20/05/2016

Low 1. L'ivresse de l'espoir par Rick Remender et Greg Tocchini

Titre : Low 1. L'ivresse de l'espoirlow-tome-1-39176-270x416.jpg
Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
Éditeur : Urban comics 26 février 2016
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 1-6 publiés dans Low Vol 1 : The delirium of hope. Dans ce comics Remender tente quelque chose de très personnel. D'une part, il parle d'un thème qui l'avait frappé étant enfant. D'autre part, il essaie de créer un personnage optimiste alors que lui-même est pessimiste. Low se déroule dans le futur très lointain. Le soleil se transforme en géante rouge et la Terre est mourante. L'humanité a réagi de deux manières : elle a envoyé des sondes pour tenter de trouver des planètes habitables et elle s'est réfugiée sous la surface des océans. Mais les sondes n'ont jamais donné de résultats concluants. L'humanité a progressivement perdu espoir et s'est réfugiée dans le cynisme et l'oubli alors que les dernières villes s'éteignent les unes après les autres. Mais une femme, une scientifique, a encore de l'espoir. Et elle lutte afin de récupérer les données d'une sonde qui vient de retourner à la surface.

Je suis mitigé. Ce comics me parle. J'aime beaucoup l'idée de Remender. Un monde caché, sous la surface, qui tente d'oublier sa future destruction dans un milieu futuristique qui permet une liberté de création importante. Les dessins de Greg Tocchini qui accompagnent l'histoire sont tout simplement magnifique et permettent d'intégrer cet univers sans résistances. J'ai plus de problèmes avec l'intrigue. On suit une femme scientifique, c'est déjà une bonne idée, mais elle semble toujours se retrouver face aux mêmes problèmes. Et je me demande si cela est nécessaire. De plus, le pouvoir de l'espoir me semble être un artifice un peu facilement utiliser par l'auteur. Il aurait pu mieux l'écrire et même le problématiser. Ce qui ne veut pas dire que les effets du désespoir ne soient pas intéressants. Remender réussit à décrire des sociétés qui sont perdues. Mais je me demande si l'intrigue se développera un peu plus ou non. Je verrais lors de ma lecture du second tome.

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*** Un avis mitigé mais j'espère un tome 2 qui me convaincra.
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Image : Éditeur

15/05/2016

Letter 44. 3 Matière négative par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44. 3 Matière négative9782344014769-L.jpg
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 13 avril 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 14-20. Il s'est déroulé 9 mois depuis le second tome. Durant ces 9 mois Le Clarke a été incapable de communiquer avec la Terre. Les membres de l'équipage ont réparé le vaisseau avec l'aide des aliens alors que ceux-ci ont sauvé le bébé. Dans le même temps, certains lieux sont ouverts à l'équipage. Mais il semble que certaines choses soient cachées. En effet, pendant ces 9 mois la Terre a connu une troisième guerre mondiale qui se déroule entre la Russie, l'Allemagne, l'Angleterre, la France et les États-Unis. Tous les pays possèdent une technologie similaire alors que le monde connait une crise économique et sociale extrêmement importante. L'humanité va-t-elle disparaitre ?

Ce troisième tome avance gentiment les deux intrigues. Dans l'espace on en apprend un tout petit plus sur les aliens. La relation avec les humaines est intéressantes et troublantes mais les auteurs ne donnent pas encore trop d'informations se contentant de souligner la supériorité technologique. Sur Terre, par contre, l'intrigue politique prend un bond en avant. Celle-ci concerne non seulement la guerre mais aussi la présidence américaine. En ce qui concerne la guerre j'avoue être surpris du choix de certains pays et de leur alliance que je ne trouve pas toujours très logique. Par contre, la présidence est toujours aussi intéressante et permet d'en savoir beaucoup plus sur les intrigues politiques qui entourent tout le monde. J'espère bientôt connaitre la suite.

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**** Une série que j'apprécie toujours autant malgré quelques choix que je ne comprends pas.
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Image : Éditeur

Letter 44. 2 Décalage spectral par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44. 2 Décalage spectral9782344009376-L.jpg
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 18 novembre 2015
Pages : 160

Ce second tome contient les numéros 8-13 de Letter 44. Dans les épisodes précédents le nouveau président des États-Unis, le 44ème, apprenait par son prédécesseur qu'une forme de vie alien avait construit un artefact dans la ceinture d'astéroïde. Toutes ses actions avaient pour but de préparer le pays à une guerre qu'il juge inévitable. Blade, le nouveau président, a décidé qu'il était temps d'effacer les erreurs de son prédécesseur en utilisant les technologies les plus avancées pour gagner les guerres dans lesquelles les États-Unis sont empêtrés et réparer le tissu social du pays. Mais les tensions internationales sont à leur comble. Dans l'espace, les membres du Clarke subissent plusieurs pertes en tentant de comprendre les buts des aliens.

Ce second tome continue sur la lancée du premier avec deux intrigues complémentaires mais parallèles. D'une part, nous suivons ce que les membres d'équipage du Clarke font et de quelle manière illes tentent de survivre. Les auteurs ne nous donnent pas beaucoup d'informations sur les aliens ni sur leurs buts et je me demande ce que cela donnera. Sur Terre, par contre, l'intrigue politique se développe à vitesse grand V. Il est difficile d'en parler sans spoiler mais les décisions de Blade - dont l'identité n'est qu'un paravent au vu de certaines décisions - posent de nombreux problèmes au niveau aussi bien international que national. Les auteurs ont eu la bonne idée de placer les États-Unis sur un pied d'argile en montrant en quoi des décisions unilatérales peuvent avoir des conséquences dangereuses. L'intrigue prend un tour très intéressant pour le personnage de Blade et ses idées. Bien qu'une simple réflexion permette de savoir ce qui arrivera je me réjouis de lire le prochain tome.

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**** De la politique et de la SF ? Je suis toujours au rendez-vous !
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Image : Éditeur

Money Monster

Nous sommes dans une époque d'incertitudes économiques. Un présentateur star, Lee Gates, avait conseillé de prendre des actions d'une compagnie qui semblait ne pas pouvoir tomber. Mais un programme informatique a mal fonctionné et 800 millions de dollars sont perdus dans la nature. De nombreuses personnes ont perdu leur économique dans ce qui est considéré comme un simple bug. Lee Gates, lui, continue comme si de rien n'était et explique que l'entreprise ne peut que sortir du trou dans lequel elle se trouve actuellement. L'émission continue comme si de rien n'était avec les pitreries de Lee. Mais, dans l'arrière fond, un homme est présent alors qu'il n'en a pas le droit. En quelques minutes il prend la salle en otage et force la chaine à continuer la diffusion. Il ne veut pas d'argent mais des réponses : que s'est-il vraiment passé ?

Ce film est dirigé par Jodie Foster. L'intrigue mêle plusieurs thèmes. L'un des principaux est l'infotainment. Vous savez, cette tendance des chaines, publiques ou privées, à considérer ses spectateurs et spectatrices comme des imbéciles qui ne peuvent regarder un sujet sérieux que si le présentateur ou la présentatrice fait le pitre. Lee Gates, joué par Clooney, est l'un de ces pitres. On observe un homme donner des conseils sans arguments mais avec des effets censés être drôle. À plusieurs reprises, on comprend que son émission n'est pas considérée avec sérieux. Ainsi, comme le dit Julia Roberts au début : on ne fait pas de journalisme. Lee Gates fait partie de ses faux journalistes qui acceptent les explications sans jamais poser de questions qui fâchent. Ce thème est lié à celui de la société du spectacle. La prise d'otage est rapidement transformée en un phénomène médiatique disponible en directe sur internet et la population semble regarder sans avoir conscience de ce qui se déroule.

Le second thème important concerne l'économie de marché capitaliste. On sait comment ça marche : le marché est une entité naturelle qui fonctionne selon la demande et l'offre. Toutes tentatives de réguler le marché, selon les libéraux, ne peut que dénaturer celui-ci et détruire l'économie. Dans ce film nous avons une entreprise qui perd 800 millions et qui ne donne aucune explication. La seule excuse se concentre sur un bug dont personne ne comprend la provenance. Tout le propos du film est d'expliquer que même si on nous présente le système comme trop compliqué pour le comprendre cela peut cacher des manipulations qui n'ont rien de naturelles et qui peuvent être illégales. Ainsi, se pose la question de la moralité d'un marché laissé libre.

Bien que le film pose ces deux questions il faut tout de même noter qu'il échoue en partie. Le film est bien écrit et les acteurs et actrices sont très bonnes. Cependant, les questions que posent le film ne reçoivent ni le développement ni les réponses que cela mérite. Tout se passe comme si la réalisation s'est retrouvée empêtrée dans le spectacle et a oublié de prendre en compte l'intrigue. À mon avis, ce film aurait mérité une attention plus grande sur les mécanismes du marché et les dérives dont il est constitué.

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**** Bien écrit avec un très bon casting mais qui ne va pas assez loin dans le propos.
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Image : Site officiel

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10:26 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : money monster | | | |  Facebook

11/05/2016

Lazarus 4. Poison par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344015988-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 4 mai 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 16-21. Les problèmes sont plus que nombreux pour la famille Carlyle. Le patriarche de la famille a été empoisonné par le Docteur Hock suite au procès par combat engagé, et perdu, par ce dernier. La conclusion n'a donc pu être que la guerre entre les familles qui gouvernent le monde. Mais sans le patriarche la famille Carlyle est-elle capable de vaincre ses nombreux ennemi-e-s? Ses allié-e-s sont de moins en moins nombreux et de plus en plus inquiets. La guerre semble être en passe d'être perdue. Seule Forever pourrait modifier le cours de celle-ci en allant directement sur le terrain. Mais elle pourrait bien ne pas en revenir.

Bien que les scènes d'action soient nombreuses ce tome est, étrangement, une forme de répit dans l'intrigue. En effet, les questions posées dès le premier tome sont laissées de côté. Les explications sur ce monde dystopique sont aussi abandonnées. Ces manques se font au profit de la guerre et des liens que la famille Carlyle entretien avec ses allié-e-s. Alors que, d'une part, on nous montre que personne ne peut prendre le flambeau chez les enfants de l'autre on nous présente un petit groupe de soldat-e-s mené-e-s par Forever. D'une part nous avons une intrigue politique sommaire et de l'autre l'intrigue d'un film de guerre classique. Le tome est réussi mais on espère rapidement en savoir plus. Par contre, le premier numéro sort clairement du lot. Celui-ci nous fait lire le journal d'une espionne au service des Carlyle. Le numéro est particulièrement bien réussi et intéressant.

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***** Un tome un peu moins bons que les précédents mais toujours aussi intéressant.

Image : Éditeur

07/05/2016

Lazarus 3. Conclave par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344011010-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 25 novembre 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 10-15. Il y a quatre mois l'un des fils Carlyle, Jonah, a trahi sa famille. Il s'est enfui en direction du territoire Hock mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Alors que Forever parlementait avec les Morray et qu'elle stoppait une attaque terroriste contre sa famille son frère vivait en captivité. Il est drogué et charcuté afin de découvrir les secrets des Carlyle. Mais le temps du secret est terminé. Les Hock annoncent officiellement détenir Jonah. Face à cette révélation il n'y a que peu de choix. L'un de ceux-ci est la convocation d'un conclave de toutes les familles afin de régler le problème. Mais ces événements, sous leurs dessous aristocratiques, cachent trahisons et complots. La guerre pourrait bien découler des décisions des familles réunies et de leurs Lazares.

Greg Rucka est un scénariste génial. Les tomes précédents ont donné des aperçus de son univers. On apprenait comment fonctionne la famille ainsi que leurs possessions. Le tome 2 permettait de mieux comprendre le quotidien des déchets et des serfs. Bien que ce troisième tome explique comment fonctionne une famille concurrente - et celui-ci est loin d'être sympathique - l'intrigue se déroule principalement dans un lieu unique. On reçoit peu d'informations sur les relations entre familles car Forever, l'héroïne, et est exclue comme les autres Lazares. Ceci permet de mieux peindre la relation que les Lazares entretiennent. Bien qu'ils et elles soient des allié-e-s ou des ennemi-e-s ces personnes se traitent de manière respectueuses en tant qu'égale. Il est troublant de voir des ami-e-s discuter calmement de la possibilité d'une lutte à mort future. Ce tome permet aussi de comprendre un peu mieux le fonctionnement global de la dystopie mise en place par Rucka. On apprend que les familles sont liées par les termes d'un accord qui défend les intérêts économiques de tout le monde. On savait que le monde appartenait à l'argent et maintenant on comprend mieux le fonctionnement des relations entre les familles. Bref, Rucka donne toujours des miettes tout en réussissant à créer une impression d'un monde bien plus vaste et compliqué mais dont on comprend les règles sans qu'elles soient toujours expliquées. Ce comics est probablement l'un des meilleurs du moment et je ne peux presque pas attendre de lire la suite.

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***** L'un des meilleurs comics en cours selon moi. J'aime tout et tous les personnages. Vive Greg Rucka.

Image : Éditeur

05/05/2016

The Flash saison 1

Barry Allen est un jeune homme intelligent. Il travaille en tant qu'expert scientifique pour la police de Central City. Mais ce travail n'est qu'une couverture. En effet, il utilise son temps libre et son argent afin de trouver le meurtrier de sa mère. Lorsqu'il était encore enfant il a été témoin d'un phénomène impossible. Tellement impossible que la police n'y a pas cru un seul mot et a mis son père en prison. Mais Barry sait ce qu'il a vu. Et s'il veut prouver l'impossible il doit étudier les cas qui défient toutes explications. Cette quête est sans fin jusqu'à un jour précis. Alors qu'un scientifique local voit son travail exploser Barry Allen, lui, est frappé par la foudre et se réveille avec des capacités extraordinaires. Il n'est pas qu'un humain. Il est le Flash. Et sa nouvelle mission est de s'entrainer à utiliser ses pouvoirs tout en protégeant la ville contre les personnes qui ont des capacités extraordinaires.

Flash se déroule dans le même monde qu'Arrow, il y a plusieurs liens entre les séries, mais là où Arrow est sombre jusqu'à la caricature Flash est lumineux. Alors que la série Arrow se déroule souvent la nuit Flash se déroule souvent en plein jour. Les personnages sont aussi très différents. Barry est jeune, insouciant et positif. Son seul but est d'aider les gens. Tandis qu'Oliver est mélancolique, un assassin et surtout pessimiste. Le problème principal de Flash est de placer le héros face à des adversaires sans consistances durant les épisodes. Il y a toujours le vilain de la semaine qu'il faut réussir à vaincre. Ainsi, il faut plusieurs épisodes avant que la gestion de prisonniers possédant des pouvoirs ne se pose et celle-ci n'est pas questionnée. Il n'y a que deux vilains qui valent la peine : Captain Cold et le Reverse Flash. Ce dernier est très intéressant et, jusqu'à la fin, on se demande ce qu'il pense vraiment. Bref, ce n'est pas une série qui révolutionne le genre. Mais on s'amuse bien et j'apprécie le héros principal ainsi que ses ami-e-s.

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**** Rien de bien révolutionnaire mais j'aime bien les personnages et cet univers.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:43 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the flash | | | |  Facebook

01/05/2016

Captain America: Civil War

Après Batman V Superman il est temps de s'intéresser à l'autre univers des super-héros qui se battent entre elleux : Marvel. Le monde a connu de nombreuses catastrophes que les Avengers et leurs membres individuels ont aidé à arrêter. Que ce soit la chute du SHIELD, la destruction de New York ou celle de la Sokovie les Avengers ont aidé. Mais illes n'ont pas réussi à sauver tout le monde. Et alors qu'une mission tourne mal et se conclut par la mort de diplomates du Wakanda l'ONU se demande s'il ne serait pas nécessaire de contrôler les activités de ces personnes extrêmement puissantes. Un accord est écrit et une grande majorité des pays signent. Il est demandé aux Avengers de signer aussi afin de se soumettre aux décisions d'une autorité légitime. Alors que certain-e-s sont d'accord d'autres, dont Captain America, craignent que cela les empêchent d'agir quand cela est nécessaire. Après un attentat la lutte des arguments devient une lutte physique alors que des ami-e-s s'affrontent.

Je me suis demandé de quelle manière il serait possible d'adapter Civil War. L'évènement concerne des centaines de personnages et met à mal de nombreuses relations ce qui a des conséquences encore maintenant dans l'univers des comics. Le film, si on le prend comme un simple moyen de s'amuser en regardant de belles scènes d'action, réussit à crée de belles images dont certaines sont tirées des films. Mais il échoue sur bien des points plus importants si l'on souhaite de véritables enjeux. L'arrivée de nouveaux personnages, nécessaire pour créer des batailles plus importantes malgré le petit nombre de personnages, est mal géré et même très artificiel. Les enjeux sont balayés d'un revers de la main. Au final, cette guerre civile n'a aucun impact sur les relations ni sur le futur du MCU. En effet, ce qu'on nous montre ce sont des personnes qui restent amies même en pleine bataille. Normalement, cet événement aurait dû détruire des relations d'amitié. Là elles existent toujours. Par contre, le film réussit à passer d'un point de vue global, les accords, à un point de vue plus intime entre deux personnages. Bref, comme d'habitude Marvel fait mine de prendre des risques sans en prendre aucun. Il faudra bien, un jour, que quelque chose soit vraiment risqué.

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**** Un bon film d'action mais sans aucuns enjeux ni conséquences.
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Images : Site officiel

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30/04/2016

Trumbo

Dalton Trumbo était un scénariste d'Hollywood lors de l'âge d'or du cinéma. Il a combattu durant la Deuxième guerre mondiale. Mais il était aussi un membre du parti communiste des États-Unis. Ce fait devient un problème durant les années 50 alors que le monde occidental commence à entrer dans la Guerre Froide. Les sympathies communistes deviennent suspectes de cacher des traitres à l’État. Et le cinéma est l'une des industries qui entre dans le viseur des milieux anticommunistes qui entourent le comité des activités anti-américaines du Congrès. Après plusieurs batailles Trumbo et ses collègues terminent en prison pour un an. Lorsqu'ils en sortent ils trouvent un monde nouveau. Ils sont ostracisés et ne peuvent plus travailler car une liste noire est mise en place. Mais Trumbo décide de travailler sous pseudonyme. Et, au fil des années, la liste noire devient une couverture pour un énorme marché noire.

Trumbo est un bon film. Il contient de très bons acteurs et actrices. Il est bien écrit et plutôt bien mis en scène. Il y a bien quelques longueurs et quelques défauts. En fait, ces défauts dépendent plus du type de film choisit que de la production. Trumbo est un biopic qui tente de s'intéresser à près de 15 ans d'histoire en deux heures. Il y a donc de nombreux problèmes de rythme entre deux époques avec des personnages qui changent sans véritablement changer. Un autre problème concerne le propos même du film. Quand on doit faire tenir 15 ans d'une personne en deux heures on est obligé d'oublier tout ce qui est superflu. On se concentre sur un personnage sans prendre en compte ce qui existe autours de lui. Ainsi, on ne comprend pas forcément ce qui est en train de se dérouler sur les écrans ni qui sont toutes ces personnes. Le film échoue à expliquer comment fonctionnait la liste noire et quels furent ses effets car on ne peut pas faire autrement que de s'intéresser à la vie d'une seule personne. Cependant, on observe assez bien les effets de la liste sur la famille de Trumbo. Illes doivent déménager, accepter d'être insulté-e-s et surtout garder le secret et aider Donald Trumbo. Ce dernier est montré se tuant à la tâche et j'aurais apprécié en savoir plus sur les autres membres de la famille qui semblent tout autant intéressant.

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**** Un bon biopic qui, comme tous les biopics, échoue à expliquer une époque et une vie dans toutes leurs complexités.
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Images : Site officiel

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09:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trumbo | | | |  Facebook

29/04/2016

The 100 saisons 1 et 2

The 100 est une série de la CW. Elle se déroule dans un futur assez proche. Environ 100 ans se sont déroulés depuis que la Terre a vécu une apocalypse nucléaire. Les survivants se sont regroupées dans l'espace dans une douzaine de stations reliées entre elles. Ces stations permettent de nourrir et de faire vivre près de 3000 personnes mais au prix d'une discipline de fer. Tous les crimes sont punis de la même manière : la peine de mort. Seules les personnes mineures sont épargnées pour être réexaminés à leur majorité. Mais la station ne peut plus durer encore longtemps. Il est donc décidé d'envoyer les mineur-e-s criminel-le-s sur Terre afin de vérifier l'habitabilité des lieux. Ces 100 adolescents et enfants devront apprendre à survivre dans un milieu hostile. Et surtout, illes apprendront qu'illes ne sont pas seul-e-s.

La CW n'a pas une très bonne réputation pour les séries. Pourtant, je trouve que la chaine réussit à créer des œuvres intéressantes. The 100 est l'une d'elle. J'ai énormément apprécié ces deux saisons (et j'attends la troisième avec impatience). De nombreux personnages sont très bien écrit avec une évolution justifiée (bien que parfois un peu abrupt). C'est l'une des rares séries que je connaisse à mettre autant en avant de bons personnages féminins dans des rôles techniques ou de leaders. Le propos de la série, comme l'explique le poster, est la survie. De quelle manière différents groupes d'humains essaient d'éviter la mort. Bien que nous suivions principalement les personnes venues de l'Ark les scénaristes essaient de ne pas trop nous guider dans un raisonnement moral. Ainsi, on peut accepter plusieurs décisions puis se demander si une autre solution aurait pu être possible. Cet aspect est particulièrement important dans la saison 2 qui fait vraiment décoller la série.

En lien avec le thème de la survie, on observe le rôle des leaders et du pouvoir. Leur position est montrée de manière négative. Ce sont des personnes qui prennent des décisions de vie et de mort avec, parfois, la connaissance exacte des effets de ces décisions. La série, outre la survie, pose donc la question de la légitimité des décisions prises par des personnes élues ou non qui peuvent impacter toute une société et tuer des personnes pour sauver le plus grand nombre au prix d'une position éthique. Ainsi, on peut résumer la série par les mots de l'un des personnages : il n'y a pas de bons côtés. Mais j'ajouterais qu'il n'y a pas de mauvais côté non plus seulement des personnages qui agissent dans certains cadres qui leur imposent des décisions précises. En résumé, c’est une très bonne série.

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***** Une très bonne série avec une seconde saison magnifique.

Images : Allociné

Site officiel

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16:26 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the 100 | | | |  Facebook

28/04/2016

Green Room

Un groupe de rock, les Ain’t Rights, sans le sous se rend dans une petite ville de l'Oregon. Mais ce qui devait être un concert devant des fans du genre devient une interview foireuse et un bar local. C'est une catastrophe qui ne rapport que 6 dollars par personnes. Cependant, la personne qui les a invités pense être capable de leur trouver une autre salle de concert avant leur départ définitif. Cette salle est perdue dans la forêt. C'est un bar à skinheads nazis. Bien que le groupe ne soit pas forcément très heureux du lieu ils réussissent à se faire accepter durant leur performance. Malheureusement, ils sont témoins d'un meurtre au moment même où ils partaient. Ils sont enfermés dans une petite salle alors qu'ils se rendent de plus en plus compte qu'ils pourraient ne pas s'en sortir.

Ce film provient du même auteur que Blue Ruin. Ce dernier nous offrait la croisade de vengeance d'un homme face à la famille qui a tué son père. Dans Green Room les choses sont différentes. Les personnages ne voyagent pas. La majeure partie de l'intrigue se déroule dans le bar et même dans une seule salle. Les personnages sont des rockeurs un peu perdus et sans attache qui doivent trouver un moyen de survivre et de comprendre ce qui se déroule. Le film commence donc très gentiment sans aucune menaces (ou presque). Ce n'est qu'au fil du temps que les problèmes se précisent. Les ennemis, eux, sont des gros bras qui essaient de se rendre important en suivant une idéologie qui leur permette de se sentir valorisé. L'exemple parfait est celui du gérant qui, en fait, s'en fiche un peu et tente seulement de gérer le bordel de la situation. Seul le chef est vraiment inquiétant. Il est magnifiquement joué par Patrick Stewart très calme et stoïque. Green Room est un très bon film. Cependant, la réalisation n'hésite pas à user du gore sans mesure. Certaines scènes sont horribles. Ce film n'est donc pas destiné aux âmes sensibles (et Pathé l'interdit aux moins de 16 ans tout en suggérant 18 ans)

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***** L'auteur de Blue Ruin signe un nouveau très bon film. Cependant, il faut se préparer à des images difficilement soutenables.

Images : Allociné

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08:14 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : green room | | | |  Facebook

24/04/2016

Jessica Jones: Alias. Secrets et mensonges par Brian M. Bendis et Michael Gaydos

Titre : Jessica Jones: Alias. Secrets et mensonges
Auteurs : Brian M. Bendis et Michael Gaydos
Éditeur : Panini 13 janvier 2016
Pages : 352

Ce tome contient les épisodes Alias 1-15. Jessica Jones fut une héroïne. Elle a eu plusieurs pseudonymes et a rencontré les Avengers. Mais cette vie est terminée. Jessica Jones a décidé de devenir une détective privée. Ce n'est pas le travail le plus glamour du monde et, souvent, elle découvre des informations qui ne passent pas bien pour le ou la client-e. Sa nouvelle cliente est une femme qui semble venir du haut de la société. Elle demande à Jessica Jones de retrouver sa soeur qui a disparu de son emploi et de son appartement après avoir rencontré un homme dont elle a dit être amoureuse. C'est une affaire banale. Mais Jessica Jones se rend compte que lors de son enquête elle a démasqué un héros sans s'en rendre compte.

Vous connaissez probablement la série mise en place par netflix sur ce personnage (si ce n'est pas le cas il faut la découvrir). Selon Panini elle est inspirée de ce comics. Celui-ci commence durant les années 2000 alors que Marvel essaie de faire du nouveau. Jessica Jones n'est pas un personnage connu, elle ne porte pas de costume et elle boit, fume et fait l'amour. Bref, c'est une personne normale. Le ton est très différent de la plupart des séries. L'univers de Marvel n'est qu'un prétexte pour écrire une suite d'histoire d'enquête qui peuvent aussi bien s'attacher à un aspect ou à un autre. Ainsi, alors que la première intrigue est plutôt politique la seconde place Jessica Jones face à une personne qui pourrait mentir ou dire la vérité sans possibilité de vérifier ses propos. La troisième intrigue, par contre, lance Jessica Jones en plein dans une petite ville qui déteste les mutant-e-s et dans laquelle une adolescente a disparu. Enfin, il y a le magnifique épisode 10 durant lequel Jessica Jones est engagée pour démasquer Spiderman. Mis à part les intrigues les dessins sont magnifiques. Il n'y a pas de fioritures mais de la simplicité. Bref, c'est du très bon.

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***** A acheter les yeux bandés.

Images : Éditeur

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The politics of german child welafre from the Empire to the Federal Republic par Edward Ross Dickinson

Titre : The politics of German child welfare from the Empire to the Federal Republic
Auteur : Edward Ross Dickinson
Éditeur : Harvard University Press
Pages : 365

L'histoire de l'enfance délinquante et en danger (voir en danger de devenir dangereuse) est assez longue. Elle débute durant le XIXe siècle alors que de nombreux réseaux et pays réforment leurs pratiques afin d'atteindre un idéal d'individualisation et de spécialisation. Ce livre s'intéresse à étudier un cas particulier : l'Allemagne. Pour cela, l'auteur dépeint le pays depuis 1840 jusqu'en 1961 (en laissant de côté l'Allemagne de l'Est). Le livre est constitué de 9 chapitres que l'on pourrait diviser en trois parties.

Les chapitres 1-5 prennent en compte la période 1840 à 1918. Cette période prend en compte l'Empire ainsi que la première guerre mondiale. L'auteur y montre de quelle manière la protection de l'enfance est conçue dans un contexte fortement christianisé et politiquement conservateur. La peur de la modernité et des actions des jeunes permet de mettre en place un réseau qui relie les acteurs privés et publics. Les acteurs privés sont majoritairement des mouvements catholiques et protestants. Les tensions entre les milieux religieux et avec les milieux publics sont fortes et aboutissent à la mise en place de garanties quant au fonctionnent des charités privées face à ce qui est vu comme un étatisme dangereux

La seconde période pourrait prendre en compte les années 1918-1945 soit les chapitres 6-8. L'auteur s'y intéresse à la République de Weimar et au nazisme. Il tente de montrer de quelle manière les crises de l'entre-deux-guerres impactent sur les réformes qui tentent d'être mises en place dans les milieux de la protection de l'enfance. Ces crises, en particulier économiques, ont un effet sur la pensée de l'aide sociale. Les théoricien-ne-s commencent à penser plus sérieusement l'eugénisme mais aussi la nécessité de choisir qui mérite d'être aidé. Ce mouvement est progressivement détourné par le régime nazi qui prend le contrôle de la protection des mineur-e-s et met en place des politiques criminalisantes et meurtrières.

Enfin, la dernière partie est dépeinte dans le dernier chapitre. L'auteur essaie d'y montrer de quelle manière les milieux intéressés par l'enfance essaient de dépasser le sinistre régime qui l'a dépassé. Bien que les acteurs étatiques soient réformées en partie les acteurs privés, eux, restent les même. De plus, les inquiétudes sont semblables à celles du XIXe siècle. Ce qui explique pourquoi les milieux catholiques réussissent à garder le contrôle de la protection de l'enfance. De plus, les craintes sont identiques puisque la modernité est pointée du doigt pour expliquer les problèmes de l'époque. Cependant, les réformes sont plus simples car les milieux anti-démocratiques ont disparu et les communistes aussi.

Ce livre, assez ancien, permet d'exemplifier un milieu particulier de l'aide sociale : la protection des mineurs. À l'aide de l'étude d'un cas particulier, l'Allemagne, sur un siècle il permet de montrer comment une politique publique est mise en place et réformée en traversant plusieurs crises et régimes. L'auteur montre aussi les continuités entre les époques tout en considérant le régime nazi comme une discontinuité dans l'évolution de l'aide sociale. Ainsi, ce livre permet de comprendre comme l'état providence a pu se mettre en place en même temps qu'une progressive démocratisation.

Éditeur

23/04/2016

Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partieinjustice-annee-3-1ere-partie-tome-5-270x406.jpg
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
Pages : 144

Ce tome contient Injustice. Gods among us year three 1-6. Superman a gagné la guerre contre les Green Lanterns grâce à ses alliés du corps de Sinestro. Le corps est brutalement atteint et tous ses membres humains sont morts ou ont trahis. Cependant, cette guerre n'a pas été sans conséquences sur le monde. Les dégâts sont importants et les corps jonchent les rues. Des civils innocents ont été tué par le déchainement de puissance de Superman et des Gardiens. Cette guerre a définitivement ouvert les yeux du monde sur celui qui fut un héros et mis à mal le camp de Superman. Un homme en particulier en a marre. Son nom est John Constantine. Il est très puissant et la guerre a mis en danger des personnes importantes à ses yeux. Il décide de lancer les forces de la magie contre le tyran Superman.

Cette première partie pose de nombreuses questions. Bien entendu, il ne fallait pas longtemps avant que la magie soit utilisée. C'est l'une des rares faiblesses de Superman. Mais on se pose des questions sur de nombreux personnages. Le premier est le Spectre qui se range derrière Superman sans que l'on comprenne vraiment pour quelle raison. Les auteurs décident de laisser l'énigme irrésolue. Beaucoup de personnages sont laissés dans l'ombre tandis que la résistance est totalement oubliée. En fait, l'intrigue magique est trop importante pour laisser de la place. Et Constantine prend une place très importante qui empêche d'autres personnages de se faire une place au soleil.

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**** J'apprécie toujours autant la série bien que ce tome laisse dans l'ombre de nombreuses choses que je souhaiterais voir.
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Images : Éditeur

22/04/2016

Injustice. Les dieux sont parmi nous. année 2, Première et seconde partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 2, Première et seconde partie
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 28 août 2015 et 9 octobre 2015
Pages : 144 et 184

Ces deux tomes contiennent Injustice : Gods among us year two 1-12 et Annual 1. La Terre subit une seconde année sous le règne de Superman. Nous n'en sommes pas encore à la dictature. Mais, Superman a prévenu les gouvernements du monde qu'il interviendrait dans les affaires politiques à l'aide d'une milice privée de superhumains. Ces derniers sont envoyés à Gotham sans l'assentiment de Gordon. C'est dans cette ville que la résistance décide de s'implanter malgré l'absence de Batman. De plus, les nouvelles règles de Superman ne sont pas passées inaperçues dans l'univers. Sinestro observe la Terre de près et se dit qu'il pourrait s'allier à cette nouvelle Ligue de justice. Mais cela implique manipulations et discrétion. Car les Gardiens de l'univers sont aussi au courant et souhaitent examiner les actions de l'un des êtres les plus puissants de l'univers.

La première année a permis de mettre en place les raisons derrière les décisions de Superman. Cette seconde année, en deux tomes, permet de placer définitivement Superman de l'autre côté de la ligne. Bien qu'il se présente encore comme un bienfaiteur ses actes et ses alliés permettent d'en faire une figure de plus en plus malsaine. Que ce soit la prise de contrôle de villes et de parlements ou encore le lien avec Sinestro, un terroriste. Ainsi, pour de nombreux personnages, le point de non-retour est atteint. C'est particulièrement le cas pour Hal Jordan. J'ai, encore une fois, adoré le personnage de Sinestro qui montre une capacité de manipulation tout à fait machiavélique. Bien que les dessins ne soient pas des plus beaux les combats contre les Green Lanterns sont superbes de puissance. Ces deux tomes sont dans la droite ligne des précédents et restent tout aussi bons.

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**** Pas beaux mais intéressants avec un Sinestro bien écrit et des personnages aux actions qui ont de réelles conséquences.
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Images : Éditeur tome 1 et tome 2

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17/04/2016

Batman VS Robin

Batman VS Robin se déroule chronologiquement après le film animé Son of Batman. Dans ce dernier on apprenait que Bruce Wayne a un fils avec Talia Al Guhl : Damian. Après quelques péripéties Damian décide de s'attaquer aux assassins de Deathstroke afin de se venger. Mais il revient dans la vision de son père et ne tue pas son ennemi. Batman VS Robin se déroule quelque temps plus tard. Damian a volé la batmobile afin d'enquêter sur des enfants enlevés. Alors qu'il combat le kidnappeur il rencontre une figure qui porte un masque de hibou. Ce dernier est un talon, un assassin de la cour des hiboux qui règne sur Gotham. Alors que la cour s'attaque à Bruce Wayne et à Batman Damian, lui, est séduit par Talon afin de suivre son instinct de tueur. La relation entre Bruce et son fils pourrait bien ne pas en sortir intacte.

Quand on regarde un film animé DC on sait que l'on n'aura pas quelque chose de bien poussé. Ce sont souvent des adaptations d'intrigues plus poussées dans la version papier et transformées afin de donner un peu plus de place à l'action. L'intrigue de ce film emprunte à la fois au premier tome de Batman et Robin et à l'arc de la cour des hiboux publié en deux tomes. L'intrigue se concentre donc à la fois sur la lutte de Bruce pour garder le contrôle de Gotham et sur la tentation que subit Damian ainsi qu'à une relation difficile avec son père et son fils adoptif, Dick Grayson. Les intrigues sont très concentrées en perdent une grande partie de la substance des comics. Les deux points de l'intrigue sont trop importants pour être traités en aussi peu de temps et chacun vole à l'autre le temps nécessaire pour devenir vraiment intéressant. C'est donc un film dans la veine des animés DC : une bonne façon de passer le temps.

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*** Sympathique mais l'intrigue perd tout ce qui rend les comics géniaux.
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Image : Allociné

Site officiel

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16:36 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman vs robin, dc, batman, robin | | | |  Facebook

16/04/2016

Infinite crisis 5. Crise infinie par Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez

Titre : Infinite crisis 5. Crise infinieinfinite-crisis-tome-5-270x416.jpg
Auteur-e-s : Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez
Éditeur : Urban comics 1 avril 2016
Pages : 320

Ce cinquième, et dernier, tome contient Infinite crisis 5-7, Rann-Thanagar war special 1, OMAC projet special 1, Villains united special 1, Superman 226, Action comics 836, Adventures of Superman 649. Ça explose dans tous les sens. La guerre interstellaire entre Rann et Thanagar implique toutes les espèces pensantes de l'univers autours d'un événement cosmique inconnu et destructeur. Les héro-ïne-s humain-e-s décident de s'en mêler. Mais la Terre elle-même est danger. De nombreux complots attaquent en même temps afin de déborder les héro-ïne-s et laisser Alexander Luthor terminer son plan majeur : créer à nouveau un multivers afin de trouver la Terre parfaite et de détruire les autres. Le monde magique est mis à mal, les vilain-e-s de la Terre entière s'échappent et pendant ce temps les Supermen se combattent alors que Superboy prime devient de plus en plus agressif.

Ce pourrait être une énorme explosion de personnages. Ça l'est en partie. De nombreuses scènes montrent des centaines de personnages se combattre et mourir. Les morts ont pu d'impacts car on ne connait pas ses personnages et on ne les a pas suivis. Leurs morts ne permettent que de montrer l'atmosphère de guerre. Heureusement, certaines scènes sont plus intimes. En ce qui concerne Superman Terre 1 et Superman Terre 2 des numéros entiers sont dédiés à leur combat. Celui-ci prend la forme aussi bien d'une destruction physique que de la tentative de comprendre son adversaire en apprenant quel a été sa vie. Ceci permet de donner une vision étrange de plusieurs réalités dans lesquels rien ne se déroule bien et dans lesquels Superman pourrait bien devenir un tyran. J'ai beaucoup apprécié les dernières planches même si elles ne sont plus d'actualité.

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*** Ce dernier tome est surtout l'occasion de faire combattre tout le monde. Heureusement il y a quelques intrigues plus intimistes.
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Image : Éditeur

Sherlock: The abominable bride

Il y a deux ans que nous n'avions pas vu Sherlock sous les traits du magnifique (avec la non moins sublime voix) Benedict Cumberbatch. Il faut dire qu'il est un peu occupé à devenir une super star qui apparait dans toutes les grosses productions actuelles. On devra attendre encore un an avant de retrouver Sherlock sur la BBC. Cet épisode est donc un épisode spécial du nouvel an destiné à combler un trou. Il se déroule au XIXe siècle à Londres. Sherlock est toujours un détective de génie tandis que Watson décrit pour un journal local les aventures de son compagnon. Le mystère du jour est celui d'Emelia Ricoletti. Cette femme s'est suicidé d'un tir dans la tête après avoir tiré dans la rue à plusieurs reprises. Le problème c'est qu'elle revient d'entre les morts afin de se venger de son mari. Pire encore, de nombreux autres hommes meurent sous ses coups. La terreur s'empare de Londres alors que la rumeur d'un fantôme vengeur se répand. Il n'y a que Sherlock qui peut expliquer ce qui se déroule.

Spoiler alert. Que se passe-t-il quand Moffat essaie d'être intelligent et souhaite nous faire partir en conjoncture ? Eh bien il se déroule un épisode spécial particulièrement confus. Ce n'est pas qu'il est mauvais mais il y a tellement de mouvements dans la réalité que l'on se demande si on comprend vraiment ce que l'on est en train de regarder. Est-ce la réalité, le rêve, un rêve dans un rêve ou la réalité d'un rêve éveillé ? L'intrigue nous emmène en plein dans l'esprit de Sherlock alors que ce dernier essaie de résoudre le retour de Moriarty en essayant de résoudre un ancien crime qui n'a jamais été résolu. Donc Sherlock se créer une nouvelle histoire. Outre cela, cet épisode est aussi l'occasion de mieux montrer comment fonctionnent les relations que possèdent Sherlock. Alors que Watson est de plus en plus furieux on nous présente un Mycroft qui donne presque l'impression de s'inquiéter. Pourrait-on penser que Moffat va tenter de parler du problème d'addiction de Sherlock dans les prochains épisodes ? La réalisation n'est pas mauvaise. On apprécie retrouver nos acteurs et actrices dans un nouvel environnement. Certaines caractéristiques de la série sont modifiées pour coller à l'esprit du temps (j'ai particulièrement aimer les dépêches de presse en suspension). Moffat essaie aussi de démontrer qu'il connait les critiques qui le vise, en particulier en ce qui concerne l'écriture des personnage féminins, et qu'il les comprend. Malheureusement, les dialogues qu'il écrit, bien que drôle, ne vont pas plus loin qu'une déclaration d'intention qui s'apparente à peine à de l'autocritique. Les femmes restent au second plan tandis que les hommes sauvent le monde.

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*** Un scénario confus et parfois difficile à comprendre. Il manque un petit quelque chose pour en faire un vrai bon épisode à la hauteur des saisons 1-3.
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Image : Site officiel

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12:47 Écrit par Hassan dans Film, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock, the abominable bride | | | |  Facebook

15/04/2016

Infinite crisis 4. Les survivants par Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez

Titre : Infinite crisis 4. Les survivantsinfinite-crisis-tome-4-270x416.jpg
Auteur-e-s : Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez
Éditeur : Urban comics 27 novembre 2015
Pages : 336

Ce tome contient Infinite crisis 1-4, Day of vengeance special 1, JSA classified 1-4 et Infinite crisis secret files 1. Les introductions sont terminées. Il est l'heure d'entrer dans le vif du sujet. Le rocher de l'éternité a explosé au-dessus de Gotham libérant des horreurs sur la ville, l'univers a changé de centre tandis que les guerres interstellaires se multiplient, la ligue de justice n'est plus et la Tour de garde a explosé. En gros, ça ne se passe pas très bien. Depuis le premier tome on nous répète que l'univers, et la Terre, sont de pire en pire. Les héro-ïne-s se comportent comme des vilain-e-s et ces derniers sont plus dangereux que jamais alors qu'illes se sont regroupés au sein d'une organisation commune. Celle-ci a déclaré la guerre. Mais tous ces événements pourraient faire partie d'une même et vaste conspiration. Qui en serait capable ?

Ce tome contient trois choses. Tout d'abord on nous offre une conclusion sur l'arc day of vengeance. Ceci nous permet de mieux comprendre ce qui arrive au monde de la magie et de terminer la confrontation avec le Spectre. On nous offre aussi plusieurs numéros sur Power Girl. Ceux-ci permettent de réintroduire le personnage mais aussi d'offrir une explication à sa continuité chaotique. Cette explication permet d'introduire le sujet d'Infinite Crisis tout en soumettant Power Girl a une pression psychologique insoutenable. C'est enfin ce dernier arc qui débute dans ce tome. Après trois tomes qui introduisent les différents événements on sait enfin ce qui se cache derrière tout cela. Les différents numéros sont souvent spectaculaires et permettent d'expliquer comment des personnes censées agir pour le bien dérapent vers le meurtre. L'exemple parfait est Superboy Prime qui perd, petit à petit, toute conscience morale mais qui se considère souillé, et donc il n'est pas responsable, par une terre et des héro-ine-s imparfait-e-s. Il n'y a plus qu'à terminer cette crise avec le cinquième et dernier tome.

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**** On n'a pas beaucoup de temps pour réfléchir car les numéros vont très vites. On en sort avec une impression de catastrophe imminente et sans espoir.
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Image : Éditeur

Shaun of the dead

Londres, Shaun a 30 ans. Il est un petit employé senior dans un magasin d'électronique local. Sa vie se divise entre sa maison, dans laquelle vivent ses deux colocataires dont Ed qui est resté dans l'adolescence, le travail, dans lequel il subit les moqueries des jeunes employés, et le Winchester, un pu dans lequel il passe toute ses soirées avec sa petite amie Liz. Mais cette dernière n'est pas très heureuse de ne rien faire d'autre que de passer la soirée dans un seul et unique pub. Leur relation est sur la corde raide. De plus, Shaun a un beau-père qu'il n'a jamais apprécié. Shaun n'a rien réussi et ne fais attention à rien. C'est à peine s'il remarque l'apparition de comportements étranges dans le voisinage. Ce n'est qu'après plusieurs jours que la réalité le frappe de plein fouet. À ce moment il décide de reprendre sa vie en main et d'aller sauver les personnes qu'il aime. Cependant, personne ne lui fait confiance.

Ceci est le second film de la trilogie corneto. Le premier parodie les films d'action, le dernier parodie la SF et celui-ci parodie les films d'horreur. Il y a toutes les briques d'un film d'horreur classique : le héros inattendu, le groupe d'amis face à un péril inconnu et monstrueux, les indices que personne ne remarque, la nuit et les tensions entre les personnes. Mais Shaun of the dead parodie tout cela. On peut donc s'attendre à ce que certaines scènes classiques ne fonctionnent pas comme d'habitude et ça marche très bien. Il y en a un exemple parfait vers le début du film alors que Shaun continue sa vie comme si de rien n'était tandis que le spectateur remarque tout ce que Shaun ne voit pas. Bref, vous aimez les zombies ? Vous aimez l'humour anglais et leurs situations absurdes ? Vous devriez regarder Shaun of the dead.

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***** Le seul film de zombies dont je n'ai pas peur.

Image : Allociné

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10/04/2016

Truth

Nous sommes en 2004. George W. Bush est en pleine campagne pour sa réélection. Le thème de l'armée s'est imposé alors que les USA vivent une guerre difficile. C'est dans ce contexte que Mary Mapes décide de produire une enquête sur la carrière du président dans la garde aérienne nationale du Texas. Son enquête lui permet de mettre en plein jours des documents dévastateurs pour le président. En effet, il ne serait pas entré dans les bases. Pire, il aurait évité l'envoi au Vietnam grâce à ses relations. CBS diffuse extrêmement rapidement l'enquête avec des interviews menées par son présentateur star : Dan Rather. Cependant, le soir même de la diffusion les blogueurs se déchainent et mettent à jours de nombreux problèmes avec les documents. Ceux-ci pourraient être faux et Mary Mapes et son équipe doivent maintenant défendre leur travail ainsi que s'inquiéter de l’authenticité de leurs documents.

Spotlight montrait comment une équipe de journalistes d'investigations travaillaient pendant plusieurs mois afin de mettre à jours des abus sexuels dans le cadre de l’église catholique. Truth montre comment une équipe de journaliste d'investigation de la TV travaillent dans l'urgence afin de monter un sujet. Le premier film montre une réussite celui-ci montre un échec. Le film prend clairement le parti de Mary Mapes car il se base sur son propre livre. Je commence donc par dire que j'aurais aimé en savoir plus sur les problèmes qu'a connu l'enquête. En effet, il me semble que cette affaire montre une investigation qui s'est très mal passée. En l'état, on sait surtout que les documents posaient de nombreux problèmes. En effet, ceux-ci sont des copies et non des originaux et leur provenance et très douteuse. L’authentification n'a donc pas pu avoir lieu dans les règles de la science.

Ce film essaie aussi de montrer ce qui arrive quand une personne devient une cible. Il échoue un peu en cela mais le gamergate est passé par là. En effet, Mary Mapes est questionnée sur tous les aspects de sa vie aussi bien par ses employeurs que par ses collègues, des politiciens ou encore des militant-e-s politiques en ligne. On observe Mary Mapes devenir de plus en plus fatiguée face au combat constant qu'elle doit mener. Au lieu d'être soutenue elle est de plus en plus isolée ainsi que son équipe. Bien que le film tente de mettre en avant les possibles raisons politiques de cet isolement il échoue à moitié car il ne démontre rien (tout comme le film ne montre pas comment une enquête peut mal se passer). Au final, bien que le film ne soit de loin pas inintéressant car il permet d'entrer dans une enquête de journalistes d'investigations il passe à côté de sa cible et c'est dommage.

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*** Pas un mauvais film mais il ne réussit pas à démontrer ce qu'il souhaite nous expliquer.
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Image : Allociné

Site officiel

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18:33 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : truth | | | |  Facebook

08/04/2016

Hawkeye Rio Bravo par Matt Fraction et David Aja

Titre : Hawkeye Rio Bravo
Auteurs : Matt Fraction et David Aja
Éditeur : Panini 16 septembre 2015
Pages : 160

Ce quatrième et dernier tome contient les numéros 12, 13, 15, 17, 19, 21 et 22. Il a fallu du temps pour enfin connaitre la conclusion de la série de Matt Fraction. Il a fallu attendre tellement longtemps qu'un autre tome s'occupe des numéros pairs. On retrouve Hawkeye à New York. Il essaie toujours de protéger les habitant-e-s de son immeuble. Bien qu'il repousse tout le monde il n'est pas seul. En effet, son frère passe lui dire bonjour et décide de rester pour lutter. On en sait aussi beaucoup plus sur la raison de l'importance de cet immeuble. Derrière un vieux truc se cache un gigantesque investissement immobilier. Hawkeye se doit de comprendre que seule l'union lui permettra d'aider les gens qui en ont besoin.

Ce tome, comme toute la série, est rempli de bons épisodes. L'un de mes préférés décrit un dessin animé pour enfants. Mais, en fait, il est facile de s'apercevoir qu'il décrit Hawkeye. Bien que le propos du tome soit plus la lutte d'Hawkeye il nous permet tout de même d'en savoir plus sur son enfance et son frère. On comprend un peu mieux le personnage grâce à cela. Plus important, les auteurs décident de changer un point important de l'état actuel du héros. En effet, suite à un combat, Hawkeye devient sourd et décide de le revendiquer en usant de la langue des signes. On ne peut qu'apprécier que Marvel mette en place un peu plus de diversité dans ses héros et héroïnes.

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***** Un très bon dernier tome pour l'une des meilleures séries du moment autour d'un personnage héroïque.

Image : Éditeur

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27/03/2016

Harley Quinn 2. Folle à lier par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Chad Hardin

Titre : Harley Quinn 2. Folle à lierharley-quinn-tome-2-270x439.jpg
Auteurs : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Chad Hardin
Éditeur : Urban Comics 12 février 2016
Pages : 232

Ce second tome contient les numéros 9-13, futures end 1, annual 1 et Harley Quinne invades Comic-Con international San Diego publiés dans Harley Quinn : Power outage. Il est difficile de résumer Harley Quinn. Ça part dans tous les sens et, d'ailleurs, ça n'a pas de sens. Ce second tome contient plusieurs courtes intrigues dont certaines n'ont lieu que durant un seul numéro. On retrouve Harley à New York dans son immeuble. Mais elle n'y reste pas longtemps. En effet, elle doit sauver son amie, et amante, Poison Ivy. Celle-ci est enfermée dans Arkham la prison la moins bien gardée du monde. Elle a à peine le temps de rentrer qu'elle est kidnappée par son plus grand fan qui ne veut que l'enfermer dans une cage. Et enfin, elle doit s'occuper de Power Girl. L'amnésie de cette dernière donne l'idée à Harley de lui faire croire qu'elles sont un couple d'héroïnes.

Ce tome, comme le premier, part dans tous les sens. J'ai plutôt bien aimé avoir autant de personnages féminins haut et en couleur qui doivent survivre à des situations abracadabrantes. Il ne faut d'ailleurs pas vraiment chercher de logiques dans les intrigues. J'ai apprécié le futures end qui permet à Harley de retrouver le Joker et de lui rendre la monnaie de sa pièce. Bien que les épisodes autours de Power Girl soient assez drôle je trouve que les blagues autours de la poitrine de Power Girl auraient pu être beaucoup moins nombreuses (voir être absente). Elles sont à la fois lourdes et absolument pas drôle. Ce tome est rempli de références et de bris de quatrième mur ce qui est assez réussi.

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*** Dans l'ensemble j'ai plutôt apprécié mais il manque une véritable intrigue.
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Image : Éditeur

Batman V Superman dawn of justice

Batman V Superman commence 18 mois après la guerre des kryptoniens sur Terre. Cette guerre entre 4 personnes avait détruit une ville entière en 1 heure à tous casser. Près de dans ans après Superman continue à aider les personnes. Il sauve des gens de la noyade, des explosions, des balles, etc. Mais ses actions sont questionnées par un comité du Sénat chargé d'étudier les dangers et les points positifs de l'existence de Superman. Il est accusé d'agir sans ne répondre devant personne de ses actes et de mettre en danger des personnes voir même de les assassiner. Pendant ce temps, le Batman continue son ancienne croisade contre le crime. Cependant, ses méthodes ont évolué. Il n'hésite pas à torturer voir à tuer sans se poser de questions. De plus, le Batman considère Superman comme une menace qu'il faut éliminer si l'humanité souhaite survivre. La confrontation est inévitable et personne ne sait qui vaincra.

Spoilers alerts, le film est mauvais. J'avais déjà entendu des échos très négatifs ce qui m'a permis de me préparer. Et ces échos avaient raisons : le film est un échec. J'ai tout de même apprécié mais surtout parce que je n'en attendais plus rien. Donc tout ce qui était positif était une surprise alors que le négatif était attendu. Il y a plein de problèmes dans tous les sens. Premièrement, les personnages ne sont pas attachants. On a un tyran d'un côté et un assassin qui torture de l'autre. À cela il faut ajouter des personnages féminins dont les seules raisons d'être sont d'être sauvées par les mâles (Lois Lane est sauvée quatre fois). Seule Wonder Woman, Diana Prince, sort du lot et on ne la voit que trop peu. Et on a aussi un Lex Luthor raté. Lex est censé être un génie, voir un savant fou, dont les méfaits ne peuvent jamais lui être imputé. Ce que j'aime dans le personnage de Lex c'est qu'il pourrait avoir raison. Dans ce film il n'est rien et il ballade un homme censé être le meilleur détective du monde... Il y a, bien entendu, d'énormes incohérences dans le "scénario" et il serait trop long de toutes les lister mais la pire et la facilité pour Bruce de faire de l'espionnage industriel chez Lex.

On pourrait passer outre tout ceci. Après tout c'est une adaptation donc modifier des personnages et des intrigues est normal et même salutaire. On peut aussi pardonner les incohérences et les trous dans le scénario si le reste fonctionne bien. Malheureusement, il y a un énorme problème dans le montage de ce film. On commence par plusieurs scènes qui se déroulent dans trois époques différentes sans que rien ne nous soit expliqué. Il est très difficile de comprendre de quoi on nous parle et ce que l'on nous montre d'autant plus que les transitions sont extrêmement abruptes. De plus, l'intrigue concernant l'abus supposé de pouvoirs dans le cadre d'une démocratie est intéressante mais totalement abandonnée avant même qu'elle ne commence à prendre un intérêt. On aurait pu y poser des questions qui auraient rendu le film bien meilleur mais tout cela explose au profit du combat. Ce dernier est bien mis en scène mais sa conclusion est ridicule et débouche un changement incompréhensible. Le film a donc de gros problèmes de transitions et dans le fonctionnement de ses intrigues ce qui le rend presque incompréhensible.

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** Je ne déteste pas ce film. Mais il est mauvais. En plus je n'aime pas la 3D
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Image : Site officiel

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25/03/2016

Green Arrow 3. Brisé par Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan

Titre : Green Arrow 3. Briségreen-arrow-tome-3-270x417.jpg
Auteurs : Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan
Éditeur : Urban Comics 16 octobre 2015
Pages : 112

Ce tome contient les numéros Green Arrow 32-34, Green Arrow : futures end 1 et Secret origins 4. Pour terminer le run de Lemire Urban nous offre un tome très court qui, outre deux épisodes spéciaux, ne contient que trois numéros. Le Secret Origins permet de dépeindre à nouveau qui est Oliver Queen et comment il est devenu Green Arrow. Il n'y a rien qui change face à ce que l'on connait déjà. Le Futures End prend place 5 ans dans le futur alors que Oliver découvre ce que fait Cadmus aux héros réfugiés de Earth 2. Les trois autres numéros débutent peu après qu'Oliver ait vaincu les Outsiders et refusé de prendre la tête de la Flèche. Seattle est à feu et à sang tandis qu'un nouveau criminel a pris le contrôle des mafias et de la ville. Mais son bu est bien plus personnel qu'il ne parait. Il veut faire souffrir Green Arrow. Mais il sous-estime ce dernier.

Je ne parlerais pas des deux épisodes spéciaux qui se déroulent soit dans le passé soit dans le futur lors d'évènements que je ne connais pas. Les autres épisodes ne sont pas inintéressants mais terminent de manière un peu trop brusque le run. En trois épisodes Green Arrow doit se défendre face à une attaque, échouer face à Dragon qu'il doit comprendre et réussit à le vaincre. Tout ceci aurait pu prendre un peu plus de temps à se mettre en place afin de véritablement briser Oliver Queen ce qui aurait justifié le titre. En l'état tout est résolu en 1 heure à peine. Par contre, je trouve intéressant que Oliver Queen et Green Arrow changent de méthodes. Au lieu de réagir et de poursuivre il décide d'agir et d'aider les victimes. C'est un changement intéressant puisque les deux autres tomes ne laissent absolument aucune place aux victimes ni au futur d'Oliver. Il reste à voir comment cela sera utilisé ensuite.

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*** Une fin de run trop précipitée pour être bonne.
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Image : Éditeur

24/03/2016

Kung Fu Panda 3

Après deux films Po revient pour une troisième aventure. Après avoir sauvé le monde deux fois de suite et en avoir appris sur lui-même Po est face à un danger plus grand encore : il doit devenir enseignant ! Si vous pensez que c'est facile pour un maitre du Kung Fu c'est que vous n'avez jamais tenté de prendre en charge une classe de 20 petits monstres à la recherche de la moindre faiblesse. Malheureusement, pour enseigner il faut aussi être capable de savoir qui on est. Et Po ne sait pas qui il est. Alors que son père le retrouve ce dernier l’emmène au dernier village des pandas (accompagné par son autre père, oui Po a deux papas prend ça la manif pour tous). Il y apprendra ce que sont les pandas ainsi que les secrets de la maitrise d'une énergie qui entoure tous les êtres vivants : le Force ! Euh... je veux dire le Chi ! Ah et accessoirement un méchant attaque tous les maîtres du Kung Fu afin de leur voler leur Chi.

Je n'avais pas vu le premier et j'avais vu le second. Que penser de ce troisième volet ? Après deux autres films on aurait pu penser que Po aurait pu changer un peu. Mais il reste un jeune ado qui s'extasie devant ses propres réussites et les reliques plutôt que de prendre son rôle au sérieux. Personnellement, je le trouve insupportable. Les scènes de combats sont plutôt bien faites et assez sympa. Par contre, les répliques censées être drôle sont tombées totalement à plat avec moi. Je n'ai pas souris une seule fois (sauf quand j'ai pu sortir de la salle). Les blagues étaient bien trop faciles et assez peu drôles. Comme les deux autres volets nous avons encore une fois la même morale : connais-toi toi-même. On y ajoute aussi une autre morale sur l'importance du don. Pour moi c'est un film moyen.

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*** Pas vraiment drôle bien que l'animation soit réussie. Encore une fois je déteste la 3D.
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Image : Site officiel

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17:05 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kung fu panda | | | |  Facebook

Game of thrones 5

J'ai enfin visionné la dernière saison de Game of Thrones. Celle qui fut la victime de maintes passions et critiques pour des raisons parfaitement légitimes et compréhensibles. Est-ce que cette saison est la catastrophe annoncée ? Je vais tenter d'y répondre. Il faut tout de même que je précise avoir regardé la saison en continu et donc que je n'ai pas subi les épisodes à une semaine d'intervalle. Ce doit probablement jouer sur la compréhension de la saison puisque celle-ci est très brouillonne.

Bon, petit retour en arrière, Tywin Lannister est mort ainsi que son petit-fils. Tyrion est déclaré coupable et fuit avec Varys en direction de Daenerys. Il fera une petite rencontre sympathique avec le personnage que je déteste le plus car il pue la condescendance. Meereen est sous la domination de Daenerys qui devra trouver un moyen de gouverner la ville. En effet, elle souhaite une petite pause dans sa petite ballade de massacre. Cette intrigue permet de placer une personnage face aux problèmes du pouvoir et du gouvernement. Elle doit trouver des conseillers, comprendre la population, faire justice et éviter les rebellions. C'est loin d'être facile. À Westeros il y a quatre intrigues. L'une se déroule à Dorne et n'a presque pas d'intérêts. La seconde place Cersei et Margaery face à face alors qu'un groupe de fanatiques religieux prend le contrôle de la ville avec des conséquences importantes pour un grand nombre de personnages. Nous avons aussi une intrigue à Winterfell avec Sansa qui doit accepter ce qui est arrivé à sa famille. Enfin, le Mur a aussi son mot à dire puisqu'une guerre se prépare entre les humains et les Autres. Mais la Garde de Nuit est loin d'être prête d'autant plus qu'elle n'a pas de dirigeant. Enfin, il y a Arya qui visite Braavos et tente de retrouver un ancien ami.

Bon... alors on va commencer par dire que cette saison est remplie d'intrigues qui partent dans tous les sens. Il peut y avoir 5 voire 6 groupes de personnages différents qui vivent des aventures dans autant de lieu. Dans un épisode de 50 minutes environ ça donne au maximum 10 minutes pour passer sur une intrigue avant d'aller voir ailleurs. L'effet est très mauvais quand on regarde en continu alors je n'ose pas imaginer lorsqu'on doit attendre une semaine entre les épisodes. On a à peine le temps de comprendre avec qui et où l'on se trouve qu'il faut passer à autre chose. Heureusement, l'adaptation laisse en dehors une grande partie des intrigues qui se trouvent dans les livres pour accélérer certaines choses ou abandonner des personnages. Ce n'est pas une mauvaise idée mais le résultat est loin d'être réussi. En effet, on a Tyrion qui passe en accéléré ce qui lui prendre presque un an dans les livres et, d'un autre côté, on abandonne tout un aspect des livres pour les rendre beaucoup moins logiques. On a l'impression que les scénaristes savent qu'ils doivent commencer à se passer des livres mais qu'illes ne savent pas dans quelle direction se rendre. Cela prend la forme d'intrigues qui se reposent sur l'acquis du passé. Comme un commentateur de YouTube le disait : on fait du Game of Thrones pour faire du Game of Thrones sans se poser la question de l'intérêt des scènes pour l'histoire et les personnages. On se trouve donc face à des images de tortures et de viols dont le seul intérêt est de suivre la réputation de la série. Mais ces scènes sont inutiles et gratuites. Deux en particulier sont particulièrement mal écrites et je pense que tout le monde saura lesquelles. Bref, les scénaristes se reposent sur un oreiller de paresse tandis que les intrigues partent dans tous les sens en donnant l'impression que plus personne ne tient la barre. J'espère que la prochaine saison corrigera tout cela mais, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai des doutes.

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*** Ce n'est pas mauvais c'est simplement vide et de moins en moins bien dirigé et scénarisé.
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Image : Site officiel

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09:56 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

18/03/2016

Grayson 1. Agent de Spyral par Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney

Titre : Grayson 1. Agent de Spyralgrayson-tome-1-270x426.jpg
Auteurs : Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney
Éditeur : Urban Comics 6 novembre 2015
Pages : 232

Ce premier tome contient les numéros Grayson 1-8, Annual 1 et Secret origins 8. Nightwing est mort. Plus précisément, il est mort lors de l'évènement Forever Evil après avoir été démasqué devant les caméras. Non seulement Nightwing est mort mais Dick Grayson l'est aussi. Cependant, il a survécu. Batman en profite pour lui demander d'infiltrer l'organisation Spyral. Pour cela Grayson voyage dans le monde entier afin d'attirer l'attention des espions de Spyral tout en luttant contre une organisation terroriste. Lorsqu'il est recruté on lui offre une nouvelle identité et surtout un moyen de cacher son visage au monde entier. Et on lui demande de retrouver les organes de parangons. Un être qui possédait les pouvoirs de la Justice League et dont les organes ont été disséminés dans le monde. Mais Grayson ne doit pas oublier qu'il n'est pas un vrai agent.

Bien que j'avais apprécié les Nightwings les intrigues avaient deux faiblesses : elles étaient trop liées à Batman et jamais le personnage ne reçoit la chance de vivre pour lui-même. Donc, je me demandais ce qui allait arriver dans un tome qui commence après la mort de Dick Grayson et la fin de son identité de Nightwing. Les auteurs promettent une histoire d'espionnage sexy et sympa à suivre. Et je pense que cela est réussi. Bien que l'intrigue principale n'avance que peu l'intrigue secondaire du tome est réussie. On voit le directeur de Spyral récolter de plus en plus d'informations tandis que Dick Grayson en apprend plus sur ce monde nouveau pour lui. Par exemple, il commence à connaitre Midnighter que j'espère il verra plus souvent encore. L'intrigue montre aussi à quel point le passage de héros à espion change les règles. Dick Grayson ne tue pas et aime être admiré. Mais un espion doit se cacher et tuer si nécessaire. Ce tome essaie de montrer comment Dick Grayson tente de ne pas changer ses opinions malgré la pression de ses supérieur-e-s et collègues. En conclusion j'ai beaucoup aimé ce comics frais et sympathique à lire. Je me réjouis de la suite.

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***** Un très bon premier tome.

Image : Éditeur

08:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grayson, agent de spyral, dc, urban comics | | | |  Facebook

17/03/2016

10 Cloverfield Lane

Il y a très longtemps est sorti Cloverfield. Ce film qui suivait la mode de l'époque de la caméra sur l'épaule nous permettait de suivre une bande de jeunes fêtards dérangés par l'arrivée d'un monstre gigantesque dans les rues de New York. On ne voyait que rarement la bestiole mais sa menace était présente durant toutes les scènes. Ce film est censé se dérouler plus ou moins dans le même univers. On nous présente trois personnages : Emmet, Howard un ancien de l'armée paranoïaque et Michelle. Cette dernière est le personnage principal. Alors qu'elle fuit son appartement suite à une dispute avec son fiancé elle est heurtée par un véhicule et perd conscience. Elle se réveille dans une salle grise avec un seul matelas et enchainée à une barre en fer. Elle ne sait pas qui l'a enfermée ni pourquoi. Lorsque son gardien la rencontre ce dernier lui explique que le pays a été attaqué. Il ne sait pas par qui ni pourquoi mais, selon lui, l'air est toxique et il est nécessaire de rester enfermé afin de survivre. Est-ce la vérité ?

Ce film est très bon ! Oui je le dis tout de suite sans même m'expliquer. J'avoue que, comme beaucoup de monde, j'ai été surpris d'apprendre la sortie de ce 10 Cloverfield Lane. J'avais bien apprécié Cloverfield mais je ne pensais pas qu'une suite, liée ou non, soit possible après autant de temps. Et pourtant celle-ci a eu lieu sans presque aucune information sur l'intrigue. On ne nous offrait qu'une bande annonce assez décalée mais que j'ai beaucoup apprécié. Ce film est un magnifique huis-clos entre trois personnes. Alors que Emmet ne remet pas en question ce que lui dit Howard c'est le cas de Michelle. Howard, lui, est très inquiétant et on passe tout le film à se demander quelles sont ses intentions réelles et à s'inquiéter de son comportement un peu difficile à prédire. Tout le génie du film est de ne pas nous donner d'informations sur la réalité. On ne sait pas si une attaque a lieu et les preuves peuvent être remises en question. De ce point de vue, la dernière partie du film casse cette ambiance et j'aurais préféré qu'elle soit annulée au profit de quelque chose de plus ouvert. Mais ça ne gâche presque rien à la qualité de l'ensemble.

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**** Un très bon film. Seules les dernières minutes posent des problèmes en cassant l'ambiance que l'intrigue avait patiemment mise en place.
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Site officiel

Image : Allociné

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09:31 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 10 cloverfield lane | | | |  Facebook

13/03/2016

Geoff Johns présente Green Lantern 7. Agent orange par Geoff Johns, Ivan Reis, philip Tan, Eddy Barrows et Raphael Albuquerque

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 7. Agent orangegeoff-johns-presente-green-lantern-tome-7-270x404.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis, philip Tan, Eddy Barrows et Raphael Albuquerque
Éditeur : Urban Comics 26 février 2016
Pages : 176

Ce septième, et dernier, tome contient les numéros 38-42 édités dans Green Lantern : Agent orange. Dans le dernier tome les green lanterns sont attaqués par le corps de Sinestro ainsi que par les nouveaux red lanterns alors que Sinestro était déplacé sur sa planète d'origine afin d'être exécuté. Après quelques péripéties Hal Jordan se retrouvait possesseur de deux anneaux : un vert et un bleu. Mais les deux ne fonctionnent pas très bien ensemble. Les Gardiens n'ont pas le temps d'examiner le problème qu'un ancien mal décide de se réveiller : Larfleeze. Au début de l'univers ce dernier avait reçu le système Vega de la part des gardiens en échange d'une boite et du contrôle de la lumière orange de l'avarice. Mais les incursions répétées des green lanterns l'ont fâché. Le corps part en guerre. Mais, dans l'ombre, quelque chose se prépare.

Ce dernier tome est assez mince dans tous les sens du terme. Il est court et je me suis demandé s'il n'aurait pas été possible de l'inclure dans le dernier. D'autant plus que son intrigue n'est pas assez différente du précèdent pour justifier une coupure. Hal Jordan en passe par toutes les couleurs. On se demande s'il souhaite vraiment en rester avec les gardiens. D'ailleurs, je trouve son refus de discuter avec les blue lanterns peu compréhensible. Ce refus est relié à des positions plus ou moins philosophiques sur le lien entre volonté et espoir. Larfleeze est beaucoup moins intéressant que dans Blackest Night. Dans Blackest Night il est drôle et chacune de ses apparitions est un régal. Dans ce comics, par contre, il n'est qu'un simple glouton. Je suis donc un peu déçu par ce dernier tome peu utile.

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** Court, dispensable, une intrigue sans intérêt.
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Image : Éditeur