01/12/2015

Tuf Voyaging par George R. R. Martin

Titre : Tuf Voyagingisbn9780575118676-detail.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Gollancz 2014
Pages : 435

Haviland Tuf est un simple marchant. Il voyage de planètes en planètes au sens de l'ancien empire humain. Il est un amoureux des chats et un végétarien. Les affaires ne sont malheureusement pas florissantes. Depuis de longs mois il est bloqué sur une seule planète. Il décide donc de prendre, en dernier recours, un équipage. Celui-ci est constitué de mercenaires ainsi que de scientifiques. La mission confiée à Tuf est de se rendre à certaines coordonnées. Celles-ci sont proches d'un système qui serait maudit. Toutes les trois générations des épidémies s'abattent sur la population entière détruisant tout effort de sortir de l'âge de pierre. Mais les scientifiques pensent que ce n'est pas une simple légende. Ils pensent avoir trouvé les coordonnées du dernier vaisseau écologiste de l'empire terrien capable de détruire, ou de reconstruire, des planètes entières. Tuf, lui, n'est qu'un simple marchand mais il pourrait bien surprendre tout le monde.

Ce roman est constitué de plusieurs nouvelles reconstruites afin de les faire fonctionner ensemble. La structure est toujours la même : Tuf se rend sur une planète et un humain lui explique les problèmes rencontrés, après de nombreuses recherches Tuf propose une solution qui est acceptée et enfin celle-ci contient des effets inattendus et que les clients ne souhaitent pas mais Tuf part à la recherche de nouveaux clients. Chaque histoire est l'occasion d'observer comment Tuf va se rendre plus intelligent que les protagonistes et quelles sont les solutions qu'il offre. Mais, les nouvelles vont plus loin que ça. En effet, Martin commence par nous décrire un homme qui abhorre la violence, et le contact humain, amoureux de ses chats. C'est aussi un homme profondément honnête qui fait tout pour aller au bout de ses contrats. Mais, au fil des nouvelles, le personnage change. Il passe de marchand honnête à quelque chose de bien plus inquiétant. Les trois dernières histoires montrent un Tuf qui prend la capacité de juger et condamner certaines personnes et planètes. Bien entendu, Martin permet à tous les lecteurs et lectrices de justifier les décisions de Tuf. Néanmoins, certaines sont éthiquement difficiles à défendre. Haviland Tuf est donc un personnage à la Martin : ni un héros ni un vilain mais un être humain avec ses défauts. Personnellement, j'aimerais beaucoup savoir ce qu'il advient de Tuf dans le futur.

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***** Des histoires intéressantes et variées malgré un schéma identique et un personnage que j'ai beaucoup apprécié.

Image : Éditeur

28/11/2015

Strictly Criminal / Black Mass

1975, Boston vit dans la terreur de la mafia italienne. Un jeune agent du FBI, Connolly, revient dans sa ville de naissance afin de détruire cette organisation. Mais il est extrêmement difficile de prouver les activités illégales des membres de la mafia. Pendant des années le FBI tente de s'en occuper mais ne possède que des informations peu importantes. Connolly est ami d'enfance avec deux personnes qui pourraient l'aider. Le premier est le sénateur William Michael "Billy" Bulger. Le second est James Joseph "Whitey" Bulger. Ce dernier est à la tête d'un gang local sans grandes forces. Bien que le sénateur refuse toutes associations Connolly et James décident de faire alliance. En échange d'informations de la part de James le FBI le protégera de toutes investigations en tant qu'informateur. Bientôt, le FBI se retrouve à lutter pour la guerre de James qui, lui, prend les territoires perdus par la mafia italienne. Il n'était qu'un petit voyou mais en peu de temps il devient le roi du crime de Boston et n'a rien à craindre grâce à la protection du FBI.

Le film adapte librement des événements ayant réellement eu lieu. Mais il ne peut pas tout expliquer ce qui permet probablement de comprendre certaines insuffisances. Le film n'est pas centré sur les gangsters. J'ai eu l'impression de voir un film qui me montrait comment une relation peur mal tourner pour un agent du FBI. Connolly est un jeune agent qui a connu James durant son enfance. Il a les mêmes valeurs que lui. Ce que le film montre ce sont deux personnes qui se comprennent et qui agissent afin de s'aider mutuellement. Alors que James crée un empire sous la protection du FBI Connolly crée sa carrière sur les informations de James. Ce qu'on nous montre c'est un agent du FBI dont la vie dépend de son informateur. Il lui est tellement lié qu'il ne peut rien faire pour stopper les crimes de son associé. Ce qu'on ne nous montre pas assez ce sont les informations offertes par James. Mis à part une fois on ne le revoit jamais donner quelque chose d'autre que des cadeaux. En fait, le film semble vouloir montrer que les informations sont en fait des faux trouvés par Connolly dans les rapports d'autres informateurs. Le film est donc lent avec peu d'action et des sauts temporels de plusieurs années. Son but n'est pas de divertir mais de montrer comment un système se met en place puis explose. D'une certaine manière le film a échoué car on ne comprend pas vraiment ce système. Mais il reste très bon.

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**** Moins qu'un film de gangster c'est plutôt un film qui tente de démonter un système et ne réussit pas tout à fait à le faire.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : black mass, strictly criminal | | | |  Facebook

Le voyage d'Arlo

Il y a 65 millions d'années un astéroïde s'est dirigé en direction de la Terre. Bien qu'il se soit fortement approché il n'a pas percuté notre planète. Quelques millions d'années plus tard les dinosaures sont toujours sur la Terre avec quelques races de mammifères. Une famille de dinosaure vit dans une vallée. Une ferme a été mise en place afin de nourrir toute la famille qui compte trois enfants. Tout le monde, dans la famille, agit en faveurs du bien commun. Mais il y en a un qui a un peu de mal. Son nom est Arlo et il a peur de tout. Ses craintes l’empêchent d'aider au maximum de ses capacités. Alors son père lui donne une mission : surveiller le grenier afin d'empêcher les animaux de voler les provisions. Mais lorsqu'il découvre un jeune humain aussi effrayé que lui il le laisse partir et, bientôt, il se retrouve loin de chez lui avec seulement cet humain pour l'aider. Un long trajet l'attend pour retrouver sa maison et il devra lutter contre ses peurs s'il souhaite survivre.

Pixar a tendance à tourner en or toutes les histoires qui lui sont confiées. Ici on part sur un what if afin de créer une famille de dinosaure vivant dans un monde dans lequel les reptiles ont atteint une forme d'intelligence proche de la nôtre. Les images sont magnifiques. On a parfois du mal à croire que les paysages sont virtuels tellement ils semblent réels. Les personnages sont attachants sans être particulièrement difficile à oublier. Ce sont d'abord des stéréotypes qui permettent de faire avancer l'intrigue plus que de véritables personnes. La véritable richesse du film s'inscrit dans le lien entre l'histoire et les paysages. L'histoire est un moyen d'expliquer pour quelles raisons il est nécessaire de lutter contre ses peurs. On nous montre que même seuls on est toujours accompagné et que l'on peut toujours retrouver sa famille ainsi que des amis. D'une certaine manière, il n'y a pas vraiment de méchants dans ce film sauf les démons intérieurs d'Arlo.

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**** Un beau film qui m'a fait passer un bon moment.
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Image : Site officiel

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09:20 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le voyage d'arlo | | | |  Facebook

27/11/2015

Refuser d'être un homme. Pour en finir avec la virilité par John Stoltenberg

Titre : Refuser d'être un homme. Pour en finir avec la virilité
Auteur : John Stoltenberg
Éditeur : Syllepse et M 2013
Pages : 268

L'auteur part d'un constat simple : nous vivons dans un monde patriarcal qui implique que les hommes possèdent des privilèges. Dans ce contexte, comment faire pour lutter contre le patriarcat en tant qu’homme ? John Stoltenberg répond dans son titre pour, ensuite, développer ce que cela implique : il est nécessaire de refuser d'être un homme. L'auteur considère la masculinité comme un construit de nature politique qui implique une histoire et des pratiques. Ainsi, il est nécessaire de déconstruire la virilité si on souhaite supprimer le patriarcat. Les explications de Stoltenberg se forment dans différentes contributions, articles ou conférences, qui sont regroupées en quatre parties.

Ces quatre parties permettent à l'auteur d'expliquer son point de vue. Il commence par expliquer comment les hommes intègrent la masculinité comme un moyen de s'éloigner des femmes. Il explique que les garçons sont d'abord des propriétés des maris avant d'être des êtres humains et qu'il est nécessaire de les rendre identiques au père pour en faire des hommes citoyens. Stoltenberg passe aussi beaucoup de temps à analyser la sexualité. Il tente non seulement de la déconstruire en tant que forme politique de domination mais aussi de trouver où se trouve cette formation de la sexualité masculine. Cela le conduit à analyser la pornographie dans de nombreux chapitres. Il démontre que celle-ci, loin d'être une expression, est avant tout un moyen d'inférioriser la population féminine tout en formatant le plaisir masculin sur ce besoin d'inférioriser autrui. Il milite donc pour une sexualité qui ne soit pas celle d'un dominant mais de deux égaux consentants à tous les actes qui ont lieu entre eux en tant que couple.

Que penser de ce livre ? Le titre a été écrit pour choquer et interpeller mais il ne ment pas. Les propos de Stoltenberg sont sans concessions et convaincants. Il montre en quoi la sexualité masculine, dans un contexte patriarcal, est toxique. En particulier, ce qu'il écrit sur la pornographie est particulièrement intéressant. J'ai lu avec grand intérêt la tentative de créer une loi anti-pornographie qui prenne en compte les victimes. On sort de ce livre avec l'idée que la masculinité doit être détruire afin de mettre à bas la bipolarisation de genre et les structures de pouvoirs qui y sont spécifiquement liées.

Image : Éditeur

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Wolverine and the X-Men 2. Avengers VS X-Men par Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw

Titre: Wolverine and the X-Men 2. Avengers VS X-Men
Auteurs : Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw
Éditeur : Panini 9 septembre 2015
Pages : 224

Ce second tome contient les numéros 9-18. L'école de Wolverine n'en est qu'à ses débuts et elle a déjà vécu une destruction ainsi qu'une catastrophe financière. Mais une horreur bien plus importante va s'abattre sur le monde entier et, donc, sur l'école. Les liens entre mutants sont déjà compliqués mais lorsque le Phénix menace la Terre ils deviennent de pire en pire alors que des amis se combattent tout en vivant au même endroit. Le Avengers et les X-Men sont en guerre ouverte sur fond de fin du monde. Mais que faire de l’école ? Pour Wolverine c'est facile : les élèves doivent être en sécurité et il n'acceptera pas que la guerre menace les lieux même si la moitié des professeur-e-s sont parti-e-s combattre.

Ce tome fonctionne en grande partie comme complément de l'évènement principal. Ce qui le rend bien moins cohérent que le premier. L'intrigue dépend fortement de ce qui se déroule ailleurs et les conséquences sont malheureusement assez peu montrées. On découvre seulement des loyautés différentes de la part des membres de l'équipe. Heureusement, ce tome est aussi constitué de plusieurs one shots qui fonctionnent très bien. Je parle, par exemple, du diner de Kittie Pride avec Collossus qui permet de montrer ce que sont devenus les 5 Phénix de manière bien plus intime que l'histoire principale. J'ai aussi aimé le numéro constitué entièrement autours de Droop. On y comprend quel est son rôle et quels sont ses relations avec les membres du personnel. Ce second tome ne fait pas avance l'intrigue principal de Avengers VS X-Men mais offre une autre lumière. Il ne fait pas non plus avancer l'intrigue du titre mais ne l'oublie pas et pose quelques indices.

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**** Bien que le tome souffre de devoir fonctionner avec une intrigue parallèle il est réussi et certains numéros sortent clairement du lot.
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Image : Panini

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26/11/2015

Les Suffragettes

J'attends ce film depuis un bon moment. Malgré les polémiques je voulais le voir. Le film prend place en 1912. Les femmes militent depuis de nombreuses années de manière pacifique afin de recevoir le droit de vote et donc d'être des citoyennes à part entière. Mais ce droit leur est encore et toujours refusé. Le mouvement se pense donc dans une nouvelle direction. Si le pacifisme ne fonctionne pas et ne donne lieu qu'aux moqueries il est temps de passer aux actes. Le mot d'ordre est lancé les femmes vont faire preuve de désobéissance civile. Le film suit une jeune ouvrière de 25 ans : Maud Watts. La journée elle travaille du matin au soir dans un intérieur suffoquant et bruyant sans être payée autant que les hommes. Le reste du temps elle s'occuper de son fils ainsi que de son mari. Après réflexions et prises de connaissances elle s'implique de plus en plus fortement dans le mouvement des Suffragettes malgré son mari et la violente répression policière.

Qu'ai-je pensé de ce film ? Tout d'abord, je trouve que montrer le mouvement par les yeux d'une ouvrière est une très bonne idée. On se trouve face aux personnes les plus démunies par les conséquences du militantisme et du sexisme. En effet, Maud Watts est victime des avances de son patron tandis que ses collègues sont battues par leurs maris. Le film montre ce que coute ses idées à Maud. Elle est seule, elle perd son fils ainsi que sa communauté ce qui implique l'incapacité de trouver du travail ainsi que la pauvreté. Le film montre aussi la répression extrêmement forte de la police. On les suit, on les fiche et on les arrête afin d'éviter que le système soit remis en cause. Il faut surtout éviter la publicité autours des actions des Suffragettes afin d'éviter de nouvelles recrues. Le film nous montre aussi que demander gentiment est inutile. Les droits ne peuvent être reçus qu'après de longues luttes parfois physiques. Le jeu et la réalisation sont très froides. On suit Maud comme si elle portait la caméra. Les conditions de vie nous sont jetées aux visages tandis que tout tremble dans tous les sens lors des assauts de la police ou des fuites. Bien que ce ne soit pas un film parfait sur un sujet difficile je l'ai apprécié.

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**** Intéressant avec une bonne prise sur le contexte historique des ouvrières.
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Image : Allociné

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22/11/2015

Wolverine and the X-Men 1. Bienvenue chez les X-Men par Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw

Titre: Wolverine and the X-Men 1. Bienvenue chez les X-Men
Auteurs : Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw
Éditeur : Panini 6 mai 2015
Pages : 192

Ce premier tome contient les numéros 1-8. Ce n'est pas la grande amitié entre Cyclope et Wolverine. Les mutants sont de moins en moins nombreux et ces deux ont décidé de séparer leur peuple en deux groupes. Alors que Cyclope reste sur Genosha Wolverine décide d'ouvrir un institut afin d'apprendre aux jeunes mutants à se servir de leurs pouvoirs. Wolverine en directeur d'école c'est une idée qu'il fallait oser mettre en place ! L'ennui c'est qu'une école de mutants fait face à bien plus de problèmes que tous les autres établissements scolaires du pays réunis. Il ne faut pas moins d'une journée pour que les bâtiments soient rasés en pleine inspection de l'académie. Et lorsque les caisses sont vides quoi de mieux que de faire un petit tour au casino avec un étudiant capables de manipuler les esprits ?

Je n'aime pas Wolverine. Je trouve atroce que les films X-Men soient toujours centré sur lui et que d'autres personnes bien plus intéressants en souffrent. Mais les critiques très positives envers ce run de Jason Aaron m'ont convaincu de compléter ma collection X-Men avec ce tome (ainsi que le second). Bien que nous ne soyons qu'au début de l'histoire on nous offre déjà plusieurs personnages qui seront probablement écrits de manière plus approfondie à l'avenir. À part ces élèves j'ai apprécié retrouvé Kittie Pride (ma préférée !) dans son rôle de directrice. Le tome est aussi rempli de scènes comiques que j'ai beaucoup appréciées ! Selon moi c'est du tout bon.

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**** Drôle et plein d'action. Un premier tome réussi!
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Image : Éditeur

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Dreamsongs: a rretrospective livre 1 et 2 par George R. R. Martin

Titre : Dreamsongs: a rretrospective livre 1 et 2isbn9780752890098-detail.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Goliancz 15 mai 2008
Pages : 656 et 717

Avant de me relance dans Game oh thrones afin de coller à la saison j'ai voulu en savoir plus sur le travail précédent de George R. R. Martin. Quoi de mieux, pour cela, que de commencer par un recueil de nouvelles ? Ces deux tomes regroupent un certain nombre de nouvelles depuis sa jeunesse jusqu'à maintenant. Elles sont classées chronologiquement et thématiquement. Une présentation écrite par George R. R. Martin précède. Celle-ci lui permet d'expliquer la vie des nouvelles (parfois difficile) mais aussi ce qui se déroulait dans sa vie au même moment. Ainsi, on apprend quelles sont les premières histoires qu'il a réussi à vendre et avec quelles difficultés mais aussi les prix qui commencent à tomber malgré la difficulté d'écrire de manière professionnelle. Le dernier tome ajouter une bibliographie.

Il est difficile de présenter ces deux livres. D'une part je n'ai pas lu certaines nouvelles car je les possède déjà ou parce qu'elles font parties de livres que je compte lire plus tard. D'autre part les nouvelles sont diverses aussi bien en qualité qu'en genre. Alors que certaines, la première par exemple, sont loin d'être bonnes (bien que supérieure à tout ce que je suis capable d'écrire) d'autres sont tout simplement magistrales (Pear Shaped Man par exemple). Martin écrit aussi bien dans le registre de l'horreur, de la SF que de la fantasy voir du fantastique sans se soucier des frontières. En fait, il aime mêler les genres afin de raconter une histoire. Il y a donc du bon, du moins bon et du très bon. On peut aussi saluer le courage de publier ses premiers travaux nécessairement imparfaits. Ce sont donc deux livres parfaitement adaptés aux personnes qui souhaitent lire le travail de Martin depuis le début sans avoir à chercher toutes les différentes éditions des nouvelles.

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**** Un livre intéressant pour les fans qui souhaitent en savoir plus sur le travail de Martin.
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Image : Éditeur

19/11/2015

Uncanny X-Men 2. Brisés par Brian M. Bendis, Frazer Irving et Chris Bachalo

Titre : Uncanny X-Men 1. Révolution
Auteurs : Brian M. Bendis, Frazer Irving et Chris Bachalo
Éditeur : Panini 26 août 2015
Pages : 152

Ce second tome contient les numéros 5-11. Les x-men de Cyclope ont des problèmes. D'une part les nouvelles recrues sont à la fois jeunes et inexpérimentées malgré celles qui viennent de l'école de Wolverine. D'autre part les pouvoirs de Magneto, Cyclope, Emma et Magie sont brisés. Le fait que ces mutants ne contrôlent pas parfaitement bien leurs pouvoirs pourrait bien mettre en danger tout le monde. Non seulement certaines entités tentent d'en profiter mais, en plus, certains groupes font tout pour capturer les rebelles. Aussi bien le Shield qu'un groupe mystérieux se préparent à l'affrontement. Et les nouveaux mutants en font les frais alors qu'ils apprennent à peine l'existence de leurs pouvoirs.

On reste, ici, dans un pan un peu plus sombre. Les jeunes mutants peuvent rapidement perdre la vie car ils ne sont pas entrainés. Et les réactions dépeintes par les auteurs sont parfaitement adaptées. J'ai apprécié l'intrigue liée au Shield qui tente de stopper Cyclope mais avec l'aide d'autres mutants plutôt que seul. Surtout, on apprend qu'il y a bien un troisième joueur dans l'ombre et que ce dernier n'hésite pas à mettre des vies innocentes en danger afin de s'attaquer à Cyclope. Mais nous n'avons aucun indice. L'intrigue sur les limbes m'a beaucoup moins intéressé. Par contre, je trouve dommage que les nouveaux mutants ne soient pas mieux caractérisés. Pour l'instant on ne sait presque rien tout simplement parce que l'action ne laisse pas le temps d'écrire ces personnages. Certains points restent aussi en suspens alors qu'on aimerait en savoir plus ce qui m'a beaucoup frustré. Mais ça reste un tome que j'ai apprécié.

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**** Bien que les personnages ne soient pas encore écrits et que certains points sont moins bons je reste en faveurs de ce comic.
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Image : Éditeur

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16:02 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

18/11/2015

Hunger Games Mockingjay 2

Nous avions quitté Katniss en très mauvaise posture. Alors qu'une équipe avait réussi à entrer dans le Capitole afin de libérer les survivants des Hunger Games, dont Peeta, elle était attaquée par surprise. Nous sommes quelques temps plus tard. Katniss va bien mais elle n'a plus confiance en Peeta qui a été programmé pour la détester et la tuer. Mais la guerre continue. Les rebelles ont réussi à prendre tous les districts sauf le second. Il s'y trouve une base capable d'envoyer des bombardiers sur le territoire entier de Panem sans oublier les nombreuses autres armes en réserve. Mais les lieux sont tenus par les plus loyaux membres du Capitole ainsi que par des civils sans choix. De plus en plus, Katniss se rend compte qu'elle va devoir faire des choix. Accepter que toutes les règles soient inexistantes en temps de guerre ou lutter pour un minimum d'humanité.

Je suis fortement déçu. Déjà je n'aime pas l'idée de couper en deux sans bonnes raisons une histoire qui pourrait tenir en un film. Ensuite je n'aime pas la 3D. Ce film, à mon avis, est raté. Il aurait été bien plus logique de fusionner les deux dernier afin de créer un bon film d'action avec un rythme soutenu. À la place nous avons un premier film très lent, mais assez réussi, et un second tout aussi lent mais peu réussi. Pour quelles raisons ? Parce que, selon moi, la production n'a pas pris la peine de transformer ce temps à disposition pour approfondir le sujet. Ainsi, on nous offre de nouveaux personnages mais on ne connait presque rien de leur histoire. Ils sont là et peuvent partir sans que personne ne s'en soucie. Il aurait été possible, aussi, de creuser un peu plus les thèmes. Ainsi, nous avons des pistes intéressantes en ce qui concerne les lois durant la guerre ou la propagande. Mais rien n'est poussé assez loin pour que cela fasse une impression plus que fugace. En conclusion, on voit les évènements, on peut les comprendre mais ils se suivent sans véritablement avoir été pensé dans un tout cohérent, dans le cadre d'un message. C'est une fin ratée et je trouve ça vraiment dommage.

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** Je place ce film ici pour montrer la hauteur de ma déception.
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Image : Allociné

Site officiel

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21:28 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hunger games, mockingjay | | | |  Facebook

16/11/2015

Uncanny X-Men 1. Révolution par Brian M. Bendis et Chris Bachalo

Titre : Uncanny X-Men 1. Révolution
Auteurs : Brian M. Bendis et Chris Bachalo
Éditeur : Panini 3 juin 2015
Pages : 96

Ce premier tome contient les numéros 1-4. Scott Summers a tué Charles Xavier durant la guerre entre X-Men et Avengers. Il était possédé mais ça ne permet pas de tout pardonner. Il était enfermé dans une prison du Shield avant que Magneto ne décide de l'en faire évader. Depuis, Scott parcoure le monde afin de recruter et de protéger de jeunes nouveaux mutants attaqués par les autorités et la population. Bien qu'il soit recherché par de nombreuses forces de sécurité et qualifié de terroriste il est de plus en plus populaire. Ses méthodes violentes ne sont pas acceptées par tout le monde. Les X-Men, d'une part, sont contre et risquent de souffrir des actions de Scott. Une autre personnes, plus surprenante, trahit le leader mutant et donne des informations d'importantes capitales au Shield et donc aux Avengers.

Durant Avengers VS X-Men nous avions un Scott fou de pouvoir qui prenait des décisions sans consulter personne. Les mutants étaient devenus une classe de tyrans sans le vouloir. Dans Uncanny Avengers on observe la tentative de Captain America de créer une union entre humains en mutants par l'exemple des héros. Dans All New X-Men nous avons le point de vue des mutants qui se trouvent sous le leadership de Wolverine. Dans ces trois cas Scott Summers est vu comme un meurtrier qui a détruit le rêve d'une cohabitation pacifique. Dans Uncanny X-Men, par Bendis, on nous peint le point de vue de Scott. Loin d’un meurtrier sans remords c'est un homme qui regrette ce qu'il a accompli sous le joug du Phénix. Il tente de réparer ses erreurs en sauvant le plus de monde possible par la violence nécessaire. Et son point de vue est plus acceptable qu'on ne le croit. Bendis nous montre de jeunes mutants qui doutent mais qui n'ont pas le choix. Personne ne les protéger alors que la police attaque l'arme à la main toutes manifestations de pouvoirs mutants. Mais est-ce une bonne tactique de se défendre par la violence ? Il est intéressant de voir une part plus sombre des relations entre humains et mutants. Mais surtout de remettre en question à la fois ce que l'on pense sur Scott et ce que les personnages pensent de lui.

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**** Un premier tome intéressant. J'ai envie de lire la suite.
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Image : Éditeur

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Uncanny Avengers 4. Pour venger la Terre par Rick Remender et Daniel Acuña

Titre : Uncanny Avengers 4. Pour venger la Terre
Auteurs : Rick Remender et Daniel Acuña
Éditeur : Panini 14 octobre 2015
Pages : 136

Ce quatrième tome contient les numéros 18-22. La Terre est détruite. Les humains sont tous morts. Mais les jumeaux de l'apocalypse ont pu évacuer les mutants afin de créer une planète paradisiaque nommée X. Plusieurs années ont passé et tous les mutants, après un effort de propagande, sont d'accord. Thor est la cause de la destruction de la Terre. Cette destruction est dommage mais il est impossible et même dangereux de tenter de revenir en arrière. Seulement un mutant refuse la mort des humains : Alex Summers. Avec sa femme, la Guêpe, il tente de lutter afin de détruire le barrage qui empêche les voyages temporels. Cependant, sa destruction pourrait bien créer un problème. En effet, ce n'est autre que Kang qui prend le manteau de sauveur de la Terre. Et qui peut faire confiance à Kang ?

Ce tome quatre permet de conclure un arc qui aura pris trois tomes et qui pose les fondations de ce qui pourrait être la suite. Alors que les deux premiers tomes montrent comment l'équipe Unité réagit face aux jumeaux et surtout face aux révélations, perdant leur unité et échouant dans toutes les missions, ce tome permet d'abord de mettre en place une vengeance et ensuite de clore les plans de Kang. On nous place aussi face à un choix éthique. Le tome a lieu plusieurs années après la destruction de la Terre. Les mutants vivent en paix mais pas en démocratie. De nombreux enfants sont nés. Est-il légitime de détruire leur vie afin de sauver une Terre dont les habitants sont morts par la faute de deux mutants ? Malheureusement, les auteurs ne vont pas assez loin dans cette direction. Ils se contentent de placer ce dilemme dans un seul personnage, Alex, via sa fille. Le reste des personnages oublient rapidement cette réalité alternative ainsi que les morts qui résultent de leurs actions. Au moins, le tome réussit à montrer une bref union des Avengers et des Mutants mais sans aller très loin dans le concept. Quelles seront les conséquences ?

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**** Un bon quatrième tome qui réussit à conclure un arc en toute beauté. Mais il y a tout de même des imperfections ou plutôt des occasions manquées.
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Image : Amazon

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15/11/2015

James Bond. Spectre

Ce soir je me suis rendu au cinéma afin de voir le dernier Bond. L'aventure débute après Skyfall. Bond se trouve à Mexico durant la fête de la mort. Tout se passe relativement bien jusqu'à ce que Bond fasse ce qu'il fait toujours : tout faire exploser et causer un accident diplomatique international. Retourné à Londres il apprend que M n'a plus vraiment confiance en lui et souhaite le suivre de très près. Plus important, les activités de Bond et du secteur 00 sont critiqués, à nouveau, au niveau du gouvernement. Un plan est mis en place qui consiste à fusionner le MI6 avec un nouveau service sous le contrôle de C. Ce service n'utilisera plus d'agents de terrain mais l'information, la surveillance totale et des drones. Il ne reste que trois jours avant que le MI6 cesse d'exister. C'est peu pour suivre la dernière piste de Bond. Celle-ci semble le conduire vers une organisation qu'il a déjà croisée lors des dernières affaires : Spectre.

Il y a trois aspects dans ce film. Le premier concerne le passé et la famille de Bond. On en avait déjà beaucoup appris dans Skyfall. Cette fois on apprend ce qui est arrivé durant l'enfance de Bond alors qu'il se trouvait sous tutelle. Encore une fois, la rivalité est d'ordre familial tandis que le méchant est, d'une certaine manière, le frère de Bond. Cet aspect a tendance à amenuiser le second point. En effet, depuis Casino Royal on entend parler d'une organisation. Bond est sur sa trace à plusieurs reprises sans pouvoir prouver son existence. On avait, en face de nous, une organisation criminelle qui prenait le contrôle de plusieurs secteurs nécessaires pour la survie. Cependant, faire des deux personnages principaux (car les femmes n'ont aucun rôle dans les Bond) des frères rivaux rend l'organisation moins menaçante car l'histoire devient un banal problème entre deux personnes plutôt qu'un problème social. Le troisième aspect concerne des décisions qui ont déjà été prises. Bond et le MI6 se trouvent face à une nouvelle vision des services de renseignements. Les hommes comptent moins que les informations tandis que l'action est robotisée. La récolte d'information est massive et partagée entre services nationaux sans contrôle démocratique. Ce que le film veut montrer c'est d'abord la nécessité d'un contrôle humain sur les renseignements. Tout surveiller ne mène à rien sans un être humain capable de prendre des décisions et responsables devant le peuple. Le contraire ne peut mener qu'à la tyrannie. Ce que le film tente aussi de montrer, et échoue, c'est le danger de la surveillance totale. Dans le film le danger est pour Bond qui est affaiblit, en tant qu'agent de l'État, par les informations, en temps réel, récoltées sur lui. Rien n'est dit sur les problèmes posés pour la démocratie. Pire encore, le film peint ce danger comme extérieur à l'État. C'est un groupe secret, criminel et privé qui incarne les problèmes de la surveillance. L'État n'est jamais pensé. Or, à notre époque ce sont les États qui mettent en place cette politique en ce moment même sans se poser de questions sur les effets futurs pour la démocratie. Le film est donc raté dans son message.

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*** Ça aurait pu être un bon film. En l'état il n'est pas mauvais mais tout de même raté.
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Image : Site officiel

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21:50 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james bond, spectre, 007 | | | |  Facebook

Avril et le monde truqué

XIXe siècle, Napoléon III se prépare à la guerre contre la Prusse. Il visite un savant qui lui avait promis un sérum permettant de rendre ses troupes invulnérables. Mais l'expérience est ratée. Le laboratoire explose et Napoléon IV prend la suite et signe la paix avec la Prusse. Durant les mêmes années des savants disparaissent dans le monde entier. Ces disparitions empêchent de nombreuses découvertes et, en 1931, le monde en est encore à la machine à vapeur tandis que la France est un empire dont le chef est Napoléon V. Le manque de charbon crée une guerre de l'énergie entre l'Europe et les Amériques. C'est dans ce contexte qu'une jeune fille est séparée de ses parents savants poursuivis par la police afin d'aider à l'effort de guerre. Alors qu'elle tente de comprendre la raison de leur disparition elle tombe sur un complot mondial mis en place par une civilisation très avancée en matière technologique.

Ce court film est une très bonne surprise. J'en suis sortis détendu et plutôt content. Bien qu'il ne soit pas un chef d’œuvre il est drôle à de bons moments. J'ai apprécié le personnage principal. Une jeune femme qui réussit à devenir l'une des meilleur-e-s scientifiques seules par elle-même sans l'aide d'un homme. J'aime bien le chat et son humour. Le Grand-Père est aussi drôle. Ce qu'offre ce film n'est pas seulement une idée de ce qui se serait déroulé si un point particulier de l'histoire change. Il pose des questions sur l'éthique des scientifiques. Doit-on accepter des recherches pour des armes ? Peut-on faire de la recherche sans penser aux conséquences ? Mais on nous offre aussi une vision d'un monde en pleine guerre pour des raisons de manque de matière première. Un monde pollué et sans arbres. Difficile de ne pas faire un parallèle avec notre époque. Je le conseille pour une bonne soirée en famille

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**** Sans être génial le film est sympathique avec de bonnes idées et une animation réussie.
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Image : Site officiel

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08:10 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avril et le monde truqué | | | |  Facebook

13/11/2015

Thor 3. Le maudit par Jason Aaron et Ron Garney

Titre : Thor 3. Le maudit
Auteurs : Jason Aaron et Ron Garney
Éditeur : Panini 4 novembre 2015
Pages : 160

Après avoir vaincu Gorr le massacreur de dieu Thor est retourné à son époque. Là, il rencontre différentes personnes à qui il offre les récits de ses aventures exotiques. Ces moments idylliques ne durent pas. Alors que Thor apprend que Jane Foster est mourante les 9 royaumes apprennent qu'ils n'ont pas longtemps à vivre en paix non plus. En effet, Malekith s'est évadé de sa prison et menace toutes personnes qui se place entre lui et son royaume de mort. Les 9 royaumes décident d'agir. Ils mettent en place une équipe sans précédent dont les membres sont pris dans les émissaires des royaumes. Des individus qui sont ennemis devront travailler ensemble afin d'arrêter Malekith dans ses massacres. Mais réussiront-ils à s’entendre ?

Ce troisième tome à une saveur différente des deux précédents. Jason Aaron nous avait envoyé dans trois époques afin de peindre une histoire les mêlant toutes autours de Thor. On découvrait différents aspects de ce dernier. C'était l'une des forces de l'histoire avec son caractère épique. Dans ce tome on ne voit pratiquement plus que le présent. Le futur et le passé sont pratiquement absents mis à part dans un ou deux numéros précis. L'histoire est aussi beaucoup plus colorée avec un dessinateur différent. On entre dans ce qu'Aaron dit être de la fantasy. On en apprend beaucoup plus sur les différents royaumes et leurs habitants à l'aide des voyages de l'équipe. Ce n'est pas raté mais moins bon. Les personnages sont malheureusement trop rapidement présentés. Ce qui ne m'a pas empêché d'en apprécier certains. Aaron donne l'impression de rester à la surface au lieu de creuser les motivations de ces nouveaux personnages. Il reste à voir comment sera formée la suite.

Image : Amazon

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12/11/2015

Thor 2. Le massacreur de dieu (II) par Jason Aaron et Esad Ribic

Titre : Thor 2. Le massacreur de dieu (II)
Auteurs : Jason Aaron et Esad Ribic
Éditeur : Panini 15 avril 2015
Pages : 144

Ce second tome contient les numéros 6 à 11de Thor : God of thunder. Il y a très longtemps a vécu, sur une planète aride, un être nommé Gorr. Il vivait difficilement comme tous les autres. Sa mère et son père avaient disparus et alors qu'il tentait de survivre avec ses semblables il perd le reste de sa famille. Soudain, une grande vérité lui apparait : les dieux n'existent pas. Il est rapidement contredit par deux dieux tombés du ciel. Et là une seconde vérité lui apparait : les dieux existent mais ne font rien donc ils ne méritent pas d'être adorés et doivent être punis pour leurs crimes. Gorr a rencontré Thor lors de trois époques. Dans le passé Il lutta contre un jeune Thor qui crut l'avoir vaincu. Dans le présent Thor a compris que Gorr continuait son massacre. Et, dans le futur, le roi d'Asgard Thor est seul sur son trône. Ils sont maintenant rassemblés. Et ils comptent bien faire tâter du marteau à Gorr qui, lui, tente de terminer son plan avec l'aide des dieux qu'il mit en esclavage à travers le temps.

J'avais beaucoup aimé le premier tome. Il reliait trois époques sans problèmes. Dans ce second tome on commence par nous présenter l'histoire de Gorr. Ceci permet de poser la question qui sera lancinante dans le récit : les dieux servent-ils à quelque-chose ? La seconde question concerne la nature de Gorr et de son arme. Mais je la laisse de côté. Alors que le premier tome présentait différentes époques avec des Thor différents ce second tome est plus axé sur l'action. On place un Thor digne avec un Thor âgé, aigri, mais puissant et un très jeune Thor encore incapable de comprendre ses devoirs. Les combats dépeints sont spectaculaires et laissent peu de temps pour souffler. Les personnages sont donc peu caractérisés bien que j'apprécie beaucoup le vieux Thor. Ce premier arc est une réussite. Qu'en sera-t-il de la suite?

Image : Éditeur

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15:41 Écrit par Hassan | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

07/11/2015

The infinite loop 2. La lutte par Pierrick Colinet et Elsa Charretier

Titre : The infinite loop 2. La lutte9782344011003-L.jpg
Auteur-e-s : Pierrick Colinet et Elsa Charretier
Éditeur : Glénat 4 novembre 2015
Pages : 112

Ce second tome contient les numéros 4-6. Teddy n'est pas contente. On lui a enlevé l'amour de sa vie. Il n'y a qu'un seul espoir : tout détruire afin de forcer les patrons de se manifester et de lui parler. Bien entendu, les autres Teddy ne sont pas d'accord. Mais le plan fonctionne et elle découvre que les anomalies sont bien plus nombreuses qu'elle ne le croyait. De plus, elles sont toutes cachées dans un lieu secret permettant leur étude. C'est le seul espoir de retrouver Ano. Mais est-il vraiment légitime de lutter pour sauver une seule personne alors que sa perte pourrait en faire un symbole ? Sans oublier que la réaction conservatrice tente de mobiliser ses troupes par la peur et la haine.

Je n'ai pas mis longtemps à terminer ce second tome. Je n'avais pas envie d'attendre plusieurs jours. L'histoire est toujours aussi bonne. On retrouve une Teddy en colère qui décide de quitter la sécurité de son placard pour faire exploser son identité dans tous les coins de la réalité. Face à elle nous avons des militantes qui tentent de lui expliquer la valeur du fonctionnement en groupe (un thème magnifiquement repris dans la dernière planche) et des conservateurs qui hurlent la non existence d'une alternative à leur vision du monde (avec une petite mention parfaitement avouée contre Thatcher). On retrouve Ulysse qui passe du stade du Nice Guy au véritable allié en restant à sa place : dans l'ombre. L'histoire, au début, est un peu difficile à comprendre mais c'est voulu et adapté à l'intrigue. Dans un second temps on en apprend plus sur la nécessité de la lutte pour les personnes qui ne peuvent vivre leur identité et leur amour au grand jours ou qui sont traités en citoyen-ne-s de seconde zone. Ce comics est un appel à la mobilisation contre toutes les formes de discrimination. Il le fait en revendiquant l'importance de l'espoir contre les personnes qui ont peur et qui ressentent de la haine (si vous ne comprenez pas le lien vous devriez vous mettre à Star Wars). C'est un message particulièrement important quand on se souvient que, le 28 février 2016, les suisse-sse-s voteront sur une initiative du PDC qui vise à interdire le mariage entre personnes de même sexe. Autrement dit, une initiative homophobe qui vise à ancrer une discrimination dans la constitution.

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***** Le second tome propose une histoire tout aussi magnifique que dans le premier. Bien que je me soies demandé pourquoi il a été choisi de faire deux tomes il y a, en fait, un sens puisque Teddy change énormément entre les deux.

Image : Éditeur

The infinite loop 1. L'éveil par PierrickColinet et Elsa Charretier

Titre : The infinite loop 1. L'éveil9782344009529-L.jpg
Auteur-e-s : Pierrick Colinet et Elsa Charretier
Éditeur : Glénat 26 août 2015
Pages : 112

Ce premier tome contient les numéros 1-3. Dans le futur les voyages dans le temps sont possibles. Cependant les paradoxes sont extrêmement dangereux. Il existe un groupe terroriste qui crée ces paradoxes, nommés anomalies, afin de détruire le futur. Heureusement, un groupe policier est chargé de les effacer afin d'éviter une catastrophe. L'une des agentes de ce groupe policier est Teddy. Elle est l'une des meilleurs. Elle est secondée par Ulysse. Ce dernier pourrait être plus intéressé que Teddy ne le croit. En fait, je ne vous ai pas dit que ce futur a supprimé tout ce qui est trop extrême ? Les sentiments amoureux sont inclus. Ces derniers sont considérés comme la cause de toutes les erreurs du passé. Teddy croit intimement en cela. Mais lorsqu'une anomalie prend la forme d'une jeune femme dans une ruelle de New York en 1970 tout change.

Les personnes qui aiment la SF le savent : le futur n'est qu'un moyen de décrire ce qui nous inquiète aujourd'hui. Derrière ce comics qui parle de futur et de voyage dans le temps nous avons une histoire entre deux femmes. Car oui, le lobby lgébété a infiltré même ce bastion hétérosexuel que sont les comics (et depuis de nombreuses années) pour le plus grand bonheur de tout le monde et une créativité exacerbée. Les paradoxes ne sont qu'une conséquence. Ce qui importe c'est le choix de deux femmes qui se découvrent face à l'adversité. L'une est ouverte non seulement à ce qu'elle est mais aussi aux autres. Teddy, elle, est enfermée dans un placard au propre comme au figuré. Nous avons aussi le Nice Guy qui cache, derrière sa gentillesse, l'homophobie et la jalousie quand il se rend compte qu'il "seulement un ami". Et enfin, nous avons le patriarcat hétéro-sexiste sous la forme de deux hommes policiers absolument immondes les quelques fois qu'ils apparaissent. Une belle histoire aux couleurs et dessins magnifiques. On nous offre aussi un petit bonus sous la forme d'une brève histoire de l'homosexualité dans les comics américains. Il est écrit par la rédactrice du site https://thelesbiangeek.wordpress.com/ que je recommande à toutes les personnes intéressées. Sur ce je vous laisse... j'ai le second tome à lire.

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***** Cette minisérie est un vrai coup de cœur!

Image : Éditeur

03/11/2015

Superior Spider-Man 4. Un mal nécessaire par Dan Slott, Giuseppe Camuncoli et Ryan Stegman

Titre : Superior Spider-Man 4. Un mal nécessaire
Auteurs : Dan Slott, Giuseppe Camuncoli et Ryan Stegman
Éditeur : Panini comics 3 juin 2015
Pages : 112

Ce quatrième tome contient les numéros 17-21. On avait abandonné Otto Octavius en bonne posture. Il était aimé du public, le crime est en forte baisse ainsi que les différents empires mafieux et, de plus, il possède une île comme base avec une armée entière à son service en cas de besoin alors que ses yeux couvrent toute la ville. Mais cette idylle est factice comme on nous le montrait. Sous ses yeux le Bouffon se crée sa propre armée et prend le contrôle des empires criminels de New York. Les laboratoires Horizons sont aussi en danger. Ce tome pose certains de ces points. En effet, on apprend que les laboratoires Horizons sont au centre d'une catastrophe qui force le Spider-Man de 2099 à voyager dans son passé afin de stopper l'explosion. Pendant ce temps, une enquête continue sur la véritable identité de ce nouveau Spider-Man. Mais Octavius est aveugle à tout cela et continue à surfer sur ses réussites.

Jusqu'à maintenant j'apprécie toujours autant cette série. On sent que celle-ci se dirige vers un final. En effet, les éléments qui permettront la chute d'Otto sont de plus en plus nombreux alors que lui-même est de moins en moins prudent. De plus en plus de personnages se rendent compte que "Peter Parker" n'est plus le même. Ce tome continue aussi de détruire ce qu'était Peter en évacuant son employeur, Mary Jane et en mentant sur son passé. Par contre, je trouve étrange que le Spider-Man de 2099 n’apparaisse plus. On nous montre qu'il est surpris mais on dirait qu'il ne fait rien pour comprendre ce qui se déroule réellement. Je me demande comment les prochains événements seront mis en place.

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**** Un tome aussi bien que les précédents même si ce Spider-Man est moins inquiétant que dans les tomes précédents.
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Image : Amazon

 

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29/10/2015

Spider-Man par J. Michael Straczynski 3

Titre : Spider-Man par J. Michael Straczynski 3
Auteurs : J. Michael Straczynski, John Romita Jr et Mike Deodato Jr
Éditeur : Panini comics 14 octobre 2015
Pages : 376

Ce troisième et dernier tome contient les numéros 503 à 518 de Amazing Spider-Man. Dans les tomes précédents on apprenait que les pouvoirs de Spider-Man sont plus magiques qu'on ne le pensait. Peter Parker voyait apparaitre des ennemis auxquels il n'était pas habitué et qui voulaient tuer l'araignée. Il rencontrait aussi un homme avec les mêmes pouvoirs que lui mais sans costume. Ce dernier tentait de lui expliquer son origine totémique tout en le mettant en garde. Ce dernier tome contient quelques numéros ayant trait à la magie. Mais seuls ceux concernant Ezekiel sont intéressants. En effet, ils placent Peter et Ezekiel face à face afin de savoir qui est le véritable détenteur du pouvoir. Il suit un arc autours de Gwen Stacy et de ses enfants. Celui-ci place Peter face à son plus grand échec. Enfin, on termine avec 4 numéros qui s'intéressent à un ami d'enfance de Peter. Ce dernier ressemblait à Peter mais sa vie est loin d'être aussi réussie. Cet ami est le miroir de Peter et de ce qu'il aurait pu devenir

Alors que j'avais beaucoup aimé les premiers et seconds tomes j'ai moins aimé celui-ci. Bien entendu, on retrouve un Peter tel qu'il devrait être : ironique et qui tente toujours d'aider. Mais, les histoires sont moins intéressantes à part celles concernant Gwen et les derniers numéros. On a l'impression que JMS remplit simplement les pages. Plus ennuyeux, les changements précédents ne sont pas utilisés. Ainsi, c'est à peine si on voit Peter enseigner mis à part pour lancer une intrigue. Pourtant, un Peter enseignant était une très bonne idée puisqu'elle permettait de lancer le personnage dans une tentative d'aider des jeunes en construisant plutôt qu'en se battant. Dans le même ordre d'idée, le tome précédent voyait Ezekiel tenter d'aider des personnes après la prison. Peter voulait en faire de même mais on ne voit rien ici. Pour quelles raisons Peter Parker ne fait-il rien ? Bref, ce tome est un peu décevant.

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*** Pas mauvais mais décevant.
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Image : Amazon

 

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25/10/2015

Saga 5

Titre : Saga 5
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan et Fiona Staples
Éditeur : Urban comics 2 octobre 2015
Pages : 152

Étant donné que mon dernier Foucault est un peu long à lire (158 pages sur 679...) je me suis lancé dans le dernier Saga. J'ai déjà dit à de nombreuses reprises à quel point j'adore ce comics écrit par Vaughan et Staples. Ce tome reproduit les numéros 25-30. Marko et IV se rejoignent afin de retrouver leurs familles kidnappées par le robot Dengo. Ce dernier tient d'une main de fer Alana et Klara. Ils les forcent à conduire la fusée sur une planète isolée afin de faire découvrir à l'univers entier l'existence d'Hazel. Mais ses alliés pourraient ne pas être meilleurs que les deux empires qui se combattent. Pendant ce temps, Sophie, La Marque et Gwendolyn se rendent sur demi-monde afin de sauver la vie du Testament.

Encore une fois, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome et pourtant il est génial. Vaughan et Staple décident de nous offrir plus d'informations sur le passé de Marko, relativement peu connu, ce qui permet de mieux comprendre pourquoi il s'est rendu et pour quelles raisons il a décidé de devenir pacifiste. J'ai aussi beaucoup aimé les relations avec IV et le petit Ghüs. On en apprend aussi beaucoup plus sur l'univers de Saga sans que, pour autant, cela ne complique trop l'histoire. Ce comics reste du très bon.

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***** L'une des meilleurs séries de comics que je connaisse.

Image : Site officiel

 

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17/10/2015

Pan

Pan est le film qui parle de Peter Pan. Mais on ne nous offre pas l'histoire habituelle que tout le monde connait. Non, on nous offre la genèse de Peter. Avant la Deuxième guerre mondiale une jeune femme abandonne son fils devant un orphelinat avec une lettre. Le jeune Peter y vivra toute son enfance sous la poigne d'acier de méchantes nonnes. Durant la guerre, il se rend compte que la nourriture et les enfants disparaissent. Il décide d'enquêter et découvre que la supérieure de l'établissement cache argent et nourriture dans son bureau. Celle-ci vend des orphelins à des pirates qui viennent les enlever à bord d'un bateau volant. Peter est capturé et se retrouve au Royaume Imaginaire à travailler dans des mines pour le capitaine Barbe Noir. Mais il existe une prophétie. Elle concerne un jeune garçon fils d'une fée et d'un humaine. Celui-ci saura voler et lancera une rébellion contre Barbe Noir. Cependant, Peter ne veut que retrouver sa mère.

Comment expliquer, en quelques mots, le désastre qu'est ce film ? Honnêtement, j'ai rarement vu une prestation aussi mauvaise. Tout, et je dis bien tout, tombe à plat. Le film est rempli de personnages plus grossiers et caricaturaux les uns que les autres qui, pour des raisons mystérieuses, aiment chanter. L'intrigue est tout simplement grotesque et Peter y est totalement inutile (comme tous les élus en général). La révolte était possible avant lui alors pourquoi attendre ? Les décors sont censés être enfantins et colorés ils ne sont que kitsch et ratés. Les effets spéciaux et les séquences humoristiques sont ratés. Bref, fuyez ce film.

* Qui a osé créer ce film?
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Image : Site officiel

 

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09:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pan, peter pan | | | |  Facebook

12/10/2015

Rocket Girl par Brandon Monclare et Amy Reeder

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Auteurs : Brandon Monclare et Amy Reeder
Éditeur : Urban comics 9 octobre 2015
Pages : 128

Ce premier tome contient les numéros 1-5 publiés dans l'édition originale Rocket Girl vol.1. Nous sommes en 2013. Le monde a bien changé depuis que Quintum Mechanics a créé une technologie extrêmement avancée. New-York est pacifiée. Elle est sous la protection d'une police adolescente qui prend sa retraite à 20 ans. L'une des officières est Dayoung Johansson. Bien que tout semble fonctionner elle sait que Quintum n'obéit pas à la loi. Elle décide d'enquêter et réussit à être envoyées 27 ans dans le passé en 1986 afin d'arrêter l'ascension de l'entreprise. Mais ses actions ont des conséquences aussi bien dans le passé que dans le futur. Alors qu'elle tente d'arrêter Quintum en 1986 ses collèges tentent de le faire en 2013 au risque de créer d'énormes problèmes.

J'ai lu de très bonnes critiques sur les sites anglo-saxons. Je me suis donc dit que je pourrais tenter l'aventure. Ce premier tome sent fortement l'introduction. On nous explique ce qu'est le monde et comment il fonctionne. Mais on ne dit pas le pourquoi ni le comment. J'imagine qu'on en saura un peu plus au fur et à mesure. Les cases sont dynamiques avec une personnage sûre d'elle et qui vole en jet-pack. Il est assez rafraichissant de voir une ado engueuler un vieux flic avant de stopper un tireur. Cependant, nous avons très peu d'informations sur les personnages. On ne les connait pas et donc on ne sait rien de leurs motivations ni de leurs buts. On peut comprendre ce manque par l'intrigue très nerveuse mais j'espère que cet aspect sera développé dans les prochaines tomes.

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**** Malgré quelques problèmes je suis plutôt content de cette lecture. J'espère que l'on en saura plus sur cet univers et les personnages à l'avenir.
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Image : Éditeur

Le plus bel âge? Jeunes et jeunesse en France de l'aube des "Trente Glorieuses" à la guerre d'Algérie par Ludivine Bantigny

Titre : Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l'aube des "Trente Glorieuses" à la guerre d'Algérie9782213628707-T_0.jpg?itok=XqTlXKUF
Auteure : Ludivine Bantigny
Éditeur : Fayard 2007
Pages : 498

Ce gros livre, en effet il est massif, est l'adaptation d'une thèse de la part de Ludivine Bantigny sur l'histoire de la jeunesse française depuis l'après-guerre jusqu'à la fin de la guerre d’Algérie. L'auteure s'y pose la question de ce qui constitue la jeunesse. Est-ce un simple mot ou est-ce plus compliqué. Pour cela elle tente de comprendre ce qui a constitué la jeunesse, comment on en a parlé et quelles sont les expériences communes qui permettent de former une génération. Elle construit son travail en quatre parties de trois chapitres chacune ce qui lui permet de passer sur tous les aspects de la jeunesse. Elle début tout de même avec une introduction et un prologue afin de poser les bases méthodologiques de sa recherche.

La première partie, nommée "Les travaux et les jours", permet à Bantigny de placer la jeunesse sur le marché du travail et de l'éducation. Le premier chapitre permet de montrer comment les relations entre les générations et entre les jeunes se forment. Quels sont les moyens économiques que les jeunes possèdent ? Mais aussi comment font-ils pour avoir des loisirs ? Le chapitre suivant permet d'étudier le fonctionnement de l'école alors que de plus en plus de personnes s'y rendent. L'auteure dépeint une école encore ancienne, rigide, basée dans des locaux exigus et inadaptés à tels point que certaines personnes les considéraient comme insalubres. Elle montre aussi les nombreux débats qui se sont formés autours de l'école et de sa mission. En effet, l'école était pensée comme trop livresque et trop peu basée sur les besoins économiques. Enfin, Ludivine Bantigny se pose la question du marché du travail. Elle montre un oubli des agriculteurs dont le travail est presque gratuit. Cependant, les autres jeunes ne sont pas en reste. Les relations avec les collègues et les patrons sont souvent difficiles voir humiliantes. Les jeunes peuvent être soumis à un régime illégal sans être bien payé. Mais il n'y a pas de révoltes devant ces conditions considérées comme passagères.

La seconde partie concerne le danger social des jeunes. En effet, il y a eu, et il y a encore, une peur de la jeunesse. Le premier chapitre examine à quoi ressemble le jeune dangereux. Bantigny y décortique la délinquance mais aussi la manière dont celle-ci est pensée par les acteurs de la société. Elle montre comment, presque du jour au lendemain, on voit apparaitre les blousons noirs et la peur des gangs de jeunes à la violence irrationnelle. Tandis que la majorité des jeunes garçons et jeunes filles ne portent le blouson que pour se détacher. Elle explique aussi, dans un second et troisième chapitre, de quelle manière les jeunes dangereux (ou en danger de le devenir) passent sous la loupe de nombreux observateurs. Ces derniers sont chargés de comprendre le jeune délinquant et de trouver un bon moyen de le "guérir". Malgré que les centre d'observations ne soient pas des prisons Bantigny montre que les jeunes qui y sont enfermés se pensent en prison. Ils sont derrière des murs et n'ont pas de libertés. Pire encore, ils ne savent pas quand ils sortiront.

Une troisième partie permet d'examiner les politiques de la jeunesse mises en place par les différents gouvernements. Ludivine Bantigny montre la difficulté de créer ces politiques bien que la jeunesse soit pensée comme un avenir dont il faut prendre soin. Elle montre quels sont les politiciens les plus appréciés et comment les jeunes entrent en politique que ce soit à droite ou à gauche. Cette partie s'articule bien avec la suivante qui concerne la guerre d'Algérie. En effet, Bantigny commence par montrer comment la politique de la jeunesse fut mise à mal par la une guerre qui n'en portait pas le nom. Elle continue sur la critique de l'école formée par l'armée qui considère que les jeunes ne sont pas assez éduqués à la nation française. Elle montre aussi quel fut l'expérience de la guerre pour cette génération. Au début il y a revendications, craintes et peurs car on envoie pour 28 mois des personnes se battre au nom de la pacification. À la fin, il y a le silence et l'habitude de l'horreur. Alors que sont ces jeunes qui reviennent ? De nombreux journaux se posent la question et ne peuvent pas toujours y répondre.

J'ai lu cette thèse avec un très grand intérêt. L'auteure y fait une peinture très complète de la jeunesse et, surtout, des différentes institutions qui s'occupent d'elle. Elle montre comment les jeunes sont pensés mais aussi ce qui forme une génération. Ainsi, quelques années suffisent pour tout changer entre les jeunes nés durant la guerre et ceux du baby-boom. De nombreux point développés par Ludivine Bantigny pourraient être utilisés pour mieux comprendre ce que l'on dit actuellement sur, en particulier, la mode, la moralité, l'école et la délinquance des jeunes.

Image : Editeur

10/10/2015

The Martian / Seul sur Mars

Je suis fasciné par l'astronomie. Et, un jour, il faudra que je recommence des observations. Pour l'instant je me contente de rêver devant des films. The Martian se déroule durant un temps proche du notre. La NASA a réussi à envoyer une mission sur Mars chargée d'étudier le terrain. Elle est constituée de six personnes. L'un des astronautes est un botaniste nommé Mark. Un jour, une tempête arrive près de la base. Au vu de sa puissance la NASA et la cheffe de l'équipe décident d'annuler la mission et d'évacuer la base. Mais, durant la tempête, Mark est perdu et considéré comme mort. Les cinq astronautes restant repartent sur Terre tandis que la NASA annonce sa première mort en dehors de la Terre depuis sa fondation. Cependant, Mark est bel et bien vivant. Mais une mission de secours pourrait mettre quatre ans à venir. Comment survivre dans une base prévue pour un mois ?

J'ai A.D.O.R.E ce film ! J'aime le personnage joué par Matt Damon. J'aime aussi les autres membres de la mission. Je trouve les membres de la NASA géniaux dans leur caractérisation. Et je trouve que Mars, la base et les équipements sont magnifiques. Le film est classique dans son idée. Une personne se retrouve seule sans espoir de secours et doit survivre. Mais le film réussit le tour de force à nous parler science tout en divertissant. J'ai ri, j'ai compris et j'ai eu peur. Le film, en fait, est une ode à l'ingéniosité humaine. Tout est fait pour trouver un moyen de sauver Mark avec les moyens du bord qu'ils soient des jeux vidéos ou des pierres. On observe des personnes se retrouver afin d'aider une seule personne. Ce film, contrairement à celui de ma note précèdent, est très optimiste envers ce qui forme l'humanité. Je ne regrette en rien de l'avoir vu.

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*****Un très bon film sur l'exploration spatiale et l'ingéniosité humaine. Je le recommande fortement

Image : Site officiel

 

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16:17 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mars | | | |  Facebook

Sicario

Les USA, aujourd'hui, la police et le FBI mènent une opération commune afin de retrouver des personnes enlevées. Une attaque est formée contre une maison. Mais, lorsque celle-ci est lancée, tout tourne mal. Les murs sont remplis de cadavres et une bombe explose tuant deux policiers. Kate était en charge de l'assaut avec son partenaire. Après cette dure journée elle est convoquée au siège du FBI. Elle y apprend qu'une opération conjointe entre plusieurs agences a été autorisée. Elle part dès le lendemain. Mais elle ne sait ni pourquoi ni où. Petit à petit elle se rendra compte de ce que peut couter une guerre alors qu'elle est impliquée dans une opération dont elle ne sait rien.

Ce film fut difficile à voir. Il est rude, violent et extrêmement pessimiste. Il est aussi très bien écrit, parfaitement réalisé avec une BO sans accroc. Il y a un certain nombre de personnages. Le premier dont je parlerais est Matt Graver. C'est un agent dont le seul but est la victoire. Le reste n'a aucune important. Il combat dans la boue donc il utilise la boue. Il est suivi par Alejandro dont la politesse cache un esprit glacial. Et enfin, nous avons Kate jouée par Emily Blunt. Nous sommes censés nous incarner dans son personnage et vivre selon ce qu'elle ressent. Donc ses émotions sont les plus vives de tous les personnages. C'est une femme compétente qui se pose de nombreuses questions concernant l'éthique de ce qu'elle découvre. On voit ses peurs et ses doutes que l'on ressent à notre tour.

L'histoire, elle, concerne la guerre contre la drogue. L'intrigue nous emmène d'un point de vue parfaitement légal à des actions illégales. On se pose la question de la possibilité de ce qui arrive et la guerre à tous prix, sans prendre en compte les victimes, est fortement critiquée via le personnage de Kate. On observe une forte militarisation d'une action policière sans prise en compte des lois. Tout est fait, dans le film, pour montrer en quoi la fin ne justifie pas les moyens. Pire, le film nous montre les conséquences quand on accepte tous les moyens. Alors que les policiers de Kate sont humain-e-s les membres de l'équipe conjointe sont froids et blaguent sur les meurtres quand ils ne complimentent pas leurs auteurs. Au final nous avons un très bon film avec une actrice parfaite dans son rôle mais difficile à regarder.

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***** Un film parfaitement maitrisé.

 

 

 

 

16:01 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sicario, drogue | | | |  Facebook

09/10/2015

The Program

Même moi qui ne regarde pas le sport et hurle d'horreur devant les retransmissions annuelles du tour de France je sais qui est Lance Armstrong. Un sportif qui fut considéré comme le meilleure de sa génération. Un homme capable de dévaler une montagne en montée comme si c'était une descente. Bref, il est l'élite de l'élite. Du moins jusqu'à ce qu'une sombre affaire de dopage le rattrape. Ce film commence alors que Lance tente son premier tout de France. Il est naïf et seul. Dès le premier départ on lui explique qu'il n'a aucune chance de gagner. Il se lance donc dans le dopage et fait une magnifique performance. Juste après il apprend qu'il a le cancer. S'ensuivent de longues journées pour s'en remettre puis un retour spectaculaire sur le Tour. Et là les questions se posent. Ses résultats sont-ils réels ?

Ce biopic a l'ambition de décrire le programme mis en place par Armstrong pour que son équipe gagne à tous les coups. Il est rempli de bonnes idées et de pistes de réflexions mais échoue systématiquement. Il échoue car il tente de montrer une progression dans le système de dopage mais le fait d'une scène à l'autre qui se déroulent d'une année à l'autre. À la fois on a une continuité et, en même temps, une forte discontinuité temporelle. Il échoue aussi car il force la nécessité, cinématographique, d'avoir un méchant et un gentil. Armstrong est le méchant corrupteur qui crée quasiment le dopage tout en mentant à tout le monde. Le gentil est un journaliste irlandais qui lutte seul envers tous pour la vérité et la justice (non il n'est pas Batman mais ça pourrait). Or, ni l'un ni l'autre n'étaient seuls. Ils faisaient partie d'un système entier. De temps en temps, le film tente de montrer que le problème est bien plus important. Il lorgne sur les journalistes, sur les nécessités économiques, sur la célébrité qui rend une personne intouchable mais jamais ne tente de se lancer dans le sujet. On ne fait que l'effleurer et, donc, le film échoue.

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*** Le film n'est pas mauvais en soi. Mais il échoue sur tous les tableaux. Dommage.
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Image : Allociné

 

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11:43 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the program | | | |  Facebook

08/10/2015

Arrow saison 3

Oliver Queen a été considéré mort pendant 5 ans. Durant toutes ces années il a vécu seul (ou pas) sur une île (ou pas). Ce furent des années de solitudes et d'horreur. Mais, il y a 5 ans, il est revenu dans sa ville natale : Starling City. Cependant, le jeune fils de bonne famille est mort. Oliver Queen est devenu quelqu'un d'autre... quelque chose d'autres. Il est devenu un tueur en série. Du moins jusqu'à la fin de la saison 1 après laquelle il décide que tuer, finalement, ce n’est pas cool. Durant la saison 2 Arrow / Oliver Queen était mis en confrontation avec son passé jusqu'à un final explosif. Cette troisième saison se déroule alors que Arrow est considéré comme un héros. La police accepte de collaborer avec lui tandis que la criminalité chute drastiquement. Cependant, de nouveaux adversaires se montrent. Que ce soient des barons de la mafia ou de simples criminelles. De plus, la Ligue des Assassins décide de s'attaquer à Starling City afin d'éliminer Malcolm Merlyn. Oliver pourra-t-il survivre ? Arrow et son équipe pourront-t-ils survivre ?

J'avais lu les critiques négatives concernant cette troisième saison. Je me demandais comment une série sans prétentions mais sympathique pouvait déraper à ce point. Après l'avoir vue je suis d'accord avec ce qui a été dit. Il faut tout de même prendre en compte que celle-ci arrive après une seconde saison particulièrement réussie aussi bien en ce qui concerne l'intrigue que les personnages. Cette troisième saison l'est moins. L'histoire, tout d'abord, place Oliver du passé à Hong Kong. On ne comprend pas trop pourquoi Amanda Waller souhaite l'entrainer et l'utiliser mais soit. Ces flash-back permettent surtout d'offrir des informations sur la menace principale. Le présent est tout aussi peu intéressant. Les épisodes nous offrent un "méchant de la semaine" sans trop faire avancer l'intrigue principale. Les réactions de la police ne sont pas du tout assez problématisées. Et enfin, la Ligue est un adversaire trop important pour apparaitre aussi vite au grand jour. En fait, j'ai eu l'impression que cet arc aurait dû être développé sur au moins deux saisons afin de créer une véritable relation entre la team Arrow et la Ligue. Mais nous avons une intrigue dense concentrée en quelques épisodes. Il faut ajouter Ray Palmer que j'aime bien (et non ça n'a rien à voir avec sa connaissance approfondie de Doctor Who... ou alors un tout petit peu... bon d’accord ! C'est entièrement à cause de ça !) mais qui est beaucoup trop parfait. Il est riche, beau, drôle et intelligent. Il n'a, en fait, aucuns défauts ! Je trouve aussi que son personnage est mal adapté à l'ambiance d'Arrow. Il irait mieux dans Flash. Cependant, ces problèmes ne m'ont pas empêché de bien m'amuser avec cette série. Il reste à voir ce qui se déroule dans la saison 4 qui a commencé hier pendant la nuit.

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*** Mouais, en fait je dirais plutôt 3.5. La saison est clairement inférieure à la précédente mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier.
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Site officiel

12:19 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : arrow | | | |  Facebook

03/10/2015

Peau neuve par Elise Griffon

Titre : Peau neuve
Auteure : Elise Griffon
Éditeur : Delcourt 23 septembre 2015
Pages : 128

J'entends parler de cette BD depuis une petite semaine. L'histoire se déroule durant les années 90. Laura est une jeune fille de 12 ans. Elle rentre de vacances pour se retrouver dans une nouvelle classe dans une nouvelle ville. Elle ne connait personne et voit rapidement que les relations entre élèves ne sont pas au beau fixe dans l'indifférence générale des adultes présents. Lors d'une des premières journées il est demandé à sa classe une rédaction de français sur les vacances d'été. Elle décrit donc les siennes. Ce qu'elle a fait et ce qu'elle ressent. Et aussi aventures qu'elle a connu cet été particulier. La professeure lui donne la meilleure note. Cependant, sa rédaction porte sur ses vacances dans un camping naturiste. Elle devient rapidement une curiosité puis une victime des brimades de certaines personnes.

Le naturisme est au centre de cette BD mais n'est pas la question principale de celle-ci. Je pense qu'il y a deux thèmes principaux. Le premier concerne la transformation de Laura. Au début du livre elle est encore une enfant alors qu'à la fin elle entre dans l'adolescence. Plus que son propre corps elle observe ses amie-e-s changer aussi. Elle voit des connaissances d'enfance grandir et s'intéresser à de nouveaux sujets. L'année qui passe lui permet d'entrer complètement dans l'adolescence et d'accepter ce changement d'identité malgré la douleur que cela a impliqué pour elle (en est témoin le dernier t-shirt qu'elle porte).

Le second thème concerne la honte. A la première page elle n'a aucune honte de son corps ni de sa nudité. Certaines aventures lui font prendre conscience de son corps mais rien qui ne soit sexuel. Durant l'année scolaire, par contre, il lui est bien fait comprendre par ses pairs que la nudité est un problème. Le fait qu'elle ait vécu des vacances naturistes fait d'elle non seulement quelqu'un de différent mais aussi quelqu'un "d'impur". Immédiatement la nudité est associée à la sexualité et, donc, une femme qui accepte d'être nue doit être ouverte pour s'exhiber devant n'importe qu'elle personne le demandant. Ces agressions se portent aussi bien sur son physique que sur sa moralité qui est reportée à celle d'un animal sans hygiène. Ce n'est donc pas une surprise si ces événements brisent l'innocence qu'elle possédait face à son propre corps. Heureusement les dernières cases sont très positives grâce une femme d'un certain âge.

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***** Quelques transitions étranges mais globalement très bon et intéressant.

Image : Éditeur

 

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15:51 Écrit par Hassan dans BD/Comics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peau neuve, delcourt, elise griffon, naturisme | | | |  Facebook

Paul Dini présente Batman 2. Le cœur de Silence par Paul Dini et Dustin Nguyen

Titre : Paul Dini présente Batman 2. Le cœur de Silencepaul-dini-presente-batman-tome-2-270x428.jpg
Auteurs : Paul Dini et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 28 aout 2015
Pages : 296

Ce second tome contient la compilation Batman : Private casebook soit les numéros detective comics 841, 3843-845, dc infinite halloween special 1 et la compilation Batman : Heart of Hush soit les numéros detective comics 846-850 de plus il contient les numéros detective comics 852 et Batman 685. De temps en temps Bruce Wayne doit entrer dans la bonne société de Gotham afin de faire croire en sa normalité. Il déteste ses soirées mondaines. La dernière en date est la fashion week. Heureusement, il en est sauvé lorsque le gang du Chapelier fou décide de détrousser les personnes y assistant. Ce n'est que l'une des enquêtes de Batman dans ce tome. Celui-ci contient aussi des numéros plus complet concernant la lutte de Silence contre Bruce Wayne. Ce dernier n'est pas mort et veut se venger en attaquant Bruce où cela fait le plus mal. Réussira-t-il

J'avais apprécié le premier tome car il plaçait Batman face à son véritable talent : enquêter. Ce second tome continue sur cette lancée en plaçant Bruce contre plusieurs vilains repentis ou non. Mais Paul Dini décide aussi de réutiliser le Silence. On en apprend beaucoup plus sur ce personnage. Alors que son passé est connu mais peu dévoilé Paul Dini décide de nous faire entrer dans les souvenirs de Silence afin de comprendre d'où lui vient sa jalousie envers Bruce. C'est très bien réalisé et on en vient presque à plaindre Silence. Son retour permet aussi de changer un peu le statut quo à la fin du tome puisque celui-ci prend place alors que Batman / Bruce Wayne est mort. Un second exercice réussit pour Paul Dini

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**** Des histoires réussies et intéressantes. Elles me donnent envie d'aller voir du côté des intrigues de Grant Morisson qui se déroulent en parallèle.
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Image : Éditeur