science-fiction

  • The Mighty Thor 5. The death of the mighty Thor par Aaron, Dauterman et Wilson

    Titre :  The Mighty Thor 5. The death of the mighty Thor
    Auteurs : Aaron, Dauterman et Wilson
    Éditeur : Marvel 26 juin 2018
    Pages : 136

    Ce volume 5 contient Mighty Thor (2015) 700-706 et Mighty Thor: at the gates of Valhalla. Jane Foster, Thor, a vaincu tous les ennemis qui lui sont tombé-e-s dessus. Mais lorsqu'elle porte le marteau elle perd contre son cancer. Chaque transformation s'attaque à sa guérison et l'envoie plus près de la mort. Malgré tout, elle a continué à combattre car elle est convaincue que l'univers a besoin d'un Thor. Mais cette fois son combat pourrait bien être le dernier. En effet, une bête que même les divinités craignent s'est levée. Si deux Thors, Odin et tout Asgardia ne sont pas suffisants que peut faire Jane Foster ?

    SPOILER

    Le run global de Jason Aaron s'attaque à ce que signifie la divinité. Dès le début, s'est posé la question des actions des divinités et, en particulier, de Thor. Lorsque ce dernier perdit son droit à porter le marteau ce fut Jane Foster qui devint Thor. Mais là aussi, Jason Aaron fut clair dès le début et annonça que Jane Foster allait mourir. Malgré tout, Le scénariste l'a fortement impliquée dans son grand événement en cours actuellement et Jane est le personnage qui a le plus lutté contre Malekith afin d'éviter cette guerre. On aurait pu craindre un échec de la part de Aaron à écrire cette fin. Mais j'ai l'impression que celle-ci est très maitrisée et permet de donner la place qu'elle mérite à ce personnage. Bien que je ne m’attendisse pas à ce choix exact, celui-ci me permet de me demander ce qui adviendra dans le futur.

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    ***** Un très bon dernier tome pour une Thor meilleure que Thor lui-même.

    Image : Amazon

  • Paper Girls 5 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre :  Paper Girls 5
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 5 décembre 2018
    Pages : 128

    Ce volume 5 contient Paper Girls 21-25. Nos quatre aventurières sont perdues dans le temps depuis plusieurs jours. Elles commencent tout juste à comprendre la guerre dans laquelle elles sont impliquées de force. Elles apprennent surtout de plus en plus de choses sur leurs futurs alors qu'elles rencontrent leurs doubles. Dans ce volume, elles se retrouvent dans le lointain futur, celui des ancêtres qui ont créé le voyage dans le temps et les règles que cela implique. Mais cette période est particulièrement dangereuse. Seront-elles capables de survivre au futur ?

    SPOILER

    Dès le début, cette série pose la question du destin. Lorsque les 4 jeunes filles apprennent des choses sur leurs futurs elles se demandent toujours s'il ne serait pas possible de la modifier afin d'éviter erreurs et tristesses. Ce thème est particulièrement important ici puisque l'une d'elles pourrait être guérie, et donc ne pas mourir. Plus encore, ce volume met en avant l'une des visions qui avait été mise en scène précédemment. Outre la réponse à la possibilité de changer son destin ce volume commence donc à conclure les différents indices en vue de sa fin.

    En effet, le premier volume était compliqué à comprendre. Nous étions lancés dans une intrigue chaotique sans savoir dans quelle direction l'intrigue se rendait. Cette difficulté était plus importante encore lorsque nous avons rencontré les symptômes de la guerre lors de plusieurs époques. Dans ce cinquième volume, les auteurs commencent enfin à nous permettre de comprendre de quelle manière fonctionne l'intrigue et donc l'ordre dans lequel se déroule les différents événements. On ne peut qu'admirer la capacité des auteurs à mettre en places des scènes qui ne seront expliquées que bien plus tard et ce sans se contredire.

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    **** Un avant-dernier volume pour une série que j'apprécie beaucoup. Je me réjouis de lire la fin de l'histoire.

    *****

    Image : Éditeur

  • The 100 saison 5

    TW : Cannibalisme

    Lors de la saison 4 le monde est mort une second fois. Alors que les centrales nucléaires du monde entier augmentent régulièrement le taux de radiation ambiant, une vague de mort s'abat sur le monde et menace d'atteindre les quelques poches de survies humaines. Durant les derniers jours, l'humanité s'est battue afin de ne pas mourir et 3 groupes se sont séparés : un petit groupe a réussi à atteindre l'espace afin d'attendre que la Terre soit habitable à nouveau, Clarke vit sur le sol seule et 1500 personnes ont atteint un bunker afin d'y survivre pendant de longues années sans pouvoir sortir. Mais personne ne savait qu'un transport de prisonnier se rend lentement en direction de la Terre. L'équipage ne sait rien des événements qui ont mené à la fin du monde et illes ne savent pas comment fonctionne la société. Il n'en faut pas beaucoup plus pour créer une nouvelle guerre centrée sur l'unique point vert de la Terre. Le contrôler implique la survie. Le perdre équivaut à la mort.

    SPOILERS

    Pendant plusieurs saisons le but de la série est de montrer un groupe de personnes globalement positives trouver le moyen de survivre dans un environnement dangereux. Que ce soit sur Terre ou dans l'espace seule la survie compte et permet de justifier des actes difficiles. Cependant, en particulier lors de la saison 2, il est clair que les personnes que l'on observe ne sont pas des monstres mais que leurs actions sont dictées par la nécessité. Dès la saison 3, la série pose la question de la légitimité de la survive de manière bien plus intense vu que l'un des personnages commet un génocide puis use des même tactiques que ceux qu'elle combat dans la saison 2. Cette saison 5 continue sur cette lancée. On se demande s'il existe réellement une personne qui mérite son humanité vue que tout le monde a accompli des actes très discutables qui peuvent potentiellement mettre en danger la survive de l'humanité.

    Ce qui me mène à ce qui se déroule à la fin de cette saison. Toutes les saisons précédentes, malgré les problèmes, permettent d'imaginer un avenir meilleur qui, au minimum, permet une survie. Dans tous les cas cet avenir est détruit par des problèmes humains et la guerre. Mais ce point ne met pas l'humanité en danger. Dans cette saison, les scénaristes décident de créer une guerre de fin du monde. Personne ne peut en revenir indemne et les actes peuvent empêcher la survive de l'humanité. Malgré les luttes de tout le monde, la Terre ne se remet pas des actes de l'humanité et seule la fuite permet la survie. Ce qui mènera à la prochaine saison que j'espère intéressante.

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    **
    *** Une saison un peu artificielle, un nouvel ennemi tombe littéralement du ciel, qui rend la plupart des personnages peu sympathiques. Ça se regarde si on aime la série mais je me demande quand elle se terminera.
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    *****

    Image : IMDB

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  • Injustice 2. 4 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico

    Titre : Injustice 2. 4
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico
    Éditeur : DC 11 décembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume 4 contient Injustice 2 18-24. Il y a peu de temps, Bruce Wayne et Rha's Al'Guhl ont combattu pour d'une part sauver des enfants et ensuite éviter que les plans de Rha's ne puissent être mis en branle. Malheureusement, ce fut un échec et l'entier du gouvernement des États-Unis est mort. Pire encore, une première frappe civile a détruit une ville entière. Bruce Wayne, questionné par ce qui reste du gouvernement et du parlement, comprend qu'il ne peut pas continuer ainsi. Il est temps d'augmenter la taille de ce qui reste de la Ligue des Justiciers en sauvant les Titans.

    SPOILER

    Les tomes précédents se concentraient sur les personnages annexes de l'univers DC afin de les mettre en avant et remplacer un grand nombre de morts. Les combats, bien qu'existants, étaient moins importants que la construction d'un univers et des problèmes que celui-ci connait. Ce tome se concentre sur deux intrigues, une liée aux Titans et la seconde aux attaques de Rha's. Dans les deux cas, les scénaristes ont pris le parti de lancer des combats spectaculaires avec des enjeux importants puisque les personnes qui meurent sont nombreuses, parfois immédiatement après leur introduction. Même si la construction de l'univers est moindre, la vitesse de l'action permet de ne pas s'ennuyer tout en récoltant quelques indices qui mènent au second jeu.

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    **** Peu bavard, mais spectaculaire. Si vous aimez l'univers des séries Injustice vous allez aimer ce quatrième tome.
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    Image : Éditeur

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  • Evil Empire 3. Land of the free par Max Bemis et Victor Santos

    Titre : Evil Empire 3. Land of the free
    Auteurs : Max Bemis et Victor Santos
    Éditeur : Boom 6 septembre 2016
    Pages : 122

    CW : inceste, meurtres, viols, tortures

    Depuis peu de temps, les USA sont entrés sous un nouveau régime nommé l'Empire du mal. Pire encore, un coup terroriste a permis de faire tomber les régimes du reste du monde afin d'unir le globe sous cette nouvelle forme de politique. Depuis, le monde n'est que chaos et destruction. Mais il existe encore des personnes capables de résister et qui souhaitent s'attaquer aux visages de ce nouveau monde. Auront-illes le temps de le faire avant que la dernière carte du régime ne soit lancée ?

    SPOILERS

    Je le dis immédiatement, ce troisième volume est mauvais. Le premier était intéressant. Le second perdait en intérêt. Ce troisième volume est une horreur. Il commence par faire mal en usant de dessins immondes qui ne cache pas une intrigue tout aussi mal écrite. Au lieu d'une réflexion sur ce qui permet le lien social, les auteurs se contentent de partir en roue libre afin de terminer laborieusement le dernier épisode. Je ne souhaite même pas en dire plus sauf une chose : passez votre chemin.

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    ** Aussi mal dessiné que mal écrit
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    *****

    Image : Amazon

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  • Green Lantern: Earth One 1 par Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd

    Titre : Green Lantern: Earth One 1
    Auteur-e-s : Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd
    Éditeur : DC 20 mars 2018
    Pages : 144

    Harold Jordan fut un membre de la NASA. Il est maintenant membre d'une équipe de minage chargée d'explorer les astéroïdes afin de trouver les ressources nécessaires pour les industries terriennes. Il ne veut plus jamais retourner sur Terre et encore moins faire partie d'un groupe. Mais le nouvel astéroïde qu'il doit examiner cache bien plus que du métal. Harold Jordan y trouve un vaisseau. À l'intérieur se trouvent un robot, une lanterne verte et un alien portant un anneau vert. Après un accident, Harold Jordan enfile l'anneau et découvre qu'il peut survivre au vide. Il vient d'entrer au sein d'une civilisation galactique dont il n'avait aucune idée de l'existence.

    SPOILERS

    Ce que j'apprécie dans la gamme Earth One, malgré les retards et les abandons, est la possibilité de suivre une histoire complète sans avoir besoin de connaitre tout ce qu'il y a à connaitre sur un personnage. Cette gamme permet aussi de recréer les origines plus facilement. Les auteur-e-s de ce Green Lantern l'ont bien compris. Bien que l'on puisse déplorer une aventure qui prend encore en compte Hal Jordan au moins il est différent. Au lieu d'une personne arrogante et inutilement courageuse les auteur-e-s en font un pilote qui refuse d'user d'une machine qu'il ne connait pas, considérant que cela est dangereux pour lui et ses collègues.

    De plus, les auteur-e-s laissent de côté une grande partie de la mythologie. Illes préfèrent donner un univers dans lequel les Green Lanterns ont disparu après une guerre contre des robots. À présent, le corps n'est plus qu'une légende avec quelques personnes qui se sont donnés les anneaux par héritage. Ce n'est que petit à petit que l'on en apprend plus sur le fonctionnement de cet univers. Les auteur-e-s ont pris la décision d'inverser la mythologie puisque les Manhunters arrivent après les Green Lanterns, au lieu du contraire. Il est malheureusement dommage que la fin du volume annonce une suite potentielle, vu les nombreux abandons que connait la gamme.

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    **** Un volume que j'ai apprécié, mais qui risque malheureusement de ne pas donner de suite
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    Image : Éditeur

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  • Ralph breaks the internet / Ralph 2.0

    En 2012 un film revenait sur l'époque des salles d'arcades à l'aide de Ralph. Ce dernier est un vilain d'un jeu mais souhaite devenir, un jour, un héros. Sa quête implique de casser son jeu est de se perdre dans la salle d'arcade. 6 ans après, cette même salle fonctionne toujours aussi bien. Sugar Rush est l'un des jeux les plus populaires, en particulier Vanellope. Cette dernière s'ennuie sans son jeu qu'elle trouve trop prévisible. Une tentative de Ralph de l'aider mène à casser le jeu. Pour le réparer, il est nécessaire de se rendre sur l'internet afin de découvrir une pièce détachée spécifique. Mais le monde de l'internet est plus dangereux que prévu.

    SPOILERS

    Ce film est destiné à des enfants et leurs parents. Logiquement, il essaie de parler aux deux publics et offre plusieurs niveaux de lectures. Internet y est expliqué aux enfants, parfois d'une manière peu subtile. Bien que l'internet soit montré comme une ville impressionnante le film n'oublie pas de mettre en scène les aspects moins reluisants, comme les pop-ups ou les spams mais aussi les commentaires haineux et les virus. En ce qui concerne les parents, le film est rempli de références à la culture populaire mais aussi à des sites bien connus.

    Mais le film m'a aussi surpris par l'un des messages mis en avant : la relation toxique créée par Ralph avec Vanellope. Bien que je me sois attendu à des scènes, très drôles, avec les princesses Disney je ne pensais pas que cela irait beaucoup plus loin. Je m'étais trompé. Vanellope est montrée comme une femme qui rêve de changements. Ralph y est montré comme un homme qui fait tout pour empêcher son amie d'atteindre son rêve, allant jusqu'à le détruire. Il est dominateur, il essaie de l'empêcher de se faire de nouvelles amitiés et il refuse d'être considéré comme responsable des problèmes de Vanellope. Au lieu de montrer Vanellope essayant de rester amie, voire plus, le film lui permet de détruire son amitié avec Ralph tant que ce dernier n'est pas excusé et ne fait pas un effort de changement. Ce n'est qu'après, que les deux personnages peuvent commencer à reconstituer leur amitié. Sans user du mot, il est clair que Ralph y est toxique et que seule la compréhension de ses actes peut lui permettre de réparer sa relation avec Vanellope.

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    *** Un film plutôt sympathique (je veux les t-shirts des princesses)
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    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

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  • Alita: battle angel

    La Terre, un lieu non-identifié, 500 ans après notre ère. L'humanité avait réussi. Nous avions atteint Mars et la Lune grâce à une technologie qui permet de relier cerveau humain et corps robotique. Les sources d'énergies étaient sans fins permettant de faire voler les villes. Mais une guerre a eu lieu. Plus personne ne connait les raisons de celle-ci mais en peu de temps toutes les villes volantes sont tombées. Il n'en reste qu’une : Zalem. En dessous, autours de la décharge créée par les déchets tombés de Zalem, est formée Iron City. Les cyborgs y sont nombreux et aucune police ne défend la population sauf une élite de chasseurs de primes. Le Docteur Dyson Ido y travaille et un jour il découvre la tête d'Alita, tombée de Zalem. Il lui rend un corps mais elle ne sait rien de son passé. Malgré sa naïveté et son amour pour les gens elle comprend rapidement qu'elle a un talent : le combat.

    SPOILERS

    J'étais très sceptique face à ce film. Je ne connaissais pas l'univers d'origine et je ne savais pas de quelle manière il pourrait être adapté. En tout cas, les images sont belles. Zalem est lointaine sans être écrasante alors qu'Iron City semble être construite par des déchets. Le symbole est transparent : une élite supérieure et des inférieurs qui peuvent espère, un jour, monter dans l'échelle sociale, bien que, comme le dit l'un des personnages, il pourrait être mieux d'être un roi des pauvres qu'un esclave des riches. Malheureusement, ces belles images sont détruites par un film très brouillon. La réalisation veut trop en dire en trop peu de temps et on a à peine le temps de comprendre un aspect de cet univers qu'on nous lance sur l'une des intrigues pour ensuite réexpliquer l'univers. Pour finir, on ne comprend rien : on suit l'intrigue sur la découverte du passé d'Alita, l'intrigue "policière", l'intrigue amoureuse, l'intrigue générale qui pourrait implique un second film, l'intrigue sportive et on nous montre le fonctionnement de ce monde. Il y a trop pour trop peu de temps. Ce qui implique une simplification importante des personnages et des liens entre les intrigues créant le second problème.

    Celui-ci est très simple : les personnages sont peu intelligents et réagissent sans raisons. Dyson Ido dit en savoir peu, mais il en sait beaucoup, mais il en sait peu... En revanche il refuse d'aider Alita mais finalement il accepte de l'aider parce que... je ne sais pas mais il y a une question de paternité alors qu'il n'est pas le père d'Alita mais qu'il lui a donné le nom et le corps de sa fille (un peu morbide...). Son ex-femme, Chiren, est prête à tout pour aller à Zalem mais finalement elle change d'idée en 2 secondes et aide Alita. Alita elle-même est construite comme très naïve mais on peut le comprendre vu qu'elle n'a pas de souvenirs. Hugo, cependant, est le personnage le plus insupportable du film et son histoire d'amour avec Alita m'exaspère. Les événements eux-mêmes se déroulent rapidement, sans liens logiques, simplement parce qu'il faut créer un film avec un peu d'action, certes bien mis en scène, mais peu intéressant. Tout cela se termine sur une scène frustrante au possible qui annonce une suite qui pourrait ne jamais avoir lieu.

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    ** Je déconseille fortement
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    Image : Site officiel

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  • Happy Death Day 2u / Happy birthdead 2 you

    CW: Suicides

    Il y a quelques années, un film sans prétentions mais sympathique à regarder était sorti. On suivait une jeune étudiante, Tree, au comportement horrible, membre d'une fraternité, qui se faisait tuer le jour de son anniversaire pour se réveiller le même matin et recommencer toute la journée. Après bien des péripéties et un grand nombre de morts elle réussit à devenir un peu meilleure, elle se réconcilie avec son père et avec la mort de sa mère et elle trouve enfin la personne qui tente de la tuer depuis le début de ses aventures. Tree pense être enfin sauvée de cette boucle infernale et de ses morts à répétition. Mais la boucle va recommencer et cette fois le tueur n'est plus la même personne. En revanche, elle risque enfin de comprendre pourquoi cette boucle a eu lieu et comment l'arrêter définitivement.

    SPOILERS

    Le premier film était sympa, sans être particulièrement bon. Le but était d'offrir un moment pour s'amuser et ça fonctionnait. Le second film reprend exactement les mêmes idées. Il y a une boucle, un tueur avec un masque qui en cache un second et de nombreuses morts. La construction du film est rigoureusement identique : ce qui doit être la dernière scène est annulée afin de sauver tout le monde. Même les motivations de l'héroïne sont identiques : reprendre le contrôle de sa vie et accepter la mort de sa mère. L'unique changement notable est l'explication du phénomène, dû à une expérience scientifique.

    Le film n'offre donc aucune surprise, même si le tueur a changé. Cependant, il semble que certaines idées ont été abandonnées en cours de route. Alors que la victime de la boucle n'était pas Tree et que l'identité du tueur permettait de penser à quelque chose de différent le scénario repart rapidement sur Tree et sa boucle sans jamais l'expliquer. Pourquoi ne pas avoir accepté ces changements plus importants ? Je n'en ai aucune idée. De plus, le film se rapproche des comédies d'adolescents et d'universités en ajoutant des scènes ridicules avec un doyen qui semble ne pas connaitre son travail et le retour d'une amie de Tree qui devient encore plus problématique qu'elle ne l'était déjà.

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    *** Un film qui n'offre rien de nouveau. Il n'est ni réussit ni raté il se contente de copier le premier
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    Image : Site officiel

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  • Black Lightning saison 1

    CW : Racisme d'état, violences policières, expérimentations humaines à caractère raciste

    Jefferson Pierce est une personnalité importante de la ville de Freeland. Non seulement il fait partie des leaders de sa communauté. Mais il est aussi le proviseur d'un établissement scolaire important. En tant que proviseur, il a réussi à protéger ses élèves, les guide mais aussi à éviter que son établissement ne soit transformé en prison pour des raisons dites de sécurité. Cependant, le contexte global reste difficile. Alors que la police use régulièrement de son pouvoir pour s'attaquer à de jeunes hommes racisés la ville est gangrenée par un gang ainsi que la drogue. Tout change lorsque les filles de Jefferson, Jennifer et Anissa, sont kidnappées après avoir refusé les avances d'un garçon. Jefferson décide de renouer avec son passé : le héros nommé Black Lightning. Bien que son retour soit salué par la communauté, il implique aussi des dangers pour sa famille.

    SPOILER

    Bien que la saison 1 ne fasse que 13 épisodes, ce qui implique un final un peu rapide pour cette saison, la production a touché à de nombreux sujets durant les épisodes. Ce qui frappe est l'importance de la communauté. Jefferson Pierce est noir, il est proviseur d'un établissement qui semble contenir un grand nombre de personnes racisées aussi bien au sein des étudiant-e-s que des employé-e-s et il est l'une des personnes importantes de la communauté. Dès le premier épisode, l'une de ses filles est au commissariat après une manifestation contre les violences policières tandis que, sur le retour, sa famille est menacée d'une arme à feux car il est soupçonné d'être un voleur. Régulièrement, la série met en avant les idées de la communauté à l'aide de journalistes. Mais elle met aussi en avant les problèmes rencontrés : violences et drogues en particulier. Bien que la série ne construise pas un propos très critique, l'incarcération massive de jeunes hommes racisés est mentionnée comme un problème tandis que le double standard qui conduit à parler de Black Lightning comme d'un justicier et les blancs des super-héros est au centre du fonctionnement de la série.

    Les relations entre les citoyen-ne-s racisé-e-s et l'état sont donc importantes dans cette série. Bien que celle-ci déroule une intrigue concernant une agence fédérale et ses expérimentations illégales cela n'implique pas que la production ne se base pas sur la réalité. Ainsi, au cours de la série, on apprend que la première expérimentation débute alors que les populations noires se révoltent. Le but est de créer une drogue qui permette de contrôler les populations. Ici, la police est une alliée du pouvoir puisque les agences fédérales usent de tous les moyens pour attaquer les personnes ayant un peu de capacité de défense. Que ce soit par la force ou le mensonge on observe la police user de stratagèmes contre des jeunes et des personnalités.

    De plus, cette série ajoute l'importance de la famille. Jefferson Pierce, contrairement aux autres séries, recommencent une carrière qu'il a abandonné afin de protéger sa famille. Cependant, son envie d'aider est connue aussi par son ex-femme, médecin, et sa fille ainée qui non seulement donne cours, étudie la médecine, milite mais devient une héroïne à part entière. L'intrigue concernant sa seconde fille n'est pas encore particulièrement développée en ce qui concerne ce point. Mais il est clair, dès la fin de la saison, que la série ne parle pas d'un homme mais bien d'une famille qui agit pour se protéger et protéger leur communauté.

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    **** Courte mais plutôt bien construite. Les personnages sont convaincants et l'intrigue intéressante. Je me réjouis de voir la suite
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    Image : IMDB

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  • Geoff Johns présente Green lantern intégrale 5 par Geoff Johns, Tony Bedard et peter J. Tomasi

    Titre : Geoff Johns présente Green lantern intégrale
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
    Pages : 112

    Les intégrales de Green Lantern regroupent tous les volumes parus à ce jour. En revanche, cette cinquième intégrale s'intéresse à des épisodes jamais édités soit Green lantern 53-67, Green lantern corps 58-60 et Green lantern emerald warriors 8-10. Cette intégrale débute juste après la guerre contre la mort. Le corps des Green lanterns a dû accepter une alliance avec tous les autres corps afin de vaincre l'entité de la mort ce qui a libéré l'entité de la vie. La guerre est terminée mais une nouvelle menace s'attaque aux différentes entités. Hal Jordan décide de s'allier à des membres d'autres corps afin de les sauver et de les expulser de la Terre. Mais les Gardiens risquent de ne pas aimer cette alliance.

    SPOILERS

    Cette intégrale semble fonctionner en lien avec l'épisode Brightest Day, que je n'ai pas lu. En utilisant cette nouvelle lanterne Geoff Johns ajoute d'autres éléments à la mythologie qu'il manipule depuis plusieurs années. On en sait donc enfin plus sur ces entités mais aussi sur leur pouvoir et sur les origines des Lanterns et des problèmes connus par les Gardiens. Loin d'être une erreur, on apprend que leur premier corps a été manipulé par l'un de leurs membres : Krona.

    Mais ce tome permet aussi d'ouvrir l'intrigue à ce qui arrive lors des New 52 lorsque l'univers DC fut recréé. Les dernières pages s'ouvrent sur le statu quo d'Hal Jordan mais aussi des autres membres humains du corps ainsi que sur la mort de Mogo. De plus, Geoff Johns continue à ajouter des éléments afin de continuer son intrigue. Outre le Premier Lanterne, il tente surtout de montrer en quoi les Gardiens deviennent dangereux et commencent à se méfier de leurs corps, une intrigue qui se conclut lors du quatrième tome de Green Lantern publié par Urban Comics.

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    *** Une intégrale qui donne parfois l'impression de ne pas donner toutes les informations nécessaires. Mais elle permet de prouver que Geoff Johns avait préparé ses idées, même si la fin de son run fut plutôt médiocre selon moi.
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    Image : Éditeur

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  • Black Science 8. Later than you think par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black Science 8. Later than you think
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
    Pages : 112

    Ce volume 8 contient les épisodes 35-38. Grant et Sara ont tout perdu. Leur monde d'origine a été attaqué par deux espèces, l'une parasitaire et l'autre génocidaire, avant que Kadir ne tente d'envoyer leur univers au-delà de tous liens avec le reste des univers. Il n'y a pratiquement pas d'espoir de les retrouver mais ni Grant ni Sara n'ont abandonné. Et les deux sont convaincu d'une chose : il faut atteindre le centre des univers pour avoir une chance, même infime, de retrouver leurs enfants. Mais cela demande de lutter et de découvrir la réalité derrière le multivers.

    SPOILERS

    Ce volume 8 est divisé en deux parties distinctes mais qui fonctionnent entre-elles et avec le reste de l'histoire. La première partie forme une thérapie à la fois individuelle pour Grant et Sara et commune pour leur couple. Durant les autres volumes, nous avons observé ces deux personnages se détruire mutuellement. Cette thérapie permet non seulement de leur offrir une nouvelle voie, mais aussi de leur permettre de faire le deuil de leurs enfants et donc de sauver le multivers. Derrière un discours de l'importance de la parole Remender n'oublie donc pas son intrigue générale ni les dangers des voyages entre univers parallèles.

    La seconde partie se déroule, enfin, au centre du multivers. Bien que les auteurs ne nous aient donné que quelques indices et théories, un personnage apparaissait régulièrement comme une forme d'observateur, la vérité est à la fois simple et inattendue. On comprend enfin les raisons des voyages des différents Grant mais aussi la vérité derrière le centre du multivers. Celui-ci est un monde dans lequel les individus vivent des vies différentes, au sein d'autres mondes qui ne sont, pour elleux, que des simulations. Les voyages de Grant sont un moyen de détruire ce multivers afin de sauver les individus du centre. Une destruction simplifiée par l'idée que ces univers parallèles n'existent pas vraiment. Ce huitième volume permet donc à la fois de s'intéresser aux individus et à l'intrigue générale d'une manière, à mon avis, parfaitement maitrisée. Je ne peux dire qu'une chose : vivement la suite !

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    ***** Un volume à la fois intimiste et mythologique. Un plaisir à lire.

    Image : Éditeur

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  • Doctor Who. Combat Magicks par Steve Cole

    Titre : Doctor Who. Combat Magicks
    Auteur : Steve Cole
    Éditeur : BBC books 22 novembre 2018
    Pages : 272

    CW : Nombreuses morts

    La Doctor et ses ami-e-s voyagent ensembles depuis plusieurs semaines. Mais leur dernier voyage est plus mouvementé que prévu. Illes traversent quelque chose dans l'atmosphère terrestre ce qui pousse la Doctor à atterrir. Le groupe se retrouve en Gaule romain. Ce ne serait pas un problème si le lieu de leur atterrissage n'était pas aussi le lieu de la bataille entre les Romains, les Huns et leurs alliés respectifs. Mais le groupe n'a pas le temps d'observer la création sanglante de l'histoire car des êtres étranges semblent manipuler les événements sous le couvert de la magie. Il n'en faut pas plus pour que la Doctor décide de s'impliquer, malgré les risques.

    SPOILERS

    J'étais curieux de savoir comment les auteurs de ces livres allaient traiter le groupe et la Doctor. Pendant longtemps, seule une ou deux personnes voyageaient dans le TARDIS et cette nouvelle Doctor est bien plus pacifique que ses anciennes incarnations. Il semble que les auteurs et autrices aient reçu certaines informations car le fonctionnement du roman est proche de celui de la saison 11. L'aspect science-fiction et la Doctor ne sont pas aussi importants. Steve Cole se concentre sur l'époque durant lequel a lieu l'intrigue. Il décrit les généraux importants ainsi que les raisons derrière leurs combats, sans pour autant écrire un livre d'histoire. Comme dans la saison 11, quelques faits sont donnés par l'auteur. De plus, la Doctor est tout aussi bricoleuse que dans la série et fait tout pour rester pacifique.

    La caractérisation du groupe et de certains personnages est proche de la série. Cela permet de créer quelques situations cocasses, comme Ryan qui essaie de faire peur à une romaine grâce à son natel. Malheureusement, l'intrigue générale ne m'a pas convaincu. Inclure les ennemis dans l'histoire de Rome et des barbares est intéressant. Cela permet aussi de montrer que la Doctor ne passe pas inaperçue. Mais j'ai l'impression que l'intrigue est trop lente. Steve Cole prend trop de temps à décrire la future bataille et les actes des ennemis au lieu de nous donner des indices sur leur fonctionnement ainsi que de faire avancer l'intrigue.

    *
    **
    *** Un roman moyen même s'il réussit à rester fidèle aux personnages de la série.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Flash 4

    À la suite de son combat contre Savitar Flash a accepté son enfermement au sein de la Speed Force. Son départ a créé un vide à Central City mais les membres de son équipe sont capables de s'occuper des menaces que la ville subit depuis plusieurs années. Cependant, un nouveau vilain oblige l'équipe à trouver un moyen de faire revenir Flash en ville. En effet, celui-ci refuse de se rendre tant que le vrai Flash ne sera pas revenu. Bien que tout le monde soit heureux de retrouver Barry Allen, son retour fait partie d'un plan long de plusieurs années afin de permettre à une personne bien précise de prendre le contrôle du monde. Cette fois ce n'est pas simplement un flash maléfique qui veut assassiner tout ce qui bouge. Non, cette fois l'équipe se confronte à un génie d'un niveau jamais vu dont le but, selon lui, est positif. Mais il s'attaquera à toutes personnes qui se placent sur son chemin.

    SPOILERS

    Pour la première fois depuis la création de la série le vilain de la saison n'est pas un flash maléfique qui souhaite s'attaquer personnellement à Barry Allen. Cette fois, le vilain est une personne réfléchie qui n'agit que selon les besoins de son plan. Malheureusement, bien que j'aie apprécié cette saison, je n'ai pas été convaincu par l'intrigue générale. On nous présente un personnage qui est censé avoir tout calculé depuis des années. Chacun des épisodes, ou presque, s'inscrit dans ce plan. En dehors des cours 4 épisodes qui placent Barry Allen en prison, dans la cellule de son père, j'ai du mal à croire en ce grand plan. Les scénaristes donnent plutôt l'impression d'écrire un épisode puis de tenter de l'inscrire dans le cadre général avec une dernière scène autours du vilain de cette saison.

    Pire encore, selon moi, le thème général n'est pas vraiment développé. Le Thinker, comme ce vilain est nommé, tente de détruire toute technologie. Il considère que celle-ci est mauvaise pour l'humanité. Vu que la série Flash s'attaque aux conséquences d'une explosion due à une recherche scientifique il y avait, ici, une bonne base pour créer un débat politique interne à la série. On aurait pu faire du Thinker un professeur à la tête d'un mouvement anti-technologique. Au vu des problèmes rencontrés par la ville il aurait été simple de créer une attention médiatique et populaire avec des articles, des manifestations et des débats politiques. Dans ce cadre, l'apparition des métas-humains ne serait pas une question de criminalité individuelle mais une question de dérive technologique. Petit à petit, il aurait été possible de faire dérailler le Thinker dans une direction plus dangereuse jusqu'à sa révélation en tant que super vilain. Malheureusement, la série ne fait rien de tout ça. Ce n'est que tardivement que les idées du vilain sont présentées et seulement pendant quelques minutes. Nous n'avons donc tout simplement pas le temps de vraiment réfléchir au thème porté par cette saison, car les scénaristes n'ont pas eu l'occasion non plus de nous en donner le temps.

    *
    **
    *** Une saison qui change un peu les choses, mais qui échoue à traiter de manière adéquate son thème.
    ****
    *****

    Image : IMDB

    dc,flash

  • East of West 8 par Hickman, Dragotta et Martin

    Titre : East of West 8
    Auteurs : Hickman, Dragotta et Martin
    Éditeur : Image Comics 21 août 2018
    Pages : 136

    Ce volume 8 contient East of west 35-38. Le monde n'est pas tel qu'il devrait être. Un événement ancien a changé le destin des États-Unis, divisés en plusieurs nations. Suivant un message en trois parties, un groupe de personnes se proclament élues ont décidé de pousser leur continent dans une direction précise. Mais le contrôle commence à leur échapper. Alors que des pèlerins commencent à former une armée et que la guerre menace les élue-s sont chassées, une personne après l'autre.

    SPOILERS

    Ce tome s'occupe des conséquences de ce qui nous a été montré auparavant. Il place plusieurs personnages sur une trajectoire de confrontation et les auteurs n'hésitent pas à sacrifier certains de leurs personnages pour continuer leur intrigue. Bien entendu, les surprises existent et certaines personnes que l'on pensait perdues restent en place. Je pense d'ailleurs que la fin de ce tome pourrait être contredite à l'avenir. De ce point de vue, les auteurs suivent ce qu'ils nous ont promis.

    Je suis tout de même déçu. Le tome 7 semblait montrer une relation en train de se construire entre Mort et Babylone, son fils. Mais nous ne voyions que des extraits. Dans ce tome 8, on en sait un peu plus sur la construction de cette relation et les inquiétudes de Mort en ce qui concerne les actes subis par son fils. Malheureusement, les auteurs ne se concentrent pas assez à mon goût sur leur cheminement. J'aurais préféré que ces deux personnages n'aient pas à entrer si tôt dans le reste du monde et puissent construire une relation mutuelle.

    *
    **
    ***
    **** Déçu que Mort et Babylone ne soient pas au centre de ce tome mais celui-ci reste dans ce qui nous a été promis.
    *****

    Image : Éditeur

    east of west,image comics,hickman,dragotta,martin

  • Doctor Who 11

    Le Docteur est mort alors que les Cybermen tentaient de prendre le contrôle d'un vaisseau générationnel. Ayant refusé d'accepter sa régénération il retrouve sa première version lors d'un noël passé. Les deux enquêtent sur une entreprise venue du futur avant que chacun n'accepte de changer. Il en ressort une Doctor, jouée par Jodie Whitaker. Comme toutes ses incarnations, elle commence par perdre le contrôle du TARDIS et tombe au milieu d'un combat entre humain-e-s et aliens à Sheffield. Elle ne sera pas seule longtemps et pourra rapidement compter sur l'aide d'un petit groupe local prêt à la suivre dans ses aventures.

    SPOILERS

    Cette saison est différente car elle marque une étape importante dans la série. Tout comme la saison 5, elle est un point d'entrée parfait. La musique, le showrunner (Chibnall), le cast, ... tout change pour ce nouveau début. Celui-ci a rapidement fait les titres car il implique la première femme à jouer la Doctor de l'histoire de la série. Mais le nouveau showrunner décide aussi de lui offrir un groupe d'ami-e-s dont 2 membres sont des personnes racisées. On peut difficilement faire mieux pour un nouveau début. Les acteurs et actrices sont magnifiques et leurs relations est magnifiquement mis en scène. Malheureusement, Yaz reste un peu à l'écart puisque cette saison se concentre sur le lien entre Graham, personnage favoris de tout le monde et amateur de sandwich, et Ryan, son petit-fils.

    Vu qu'elle est la personnage principale de la série, cette nouvelle Doctor fut très observée. Chacune des incarnations est particulière, bien qu'un côté sombre soit commun. Cette nouvelle Doctor est beaucoup plus pacifique et inactive que les autres incarnations. Elle refuse tout acte de violence, de mort et n'hésite pas à laisser ses ennemis s'enfuir. Le refus de la violence est une caractéristique importante du personnage, mais jamais elle ne fut si extrême depuis le début de la nouvelle série. Plus encore, la Doctor peut refuser d'agir et laisser les événements suivre les cours. Je pense qu'il faut voir ici les idées du nouveau showrunner qui préfère éviter une Doctor trop importante pour revenir à une simple voyageuse. Plusieurs scènes de cette saison auraient été écrites très différemment par Moffat, pour le pire selon moi. En effet, ce refus d'agir implique un grand respect des personnes et événements. Que ce soit sois Matt Smith ou Peter Capaldi, le Docteur aurait immédiatement aidé Ryan à vaincre sa dyspraxie. Cette Doctor le respecte assez pour ne pas lui imposer son aide alors qu'il n'a rien demandé. Ce choix permet aussi de rendre certains épisodes bien plus intenses émotionnellement, la Doctor devant accepter sa place dans la société et ce que cela implique comme l'a montré l'épisode sur Rosa Parks

    Il faut parler des épisodes. Si l'on commence par les points négatifs il faut mentionner le manque d'épique, de discours flamboyant. Aussi bien sous RTD que sous Moffat, le Docteur était devenu un être de légende capable de vaincre des armées par la seule force d'un discours. Ces épisodes sont beaucoup plus calmes et il est rare que je m'en souvienne longtemps. Souvent, les ennemis ne sont pas des êtres précis mais des abstractions qui implique de penser le fonctionnement de la société en termes de racisme, de sexisme mais aussi de système économique. Cependant, il faut prendre en compte les bonnes idées. Chibnall revient à l'idée de créer une succession d'épisodes SF et historiques avec un peu d'éducation. On mentionne des technologies, des faits historiques mais aussi des personnages. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié les épisodes historiques. Deux d'entre-eux auraient pu être ratés, mais la production semble avoir évité les dangers de parler de Rosa Parks et de la partition des Indes dans Doctor Who. Je ne sais pas dans quelle direction ira la série à présent, mais malgré ses défauts en termes de scénarios, un peu simplistes, et de caractérisations, surtout pour les ennemis, j'apprécie de nouveau départ qui prend le pari de faire pratiquement l'inverse de ce qu'ont mis en place RTD et Moffat.

    *
    **
    ***
    **** Une saison parfaite ? Loin de là. Mais Chibnall, la production et le cast ont le courage de nous envoyer dans une direction différente de ce dont on avait l'habitude, avec réussite selon moi, et cela doit être salué
    *****

    Image : BBC

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  • The Expanse 1 L'éveil du leviathan par James S.A. Corey

    Titre : The Expanse 1 L'éveil du Léviathan
    Auteur : James S.A. Corey
    Éditeur : Actes Sud 2014
    Pages : 640

    À une époque future indéterminée l'humanité a découvert un nouveau mode de propulsion permettant de créer une accélération importante. Cette découverte a permis la colonisation de la Lune et de Mars mais aussi de la ceinture d'astéroïde. Le système solaire reste divisé. La Terre semble unie sous l'égide des Nations Unies. Elle possède une alliance difficile avec Mars dont l'arsenal militaire est récent. Les deux planètes contrôlent la ceinture à l'aide de taxes et des ressources nécessaires pour survivre. Mais celle-ci est aidée par une organisation paramilitaire qui milite pour la liberté des personnes qui vivent dans la Ceinture. En effet, non seulement ces personnes sont taxées mais elles travaillent pour des entreprises privées qui envoient des milices s'occuper de la police. Dans cet équilibre instable un transporteur d'eau civil est détruit par un vaisseau que personne ne semble capable d'identifier.

    SPOILERS

    Comme beaucoup de personnes, je pense, j'ai découvert cet univers à l'aide de la très bonne série de Netflix. Voulant en savoir plus, et avancer plus vite que la série, j'ai souhaité lire le premier tome. Celui-ci se déroule après la première saison de la série, à moins que je ne me trompe. Contrairement à la série, nous ne suivons que deux personnes : Miller un inspecteur de police sur Cérès et Holden second puis capitaine d'un vaisseau civil. Les deux personnages se trouvent impliquées dans des événements qui conduisent à la prise de contrôle de l'avenir de l'humanité. Malheureusement, aucun de ces deux personnages ne m'ont convaincu. Miller est une caricature de vieux policier usé qui s'implique trop dans une dernière affaire tandis qu'Holden est la caricature du type sympa à la morale qui ne souffre aucune exception. Si l'on ajoute des vies privées consternantes de bons sentiments et de sexualités on arrive à la limite de ce que je peux accepter sans soupire d'exaspération.

    Malheureusement, l'intrigue en souffre. La série a pris le bon choix d'utiliser un certain nombre de points de vue qui permettent d'une part d'observer ce qui arrive et de garder un certain mystère, en particulier en ce qui concerne Mars. Les points de vue abordés dans le roman sont trop éloignés pour donner le même intérêt. En effet, le roman essaie de nous dépeindre une situation politique et économique tendue. On nous explique les forces en présences mais aussi leurs équilibres puis on ajoute un événement qui crée une cascade catastrophique et incontrôlée. Mais les deux personnages points de vue sont trop éloignés pour pouvoir donner une impression plus forte de l'effet des événements du roman. Ils se contentent de réagir face à des informations parfois anciennes. Je n'ai donc pas autant réussi à entrer dans l'intrigue malgré une construction intéressante de cet univers. Finalement, je doute fortement continuer à lire cette série de romans.

    *
    **
    *** Un roman que je ne peux pas qualifier de mauvais mais qui ne réussit pas à me convaincre
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Descender 6. The machine war par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Descender 6. The machine war
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 19 septembre 2018
    Pages : 120

    Ce volume 6 contient Descender 27-32. Il semble que l'univers entier soit en guerre. Alors que le CGU envoie sa flotte contre la résistance robotique celle-ci débute son assaut sur les mondes organiques. En parallèle, Gnish se prépare à envoyer l'espace du CGU afin de détruire ce qui reste des machines. Les différentes personnes importantes combattent au-dessus d'un monde aquatique. Ce dernier est la maison d'un ancien robot ayant un lien direct avec les Moissonneurs et il souhaite parler avec Tim 21. Chacun des groupes a son propre but et seul Tim 21 pourrait décider qui va gagner. Dans l'ombre, les Moissonneurs se préparent aussi.

    SPOILERS

    Descender est une série que j'apprécie. Elle est très proche de Mass Effect, tout en étant suffisamment différente pour rester intéressante. Ce qui compte est moins une menace que la relation entre robots et humains. Les deux groupes se détestent mais certaines exceptions essaient de travailler ensembles. Il est donc normal que ce tome permettre de relier, enfin, Tim 21 et Andy. Ce dernier décide d'aider Tim 21 ce qui pourrait permettre une pacification de l'univers. De plus, ce tome 6 permet enfin de mieux comprendre ce que sont les Moissonneurs et leurs buts, tout en gardant une grande part de mystère. Là aussi, l'intrigue est logique et suit ce qui a été montré depuis le début.

    Mais ce tome 6 est aussi la fin de la série Descender. Bien que celle-ci soit acceptable, les intrigues principales sont résolues et les questions reçoivent des réponses, on est tout de même frustré. J'ai l'impression que les auteurs se sont dépêchés de terminer leur histoire. Cependant, ils ajoutent aussi des indices concernant la suite, qui se nomme Ascender. La magie prend plus de place tout en restant encore peu connue. Les machines disparaissent. La civilisation organique est détruite avec un grand nombre de morts. Je souhaite donc rapidement pouvoir connaitre la suite dans cette prochaine série.

    *
    **
    ***
    **** Une fin réussie mais aussi particulièrement frustrante
    *****

    Image : Éditeur

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  • Aquaman

    Arthur Curry a combattu aux côtés d'autres héros et héroïnes pour sauver la terre. Mais il est encore peu connu. Lorsqu'il ne sauve pas des navires de pirates ou de tempêtes, il boit de la bière avec son père dans le bar local. Arthur Curry a toujours été étrange mais il a aussi toujours vécu plus ou moins seul, refusant de se rendre en Atlantide depuis qu'on lui a expliqué que sa mère a été sacrifiée pour l'avoir conçu avec un humain. Son frère s'occupe du royaume. Ce dernier est fatigué des atteintes humaines contre les royaumes marins. Il décide de parlementer avec d'autres rois et reines afin de devenir le dirigeant d'une force armée commune chargée de combattre les humains de la surface. Mais ni Mera ni Vulko, sa future femme et son conseiller, ne sont en accord avec cette politique. Illes décident de se rendre à la surface afin de trouver Arthur et de l'envoyer en quête du trident du premier roi de l'Atlantide. Sa possession en ferait le roi à la place de son frère et permettrait de rester en paix.

    SPOILERS

    Les adaptations DC ont une mauvaise réputation depuis quelques années, à raison. Bien que tout ne soit pas aussi catastrophique que l'horrible Suicide Squad, aucun film n'a réussi à convaincre largement. Sauf si l'on prend en compte les avis négatifs. Ce nouveau film doit prouver qu'il est possible d'adapter un personnage peu connu et foncièrement ridicule. De plus, la réalisation doit être capable de filmer sou l'eau de manière convaincante.

    De ce point de vue, il faut avouer que les effets spéciaux me semblent réussis. La réalisation semble avoir lissé les visages et modifié les voix pour donner une impression différente de la vie en pleine air. Outre cela, les paysages marins sont magnifiques et on rêve devant des décors qui semblent aliens et proches de nous à la fois. Les ruines antiques sont mises au même niveau que les bâtiments de science-fiction, donnant l'impression d'une société qui s'est reconstruite sur le passé. Bien que la musique soit intéressante et tente d'accompagner notre impression d'étrangeté, elle n'est pas toujours bien choisie. Parfois, je suis sorti du film à cause d'une bande son inadaptée.

    Si la forme semble réussie, ce qui est un minimum pour un blockbuster, on peut se demander si le scénario est convaincant. Celui-ci est à la fois simpliste et très dense. Simpliste car l'on se trouve face à un roi en exil qui doit prouver sa valeur face à une société traditionaliste. Cette preuve passe par un artefact capable de prouver la royauté d'un individu, dont on ne peut s'emparer qu'après une dangereuse quête. Cette quête est transparente et la réalisation nous bombarde de son message : les personnes humbles qui veulent le pouvoir par nécessité plutôt que par droit font de meilleures dirigeantes. Avec cela, la réalisation crée toute une mythologie qui complexifie le fonctionnement de l'Atlantide. On découvre de nombreux royaumes et leurs propres histoires, sans toujours en savoir beaucoup sur leurs fonctionnements parfois caricatural (les philosophes, les brutes, etc.…). Je ne suis probablement pas le seul à y voir l'influence de Geoff Johns.

    Le film nous offre aussi deux personnages féminins : Atlana et Mera. Les deux sont membres de la royauté et capables de se battre, tout en ayant une connaissance importante de l'histoire et de la politique atlante. Les deux sont aussi destinées à accepter des mariages arrangés. Atlana disparait rapidement, après avoir combattu des soldats, mais elle revient vers la fin du film. Mera est décrite comme une combattante féroce capable de se défendre contre des soldats spécialement entrainés grâce à sa maitrise des arts martiaux et à son intelligence. Elle est un ajout d'intelligence à côté d'un Aquaman peu subtil. Bien que cela doit être confirmé, je ne suis pas certain de mes souvenirs, je crois que jamais Aquaman ne sauve Mera. Soit elle se débrouille seule soit elle est sauvée par une autre femme, quand elle n'est pas la personne qui sauve Aquaman.

    *
    **
    *** Très loin de la catastrophe que je craignais. Mais tout aussi loin d'être un bon film.
    ****
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    Image : Site officiel

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  • Spider-Man: Into the Spider-Verse

    Depuis plusieurs années, Spider-Man est l'unique héros de New-York. Il aide toutes les personnes qu'il peut et il est l'une des personnes les plus populaires de la ville, ce qui implique aussi de nombreux ennemis. Récemment, une suite de tremblement de terre a secoué la ville. En enquêtant, Spider-Man tombe sur Miles Morales. Il comprend vite que Miles est comme lui, il possède les mêmes pouvoirs. Mais Miles Morales est encore très jeune et il ne sait ni comment se contrôler ni que faire de pouvoirs qu'il vient tout juste de découvrir. Heureusement, Spider-Man lui propose de l'aider. Et rapidement, les deux hommes comprennent qu'ils sont loin d'être les seules personnes aux pouvoirs identiques.

    SPOILERS

    Ce film d'animation est une véritable réussite. Il n'était pourtant pas facile de redonner l'envie de découvrir un Spider-Man après les films de Sam Raimi, les catastrophes que furent The amazing Spider-Man et la réussite de l'entrée de Peter Parker dans le MCU. Mais ce film réussit à réunir tous les ingrédients d'un bon Spider-Man. Les personnages sont attachants, drôles et touchants tout en donnant une diversité nécessaire. Ainsi, je salue l'idée de créer un film basé sur le point de vue de Miles Morales avec Gwen comme second rôle important. Peter Parker, ici, n'est qu'un mentor ce qui le rend important mais qui ne fait pas de lui le personnage principal du film, sauf par son impact sur la ville. L'intrigue est servie par une animation magnifique qui permet à la fois de créer une vie de tous les jours réussie et des séquences de combats superbes. Et, bien entendu, la bande originale est magnifiquement choisie.

    De plus, la réalisation a parfaitement compris que les ingrédients d'un bon Spider-Man doivent permettre au film d'être à la fois drôle et sérieux. Nous ne sommes pas dans le dark and gritty de DC. Ce film est lumineux. Les personnages savent plaisanter et montrent leur bonheur d'être des héros et héroïnes mais aussi de tout simplement être vivants, avoir des ami-e-s et être capable d'aider les gens. Mais il ne faut pas oublier que Spider-Man est aussi défini selon ses pertes. Tous les personnages ont en connu et Miles Morales et le dernier à comprendre cela. La réalisation utilise cet aspect mais crée aussi un soutien de la part des autres Spiders qui n'amoindrissent pas les pertes ressenties mais montrent qu'il est possible de les surmonter, même si cela implique de garder des cicatrices ou des problèmes. L'intrigue elle-même se base sur la perte ressentie par l'antagoniste principale. Celui-ci accuse Spider-Man d'être la raison derrière la fuite de sa femme et de son fils, et leur mort dans un accident. Au lieu d'accepter sa perte et sa responsabilité, comme les Spiders le font, il essaie de les retrouver même si cela implique de combattre la ville entière et de la mettre en danger. Ce film est donc une parfaite réussite qui se suffit à lui-même tout en ouvrant la possibilité d'une suite.

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    ***
    ****
    ***** Une véritable pépite. J'ai passé un très bon moment !

    Image : Site officiel

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  • Mortal Engines

    1000 se sont passés depuis ce qui est nommé la guerre de 60 minutes. En une heure, le monde a changé. Des bombes ont détruit non seulement les grandes villes mais aussi la technologie et l'écorce terrestre. Au début, les petites communautés se sont repliées en elles-mêmes afin de récolter et de défendre les ressources nécessaires à la survie. Mais, petit à petit, une nouvelle forme d'habitat fut créée. Des villes devinrent mobiles et s'attaquèrent aux autres communautés qu'elles absorbent pour être capable de survivre et de continuer la chasse. Mais un homme souhaite changer ce système.

    SPOILERS

    Le film commence parfaitement bien. On est pris dans l'urgence d'une petite communauté minière qui tente de fuir face à l'arrivée de la ville de Londres. Alors que les londonien-ne-s applaudissent la chasse, le film met en scène une poursuite que j'imagine basée sur les combats navals. Ce début est magnifique et augurait du bon. J'adorais l'idée de la poursuite, d'une forme de piratage entre villes. D'une manière générale, ce film est beau. L'image, les décors et les costumes sont magnifiques et l'on sent une histoire derrière chaque décor. Le mur est aussi particulièrement bien réussi et tente de nous faire probablement penser à la Grande Muraille. Malheureusement, le film perd rapidement de son intérêt pour deux raisons.

    Premièrement, le world building est insuffisant. On ne comprend ni les motivations des personnages ni leur place dans cet univers. On comprend qu'il existe des factions mais on ne connait ni leurs idéologies ni leurs chef-fe-s. Bien qu'il ne soit pas forcément utile de refaire toute l'histoire, il aurait fallu au moins expliciter les enjeux. Ainsi, on ne sait pas pourquoi deux personnages travaillent ensemble au sein de Londres, pour ne plus vraiment apparaitre. On ne sait pas pourquoi il y a un mur ni pour quelle raison Londres devrait l'attaquer. Tout se passe comme si la réalisation nous demande simplement de suivre les événements en donnant la promesse qu'il existe une raison derrière les décisions des personnages, mais sans jamais nous l'expliciter.

    Ensuite, les personnages ne sont pas intéressants (c'est à peine si je me souviens des noms). Hester Shaw aurait pu être sympathique. Mais elle devient simplement une survivante un peu bourrue qui tombe amoureux d'un homme après l'avoir connu à peine trois secondes. Celui-ci aurait pu être intéressant, mais il est simplement quelqu'un d'incapable de survivre sans aides et on se demande fréquemment pour quelle raison il est accepté. Il y en a d'autres qui ont le potentiel de devenir cultures, mais qui ne sont pas assez construits. Même le grand antagoniste n'est qu'un simple homme avide de pouvoir. De plus, il y a le problème de Shrike. Il apparait sans explication, et prend du temps d'écran via des flash-back sans ajouter une once d'information utile à l'intrigue. D'ailleurs, il disparait aussi soudainement qu'il est apparu. Ce film aurait pu être bon, si la réalisation avait décidé de s'intéresser à plus que la photographie.

    *

    ** Une grande déception

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    ****

    *****

    Image : Site officiel

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  • Arrow 6

    CW : Tortures

    Oliver Queen possède plusieurs identités. Le jour il est le maire élu de Star City. Son rôle est de protéger ses citoyen-ne-s et d'aider la ville à se remettre de plusieurs années d'attaques terroristes qui ont détruit son infrastructure, son économie et l'espoir. Il est aussi le père de Williams, qu'il a promis de prendre avec lui lors de la mort de sa mère. Mais être père et maire d'une ville rend les choses compliquées. D'autant plus que William ne connait pratiquement pas Oliver Queen. Les seules interactions qu'il a eu avec son père se sont déroulés lors de ses enlèvement par des ennemis de Green Arrow. Et enfin, Oliver Queen est le Green Arrow. Lorsque la nuit tombe il parcourt les rues de la ville afin de sauver, aider et combattre la criminalité. Alors qu'il se croit enfin débarrassé de tous les dangers Oliver Queen commence à reconstruire sa vie et sa ville. Mais une cabale commence à se constituer dans l'ombre. Leur seul et unique but est de s'attaquer à Oliver Queen, par tous les moyens possibles.

    SPOILERS

    Arrow est une série qui est passée par de nombreux problèmes. La première saison fut suivie d'une excellente seconde saison. Puis, soudain, la production s'est perdue à la fois dans la nécessité de trouver des ennemis d'ampleur pour Green Arrow et une entrée dans le spirituel. Cette décision m'a toujours paru étrange puisque Arrow est censé se dérouler dans un milieu urbain, avec une légère conscience politique. Le but d'Oliver Queen est de se battre pour que les personnes puissantes, riches, ne soient pas au-delà de la justice. Heureusement, la cinquième saison repartait sur de bonnes bases avec un ennemi provenant du passé d'Oliver Queen. Cette sixième saison continue sur cette lancée en créant Ricardo Diaz. Un homme qui a connu la pauvreté et qui tente de prendre le contrôle de la ville afin d'étendre son empire criminel.

    La série prend enfin le temps d'enquêter sérieusement sur les activités d'Oliver Queen. Ce dernier a été publiquement accusé à plusieurs reprises, pour toujours s'en sortir. Ce que l'on peut lier à une tendance étrange des citoyen-ne-s de la ville à oublier ces accusations et les meurtres commis par Oliver Queen. Cette fois la série prend au sérieux les accusations et permet même l'enfermement d'Oliver Queen. Cependant, il est dommage que les arguments contre le vigilantisme ne soient pas assez développés. Pire encore, les différentes personnes qui se trouvent dans l'équipe d'Oliver Queen sont finalement utilisées pour aider le FBI à reprendre le contrôle. Le discours sur la nécessité de suivre les lois et procédures pour une justice équitable en est diminué. On semble nous dire que certaines circonstances impliquent que l'état puisse passer outre la loi, ce que je récuse. Cette saison montre aussi la fin de l'équipe constituée lors de la cinquième. Il semblerait donc que la série puisse se diriger vers sa fin lors de la septième saison, ce qui serait probablement une bonne chose.

    Site officiel

    Image : IMDB

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  • Unity intégrale par Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez

    Titre : Unity intégrale
    Auteurs : Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez
    Éditeur : Bliss comics 9 novembre 2018
    Pages : 768

    Cette intégrale contient Unity 0-25 et Harbinger: Faith 0. Aric, équipé d'une armure alien, a pris le contrôle de la Roumanie et s'en est déclaré le roi. Son but est de trouver une terre de paix pour son peuple après des décennies de tortures aux mains d'une civilisation alien. Mais sa décision a des conséquences. À la suite de sa prise de contrôle la Russie menace d'utiliser une bombe nucléaire. Toyo Harada refuse cette éventualité et décide, à la suite d’un accord secret, d'envoyer une équipe. Celle-ci est vaincue en moins d'une minute. Cet échec le pousse à créer une équipe formée de personnes qu'il ne contrôle pas : Unity.

    SPOILERS

    Il est facile de comprendre pour quelle raison Valiant a créé cette équipe. DC a la Justice League. Marvel possède les Avengers. Valiant a créé Unity pour créer des histoires concernant des menaces importantes avec des personnages déjà connus. La composition est donc assez logique : un homme sombre et sans pouvoirs, un guerrier immortel, une femme capable de contrôler la technologie et, finalement, un humain dont les pouvoirs le rendent pratiquement impossible à vaincre. Les pages de cette intégrale sont écrites pour être spectaculaires tout en offrant quelques numéros d'introspection pour chacun des membres. Ce sont d'ailleurs ceux que j'ai préféré.

    Bien que Valiant n'invente rien, comme souvent, cela ne veut pas dire que l'écriture n'est pas intelligente. Avec Harbinger et Imperium les effets politiques des décisions d'un groupe qui se considère comme guide de l'humanité étaient mis en avant. Il n'y a pas autant de conséquences géopolitiques ici mais au lieu de créer un groupe externe au monde les auteurs intègrent Unity dans le fonctionnement militaire des États-Unis, sous la forme d'une alliance avec le MI-6. Ce n'est que plus tard, que les auteurs décident de mettre en avant la nécessité de communiquer avec le public, suivi immédiatement par la création d'une équipe concurrente sous l'égide d'autres pays. Bien que cela n'aille pas très loin, les auteurs ont donc conscience des effets de la création d'un tel groupe, contrairement à DC et Marvel qui semblent penser que les Avengers et la Justice League pourraient se rendre partout dans le monde sans conséquences politiques majeures.

    *
    **
    *** Probablement l'intégrale la plus faible que je me suis procuré. Entre quelques pépites on nous montre surtout du spectaculaire.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Saga 9 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

    Titre : Saga 9
    Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
    Éditeur : Image Comics 26 septembre 2018
    Pages : 152

    Ce volume 9 contient Saga 49-54. À moins que je ne me trompe, ce volume est le dernier avant un an. La petite famille de Marko et Alana continue leur périple dans l'univers. Illes ont enfin réunis le Robot Prince IV et son fils Ecuyer. Par la même occasion illes ont accepté Ghüs comme baby-sitter et deux journalistes. Bien que personne ne soit en faveurs de raconter leur histoire aux journalistes ces deux hommes ont besoin de protection et de revenir chez eux. Durant le voyage, ils proposent à Marko et Alana d'écrire leur histoire et. En échange, de leur offrir nouvelles identités et nouveaux corps afin de vivre finalement en paix. La proposition est alléchante si elle est possible. Le petit groupe décide donc de se reposer un peu sur une ile en réfléchissant.

    SPOILERS

    Saga est à la fois très commun et magnifiquement écrit et mis en scène. Tout semble très lent et ne concerner que la vie de tous les jours et pourtant on ne sait jamais ce qui va arriver à la prochaine page. Ce tome de Saga, comme d'autres, est pacifique. Le groupe atterrit sur une planète et en profite pour ses ressourcer et permettre à chacun de choisir de partir ou de rester. Et pourtant, en quelques pages les deux auteur-e-s nous font beaucoup de mal !

    Saga volume 9 se termine par la réunion de trois hommes. Le Prince Robot IV, Marko et Le Testament. Ce dernier a besoin de redevenir un indépendant et souhaite venger la mort de son amie. Il a toujours vécu dans la violence et ne comprend pas la possibilité de la paix. Le Prince Robot IV est un soldat aristocratique qui méprise les personnes qu'il considère inférieure. Cependant, il n'a pas hésité à sacrifier sa position pour sauver son fils, et la fille de Marko. C'est un homme en reconstruction qui essaie de se créer une nouvelle vie, se rapprochant de Petrichor comme potentielle compagne. Et enfin nous avons Marko. Il est aussi soldat mais il est en faveurs des solutions pacifiques quand cela est possible. Il ne tue que par nécessité et jamais par colère, par peur de ses propres réactions. Ce n'est pas un positon facile et le personnage est très souvent mis en face de décisions difficiles. La confrontation de ces trois personnages est magnifiquement écrite et prend en compte les caractéristiques de tout le monde. Mais c'est aussi une fin très difficile, d'autant plus lorsqu'on sait que la suite ne sera pas disponible avant longtemps.

    *
    **
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    ***** Ce volume fait très mal.

    Image : Éditeur

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  • Runaways 2. Best friends forever par Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell

    Titre : Runaways 2- Best friends forever
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell
    Éditeur : Marvel 30 octobre 2018
    Pages : 136

    Ce second tome contient Runaways (2017) 7-12. Depuis peu, Gert est revenue à la vie à cause de son ancien petit ami. Mais elle n'apprécie pas vraiment ce nouveau monde dans lequel elle a toujours 16 ans. Le groupe s'est séparé. De nombreuses catastrophes ont eu lieu. Et surtout une partie des mineures se sont retrouvées en famille d’accueil. La première mission de Gert est donc de retrouver Molly et de revenir dans leur maison. Mais bien que Molly soit heureuse de retrouver ses ami-e-s elle ne souhaite pas disparaitre pour autant, elle veut rester à l'école. Nico et Chase sont dans le même cas puisque les deux tentent de trouver un travail.

    SPOILERS

    Cette nouvelle série n'est pas tout à fait comme la précédente. Le danger des parents criminels qui contrôlent la ville n'est plus présente. Le groupe se trouve réunis surtout par nostalgie mais illes ont grandis depuis leur dernière rencontre et illes doivent accepter le passé de tout le monde. On sait, par exemple, qu'une partie a été Avengers tandis que d'autres préfèrent ne pas dire ce qui leur est arrivé.

    Ce second volume possède un thème fort : est-il nécessaire de grandir ? Cette question est posée à Molly qui reçoit la possibilité d'avoir 13 ans pour l'éternité (quelle horreur !). Bien entendu, la question est plus difficile que simplement vivre pour toujours. Elle implique de comprendre la place de Molly et de comprendre ce qu'implique devenir adulte. Ainsi, la scénariste nous montre ce qu'apprécie Molly actuellement. Mais elle montre aussi les difficultés que ressentent les membres du groupe face à leur vie. Trouver un travail, construire une relation romantique stable et adulte, accepter certaines responsabilités malgré ses craintes, ... La scénariste nous présente cela d'une manière simple et efficace, permettant de se souvenir de sa préadolescence tout en étant très heureux que cela soit terminé !

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    **** Un second volume qui me donne envie de continuer une série prometteuse, malgré un cliffhanger que je n'apprécie pas beaucoup.
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    Image : Goodreads

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  • Raven daughter of darkness 1 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki

    Titre : Raven daughter of darkness 1
    Auteurs : Marv wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki
    Éditeur : DC 23 octobre 2018
    Pages : 152

    Ce premier volume contient Raven daughter of darkness 1-6. Raven est une adolescente élevée dans une autre dimension. Elle est aussi une magicienne membre des Teen Titans. Il y a peu, elle a décidé de vivre avec la famille de sa tante afin de le connaitre et de comprendre comment les gens vivent sur Terre. Son souhait d'éviter les problèmes a échoué lorsqu'elle a dû combattre une menace mystérieuse. Cet acte a permis au monde d'apprendre ou elle se trouvait. Alors qu'elle continue de vivre avec sa tante une armée et des personnes sans visages semblent combattre afin de prendre le contrôle de son destin. Mais pourquoi souhaite-t-on sa mort ?

    SPOILERS

    La première série Raven était aussi simple qu'efficace sans être extrêmement réussie non plus. Je l'avais surtout parce que j'apprécie le personnage. Cette seconde série continue sur la même lancée, avec le même scénariste. Raven se trouve au lycée, elle a une famille et elle doit attaquer des menaces magiques. Ce sont des ingrédients simples mais souvent utilisés : place un être exceptionnel face à des problèmes de tous les jours. En ce qui concerne Raven, il faut ajouter les difficultés pour elle de s'intégrer et de comprendre qui elle est et ce qu'elle souhaite devenir. L'idée qu'elle est aussi bonne que mauvaise est souvent mise en avant dans la série, elle est un équilibre.

    Ce premier volume ajoute quelques personnages mais surtout offre une nouvelle famille à Raven. En effet, une partie des adversaires du tome sont en fait ses sœurs qui essaient de vaincre leur père, le diable nommé Trigon. On nous explique de quelle manière ce diable fait pour avoir des enfants : il cherche des femmes assez fortes pour porter ses filles dans le but de se créer une armée. Leur naissance est forcée et il semble que la relation des femmes avec Trigon l'est aussi. La lutte des sœurs de Raven est donc autant une prise d'autonomie qu'une revanche face à un père qui ne veut qu'user d'elles et non leur offrir une vie.

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    *** Pas exceptionnel mais dans la continuité de la série précédente.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Harbinger l'intégrale par Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

    Titre : Harbinger l'intégrale

    Auteurs : Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

    Éditeur : Bliss comics 26 octobre 2018

    Pages : 928

    CW : Viol

    Cette intégrale contient Harbinger 0-25, Bleeding Monk 0, Harbinger Wars 1-4, Harbinger : Omegas 1-3 et Harbinger : Faith 0. Bliss comics publie un certain nombre d'intégrale depuis le début de leur existence. Une partie est d'ailleurs disponible en format PDF. Ces intégrales permettent de lire des récits complets sans avoir à chercher toutes ses parties. Harbinger se déroule alors que le monde ne connait pas la vérité sur Toyo Harada. Pour les journalistes et les politicien-ne-s, Toyo Harada est un capitaliste qui utilise ses ressources pour aider le monde. Mais quelques personnes savent que Toyo Harada dirige une fondation qui se bat secrètement contre une entreprise sous contrôle de l'état des États-Unis afin de créer des êtres humains dotés de pouvoirs. Cette lutte en coulisse prend un tournant lorsque Toyo Harada recrute un jeune homme qui pourrait bien être aussi puissant que lui : Peter Stanchek. Mais ces deux personnes se soutiendront-elles ou se combattront-elles ?

    SPOILERS

    Cette série nous permet de connaitre plusieurs personnes et leurs idéologies différentes. D'un côté, il y a le projet Rising Spirit. Ce projet considère les humain-e-s comme des propriétés qu'il convient d'utiliser même si cela met des vies innocentes en danger. De l'autre, nous avons Toyo Harada et sa fondation Harbinger. Il se considère comme le futur sauver de l'humanité et crée un culte de la personnalité autours de lui. Enfin, nous avons Peter Stanchek qui est impliqué sans comprendre ce qui lui arrive. Peter Stanchek et Toyo Harada sont aussi puissants l'un que l'autre mais aussi très différent. Peter est sans domicile, se drogue et ne se lie à presque personne. Toyo Harada, bien que d'origine modeste, est l'une des personnes les plus riches du monde. Il est aussi convaincu de sa supériorité et de son droit à diriger l'humanité. Ils sont secondés par différents personnages plus ou moins intéressants. J'ai un faible pour Faith dont j'adore l'aspect optimiste.

    Cette intégrale s'intéresse donc fortement à Toyo Harada et à sa lutte contre Peter Stanchek. C'est un personnage que je connais depuis Imperium, qui se déroule après Harbinger, et que l'on rencontre aussi dans Unity. Bien que ses actes puissent être qualifiés de terroriste dans Imperium, je n'ai pas tout à fait compris pour quelle raison il est considéré comme un vilain. Cette intégrale répare ce problème en montrant Toyo Harada dans toute son arrogance. Il n'hésite pas à sacrifier des vies pour se sauver. Il manipule tout le monde sans se poser de questions. Il met d'autres personnes en danger parce qu'il pense être plus intelligent. Le personnage est très intéressant et on peut accepter ses buts. Mais il est clair qu'il n'est pas sympathique et ce tome explicite pourquoi des personnes ayant connaissance de ses actes le suivent. C'est moins une question d'idéologie que de foi, de loyauté et surtout un moyen d'éviter que Toyo Harada ne commence à se considérer comme une divinité. Face à son envie d'agir, Peter Stanchek incarne le souhait de ne pas s'impliquer, d'abord pas paresse puis, à la fin du récit, par nécessité face à l'étendue de ses pouvoirs.

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    **** Une très longue intégrale pour une intrigue très intéressante.

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    Image : Éditeur

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  • Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal par James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez

    Titre : Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal
    Auteurs : James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez
    Éditeur : DC 11 septembre 2018
    Pages : 176

    Ce volume 7 contient Detective Comics 975-981. Si j'ai bien compris, ce tome est le dernier écrit par James Tynion IV. Batman, Tim Drake et Batwoman ont décidé de créer une force militaire autours du Batman afin de vaincre les criminels et les menaces importantes pour la ville de Gotham. Le but est de créer la paix pour les habitant-e-s. Mais cette force de maintien de la paix a inquiété la population et les pouvoirs publics, surtout lorsque l'un des membres, Clayface, a perdu le contrôle et a commencé à mettre la ville en danger. Cela a poussé Batwoman à tuer Clayface pour éviter d'autres morts. Mais sa décision est-elle adéquate ? Peut-on tuer lorsqu'on prétend être membre de l'équipe de Batman ?

    SPOILER

    Lorsque j'ai lu la fin du dernier volume et commencé celui-ci je m'attendais à des numéros centrés sur les conséquences des actes de Batwoman. Je pensais que les différents personnages prendraient un camp ou l'autre selon qu'illes pensent que parfois il n'y a pas d'autre choix que la létalité. Ce n'est pas la direction prise par les auteurs. Le procès de Batwoman est assez court et pose moins la question de ses actes que des actes de Batman et de Tim Drake. Lorsque Batman a recruté Batwoman souhaitait-il aider Tim Drake ou éviter que Batwoman ne soit recruté par la colonie ? Ce procès est donc relativement court mais il reste tout de même surprenant.

    Le centre de ce volume, et de la série, est plutôt Tim Drake. L'équipe qu'il met en place devait permettre de créer une force Batman capable de survivre à Bruce Wayne et à l'absence de Tim Drake en tant que Robin. Ce dernier souhaitant étudier afin d'aider le monde différemment. La légitimité d'agir comme héros a souvent été mise en question dans la série, Spoiler décidant de ne plus agir ainsi. Au centre de l'intrigue est aussi la question de l'avenir potentiel de Tim Drake. La série nous montre un Tim Drake adulte obligé de prendre en main le manteau de Batman après la mort de ses ami-e-s et l'échec d'autre personne. Mais moins qu'une Gotham pacifiée on nous présente une ville soumise à la terreur par un Batman qui ne respecte ni les lois ni la vie privée. La fin de cette série essaie de montrer deux choses. Premièrement, on nous explique comme ce futur a pu avoir lieu. En second lieu, l'intrigue essaie d'éviter que Tim Drake ne devienne comme son futur. Pour cela, il doit renoncer à l'idée que Batman est indispensable et qu'il est le seul à pouvoir l'aider. Bien que la fin de la série soit un peu rapide, j'aurais apprécié une dernière confrontation idéologique entre Batwoman et la Colonie contre Batman, elle est efficace et permet de conclure les différentes intrigues.

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    **** Une fin efficace avant qu'une nouvelle équipe ne prenne cette série en main.
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    Image : Éditeur

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  • Batman White Knight par Sean Murphy et Matt Hollingsworth

    Titre : Batman White Knight
    Auteurs : Sean Murphy et Matt Hollingsworth
    Éditeur : DC 9 octobre 2018
    Pages : 232
    CW : Violences policières, violences médicales

    Ce tome contient Batman: White knight 1-8. Après l'échec, annoncé, de DC You et la destruction de la branche Vertigo DC a créé un nouveau label : Black Label. Encore jeune, cette branche doit se spécialiser dans des récits en dehors de la continuité dans une direction qualifiée de plus adulte. White Knight débute comme dans toute bonne histoire entre le Joker et le Batman. La batmobile se gare près d'Arkham. Mais la personne qui en sort n'est pas Batman. C'est Jack Napier, alias le Joker. Il y a un an, le Joker a été guéri après une dernière course-poursuite entre lui et Batman. Enfin débarrassé de l'identité du Joker, Napier décider de s'attaquer au plus grand vilain de Gotham. Un être qui sème la terreur sans jamais être mis en cause : Batman.

    SPOILERS

    Je n'aime pas le Joker. C'est un personnage qui m'insupporte et je déteste que l'on écrive encore sur sa relation avec Harley Quinn. Cependant, je comprends que les scénaristes aiment placer le Joker avec Batman. Ce sont deux faces d'une même pièce et l'idée qu'ils se soient créés mutuellement et qu'ils se comprennent mieux que personne n’a été récemment mise en avant par Scott Snyder. White Knight suit exactement la même logique. Jack Napier est décrit comme une personne qui essaie simplement de créer un spectacle. Le Batman est la meilleure personne pour l'aider. Mais Napier, sous son identité de Joker, est aussi fasciné par le Batman.

    Ce qui change est la manière d'écrire cette histoire. Au lieu de se placer du côté de Batman, un mal nécessaire dans une ville en danger permanent. Les scénaristes posent la question des méthodes et du message que l'existence même du Batman implique. Selon les scénaristes, l'existence du Batman est l'incarnation de la corruption d'une ville. D'une part, les dégâts créés par ses activités sont payés par le contribuable. Mais surtout, Batman ne répond devant personne. Il n'écoute pas la police, il n'agit pas en accord avec elle. Cela permet de mettre en scène des pages qui montrent Batman attaquant une manifestation pacifique, mettant en danger des civils et détruisant des bâtiments de la ville.

    Cette histoire est aussi fortement contemporaine. Les scénaristes essaient d'éviter de trop donner leur point de vue. Des positions opposées, mais en dialogue, sont donc mises en scène par deux journalistes : un homme conservateur qui utilise des termes très connotés comme SJW et une femme qui semble être de gauche. Je me demande si cette manière de faire est adéquate dans le contexte actuel. Le terme Social Justice Warrior est utilisé comme un moyen d'attaquer la pertinence de réflexions de gauche et donc de les étouffer dans l’œuf. Heureusement, ces dialogues sont coupés par des scènes qui montrent les obligations de la police et des politiques face aux actions dangereuses du Batman. L'œuvre s'inscrit aussi dans un contexte racial très particulier : les émeutes et les tueries d'hommes noirs par une police raciste. Pour mettre cela en avant les auteurs expliquent que Gotham a connu des émeutes avant le nettoyage de la police par Gordon. Mais on nous montre aussi que les quartiers pauvres, habités par des personnes racisées, sont abandonnés par les pouvoirs publics. Poussant ces quartiers à se gérer seuls et, dans ce comics, à pousser à l'élection de Jack Napier à un poste politique. Les auteurs vont jusqu'à redessiner des scènes prises en photos par des journalistes contemporains !

    J'apprécie aussi que la relation entre le Joker et Harley Quinn soit enfin décrite pour ce qu'elle est : une relation toxique avec un homme abusif. Les auteurs expliquent qu'une première Harley Quinn s'est enfuie, alors que le Joker menaçait de tuer un Robin, et qu'elle fut remplacée par une seconde Harley Quinn. Une partie importante de ce livre s'intéresse à la relation du Joker avec Harley. L'une est l'incarnation d'une relation mutuellement consentie qui rend les deux membres meilleurs. Tandis que la seconde incarne une relation toxique basée sur les abus physiques et psychiques. Bien que cela arrive tardivement, il est intéressant de décrire Harley Quinn comme une force positive dans la vie du Joker, ce qui permet de donner la grande révélation sur l'identité d'Harley et ses actes dans Gotham.

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    ***** Non cette histoire n'est pas parfaite et j'aurais aimé plus de numéros pour les auteurs. Mais c'est probablement le meilleur comics autours de Batman, de la batfamily et du Joker que je connaisse.

    Image : Éditeur

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  • The infinite loop 2. Nothing but the truth par Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo

    Titre : The infinite loop 2. Nothing but the truth
    Auteur-e-s : Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo
    Éditeur : IDW mai 2018
    Pages : 128

    Ce volume 2 contient les numéros 1-4. Le premier Infinite Loop fut une très bonne surprise. J'avais beaucoup aimé l'histoire qui jouait à la fois sur les voyages dans le temps, une relation entre deux femmes et les exclusions dans une société qui se dit tolérante et pacifiée. En peu de numéros, les auteur-e-s critiquaient fortement le racisme, le sexisme et l'homophobie d'une société tout en mettant en scène des hommes à la masculinité toxique et un nice guy qui ne devient utile que lorsqu'il laisse les femmes agir, se contentant de les aider sans les guider. Ce second volume est la suite directe, les anomalies sont acceptées mais une grande partie est envoyée dans des camps de réfugiés. Teddy est à la recherche d'une anomalie qui a disparu. Elle tombe sur une ville qui n'accepte plus la réalité et ne souhaite que vivre dans des faits alternatifs, fournis par un homme qui se prétend docteur et qui prétend savoir mieux que personne ce dont la population a besoin.

    SPOILERS

    Tout comme le premier volume, le principal défaut est le nombre restreint de numéros. Seulement 4 pour parler de vérité, de capitalisme, de démocratie et de politique. Uniquement 4 pour à la fois suivre Teddy en aventure dans la ville du mensonge et Ano qui essaie d'arracher une loi en tant que députée au congrès des États-Unis. Tout va très vite et on espère plus d'informations sur certains points. En particulier, l'intrigue autours d'Ano est très frustrante puisqu'on ne sait pratiquement rien sur son travail de députée. On apprend à peine qu'elle et Teddy se sont séparées, pour mieux se voir en secret.

    Ce second volume est fortement lié au contexte politique actuel, aux États-Unis comme ailleurs en occident. Les politicien-ne-s et les citoyen-ne-s vivent avec une technologie qui permet de créer une version alternative de la réalité, plus acceptable et plus proche de leurs envies. Ces mensonges sont vendus par un personnage qui prend le nom de Docteur. Il aurait été facile de s’engouffrer dans une brèche et de critiquer vertement la population pour son acceptation des mensonges. Les scénaristes prennent une autre direction. Illes expliquent que les mensonges sont bien plus faciles à vendre lorsque la réalité n'offre plus aucun rêve, plus aucun espoir. Ainsi, la ville du mensonge est-elle une ancienne ville riche qui a perdu tous ses emplois après le départ des industries. Les politicien-ne-s sont décrits de manière bien plus critique. Ce sont des personnes qui refusent d'agir sur la réalité, préférant défendre un idéal qui n'a jamais existé afin de garder leur pouvoir. Dès qu'Ano démontre leurs mensonges elle est expulsée par la force et considérée comme une traitresse.

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    **** Un second volume intéressant mais bien trop court !
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    Image : Éditeur

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