurs : Hickman, Spencer, Caselli et Deodato JR
Éditeur : Panini comics 1 mai 2015
Pages : 144


Ce tome contient les numéros 12-17. Depuis quelque temps la Terre connaît des dangers de plus en plus importants. C’est la raison pour laquelle Tony Stark et Steve Rogers décident de reconstruire les Avengers pour en faire une véritable machine de guerre. Ils n’ont même pas eu le temps de dire bonjour aux nouveaux que la Terre est attaquée depuis Mars puis qu’un événement cosmique crée deux nouveaux êtres à la puissance sans limite. Ces derniers font partie d’un ancien système qui est en train de s’effondrer. Ce système n’a pas terminé de poser des problèmes puisqu’il envoie un message automatiquement et que celui-ci détruit toutes activités électronique sur la planète. Les Avengers vont avoir besoin de plus gros bras.


Il est difficile de parler du run d’Hickman sur les Avengers. Il me semble qu’il est très prudent dans la mise en place de son intrigue. Les choses se construisent lentement mais sûrement. Encore une fois, on nous montre que la Terre fait partie d’un système mais que celui-ci est brisé. Mais on ne perd pas de temps en palabre puisque, extrêmement rapidement et souvent, le scénariste place ses personnages dans d’énormes combats. Ceci donne l’impression d’un tome qui fait la jonction avec la suite plus que d’un tome qui se suffit à lui-même. Il faut aussi noter que ce run ne laisse que très peu de place à la vie civile des Avengers. Tout est concentré sur l’héroïsme et les missions. La lecture est donc déroutante et désincarnée.


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*** Ce n’est pas mauvais mais très déroutant. Ce n’est pas une lecture simple mais difficile avec de nombreuses références et une intrigue difficile à saisir.
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Image : Éditeur

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21/12/2015

Aquaman 5. Maelstrom par Jeff Parker et Paul Pelletier

Titre : Aquaman 5. Maelstromaquaman-tome-5-270x424.jpg
Auteurs : Jeff Parker et Paul Pelletier
Éditeur : Urban comics 11 septembre 2015
Pages : 240

Ce cinquième tome contient les numéros 32-40 ainsi que Secret Origins 2 et 5. Aquaman a changé de main depuis le tome 4. Celui-ci était, d’ailleurs, le plus faible de la série avec des ennemis peu intéressants et une intrigue un peu abandonnée. Je me suis laissé persuader de laisser une chance au nouveau scénariste. Dans ce tome il crée deux intrigues sans aller dans la direction mise en place par Geoff Johns au tome 3. Ainsi, nous avons d’abord une lutte contre la base internationale sous-marine et leur création. Celle-ci est parallèle à des problèmes politique en Atlantide. En effet, une faction considère Arthur et Mera comme des usurpateurs qui détruisent le continent. Le problème c’est qu’ils ont raison. La Terre même refuse Arthur comme roi. C’est pourquoi ce dernier décide de recherche les traces de sa mère afin de se faire accepter comme souverain.

Que penser de ce tome ? Il semble que le scénariste ait décidé de creuses un peu ce que Geoff Johns avait sous-entendu mais sans concrétiser. Ainsi, on ne revoit ni Orm ni le roi de Xebel. Par contre, on en apprend plus sur le fonctionnement de l’Atlantide ainsi que sur les différents royaumes. Ces connaissances permettent de créer des liens avec les autres héros mais aussi les royaumes mythiques de l’univers DC. On apprécie de voir Arthur traité, enfin, en tant que roi par d’autres dirigeants. Bien que la première partie de l’intrigue, le combat, soit peu intéressant et ne permette pas de comprendre la raison de la présence de la base Triton la seconde est meilleure. Elle permet de réunir Arthur avec son passé et de consolider son rôle. Je suis donc plutôt content.

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**** Le tome 4 était très moyen celui-ci est bien mieux sans être aussi bien que les trois premiers.
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Image : Éditeur

19/12/2015

Star Wars: The force awakens

Enfin ! Enfin nous avons un nouveau Star Wars ! Enfin après une longue année d’attente depuis le premier teaser ! Et enfin j’ai pu aller le voir malgré la foule énorme qui se masse à chaque projection ! Je vais tenter une petite présentation. Je vais essayer de faire attention mais il est toujours possible qu’il y ait quelques spoilers. If you do not want to be spoiled keep calm and stop reading.

Il y a 30 ans les rebelles ont détruit la seconde étoile noire alors que l’Empereur et Vador étaient détruits. Sur les cendres se sont soulevés des planètes prenant le nom de Nouvelle République. Mais l’Empire n’est pas terminé et la Résistance lutte encore et toujours. À la place d’un Empereur nous avons le Premier Ordre. Il y a 20 ans Luke Skywalker a disparu. Depuis, une bonne partie de la galaxie est à sa recherche. Et certaines personnes pourraient bien se rapprocher de la solution. En effet, il existe une carte des voyages de Luke. Alors que l’Empire souhaite la posséder afin de détruire le dernier Jedi la Résistance souhaite le faire revenir et restaurer l’équilibre de la Force. La générale envoie son meilleur pilote retrouver cette carte. Mais l’Empire n’est pas loin derrière et détruira absolument tout afin de mettre la main sur Luke Skywalker.

Que penser de cette nouvelle suite (qui, cette fois, ne se déroule pas dans le passé) ? Est-ce qu’elle est à la hauteur pour relancer une franchise qui n’est jamais morte ? Le film vaut-il la destruction de l’univers étendu ? Difficile à dire… moi, en tout cas, j’ai aimé. Qu’on ne s’y méprenne pas. Il y a de nombreux problèmes scénaristiques et autres. Ainsi on se demande comment Finn passe de soldat loyal à résistant. Pourquoi existe-t-il une carte du lieu où se trouve Luke ? Pourquoi personne n’est au courant de la super base ? Mais ce qui fait la réussite et la faiblesse du film se sont, avant tout, les références. Chaque minute sont remplies de références aux autres films et, au bout d’un moment, on se demande si on regarde un film ou des scènes d’hommages envers les autres films ? Heureusement, nous avons aussi de nombreux nouveaux personnages qui rejoignent les anciens. Ces derniers sont introduits progressivement et ça fonctionne bien. J’apprécie particulièrement l’écriture des nouveaux personnages mis à part Kylo Ren que je trouve un peu bâclé. On a une sorte de nouveau Vador qui fait tout pour ressembler à ce dernier et qui semble suivre son exemple pour des raisons similaires. Donc, pour moi, c’est réussi.

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**** J’ai bien aimé. Il y a de nombreux problèmes dans l’intrigue ainsi qu’un grand méchant qui n’a pas le charisme de Vador (surtout après avoir enlevé son masque) mais je me suis bien amusé.
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Image : Site officiel

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12:05 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the force awakens | | | |  Facebook

16/12/2015

All-New X-Men 5. Déménagement par Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Brandon Peterson

Titre : All-New X-Men 5. Déménagement
Auteurs : Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Brandon Peterson
Éditeur : Panini comics 14 octobre 2015
Pages : 248

Ce tome contient les numéros All-New X-Men 18-21 et X-Men Gold 1. Kitty Pride et ses étudiants, les X-Men d'origine, sont partis de l'école de Wolverine pour se rendre à l'école de Cyclope. C'est une surprise pour les mutants qui suivent Wolverine. Ce tome reprend exactement à ce point. Les jeunes mutants doivent apprendre à accepter ce nouveau lieu froid et peu engageant rempli de nouveaux mutants et d'anciens ennemis. Puisque c'est une remise à niveau il est aussi décidé de changer d'uniforme pour des versions plus moderne et plus proche de l'idéal des Power Rangers. Il ne faut pas longtemps pour qu'il y ait des ennuis. En Floride une mutante est pourchassée par des hommes surarmés citant la bible. Cette jeune femme n'est autre que X-23 et elle est bien décidée à se venger de ses agresseurs.

Ce tome est peu mieux que le précédent. Au lieu de je ne sais plus combien d'équipe nous en avons une. L'intrigue ne la fait pas beaucoup interagir avec les Uncanny X-Men étant donné qu'on est immédiatement envoyé en Floride. L'histoire n'est pas vraiment intéressante. Elle permet, encore une fois, de placer les X-Men face à la peur et à la haine même si cette fois on parle de religieux chrétiens. C'est surtout un bon moyen d'introduire un nouveau membre qui est X-23. Je ne sais pas encore quoi penser d'elle mais je l'apprécie (bien que j'apprécie moins que les membres masculins des origines draguent tout ce qui semble féminin). J'ai mieux aimé le numéro Gold qui s'intéresse à des événements précis du passé. Mes histoires préférées, dans ce numéro, sont celles qui concernent Kitty et Wolverine.

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**** Moins pire que le tome 4 ce tome 5 reçoit aussi de l'aide de la part du numéro Gold.
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Image : Amazon

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All-New X-Men 4. La bataille de l'atome par Brian M. Bendis, Jason Aaron, Brian Wood, Stuart Immonen, Chris Bachalo et Frank Cho

Titre : All-New X-Men 4. La bataille de l'atome
Auteurs : Brian M. Bendis, Jason Aaron, Brian Wood, Stuart Immonen, Chris Bachalo et Frank Cho
Éditeur : Panini comics 16 septembre 2015
Pages : 248

Ce tome contient X-men: battle of the atom 1-2, All-new X-men 16-17, Uncanny X-men 12-13, Wolverine and the X-men 36-37 et X-men 5-6. Ce gros tome est comme son contenu : un gros foutoir avec plein de séries différentes. Mais que s'y passe-t-il ? Dans le présent les X-Men d'origine sont envoyés afin de stopper une nouvelle mutante particulièrement puissante et de mettre les civils à l'abris. Le problème c'est qu'ils ne sont pas les seuls sur le terrain. Premièrement, il y a un escadron entier de sentinelles dont les X-Men d'origine ne peuvent pas se débarrasser. Ensuite, l'équipe de Cyclope dit bonjour et sauve tout le monde. Mais pas assez vite car Cyclope du passé meurt ce qui fait disparaitre celui du présent et crée une sorte de tremblement dans l'univers. Heureusement, il est ramené à la vie par l'un des nouveaux mutants. Mais, pour Wolverine, c'en est trop. Les X-Men d'origine doivent retourner à leur époque. En même temps, des X-Men du futur (oui il y a beaucoup de X-Men) arrivent dans le passé afin d'être certain que ceux du passé repartent. Cependant, Jean ne veut pas revenir. Elle décide de lutter et c'est ainsi qu'une bataille s'engage entre différents groupes mutants.

Bon, alors j'aime bien cette série. Je sais, elle est très critiquée pour des raisons parfaitement légitimes. On ne sait pas où va le scénariste et les choses tournent un peu en rond. Mais j'aime bien l'idée ainsi que les personnages et leurs réactions face à leur futur eux-mêmes (bien que Jean soit un peu agaçante). En plus j'aime beaucoup Kitty Pride et elle est souvent présente. Alors pourquoi n'ai-je pas aimé ce tome ? Premièrement, on a beaucoup d'action mais on ne comprend pas vraiment qui combat qui ni pourquoi. Il faut se rendre compte que nous avons, si j'ai bien compté, six équipes différentes qui ne s'apprécient pas toujours et qui se mentent mutuellement. Ces six équipes n'expliquent strictement rien mis à part que les voyages dans le temps sont dangereux (le seul danger est montré dans les premières pages). Je veux bien le croire mais je souhaiterais en savoir plus. J'aimerais comprendre comment certains personnages se sont retrouvés dans leurs différentes positions. Mais, rien ne nous est dit. Ensuite, les conséquences sont peu apparentes. J'ai l'impression d'un retour à la normal avec quelques changements mineurs alors que l'intrigue pose des questions sérieuses. Le SHIELD, par exemple, n'agit pas directement sur Wolverine et se laisse déborder aussi facilement qu'un bébé. Bref, un tome dont l'intrigue est à la fois trop confuse et trop facile.

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*** Une intrigue confuse, une conclusion facile, un petit changement intéressant mais qui tombe un peu comme un cheveux sur la soupe.
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Image : Amazon

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15/12/2015

Wonder Woman 6. La chute de l'Olympe par Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka

Titre : Wonder Woman 5. Chair de ma chairwonder-woman-tome-6-270x417.jpg
Auteurs : Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban comics 27 novembre 2015
Pages : 168

Ce sixième et dernier tome du run contient les numéros30-35 et Secret origins 6. Dans le dernier tome l'Olympe était tombée avec la mort d’Apollon. Ce dernier avait rendu ses pouvoirs à Héra mais le Premier Né règne. Ni la mer ni les enfers ne sont à l’abri. Tandis que Diana tente de convaincre ses sœurs de s'unir à leurs frères afin de faire la guerre au Premier Né elle voit ses allié-e-s disparaitrez et tomber un-e à un-e. Il est temps pour Diana de prendre ses rôles au sérieux : Héroïne, reine, guerrière et déesse de la guerre. Mais, face au Premier Né, cela pourrait ne pas être suffisant. D'autant qu'Eris souhaite la discorde sur l'ile du paradis et qu'Héra est à nouveau elle-même.

Bien que j'ai énormément apprécié ce run je suis content d'en voir la fin. Celui-ci trainait un peu en longueur. Le cinquième tome donnait l'impression de tout faire pour que deux jours tiennent en 160 pages. Ce tome va bien plus vite. Pratiquement immédiatement nous sommes engagés dans la guerre avec la vision d'un Olympe absolument horrible. Ce qui m'a le plus frappé est le destin de Cassandra. Elle passe de chef de guerre à esclave affamée en loque. Je ne m'attendais pas à un tel changement. Diana, de son côté, tente de créer des nouveautés mais celles-ci n'ont pas le temps d'être contestées étant donné la menace du Premier Né. Il est dommage que le prochain run ne soit pas à la hauteur car j'aurais aimé voir ces changements se former dans la société des Amazones. Je ne dirais pas comment le tome se termine et je vous laisse découvrir ce run par vous-même.

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***** Enfin nous sommes à la fin de l'intrigue. Du début au dernier tome j'ai apprécié ce run pour l'une des meilleurs séries que je possède actuellement.

Image : Éditeur

08/12/2015

Wonder Woman 5. Chair de ma chair par Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka

Titre : Wonder Woman 5. Chair de ma chairwonder-woman-tome-5-270x414.jpg
Auteurs : Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 24-29. Arès, dieu de la guerre, est mort durant la bataille contre le premier né. Mais, avant de partir pour l'enfer, il a offert ses pouvoirs et ses devoirs à Diana. Le monde a une nouvelle déesse de la guerre. Mais celle-ci ne souhaite pas prendre son rôle. Elle veut seulement protéger Zola et son enfant. Pendant que Wonder Woman tente de suivre Zola qui souhaite rester tranquille l'Olympe ne reste pas sans réagir. Alors que le premier né est torturé par Apollon ce dernier souhaite se préparer à une guerre prophétisée. De plus, Cassandre tente de retrouver son dieu et d'entrer sur l'Olympe. Il sera nécessaire que Diana accepte sa nouvelle identité si elle souhaite vaincre le premier né et protéger les humain-e-s.

J'aime toujours autant ce run sur Wonder Woman malgré sa longueur. En effet, j'ai l'impression que les auteurs tentent de combler du vide avant d'arriver enfin à la fin de leur run sur cette héroïne. Bien que le tome ne soit pas inutile il aurait pu ne pas exister. Wonder Woman doit, ici, apprendre à accepter son statut et retrouver ses différents alliés. Il est presque dommage que sa divinité ne soit pas plus présentée. J'aurais apprécié avoir un peu de politique olympienne sous la dent. Cette première intrigue fonctionne en parallèle avec la torture du premier né par Apollon. Celle-ci fonctionne un peu comme une horloge. On attend la fin qui ne peut qu'advenir et qui ouvre l'intrigue à sa conclusion prochaine dans le tome 6. En ce qui concerne les dessins c'est, encore une fois, une réussite.

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***** J'apprécie toujours autant ce run mais j'attends sa conclusion avec impatience.

Image : Éditeur