science-fiction

  • Guardians of the Whills par Greg Rucka

    Titre: Guardians of the Whills
    Auteur: Greg Rucka
    Éditeur: Disney press 2 mai 2017
    Pages: 240

    Sous la République Jedha fut une planète sainte. La Ville Sainte était un lieu de foi pour plusieurs sectes et croyances diverses. Des pèlerins de toute la galaxie y voyageaient ou refusaient leur vie au sein de cette petite communauté au milieu du désert. Ce qui rend cet endroit si important est l'existence de mines de cristaux spécifiques, importants pour les jedis et la croyance en la Force : les Kyber. Ceux-ci permettent la création des Lightsaber et sont uniques pour chacun des jedis. Mais lorsque la République est tombée l'Empire est arrivé. Les différents temples ont été fermés et les sectes rendues illégales. Depuis, les mines ne sont jamais fermées et Jedha peut à peine survivre. Dans ce contexte, l'arrivée du rebelle Saw Gerrera pourrait aussi bien permettre de sauver la cité que la détruire.

    SPOILERS

    Ce court roman s'intéresse à deux personnes, que je persiste à penser en couple : Baze et Chirrut. Ces deux personnages étaient introduits dans le film Rogue One comme des résistants et d'anciens membres d'une secte fonctionnant autours de la Force. Chirrut, bien que n'étant pas un jedi, était décrit comme particulièrement proche de la Force. Dans ce livre, on suit leurs aventures quelques mois avant les événements de Rogue One. L'auteur y explicite les coûts de la Résistance pour les personnes qui vivent sur Jedha. En effet, chaque acte de résistance est suivi par un acte de contrôle plus important qui ouvre la voie à un acte de résistance plus important encore. Les deux camps ne font que devenir plus radicaux et les personnes innocentes en souffrent de plus en plus. Cette souffrance est concrétisée par le nombre élevé d'orphelins et la difficulté de les aider.

    Ce roman serait intéressant si cet aspect était concrétisé par une intrigue réussie. Malheureusement, il ne me semble pas que Greg Rucka réussisse à donner un véritable intérêt à ses idées. Celles-ci sont bonnes, elles donnent de la substance à cette planète et aux deux personnages qu'il a choisi. Mais ce qui les entoure me semble trop simpliste. Tout s'emboite de manière mécanique sans jamais être véritablement discuté. Ainsi, on doit simplement accepter l'arrivée de Saw Gerrera et sa capacité à comprendre une situation. On doit aussi accepter sa trahison envers Jedha alors que celle-ci n'était pas préparée au sein des chapitres précédents. Ces manques nuisent fortement aux propos de l'auteur concernant les coûts de la guerre, tels que je pense les avoir compris.

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    *** Malheureusement trop simpliste

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    *****

    Image : Éditeur

  • Thrawn: Treason par Timothy Zahn

    Titre : Thrawn : Treason
    Auteur : Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 23 juillet 2019
    Pages : 352

    Le Grand Amiral Thrawn est de retour au sein de l'Empire. Il souhaite continuer son attaque contre les rebelles de Lothal, et particulièrement après avoir réussi à capturer leur membre le plus important : Syndulla. Mais il est convoqué à une rencontre entre le Grand Amiral Savit, le Grand Moff Tarkin et le Directeur Krennic. Cette réunion doit non seulement parler des problèmes posés par la construction de l'Etoile Noir mais aussi décider si le projet personnel de Thrawn doit en souffrir. Il en ressort un pari : si Thrawn est capable de résoudre un problème précis pour l'Etoile Noir il gardera son financement. Mais l'Empire est loin d'être un univers dans lequel on joue en suivant les règles. Thrawn pourrait bien en pâtir.

    SPOILERS

    Ce troisième roman s'inscrit dans la continuité des deux précédents. L'auteur nous donne bien plus d'informations sur les Chiss et la menace dont parle toujours Thrawn. Celle-ci est sous la forme d'aliens capables de contrôler des empires entiers avec peu de troupes, préférant rester en retrait. Leur menace est ici bien plus forte puisqu'ils se trouvent au sein de l'Empire, poursuivis par un navire Chiss. Ainsi, ce roman démontre l'incapacité de l'Empire de contrôler un vaste espace malgré sa puissance militaire.

    Mais le roman s'inscrit aussi dans la continuité des séries et des films. Thrawn s'est toujours intéressé à l’Etoile Noire, tout en argumentant contre sa construction. Ce roman continue sur cette lancée en expliquant en quoi une station aussi importante est non seulement inutile mais dangereuse. Premièrement, son coût est bien trop important. Tout ce qui est offert à la construction de la station met à mal le fonctionnement d'autres parties de l'armement militaire de l'Empire. En second lieu, il est toujours possible qu'un ennemi capture la station ou la détruise, faisant tomber une partie importante du complexe militaire de l'Empire.

    Ces deux points sont brodés autours d'un personnage intriguant, Thrawn, qui montre encore son génie tactique. On pourrait croire que cela rendrait les batailles peu intéressantes, mais l'attention de l'auteur envers les choix des commandant-e-s et les raisons qui poussent à ces décisions permet d'intégrer l'importance du moment et des dangers encourus. Ce troisième roman, après un second très faible, est plus que bienvenu.

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  • Thrawn: Alliances par Timothy Zahn

    Titre : Thrawn : Alliances
    Auteur : Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 26 février 2019
    Pages : 496

    Thrawn n'est pas un humain. Il n'est même pas un véritable habitant de l'Empire. Pourtant, il a réussi à devenir un Grand Amiral au sein de la flotte impériale. Ses tactiques et son commandement sont efficients et personne ne remet en cause ses capacités. Du moins jusqu'à son échec face aux rebelles dans des circonstances qui ne sont pas totalement de son contrôle. Sa loyauté et ses capacités sont mis en question par l'une des personnes les plus puissantes de l’Empire : Vader. L'Empereur décide justement de vérifier ces deux points en envoyant Vader et Thrawn dans les régions inconnues enquêter sur une perturbation au sein de la Force. Au même endroit de la rencontre entre Thrawn et le jedi Anakin Skywalker.

    SPOILERS

    Ce second tome autours de Thrawn discute sa loyauté envers l'Empire. Dès le début, on avait compris que l'Amiral est loyal à la fois envers l'Empereur et son propre peuple. Son but est de préparer l'Empire afin de combattre des menaces dans les régions inconnues de la Galaxie. Ce tome nous place à la frontière de ces régions. On comprend mieux pour quelles raisons elles sont si peu connues et qui s'y trouve. Mais surtout, l'intrigue place Thrawn entre son peuple et son serment, observé de près par Vader.

    Malheureusement ce livre me semble peu intéressant. Malgré mon intérêt envers Thrawn, il n'y a que peu de choses que j'ai apprécié. Le livre fonctionne sur deux temps. Nous suivons l'Amiral et Vader enquêter sur une menace méconnue dans le présent. Dans le passé, nous observons la rencontre entre Thrawn et Anakin. Ce dernier veut retrouver Padmé et tombe sur une menace importante pour la République. C'est cette menace qui est censée connecter les deux époques. Mais le lien me semble très mal mis en place. Il intervient dans les dernières pages du roman et jamais l'auteur ne nous a donné des indices permettant de le comprendre. On ne doit que l'accepter.

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    **

    *** Peu intéressant

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    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars Rebels: Edge of the Galaxy par Jason Fry

    Titre : Star Wars Rebels : Edge of the Galaxy
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 21 octobre 2014
    Pages : 176

    Zare est le plus jeune d'une famille de quatre personnes. Ses parents sont deux inventeurs qui ont souffert non seulement de la République mais aussi des décisions capitalistes de la Fédération du commerce. Depuis, la famille est fortement pro-impériale. Et leur loyauté implique de se rendre sur Lothal. Leur fille, Dhara, reçoit l'honneur d'être admise au sein de l'Académie impériale locale tandis que Zare doit terminer son éducation avant de pouvoir demander son entrée. Mais cette année d'attente ne sera pas ce que Zare attendait. En un an, Lothal va changer et certaines personnes n'apprécient pas ce qui arrive.

    SPOILERS

    Ce roman est peu intéressant voire mauvais. Je comprends que celui-ci s'adresse à des enfants mais cela n'excuse pas le manque flagrant de contenu. Une grande partie du roman se déroule, logiquement au vu de la population ciblée, au sein d'une école. Nous suivons Zare alors qu'il entraine son équipe de sport vers le championnat. Ces moments sont très longs et ont lieu à plusieurs reprises durant le roman. Celui-ci était très court on a l'impression que l'auteur ne fait que remplir des pages comme il peut car il ne sait pas vraiment de quoi il veut parler ou alors il ne sait pas comment en parler.

    Car il y a tout de même un thème, commun à plusieurs romans prenant place durant l'Empire. Ce livre essaie de nous montrer le mépris de l'Empire envers la vie humaine et les choix individuels. Les personnes doivent accepter ce que veut l'Empire sans jamais le remettre en question. Cet aspect est montré au sein de l'école, alors que Zare se heurte à un bureaucrate local, sur la planète par des décisions illogiques et dans la famille de Zare dont le père est dépeint comme quelqu'un qui ne veut pas remettre le système en cause et apprécie que les manifestations d'incompréhensions soient réprimées. Face à cela, les conseils que l'on donne à Zare implique de croire en l'Empire et de le laisser faire. Ce n'est que petit à petit, durant le livre, que Zare comprend qu'il est parfois nécessaire d'agir au lieu d'attendre de se trouver en position d'impulser un changement.

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    ** le seul intérêt de ce roman est d'être lié à la série Star Wars Rebels

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    *****

    Image : Éditeur

  • Journey to Star Wars: The Force Awakens: Lost Stars par Claudia Gray

    Titre : Journey to Star Wars : The Force Awakens : Lost Stars
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Penguin 4 septembre 2015
    Pages : 551

    Ce roman est inclus dans une collection qui préparait au nouveau film Disney : The force awakens. Nous suivons deux jeunes enfants sur une planète récemment intégrée à l'Empire. Ce garçon, Thane, et cette fille, Cenia ne sont pas de la même classe sociale. Mais les deux rêvent de devenir des officiers impériaux et des pilotes. Ce souhait commun leur permet de créer une amitié alors qu'illes s'entrainent afin d'entrer au sein d'une Académie Impériale. Mais l'Empire n'est pas exactement comme illes le pensaient. Et alors que leurs carrières se mettent en place il est légitime de se demander si leur amitié et leur loyauté va survivre à la réalité.

    SPOILERS

    Ce livre est un moyen de résumer toute l'histoire de l'Empire jusqu’au septième film. Il commence alors que l'Empire est au plus haut de sa puissance et que les planètes les plus éloignées sont intégrées. Il suit les débuts de ce qui deviendra la Rébellion ainsi que les batailles les plus connues, via le point de vue de deux personnages. Les personnes familières avec les films n'auront donc pas l'impression d'une redite tandis que les autres sauront ce qui s'est déroulé. Enfin, le roman décrit ce qui est arrivée à l'Empire après la bataille d'Endor et, surtout, ou il en est juste avant le septième film. Ce résumé permet donc de mettre tout le monde à niveau tout en donnant quelques informations sur les événements qui ont eu lieu. Bien entendu, l'Empire n'est pas tombé et l'autrice décrit des tentatives de prises de pouvoirs par des hauts gradés après la mort de Palpatine.

    Ceci est dépeint à l'aide de deux personnages qui sont d'abord ami-e-s avant de devenir un couple écrasé par leurs choix. Thane est un jeune homme cynique tandis que Cenia pense que l'honneur et la loyauté sont des valeurs absolues. Sachant cela, il est facile de comprendre que l'un deviendra un rebelle tandis que l'autre restera au sein des forces impériales. Ce destin tragique aurait pu être envahi de clichés et inintéressant. Mais l'autrice réussit à donner suffisamment de substance à leurs envies, leurs pensées pour que l'on comprenne leurs choix et que l'on ressente la tristesse et la difficulté de leurs rencontres. Malgré des avis différents, illes s'aiment et de respectent profondément. On sait qu'il ne va rien leur arriver et pourtant on se prend à espérer qu'aucun des deux ne connaitra vraiment la mort de l'autre. Ce travail subtil mis en plus par l'autrice permet de faire de ce roman non un simple livre dans l'univers star wars mais une histoire qui se suffit à elle-même tout en s'insérant dans un contexte plus important.

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    **** Je ne m'attendais pas à être autant impliqué dans cette histoire

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    Image : Éditeur

  • A new Dawn par John Jackson Miller

    Titre : A new dawn
    Auteur : John Jackson Miller
    Éditeur : Penguin 23 avril 2015
    Pages : 416

    Il y a longtemps, les Jedis ont été trahis. Les forces de la République se sont retournées contre elleux alors que l'Empire prenait rapidement sa place. Mais un jedi a eu le temps de lancer un avertissement. Celui-ci a été reçu par l'un des derniers rescapés. Il décida de changer de nom et de vivre au sein des mondes les plus inhospitalier possibles sous le nom de Kanan. Il n'a pas d'ami-e-s, il n'a pas d'attachements et il se contente de travailler puis de boire et de recommencer sur une autre planète lorsqu'il le souhaite. Mais il est rattrapé par une jeune rebelle qui souhaite observer le fonctionnement de l'Empire et tombe sur une idée qui pourrait tuer des millions de personnes. Kanan va devoir redevenir un héros.

    SPOILERS

    Comme les autres romans que j'ai actuellement lu celui-ci a un lien direct avec le quatrième film. En effet, ces romans mettent en avant le projet de l'Etoile Noir et surtout son effet sur l'économique de l'Empire. Ici, on observe des mineur-e-s devoir suivre des quotas de plus en plus importants pour un matériel spécifique. Bien que personne ne mentionne le projet, les personnes qui lisent savent très bien ce qui est en train de se dérouler. Cet aspect est vu par les yeux de l'adversaire du roman : Vidian. Un cyborg qui ressemble à une fusion entre Emmanuel Macron et Castaner. Il est sans pité. Sa seule envie est de créer des entreprises productives même si cela implique la mort. Les refus sont reçus par la force des armes et personne ne peut le faire changer d'avis car il considère avoir raison sur tout.

    Ce roman permet aussi de mettre en place un prélude à la série Star Wars Rebels. Dans celle-ci on croisait Hera et Kanan travaillant ensemble avec une équipe. Mais on ne savait pas comment Kanan avait survécu ni comment ces deux personnes se sont rencontrées. L'intrigue de ce livre permet de connaitre ces deux points. Les débuts des chapitres donnent, parfois, quelques indices sur le passé de Kanan tandis que les événements permettent de relier les deux personnages et de préparer leur relation future.

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    *** Une aventure sympathique qui tient en grande partie sur Hera et Kanan et l'envie de les revoir

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    *****

    Image : Éditeur

  • Thrawn par Timothy Zahn

    Titre : Thrawn
    Auteur : Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 14 décembre 2017
    Pages : 496

    Lorsqu'un vaisseau impérial croise l'existence d'un alien inconnu certaines procédures sont nécessaires. Celle-ci dépendent du passé républicain de la Galaxie et impliquent d'étudier et de contacter les espèces rencontrées. Mais les indices découverts par le vaisseau impérial impliquent une seule personne. Celle-ci se nomme Thrawn. Il provient d'une espèce mythique que peu de personnes connaissent. Selon ses propres mots, il a été exilé à cause de ses activités militaires. L'Empereur décide donc de l'envoyer à l'académie des officiers et d'observer de prêt sa carrière.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule avant les événements de la série Rebels et se termine juste avant l'apparition de Thrawn dans celle-ci. Il y a longtemps, j'avais lu la série de livres autours de Thrawn dans ce qui est actuellement l'univers légendes, une série considérée comme particulièrement bien écrite. Le retour de Thrawn dans l'univers canon fut donc fortement attendu. Personnellement, je l'ai retrouvé dans la série Rebels dans laquelle il m'a un peu déçu. Ce roman permet de remettre en place le personnage, d'expliquer ses capacités et surtout de décrire son ascension au sein d'une force militaire raciste. Le personnage est très bien décrit et suit ce que l'on connaissait déjà de lui.

    Le roman s'intéresse aussi à un second personnage apparu dans Rebels : Arihnda Pryce. Celle-ci gouverne Lothal, planète sur laquelle la série Rebels prend place. Elle apparait tardivement mais elle est montrée comme sans compassion. L'auteur montre de quelle manière cette femme passe de simple minière à gouverneur grâce à des actes d'espionnages et de trahisons. Il nous décrit une femme sans scrupules capable de tout si cela implique de gagner un peu de pouvoir politique. Alors que ses débuts pourraient être innocents, la fin de ses actes dans ce livre sont particulièrement violents. Elle est donc elle aussi particulièrement bien décrite.

    Ce qui rend ce roman intéressant est la mise en place progressive des deux carrières. On observe les deux personnages tenter de se faire une place et devoir accepter un fonctionnement raciste au sein de l'administration. Les deux doivent se défendre contre des personnes qui ne veulent pas le bien commun mais augmenter leur pouvoir personnel. Mais les deux s'intéressent à des parties différentes de l'Empire et donc ne se rencontrent que tardivement et rarement avant que l'auteur ne décide de mettre en place une relation d'aide mutuelle. L'auteur use aussi d'un ennemi intelligent mais qu'il laisse largement dans l'ombre afin de nous montrer les difficultés d'un Empire de plus en plus contesté par des groupes de rebelles, augmentant les tensions de cet univers.

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    **** Un roman plutôt intéressant

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  • Tarkin par James Luceno

    Titre : Tarkin
    Auteur : James Luceno
    Éditeur : Penguin 2 juillet 2015
    Pages : 352

    L'Empire est en place depuis quelques années mais sa puissance militaire est énorme. Une grande partie de ses troupes et de ses armes sont basées sur l'armée de la République, bien que les clones et les armes soient en train d'être remplacés. Il est difficile pour la galaxie de se révolter contre une telle puissance, d'autant que les planètes anciennement séparatistes ont été durement traitées par l'Empire. Mais certaines personnes ont l'espoir de réussir à créer un mouvement de révolte. Ces personnes vont se trouver face à Tarkin. Il est l'héritier d'une ancienne famille, son éducation fut difficile, il est l'un des héros de la guerre des clones et, aujourd'hui, il est chargé de vérifier la construction de la future étoile noire. Il ne laissera rien ni personne mettre en danger l'Empire et l'ordre que celui-ci a créé.

    SPOILERS

    Ce roman est meilleur que celui-ci que j'ai terminé récemment, mais le récit est malheureusement moins intéressant que les thèmes traités. Meilleur car l'auteur s'intéresse de manière précise au fonctionnement de l'Empire. Au lieu de ne faire que décrire quelques soldats et gradés Luceno nous explique le fonctionnement administratif précis de l'appareil militaire de l'Empire. Celui-ci est compliqué mais sa description donne une impression de réalisme. Les procédures sont aussi décrites ce qui permet de mieux comprendre certains actes. On apprend, par exemple, que l'Empereur a tendance à rester caché, préférant préparer ses plans concernant la Force. On apprend aussi que l'Empereur aime laisser les hauts-gradés lutter les uns contre les autres, suivant en cela le fonctionnement de certaines dictatures. Ces luttes permettent, bien entendu, de mieux contrôler les ambitions de personnes qui possèdent des pouvoirs importants. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais eu autant l'impression de voir l'Empire comme un système administratif en fonction. Pour cette réussite, j'apprécie ce roman.

    Ce roman s'intéresse aussi spécifiquement à un personnage : Tarkin. Il est connu pour être le commandant de la première étoile noir. Il semble avoir assez d'autorité pour empêcher Vader de faire ce qu'il veut. Et il est dépeint comme extrêmement intelligent et impitoyable. Il est aussi l'un des plus hauts-gradés de l'Empire. Ces caractéristiques sont mises en avant dans ce roman qui permet de montrer l'importance de Tarkin, décrit comme la troisième personne la plus importante de la galaxie. Grâce à des flash-backs, l'auteur nous explique comment Tarkin est devenu ce personnage. Bien que provenant d'une famille riche, il est éduqué comme un soldat en pays ennemis qui doit survivre et gagner uniquement par ses propres forces, au risque de mourir. Il est aussi rapidement lié à un groupe autours du futur Empereur, montrant par-là que les plans de Palpatine se sont mis en place grâce à un groupe de personnes qui pensaient comme lui. Là encore, cette caractéristique donne plus de réalisme à l'univers Star Wars. Malheureusement, l'auteur est aussi obligé de décrire Tarkin comme incapable de comprendre ce qui se joue réellement derrière la Guerre des clones. Au vu de sa description j'ai du mal à croire qu'il n'ait pas eu certaines connaissances.

    *

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    *** Il est dommage que ce personnage n'ait pas eu une intrigue à sa hauteur.

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    *****

    Image : Éditeur

  • Lords of the Sith par Paul S. Kemp

    Titre : Lords of the Sith
    Auteur : Paul S. Kemp
    Éditeur : Penguin 26 janvier 2016
    Pages : 368

    TW : Grossophobie

    L'Empire est de plus en plus puissant. Mais cette puissance est défiée par de petits mouvements de révoltes sur plusieurs planètes. L'un de ces mouvements est plus préparé que les autres car il se base sur une organisation de résistance construite durant la guerre des clones. Son leader, Syndulla, refusait aussi bien la République que les Séparatistes et continuer de lutter contre l'Empire. Palpatine, afin d'éviter des actes de plus grande envergure, décide de se rendre sur Ryloth afin de s'attaquer personnellement à cette organisation. Mais son voyage est aussi une opportunité. Serait-il possible de tuer l'Empereur et Vader par un unique attentat ?

    SPOILERS

    Ce roman débute mal. Il commence après un attentat manqué contre Vader. On apprend immédiatement que l'un des plus hauts gradés de l'Empire, Delkor, sur Ryloth travaille avec les rebelles, pour ses propres besoins. Il agit ainsi car il veut prendre la place de la Moff actuelle : Delian Mors. Jusque-là tout va bien mais cela ne va pas durer. Car l'envie de Delkor de faire tomber Mors est basé sur son incapacité à gérer Ryloth au profit d'une vie hédoniste. Delkor fait tout le travail. Malheureusement, l'auteur décide de montrer à quel point Mors est incapable en se basant non seulement sur l'idée qu'elle est fainéante, droguée et qu'elle aime manger mais sur son poids. Toute une page décrit le dégout de Delkor face à elle en décrivant son corps et le lien avec ses manques intellectuels et psychologiques. Ce n'est pas acceptable et cette description a marqué ma lecture jusqu'au bout.

    De plus, on aurait pu espérer une description du fonctionnement administratif de l'Empire. De quelle manière la hiérarchie fonctionne et permet, ou non, une rébellion. On aurait pu espérer aussi plus d'informations sur Ryloth. En l'état, c'est à peine si l'auteur parle du racisme de l'Empire et du lien avec l'exploitation sexuelle des habitant-e-s de la planète. Nous sommes coincés dans une suite d'événements que l'Empereur persiste à considérer être sous son contrôle sans que jamais celui-ci n'explique de quelle manière. On doit accepter son omnipotence et l'existence d'un plan qui n'est explicité qu'à la fin du roman. Et même si on peut l'accepter je me demande si les bases de ce récit supportent vraiment autant de pertes et de danger pour l'Empire. C'est à peine si ce roman se justifie par les pensées de Vader et l'idée qu'il perd définitivement ses liens avec son passé durant ce roman.

    * Évitez ce roman

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    Image : Éditeur

  • Ahsoka par E.K. Johnston

    Titre : Ahsoka
    Autrice : E.K. Johnston
    Éditeur : Disney press 11 octobre 2016
    Pages : 400

    Il y a un que l'Empire est né. Il y a un an que Ahsoka fut témoin de l'ordre 66 et du massacre commis par des clones contrôlés par une puce. Depuis, Ahsoka se cache car l'Empire devient plus puissant chaque jour qui passe. Son existence même est un danger pour les personnes qui la côtoie. Elle essaie donc de se rendre sur les planètes les plus éloignées du centre de la Galaxie. Malheureusement, l'Empire est toujours présent et fait preuve de sa force. Elle décide de se cacher sur une Lune qui ne possède rien d'autre que de champs. Pendant un temps, elle est tranquille. Mais là encore l'Empire vient. De l'extérieur, elle observe un mouvement de rébellion se mettre en place. Peut-elle aider ? Et ceci lui permettrait-elle de retrouver sa place au sein de la Galaxie ?

    SPOILERS

    Ahsoka est l'une de mes personnages préférés de l'univers Star Wars. Selon moi, elle est la raison première de la capacité d'Anakin Skywalker à éviter ses instincts les plus sombres. Sa disparation après l'avant-dernière saison de Clone Wars marquait un changement important et nous ne savions pas ce qui allait lui arriver. Ce roman y répond sans s'attarder. Nous savons seulement qu'elle luttait contre Maul lorsque l'ordre 66 eut lieu. Le roman s'intéresse bien plus à ce qui peut arriver à Ahsoka maintenant qu'elle n'est pas membre des jedis. Bien entendu, les personnes qui ont vu Star Wars Rebels savent exactement ce qu'elle devient. Mais son passage de la fuite à la mise en place d'un plan n'en est pas moins sympathique à lire.

    Tout comme Rebels, mais bien avant, ce roman marque aussi les débuts d’une rébellion ainsi que les débuts de l'Empire. Ce dernier est montré comme implacable. Il est basé sur le fonctionnement de la République durant la guerre. Les personnes qui étudient l'histoire savent que les dictatures sont souvent basées sur des fonctionnements antérieurs mis en place de manière légale. Mais l'Empire est aussi jeune et ses soldats ne sont pas encore parfaitement entrainés. La rébellion, elle, n'existe pas encore. Il n'y a que des actions symboliques ou des révoltes locales mais peu organisées. Seule l'existence d'Ahsoka dans ce roman permet de donner une chance aux paysan-ne-s qui se révoltent contre l'Empire. Ainsi, ce roman permet de faire le lien entre les films et la série Rebels.

    *

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    **** Un nouveau roman star wars que j'apprécie. Il faut dire qu'Ahsoka est l'un des meilleurs personnages de cet univers

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    Image : Éditeur

  • Dark Disciple par Christie Golden

    Titre : Dark Disciple
    Autrice : Christie Golden
    Éditeur : Penguin 7 juillet 2015
    Pages : 336

    Nous sommes en plein milieu de la guerre des clones. Celle-ci est meurtrière. Dooku ne cache pas son amour des massacres. Lorsque des vaisseaux de sauvetage envoyés pour éviter un génocide sont détruits le Conseil des Jedis décide de prendre une action jamais envisagée auparavant : l'assassinat de Dooku et la fin de la guerre. Mais quel est le jedi qui pourrait accepter une telle mission ? Quel serait l'effet d'un assassinat sur l’ordre ? Et surtout, qui pourrait aider les jedis à détruire Dooku ? Obywan a une idée. Mais la personne qu'il a en tête fut un ennemi longtemps craint.

    SPOILERS

    Ce roman est constitué d'idées pour une dernière saison de la série Clone Wars. Il est donc basé sur des scripts qui n'ont jamais été tournés. Ayant apprécié cette série, je ne peux qu'aimer me retrouver dans ce même univers. Les personnages ressemblent d'ailleurs à ce qu'illes sont dans la série. Ce roman s'intéresse surtout à Quinlan Vos et Asajj Ventress. Le premier n'a été vu que peu dans la série. Mais Asajj est un personnage qui a eu de nombreux changements. Elle passe d'ennemi à assassine puis chasseuse de prime. Ce roman est donc l'occasion parfaite de terminer son intrigue et je pense que celle-ci est plutôt réussie. La fin du roman est particulièrement belle puisque Asajj entre enfin du côté bénéfique de la force

    Mais ce que j'apprécie dans ce roman est la manière dont il montre les effets de la guerre sur les Jedis. Dès le début, on observe qu'une grande partie du Conseil des Jedis est prêt à user d'outils peu orthodoxes pour terminer cette guerre. À plusieurs reprises, celleux-ci prennent des décisions absolues plutôt que de faire attention à leur capacité de pardon. Les effets sur les jedis sont surtout mis en scène sur Quinlan Vos. Ce dernier est petit à petit séduit par le côté sombre alors qu'il essaie de trouver un moyen d'assassiner Dooku de sang-froid. Le roman nous montre donc un jedi essayer de vaincre dans une guerre qui change sa manière de penser et d'être au prix de sa capacité de compassion et d'amour.

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    **** Un roman que j'ai beaucoup apprécié pour son thème mais aussi ses personnages.

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    Image : Éditeur

  • Queen's Shadow par E. K. Johnston

    Titre : Queen's Shadow
    Autrice : E. K. Johnston
    Éditeur : Disney 5 mars 2019
    Pages : 400

    Ce roman, le premier que je lis dans l'univers canon de star wars, se déroule peu de temps après l'épisode 1 alors que la conclusion prend place à la fin de l'épisode 3. Nous suivons Padmé Amidala alors que son rôle de reine prend fin. Malgré certaines demandes, elle refuse d'amender la constitution de Naboo afin de continuer son rôle de reine. Mais cela ne l'empêche pas de souhaiter continuer à servir sa planète, la démocratie et la République. La question qu'elle se pose concerne la forme que prendra son nouveau rôle. Rapidement, la nouvelle reine lui demande de devenir la sénatrice de Naboo au sein du sénat. Passer de reine à sénatrice n'est pas simple et Padmé pourrait bien perdre ses illusions au sein d'un système qui fonctionne avec difficulté et dont certains membres se préparent à ce qui deviendra la guerre des clones.

    SPOILERS

    Il y a une chose que j'ai beaucoup apprécié dans ce roman : Padmé et ses compagnes. Dans les films celles-ci ne sont que des ombres à peine décrites et montrées. Padmé elle-même n'est pas explicité dans son rôle de reine puis de sénatrice. Le roman élabore ces rôles. Les compagnes ne sont pas de simples atours mais des gardes et des politiciennes entrainées capables de combattre, de soutenir et surtout de prendre la place de Padmé en cas de besoin. La garde-robe elle-même a une grande importance dans ce roman. Outre les aspects d'images et de fonctions celle-ci permet de se préparer à tous les imprévus en cachant des outils et des moyens de défenses importants.

    J'ai aussi apprécié l'ambition de parler moins de combats spatiaux et plus de politique. Ce roman prend place dans un moment charnière entre la fin de la République et le début de l'Empire. Un moment durant lequel, selon les films, la démocratie fonctionne de moins en moins bien. Malheureusement, il me semble que ce roman échoue à vraiment traiter son sujet. Bien qu'il soit intéressant de montrer le passage de reine à sénatrice le travail politique est assez peu décrit et peu présent. Ce n'est que vers les dernières pages que l'on voit Padmé véritablement agir au lieu de suivre, ce qui joue négativement sur mon avis.

    *

    ** Il manque un aspect politique plus assumé pour faire de ce roman une réussite malgré l'amour porté à Padmé par l'autrice.

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    Image : Éditeur

  • Westworld saison 2

    Lors du dernier épisode de la saison 1 le créateur de Westworld, Ford, était tué par Dolores, une hôtesse. Alors que les invité-e-s se remettaient de leur surprise on pouvait voir, dans la forêt, les hôtes s'avancer vers les invité-e-s tandis que William se mettait à sourire. Cette seconde saison reprend immédiatement après la fin de la saison 1. Le soulèvement des hôtes a débuté par le massacre des invité-e-s qui ne sont plus considérés comme des personnes qu'il ne faut pas tuer. Les secours tardent à arriver car Delos, la compagnie derrière Westworld, souhaite quelque chose de précis avant de risquer son argent dans une opération de sauvetage. Car Westworld n'est pas ce qu'il semble être. Il y a un but différent du simple jeu derrière cet énorme endroit.

    SPOILER

    La première saison posait la question de la conscience. À partir de quel moment passe-t-on de simples automates à un individu capable de se penser, de construire sa place au sein du monde. Cette question n'était pas posée à l'aide des humain-e-s mais des hôtes qui, durant la saison, luttent pour accéder à cette conscience et se réveiller. Cependant, avoir conscience de son existence n'implique pas être libre de faire des choix. Ce qui permet à cette seconde saison de poser la question de la liberté et, plus précisément, le libre arbitre.

    Pour mettre en avant ce thème il me semble que la série joue sur deux points. Premièrement, à travers un scénariste, se pose la question de la réalité des sentiments et souvenirs des hôtes. Ces souvenirs ont été écris pour eux afin de suivre une histoire précise. Que se passe-t-il quand cette histoire continue sur sa lancée sans obstacle ni véritable fin ? Plus important, nos souvenirs ne sont-ils pas tous des histoires que l'on se raconte. Même si ceux-ci sont faux, leur existence et leurs effets ne sont-ils pas suffisants pour devenir réels ? Un second point concerne les humain-e-s. En effet, si les humain-e-s nient la conscience aux hôtes c'est à cause de leur nature artificielle, construite. Mais les humain-e-s sont-illes pour autant complètement libres ? Ne sommes-nous pas dépendant de nos souvenirs, construits et reconstruits au fil du temps, et de moments précis de nos histoires qui marquent notre identité ?

    Parler du libre arbitre et son existence dans une série est difficile. Une série se doit d'être dynamique. Au contraire d'une réflexion sur la conscience, dont je pense qu'elle peut être facilement mise en scène, une réflexion sur le libre arbitre me semple plus compliquée. Comment mettre en scène la capacité de choisir ? Je me demande donc si cette seconde saison ne m'a pas semblé plus vide que la première tout simplement parce que le thème que j'ai l'impression d'y voir est difficile à traiter sur un écran. Ce qui m'a donné l'impression de suivre des événements un peu mécaniques camouflés par une chronologie voulue confuse.

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    *** Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette seconde saison. Une réussite ou un camouflage ?

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    Site officiel

  • The consuming fire (The Interdependency 2) par John Scalzi

    Titre : The consuming fire (The Interdependency 2)
    Auteur : John Scalzi
    Éditeur : Pan Macmillan 18 octobre 2018
    Pages : 336

    L'impératrice Grayland II a annoncé au public la fin du système naturel qui permet les communications et le commerce entre les planètes qui constituent l'Interdépendance. Les effets furent mitigés. Personne ne la croit vraiment et le statu quo reste établi. Grayland décide donc d'agir sur un second levier à sa disposition : elle prend le titre de prophétesse et annonce des visions. Cela n'est jamais vu depuis la création de l'Interdépendance. Face à ces visions le monde politique entier est secoué. Rapidement, plusieurs mouvements différents se mettent d’accord : il est nécessaire de déposer cette impératrice qui souhaite absolument détruire leur pouvoir.

    SPOILER

    Ce second tome reprend immédiatement après le premier. Grayland II annonçait préparer un mensonge afin de permettre d'aider à la transition entre l'Interdépendance et le futur. Dans ce contexte il n'était pas forcément utile de continuer la description de cet univers. Celui-ci étant déjà établi. Pourtant, l'auteur a décidé de nous offrir quelques informations plus importantes sur le passé et le fonctionnement physique de ce qui permet les voyages et commerces entre systèmes. Sans nous donner trop d’éléments, on comprend mieux de quelle manière l'Interdépendance et la Terre se sont trouvés séparés et qui en est responsable.

    Tout comme le premier tome, ce second volume est en premier lieu politique. Les combats spatiaux sont très rares mais assez intéressants. En effet, la question principale concerne la réaction des personnes les plus puissantes face à la volonté de l'Impératrice de changer les choses afin de se préparer à la chute de la civilisation. Là où elle souhaite des changements majeurs ses ennemis souhaitent le statu quo. L'auteur nous montre que cela ne découle pas d'un refus de mettre en question la réalité de ce qui approche mais du souhaite de garder le contrôle et les richesses le plus longtemps possibles. Il est difficile de ne pas faire le lien avec notre monde actuel. Alors que le changement climatique est un fait scientifiquement avéré les décisions pour s'y préparer sont lentes, souvent soumises aux besoins de l'économie et donc d'un système stable le plus longtemps possibles, au prix de l'avenir.

    Image : Éditeur

  • The collapsing empire par John Scalzi

    Titre : The collapsing empire
    Auteur : John Scalzi
    Éditeur : Pan Macmillan 23 mars 2017
    Pages : 336

    L'Interdépendance est une union de plusieurs dizaines de systèmes planétaires connectés par ce que l'on nomme le flux, un espace incompris de l'univers. Ces systèmes sont unis par une personne, l'Emperox, qui contrôle l'équilibre du pouvoir entre l'Église officielle, le parlement et les guildes marchandes chargées de contrôler le commerce de plusieurs familles. L'Empire est à un point de changement. Le vieil emperox est mourant et son héritière n'était pas censée prendre le pouvoir. Mais Cardenia n'a pas le choix. Elle va devoir prendre le pouvoir et naviguer entre les demandes de plusieurs nobles et grandes familles. Dès son entrée au pouvoir elle apprend que le flux menace de s'effondrer détruisant l'Empire et impliquant la fin de l'humanité sur de nombreuses planètes.

    SPOILERS

    Je ne connais pas très bien John Scalzi mais j'entends parler de lui de temps en temps. À ma connaissance, ce roman est le premier de sa part que je lis. Si l'on se tient à la quatrième de couverture, nous avons là un roman de space-opera classique et sans surprises. D'une certaine manière c'est vrai. Le système politique n'est pas inattendu ni les problèmes de révoltes sur une planète reculée. Cependant, j'ai bien mieux apprécié ce roman que la plupart des space-opera classiques. L'une des raisons est la peinture du pouvoir comme d'un spectacle. Dès que Cardenia devient l'Impératrice elle comprend que tout ce qu'elle fait à des impacts sur son entourage et le monde. Elle comprend qu'elle doit créer un rôle et le suivre. Cet aspect est rendu plus fort encore par son accès à ses ancêtres qui lui permet de comprendre pourquoi l'Interdépendance a été mis en place.

    Ce qui donne à ce roman le petit plus qui permet de le faire sortir de la masse est son thème. Un thème qui, d'ailleurs, n'est encore que survolé puisqu'il existe une suite. On se trouve dans un univers qui fonctionne grâce à quelque chose que peu comprennent. Et cette chose, le flux, risque de ne plus fonctionner. Le roman montre ce que cela implique en ce qui concerne l'humanité et le commerce. La civilisation va chuter et tout le monde va mourir. Ce premier roman montre aussi que plusieurs scientifiques ne sont pas forcément d'accord sur leurs conclusions. Une scientifique pense que le flux va se reformer, poussant une grande maison à tenter de se placer au-dessus des autres. Un autre scientifique pense que le flux va tout simplement disparaitre et qu'il est nécessaire de se préparer immédiatement à la fin de l'Empire. Dans les deux cas, il existe des indices mais qui ne sont pas encore pris au sérieux. Le roman explique aussi à quel point il est important de valider les résultats par le peer review mais aussi ce que cela implique en termes de temps. On aura tous compris, le roman parle de notre époque et du changement climatique. De la nécessité de comprendre les changements et d'agir en conséquence mais aussi de l'inertie du monde politique, économique et scientifique qui empêche des décisions radicales et rapides.

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    **** Un premier tome très prometteur qui tente de décrire la fin d'une civilisation. J'espère que la suite continue sur la même voie.

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    Image : Éditeur

  • The legend of Korra: Turf Wars par Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Irene Koh et Vivian Ng

    Titre :  The legend of Korra : Turf Wars
    Auteur-e-s : Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Irene Koh et Vivian Ng
    Éditeur : Dark Horse 13 mars 2019
    Pages : 240

    Cette édition librairie contient Turf Wars parties 1-3. Après de nombreuses recommandations j'ai décidé d'entrer à nouveau dans l'univers de Korra. Pour rappel, Korra est la nouvel Avatar, après Aang dont on suit les événements dans Avatar The last airbender. Ce statut fait de Korra un guide spirituel chargé de garder l'équilibre dans le monde. Lors des événements de la série, le monde a passé le cap de la révolution industrielle et l'équilibre est menacé par de nouvelles idées et personnes, la dernière étant Kuvira. Après un combat difficile qui a ouvert un nouveau passage entre le monde des humain-e-s et celui des esprits Korra et Asami décident de prendre un congé bien mérité. Mais lors de leur retour elles se rendent compte que les problèmes sont nombreux à Republic City.

    SPOILERS

    Comme toujours, dans cet univers, il existe à la fois une menace personnelle envers Korra et une menace plus politique. Ainsi, la menace personnelle est le nouveau chef d'une des triades de Republic City. Après un combat autours du portail ce chef est attaqué par un esprit ce qui modifie le corps de celui-ci. La question de cette bataille concerne le statut du portail. Est-ce un lieu sacré qui doit être préservé et protégé en harmonie avec les esprits ou faut-il en faire un lien d'entrée dans le monde des esprits pour les touristes dans un but marchand ? Autours de cette question se greffe les idées politiques de Raiko. Ce dernier n'a jamais eu beaucoup de chance dans la série. Il est presque uniquement une personne qui refuse de suivre Korra. Dans ce livre, il essaie de se faire réélire après avoir capitulé face à Kuvira. Pour Raiko, seules les décisions qui peuvent permettre une réélection sont dignes d'être examinées. Le reste n'est qu'accessoire. Bien entendu, cette manière de penser conduit la ville à une nouvelle crise...

    Cette suite sous forme de comics est aussi attendue à cause de la fin de la série. Lors de celle-ci Korra et Asami se rendait dans le monde des esprits en se tenant les mains, devenant un couple officiel. Dans ce comics, on les retrouve immédiatement après ce moment, en train d'apprendre à vivre en couple. Très rapidement, Korra décide d'en parler à ses parents. Cet événement, qui n'a pas lieu comme espéré, permet aux auteur-e-s d'expliquer de quelle manière est pensé l'homosexualité dans cet univers. J'étais d'ailleurs surpris, en bien, que le récit soit porté par Kya, fille de Aang (qui permet de savoir que l'avatar Kyoshi était bisexuelle). Il me semble que ce couple ne soit pas montré comme parfait. Leur relation est en construction et tout le monde ne sera pas forcément heureux de celle-ci.

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    ***** J'apprécie beaucoup l'univers d'Avatar et de Korra. J'ai beaucoup aimé y entrer à nouveau et je pense que je lirais la suite.

    Image : Amazon

    Éditeur

  • The Dispossessed (Hainish Cycle #6) par Ursula K Le Guin

    Titre :  The Dispossessed (Hainish Cycle #6)
    Autrice : Ursula K Le Guin
    Éditeur : Harper 1 janvier 1970
    Pages : 387

    Autours de l'étoile de Tau Ceti les humain-e-s vivent sur deux planètes. L'une se nomme Ursa. Elle est formée de plusieurs nations. A-Io est un état de type démocratique fonctionnant selon la forme capitaliste. C'est l'une des grandes puissances de la planète. Thu est une nation que l'on ne voit que peu mais qui semble fonctionner selon la doctrine communiste, un état central et une bureaucratie importante. Le reste de la planète est constitué de petits états soumis à ces deux grandes puissances. La seconde planète est Annares. Il y a plusieurs centaines d'années, elle fut donnée à des révolutionnaire anarchistes afin d'y vivre. Depuis, Annares fonctionne plus ou moins en essayant de suivre les idées de sa fondatrice. Le héros du roman provient de cette planète. Il se nomme Shevek.

    SPOILERS

    Autant j'ai apprécié La main gauche de la nuit, autant je n'ai aimé ce roman. Je l'ai trouvé très lent et long. L'autrice me semble donner trop d'importance aux idées mathématiques de son personnage principal et pas assez à un examen plus anthropologique et sociologique des deux sociétés qu'elle présente. Il faut tout de même se rendre compte que La main gauche de la nuit introduit quelqu'un d'extérieur tandis que The Dispossessed suit quelqu'un qui connait et vit dans sa propre société. Que je n’aie pas apprécié ce roman ne lui enlève en rien ses qualités. Et surtout l'examen que Le Guin fait de l'anarchisme et de la démocratie libérale.

    Au vu de la structure du livre - le premier chapitre ouvre l'intrigue qui commence depuis le départ en direction d'Ursas jusqu'à sa fuite tandis que le chapitre 2 débute depuis l'enfance de Shevek jusqu'à l'idée du départ - on commence par apercevoir la nation d'A-Io qui sera présentée petit à petit. Celle-ci fonctionne sur l'idée de démocratie, de nation et de libéralisme économique. Le Guin nous montre une économie prospère basée sur la consommation. Mais c'est aussi un système profondément inégal. En suivant Shevek, on apprend que chaque personne a une place précise et doit faire attention à comprendre qui sont ses supérieurs. Les femmes, en particulier, sont considérées comme inférieures par nature et Sevek n'en rencontre que peu sur Ursas. Alors qu'une grande partie du livre nous montre le fonctionnement des personnes les plus riches, ce n'est que tardivement que l'on comprend que cette économie si prospère est problématique. Une grande partie de la population est soumise à des conditions de vie très précaires ainsi qu'à un contrôle policier et militaire important. Se définissant sur la liberté politique et économique ce système est en fait rempli d'interdictions et d'institutions chargées d'éviter les débordements.

    Mais Le Guin a aussi souhaité examiner le fonctionnement d'une société anarchiste. Anares suit les doctrines d'une fondatrice mythique, morte sur Ursas, et des premières personnes à avoir décidé de se rendre sur la planète. Celle-ci est un désert qui rend la vie des plus difficiles. Dès le début, la société d'Anares a supprimé les titres, les lois et la police. Il ne subsiste qu'une garde chargée du spatioport. Cette société fonctionne en syndicats créé librement par les personnes qui le souhaitent. Ces syndicats sont locaux et gèrent la production et les besoins, tout en se liant au monde plus large de la planète. Afin de gérer le travail, un système informatique peut envoyer et proposer des places aux personnes qui le souhaitent. La famille est bien plus aisée à créer. Il suffit de trouver une personne qui souhaite créer un couple, qui subsiste tant que possible. Tout le monde vit en commun soit dans de petites chambres soit dans des dortoirs. Bien que Le Guin ne lésine pas sur les problèmes économiques d'une telle société, une partie importante du roman se déroule durant une famine, elle essaie de montrer qu'une société anarchiste est possible. Cependant, elle démontre aussi les problèmes qui peuvent apparaitre et briser cette société. Vers la moitié et la fin du roman, on comprend que les personnes qui vivent sur Anares sont libres et pourtant personne n'ose remettre en question les décisions qui sont prises. D'autant que ces décisions sont prises de manière décentralisées sans que l'on sache vraiment qui en est l'auteur. De plus, les différentes crises poussent la société anarchiste à créer des bureaucraties de plus en plus importantes et difficiles à briser. Ainsi, l'autrice montre une utopie imparfaite qui, selon les mots du personnage principal, ne peut fonctionner que si elle se trouve en état de révolution permanente.

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    *** Bien que très intéressant je n’ai pas réussi à apprécier ce roman

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    Image : Éditeur

  • Brightburn

    CW : gore

    Brightburn est une petite ville des Etats-Unis. Dans cette ville un jeune couple rêve de fonder une famille mais n'y arrivent pas. Un soir, un vaisseau s'écrase dans la forêt voisine. À l'intérieur de ce vaisseau se trouve un bébé. Celui-ci est immédiatement adopté par le couple qui l’élève pendant 12 ans sans problèmes. À l'école, le jeune Brandon n'a pas beaucoup d'ami-e-s. Mais il est brillant et remarqué par ses enseignant-e-s. Cependant, tout change lors de ses 12 ans. Du jours au lendemain son attitude devient plus problématique. Petit à petit, ses humeurs inquiètent ses parents qui se demandent comment réagir de manière adéquate. Dans le même temps, Brandon développe des pouvoirs. Alors qu'il apprend à comprendre ses capacités et à tenter d'expliquer son origine plusieurs personnes disparaissent de la ville avec un simple symbole comme indice.

    SPOILERS

    L'idée du film est transparente. Que se passerait-il si Superman n'était pas bon mais mauvais ? Plusieurs comics ont déjà mis en avant une telle idée avec plus ou moins de réussites. Même dans la continuité des comics DC il existe des versions maléfiques de Superman. La base du film est donc relativement connue et sans véritable nouveauté. Le film joue beaucoup sur ce point en utilisant une mythologie et des images proches de ce que l'on connait de Superman. Brendan est un alien adopté. Ses pouvoirs sont les même que ceux de Superman. Il porte même une cape rouge, qu'il agrémente d'une cagoule.

    La question qui m'intéresse bien plus est le passage de "bon" à "mauvais". Brendan n'est pas maléfique dès l'origine. Il est d'abord un adolescent avec ses problèmes et ses questions. Je pensais que le film nous montrerait une progression. Un refus d'une frustration qui le mène à user de ses pouvoirs de manière de moins en moins éthique. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que sa puissance implique qu'il peut faire tout ce qu'il souhaite sans que personne ne l'en empêche. Mais le film nous montre un passage instantané en direction de son côté maléfique. Je trouve cela simpliste et bien moins intéressant. D'où la question : Brandon devient-il mauvais où alors la réalisation souhaite-t-elle nous dire qu'il a toujours été mauvais ?

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    ** Un film trop gore à mon goût avec une intrigue moins intéressante que je ne le pensais

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    Image : IMDB

    Site officiel

  • La main gauche de la nuit par Ursula K Le Guin

    Titre :  La main gauche de la nuit
    Autrice : Ursula K Le Guin
    Éditeur : Laffont 1971 (1969)
    Pages : 330

    J'avais déjà tenté de lire des romans de Le Guin, Terremer, mais je n'avais pas du tout aimé. Après réflexions, j'ai décidé de tenter ce roman. Il a reçu le prix Hugo et il est très bien considéré. Ce roman prend place dans un cycle qui décrit un univers géré par une forme d'association reliant toute l'humanité, l'Ekumen. Mais cette association n'est pas toute puissante, elle ne fait que faciliter les contacts. Le héros, est un envoyé de l'Ekumen afin de proposer une alliance à une planète nouvellement découverte : Gethen. Celle-ci est très froide et inhospitalière mais cela n'a pas empêché l'humanité de créer et de survivre jusqu'à mettre en place plusieurs états. Mais la plus grande surprise est la biologie. Les Gethenien-ne-s ne sont ni femmes ni hommes. La majeure partie du temps ce sont des personnes sans genres ni sexes. Ce n'est que lors de périodes précises, sexuelles, que ces humain-e-s peuvent intégrer les caractéristiques de l'un ou de l'autre sexe biologique. L'Envoyé est donc une bizarrerie à plus d'un titre et cela pourrait jouer sur sa réussite.

    SPOILERS

    Ce roman place deux personnages précis face à des informations qui ne sont pas maitrisées. L'envoyé, Genry, provient de l'Ekumen et de la Terre. Il se rend sur une planète dont il ne comprend pas totalement le fonctionnement sociologique et politique. Le seconde, Estraven, est un premier ministre qui tente de comprendre les conséquences de l'entrée dans l'Ekumen pour son peuple. Ce point de départ permet de parler d'un grand nombre de thème qui démontrent une influence de la sociologie et de l'anthropologie sur Ursula K Le Guin. Non seulement l'autrice tente de faire de Genry un observateur du fonctionnement des sociétés de la planète Gethen mais elle essaie d'expliciter la création des états. Je ne pense pas être tout à fait d'accord avec elle mais elle tente d'expliquer que les états modernes, nations, se construisent sur un temps long avec une unification de plus en plus importante et une centralisation du pouvoir. Celle-ci se met en place à l'aide des voies de communications, aussi bien les routes que la radio. Deux états sont visités dans ce roman. Le premier est un lieu quasi féodal avec un roi tandis que le second est gouverné par des Commissaires qui se basent sur une administration importante et le contrôle des déplacements et de l'identité. Ce dernier exemple est inquiétant et Le Guin montre que les personnes marginalisées peuvent souffrir d'un tel contrôle.

    On ne peut pas non plus passer outre l'information la plus importante de ce livre. Ces humain-e-s, sur Gethen, ne sont ni des femmes ni des hommes. Illes n'ont ni genre ni sexe définis pendant une grande partie de leur vie, en dehors des périodes de sexualité ou de grossesse. Toutes personnes peuvent donc intégrer les caractéristiques biologiques du sexe féminin ou masculin lors de leur vie. Le héros, Genly, est biologiquement homme. Bien entendu, la société de Gethen est beaucoup moins divisée en termes de genre. Étant donné qu'il n'y a pas de pensée de dualité biologique il n'y a pas non plus de pensées sur les différences en termes de rôles de genre. Seul Genry pense ces différences et, à plusieurs reprises dans le roman, il tente de masculiniser ou de féminiser ses interlocuteurs en prenant en compte le contexte.

    Bien que ces tentatives via Genry soient très traditionnelles, la personne qui le loge est vue comme féminine tandis qu'Estraven est vu comme masculin dans un contexte politique, on peut se demande si cela n'est pas souhaité par l'autrice. En tentant de genrer cette société en prenant en compte le contexte de ses interactions avec ses interlocuteurs Genry permet de questionner la division duale de la société, basée sur la vision externe des sexes dits biologiques. Si Genry est incapable de genrer sans utiliser le contexte cela ne veut-il pas dire que les divisions de genre sont des constructions sociales et historiques ? Et donc que Genry, et nous par la même occasion, avons tort d'essayer de consolider des différences qui n'existent pas réellement ?

    Ce roman est ma seconde tentative de lire Le Guin. Alors que la première ne fut pas une réussite j'ai bien apprécié ce roman. Il n'est pas parfait mais il est très intéressant. Le contexte général existe mais n'est pas trop important afin de ne pas écraser l'intrigue précise du roman. L'histoire de Genry et d'Estraven permet de présenter des réflexions sur le genre et la construction de l'état. Cela est aidé par des ajouts de type mythologiques au sein du texte, nous permettant de mieux comprendre le fonctionnement de l'humanité de cette planète. Ayant apprécié ce roman je vais tenter un second tome dans ce même cycle.

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    **** Un roman qui subit son âge mais que j'ai beaucoup aimé.

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    Image : Éditeur

  • The Expanse 2

    L'équipage du Rocinante a assisté, horrifié, à l'attaque contre la colonie d'Éros. Illes comprennent enfin quels sont les enjeux liés à la protomolécule. Une colonie entière, tout une population, détruite simplement pour comprendre le fonctionnement d'une forme de vie qui pourrait ne pas provenir du système solaire. Que ce soit son capitaine, Holden, ou les autres membres de l'équipage, tout le monde est d’accord : les responsables doivent être châtiés. Vu que Éros est un astéroïde, l'OPA souhaite aussi trouver les responsables et les empêcher définitivement de nuire. Cependant, il faut aussi prendre en compte Mars et la Terre. Les relations entre les deux planètes sont de plus en plus tendues et il se pourrait bien que l'humanité assiste aux débuts de sa première guerre interplanétaire. Que fera l'OPA dans ce contexte ? Personne ne le sait vraiment...

    SPOILERS

    La découverte de The Expanse fut une révélation pour moi. Je ne crois pas avoir vu une série de SF prise aussi au sérieux depuis Battlestar Galactica. The Expanse, adapté d'un roman, met en place un monde politique compliqué en nous donnant seulement quelques bribes d'informations. La série comprend aussi l'importance des détails pour la création d'un monde. On peut ne pas les voir mais leur existence permet d'accepter que cet univers fonctionne selon des règles logiques et compréhensibles.

    Tout comme la saison 1, la saison 2 réorganise le système politique en prenant en compte les tensions de la guerre et l'arrivée d'une nouvelle technologie potentiellement illimitée. La série n'hésite pas à montrer que la guerre ne dépend pas uniquement de complots ou de la volonté des dirigeant-e-s. Elle peut aussi éclater simplement par une incompréhension mutuelle ou une envie de contrôler de prêt ce que l'adversaire est en train de faire. Ainsi, les quelques batailles de la série, spectaculaires et dévastatrices, ont rarement lieu auprès de Mars ou de la Terre. Seule la destruction de l'une des lunes de Mars pourrait être considérée différemment. Mieux encore, la série fait la différence entre éthique, droit et realpolitik. On nous apprend que plusieurs accords existent pour réglementer les guerres. Mais cela n'empêche pas de les briser. La protomolécule est utilisée et testée contre des personnes pauvres, isolées, qui meurent. Malgré ces expériences sur des humain-e-s tous gouvernements veulent cette molécule et acceptent les tests, parfois au prix de leurs propres citoyen-ne-s. Bref, la série nous explique que l'éthique existe mais que la realpolitik pend rapidement devenir plus importante et rendre les relations entre états et personnes plus difficiles et dangereuses.

    Pour rendre la série intéressante il faut aussi s'intéresser aux personnages. The Expanse a de nombreux personnages intéressants et cette nouvelle saison ajout une martienne patriote et va-t-en-guerre. Son existence permet de mettre en question certains actes du gouvernement martien. Mais ce qui me semble le plus intéressant est l'équipage du Rocinante, constitué de personnes provenant de différents lieux. Amos et Alex sont surtout présent comme suiveurs. Naomi est la boussole morale du groupe. Holden, en revanche, est quelqu'un qui essaie toujours de choisir la meilleure voie, pour être quelqu'un de bien. Cette saison le montre devant des décisions de plus en plus compliquées. Afin de suivre son but, détruire toutes traces de la protomolécule, il doit accepter de commettre des actes de guerre et de piratage qui placent le bien de l'humanité avant le bien des individus. Cela n'est pas spécifiquement immoral mais peut impliquer de faire du mal ou de refuser d'aider des personnes. La question de savoir quelle est la limite se pose donc de plus en plus pour ce personnage et ses actions. D'une certaine manière, Holden incarne la capacité pour une personne morale de perdre sa capacité à différencier le bien du mal à partir du moment où les problèmes des individus sont oubliés face aux problèmes de l'humanité. Ce qui permet de (se) justifier des actes que l'on refuserait d'accomplir dans d'autres contextes.

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    ***** Une saison 2 à la hauteur de la saison 1. La série est lente, certes, mais elle fait surtout attention aux détails et à la logique interne.

    Image : Site officiel

  • East of West 9 par Jonathan Hickman et Nick Dragotta

    Titre :  East of West 9
    Auteurs : Jonathan Hickman et Nick Dragotta
    Éditeur : Image Comics 22 mai 2019
    Pages : 136

    Ce volume contient East of West 39-42. Ce volume 9 est, si j'ai bien compris, l'avant-dernier. La fin des temps approche rapidement et tous les personnages sont progressivement placés à leur place par les auteurs. Ce neuvième volume est avant tout un moyen de comprendre le passé de ces personnages et de montrer quelques surprises. Bien que ce passé soit intéressant, il n'y a ici rien qui ne soit pas connu ou inattendu.

    Ce tome permet donc surtout de mettre en avant les raisons qui se cachent derrière la colère qui existe entre les 4 cavaliers de l'apocalypse. Enfin, on nous montre la bataille durant laquelle Mort s'est attaqué aux autres cavaliers. Et on sait que Mort et Guerre vont probablement se combattre à nouveau. On en sait aussi plus sur le fonctionnement de Chamberlain et du père du Prince John. Malheureusement, les auteurs ne nous donnent aucune information sur le fonctionnement et la raison de la fin des temps. Est-ce une véritable fin ou un recommencement ?

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    **** Bien que ce volume permette surtout de remplir les vides avant la fin de la série, et que les informations offertes sont connues, j'ai apprécié ma lecture ainsi que les dessins de Dragotta, toujours aussi réussis.

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    Image : Éditeur

  • Doctor Who: The good Doctor par Juno Dawson

    Titre :  Doctor Who: The good Doctor
    Autrice : Juno Dawson
    Éditeur : BBC Books 25 octobre 2018
    Pages : 240

    La Doctor arrive tout juste sur une planète. Celle-ci est contrôlée par une espèce canine, descendante de Laïka, et une petite colonie humaine. Mais les relations entre les deux espèces sont difficiles. Une guerre civile a lieu tuant de nombreuses personnes dans les deux camps. La Doctor arrive alors que cette guerre se termine, par la victoire de l'espèce canine locale. Mais elle n'accepte pas cela et en à peine quelques minutes elles réussit à créer un traité de paix égal devant permettre un nouvel âge de prospérité. Cette réussite est quelque peu amoindrie par Ryan qui perd son natel sur la planète. Le recherchant, l'équipe TARDIS se retrouve sur la même planète mais 600 ans plus tard. Et les choses sont bien différentes mais dans le mauvais sens du terme.

    SPOILERS

    À mon avis ce roman est l'un des meilleurs actuellement écrit. Tout simplement parce que, pour une fois, l'autrice examine les conséquences inattendues d'une action de la Doctor. Dans le cas précis, son arrivée devient un mythe qui fonde une religion. Celle-ci est basée sur un livre qui décrit les actes et paroles de la Doctor afin de justifier le fonctionnement de la société. Cependant, c'est Graham qui est pris pour le Doctor tandis que ses paroles sont modifiées afin de mettre en place une société à la fois raciste et misogyne. Les hommes sont en haut de l'échelle. Les femmes et les Lobas sont respectivement soumis et mis en esclavage. Il faut noter que l'autrice explicite cette organisation par les liens amoureux et sexuels entre femmes et Lobas. Ces liens auraient créé une épidémie considérée comme un châtiment divin. Bien entendu, on ne peut que penser au fonctionnement des églises actuelles qui ont justifié des infériorités en se basant à la fois sur des écrits et sur des interprétations.

    Mais ce qui j'apprécie le plus dans ce roman est la raison de l'existence de cette société. Celle-ci se base sur les propos de Graham et, en particulier, une blague qu'il a faites en partant de la planète la première fois. Bien qu'il ne souhaitât pas faire de mal cette blague a permis de justifier une vision spécifique des Lobas comme inférieurs et soumis à l'humanité. On ne peut que faire le parallèle avec l'humour raciste et/ou misogyne régulièrement défendu au nom de la liberté d'expression. Le roman montre parfaitement que ces blagues, même faites sans arrière-pensées, ont un effet délétère. À travers de simples mots se voulant drôle on peut défendre et justifier un ordre social inégalitaire. Il est tout aussi intéressant que Graham ait été mis en avant sur ce point. Graham, dans la série, est montré comme bienveillant. Cela ne l'empêche pas de ne pas forcément avoir conscience de sa place dans la société. L'épisode autours de Rosa Parks le montre en train de comprendre ce qu'il doit faire et donc ce qu'il doit être pour que l'histoire continue comme elle devrait. À mon avis, le choix de ce personnage comme fondateur de la société décrite dans ce livre n'est pas un hasard. Je pense que l'autrice a parfaitement compris son utilité et son rôle de la série et l'utilise de la même manière.

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    **** Les romans Doctor Who sont souvent médiocres au mieux. Mais celui-ci est clairement au-dessus du lot.

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    Image : Éditeur

  • Men in Black International

    Il y a plusieurs années, deux agents des Men in Black ont sauvé le monde d'une espèce nommée la Ruche. Dans le même temps, une enfant nommée Molly voyait des Men in Blacks et un alien. Elle n'a jamais oublié et depuis 20 ans elle recherche le lieu où se trouve cette agence. Après toutes ces années de recherche elle a enfin un indice qui lui permettrait de trouver les MIB et surtout d'entrer en tant qu'agente. Mais la vie de ces personnes est loin d'être facile. Ce sont des inconnu-e-s qui n'auront jamais de vie sociale. Pire encore, illes risquent leur vie pour gérer le monde alien caché sur Terre. Le danger est démultiplié alors que l'agence de Londres semble être compromise. Mais qui croire, à qui faire confiance et comment lutter contre une agence entièrement secrète ?

    SPOILERS

    Ce film est sorte de reboot sans le dire. Le fonctionnement des MIB, tel qu'il a été mis en place dans les 3 films de la licence, n'est pas remis en cause. Les mêmes véhicules, les mêmes armes, les mêmes aliens parfois. Cependant, il remet en question l'histoire du MIB pour l'étendre quelque peu. Au lieu d'une unique agence à New York on apprend que le MIB possède plusieurs agences avec une hiérarchie précise. Plus encore, son histoire est plus ancienne. Au lieu d'un lancement dans les années 60 les MIB existent depuis le XIXème siècle par la création de la tour Eiffel par l'ingénieur du même nom. Cela pourrait être intéressant, si vous appréciez de connaitre l'histoire global d'un univers.

    Tout comme les opus précèdent, ce film est censé être humoristique. Bien que certaines scènes et blagues aient eu la capacité de me faire légèrement sourire, je suis resté majoritairement de marbre. Bien entendu, il est possible que la traduction n'ait pas permis de transmettre certaines subtilités. Mais j'ai eu l'impression que le film échoue à faire vraiment rire. Il semble surtout se reposer sur Hemsworth et les (in)capacités de son personnage, H. D'ailleurs, le film semble jouer sur l'aspect très esthétiquement appréciable de Chris Hemsworth à plusieurs reprises (et personne ne s'en plaint). Mais le plus problématique est la facilité à comprendre l'intrigue. Les surprises n'en sont pas et il suffit de réfléchir deux secondes pour comprendre dans quelle direction on va nous emmener.

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    ** Sans être affreusement mauvais je conseillerais d'attendre la sortie à la TV

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    Image : Site officiel

  • Dark Phoenix (X-Men)

    Dark Phoenix commence durant les années 90, quelques temps après les événements d'Apocalypse. Les mutant-e-s et les X-Men sont enfin appréciés et aimés du monde entier. Malgré les attaques destructrices du dernier épisode, les individus qui constituent l'équipe de X-Men sont célèbres. La présidence des Etats-Unis a lien direct avec le Professeur Xavier et n'hésite pas à l'utiliser afin de demander de l'aide. Cet équilibre est, malgré tout, instable. Il suffit de peu pour que la guerre entre l'humanité et les mutant-e-s recommence, menant à un retour des combats de rue contre les autorités et entre les groupes de mutant-e-s. Ces conflits latents risquent d'être mis en plein jour lorsque Jean Grey absorbe une énergie alien, devenant la cible d'une ancienne civilisation.

    SPOILER

    Dark Phoenix est, probablement, le dernier film X-Men de la fox. On peut mentionner le prochain New Mutants mais personne ne sait si et quand il va sortir. Ce dernier film, qui termine une trilogie débutée avec First Class, n'est pas mauvais tout en n'étant pas une réussite. Qu'on le dise immédiatement, le film est meilleur qu'Apocalypse. L'intérêt plus important envers la psychologie des personnages plutôt qu'une menace de fin du monde joue probablement sur une intrigue qui devient plus intimiste, portée par la musique d'Hans Zimmer qui préfère les basses au spectaculaire. Mais il me semble que le film ne sait pas dans quelle direction se diriger. J'ai l'impression que l'intrigue a dû être réécrite afin de terminer une histoire au lieu d'en ouvrir une autre. En effet, des pistes existent pour de prochains films. Mais celles-ci sont inutiles vu que Disney a racheté les droits. Bref, le film semble être en équilibre entre l'ouverture de nouvelles intrigues et la nécessité de terminer l'histoire de ses personnages, parfois d'une manière un peu artificielle.

    En effet, un personnage particulier meurt dans ce film : Raven. Sa mort me semble difficile à accepter au vu de ses pouvoirs mais surtout elle ne sert qu'à lancer les intrigues de deux personnages : McCoy et Magneto. Sans la mort de Raven aucun de ces deux personnages n'auraient choisis la direction que le film leur donne. Encore une fois, une femme meurt pour que des hommes voient leurs intrigues se développer. Heureusement, ce qui manque à Raven est offert à Jean Grey. Outre son passé, on en apprend plus sur ses relations avec ses parents et Xavier. Jean, depuis son plus jeune âge, est considérée comme dangereuse. On lui a inculqué la nécessité de contrôler ses émotions afin d'éviter que ses pouvoirs ne se développent trop. Pire encore, Xavier lui ment régulièrement, même si ces mensonges sont créés par amour. Durant ce film, Jean commence à apprendre à accepter ses émotions, le manque de contrôle et donc la possibilité d'user de ses pouvoirs au plus fort de ses capacités.

    En revanche je dois avouer que ce film pose enfin la question de Xavier, et que j'ai fortement apprécié cela. Charles Xavier est un médium. Depuis le début des X-Men on le montre en train de manipuler les gens, de lire leurs pensées, d'empêcher des personnes de bouger pour fuir lors d'actions illégales et d'utiliser des enfants pour se battre dans une guerre. Jamais ces actions ne sont questionnées. Cependant, ce film questionne le fonctionnement de Xavier dès les premières minutes lors des magnifiques scènes de sauvetage d'Endeavour. Au lieu de laisser sa sœur, Raven, prendre les décisions il oblige l'équipe à prendre des risques et à mettre en danger tout le monde. Immédiatement, Raven l'accuse de plus apprécier la célébrité que la sécurité des mutant-e-s et elle se demande si elle ne devrait pas partir remarquant que la majorité des mutant-e-s pris en charge par Xavier dans les X-Men sont mort-e-s. Plus tard, la remise en cause des actes de Xavier est encore plus importante alors que la perte de contrôle de Jean menace. Il avoue avoir manipulé l'esprit de Jean afin de l'empêcher de se souvenirs de certains événements, oubliant la nécessité de comprendre et d'accepter colère et tristesse. Bien que cela soit tardif, Xavier accepte et reconnait ses erreurs. La fin du film permet de voir l'école être tenue, enfin, par une personne qui a réellement à cœur le bien-être des enfants.

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    *** Un film moyen que j'ai tout de même bien apprécié. Je ne me suis pas ennuyé.

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    Image : Site officiel

  • Injustice 2. 5 par Tom Taylor, Xermanico, Daniel Sampere, Bruno Redondo et Juan Albarran

    Titre :  Injustice 2. 5
    Auteurs : Tom Taylor, Xermanico, Daniel Sampere, Bruno Redondo et Juan Albarran
    Éditeur : DC 30 avril 2019
    Pages : 144

    Ce volume 5 contient Injustice 2 numéros 25-30. Le combat entre Batman et Ra's Al Ghul fut dévastateur. Des espèces menacées ont définitivement disparus. Une administration présidentielle fut assassinée. Et Ra's a utilisé une nouvelle arme. Un androïde basé sur une technologie extraterrestre, capable de détruire des villes entières. Le retour des Titans et l'aide de Supergirl, encore cachée, a permis de détruire l'androïde mais on ne peut que se demander ce que son arrivée annonce. Pire encore, une guerre se prépare dans l'espace entre les Green Lanterns et les Red Lanterns. Si les Green Lanterns perdent l'univers entier sera perdu.

    SPOILER

    J'avoue avoir été surpris que l'auteur décide de repartir dans une intrigue spatiale. Ce qui concerne la Terre était intéressant. On observait des héro-ïne-s qui ne sont pas toujours mis en scène. On comprenait l'impact de la dictature de Superman. Et surtout, on observait un monde se reconstruire petit à petit, tout en essayant de faire mieux. Cela tout en lançant des pistes pour les intrigues du second jeu (que je ne possède toujours pas). Bien que s'intéresser aux Green Lanterns soit surprenant cela permet de donner l'occasion à Hal Jordan et Sinestro de discuter et, peut-être, de se racheter pour leurs actes contre la Terre mais aussi l'univers.

    Image : Éditeur

  • Faith dreamside par Jody Houser, MJ Kim, Marguerite Sauvage, Francis Portela et Jordie Bellaire

    Titre :  Faith dreamside
    Auteur-e-s : Jody Houser, MJ Kim, Marguerite Sauvage, Francis Portela et Jordie Bellaire
    Éditeur : Valiant 12 mars 2019
    Pages : 112

    Ce volume contient Faith Dreamside 1-4 et Faith's Winter Wonderland Special. Faith Herbert se cache toujours. Elle est suspecte dans un meurtre et préfère éviter d'être trop visible tant que les véritables coupables ne sont pas retrouvés. Mais il est difficile pour elle de ne pas agir quand quelqu'un a besoin d'aide. Après quelques ennuis policiers, Animalia se rapproche d'elle afin de lui demander de l'aide. Elle serait hantée par ses compagnons morts de la Génération Zéro. Mais Faith ne connait rien en fantôme. En revanche elle connait une femme, la Doctoresse Mirage.

    SPOILER

    Cette histoire peut sembler anecdotique. Elle peut sembler un peu simple. D'une certaine manière c'est le cas. Faith tente de réparer un problème rencontré par une personne et, par la même occasion, en apprend un peu plus sur elle-même. Car cette histoire parle de pertes, mais de forcément de pertes dû à la mort. Les pertes sont les rêves et espoirs abandonnés durant son existence. Chacun des personnages de cette minisérie ont perdu un espoir important de leur vie qui leur permettait d'être meilleurs. En ce qui concerne Faith, c'est son rêve d'être une héroïne. Il n'est donc pas étonnant que la minisérie se conclue sur le retour dans les airs de Faith après un combat contre ses propres rêves abandonnés.

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    **** Une série toujours aussi réussie et qui semble poser les bases de plusieurs événements futurs.

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    Image : Éditeur

  • The Mighty Thor 5. The death of the mighty Thor par Aaron, Dauterman et Wilson

    Titre :  The Mighty Thor 5. The death of the mighty Thor
    Auteurs : Aaron, Dauterman et Wilson
    Éditeur : Marvel 26 juin 2018
    Pages : 136

    Ce volume 5 contient Mighty Thor (2015) 700-706 et Mighty Thor: at the gates of Valhalla. Jane Foster, Thor, a vaincu tous les ennemis qui lui sont tombé-e-s dessus. Mais lorsqu'elle porte le marteau elle perd contre son cancer. Chaque transformation s'attaque à sa guérison et l'envoie plus près de la mort. Malgré tout, elle a continué à combattre car elle est convaincue que l'univers a besoin d'un Thor. Mais cette fois son combat pourrait bien être le dernier. En effet, une bête que même les divinités craignent s'est levée. Si deux Thors, Odin et tout Asgardia ne sont pas suffisants que peut faire Jane Foster ?

    SPOILER

    Le run global de Jason Aaron s'attaque à ce que signifie la divinité. Dès le début, s'est posé la question des actions des divinités et, en particulier, de Thor. Lorsque ce dernier perdit son droit à porter le marteau ce fut Jane Foster qui devint Thor. Mais là aussi, Jason Aaron fut clair dès le début et annonça que Jane Foster allait mourir. Malgré tout, Le scénariste l'a fortement impliquée dans son grand événement en cours actuellement et Jane est le personnage qui a le plus lutté contre Malekith afin d'éviter cette guerre. On aurait pu craindre un échec de la part de Aaron à écrire cette fin. Mais j'ai l'impression que celle-ci est très maitrisée et permet de donner la place qu'elle mérite à ce personnage. Bien que je ne m’attendisse pas à ce choix exact, celui-ci me permet de me demander ce qui adviendra dans le futur.

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    ***** Un très bon dernier tome pour une Thor meilleure que Thor lui-même.

    Image : Amazon

  • Paper Girls 5 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre :  Paper Girls 5
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 5 décembre 2018
    Pages : 128

    Ce volume 5 contient Paper Girls 21-25. Nos quatre aventurières sont perdues dans le temps depuis plusieurs jours. Elles commencent tout juste à comprendre la guerre dans laquelle elles sont impliquées de force. Elles apprennent surtout de plus en plus de choses sur leurs futurs alors qu'elles rencontrent leurs doubles. Dans ce volume, elles se retrouvent dans le lointain futur, celui des ancêtres qui ont créé le voyage dans le temps et les règles que cela implique. Mais cette période est particulièrement dangereuse. Seront-elles capables de survivre au futur ?

    SPOILER

    Dès le début, cette série pose la question du destin. Lorsque les 4 jeunes filles apprennent des choses sur leurs futurs elles se demandent toujours s'il ne serait pas possible de la modifier afin d'éviter erreurs et tristesses. Ce thème est particulièrement important ici puisque l'une d'elles pourrait être guérie, et donc ne pas mourir. Plus encore, ce volume met en avant l'une des visions qui avait été mise en scène précédemment. Outre la réponse à la possibilité de changer son destin ce volume commence donc à conclure les différents indices en vue de sa fin.

    En effet, le premier volume était compliqué à comprendre. Nous étions lancés dans une intrigue chaotique sans savoir dans quelle direction l'intrigue se rendait. Cette difficulté était plus importante encore lorsque nous avons rencontré les symptômes de la guerre lors de plusieurs époques. Dans ce cinquième volume, les auteurs commencent enfin à nous permettre de comprendre de quelle manière fonctionne l'intrigue et donc l'ordre dans lequel se déroule les différents événements. On ne peut qu'admirer la capacité des auteurs à mettre en places des scènes qui ne seront expliquées que bien plus tard et ce sans se contredire.

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    **** Un avant-dernier volume pour une série que j'apprécie beaucoup. Je me réjouis de lire la fin de l'histoire.

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    Image : Éditeur

  • The 100 saison 5

    TW : Cannibalisme

    Lors de la saison 4 le monde est mort une second fois. Alors que les centrales nucléaires du monde entier augmentent régulièrement le taux de radiation ambiant, une vague de mort s'abat sur le monde et menace d'atteindre les quelques poches de survies humaines. Durant les derniers jours, l'humanité s'est battue afin de ne pas mourir et 3 groupes se sont séparés : un petit groupe a réussi à atteindre l'espace afin d'attendre que la Terre soit habitable à nouveau, Clarke vit sur le sol seule et 1500 personnes ont atteint un bunker afin d'y survivre pendant de longues années sans pouvoir sortir. Mais personne ne savait qu'un transport de prisonnier se rend lentement en direction de la Terre. L'équipage ne sait rien des événements qui ont mené à la fin du monde et illes ne savent pas comment fonctionne la société. Il n'en faut pas beaucoup plus pour créer une nouvelle guerre centrée sur l'unique point vert de la Terre. Le contrôler implique la survie. Le perdre équivaut à la mort.

    SPOILERS

    Pendant plusieurs saisons le but de la série est de montrer un groupe de personnes globalement positives trouver le moyen de survivre dans un environnement dangereux. Que ce soit sur Terre ou dans l'espace seule la survie compte et permet de justifier des actes difficiles. Cependant, en particulier lors de la saison 2, il est clair que les personnes que l'on observe ne sont pas des monstres mais que leurs actions sont dictées par la nécessité. Dès la saison 3, la série pose la question de la légitimité de la survive de manière bien plus intense vu que l'un des personnages commet un génocide puis use des même tactiques que ceux qu'elle combat dans la saison 2. Cette saison 5 continue sur cette lancée. On se demande s'il existe réellement une personne qui mérite son humanité vue que tout le monde a accompli des actes très discutables qui peuvent potentiellement mettre en danger la survive de l'humanité.

    Ce qui me mène à ce qui se déroule à la fin de cette saison. Toutes les saisons précédentes, malgré les problèmes, permettent d'imaginer un avenir meilleur qui, au minimum, permet une survie. Dans tous les cas cet avenir est détruit par des problèmes humains et la guerre. Mais ce point ne met pas l'humanité en danger. Dans cette saison, les scénaristes décident de créer une guerre de fin du monde. Personne ne peut en revenir indemne et les actes peuvent empêcher la survive de l'humanité. Malgré les luttes de tout le monde, la Terre ne se remet pas des actes de l'humanité et seule la fuite permet la survie. Ce qui mènera à la prochaine saison que j'espère intéressante.

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    *** Une saison un peu artificielle, un nouvel ennemi tombe littéralement du ciel, qui rend la plupart des personnages peu sympathiques. Ça se regarde si on aime la série mais je me demande quand elle se terminera.
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    Image : IMDB

    the 100,cw

  • Injustice 2. 4 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico

    Titre : Injustice 2. 4
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico
    Éditeur : DC 11 décembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume 4 contient Injustice 2 18-24. Il y a peu de temps, Bruce Wayne et Rha's Al'Guhl ont combattu pour d'une part sauver des enfants et ensuite éviter que les plans de Rha's ne puissent être mis en branle. Malheureusement, ce fut un échec et l'entier du gouvernement des États-Unis est mort. Pire encore, une première frappe civile a détruit une ville entière. Bruce Wayne, questionné par ce qui reste du gouvernement et du parlement, comprend qu'il ne peut pas continuer ainsi. Il est temps d'augmenter la taille de ce qui reste de la Ligue des Justiciers en sauvant les Titans.

    SPOILER

    Les tomes précédents se concentraient sur les personnages annexes de l'univers DC afin de les mettre en avant et remplacer un grand nombre de morts. Les combats, bien qu'existants, étaient moins importants que la construction d'un univers et des problèmes que celui-ci connait. Ce tome se concentre sur deux intrigues, une liée aux Titans et la seconde aux attaques de Rha's. Dans les deux cas, les scénaristes ont pris le parti de lancer des combats spectaculaires avec des enjeux importants puisque les personnes qui meurent sont nombreuses, parfois immédiatement après leur introduction. Même si la construction de l'univers est moindre, la vitesse de l'action permet de ne pas s'ennuyer tout en récoltant quelques indices qui mènent au second jeu.

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    **** Peu bavard, mais spectaculaire. Si vous aimez l'univers des séries Injustice vous allez aimer ce quatrième tome.
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    Image : Éditeur

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