16/01/2016

Batman Eternal 2 par Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins

Titre : Batman Eternal 2batmaneternaltome2couv-270x406.png
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 296

Ce second tome contient les numéros Batman Eternal 14-26. Batman a bien des problèmes. Son ami et commissaire de la Gotham a été enfermé pour meurtre. Le nouveau commissaire est un pourri de mèche avec la mafia. Gotham est en pleine guerre des gangs tandis que la famille se disperse afin de suivre ses propres pistes. Batman, lui, n'a qu'à peine le temps de lutter contre les criminels tandis que la police laisse tout le monde libre. Mais les choses changent un peu. Batgirl est sur une piste qui pourrait faire sortir son père de prison. Red Robin suit une piste à Tokyo tout en embarquant une jeune femme qui commence à l'ennuyer. Et Batman pourrait bien avoir trouvé un nouvel allié. Mais n'existe-t-il pas un lien entre tous les événements à Gotham ? Se pourrait-il qu'un plan plus important existe ?

Bien que la série pose de nombreuses choses et personnages il y a de nombreux problèmes. Le plus flagrant est le rythme. On passe d'un événement à un autre en quelques pages sans avoir le temps de comprendre ce qui s'est déroulé. Ceci est encore plus flagrant quand on pense aux nombreuses intrigues différentes. On suit de nombreux personnages - qu'il faut parfois présenter créant un problème supplémentaire - sur de nombreuses intrigues et sous-intrigues. Il est difficile de s'y retrouver et de comprendre s'il existe un plan d'ensemble de la part des scénaristes. On a plutôt l'impression d'être jeté dans tous les sens par des personnes qui souhaitent dire des histoires différentes et ce sans se concerter entre eux. Enfin, je trouve particulièrement dommage que la guerre des gangs et la corruption de la police soient résolues aussi rapidement. Il y avait des questions intéressantes ainsi que des effets que j'appréciais. Selon moi, il aurait été mieux d'écrire moins vite et de se concentrer sur une intrigue précise plutôt qu'un tel brouillon incompréhensible.

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*** Je vais être gentil mais bon voilà quoi...
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Image : Éditeur

The hateful eight

Ce début d'année voit la sortie d'un nouveau Tarantino. Le réalisateur est connu et souvent apprécié (bien que je ne sache pas si c'est mérité car il y a plusieurs problèmes). Donc un film de sa part est toujours un événement. The Hateful Eight se déroule peu après la guerre civile. Un chasseur de prime amène une femme vers une ville afin de la faire pendre et de recevoir une récompense. Sur la route il croise deux personnes. Les 4 voyageurs se dirigent en direction de la ville mais ils et elle sont obligé-e-s de faire halte dans une petite auberge bien connue afin de se sustenter et de se protéger d'une tempête de neige. Dans le bâtiment il y a 4 autres personnes. Tout le monde se présente mutuellement mais il est vite apparent qu’une ou plusieurs personnes ne sont pas ce qu'elles disent être. Alors que la tempête force à la cohabitation les tensions montent.

Que dire de ce film ? Les huis clos sont intéressant sur plusieurs points. Nous avons un lieu fermé avec un nombre limité de protagonistes. Bien que tout le monde puisse savoir ce que sont les autres il peut y avoir mensonges et secrets ou rien de tout cela. Un huis clos est donc un moyen de montrer comment réagissent les personnes lorsqu'elles sont effrayées et ou suspectées. D'un seul coup les liens de confiance se brisent et les problèmes deviennent de plus en plus importants même s'ils sont basés sur des choses triviales. Le problème c'est que, dans ce film, il n'y a déjà aucuns liens de confiance. L'atmosphère ne peut pas changer. En effet, jamais les personnages n'ont été francs entre eux et tout le monde le sait.

Bien que la violence soit omniprésente dans ce film elle ne détone pas trop. Tarantino a tendance à jouer sur l'esthétisme de la violence. Dans ce film on l'explique difficilement par une différence entre la justice "de vengeance" et la justice civilisée. Même à l'intérieur de l'histoire cette distinction vole très rapidement en éclat après une scène que j'ai détestée. Durant plusieurs minutes l'un des personnages, le Major, décrit à un père comment il a humilié puis violé son fils en éclatant de rire. Ce qui m'a le plus gêné dans cette scène n'est pas seulement le rapport de pouvoir instauré entre deux personnages par le passé ni la tentative de justifier un meurtre par la légitime défense. Non, ce qui m'a le plus gêné ce sont les rires des spectateurs dans la salle. Rires qui ne sont pas anomalie. La scène est clairement conçue comme une juste rétribution des choix du jeune homme. Mais ces rires posent de nombreuses questions sur la manière dont on considère les violences sexuelles dans notre société. Et ce sont ces rires dont je me souviendrais le plus.

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*** Bien que l'image et la bande son soient réussies j'ai trouvé le film mou.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:45 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hateful eight | | | |  Facebook

10/01/2016

A knight of the seven kingdoms par George R. R. Martin

Titre : A knight of the seven kingdoms
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Harper Collins 2015
Pages : 355


Il y a 100 ans les Targaryens siégeaient toujours sur le trône de fer. Les dragons n'étaient pas oubliés tandis que le royaume se remettait à peine de la rébellion d'un usurpateur. Il y a 100 ans un chevalier est mort. Mais, sur son lit de mort, il a pu adouber son écuyer : Dunk qui se fait nommer ser Duncan the Tall. Ce dernier décide de se rendre à un tournoi qui regroupe tous les plus grands chevaliers de Westeros. Son but est de gagner quelques tours ce qui lui permettrait de gagner un peu d'argent et, s'il est chanceux, de se faire un nom afin d'entrer au service d'un noble. Il y trouvera tout autre chose lorsqu'il rentre dans les affaires des Targaryens au péril de sa vie.

Ce petit livre est constitué de trois nouvelles déjà publiée et, ici, offertes avec des illustrations. Son but est, bien entendu, de placer les lecteurs et lectrices dans une époque que la série principale ne fait qu'évoquer. Sous l'excuse d'un chevalier errant on peut retrouver des lieux connus et moins connus alors que le royaume était encore Targaryen. Heureusement, ce livre n'est pas que cela. George a la capacité à créer des situations et des personnages que l'on aime connaître et suivre. Dunk est un chevalier dans tous les sens du terme. Il place son honneur au plus haut même si cela implique de se mettre en danger pour protéger des personnes plus faibles (et donc un risque de mourir jeune). Son écuyer est bien plus intelligent bien que son tempérament soit fougueux. Dans ses trois nouvelles George pose plusieurs questions. Que ce soient la valeur d'un prince face à la vérité ou la raison d'une guerre inutile ? Ce sont aussi des histoires dont j'ai apprécié la lecture.

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***** À la fin du livre George promet une suite. Je ne sais pas quand il pourra s'y mettre mais je l’attends.

Image : Éditeur

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09/01/2016

Batman 7. Mascarade par Scott Snyder, James Tynion IV et Greg Capullo

Titre : Batman 7. Mascaradebatman-tome-7-270x417.jpg
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV et Greg Capullo
Éditeur : Urban comics 13 novembre 2015
Pages : 256

Ce tome contient les numéros Batman 35-40 et Annual 3. Les choses ne sont pas parfaites pour Bruce Wayne et Batman après Batman Eternal. Cependant, notre héros se remet petit à petit de sa dernière année. Malheureusement, il est immédiatement attaqué par la Ligue de Justice entière. Ses amis ne veulent qu'une chose : le tuer ! Batman se rend rapidement compte que la Ligue a été attaquée et manipulée par son vieil ennemi : le Joker. Oui, le Joker est de retour après sa chute dans les grottes. Et cette fois il ne veut pas rendre Batman meilleur. Cette fois il décide qu'il veut détruire Batman et Gotham avec. Bruce Wayne a connu de nombreux jours difficiles mais survivra-t-il à cette nouvelle attaque ?

Après la déception que fut le dernier tome celui-ci est un énorme bond en avant. Cette fois le Joker est moins glauque. Il a de nouveau un visage. Mais cette fois il montre à quel point il sait tout de Batman tandis que ce dernier ne sait rien du Joker. Le scénariste tente ici d'ajouter un peu plus au mythe. Et si le Joker ne revenait pas seulement parce qu'il est résistant mais parce qu'il est immortel ? Et s'il était présent depuis les débuts de la ville ? Les chapitres principaux sont suivis par deux autres intrigues. La première place une chercheuse d'Arkham face aux multiples origines du Joker. Elle est forcée de suivre des patient-e-s qui lui racontent une histoire. La question concerne la véracité de ces histoires. L'une d'elle est vraie mais laquelle ? Les auteurs sont aussi très talentueux sur ces épisodes qui à la fois offrent des réponses tout en niant leur utilité et leur véracité. Enfin, on termine sur une histoire concernant un journaliste. En voulant comprendre le Joker il en parle comme d'un homme seul et sans amis. L'histoire est glaçante. Le Joker fait tout pour détruire la vie du journaliste en retournant son papier contre lui. Petit à petit le personnage perd la raison et ne peut que se cacher dans un coin. Bref, un très bon tome que j'ai beaucoup aimé lire.

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***** J'ai du mal à trouver des points faibles à ce tome.

Image : Éditeur

Batman 6. Passé, présent, futur

Titre : Batman 6. Passé, présent, futurbatman-tome-6-270x422.jpg
Auteurs : Snyder, Capullo, Kubert, Maleev, Murphy, Craig et Scalera
Éditeur : Urban comics 3 juillet 2015
Pages : 192

Ce tome contient les numéros Batman 18-20, 34 et Annual 2 ainsi que Detective comics 27. Damian Wayne est mort. Bruce Wayne fait tout pour s'en sortir mais son alter ego, Batman, non. Depuis la mort De Damian il travaille sans repos nuits après nuits et combat tout ce qu'il trouve. Et ce qu'il trouve pourrait bien être plus dangereux que prévu. Car bien qu'il ait l'habitude de combattre les pires des criminels que peut-il faire contre son passé et contre ceux et celles qui sont invisibles, ceux et celles qu'il ne peut voir ou identifier ?

Ce tome 6 est un interlude. Plutôt que des intrigues précises nous avons plusieurs épisodes non liés qui permettent de faire le lien entre l'après Eternal et l'avant. En effet, entre le tome 5 et le 7 il y a la série Eternal qui a changé pas mal de choses à Gotham. En attendant, Urban nous offre quelques informations sur la manière dont Batman a géré la mort de Damian. On nous montre aussi comment Arkham a changé pour passer de lieu de guérison à un lieu de punition. C'est une histoire que j'ai trouvé assez intéressante car j'ai rarement eu l'impression que le changement de statut d'Arkham ait été thématisé. On nous montre aussi brièvement le nouveau statut après Eternal pour terminer sur une histoire qui explique comment le futur sera protégé par Batman. Au final rien de bien mauvais mais rien de bon non plus.

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*** Un tome de transition afin de patienter avant le prochain et rien de plus.
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Image : Éditeur

06/01/2016

De l'utilité du genre par Joan W. Scott

Titre : De l'utilité du genre9782213661551-X_0.jpg?itok=vUHK_R54
Auteure : Joan W. Scott
Éditeur : Fayard 2012
Pages : 219

Joan W. Scott est connue pour son article théorique "Le genre : une catégorie utile d'analyse historique". Ce petit livre recueil plusieurs articles de l'historienne autours du genre comme concept et de la manière de l'utiliser en histoire. Le premier article est, bien entendu, celui que je viens de citer. Joan W Scott y définit le genre comme concept tout en critiquant d'autres formes de définitions. Ensuite, elle décortique le terme et explique comment on peut l'utiliser dans des travaux de recherche. Bien que l'article soit très théorique il n'en est pas moins passionnant pour les personnes intéressées malgré une difficulté de lecture plutôt importante. Dans l'article suivant l'auteure déconstruit le travail de E. P. Thompson. Elle démontre que ce dernier a totalement écarté les femmes dans son livre majeur sur la classe ouvrière anglaise.

Les deux articles suivant sont ceux qui m'ont le plus intéressé. La raison en est le lien avec des débats et affaires récentes durant lesquelles les arguments déconstruits par Scott ont été utilisé par des politiciens, des journalistes et des experts. Le premier concerne le voile. Elle montre que ce dernier est pensé comme fondamentalement incompatible avec la laïcité alors que celle-ci n'a jamais été construite comme moyen de créer une égalité entre les hommes et les femmes. Plus important, elle déconstruit les arguments qui considèrent que les femmes qui se voilent sont opprimées ou aveugles. En effet, elle explique que ces femmes s'inscrivent dans une religion et une culture et que cette inscription identitaire, communautaire, permet une capacité d'agir et donc de choisir. Le dernier article concerne la séduction française. À plusieurs reprises, le terme a été utilité afin d'expliquer, ou d'innocenter, des actes sur des femmes. Au lieu d'une agression ce n'était qu'un élan séducteur bien français incompris. Joan W Scott commence par présenter les arguments. Elle montre que cette séduction est basée sur une société particulière et une vision spécifique. Cette dernière considère que les femmes sont ouvertes à la séduction de manière passive tandis que les hommes sont actifs (prédateurs). Les femmes, par l'amour, doivent contrôler et abaisser la prédation masculine en utilisant l'amour. Dans cette vision des relations entre les sexes il faut que tout le monde soit bien identifiable comme homme ou femme. Par conséquence, Scott montre en quoi cette forme de séduction se doit de lutter contre le féminisme et les luttes pour les droits des gays et lesbiennes. Non seulement les sexes sont brouillés mais, en plus, l'acte de séduction est dénaturé. La cible principale est le féminisme américain accusé d'être la cause des guerres des mâles impérialistes américain.

Ce petit livre se termine sur une conclusion qui permet non seulement de faire le bilan du féminisme universitaire mais aussi de tenter de repousser les frontières. Joan W. Scott apprécie les remises en causes des acquis et pousse à passer outre les chemins débroussaillés même, et surtout, si cela rend certaines personnes et institutions inconfortables. Au final, la lecture est stimulante. Le propos n'est pas toujours très facile à comprendre. Les concepts sont nombreux et ne me sont pas toujours connus. Mais il est fascinant de voir la pensée de Scott se modifier et s'étendre vers d'autres horizons.

Image : Éditeur

Batman 3. Le deuil de la famille par Scott Snyder, Greg Capullo et Jock

Titre : Batman 3. Le deuil de la famillebatman-tome-3-270x428.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Greg Capullo et Jock
Éditeur : Urban comics 14 février 2014
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 13-17 publiés dans Batman Vol. 3 : Death of the family. Batman a tout juste réussit à vaincre la cour des hiboux. Ce groupe était constitué des plus hauts dignitaires de Gotham ainsi que d'un grand nombre d'assassin. Mais Batman a tout de même été touché plus que prévu. Non seulement il a été psychologiquement torturé mais il ne pensait pas que la ville même se retournerait contre lui. Malheureusement, ce n'est que le début. En effet, un vieil ennemi est de retour après un an d'absence. Le Joker est revenu à Gotham et organise plusieurs meurtres en vue d'un final explosif. Et cette fois Batman n'est pas visé directement. Ce sont ses alliés qui sont en danger.

J'ai mis longtemps avant de décider de prendre ce tome. Je me suis finalement lancé car le tome 7 parle du Joker et parce que j'apprécie beaucoup le travail de Snyder. Cependant, je n'aime pas le personnage du Joker. Il est plus que dangereux en tant que personnage. L'écrire demande un grand talent si on souhaite éviter de tomber dans le grotesque ou l'effusion de sang inutile. De plus, le Joker écrit par Snyder, ici, porte son propre visage sous la forme d'un masque et torture ses plus proches (pauvre Harley). En gros, tout ceci est très glauque ! Cependant, j'ai tout de même apprécié l'intrigue. En effet, Snyder décider de décrire Batman et le Joker comme un couple. Le Joker est jaloux des alliés de Batman et tente de retrouver son ancien partenaire de jeu en recréant ses anciens crimes tout en cassant la relation qui existe dans la bat-family. Ce plan est particulièrement bien écrit. Je salue aussi la recréation absolument terrifiante de l'asile d'Arkham. Celle-ci pourrait donner des cauchemars. Enfin, les interludes permettent de se "détendre" entre deux crimes du Joker tout en expliquant comment ceux-ci ont été mis en place. Au final, ce tome est glauque mais j'ai tout de même réussit à le lire.

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**** Ce tome me faisait peur mais je suis content de l'avoir finalement lu.
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Image : Éditeur

29/12/2015

Batgirl 1. Bienvenue à Burnside par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Titre : Batgirl 1. Bienvenue à Burnsidebatgirl-tome-1-270x428.jpg

Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Éditeur : Urban comics 11 septembre 2015

Pages : 160

Ce tome contient les numéros 35-40 et secret origins 10 publiés dans The Batgirl of burnside. Tout a changé. Batgirl est seule, elle n’a plus de contacts avec la police ni les Birds of Prey. Son matériel est détruit tandis qu’elle change d’appartement pour se rendre dans le quartier branché de Burnside. Elle y est engagée comme chercheuse dans le cadre d’une thèse autours d’un algorithme qu’elle a créé durant sa convalescence. Comme elle n’a plus de costume ni d’équipement elle doit aussi se recréer son identité. Mais ceci pourrait bien être plus compliqué que prévu. En effet, non seulement elle doit lutter dans Burnside mais une personne anonyme en sait long sur elle. Et elle utilise ses connaissances afin de faire du mal à Batgirl alias Barbara Gordon.

La première partie des New 52 autours de Batgirl parlaient de son effort face à son passé. Elle retrouvait l’usage de ses jambes (ce qui fit perdre le personnage d’Oracle) et reprit l’identité de Batgirl. Elle tentait de passer outre le traumatisme de l’attaque du Joker. Mais, entre-temps, de nombreux événements ont eu lieu. Non seulement Dick Grayson est mort mais, en plus, son père est mis en prison. C’est dans ce contexte que la nouvelle équipe créative décide de placer le personnage dans un nouveau lieu tout en lui offrant une nouvelle tenue (que j’apprécie beaucoup). De plus, ils décident de moderniser un peu les choses. Barbara vit dans un monde connecté et s’essaie aux réseaux de rencontre et aux réseaux sociaux. Elle débute en s’attaquant à un homme qui dévoile des informations trouvées sur des objets électroniques volés. De plus, elle est harcelée par quelqu’un qui utilise son image, se fait passer pour elle et tente de lui faire du mal. Plus encore, les derniers numéros parlent, à leur niveau, de logiciels prédictifs utilisés afin de contrôler la population sous l’idée d’éviter les crimes. Cette Batgirl est donc très proche de nous avec un comportement parfaitement normal mis à part qu’elle est une justicière.

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***** Un très bon premier tome. Je me réjouis de lire la suite.

Image : Éditeur

Histoire des femmes en occident 5. Le XXe siècle sous la direction de Françoise Thébaud

Titre : Histoire des femmes en occident 5. Le XXᵉ siècle

Direction : Françoise Thébaud

Éditeur : Perrin 2002

Pages : 891

Il est difficile de présenter un tel monument. Et encore, je ne parle que du dernier tome, qui fait tout de même près de 900 pages, alors qu’il en existe quatre autres de l’antiquité à nos jours. Ce tome ne prend en compte “que” le XXᵉ siècle en occident soit l’Europe et les Amériques du Nord. C’est déjà beaucoup mais il est dommage de ne pas avoir pu avoir une perspective plus large. Encore une fois, l’Afrique, l’Asie et les Amériques du Sud sont totalement oubliés par un livre qui se prétendait universel mais qui reste très euro-centré quand il n’est pas franco-centré. Le livre est divisé en 19 chapitre et 4 parties. Le tout est précédé d’une introduction qui permet de remettre à jour les propos tenus dans le livre via un état de la recherche qui se veut complet et qui prend un tout petit moins que 60 pages.

La première partie, constituée de 8 chapitres, est intitulée La nationalisation des femmes. Derrière ces termes nous avons un certain nombre de contributions classées de manière chronologique puis thématiquement. En effet, ou nous peint le fonctionnement de la condition féminine entre la Première Guerre Mondiale et les années trente. Ceci permet aussi bien de montrer les premières revendications féministes du XXᵉ siècle que de nous montrer les modifications et résistances que connurent les sociétés européennes. Dans un second temps, on nous explique comment les femmes et les féminités furent pensés par les autorités de régimes fascistes, dictatoriaux et le nazisme. Nous avons donc une peinture complète qui part de l’Italie et de l’Allemagne en passant par Vichy et l’Espagne de Franco. Ceci se termine sur un examen des femmes en URSS.

La seconde partie, femmes, création et représentation, est constituée de 4 chapitres. Le premier est celui que j’ai le moins apprécié. L’autrice y décrit les manières dont les femmes sont pensées et représentées dans les productions philosophiques aussi bien féministes que non-féministes. J’ai trouvé la lecture difficile et peu intéressante. Par la suite, on trouve un chapitre sur la place des femmes dans la culture qui permet non seulement de créer un bilan sur l’entrée des femmes dans le milieu mais aussi d’expliquer pourquoi il est si difficile de réussir en tant que femme dans la culture. On continue sur un examen de la consommation de masse qui débute en s’adressant aux femmes en tant que maîtresses du foyer et, donc, premières concernées par les chats. La partie se termine sur un chapitre que j’ai beaucoup apprécié concernant l’image des femmes. Il est parsemé d’exemples que le noir et blanc et le format poche rendent moins facile à lire. Cependant, la lecture est très intéressante.

La troisième partie contient trois chapitres et se nomme les grandes mutations du siècle. Le but est de faire l’histoire de la seconde partie du XXᵉ siècle jusque dans les années 80-90. Le propos se concentre sur l’état social et ses effets non seulement sur la pauvreté mais aussi sur la maternité. Le dernier chapitre permet de poser la question de l’histoire du travail féminin, qui a toujours existé, et de sa transformation en salariat mais aussi des milieux dans lesquels les femmes se trouvent. L’autrice montre que bien qu’il y ait mutation dans la condition féminine celle-ci est toujours subordonnée aux hommes qui gardent la main sur les travaux et études considérés comme supérieurs.

Enfin, la dernière partie, en quatre chapitre, se nomme enjeux. Le premier chapitre pose la question de l’ascension à la majorité aussi bien civile que politique des femmes. L’autrice dépeint les premières tentatives d’accéder au droit de vote mais aussi d’être considérées comme civilement majeure. Elle montre des différences en Europe selon des lignes de fractures religieuses et géographiques. Un second chapitre montre l’histoire du féminisme dans les années 60 et 80. Ce chapitre permet de comprendre comment les mouvements féministes se sont reconstruits en abandonnant le droit de vote au profit d’autres luttes en faveurs du droit sur son propre corps. L’avant-dernier chapitre est une étude de cas sur le Québec qui permet de faire le lien entre différents mouvements féminins entre différentes époques et leurs impacts sur la société. Enfin, le livre se termine sur un chapitre qui examine les problèmes de la filiation posés par les nouvelles sciences de la procréation. L’autrice présente les arguments en faveurs ou contre ces droits ainsi que les problèmes qui peuvent exister. Dans une dernière partie, on nous offre des extraits d’écrits de deux femmes.

Ce livre est un monument qui fait partie d’un monument. L’histoire des femmes en occident fut une tentative non seulement de justifier d’une recherche mais aussi de créer un livre qui pose les bases de la connaissance à un moment particulier. Son âge implique que de nombreuses recherches plus récentes existent actuellement. Je me pose aussi la question de la légitimité d’un livre qui ne prend en compte que l’occident et, surtout, la France et une partie de l’Europe (la Suisse, encore une fois, est pensée comme un tout lorsqu’elle est mentionnée). De plus, cette histoire des femmes, et c’est l’époque qui le veut, ne prend pas en compte les problèmes concernant les sexualités ni les racismes. C’est à peine si les tensions entre féministes blanches et noirs aux USA sont mentionnées. Il est difficile de passer outre ce livre lorsqu’on s’intéresse au sujet mais il est nécessaire d’aller plus loin.

Image : Amazon

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25/12/2015

Avengers 4. Infinity par Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Titre : Avengers 4. Infinity

Auteurs : Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Éditeur : Panini comics 1 juillet 2015

Pages : 160

Ce tome contient les numéros 18-23. Voici enfin le troisième tome qui constitue l’événement Infinity. Pour rappel, celui-ci se déroule à la fois sur Terre et dans l’univers. Dans le tome principal nous avions la prise de contrôle de la Terre par Thanos après le départ des Avengers pour une guerre. Dans le tome 2 de New Avengers nous avions l’effet d’Infinity sur la quête des Illuminatis pour arrêter la destruction de l’univers (et donc de la Terre). Ce tome d’Avengers suit les aventures de Captain America et des Avengers dans l’espace face à la flotte des bâtisseurs. Ceux-ci détruisent tout sur leur passage dans le seul but de mettre fin à l’existence de la Terre. Les Avengers ne sont qu’une petite armée face à des empires entiers. Et si ces derniers ne peuvent rien contre les Bâtisseurs que peuvent les Avengers ?

Il devient de plus en plus difficile de présenter le travail d’Hickman sur Avengers et de l’apprécier. Encore une fois, l’intrigue est concentrée sur l’aspect héroïque et guerrier plutôt que de nous présenter un groupe et sa constitution. Bien qu’Hickman nous présente un peu mieux les Bâtisseurs dont on avait entendu parler il ne fait qu’ajouter une petite brique à sa construction. En fait, Hickman donne presque l’impression d’être trop arrogant pour le bien de son intrigue. Comme s’il avait une bonne idée mais qu’il partait en roue libre sans contrôle. En bref, je doute de plus en plus.

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*** Un tome qui se concentre sur une guerre sans parler de rien d’autre. Je commence à me lasser.

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Image : Éditeur

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23/12/2015

Avengers 3. Prélude à infinity par Hickman, Spencer, Caselli et Deodato JR

Titre : Avengers 3. Prélude à infinity
Auteurs : Hickman, Spencer, Caselli et Deodato JR
Éditeur : Panini comics 1 mai 2015
Pages : 144


Ce tome contient les numéros 12-17. Depuis quelque temps la Terre connaît des dangers de plus en plus importants. C’est la raison pour laquelle Tony Stark et Steve Rogers décident de reconstruire les Avengers pour en faire une véritable machine de guerre. Ils n’ont même pas eu le temps de dire bonjour aux nouveaux que la Terre est attaquée depuis Mars puis qu’un événement cosmique crée deux nouveaux êtres à la puissance sans limite. Ces derniers font partie d’un ancien système qui est en train de s’effondrer. Ce système n’a pas terminé de poser des problèmes puisqu’il envoie un message automatiquement et que celui-ci détruit toutes activités électronique sur la planète. Les Avengers vont avoir besoin de plus gros bras.


Il est difficile de parler du run d’Hickman sur les Avengers. Il me semble qu’il est très prudent dans la mise en place de son intrigue. Les choses se construisent lentement mais sûrement. Encore une fois, on nous montre que la Terre fait partie d’un système mais que celui-ci est brisé. Mais on ne perd pas de temps en palabre puisque, extrêmement rapidement et souvent, le scénariste place ses personnages dans d’énormes combats. Ceci donne l’impression d’un tome qui fait la jonction avec la suite plus que d’un tome qui se suffit à lui-même. Il faut aussi noter que ce run ne laisse que très peu de place à la vie civile des Avengers. Tout est concentré sur l’héroïsme et les missions. La lecture est donc déroutante et désincarnée.


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*** Ce n’est pas mauvais mais très déroutant. Ce n’est pas une lecture simple mais difficile avec de nombreuses références et une intrigue difficile à saisir.
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Image : Éditeur

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21/12/2015

Aquaman 5. Maelstrom par Jeff Parker et Paul Pelletier

Titre : Aquaman 5. Maelstromaquaman-tome-5-270x424.jpg
Auteurs : Jeff Parker et Paul Pelletier
Éditeur : Urban comics 11 septembre 2015
Pages : 240

Ce cinquième tome contient les numéros 32-40 ainsi que Secret Origins 2 et 5. Aquaman a changé de main depuis le tome 4. Celui-ci était, d’ailleurs, le plus faible de la série avec des ennemis peu intéressants et une intrigue un peu abandonnée. Je me suis laissé persuader de laisser une chance au nouveau scénariste. Dans ce tome il crée deux intrigues sans aller dans la direction mise en place par Geoff Johns au tome 3. Ainsi, nous avons d’abord une lutte contre la base internationale sous-marine et leur création. Celle-ci est parallèle à des problèmes politique en Atlantide. En effet, une faction considère Arthur et Mera comme des usurpateurs qui détruisent le continent. Le problème c’est qu’ils ont raison. La Terre même refuse Arthur comme roi. C’est pourquoi ce dernier décide de recherche les traces de sa mère afin de se faire accepter comme souverain.

Que penser de ce tome ? Il semble que le scénariste ait décidé de creuses un peu ce que Geoff Johns avait sous-entendu mais sans concrétiser. Ainsi, on ne revoit ni Orm ni le roi de Xebel. Par contre, on en apprend plus sur le fonctionnement de l’Atlantide ainsi que sur les différents royaumes. Ces connaissances permettent de créer des liens avec les autres héros mais aussi les royaumes mythiques de l’univers DC. On apprécie de voir Arthur traité, enfin, en tant que roi par d’autres dirigeants. Bien que la première partie de l’intrigue, le combat, soit peu intéressant et ne permette pas de comprendre la raison de la présence de la base Triton la seconde est meilleure. Elle permet de réunir Arthur avec son passé et de consolider son rôle. Je suis donc plutôt content.

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**** Le tome 4 était très moyen celui-ci est bien mieux sans être aussi bien que les trois premiers.
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Image : Éditeur

19/12/2015

Star Wars: The force awakens

Enfin ! Enfin nous avons un nouveau Star Wars ! Enfin après une longue année d’attente depuis le premier teaser ! Et enfin j’ai pu aller le voir malgré la foule énorme qui se masse à chaque projection ! Je vais tenter une petite présentation. Je vais essayer de faire attention mais il est toujours possible qu’il y ait quelques spoilers. If you do not want to be spoiled keep calm and stop reading.

Il y a 30 ans les rebelles ont détruit la seconde étoile noire alors que l’Empereur et Vador étaient détruits. Sur les cendres se sont soulevés des planètes prenant le nom de Nouvelle République. Mais l’Empire n’est pas terminé et la Résistance lutte encore et toujours. À la place d’un Empereur nous avons le Premier Ordre. Il y a 20 ans Luke Skywalker a disparu. Depuis, une bonne partie de la galaxie est à sa recherche. Et certaines personnes pourraient bien se rapprocher de la solution. En effet, il existe une carte des voyages de Luke. Alors que l’Empire souhaite la posséder afin de détruire le dernier Jedi la Résistance souhaite le faire revenir et restaurer l’équilibre de la Force. La générale envoie son meilleur pilote retrouver cette carte. Mais l’Empire n’est pas loin derrière et détruira absolument tout afin de mettre la main sur Luke Skywalker.

Que penser de cette nouvelle suite (qui, cette fois, ne se déroule pas dans le passé) ? Est-ce qu’elle est à la hauteur pour relancer une franchise qui n’est jamais morte ? Le film vaut-il la destruction de l’univers étendu ? Difficile à dire… moi, en tout cas, j’ai aimé. Qu’on ne s’y méprenne pas. Il y a de nombreux problèmes scénaristiques et autres. Ainsi on se demande comment Finn passe de soldat loyal à résistant. Pourquoi existe-t-il une carte du lieu où se trouve Luke ? Pourquoi personne n’est au courant de la super base ? Mais ce qui fait la réussite et la faiblesse du film se sont, avant tout, les références. Chaque minute sont remplies de références aux autres films et, au bout d’un moment, on se demande si on regarde un film ou des scènes d’hommages envers les autres films ? Heureusement, nous avons aussi de nombreux nouveaux personnages qui rejoignent les anciens. Ces derniers sont introduits progressivement et ça fonctionne bien. J’apprécie particulièrement l’écriture des nouveaux personnages mis à part Kylo Ren que je trouve un peu bâclé. On a une sorte de nouveau Vador qui fait tout pour ressembler à ce dernier et qui semble suivre son exemple pour des raisons similaires. Donc, pour moi, c’est réussi.

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**** J’ai bien aimé. Il y a de nombreux problèmes dans l’intrigue ainsi qu’un grand méchant qui n’a pas le charisme de Vador (surtout après avoir enlevé son masque) mais je me suis bien amusé.
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Image : Site officiel

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12:05 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the force awakens | | | |  Facebook

16/12/2015

All-New X-Men 5. Déménagement par Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Brandon Peterson

Titre : All-New X-Men 5. Déménagement
Auteurs : Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Brandon Peterson
Éditeur : Panini comics 14 octobre 2015
Pages : 248

Ce tome contient les numéros All-New X-Men 18-21 et X-Men Gold 1. Kitty Pride et ses étudiants, les X-Men d'origine, sont partis de l'école de Wolverine pour se rendre à l'école de Cyclope. C'est une surprise pour les mutants qui suivent Wolverine. Ce tome reprend exactement à ce point. Les jeunes mutants doivent apprendre à accepter ce nouveau lieu froid et peu engageant rempli de nouveaux mutants et d'anciens ennemis. Puisque c'est une remise à niveau il est aussi décidé de changer d'uniforme pour des versions plus moderne et plus proche de l'idéal des Power Rangers. Il ne faut pas longtemps pour qu'il y ait des ennuis. En Floride une mutante est pourchassée par des hommes surarmés citant la bible. Cette jeune femme n'est autre que X-23 et elle est bien décidée à se venger de ses agresseurs.

Ce tome est peu mieux que le précédent. Au lieu de je ne sais plus combien d'équipe nous en avons une. L'intrigue ne la fait pas beaucoup interagir avec les Uncanny X-Men étant donné qu'on est immédiatement envoyé en Floride. L'histoire n'est pas vraiment intéressante. Elle permet, encore une fois, de placer les X-Men face à la peur et à la haine même si cette fois on parle de religieux chrétiens. C'est surtout un bon moyen d'introduire un nouveau membre qui est X-23. Je ne sais pas encore quoi penser d'elle mais je l'apprécie (bien que j'apprécie moins que les membres masculins des origines draguent tout ce qui semble féminin). J'ai mieux aimé le numéro Gold qui s'intéresse à des événements précis du passé. Mes histoires préférées, dans ce numéro, sont celles qui concernent Kitty et Wolverine.

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**** Moins pire que le tome 4 ce tome 5 reçoit aussi de l'aide de la part du numéro Gold.
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Image : Amazon

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All-New X-Men 4. La bataille de l'atome par Brian M. Bendis, Jason Aaron, Brian Wood, Stuart Immonen, Chris Bachalo et Frank Cho

Titre : All-New X-Men 4. La bataille de l'atome
Auteurs : Brian M. Bendis, Jason Aaron, Brian Wood, Stuart Immonen, Chris Bachalo et Frank Cho
Éditeur : Panini comics 16 septembre 2015
Pages : 248

Ce tome contient X-men: battle of the atom 1-2, All-new X-men 16-17, Uncanny X-men 12-13, Wolverine and the X-men 36-37 et X-men 5-6. Ce gros tome est comme son contenu : un gros foutoir avec plein de séries différentes. Mais que s'y passe-t-il ? Dans le présent les X-Men d'origine sont envoyés afin de stopper une nouvelle mutante particulièrement puissante et de mettre les civils à l'abris. Le problème c'est qu'ils ne sont pas les seuls sur le terrain. Premièrement, il y a un escadron entier de sentinelles dont les X-Men d'origine ne peuvent pas se débarrasser. Ensuite, l'équipe de Cyclope dit bonjour et sauve tout le monde. Mais pas assez vite car Cyclope du passé meurt ce qui fait disparaitre celui du présent et crée une sorte de tremblement dans l'univers. Heureusement, il est ramené à la vie par l'un des nouveaux mutants. Mais, pour Wolverine, c'en est trop. Les X-Men d'origine doivent retourner à leur époque. En même temps, des X-Men du futur (oui il y a beaucoup de X-Men) arrivent dans le passé afin d'être certain que ceux du passé repartent. Cependant, Jean ne veut pas revenir. Elle décide de lutter et c'est ainsi qu'une bataille s'engage entre différents groupes mutants.

Bon, alors j'aime bien cette série. Je sais, elle est très critiquée pour des raisons parfaitement légitimes. On ne sait pas où va le scénariste et les choses tournent un peu en rond. Mais j'aime bien l'idée ainsi que les personnages et leurs réactions face à leur futur eux-mêmes (bien que Jean soit un peu agaçante). En plus j'aime beaucoup Kitty Pride et elle est souvent présente. Alors pourquoi n'ai-je pas aimé ce tome ? Premièrement, on a beaucoup d'action mais on ne comprend pas vraiment qui combat qui ni pourquoi. Il faut se rendre compte que nous avons, si j'ai bien compté, six équipes différentes qui ne s'apprécient pas toujours et qui se mentent mutuellement. Ces six équipes n'expliquent strictement rien mis à part que les voyages dans le temps sont dangereux (le seul danger est montré dans les premières pages). Je veux bien le croire mais je souhaiterais en savoir plus. J'aimerais comprendre comment certains personnages se sont retrouvés dans leurs différentes positions. Mais, rien ne nous est dit. Ensuite, les conséquences sont peu apparentes. J'ai l'impression d'un retour à la normal avec quelques changements mineurs alors que l'intrigue pose des questions sérieuses. Le SHIELD, par exemple, n'agit pas directement sur Wolverine et se laisse déborder aussi facilement qu'un bébé. Bref, un tome dont l'intrigue est à la fois trop confuse et trop facile.

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*** Une intrigue confuse, une conclusion facile, un petit changement intéressant mais qui tombe un peu comme un cheveux sur la soupe.
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Image : Amazon

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15/12/2015

Wonder Woman 6. La chute de l'Olympe par Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka

Titre : Wonder Woman 5. Chair de ma chairwonder-woman-tome-6-270x417.jpg
Auteurs : Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban comics 27 novembre 2015
Pages : 168

Ce sixième et dernier tome du run contient les numéros30-35 et Secret origins 6. Dans le dernier tome l'Olympe était tombée avec la mort d’Apollon. Ce dernier avait rendu ses pouvoirs à Héra mais le Premier Né règne. Ni la mer ni les enfers ne sont à l’abri. Tandis que Diana tente de convaincre ses sœurs de s'unir à leurs frères afin de faire la guerre au Premier Né elle voit ses allié-e-s disparaitrez et tomber un-e à un-e. Il est temps pour Diana de prendre ses rôles au sérieux : Héroïne, reine, guerrière et déesse de la guerre. Mais, face au Premier Né, cela pourrait ne pas être suffisant. D'autant qu'Eris souhaite la discorde sur l'ile du paradis et qu'Héra est à nouveau elle-même.

Bien que j'ai énormément apprécié ce run je suis content d'en voir la fin. Celui-ci trainait un peu en longueur. Le cinquième tome donnait l'impression de tout faire pour que deux jours tiennent en 160 pages. Ce tome va bien plus vite. Pratiquement immédiatement nous sommes engagés dans la guerre avec la vision d'un Olympe absolument horrible. Ce qui m'a le plus frappé est le destin de Cassandra. Elle passe de chef de guerre à esclave affamée en loque. Je ne m'attendais pas à un tel changement. Diana, de son côté, tente de créer des nouveautés mais celles-ci n'ont pas le temps d'être contestées étant donné la menace du Premier Né. Il est dommage que le prochain run ne soit pas à la hauteur car j'aurais aimé voir ces changements se former dans la société des Amazones. Je ne dirais pas comment le tome se termine et je vous laisse découvrir ce run par vous-même.

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***** Enfin nous sommes à la fin de l'intrigue. Du début au dernier tome j'ai apprécié ce run pour l'une des meilleurs séries que je possède actuellement.

Image : Éditeur

08/12/2015

Wonder Woman 5. Chair de ma chair par Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka

Titre : Wonder Woman 5. Chair de ma chairwonder-woman-tome-5-270x414.jpg
Auteurs : Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 24-29. Arès, dieu de la guerre, est mort durant la bataille contre le premier né. Mais, avant de partir pour l'enfer, il a offert ses pouvoirs et ses devoirs à Diana. Le monde a une nouvelle déesse de la guerre. Mais celle-ci ne souhaite pas prendre son rôle. Elle veut seulement protéger Zola et son enfant. Pendant que Wonder Woman tente de suivre Zola qui souhaite rester tranquille l'Olympe ne reste pas sans réagir. Alors que le premier né est torturé par Apollon ce dernier souhaite se préparer à une guerre prophétisée. De plus, Cassandre tente de retrouver son dieu et d'entrer sur l'Olympe. Il sera nécessaire que Diana accepte sa nouvelle identité si elle souhaite vaincre le premier né et protéger les humain-e-s.

J'aime toujours autant ce run sur Wonder Woman malgré sa longueur. En effet, j'ai l'impression que les auteurs tentent de combler du vide avant d'arriver enfin à la fin de leur run sur cette héroïne. Bien que le tome ne soit pas inutile il aurait pu ne pas exister. Wonder Woman doit, ici, apprendre à accepter son statut et retrouver ses différents alliés. Il est presque dommage que sa divinité ne soit pas plus présentée. J'aurais apprécié avoir un peu de politique olympienne sous la dent. Cette première intrigue fonctionne en parallèle avec la torture du premier né par Apollon. Celle-ci fonctionne un peu comme une horloge. On attend la fin qui ne peut qu'advenir et qui ouvre l'intrigue à sa conclusion prochaine dans le tome 6. En ce qui concerne les dessins c'est, encore une fois, une réussite.

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***** J'apprécie toujours autant ce run mais j'attends sa conclusion avec impatience.

Image : Éditeur

01/12/2015

Tuf Voyaging par George R. R. Martin

Titre : Tuf Voyagingisbn9780575118676-detail.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Gollancz 2014
Pages : 435

Haviland Tuf est un simple marchant. Il voyage de planètes en planètes au sens de l'ancien empire humain. Il est un amoureux des chats et un végétarien. Les affaires ne sont malheureusement pas florissantes. Depuis de longs mois il est bloqué sur une seule planète. Il décide donc de prendre, en dernier recours, un équipage. Celui-ci est constitué de mercenaires ainsi que de scientifiques. La mission confiée à Tuf est de se rendre à certaines coordonnées. Celles-ci sont proches d'un système qui serait maudit. Toutes les trois générations des épidémies s'abattent sur la population entière détruisant tout effort de sortir de l'âge de pierre. Mais les scientifiques pensent que ce n'est pas une simple légende. Ils pensent avoir trouvé les coordonnées du dernier vaisseau écologiste de l'empire terrien capable de détruire, ou de reconstruire, des planètes entières. Tuf, lui, n'est qu'un simple marchand mais il pourrait bien surprendre tout le monde.

Ce roman est constitué de plusieurs nouvelles reconstruites afin de les faire fonctionner ensemble. La structure est toujours la même : Tuf se rend sur une planète et un humain lui explique les problèmes rencontrés, après de nombreuses recherches Tuf propose une solution qui est acceptée et enfin celle-ci contient des effets inattendus et que les clients ne souhaitent pas mais Tuf part à la recherche de nouveaux clients. Chaque histoire est l'occasion d'observer comment Tuf va se rendre plus intelligent que les protagonistes et quelles sont les solutions qu'il offre. Mais, les nouvelles vont plus loin que ça. En effet, Martin commence par nous décrire un homme qui abhorre la violence, et le contact humain, amoureux de ses chats. C'est aussi un homme profondément honnête qui fait tout pour aller au bout de ses contrats. Mais, au fil des nouvelles, le personnage change. Il passe de marchand honnête à quelque chose de bien plus inquiétant. Les trois dernières histoires montrent un Tuf qui prend la capacité de juger et condamner certaines personnes et planètes. Bien entendu, Martin permet à tous les lecteurs et lectrices de justifier les décisions de Tuf. Néanmoins, certaines sont éthiquement difficiles à défendre. Haviland Tuf est donc un personnage à la Martin : ni un héros ni un vilain mais un être humain avec ses défauts. Personnellement, j'aimerais beaucoup savoir ce qu'il advient de Tuf dans le futur.

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***** Des histoires intéressantes et variées malgré un schéma identique et un personnage que j'ai beaucoup apprécié.

Image : Éditeur

28/11/2015

Strictly Criminal / Black Mass

1975, Boston vit dans la terreur de la mafia italienne. Un jeune agent du FBI, Connolly, revient dans sa ville de naissance afin de détruire cette organisation. Mais il est extrêmement difficile de prouver les activités illégales des membres de la mafia. Pendant des années le FBI tente de s'en occuper mais ne possède que des informations peu importantes. Connolly est ami d'enfance avec deux personnes qui pourraient l'aider. Le premier est le sénateur William Michael "Billy" Bulger. Le second est James Joseph "Whitey" Bulger. Ce dernier est à la tête d'un gang local sans grandes forces. Bien que le sénateur refuse toutes associations Connolly et James décident de faire alliance. En échange d'informations de la part de James le FBI le protégera de toutes investigations en tant qu'informateur. Bientôt, le FBI se retrouve à lutter pour la guerre de James qui, lui, prend les territoires perdus par la mafia italienne. Il n'était qu'un petit voyou mais en peu de temps il devient le roi du crime de Boston et n'a rien à craindre grâce à la protection du FBI.

Le film adapte librement des événements ayant réellement eu lieu. Mais il ne peut pas tout expliquer ce qui permet probablement de comprendre certaines insuffisances. Le film n'est pas centré sur les gangsters. J'ai eu l'impression de voir un film qui me montrait comment une relation peur mal tourner pour un agent du FBI. Connolly est un jeune agent qui a connu James durant son enfance. Il a les mêmes valeurs que lui. Ce que le film montre ce sont deux personnes qui se comprennent et qui agissent afin de s'aider mutuellement. Alors que James crée un empire sous la protection du FBI Connolly crée sa carrière sur les informations de James. Ce qu'on nous montre c'est un agent du FBI dont la vie dépend de son informateur. Il lui est tellement lié qu'il ne peut rien faire pour stopper les crimes de son associé. Ce qu'on ne nous montre pas assez ce sont les informations offertes par James. Mis à part une fois on ne le revoit jamais donner quelque chose d'autre que des cadeaux. En fait, le film semble vouloir montrer que les informations sont en fait des faux trouvés par Connolly dans les rapports d'autres informateurs. Le film est donc lent avec peu d'action et des sauts temporels de plusieurs années. Son but n'est pas de divertir mais de montrer comment un système se met en place puis explose. D'une certaine manière le film a échoué car on ne comprend pas vraiment ce système. Mais il reste très bon.

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**** Moins qu'un film de gangster c'est plutôt un film qui tente de démonter un système et ne réussit pas tout à fait à le faire.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : black mass, strictly criminal | | | |  Facebook

Le voyage d'Arlo

Il y a 65 millions d'années un astéroïde s'est dirigé en direction de la Terre. Bien qu'il se soit fortement approché il n'a pas percuté notre planète. Quelques millions d'années plus tard les dinosaures sont toujours sur la Terre avec quelques races de mammifères. Une famille de dinosaure vit dans une vallée. Une ferme a été mise en place afin de nourrir toute la famille qui compte trois enfants. Tout le monde, dans la famille, agit en faveurs du bien commun. Mais il y en a un qui a un peu de mal. Son nom est Arlo et il a peur de tout. Ses craintes l’empêchent d'aider au maximum de ses capacités. Alors son père lui donne une mission : surveiller le grenier afin d'empêcher les animaux de voler les provisions. Mais lorsqu'il découvre un jeune humain aussi effrayé que lui il le laisse partir et, bientôt, il se retrouve loin de chez lui avec seulement cet humain pour l'aider. Un long trajet l'attend pour retrouver sa maison et il devra lutter contre ses peurs s'il souhaite survivre.

Pixar a tendance à tourner en or toutes les histoires qui lui sont confiées. Ici on part sur un what if afin de créer une famille de dinosaure vivant dans un monde dans lequel les reptiles ont atteint une forme d'intelligence proche de la nôtre. Les images sont magnifiques. On a parfois du mal à croire que les paysages sont virtuels tellement ils semblent réels. Les personnages sont attachants sans être particulièrement difficile à oublier. Ce sont d'abord des stéréotypes qui permettent de faire avancer l'intrigue plus que de véritables personnes. La véritable richesse du film s'inscrit dans le lien entre l'histoire et les paysages. L'histoire est un moyen d'expliquer pour quelles raisons il est nécessaire de lutter contre ses peurs. On nous montre que même seuls on est toujours accompagné et que l'on peut toujours retrouver sa famille ainsi que des amis. D'une certaine manière, il n'y a pas vraiment de méchants dans ce film sauf les démons intérieurs d'Arlo.

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**** Un beau film qui m'a fait passer un bon moment.
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Image : Site officiel

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09:20 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le voyage d'arlo | | | |  Facebook

27/11/2015

Refuser d'être un homme. Pour en finir avec la virilité par John Stoltenberg

Titre : Refuser d'être un homme. Pour en finir avec la virilité
Auteur : John Stoltenberg
Éditeur : Syllepse et M 2013
Pages : 268

L'auteur part d'un constat simple : nous vivons dans un monde patriarcal qui implique que les hommes possèdent des privilèges. Dans ce contexte, comment faire pour lutter contre le patriarcat en tant qu’homme ? John Stoltenberg répond dans son titre pour, ensuite, développer ce que cela implique : il est nécessaire de refuser d'être un homme. L'auteur considère la masculinité comme un construit de nature politique qui implique une histoire et des pratiques. Ainsi, il est nécessaire de déconstruire la virilité si on souhaite supprimer le patriarcat. Les explications de Stoltenberg se forment dans différentes contributions, articles ou conférences, qui sont regroupées en quatre parties.

Ces quatre parties permettent à l'auteur d'expliquer son point de vue. Il commence par expliquer comment les hommes intègrent la masculinité comme un moyen de s'éloigner des femmes. Il explique que les garçons sont d'abord des propriétés des maris avant d'être des êtres humains et qu'il est nécessaire de les rendre identiques au père pour en faire des hommes citoyens. Stoltenberg passe aussi beaucoup de temps à analyser la sexualité. Il tente non seulement de la déconstruire en tant que forme politique de domination mais aussi de trouver où se trouve cette formation de la sexualité masculine. Cela le conduit à analyser la pornographie dans de nombreux chapitres. Il démontre que celle-ci, loin d'être une expression, est avant tout un moyen d'inférioriser la population féminine tout en formatant le plaisir masculin sur ce besoin d'inférioriser autrui. Il milite donc pour une sexualité qui ne soit pas celle d'un dominant mais de deux égaux consentants à tous les actes qui ont lieu entre eux en tant que couple.

Que penser de ce livre ? Le titre a été écrit pour choquer et interpeller mais il ne ment pas. Les propos de Stoltenberg sont sans concessions et convaincants. Il montre en quoi la sexualité masculine, dans un contexte patriarcal, est toxique. En particulier, ce qu'il écrit sur la pornographie est particulièrement intéressant. J'ai lu avec grand intérêt la tentative de créer une loi anti-pornographie qui prenne en compte les victimes. On sort de ce livre avec l'idée que la masculinité doit être détruire afin de mettre à bas la bipolarisation de genre et les structures de pouvoirs qui y sont spécifiquement liées.

Image : Éditeur

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Wolverine and the X-Men 2. Avengers VS X-Men par Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw

Titre: Wolverine and the X-Men 2. Avengers VS X-Men
Auteurs : Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw
Éditeur : Panini 9 septembre 2015
Pages : 224

Ce second tome contient les numéros 9-18. L'école de Wolverine n'en est qu'à ses débuts et elle a déjà vécu une destruction ainsi qu'une catastrophe financière. Mais une horreur bien plus importante va s'abattre sur le monde entier et, donc, sur l'école. Les liens entre mutants sont déjà compliqués mais lorsque le Phénix menace la Terre ils deviennent de pire en pire alors que des amis se combattent tout en vivant au même endroit. Le Avengers et les X-Men sont en guerre ouverte sur fond de fin du monde. Mais que faire de l’école ? Pour Wolverine c'est facile : les élèves doivent être en sécurité et il n'acceptera pas que la guerre menace les lieux même si la moitié des professeur-e-s sont parti-e-s combattre.

Ce tome fonctionne en grande partie comme complément de l'évènement principal. Ce qui le rend bien moins cohérent que le premier. L'intrigue dépend fortement de ce qui se déroule ailleurs et les conséquences sont malheureusement assez peu montrées. On découvre seulement des loyautés différentes de la part des membres de l'équipe. Heureusement, ce tome est aussi constitué de plusieurs one shots qui fonctionnent très bien. Je parle, par exemple, du diner de Kittie Pride avec Collossus qui permet de montrer ce que sont devenus les 5 Phénix de manière bien plus intime que l'histoire principale. J'ai aussi aimé le numéro constitué entièrement autours de Droop. On y comprend quel est son rôle et quels sont ses relations avec les membres du personnel. Ce second tome ne fait pas avance l'intrigue principal de Avengers VS X-Men mais offre une autre lumière. Il ne fait pas non plus avancer l'intrigue du titre mais ne l'oublie pas et pose quelques indices.

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**** Bien que le tome souffre de devoir fonctionner avec une intrigue parallèle il est réussi et certains numéros sortent clairement du lot.
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Image : Panini

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26/11/2015

Les Suffragettes

J'attends ce film depuis un bon moment. Malgré les polémiques je voulais le voir. Le film prend place en 1912. Les femmes militent depuis de nombreuses années de manière pacifique afin de recevoir le droit de vote et donc d'être des citoyennes à part entière. Mais ce droit leur est encore et toujours refusé. Le mouvement se pense donc dans une nouvelle direction. Si le pacifisme ne fonctionne pas et ne donne lieu qu'aux moqueries il est temps de passer aux actes. Le mot d'ordre est lancé les femmes vont faire preuve de désobéissance civile. Le film suit une jeune ouvrière de 25 ans : Maud Watts. La journée elle travaille du matin au soir dans un intérieur suffoquant et bruyant sans être payée autant que les hommes. Le reste du temps elle s'occuper de son fils ainsi que de son mari. Après réflexions et prises de connaissances elle s'implique de plus en plus fortement dans le mouvement des Suffragettes malgré son mari et la violente répression policière.

Qu'ai-je pensé de ce film ? Tout d'abord, je trouve que montrer le mouvement par les yeux d'une ouvrière est une très bonne idée. On se trouve face aux personnes les plus démunies par les conséquences du militantisme et du sexisme. En effet, Maud Watts est victime des avances de son patron tandis que ses collègues sont battues par leurs maris. Le film montre ce que coute ses idées à Maud. Elle est seule, elle perd son fils ainsi que sa communauté ce qui implique l'incapacité de trouver du travail ainsi que la pauvreté. Le film montre aussi la répression extrêmement forte de la police. On les suit, on les fiche et on les arrête afin d'éviter que le système soit remis en cause. Il faut surtout éviter la publicité autours des actions des Suffragettes afin d'éviter de nouvelles recrues. Le film nous montre aussi que demander gentiment est inutile. Les droits ne peuvent être reçus qu'après de longues luttes parfois physiques. Le jeu et la réalisation sont très froides. On suit Maud comme si elle portait la caméra. Les conditions de vie nous sont jetées aux visages tandis que tout tremble dans tous les sens lors des assauts de la police ou des fuites. Bien que ce ne soit pas un film parfait sur un sujet difficile je l'ai apprécié.

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**** Intéressant avec une bonne prise sur le contexte historique des ouvrières.
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Image : Allociné

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22/11/2015

Wolverine and the X-Men 1. Bienvenue chez les X-Men par Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw

Titre: Wolverine and the X-Men 1. Bienvenue chez les X-Men
Auteurs : Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw
Éditeur : Panini 6 mai 2015
Pages : 192

Ce premier tome contient les numéros 1-8. Ce n'est pas la grande amitié entre Cyclope et Wolverine. Les mutants sont de moins en moins nombreux et ces deux ont décidé de séparer leur peuple en deux groupes. Alors que Cyclope reste sur Genosha Wolverine décide d'ouvrir un institut afin d'apprendre aux jeunes mutants à se servir de leurs pouvoirs. Wolverine en directeur d'école c'est une idée qu'il fallait oser mettre en place ! L'ennui c'est qu'une école de mutants fait face à bien plus de problèmes que tous les autres établissements scolaires du pays réunis. Il ne faut pas moins d'une journée pour que les bâtiments soient rasés en pleine inspection de l'académie. Et lorsque les caisses sont vides quoi de mieux que de faire un petit tour au casino avec un étudiant capables de manipuler les esprits ?

Je n'aime pas Wolverine. Je trouve atroce que les films X-Men soient toujours centré sur lui et que d'autres personnes bien plus intéressants en souffrent. Mais les critiques très positives envers ce run de Jason Aaron m'ont convaincu de compléter ma collection X-Men avec ce tome (ainsi que le second). Bien que nous ne soyons qu'au début de l'histoire on nous offre déjà plusieurs personnages qui seront probablement écrits de manière plus approfondie à l'avenir. À part ces élèves j'ai apprécié retrouvé Kittie Pride (ma préférée !) dans son rôle de directrice. Le tome est aussi rempli de scènes comiques que j'ai beaucoup appréciées ! Selon moi c'est du tout bon.

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**** Drôle et plein d'action. Un premier tome réussi!
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Image : Éditeur

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Dreamsongs: a rretrospective livre 1 et 2 par George R. R. Martin

Titre : Dreamsongs: a rretrospective livre 1 et 2isbn9780752890098-detail.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Goliancz 15 mai 2008
Pages : 656 et 717

Avant de me relance dans Game oh thrones afin de coller à la saison j'ai voulu en savoir plus sur le travail précédent de George R. R. Martin. Quoi de mieux, pour cela, que de commencer par un recueil de nouvelles ? Ces deux tomes regroupent un certain nombre de nouvelles depuis sa jeunesse jusqu'à maintenant. Elles sont classées chronologiquement et thématiquement. Une présentation écrite par George R. R. Martin précède. Celle-ci lui permet d'expliquer la vie des nouvelles (parfois difficile) mais aussi ce qui se déroulait dans sa vie au même moment. Ainsi, on apprend quelles sont les premières histoires qu'il a réussi à vendre et avec quelles difficultés mais aussi les prix qui commencent à tomber malgré la difficulté d'écrire de manière professionnelle. Le dernier tome ajouter une bibliographie.

Il est difficile de présenter ces deux livres. D'une part je n'ai pas lu certaines nouvelles car je les possède déjà ou parce qu'elles font parties de livres que je compte lire plus tard. D'autre part les nouvelles sont diverses aussi bien en qualité qu'en genre. Alors que certaines, la première par exemple, sont loin d'être bonnes (bien que supérieure à tout ce que je suis capable d'écrire) d'autres sont tout simplement magistrales (Pear Shaped Man par exemple). Martin écrit aussi bien dans le registre de l'horreur, de la SF que de la fantasy voir du fantastique sans se soucier des frontières. En fait, il aime mêler les genres afin de raconter une histoire. Il y a donc du bon, du moins bon et du très bon. On peut aussi saluer le courage de publier ses premiers travaux nécessairement imparfaits. Ce sont donc deux livres parfaitement adaptés aux personnes qui souhaitent lire le travail de Martin depuis le début sans avoir à chercher toutes les différentes éditions des nouvelles.

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**** Un livre intéressant pour les fans qui souhaitent en savoir plus sur le travail de Martin.
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Image : Éditeur

19/11/2015

Uncanny X-Men 2. Brisés par Brian M. Bendis, Frazer Irving et Chris Bachalo

Titre : Uncanny X-Men 1. Révolution
Auteurs : Brian M. Bendis, Frazer Irving et Chris Bachalo
Éditeur : Panini 26 août 2015
Pages : 152

Ce second tome contient les numéros 5-11. Les x-men de Cyclope ont des problèmes. D'une part les nouvelles recrues sont à la fois jeunes et inexpérimentées malgré celles qui viennent de l'école de Wolverine. D'autre part les pouvoirs de Magneto, Cyclope, Emma et Magie sont brisés. Le fait que ces mutants ne contrôlent pas parfaitement bien leurs pouvoirs pourrait bien mettre en danger tout le monde. Non seulement certaines entités tentent d'en profiter mais, en plus, certains groupes font tout pour capturer les rebelles. Aussi bien le Shield qu'un groupe mystérieux se préparent à l'affrontement. Et les nouveaux mutants en font les frais alors qu'ils apprennent à peine l'existence de leurs pouvoirs.

On reste, ici, dans un pan un peu plus sombre. Les jeunes mutants peuvent rapidement perdre la vie car ils ne sont pas entrainés. Et les réactions dépeintes par les auteurs sont parfaitement adaptées. J'ai apprécié l'intrigue liée au Shield qui tente de stopper Cyclope mais avec l'aide d'autres mutants plutôt que seul. Surtout, on apprend qu'il y a bien un troisième joueur dans l'ombre et que ce dernier n'hésite pas à mettre des vies innocentes en danger afin de s'attaquer à Cyclope. Mais nous n'avons aucun indice. L'intrigue sur les limbes m'a beaucoup moins intéressé. Par contre, je trouve dommage que les nouveaux mutants ne soient pas mieux caractérisés. Pour l'instant on ne sait presque rien tout simplement parce que l'action ne laisse pas le temps d'écrire ces personnages. Certains points restent aussi en suspens alors qu'on aimerait en savoir plus ce qui m'a beaucoup frustré. Mais ça reste un tome que j'ai apprécié.

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**** Bien que les personnages ne soient pas encore écrits et que certains points sont moins bons je reste en faveurs de ce comic.
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Image : Éditeur

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16:02 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

18/11/2015

Hunger Games Mockingjay 2

Nous avions quitté Katniss en très mauvaise posture. Alors qu'une équipe avait réussi à entrer dans le Capitole afin de libérer les survivants des Hunger Games, dont Peeta, elle était attaquée par surprise. Nous sommes quelques temps plus tard. Katniss va bien mais elle n'a plus confiance en Peeta qui a été programmé pour la détester et la tuer. Mais la guerre continue. Les rebelles ont réussi à prendre tous les districts sauf le second. Il s'y trouve une base capable d'envoyer des bombardiers sur le territoire entier de Panem sans oublier les nombreuses autres armes en réserve. Mais les lieux sont tenus par les plus loyaux membres du Capitole ainsi que par des civils sans choix. De plus en plus, Katniss se rend compte qu'elle va devoir faire des choix. Accepter que toutes les règles soient inexistantes en temps de guerre ou lutter pour un minimum d'humanité.

Je suis fortement déçu. Déjà je n'aime pas l'idée de couper en deux sans bonnes raisons une histoire qui pourrait tenir en un film. Ensuite je n'aime pas la 3D. Ce film, à mon avis, est raté. Il aurait été bien plus logique de fusionner les deux dernier afin de créer un bon film d'action avec un rythme soutenu. À la place nous avons un premier film très lent, mais assez réussi, et un second tout aussi lent mais peu réussi. Pour quelles raisons ? Parce que, selon moi, la production n'a pas pris la peine de transformer ce temps à disposition pour approfondir le sujet. Ainsi, on nous offre de nouveaux personnages mais on ne connait presque rien de leur histoire. Ils sont là et peuvent partir sans que personne ne s'en soucie. Il aurait été possible, aussi, de creuser un peu plus les thèmes. Ainsi, nous avons des pistes intéressantes en ce qui concerne les lois durant la guerre ou la propagande. Mais rien n'est poussé assez loin pour que cela fasse une impression plus que fugace. En conclusion, on voit les évènements, on peut les comprendre mais ils se suivent sans véritablement avoir été pensé dans un tout cohérent, dans le cadre d'un message. C'est une fin ratée et je trouve ça vraiment dommage.

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** Je place ce film ici pour montrer la hauteur de ma déception.
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Image : Allociné

Site officiel

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21:28 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hunger games, mockingjay | | | |  Facebook

16/11/2015

Uncanny X-Men 1. Révolution par Brian M. Bendis et Chris Bachalo

Titre : Uncanny X-Men 1. Révolution
Auteurs : Brian M. Bendis et Chris Bachalo
Éditeur : Panini 3 juin 2015
Pages : 96

Ce premier tome contient les numéros 1-4. Scott Summers a tué Charles Xavier durant la guerre entre X-Men et Avengers. Il était possédé mais ça ne permet pas de tout pardonner. Il était enfermé dans une prison du Shield avant que Magneto ne décide de l'en faire évader. Depuis, Scott parcoure le monde afin de recruter et de protéger de jeunes nouveaux mutants attaqués par les autorités et la population. Bien qu'il soit recherché par de nombreuses forces de sécurité et qualifié de terroriste il est de plus en plus populaire. Ses méthodes violentes ne sont pas acceptées par tout le monde. Les X-Men, d'une part, sont contre et risquent de souffrir des actions de Scott. Une autre personnes, plus surprenante, trahit le leader mutant et donne des informations d'importantes capitales au Shield et donc aux Avengers.

Durant Avengers VS X-Men nous avions un Scott fou de pouvoir qui prenait des décisions sans consulter personne. Les mutants étaient devenus une classe de tyrans sans le vouloir. Dans Uncanny Avengers on observe la tentative de Captain America de créer une union entre humains en mutants par l'exemple des héros. Dans All New X-Men nous avons le point de vue des mutants qui se trouvent sous le leadership de Wolverine. Dans ces trois cas Scott Summers est vu comme un meurtrier qui a détruit le rêve d'une cohabitation pacifique. Dans Uncanny X-Men, par Bendis, on nous peint le point de vue de Scott. Loin d’un meurtrier sans remords c'est un homme qui regrette ce qu'il a accompli sous le joug du Phénix. Il tente de réparer ses erreurs en sauvant le plus de monde possible par la violence nécessaire. Et son point de vue est plus acceptable qu'on ne le croit. Bendis nous montre de jeunes mutants qui doutent mais qui n'ont pas le choix. Personne ne les protéger alors que la police attaque l'arme à la main toutes manifestations de pouvoirs mutants. Mais est-ce une bonne tactique de se défendre par la violence ? Il est intéressant de voir une part plus sombre des relations entre humains et mutants. Mais surtout de remettre en question à la fois ce que l'on pense sur Scott et ce que les personnages pensent de lui.

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**** Un premier tome intéressant. J'ai envie de lire la suite.
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Image : Éditeur

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Uncanny Avengers 4. Pour venger la Terre par Rick Remender et Daniel Acuña

Titre : Uncanny Avengers 4. Pour venger la Terre
Auteurs : Rick Remender et Daniel Acuña
Éditeur : Panini 14 octobre 2015
Pages : 136

Ce quatrième tome contient les numéros 18-22. La Terre est détruite. Les humains sont tous morts. Mais les jumeaux de l'apocalypse ont pu évacuer les mutants afin de créer une planète paradisiaque nommée X. Plusieurs années ont passé et tous les mutants, après un effort de propagande, sont d'accord. Thor est la cause de la destruction de la Terre. Cette destruction est dommage mais il est impossible et même dangereux de tenter de revenir en arrière. Seulement un mutant refuse la mort des humains : Alex Summers. Avec sa femme, la Guêpe, il tente de lutter afin de détruire le barrage qui empêche les voyages temporels. Cependant, sa destruction pourrait bien créer un problème. En effet, ce n'est autre que Kang qui prend le manteau de sauveur de la Terre. Et qui peut faire confiance à Kang ?

Ce tome quatre permet de conclure un arc qui aura pris trois tomes et qui pose les fondations de ce qui pourrait être la suite. Alors que les deux premiers tomes montrent comment l'équipe Unité réagit face aux jumeaux et surtout face aux révélations, perdant leur unité et échouant dans toutes les missions, ce tome permet d'abord de mettre en place une vengeance et ensuite de clore les plans de Kang. On nous place aussi face à un choix éthique. Le tome a lieu plusieurs années après la destruction de la Terre. Les mutants vivent en paix mais pas en démocratie. De nombreux enfants sont nés. Est-il légitime de détruire leur vie afin de sauver une Terre dont les habitants sont morts par la faute de deux mutants ? Malheureusement, les auteurs ne vont pas assez loin dans cette direction. Ils se contentent de placer ce dilemme dans un seul personnage, Alex, via sa fille. Le reste des personnages oublient rapidement cette réalité alternative ainsi que les morts qui résultent de leurs actions. Au moins, le tome réussit à montrer une bref union des Avengers et des Mutants mais sans aller très loin dans le concept. Quelles seront les conséquences ?

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**** Un bon quatrième tome qui réussit à conclure un arc en toute beauté. Mais il y a tout de même des imperfections ou plutôt des occasions manquées.
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Image : Amazon

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15/11/2015

James Bond. Spectre

Ce soir je me suis rendu au cinéma afin de voir le dernier Bond. L'aventure débute après Skyfall. Bond se trouve à Mexico durant la fête de la mort. Tout se passe relativement bien jusqu'à ce que Bond fasse ce qu'il fait toujours : tout faire exploser et causer un accident diplomatique international. Retourné à Londres il apprend que M n'a plus vraiment confiance en lui et souhaite le suivre de très près. Plus important, les activités de Bond et du secteur 00 sont critiqués, à nouveau, au niveau du gouvernement. Un plan est mis en place qui consiste à fusionner le MI6 avec un nouveau service sous le contrôle de C. Ce service n'utilisera plus d'agents de terrain mais l'information, la surveillance totale et des drones. Il ne reste que trois jours avant que le MI6 cesse d'exister. C'est peu pour suivre la dernière piste de Bond. Celle-ci semble le conduire vers une organisation qu'il a déjà croisée lors des dernières affaires : Spectre.

Il y a trois aspects dans ce film. Le premier concerne le passé et la famille de Bond. On en avait déjà beaucoup appris dans Skyfall. Cette fois on apprend ce qui est arrivé durant l'enfance de Bond alors qu'il se trouvait sous tutelle. Encore une fois, la rivalité est d'ordre familial tandis que le méchant est, d'une certaine manière, le frère de Bond. Cet aspect a tendance à amenuiser le second point. En effet, depuis Casino Royal on entend parler d'une organisation. Bond est sur sa trace à plusieurs reprises sans pouvoir prouver son existence. On avait, en face de nous, une organisation criminelle qui prenait le contrôle de plusieurs secteurs nécessaires pour la survie. Cependant, faire des deux personnages principaux (car les femmes n'ont aucun rôle dans les Bond) des frères rivaux rend l'organisation moins menaçante car l'histoire devient un banal problème entre deux personnes plutôt qu'un problème social. Le troisième aspect concerne des décisions qui ont déjà été prises. Bond et le MI6 se trouvent face à une nouvelle vision des services de renseignements. Les hommes comptent moins que les informations tandis que l'action est robotisée. La récolte d'information est massive et partagée entre services nationaux sans contrôle démocratique. Ce que le film veut montrer c'est d'abord la nécessité d'un contrôle humain sur les renseignements. Tout surveiller ne mène à rien sans un être humain capable de prendre des décisions et responsables devant le peuple. Le contraire ne peut mener qu'à la tyrannie. Ce que le film tente aussi de montrer, et échoue, c'est le danger de la surveillance totale. Dans le film le danger est pour Bond qui est affaiblit, en tant qu'agent de l'État, par les informations, en temps réel, récoltées sur lui. Rien n'est dit sur les problèmes posés pour la démocratie. Pire encore, le film peint ce danger comme extérieur à l'État. C'est un groupe secret, criminel et privé qui incarne les problèmes de la surveillance. L'État n'est jamais pensé. Or, à notre époque ce sont les États qui mettent en place cette politique en ce moment même sans se poser de questions sur les effets futurs pour la démocratie. Le film est donc raté dans son message.

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*** Ça aurait pu être un bon film. En l'état il n'est pas mauvais mais tout de même raté.
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Image : Site officiel

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21:50 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james bond, spectre, 007 | | | |  Facebook