12/03/2016

Divergente 3: au-delà du mur / The Divergent Series: Allegiant

Après pas mal de temps il est l'heure de connaitre la suite d'une énième adaptation uchronique d'un livre young adult. Divergente nous menait à Chicago. Le monde n'est plus sauf une ville : Chicago. Afin de garantir la paix les fondateurs et fondatrices avaient mis en place un système de castes dont les membres avaient un but précis dans le système. Mais il existait à la fois des personnes sans castes et des personnes capable d'appartenir à plusieurs castes. Durant les deux premiers films on observait la lutte entre des personnes souhaitant garder le système en place sous leur supervision et des exclus souhaitant l'égalité. À la fin du second film on apprend que le système a pour but de créer des personnes capables d'entrer dans plusieurs castes et le message en question appelait à quitter Chicago afin de se rendre à l'extérieur. On reprend les choses à ce moment précis. La nouvelle dirigeante, Evelyn, ferme le mur et lance une campagne d'exécution sous le nom de jugements. On se doute que Tris ne voit pas les choses ainsi. Avec un petit groupe elle décide de franchir le mur et de partir en quête de ces autres humains. Le groupe se trouve confronté face à une civilisation rigide à la technologie supérieure. Les choses sont-elles si belles qu'elles en ont l’air ? Et comment empêcher une seconde guerre civile à Chicago ?

Ce n'est pas la fin. Quelqu'un a décidé de continuer l'habitude de couper en deux le dernier film pour créer deux parties. C'est une mauvaise habitude qui devrait être abandonnée si sa seule justification est l'argent. Le principal problème du film est de tenter de parler de tout sans, pour autant, développer les problématiques. Ainsi, dès l'arrivée devant cette autre civilisation on sent que quelque chose ne fonctionne pas. Ça pue mais on ne sait pas d'où vient l'odeur. Puis le film tente de nous envoyer des pistes mais le fait d'une manière attendue et sans problématiser. On apprend qu'il existe une division en classe entre les pur-e-s et les impur-e-s. Mais celle-ci ne semble concerne que les ascenseurs et non le fonctionnement systémique de la société. On observe une société militarisée et fortement rigide mais on ne voit pas de répression. Bref, on nous montre du doigt comme pour dire "regardez comme c'est trop nul cette société" mais les conséquences et les problématiques sont ensuite abandonnées au lieu d'être développées. Un autre problème du film est d'être extrêmement prévisible. Il faut 15 secondes pour comprendre les personnages et on en vient à se demander comment les héro-ïne-s ne comprennent pas ce qui se déroule sous leurs yeux. Et pourtant, il y a des idées intéressantes mais le traitement est mou et prévisible.

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*** Ça se regarde mais c'est mou et prévisible. Et dire qu'il faut attendre encore un an pour connaitre la fin alors que l'on souhaite en terminer définitivement avec cette série.
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Image : Allociné

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09:49 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divergent, allegiant, au-delà du mur | | | |  Facebook

04/03/2016

Flash 3. Guerre au gorille par Francis Manapul et Brian Buccellato

Titre : Flash 3. Guerre au gorilleflash-tome-3-270x416.jpg
Auteurs : Francis Manapul et Brian Buccellato
Éditeur : Urban Comics 28 août 2015
Pages : 168

Ce tome contient les numéros 13-19 publiés dans The Flash volume 3 : Gorilla warfare. Barry Allen, le Flash, a eu une année difficile. Il apprend que ses pouvoirs sont responsables du blackout de Central City pour ensuite perdre des citoyen-ne-s dans un lieu en dehors du temps. Il est envoyé dans une cité gorille dont le roi tente de le tuer pour ensuite enfin revenir chez lui. Mais sa compagne déteste Flash et croit Barry mort tandis que les Lascars veulent se venger. Et tout cela se déroule juste avant l'invasion de Grodd. Ce dernier a repris son royaume et il attaque Central City afin de voler les pouvoirs de Flash. La police est dépassée et seuls les Lascars peuvent agir. Les civils sont enlevés et l'armée ne peut pas réagir. De plus, Grodd est bien plus puissant que prévu. Comment Flash pourra-t-il le vaincre ?

Ce tome conclut un peu les intrigues précédentes. Lorsqu'on le termine le Flash est à nouveau un héros aux yeux de sa ville. Cette conclusion termine rapidement le rapport avec les Lascars tandis que le combat avec Grodd est bien plus long. Je le trouve même un peu trop long. Celui-ci n'a pas beaucoup d'intérêt et je trouve dommage de ne s'être intéressé un peu plus aux Lascars ainsi qu'aux réactions des différentes personnes. Le tome se termine sur le lancement de ce qui semble être deux nouvelles intrigues dont je ne sais pas encore grand-chose. Au final c'est assez bon pour passer un moment sympathique.

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*** Loin d'être mauvais mais pas génial non plus. J'apprécie particulièrement les dessins de Francis Manapul.
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Image : Éditeur

02/03/2016

Orphan Black saison 3

J'ai enfin reçu la saison 3 d'Orphan Black ! Oui, je sais, la saison 4 devrait débuter ce printemps et je suis un peu en retard sur la série. Je me souviens encore du binge watching intense qu'ont été les deux premières saisons. J'ai rarement été pris par une série comme Orphan Black m'a captivé. Dès le premier épisode, l'un des meilleurs pilotes que j'aie vu, j'étais conquis. Bref, que celleux qui n'ont pas vu les deux premières saisons passent leur chemin (d'ailleurs il y a aussi des risques de spoilers pour la saison 3).

La saison 3 débute alors que le Clone Club est informé de l'existence d'une seconde partie au projet de clonage. Si elles sont Leda, un projet scientifique privé, les militaires ont pris la tête du projet Castor constitué entièrement d'hommes. Si Leda est composé de clones féminins qui n'ont pas conscience de leur identité le projet Castor est composé d'hommes qui savent ce qu'ils sont. Et alors que Dyad Institute semble être une menace méprisée celle de Castor est inconnue. Mais ils agissent vite. Ils ont déjà kidnappé Helena. Sarah essaie donc de mieux comprendre Castor afin de retrouver Helena et de comprendre leurs motivations. Cette enquête pourrait permettre de trouver des informations précieuses pour tous les camps.

Les deux premières saisons sont réussies dans tous les sens du terme. Alors que la première est une quête d'identité à l'aveugle la seconde place le Clone Club face à un adversaire aux ressources illimitées. On avait une impression d'urgence et de stress durant chaque épisode tandis que la série réussissait à mettre en place des scènes plus légère sans nuire à l'intrigue principale. Cette troisième saison échoue un peu. Le début de la saison est moins rapide. La menace de Castor n'est pas aussi sérieuse ni aussi incontrôlable que celle de Dyad. On sait qu'ils sont présents mais je n'ai pas eu l'impression d'un danger aussi important que pour les deux premières saisons. Heureusement, cela change vers la fin de la saison alors que l'intrigue se précipite. Certains personnages disparaissent ou sont moins présents sans véritables raisons alors que j'aurais apprécié avoir de leurs nouvelles. Cette absence nuit fortement au versant policier de l'intrigue. Bien que les sous-intrigues soient mises en sommeil, mis à part pour Alyson, elles ne sont pas inintéressantes.

Le propos principal de la série est légèrement moins présent. Sous couvert de clonage et de conspiration la série se propose de parler du contrôle du corps et d'éthique dans la médecine et la recherche. Étant donné la menace infime qu'est Dyad a présent ce propos est nécessairement moins présent. Mais il est réactualisé à travers Castor. Ce groupe ne contient que des hommes. Ils ont le même défaut génétique que les clones Leda. Mais là ou ce défaut rend infertile les femmes il rend les hommes fous. Ce qui rend les Castor imprévisibles. Cependant, ce défaut est pire chez les hommes puisque celui-ci est contagieux et stérilise les femmes avec lesquelles une relation sexuelle a eu lieu. On apprend ensuite que ce défaut est utilisé à la fois comme future arme de guerre et comme moyen de recherche scientifique sur des civiles. La question de l'éthique est donc revenue à travers ce dernier point. Quant au contrôle du corps il concerne à nouveau les femmes. Castor est une menace a deux niveaux : tout d'abord il y a stérilisation des femmes sans leur accord ce qui ne peut qu'être relié à la stérilisation mise en place sous l'eugénisme dans les pays protestants (comme la Suisse au passage) mais il y a aussi la relation des hommes Castor aux femmes. Ces derniers "expérimentent" sur le plus de femmes possibles. Bien que cela ne soit pas montré dans la série on comprend rapidement que cette "expérimentation" est constituée de nombreux viols. On peut donc penser Castor comme une forme de métaphore du patriarcat alors que Dyad était une métaphore du capitalisme. Castor est composé d'hommes armés, violents constituant une menace pour toutes les femmes qui ne sont que des trophées dans un livre de compte.

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**** Bien que la série démarre plus lentement que lors des précédentes saisons elle reprend du rythme peu après la mi-saison. Une série que je continue à conseiller.
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Image : Allociné

Site officiel

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08:44 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orphan black | | | |  Facebook

01/03/2016

Evil Empire 1. Nous, le peuple! par Max Bemis, Ransom Getty et Andrea Mutti

Titre : Evil Empire 1. Nous, le peuple !9782344012031-L.jpg
Auteurs : Max Bemis, Ransom Getty et Andrea Mutti
Éditeur : Glénat 3 février 2016
Pages : 128

Ce premier tome contient les numéros 1-4. Les USA sont en pleine compagne présidentielle. Deux candidats s'affrontent. L'un est le candidat blanc de la "gauche" jeune et fêtard. L'autre est plus vieux. Il défend les vieilles valeurs américaines ainsi que la famille. Cependant, tout change lorsque ce dernier perd son épouse lors d'un meurtre et annonce vouloir renoncer à la course à la présidence. Durant son discours il annonce être coupable du meurtre de sa femme et justifier son acte par le comportement de cette dernière en utilisant les paroles d'une chanteuse proche de l'autre candidat. Bien qu'il soit arrêté il devient un étendard pour une partie de la société qui souhaite agir en dehors du carcan de la civilisation. Ceci n'est que le début d'un mouvement qui mènera à la constitution de l'Empire. Un monde qui existe 25 ans plus tard. Dans lequel la police tue les personnes qui montrent une once de pitié et essaient d'aider leurs prochains.

Les uchronies que l'on voit au cinéma ou dans la littérature ont souvent la caractéristique de montrer une société après l'avènement d'une apocalypse (quelle que soit la nature de celle-ci). Le monde est présenté comme dirigé par des personnes inhumaines qui ne souhaitent que le pouvoir et écrasent le peuple. La résistance est souvent peu organisée ou détruite. Ce comics essaie de montrer comment un processus peut être lancé pour créer une société totalitaire dans laquelle la vie humaine et les lois n'ont aucunes valeurs. Pour cela, les auteurs essaient de décrire un homme qui décide de renverser le contrat social. Ce thème est très important et les auteurs semblent avoir fait un certain nombre de recherches. En effet, le contrat social permet aux citoyen-ne-s de ne pas avoir à se défendre ni à faire justice ou à se venger. Car la défense de la personne ainsi que la justice sont déléguées à des organes de la société censés être à la fois justes et efficaces. Dans ce comics, ces organes sont niés et les actes de vengeance et de survie sont considérés comme n'appartenant qu'aux seul-e-s citoyen-ne-s capables de liberté absolue et d'en accepter les conséquences. Ceci ne peut que détruire en totalité le tissu social qui relie les personnes. Bien que j'ai eu du mal à comprendre la psychologie de ce personnage un épisode permet de mieux la comprendre (sans que cela ne soit parfait) et donc de mieux accepter qu'un homme religieux accepte de défendre la fin de toute morale au nom de la liberté absolue. J'attends de voir comment la suite met en place la construction de cet empire. J'espère que ce sera particulièrement bien maitrisé.

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**** Un sujet intéressant plutôt bien traité. J'attends la suite avec impatience.
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Image : Éditeur

29/02/2016

Nos chers protégés par Pierrette Frochaux

Titre : Nos chers protégés. Trois générations d'assistés à Genève de 1894 à 1947
Auteure : Pierrette Frochaux
Éditeur : Éditions d'En Bas 2015
Pages : 264

Depuis quelques années la recherche historique sur les enfants placés s'est fortement développée. Elle est encore embryonnaire mais on en sait de plus en plus. Celle-ci tente de répondre à des questions aussi bien de la part des politicien-ne-s, de la société civile que des anciennes personnes victimes de placements ou d'internements administratifs. Tout le monde souhaite comprendre pourquoi et comment tout une partie de la population du pays a été discriminée et mise en prison ou au travail forcé au nom d'une assistance envers elle.

Pierrette Frochaux essaie, dans son livre, de faire deux choses. Tout d'abord, elle souhaite redonner une voix à son père et ses frères et sœurs. Ces trois personnes ont été abandonnées, ou enlevées à leur mère, très jeune. Elles sont mises sous tutelles et placées en institution puis chez des patrons capables de leur apprendre un métier en adéquation avec leurs capacités intellectuelles perçues ainsi que leur origine sociale très modeste. Ensuite, elle essaie de recréer l'histoire d'une famille brisée par l'administration du canton de Genève. Elle tente de retrouver ses grands-parents paternels puis de retrouver des documents concernant sa famille. Elle a fait une longue recherche dans les archives afin de trouver le moindre document et de l'interpréter à la lumière de ce que son père lui a expliqué.

On ressort de ce livre en comprenant un point précis : un État a brisé des vies. Ce qui ressort de la lecture de ce livre est une forme de bienfaisance de la part des autorités. Mais celle-ci cache une forme de cruauté administrative. Les enfants sont séparés des membres de leur famille. Leur tuteur ne tente pas de les relier et ne mentionne même pas l'existence des frères et sœurs. On observe aussi un État qui tente de garder des enfants dans le milieu social qui doit leur convenir. Loin de leur permettre de s'épanouir selon leurs choix on leur impose un travail précis au nom de leurs facultés intellectuelles déficientes. Ce sont aussi des enfants qui doivent tout à l’État. Ces trois personnes vivent leur enfance sans ne rien posséder si ce n'est leurs vêtements. Leur liberté est contrainte par les institutions puis par les patrons. Bien que ce ne soit pas une recherche historique à proprement parler ce livre montre extrêmement bien ce qu'a couté ces placements et protections si bienfaisants.

Image : Éditeur

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Spotlight

Boston, la fin des années 2000, un nouveau directeur est envoyé à la tête du Boston Globe. Les journalistes ne sont pas rassurés sur les intentions de ce nouveau qui ne vient même de la ville. Celui-ci rencontre les chefs de l'équipe Spotlight. Ils et elle ne communiquent par leurs sujets d'enquêtes. Leur travail est de fouiller en profondeur un sujet précis avec des articles en bétons. Et on leur demande d'étudier s'il pourrait être intéressant de parler des abus sexuels commis par un prêtre de l’église catholique. Bien que sceptique l'équipe se rend rapidement compte que le problème est extrêmement vaste et connu de toutes les autorités. Pourtant, personne ne semble avoir rien fait. Pourquoi ce manque d’actions ? Qui sont les personnes qui savent ? Comment dénoncer ces abus sans se faire écraser par la machine de l’église ?

Ce film sort en Suisse un mois après que le rapport historique sur l'institut Marini soit rendu public. C'est une coïncidence mais une coïncidence troublante pour les personnes qui ont touché le sujet que ce soit personnellement ou en tant que simple citoyen-ne. Le film tente de montrer comment une équipe de journalistes d'investigations a pu mettre en plein jour un problème systémique dans l’église catholique : les abus sexuels sur mineurs. Ces abus ont eu lieu partout mais sont longtemps restés cachés, tabous. Les acteurs et actrices ont, dans ce film, moins d'importance que le sujet. Ainsi, personne ne prend trop de place et chacun est placé face à l'enquête et à ses réactions. L'intrigue est bien menée. On observe le déroulement de l'enquête qui avance gentiment puis qui devient rapidement un problème qui dépasse toutes les prévisions. Au lieu d'une personne les journalistes découvrent que 90 prêtres sont impliqués et couverts par l’église qui fait tout pour ne pas communiquer. Il est tout de même dommage que le film n'explique pas mieux pourquoi ces abus sont possibles. L'enquête prend toute la place et empêche de démontrer en quoi l'institution en soi pose problème.

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***** Un film que j'ai beaucoup apprécié sur un sujet difficile à traiter. Le choix du traitement via des journalistes cache la voix des victimes mais n'est pas mauvais.

Image : Allociné

Site officiel

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25/02/2016

Elektra 2. Mort à la guilde des assassins par Haden Blackman, Alex Sanchez et Michael del Mundo

Titre : Elektra 2. Mort à la guilde des assassins
Auteurs : Haden Blackman, Alex Sanchez et Michael del Mundo
Éditeur : Panini comics 16 septembre 2015
Pages : 136

Ce second, et dernier, tome contient les numéros 6-11. Elektra a retrouvé Cape Crow. Elle l'a, comme son employeur le souhaitait, capturé vivant. Elle a pris cette décision malgré l'incapacité de son employeur, le fils de Cape Crow, de payer le contrat alors que la guilde entière des assassins tente de tuer Cape Crow ainsi que toutes personnes qui tentent de l'aider. Mais Elektra a décidé de protéger l'ancien assassin et son fils. Depuis plusieurs jours le groupe se cache et change de lieu systématiquement. Mais la Guilde les retrouve toujours. Et Elektra réussit toujours à vaincre les tueurs. Cependant, elle souhaite que la poursuite cesse. Elle décide donc de se mettre en quête de la personne qui se trouve à la tête de la Guilde afin de la tuer et donc de détruire l'organisation.

Si j'ai pris le premier tome c'était pour le graphisme de Michael del Mundo. C'est tout simplement beau. J’ai pris ce second tome pour la même raison et je dois bien avouer que les premiers numéros m'ont déçu. En effet, c'est un autre dessinateur qui reprend le titre et il n'y a absolument rien de comparable à ce qu'a fait del Mundo. C'est fade, pas très beau et surtout ça fait bâclé quand on compare (heureusement del Mundo revient ensuite). Et si le graphisme n'est pas à la hauteur pourquoi prendre ces deux tomes ? En effet, l'intrigue est presque inexistante et, en tout cas, peu intéressante. Elektra se fait attaquer, Elektra attaque elle-même et Elektra tue ses attaquants malgré leur prétendue supériorité. Bref, il n'y a rien de bien intéressant.

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** Il n'y a qu'une seule raison de se procurer la série : Michael del Mundo.
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Image : Éditeur

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23/02/2016

East of west 4. A qui profite la guerre? par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west 4. A qui profite la guerre ?east-of-west-tome-4-270x421.jpg
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 21 août 2015
Pages : 160

Ce quatrième tome contient les numéros 16-21 plus The world publiés dans East of west volume four: Who wants war? Le tome trois se terminait sur plusieurs évènements qui devaient changer le statut quo entre nos personnages et dans le monde. Non seulement l'enfant destiné à devenir la bête de l'apocalypse s'est échappé en combattant les cavaliers de l'apocalypse mais en plus la nouvelle leader de la République Populaire d'Amérique a décidé de lancer une guerre entre les nations. Bien que celle-ci n'était pas souhaitée par la majorité des nations un meurtre a forcé les leaders à demander réparation. C'est ainsi que commence la seconde année de l'apocalypse.

J'ai, globalement, moins aimé ce tome que les précédents. Bien que j'apprécie le numéro The world qui permet d'en savoir un peu plus sur la chronologie ainsi que les évènements passés et proches ce n'est pas assez pour sauver le reste. En fait, le tome donne l'impression de vouloir créer une transition. Le scénariste place ses pions dans son intrigue et ensuite nous explique qu'elle est l'état d'esprit de ceux-ci. Mais rien de plus substantiel n'est donné. On nous mentionne des éléments sans les développer. Cependant, on en sait un peu plus sur l'enfant de Mort et de Mao Xiaolan. On le suit dans son périple dans la forêt et, surtout, il nous est expliqué ce qu'il doit apprendre afin de devenir ce que les cavaliers souhaitent qu'il devienne.

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*** Un tome que j'ai moins apprécié car une grande partie des intrigues sont simplement mentionnées sans être développées.
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Image : Éditeur

21/02/2016

Free Love / Freeheld

Nous sommes aux États-Unis. Deux femmes se rencontrent lors d'un tournoi de volley ball. L'une est Laurel brillante inspectrice du New Jersey. La seconde est Stacie une mécano. Leur vie est difficile car Laurel n'a rien dit à ses collègues de peur de perdre toutes possibilités de carrière. Tandis que Lacie n'apprécie pas d'être une ombre dans la vie privée de sa partenaire. Malgré tout, elles réussissent à signer un contrat d'union civile ainsi que l'achat d'une maison. Tout semble aller pour le mieux. Mais Laurel apprend avoir un cancer. Alors qu'elle souhaite que sa femme reçoive sa pension à sa mort cela lui est refusé. Elles décident donc de se battre.

Ce film tombe une petite semaine avant la votation concernant l'initiative du PDC qui aura comme effet d'interdire le mariage entre personnes de même sexe. C'est une coïncidence intéressante. Les actrices sont Julianne Moore et Ellen Page. Elles sont talentueuses et portent magnifiquement les personnes qu'elles incarnent. La réalisation ne s'intéresse pas vraiment à la relation. Celle-ci est mise à l'écart et même oubliée pendant un an entier. On ne sait pas du tout de quelle manière les deux femmes ont décidé de vivre ensemble malgré leurs différences. Dans le même ordre d'idée, l'homophobie et le sexisme dans la police, et la société, sont passés sous silence ou simplement mentionnés sans trop en parler. Le but principal du film est de parler de la lutte de Laurel en faveurs de son droit à recevoir une pension. Une grande partie du film est basée sur ce combat et le juge comme un pas en avant en direction de la justice et de l'égalité. Il manque donc beaucoup au film mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier.

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**** Il aurait été possible d'aller plus au fond du sujet mais la réalisation réussit tout de même à intéresser et à faire apprécier le combat de ces deux femmes en couple.
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Image : Allociné

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20/02/2016

Zootopie

En ces temps de campagne de votation il est toujours bon de pouvoir se détendre devant un petit Disney bien pensé. Il y a très très longtemps sur une planète pas du tout lointaine car c'est la nôtre les animaux étaient divisés en proies et en prédateurs. La vie était rude et les prédateurs détruisaient les proies en suivant leur instinct génétique. Mais, ce monde, on ne sait pas trop comment, a permis aux animaux de se civiliser. La relation entre les proies et les prédateurs changea et se transforma en autre chose. Depuis, les animaux vivent en harmonie dans un monde qui n'a plus de dangers. Et le symbole de cette harmonie n'est autre que la ville de Zootopie. Un gigantesque centre urbain constitué de plusieurs quartiers afin de permettre à toutes les préférences environnementales de ses habitant-e-s de s'exprimer. Bien plus, c'est aussi un centre historique. Le premier lieu de la civilisation. Judy Hopps est une lapine. Elle est la première officière de police de son espèce. Et elle a été nommée au plein centre de Zootopie. Mais la vie n'est pas exactement comme elle le pensait.

Ce film partait pour être un simple Disney sympathique mais sans magie particulière. On a déjà vu un grand nombre de parodies de notre monde avec ou sans animaux. Et certaines sont tellement géniales qu'elles éclipsent tout. Je dois bien dire que la création de Zootopie est réussie. On trouve de véritables changements dans l'architecture et l'environnement selon l'espèce et le lieu. Les personnages sont un peu caricaturaux mais dans un film de ce type ça passe sans problèmes. Mais l'intrigue, et surtout ce qui se cache en dessous, améliore grandement le film. Là où on aurait pu avoir de simples références avec une intrigue sans intérêt qui n'existe que pour justifier un film nous avons quelque chose d'un peu plus élaboré. On nous montre une société qui semble harmonieuse mais qui se désagrège alors que la peur s'installe. Cette peur concerne une partie de la population accusée d'être génétiquement incapable de véritablement s'intégrer et donc d'être un danger continuel pour la population civilisée et génétiquement plus apte à l'adaptation. Il s'ensuit tous les effets de cette thèse étant donné qu'une population commence à être discriminée, visée de manière plus importante par la police et perd travail et droits. Je pense que tout le monde voit ou je veux en venir. Le thème de Zootopie concerne non pas l'harmonie mais sa fragilité lorsqu'on décide de s'attaquer à une partie minoritaire de la population.

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*** Parfois drôle, un énorme hommage avec un casting impressionnant et parfait.
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Image : Allociné

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09:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zootopie | | | |  Facebook

19/02/2016

Hail, Ceasar!

Ce sont les années 50. Le monde vit en pleine guerre froide alors que l'industrie du cinéma souffre de plusieurs problèmes dont l'arrivée de la télévision dans les ménages. Mais c'est aussi l'époque de l'âge d'or du cinéma ! Les productions sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus diversifiées. Un même studio peut aussi bien recréer des drames historiques massifs, des westerns ou encore l'adaptation distinguée d'une pièce de théâtre. Ce petit monde ne tourne pas tout seul. Bien entendu il y a les acteurs et actrices, les figurant-e-s, les scénaristes et les producteurs. Mais il y a aussi Eddie Manix. Son rôle est simple. Il doit identifier les problèmes et trouver un moyen de les résoudre. Et lorsqu'on travaille auprès de stars plus capricieuses les unes que les autres ces problèmes peuvent être particulièrement difficiles à résoudre. C'est le cas lorsque la plus grande star de l'époque est kidnappée.

J'ai bien aimé ce film. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'ai adoré ou encore que je l'ai trouvé génial. C'est un film qui réussit à faire rire de temps en temps (la scène des religieux tentant de parler de dieu dans le dernier film en production du studio est magnifique). C'est surtout un énorme hommage à une époque. Mais attention, bien que l'âge d'or du cinéma reçoit, dans ce film, une place d'exception les réalisateurs ne considèrent pas que tout était parfait. Les situations absurdes ainsi que les caprices des stars de l'époque ne sont pas cachées. Ce qui permet de créer des personnages haut en couleur et parfois surprenant. J'ai, par exemple, beaucoup aimé Hobie Doyle censé être incapable de jouer mais qui comprend plus de choses qu'on ne le croit. Eddie Mannix est moins sympathique. Probablement à cause de sa violence physique. L'intrigue est tout aussi absurde avec une pointe de critique envers des personnes accusées de détruire une industrie du rêve. On peut se demander à quel point il y a une critique politique derrière mais c'est en tout cas en accord avec l'époque. Un film sympathique pour une soirée.

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*** Parfois drôle, un énorme hommage avec un casting impressionnant et parfait.
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Image : Allociné

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09:50 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hail ceasar | | | |  Facebook

17/02/2016

Earth 2 3. L'ère des ténèbres par Tom Taylor, Nicola Scott, Robson Rocha et Barry Kitson

Titre : Earth 2 3. L'ère des ténèbresearth-2-tome-3-270x416.jpg
Auteurs : Tom Taylor, Nicola Scott, Robson Rocha et Barry Kitson
Éditeur : Urban comics 22 janvier 2016
Pages : 288

Ce tome 3 contient les numéros 17-26 et annual 2 publiés dans Earth 2 vol.4 : The dark age et Earth 2 vol.5 : The kryptonian. Le monde a vu, effrayé et horrifié, un dieu mourir. Juste après avoir annoncé sa victoire Steppenwolf est brutalement assassiné par l'un de ses soldats. Non seulement cela crée une réaction en chaine qui détruit tout un pays, tue des millions de personnes et tue Green Lantern mais en plus l'assassin n'est aussi que Superman. Mais Superman n'est plus le même. Il est dévoué corps et âme à Darkside. Peu après sa stupéfiante attaque il kidnappe une partie des merveilles tandis qu'il met en déroute l'armée mondiale en deux jours (il s'était arrêté pour un café). Les merveilles qui restent sont blessées ou en déroute et l'armée n'existe virtuellement plus. De plus, Superman a un plan pour la Terre. Le monde doit trouver un moyen d'arrêter un être capable de détruire des dieux et déesses.

Pour ce nouveau tome les intrigues mises en place dans le premier et le second sont complétement abandonnées. Personne ne semble vouloir savoir pourquoi le fiancé de Green Lantern a été assassiné. Les pouvoirs de Fate et de Hawkgirl ne sont pas explicités. À la place, on nous offre quelques nouvelles intrigues. Les deux plus importantes concernent les identités de Batman et de Superman. Les deux sont revenus et agissent de manière bien plus brutales qu'avant. Est-ce que se sont bien les mêmes personnages ? On nous parle aussi de l'armée mondiale et du plan pour vaincre les armées de Superman. Il est intéressant de montre une fuite de la part des dirigeant-e-s du monde bien que cela implique que la société s'effondre. Mais on ne voit pas cela. On nous offre aussi un nouveau Kryptonien. Je dois avouer que je l'aime bien. Il a peur, il est jeune et surtout il prend la décision consciente de ne tuer personne et de suivre une voie pacifiste. Cela ouvre la voie à une confrontation magnifique entre Batman et un gamin de 13 ans qui lui remonte les bretelles. Je ne sais pas comment la suite est écrite mais j'espère tout de même avoir un peu plus d'informations sur les premières intrigues et un peu moins de combat (mais je doute qu'il y ait moins de combats au vu des synopsis des prochains tomes).

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**** Toujours aussi spectaculaires avec des personnages que j'apprécie beaucoup. Mais j'aimerais bien un peu plus de réflexivité.
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Image : Éditeur

Earth 2 2. Secrets et origines par James Robinson, Nicola Scott, Yildiray Cinar et Cafu

Titre : Earth 2 2. Secrets et originesearth-2-tome-2-270x402.jpg
Auteurs : James Robinson, Nicola Scott, Yildiray Cinar et Cafu
Éditeur : Urban comics 10 juillet 2015
Pages : 232

Ce second tome contient les numéros 9-16 ainsi que Annual 1 publiés dans Earth 2 vol. 2 : The tower of fate et Earth 2 vol. 3 : Battle cry. Il y a 5 ans la Terre-2 était attaquée par Darkside. Ses héros, ou merveilles, se sont sacrifiés afin d'empêcher l'invasion et le monde s'est unis pour contrer une nouvelle menace. Justement, celle-ci se profile dans l'avenir. C'est la raison pour laquelle, dans le tome 1, de nouveaux héros se sont soulevés afin de protéger la Terre et ses habitant-e-s. Mais les politiciens et l'armée ne sont pas très heureux/euses de leur arrivée. Et leur union pourrait bien ne jamais se concrétiser. Pourtant le temps presse. En effet, un général de Darkside a pris le contrôle d'un pays et les humain-e-s ne l'accepteront pas. La guerre est sur le point d'éclater.

Le premier tome était un moyen de nous présenter l'histoire de cette terre parallèle ainsi que de nous offrir de nouveaux personnages. Ce second tome est constitué en deux parties. La première continue sur la lancée du premier tome. On nous présente l'histoire du monde ainsi qu'une quête pour l'arrivée d'une nouvelle merveille. Les intrigues se forment sur des mystères qu'il est nécessaire de résoudre. La seconde partie concerne la guerre contre le Dhérain. Ce sont plusieurs numéros de massacre qui se terminent sur un dernier acte inattendu. Les intrigues précédentes y sont oubliées au profit du spectacle. Honnêtement, il est dommage que cette guerre empêche le développement des autres intrigues. On avait un début d'entrée dans quelque chose qui semblait intéressant mais les combats forcent à tout laisser en arrière. J'espère tout de même que nous aurons un retour sur ces intrigues dans le futur.

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**** Dans la lignée du premier tome. C'est réussi avec une seconde partie spectaculaire.
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Image : Éditeur

15/02/2016

Descender 1. Etoiles de métal par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 1. Etoiles de métaldescender-tome-1-270x416.jpg
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 29 janvier 2016
Pages : 152

Ce premier tome contient les numéros 1-5 publiés dans Descender vol.1 : Tin stars. Il y a dix ans la galaxie a été attaquée. Ce qui était un groupement politique puissant aussi bien technologiquement que culturellement a été effacé par les machines que l'on a nommé Moissonneurs. Celles-ci faisaient la taille d'une planète et ont détruit les mondes les plus avancés. Il s'en est suivi un massacre des robots par peur de leur soulèvement et de leurs liens supposés avec l'attaque. Dix ans plus tard un robot de compagnie nommé Tim 21 se réveille. Ce réveil attire l'attention de la galaxie entière. En effet, il se pourrait bien que ce petit robot possède le secret derrière les Moissonneurs.

Plus je m'intéresse aux comics indépendants plus je trouve des perles. Ce premier tome n'est que le début mais j'aime déjà ce que je lis. On nous plonge dans un univers étrange et pourtant familier. Il y a de la technologie, des races aliens, des cultures différentes et surtout du mystère. Le scénariste nous place plusieurs indices et problèmes sur la route afin d'ouvrir son univers tout en ne donnant pas trop d'informations. Ainsi, c'est par Tim 21 que l'on commence à comprendre ce que fut l'attaque et ses suites. Ce qui permet de broder ensuite dessus. Les personnages sont encore nouveaux mais semblent intéressants et le seront surement de plus en plus. Je ne peux que conseiller aux personnes amatrices de space opera. D'autant que la partie graphique est tout simplement magnifique.

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***** Un très bon premier tome qui ouvre de nombreuses pistes autours de personnages attachant.

Image : Éditeur

14/02/2016

Deadpool

Venu des studios qui n'arrivent pas à faire de bon films de super-héros en dehors des x-men je vous présente Deadpool. Qui est Deadpool et comment a-t-on pensé pouvoir faire un film autours de lui ? Son nom est Wade Wilson. Il est mercenaire et dernièrement il s'occupe de jobs qui lui permettent de s'attaquer à des personnes bien pires que lui. Malheureusement pour lui il apprend, après une bonne année avec sa future femme, qu'il a le cancer. Il sait qu'il va mourir et prépare son départ. Mais, dans un bar louche de mercenaires, un mec en costume cravate lui propose de le guérir tout en lui donnant des pouvoirs extraordinaires. Wade accepte et perd son cancer, devient un tissu de cicatrice ambulant et perd sa raison. Deadpool est né et il n'est pas content !

Que penser de ce film ? Il a été présenté comme un film de super-héros tel que nous n'en avons jamais vu. On a du sexe, du sang et de la violence avec des blagues irrévérencieuses. Bon, en fait ça a déjà été fait dans Kick-Ass et Misfits. Deadpool c'est un peu ces deux là mélangés ensemble avec une bonne dose de destruction du quatrième mur. Ces destructions sont plus ou moins subtiles et se moquent autant de l'acteur principal, Ryan Reynolds, que des clichés hollywoodiens ou d'autres films du même genre. De ce point de vue c'est assez réussi même si ça n'empêche pas le film de rester très classique. Il n'y a strictement rien de révolutionnaire dans ce film. Nous avons de bons moments d'action entrecoupés de blagues. Une bonne partie de ces dernières ont un lien avec le sexe (un peu trop à mon gout) et bien qu'un certain nombre soient assez drôle une partie est assez problématique d'un point de vue féministe (je pense en particulier à une scène dans un taxi). Le film réussit à être sympa mais ne crée rien de nouveau.

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**** rien de révolutionnaire mais pas si mal.
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18:12 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Film, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deadpool, marvel, fox | | | |  Facebook

13/02/2016

Chair de poule

Quand j'étais jeune j'ai lu un certain nombre de chair de poule. Les histoires ne m'ont jamais effrayé et elles fonctionnent toujours de la même manière. Je me souviens aussi de la série au générique si particulier mais qui permettait d'entrer immédiatement dans l'ambiance. Donc lorsque j'ai vu qu'un film allait sortir j'ai compris que je ne pourrais pas laisser l'occasion de revoir une histoire d'enfance. Zach déménage avec sa mère après avoir perdu son père. Sa mère a pris un emploi dans une école d'une petite ville. Alors que Zach essaie de survivre à ses premiers jours dans une nouvelle école et une nouvelle ville il fait la connaissance de sa voisine : Hannah. Elle est sympathique mais son père l'est moins. Alors que Zach tente de comprendre cette famille il ouvre un manuscrit gardé sur une étagère. Il en sort un monstre. Car son voisin n'est pas qu'un simple voisin. C'est R. L. Stine auteur des chairs de poule. Et ses livres enferment de vrais monstres.

Je n'attendais strictement rien de ce film mis à part un léger retour à l'enfance. Bien que la tranche d'âge visée soit plutôt jeune il est claire qu'un certain nombre de personnes de mon âge se réjouiront de retrouver certains des monstres de R. L. Stine. Mais ni le jeu des acteurs et actrices, ni l'intrigue et encore moins les dialogues ne fonctionnent bien. Le film joue sur le genre et donc tous les clichés y passent. Non seulement les clichés des chairs de poule avec certains monstres si connus mais aussi ceux des films d'horreur. Ainsi, personne ne s'étonne lorsque le groupe traverse un cimetière, tente de sauver des lycéen-ne-s en péril ou que la police soit incapable de faire face à la situation. Les monstres sont très nombreux et l'on ne nous présente presque aucun d'entre eux. Il n'y a que Slappy qui possède un rôle important par son statut de leader. Ainsi, le film suit au mot près les structures des livres jusqu'à la fin.

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** Le film possède trop de monstres et ne fait que jouer sur les souvenirs d'enfance au détriment d'une intrigue qui aurait pu être intéressante.
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14:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chair de poule | | | |  Facebook

Civil war 3. La mort de Captain America par Ed Brubaker, Steve Epting, Brian M. Bendis, Jeph Loeb et David Finch

Titre : Civil war 3. La mort de Captain Americaimage_gallery?img_id=2053651&t=1253005067963
Auteurs : Ed Brubaker, Steve Epting, Brian M. Bendis, Jeph Loeb et David Finch
Éditeur : Panini comics 13 novembre 2008
Pages : 288

Ce troisième tome, celui que j'ai acheté en dernier, contient les numéros concernant Captain America durant et surtout après Civil War soit Iron-Man/Captain America 1 Rubicon, Captain America volume 5 numéros 22-25 The drums of war, Civil war the confession 1 et 2, Fallen son the death of Captain America. Il y a, globalement, quatre histoires. La première est une conversation entre Tony et Steve. C'est précisément la conversation qu'ils n'ont pas pu avoir durant un numéro de Civil War. Celle-ci essaie de reconstituer les pensées de deux héros tout en expliquant pour quelle raison chacun campe sur ses positions. Pour une fois, dans Civil War, on est plutôt en faveurs de Tony. La seconde histoire est un extrait de run d'Ed Brubaker sur Captain America. Le tome reprend les numéros qui se déroulent après Civil War alors que Captain est emmené au tribunal pour être jugé. Vu le titre du tome je pense qu'il est inutile d'en dire plus. La troisième histoire est une seconde conversation entre Tony et Captain alors que la guerre est terminée. Et enfin, nous avons 5 numéros qui se déroulent sur une courte période. Ces numéros permettent de montrer comment certains héros réagissent à la nouvelle de la mort de Captain America.

Ce troisième tome pose quelques problèmes. En fait il y a surtout un problème : le run d'Ed Brubaker. Pendant de nombreux numéros le scénariste a pris en main le personnage de Captain America en créant, selon les commentateurs/trices, une intrigue compliquée et riche. Prendre quelques numéros du Run et les insérer dans un thème commun à un tome crée une certaine confusion. On a plusieurs informations mais on ne sait pas quoi en faire car on n'a pas d'autres numéros auxquels se raccrocher. Ce qui ne veut pas dire que j'apprécie la manière dont la mort de Captain America est mise en scène. J'ai beaucoup mieux aimé les autres histoires. La confrontation plus ou moins pacifique entre Tony et Steve est remplie d'amour et d'empathie pour les deux personnages. Les numéros Fallen Son sont tout aussi réussis. Tony pense déjà à l'avenir tandis que Spider-Man lutte pour intégrer une nouvelle mort. Il n'y presque pas de combats mais beaucoup d'introspection qui permettent de revenir sur l'effet du Captain sur ses proches.

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**** Bien que les extraits du run de Brubaker tombent comme un cheveu sur la soupe le reste du tome est réussi et fonctionne bien.
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Image : Éditeur

The danish girl

Nous sommes au Danemark dans les années 30. Einar Wegener et Gerda Wegener sont un couple d'artistes reconnus par la société. Ils vivent de leurs peintures tout en navigant dans les sphères de la société des artistes. Tout semble bien aller. Mais Einar n'est pas réel. Sa vraie identité est Lili. Alors que cette femme commence à comprendre qu'elle est sa réelle identité elle est soumise à l'incompréhension des médecins de l'époque ainsi que de ses amis. Comment pourra-t-elle devenir ce qu'elle est vraiment et abandonner un corps qui ne lui correspond pas ? Que deviendra la relation entre elle et Gerda alors que cette dernière devient de plus en plus connue en peignant Lili ?

Selon le film, Lili est l'une des premières femmes à subit une opération afin que son genre corresponde à son sexe. Retracer son histoire en se basant sur un roman historique de nature fictionnelle était donc risqué sur de nombreux points. D'un point de vue technique le film est réussi. La photographie, les costumes, le jeu d'acteur et les répliques sont très convaincants. Ce sont d'autres problèmes qui peuvent créer une impression trouble. Premièrement, et ce point a déjà été soulevé dans les réseaux militants, on se demande pour quelle raison on prend un acteur cis plutôt que de prendre une personne trans. Lorsqu'on s'intéresse à un tel sujet encore peu connu et peu mis en scène il me parait normal de faire l'effort de trouver une personne membre du groupe concerné. D'autres problèmes concernent l'historicité du film. Bien entendu, il y a des reconstitutions de détails qui ne sont pas réels mais pas si importants. Ensuite il y a ce qui est fictif et qui permet de créer de l'émotion de manière artificielle simplement pour créer de l'émotion. Est-il vraiment utile de broder sur une vie qui a existé au point d'inventer des événements ? J'en doute !

Mais il y a surtout la représentation de la transsexualité. J'ai lu quelques articles critiques sur le sujet et je suis d'accord avec eux. La manière dont la transition est représentée pose de nombreux problèmes. Durant le début du film on a l'impression qu'Einar est un homme efféminé qui apprécie peu la masculinité virile et possède une fascination pour les habits et la gestuelle féminine. Une scène en particulier montre des hommes rires haut et fort tandis qu'Einar tente de suivre mais nous montre sa gêne devant cette manifestation de virilité. Lorsque Lili apparait on a l'impression que Gerda force Einar à s'habiller en femme. Puis cela devient un simple jeu de couple afin de rire un peu. Ce n'est que bien plus tard, après la moitié du film, qu'il est annoncé que Lili a toujours existé. J'ai donc eu l'impression qu'on me présentait la transsexualité comme un jeu de couple sexy et non une identité.

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*** Bien que le jeu ainsi que la photographie soient magnifiques j'ai un certain nombre de problèmes avec certains choix qui ont été fait.
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Image : Allociné

 

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08:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the danish girl | | | |  Facebook

11/02/2016

El Clan

La famille Puccio est une famille normale d'Argentine. Le père, la mère, trois frères et deux sœurs se partagent une grande maison. C'est une famille plutôt aisée. L'un des fils, Alejandro, est un très bon joueur de rugby tandis que le père partage la table des grands politiciens de l'Argentine. L'argent entre assez bien pour que Alejandro soit capable d'ouvrir son propre magasin de matériel de surf. De plus, le pays entre dans une réforme qui devrait lui permettre de passer de la dictature sanglante que le peuple a connu à une démocratie à l'occidentale. Les méfaits et les excès du passé ne sont pas oubliés mais ils ne sont plus défendus. Cette famille pourrait être normal. Mais le père, Arquímedes, est à la tête d'un réseau d’enlèvement. Il utilise Alejandro afin de donner confiance à ses victimes et ensuite demande une rançon en dollars américains. Ces activités sont censées punir les personnes qui profitent du pays. Mais il semble que la famille ne soit pas forcément à l'aise avec ce type d'activités.

Ce film s'inspire de faits réels. Il y a réellement une famille Puccio qui a vraiment enlevé et assassiné des personnes. Bien entendu, le film doit broder et interpréter une histoire dont on ne sait pas tout. Ainsi, la scène de fin est construite afin que l'on pense une chose précise. Mais on ne sait pas si c'est réellement le but de la personne. En ce qui concerne les acteurs, actrices ainsi que la réalisation c'est film qui réussit. Les scènes d'enlèvement sont toujours mises en parallèle avec celles de la vie de tous les jours. Ce fonctionnement donne une impression surréaliste. Voir le père amener tranquillement à manger à son détenu en saluant la famille est impressionnant. Bien que le film ne conclue pas sur ce point il donne clairement le point de vue que personne, dans la famille, ne pouvait ignorer ce qui se déroulait. Bien que les activités de tous les membres ne soient pas toujours très claires. Cependant, ce film échoue sur un point important. Durant plusieurs scènes on sent une proximité entre Arquímedes et le pouvoir. Ces relations ne sont pas questionnées et je me suis souvent demandé comme celles-ci fonctionnaient. Est-on en face d'une personne connue par le pouvoir mais que l'on laisse agir où alors un homme qui agit pour l’État ?

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***** Un très bon film avec quelques points que j'aurais apprécié mieux comprendre

Image : Éditeur

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21:06 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : el clan, argentine | | | |  Facebook

07/02/2016

Civil War Prélude par J.M. Straczynski, Zebb Wells, Brian M. Bendis, Skottie Young, Mike McKone, Alex Maleev et Tyler Kirkham

Titre : Civil War Prélude
Auteurs : J.M. Straczynski, Zebb Wells, Brian M. Bendis, Skottie Young, Mike McKone, Alex Maleev et Tyler Kirkham
Éditeur : Panini comics 16 septembre 2015
Pages : 304

Ce tome contient Amazing Spider-Man 529-531 Mr Parker goes to Washington, New Avengers: Illuminati 1, Fantastic Four 536-537 The hammer falls et New Warriors 1-6 Reality check. Panini a déjà publié six tomes nommés Civil War qui permettent de savoir tout ce qui s'est déroulé pendant l'événement Marvel. Ce dernier tome, et premier dans la chronologie, est nommé prélude car il publie des numéros qui mettent en place la guerre civile. En effet, l'idée de recenser les personnes possédant des pouvoirs a une histoire plus longue. Tandis que Tony Stark fait du lobbying au parlement américain il essaie aussi de convaincre ses semblables de la nécessité de travailler avec l'État. Les Fantastic Four, eux, se rendent compte que le marteau de Thor est retombé sur Terre dans une petite ville sans importance. Et, pendant ce temps, les New Warriors se reforment. Illes sont au centre d'une nouvelle émission de téléréalité dont le but est d'envoyer une équipe de jeunes super-héros dans les petites villes américaines.

Une partie des tomes publiés par Panini sont négligeables pour comprendre l'événement. Parfois les intrigues sont peu intéressantes et on aurait pu éviter de les lire. Ce tome prélude contient un peu des deux. La première partie permet de mieux comprendre de quelle manière Tony Stark tente d'empêcher ou de modifier la loi de recensement afin d'éviter des problèmes futurs. Pour cela il n'hésite pas à user de tout son pouvoir tout en se rapprochant de Peter Parker. La seconde partie reprend Tony Stark. Il décide de réunir certaines personnes (Namor, Charles Xavier, TChalla, Reed Richards, Stephen Strange) après la guerre entre les Krees et les Skrulls. Son but est de constituer un groupement reconnu pour les super-héros. Suite au refus des autres invités il est décidé de se constituer en mini-groupe afin de partager des informations et d'agir en commun dans le secret. Les Illuminatis sont nés. La partie sur les Fantastic Four est moins intéressante et consiste en un combat contre Fatalis autours du marteau de Thor. Enfin, nous avons les New Warriors dont je n'ai pas du tout aimé le style graphique. L'intrigue est légère et un peu sarcastique. Les différentes aventures sont loin d'être inintéressantes mais elles ne sont que peu développées. C'est donc un bilan mitigé pour ce tome. Il possède des histoires intéressantes mais aussi d'autres sans grands intérêts.

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*** un 50/50 pour ce tome prélude qui n'est pas indispensable sans pour autant être inutile.
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Image : Éditeur

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06/02/2016

Black Widow liste noire

Titre : Black Widow liste noire
Auteurs : Nathan Edmondson et Phil Noto
Éditeur : Panini comics 6 janvier 2016
Pages : 176

Ce troisième, et dernier, tome contient les numéros 13-20. À la fin de second tome Natasha n'en savait que peu sur l'organisation nommée Chaos. Mais elle en savait suffisamment pour inquiéter. Alors qu'elle revenait chez elle après une mission l'attaque s'est portée sur deux fronts. Premièrement, son image est attaquée dans la presse par des révélations sur ses activités plus que discutables. Ensuite, son avocat reçoit deux balles à bout portant. Cette fois ce n'est pas qu'une mission pour effacer son passé au service du KGB. Cette fois la lutte devient personnelle et Natascha est bien décidée à éliminer le Chaos et ses serviteurs. Mais quel est le véritable but de l’organisation ?

Cette série s'est arrêtée trop vite. Bien entendu elle va recommencer mais avec une nouvelle équipe après une refonte de l'univers Marvel. J'ai beaucoup aimé pouvoir observer un personnage féminin qui n'est pas une véritable héroïne mais une professionnelle du renseignement. Le ton de la série était très mélancolique. Natasha essayait de racheter ses actes passés en exécutant des contrats qui permettaient d'éliminer les pires des pires. L'argent, lui, est relancé dans un réseau de charités. Bien qu'il y ait de l'action celui-ci n'est pas aussi flamboyant que dans les autres comics au profit d'une approche plus feutrée. Dans ce dernier tome les auteurs font deux choses : d'une part ils reviennent sur le passé de Natasha avec l'une de ses premières missions et de l'autre ils terminent l'intrigue autours du Chaos. Malheureusement, je trouve celle-ci expédiée trop facilement pas le scénario. Alors que durant deux tomes on ne sait rien d'un seul coup on a accès aux plus hautes sphères. Le concept n'est pas assez développé. J'aurais aussi aimé que les auteurs s'intéressent bien plus aux effets médiatiques et personnels des révélations de la fin du second tome. En effet, rien n'est montré et tout est évacué. Une série que j'ai apprécié mais qui se termine un peu trop brutalement à mon gout.

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**** Globalement, les trois tomes sont réussis et permettent de décrire une Natasha à la fois efficace et mélancolique. Dommage que la fin ne soit pas à la hauteur.
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Image : Éditeur

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01/02/2016

Batman et Robin 3. Batman impossible par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Ardian Syaf

Titre : Batman et Robin 3. Batman impossiblebatman-robin-tome-3-270x424.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Ardian Syaf
Éditeur : Urban comics 21 août 2015
Pages : 120

Ce tome contient les numéros Batman and Robin 15-17 et Batman and Robin annual 1 publiés dans Batman and Robin vol. 3: Death of the family. À la fin du second tome Damian Wayne avait battu tous les Robins, aidé à empêcher la destruction et Gotham et trouvé les premiers indices du retour du Joker. Dans ce tome Robin est consigné au manoir afin de prendre en charge le bat ordinateur en l'absence d'Alfred. Ce dernier a été enlevé par le Joker. La famille entière est la victime du Joker et lorsque Damian décide de sortir il ne fait pas mieux que les autres. En ce qui le concerne le Joker décide de le placer face à sa peur : devoir tuer Batman.

Ce tome n'est pas aussi bon que les autres. Tout simplement parce que la série se base sur la relation de père fils entre Bruce et Damian. Or, dans ce tome Bruce est absent ou sous le contrôle du Joker. Nous n'avons donc que Damian. Cependant, la relation n'est pas tout à fait laissée à l'abandon. En effet, ce qui compte dans la torture du Joker c'est, justement, cette relation de père et fils. Le Robin voit Batman comme un père qu'il souhaite remplacer. Mais ceci ne peut que passer par la mort du Batman ! Cet aspect est renforcé par l'Annual qui permet de mettre Damian dans la peau du Batman tout en envoyant son père dans son passé. Le dernier numéro renforce aussi cela en plaçant Bruce, Damian et Alfred face à leurs peurs et aux moyens de les vaincre. Ce n'est donc pas un tome nécessaire car celui-ci souffre de l'événement principal. Mais il n'en est pas moins un moyen de faire un peu avancer le propos.

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*** Trop lié à l'événement principal mais entouré par deux numéros très réussis !
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Image : Éditeur

De la justice aux archives. Conservation de données sensibles, recherche historique et mesures de coercition à des fins d'assistance avant 1981 édité par Hugo Casanova, Hubert Bugnon, Frédéric Oberson, Luc Vollery, Alexandre Dafflon et Charles-Edouard Thi

Titre : De la justice aux archives. Conservation de données sensibles, recherche historique et mesures de coercition à des fins d'assistance avant 1981
Éditeurs : Hugo Casanova, Hubert Bugnon, Frédéric Oberson, Luc Vollery, Alexandre Dafflon et Charles-Edouard Thiébaud
Éditeur : Revue fribourgeoise de jurisprudence 2015
Pages : 167

Ce livre contient les actes de deux journées d'études ayant eu lieu à Fribourg en 2014. Depuis quelques années les questions concernant les anciens enfants placés ainsi que les personnes internées pour raison d'assistance sous les procédure d'internement administratif sont de plus en plus nombreuses. On se demande qui et pourquoi. Dans le même temps, l'accès aux archives est de plus en plus demandé aussi bien par des journalistes, d'anciennes victimes et des chercheurs et chercheuses. Tout ceci crée un problème pour l'accès à des archives sensibles mais dont l'analyse est nécessaire : les archives de type judiciaire.

Ce livre est constitué en deux parties à l'image des journées d'études. La première concerne avant tout des problèmes archivistiques. On y apprend quels sont les normes d'accès aux archives judiciaires aussi bien en Suisse que dans certains cantons dont Fribourg. Les contributions permettent aussi d'expliquer de quelle manière les archives sont construites et classées afin de permettre un échantillon mais aussi un accès facilité et rationnel. La seconde partie concerne l'usage de ces archives. Bien que ces usages touchent à l'histoire économique généalogique une partie importante des contributions concerne les placements et internements administratifs. Les contributions font une synthèse des recherches et replacent le propos dans un cadre scientifique et politique suisse. Non seulement on apprend quelles sont les normes légales permettant de telles décisions mais on apprend aussi de quelle manière la communauté scientifique, politique et civile s'est emparée du problème avec des méthodes et des buts différents.

Ce petit livre propose un acte de deux journées d'études. Bien qu'il y ait une construction et un thème commun on ne peut qu'avoir des informations synthétiques. On apprend beaucoup de choses mais on souhaite surtout en savoir plus. Ce qui ressort de ce livre c'est un état du problème aussi bien pour les archivistes que pour les historien-ne-s. Leur fonctionnement en commun est nécessaire afin d'une part d'expliquer scientifiquement le placement et redonner leur histoire de vie aux anciennes personnes placées et internées. On peut tout de même déplorer qu'une partie des contributions n'ont pas pu être publiées dans ce livre.

30/01/2016

Batman Eternal 4

Titre : Batman Eternal 4batman-eternal-tome-4-270x417.jpg
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 29 janvier 2016
Pages : 336

Ce quatrième, et dernier, tome contient les numéros 40-52 de Batman Eternal ainsi que Batman 28. Gotham a connu des jours meilleurs. Arkham est détruite avec la grande majorité de ses pensionnaires en cavale. Ces derniers se voient offrir tout ce qu'ils souhaitent ainsi que les jouets de Batman. Selina Kyle a pris le contrôle des bas-fonds et règne d'une main de fer bien qu'elle ne veuille pas trop combattre Batman. La ville est donc à feu et à sang alors que la Batfamille est obligée de se séparer afin de s'occuper des vilain-e-s puis de sauver les habitant-e-s. Batman, lui, enquête sur la personne qui a créé cette catastrophe. Mais aucun de ses ennemis ne semble avoir l'envergure ou le style pour ce qui a été accompli. Pourtant, tous les indices sont ici. Et la fin de l'attaque approche. Gotham et Batman vont-ils tomber ou se relever ?

Maintenant que la série Batman Eternal a connu sa conclusion que penser ? Personnellement, je pense que le choix d'un numéro par semaine était mauvais. Ceci a obligé à rendre les épisodes très, trop, rapidement et donc à faire du simple soit du combat. J'aurais préféré quelque chose de mieux pensé avec un peu moins de vilains qui cachent des vilains ou de combats qui se répètent. Je trouve que l'aspect policier est largement sous-estimé. Pourquoi ne pas avoir mieux mis en scène le changement de relation entre la police et Batman ? De plus, une bonne partie des intrigues n'étaient finalement pas nécessaire et alourdissent le tout. Au final nous avons un grand spectacle qui souffre d'un trop plein d'action.

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*** Bien que j'en ai apprécié la lecture tout cette série aurait pu être meilleure avec un peu plus de temps de réflexion entre les épisodes.
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Image : Éditeur

27/01/2016

Batman Eternal 3 par Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins

Titre : Batman Eternal 3batman-eternal-tome-3-270x423.jpg
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 25 septembre 2015
Pages : 296

Ce tome contient les numéros 27-39 de Batman Eternal. Le troisième tome est l'avant-dernier publié par Urban Comics. Le dernier sort, hasard des lectures, vendredi 29 janvier. Les deux premiers tomes dispersaient largement la famille ainsi que l'intrigue dans plusieurs villes du monde. Ce troisième tome est bien plus condensé. L'action se déroule à Gotham et l'on suit presque exclusivement Batman. Gotham est bien mal au point. Des explosions et séismes ont secoué la ville tandis que l'asile d'Arkham est contrôlé par des forces magiques démoniaques. La ville est sous la loi martiale tandis que la police ne fait plus confiance envers Batman. Gordon est toujours en prison malgré les preuves le disculpant. Mais ce n'est que le début. En effet, après s'être attaqué à la ville et au symbole un ennemi décide de s'attaquer à Batman et surtout à Bruce Wayne. Ses caches d'armes sont attaquées une à une tandis que Wayne Entreprises est démantelée. Batman pourra-t-il survivre ?

J'étais plutôt sceptique envers les deux premiers tomes. L'intrigue était trop divisée. Ce tome trois commence par terminer ces diverses intrigues. Chacun des personnages se voit offrir une conclusion à ses problèmes et repart dans l'ombre comme si de rien n'était pour laisser la scène à Batman et à Julia. Ce dernier personnage prend en importance. Alors qu'Alfred restait dans l'ombre elle n'hésite pas, elle, à partir sur le terrain. Ce recentrage de l'intrigue et des personnages est en faveurs du tome. Mais il y a plusieurs problèmes. Tout d'abord, on fait disparaitre de nombreux personnages sans trop nous expliquer pourquoi. Ensuite, l'intrigue de Batman est beaucoup trop centrée sur l'action. On passe d'une case à l'autre sans connaitre la raison de la guerre. D'ailleurs, encore une fois le méchant n'est, en fait, qu'un opportuniste qui suit les ordres ou les opportunités créées par quelqu'un d'autres... Bref, il faudrait moins d'action et plus de réflexion.

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*** L'intrigue est moins difficile à suivre mais reste peu intéressante malgré les bouleversements pour Batman.
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Image : Éditeur

23/01/2016

Carol

Nous sommes dans les années 50. Une jeune femme, Therese, travaille dans un grand magasin de New York en pleine époque de noël. Elle vit avec ses collègues dont un jeune homme qui souhaite se marier avec elle et se rendre en Europe. Sa logeuse surveille ses rentrées et sorties. Elle aime faire de la photographie mais son appareil est d'entrée de gamme et elle ne pense pas être talentueuse. Une autre femme, Carol, entre dans le magasin afin d'acheter un cadeau à sa fille. Elle est en instance de divorce mais elle veut rendre sa fille heureuse pour noël. La rencontre entre ces deux femmes commence doucement puis se transforme en quelque chose d'autre qu'une amitié. Mais dans les années 50 ce genre de relation est loin d'être simple.

Je suis un peu ennuyé avec ce film. Il parle d'un thème qui embête beaucoup de personnes (dont le PDC qui souhaite interdire le mariage entre personne de même sexe), qui peut être très difficile et créer d'énormes problèmes avec beaucoup de talents et de sensibilité. Techniquement, le film est tout simplement magnifique. Les costumes, les décors, l'ambiance,... tout hurle l'authenticité. Un énorme travail a dû être fait pour recréer les années 50. Les problèmes de moral dans le cadre d'un divorce difficile sont superbement joués et mis en scène sans drames ni scènes inutiles. Les actrices et les acteurs sont plus que convaincants. Les personnages sont très bien écrits et même les "méchants" peuvent être compris. On nous montre des gens humains donc capables tout simplement d'échouer. Malheureusement, le film n'a pas fonctionné avec moi. Ce n'est de la faute ni des actrices et acteurs ni des scénaristes. Je n'y ai tout simplement pas cru. Je ne crois pas au début de la relation entre ces deux femmes. Et si je ne peux pas croire au début d'une histoire d'amour comment croire à la suite ? Dommage pour moi.

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***** L'un des films les plus maitrisés que je connaisse. Dommage que je n'aie pas pu y croire.

Image : Allociné

Site officiel

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18:27 Écrit par Hassan dans contemporain, féminisme/gender/queer, Film, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carol | | | |  Facebook

20/01/2016

Hot Fuzz

Hot Fuzz est le premier film faisant partie de la trilogie Cornetto que je regarde. Il parle de Nicholas Angel. Ce dernier est un policier londonien. Son parcours scolaire et académique est parfait. Son parcours à l'école de police est encore plus parfait. Ses études en cours d'emploi sont toujours et encore plus parfait. Son professionnalisme est sans tâches. Ce policier d'exception réussit à recevoir un nombre élevé de récompenses, être accepté par la communauté et à appliquer la loi de manière rigoureuse aussi bien face aux citoyen-ne-s que face à lui-même. Son bilan est tellement bon que ses collègues commencent à se dire qu'ils ont l'air d'imbéciles à ses côtés. Il est donc décidé par la hiérarchie de le nommer sergent et de l'envoyer dans un petit village de campagne : Sandford. Ce n'est pas qu'un simple village c'est le plus beau du royaume avec des statistiques de criminalité plus basses que la valeur des subprimes. Il ne s'y passe rien mis à part la fuite de quelques oiseaux ou une statue vivante. Cependant, les accidents sont très nombreux. Cela cache-t-il quelque-chose ?

La trilogie Cornetto, pour celleux qui ne suivent pas, est un ensemble de films qui parodient chacun un style précis. Dans le cas de Hot Fuzz ce sont les films d'action ayant pour thème la police. Nous avons tout dans ce film. Des courses poursuites endiablées, des séances de tir, des méchants bien méchants et surtout un complot diabolique ourdi par les personnes les moins suspectes et ce à la barbe de la police qui refuse de croire le policier exceptionnel qui a des soupçons. Tout ceci est dédramatisé lorsqu'on sait que cela se déroule dans un petit village fleuri avec un grand nombre de personnes âgées sympathiques au possible. Je ne peux pas faire la liste de toutes les références parodiques. Elles sont trop nombreuses et passent du suspect suspectement présent et agissant de manière particulièrement suspecte avec une bande son tout aussi suspecte mais magnifique (le nombre de suspect est voulu) à la bataille finale qui prend les toits et les rues de la ville comme terrain de jeu sans oublier les courses poursuites particulièrement ridicules. Bref, c'est du bon.

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***** Un premier film de la trilogie bien réussit avec une brochette d'acteurs britanniques connus de tous et toutes (ce n'est pas possible il n'y a qu'eux dans le boulot ? Il faut recruter les gars !)

Image : Allociné

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17/01/2016

The big short

Que s'est-il passé durant la crise financière ? De nombreux pays sont tombés et vivent encore très mal les conséquences de la crise. Le chômage et la pauvreté se sont démultipliés à un niveau rarement atteint. Et tandis que les grandes banques étaient sauvées par l'argent des contribuables les politiques publiques furent mises en place afin de créer austérité et détruire les régulations de l'économie. Ces politiques ont eu un effet désastreux. Ce film propose de comprendre un peu mieux comment la crise des subprimes a pu se produire. Son but est d'expliquer ce que sont les subprimes et pourquoi les banques se sont jetées stupidement dans le piège sans même savoir ce qu'elles achetaient. Pour cela, le film nous fait suivre trois groupes de personnes qui ont compris avant tout le monde la chute qui allait se produire. Ces personnes ont toutes la caractéristique de ne pas être véritablement membre des traders. Ce sont des marginaux.

Que penser du film ? C'est une tentative d'expliquer simplement et avec un peu d'humour comment l'économie américaine fonctionnait. Pour cela on nous fait comprendre des termes compliqués par des illustrations simples qui mêlent économie et célébrités. Car la crise a été difficile à comprendre. Nous avions de nombreux termes décrivant de nombreux biens ainsi que de nombreuses institutions. Tout était construit pour ne pas faillir mais c'était l'exemple même du château de carte construit sur une faille tectonique extrêmement active. Quand on regarde de près, et il fallait le faire, ça ne pouvait que mal se terminer. On le sait maintenant, les paquets de prêts hypothécaires étaient en grande partie constitués de subprimes soit de personnes incapables de payer leurs dettes. Le film nous explique tout cela par des scènes clés. Les deux qui m'ont le plus frappé se déroulent au siège d'un organisme de contrôle et en Floride. La première place deux protagonistes face à une femme qui porte des lunettes noires et se plaint de ne pas pouvoir lire. Dans la suite de la scène on nous explique que cet organisme ne peut pas se permettre de contrôler et de donner de mauvaises notes car cela impliquerait la fuite des clients, les banques, en direction d'un organisme de contrôle concurrent. La seconde scène se déroule dans un parc locatif fantôme. Il y a des centaines de maisons avec des journaux datant de plusieurs semaines et seulement quatre familles locataires. Tout le monde a fui par incapacité de payer leurs dettes hypothécaires. Ce ne sont que deux scènes et il y en a d'autres. Bien que le film réussisse à expliquer la crise elle le fait en suivant des personnes qui en ont profité. Ces personnes ont gagné énormément d'argent en pariant sur la destruction de la vie de nombreuses familles. De plus, je pense que le film échoue en partie à montrer en quoi le système est toxique. On ne nous montre pas assez non plus les liens entre les instances politiques et les instances financières qui ont pensés les solutions d'austérité à la crise (solutions qui créent une crise sociale sans précédent).

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**** Plutôt réussit mais il ne va pas assez loin.
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Image : Allociné

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12:28 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the big short | | | |  Facebook

16/01/2016

Batman Eternal 2 par Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins

Titre : Batman Eternal 2batmaneternaltome2couv-270x406.png
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 296

Ce second tome contient les numéros Batman Eternal 14-26. Batman a bien des problèmes. Son ami et commissaire de la Gotham a été enfermé pour meurtre. Le nouveau commissaire est un pourri de mèche avec la mafia. Gotham est en pleine guerre des gangs tandis que la famille se disperse afin de suivre ses propres pistes. Batman, lui, n'a qu'à peine le temps de lutter contre les criminels tandis que la police laisse tout le monde libre. Mais les choses changent un peu. Batgirl est sur une piste qui pourrait faire sortir son père de prison. Red Robin suit une piste à Tokyo tout en embarquant une jeune femme qui commence à l'ennuyer. Et Batman pourrait bien avoir trouvé un nouvel allié. Mais n'existe-t-il pas un lien entre tous les événements à Gotham ? Se pourrait-il qu'un plan plus important existe ?

Bien que la série pose de nombreuses choses et personnages il y a de nombreux problèmes. Le plus flagrant est le rythme. On passe d'un événement à un autre en quelques pages sans avoir le temps de comprendre ce qui s'est déroulé. Ceci est encore plus flagrant quand on pense aux nombreuses intrigues différentes. On suit de nombreux personnages - qu'il faut parfois présenter créant un problème supplémentaire - sur de nombreuses intrigues et sous-intrigues. Il est difficile de s'y retrouver et de comprendre s'il existe un plan d'ensemble de la part des scénaristes. On a plutôt l'impression d'être jeté dans tous les sens par des personnes qui souhaitent dire des histoires différentes et ce sans se concerter entre eux. Enfin, je trouve particulièrement dommage que la guerre des gangs et la corruption de la police soient résolues aussi rapidement. Il y avait des questions intéressantes ainsi que des effets que j'appréciais. Selon moi, il aurait été mieux d'écrire moins vite et de se concentrer sur une intrigue précise plutôt qu'un tel brouillon incompréhensible.

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*** Je vais être gentil mais bon voilà quoi...
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Image : Éditeur

The hateful eight

Ce début d'année voit la sortie d'un nouveau Tarantino. Le réalisateur est connu et souvent apprécié (bien que je ne sache pas si c'est mérité car il y a plusieurs problèmes). Donc un film de sa part est toujours un événement. The Hateful Eight se déroule peu après la guerre civile. Un chasseur de prime amène une femme vers une ville afin de la faire pendre et de recevoir une récompense. Sur la route il croise deux personnes. Les 4 voyageurs se dirigent en direction de la ville mais ils et elle sont obligé-e-s de faire halte dans une petite auberge bien connue afin de se sustenter et de se protéger d'une tempête de neige. Dans le bâtiment il y a 4 autres personnes. Tout le monde se présente mutuellement mais il est vite apparent qu’une ou plusieurs personnes ne sont pas ce qu'elles disent être. Alors que la tempête force à la cohabitation les tensions montent.

Que dire de ce film ? Les huis clos sont intéressant sur plusieurs points. Nous avons un lieu fermé avec un nombre limité de protagonistes. Bien que tout le monde puisse savoir ce que sont les autres il peut y avoir mensonges et secrets ou rien de tout cela. Un huis clos est donc un moyen de montrer comment réagissent les personnes lorsqu'elles sont effrayées et ou suspectées. D'un seul coup les liens de confiance se brisent et les problèmes deviennent de plus en plus importants même s'ils sont basés sur des choses triviales. Le problème c'est que, dans ce film, il n'y a déjà aucuns liens de confiance. L'atmosphère ne peut pas changer. En effet, jamais les personnages n'ont été francs entre eux et tout le monde le sait.

Bien que la violence soit omniprésente dans ce film elle ne détone pas trop. Tarantino a tendance à jouer sur l'esthétisme de la violence. Dans ce film on l'explique difficilement par une différence entre la justice "de vengeance" et la justice civilisée. Même à l'intérieur de l'histoire cette distinction vole très rapidement en éclat après une scène que j'ai détestée. Durant plusieurs minutes l'un des personnages, le Major, décrit à un père comment il a humilié puis violé son fils en éclatant de rire. Ce qui m'a le plus gêné dans cette scène n'est pas seulement le rapport de pouvoir instauré entre deux personnages par le passé ni la tentative de justifier un meurtre par la légitime défense. Non, ce qui m'a le plus gêné ce sont les rires des spectateurs dans la salle. Rires qui ne sont pas anomalie. La scène est clairement conçue comme une juste rétribution des choix du jeune homme. Mais ces rires posent de nombreuses questions sur la manière dont on considère les violences sexuelles dans notre société. Et ce sont ces rires dont je me souviendrais le plus.

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*** Bien que l'image et la bande son soient réussies j'ai trouvé le film mou.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:45 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hateful eight | | | |  Facebook