14/08/2017

The dark tower / La tour sombre

L'univers n'est pas tel qu'on le croit. Outre notre monde, la Terre, il existe une multitude de terres plus ou moins différentes. Ces terres sont protégées par une tour qui empêche le chaos extérieur d'atteindre les êtres vivants. Mais la tour est attaquée. Sur monde différent du nôtre une guerre a lieu entre un homme en noir qui utilise des enfants afin de détruire la tour et le dernier pistolero dont le devoir sacré est de la défendre. Mais cette guerre est aussi devenue une histoire de revanche entre deux êtres que la mort rejoint. Sur notre terre, à New York, un enfant voit ces évènements lors de son sommeil. Bien que nous n'en ayons pas conscience il fait partie des rares êtres qui possèdent un don, le sien est tellement fort qu'il pourrait bien détruire la tour à lui tout seul.

Je vais d'abord parler des bons points. Les acteurs et actrices sont convaincantes. Les rôles semblent avoir été bien distribués et on apprécie beaucoup les relations entre les différents personnages, en particulier entre l'homme en noir et le pistolero. L'univers de Stephen King me semble bien mis en scène. Le passage d'un monde à l'autre est réussi et permet avec brio de donner une impression de familiarité étrange. Mieux encore, le fonctionnement d'une société alternative à la nôtre me semble réussi.

Malheureusement, le film a un gros problème : son univers. Celui-ci n'est pratiquement pas expliqué. Bien que certaines références pourraient donner l'impression que l'on ouvre la voie à des suites, ce qui serait possible, j'ai eu l'impression de manquer d'informations pour réellement comprendre les enjeux de l'intrigue. Le fonctionnement de cet univers n'est presque pas expliqué et l'on ne comprend pas pourquoi la tour est si importance ni pour quelle raison certaines personnes souhaitent la détruire. Pire encore, on ne comprend pas les pouvoirs de Jack Chambers. Dès le début, on nous explique que ces pouvoirs sont importants et parmi les plus puissants ce cet univers. Mais jamais ceux-ci ne sont expliqués ni montrés. Ce qui rend la fin du film un peu difficile à accepter puisque jamais on ne nous montre ces pouvoirs et leurs limites.

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*** Il me manque beaucoup d'informations sur le contexte de l'intrigue pour pouvoir réellement juger de l'adaptation.
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Image : Site officiel

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11/08/2017

Superior Spider-Man. Prélude par Dan Slott et Humberto Ramos

Titre : Superior Spider-Man. Prélude
Auteurs : Dan Slott et Humberto Ramos
Éditeur : Panini comics 7 juin 2017
Pages : 136

Ce tome contient Amazing Spider-Man (1963) 698-700. Panini a édité le cycle Superior Spider-Man de Dan Slott en 6 tomes. Ce cycle est l'une de mes premières lectures. J'ai beaucoup apprécié lire les aventures d'un Spider-Man différent, car peu sympathique. Mais de quelle manière Otto Octavius a-t-il réussi à prendre le contrôle du corps de Peter Parker. Et comment Peter a-t-il réussi à garder une certaine forme dans l'esprit d'Otto Octavius ? Ce tome débute alors qu'Otto Octavius est aux portes de la mort, après avoir tenté de détruire le monde. Il est enfermé au Raft mais toute la population craint une possible fuite. Cependant, Otto Octavius a un plan. Et celui-ci lui permet de prendre le contrôle de son pire ennemi. Mais Peter Parker se laissera-t-il faire ?

Il est dommage que Panini n'ait pas édité ces trois numéros, assortis de deux autres histoires, dans le premier tome du Superior Spider-Man. En effet, la surprise est un peu gâchée puisque l'on connait déjà le plan d'Otto Octavius. Cela n'empêche pas le premier numéro d'être une réussite. On suit une journée normale du Spider-Man et ce n'est qu'à la fin que l'on apprend que Peter Parker est déjà vaincu. Plus important, alors que l'esprit d'Otto sera manipulé par les souvenirs de Peter ce tome montrer Peter changé par les souvenirs et la manière de penser d'Otto. Ceci donne un parallèle intéressant avec la suite d l'intrigue. On pourrait presque avoir souhaité un peu plus de numéros pour la confrontation entre ces deux personnages, cependant cela aurait mis à mal le plan d'Otto Octavius. Au final, ce tome est intéressant pour les personnes qui souhaitent compléter le cycle du Superior Spider-Man mais il n'offre pas grand-chose de plus à l'intrigue.

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*** Loin d'être essentiel même s'il lance quelques idées qui seront développées plus loin.
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Image : Éditeur

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30/07/2017

Valerian et Laureline et la cité des 1000 planètes / Valerian and Laureline and the city of a thousand planets

Durant le XXème siècle une rencontre eu lieu entre un vaisseau américain et un vaisseau soviétique, en apesanteur deux hommes de pays ennemis se sont serrés la main. Le film commence sur ce symbole et le continue alors que de nombreux pays entrent dans la course à l'espace et joignent leurs efforts en liant leur vaisseau à une station spatiale en construction. La technologie avance et l'humanité s'unir petit à petit. Mais, un jour, le vaisseau n'est pas humain mais alien. Pour la première fois dans l'histoire humaine une poignée de main a lieu entre notre espèce et une autre. La station continue à grandir alors que de nombreuses espèces s'y joignent. Nommées Alpha elle est le symbole de la paix et de la recherche du savoir entre toutes les espèces de l'univers. Mais il existe une menace au centre de la station. Deux agents sont chargé-e-s d’investiguer : Laureline et Valerian.

Je suis très ennuyé pour parler de ce film. Premièrement, il est beau. Les effets spéciaux sont convaincants, Luc Besson s'est lâché et essaie de mettre en place une grande diversité dans les espèces et les décors (même si certains ne sont vu que brièvement). Il est difficile de ne pas être happé par cet univers qui commence d'une manière très optimiste, un lien pacifique entre plusieurs peuples et espèces, et termine par la nécessité de suivre une certaine morale. J'ai beaucoup apprécié que les contacts aient lieu de manière pacifique. Trop souvent, à mon gout, un contact est vu comme l'occasion d'une guerre et non d'un essai de vivre ensemble. Alpha est, en fait, le symbole du multiculturalisme malgré la centralité des hommes blancs (et je dis hommes car les femmes sont presque inexistantes). J'ai aussi apprécié l'intrigue principale qui permet de lever le voile sur un secret. Bien entendu, on devine assez rapidement que tout n'est pas aussi simple qu'on nous le présente mais ça reste intéressant.

Par contre, j'ai détesté une chose précise du film. Cette chose est Valerian. J'ai bien aimé Laureline qui est efficace est professionnelle. Valerian, par contre, est lourd. Dès le début du film il ne fait que tenter d'expliquer encore et encore pour quelle raison Laureline devrait accepter de se marier avec lui. Pourquoi est-il si important de répéter une question à laquelle une réponse a déjà été donnée sous la forme d'un catégorique non ? De plus, je ne crois pas en leur couple. Il n'y a aucune chaleur entre les deux et la confiance que porte Valerian en Laureline ne lui sert qu'à prouver qu'il serait un nice guy... On ne croit donc ni à la réalité de leur relation ni à la sincérité de Valerian et cela implique qu'il est difficile de s'y intéresser alors que ce gros lourd de Valerian tente de draguer.

Je suis donc très mitigé. D'une part j'ai apprécié l'intrigue et le spectacle d'une station intégrant une grande diversité, ce qui se rapproche d'un mass effect. De l'autre, je n'ai pas été convaincu par le couple formé par Valerian et Laureline et j'ai l'impression que beaucoup d'aspects ont été réglés un peu trop rapidement. La réalisation, Luc Besson, aurait pu mieux développer l'aspect moral, la diversité et le respect des cultures de l'univers et du monde.

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*** Choix par défaut car je ne sais trop quoi en penser.
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Image : Site officiel

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22/07/2017

Secret wars Spider-Man renouveler ses voeux par Dan Slott et Adam Kubert

Titre : Secret Wars Spider-Man renouveler ses vœux
Auteurs : Dan Slott et Adam Kubert
Éditeur : Panini 5 juillet 2017
Pages : 120

Ce tome contient Amazing Spider.Man: renew Your Vows (2015) 1-5. Il y a quelques années J. Michael Straczynski était responsable de la série Spider-Man. Il a mis en place plusieurs idées que j'ai plutôt appréciée. Mais la fin de son run est très controversée. En effet, non seulement il ajoute un élément mythologique à Spider-Man, non seulement il crée un retour de Gwen Stacy (même si pas vraiment) mais en plus, après Civil War, il tue la tante de Peter et force le couple Parker, Peter et MJ, à accepter de n'avoir jamais été marié !

Actuellement, la personne en charge de Spider-Man est Dan Slott, lui a décidé de parler d'un Spider-Man sous le contrôle d'Otto Octavius même si cela est maintenant résolu. Mais, en ce qui concerne Secret Wars, le scénariste a été dans une autre direction. Et si le pacte qui a détruit le mariage entre Peter et MJ n'avait jamais eu lieu ? Le couple a maintenant une fille. Mais les héros ayant des pouvoirs disparaissent un à un. Les Avengers, elleux-même, sont assassinés par un être se nommant le régent, en charge de cette région du monde de Fatalis. Peter Parker, pensant à sa fille, décide de se cacher et de cacher sa famille. Mais est-ce possible de résister à un être tout puissant ? Et que faire de son vœu de ne jamais plus tourner le dos aux personnes dans le besoin ?

J'apprécie beaucoup Dan Slott. J'ai beaucoup aimé Superior Spider-Man. Donc, je me suis dit que prendre ce tome annexe au Secret Wars serait une bonne idée. Dan Slott décide de détruire les Avengers et de cacher Peter Parker. C'est élégant sur deux points. En effet, d'une part les vœux de mariage de Peter et MJ sont renouvelés et, d'autre part, Peter est confronté à son choix d'aider toutes personnes dans le besoin, par sa fille qui a grandi avec les histoires de son père le héros. Plutôt que de mettre en scène une décisions égoïste Dan Slott décide d'en faire une question de famille. De quelle manière les Parker peuvent-illes survivre tout en aidant les autres personnes de la région ? L'intrigue que cela crée est, selon moi, parfaitement en accord avec les personnages mis en scène. Malheureusement, là encore, il est dommage que les conséquences n'existent pas et que la série soit si courte.

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**** J'apprécie Dan Slott et ce dernier ne me déçoit pas ici. Bien que je déplore que la série soit courte et qu'elle soit si rapidement oubliée pour le nouvel univers Marvel.
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Image : Éditeur

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Secret Wars par Jonathan Hickman et Esad Ribic

Titre : Secret Wars
Auteurs : Jonathan Hickman et Esad Ribic
Éditeur : Panini comics 5 juillet 2017
Pages : 312

Ce tome contient Free comic book day: secret wars (2015) 0 et secret wars (2015) 1-9. Hickman, durant son run sur Avengers, New Avengers et Times runs out a organisé la destruction de l'univers marvel. Lors d'une longue préparation il a patiemment construit son intrigue afin non seulement de rendre les Avengers plus puissants mais aussi de créer une menace telle que l'univers Marvel n'en a jamais connu : la fin de tout. Ce tome clôt cette longue période de préparation. Il ne reste plus que deux univers avant que le multivers et la vie ne soient définitivement détruit. Les deux Terres se préparent à une guerre pour le droit de vivre et pour tuer son adversaire. Après la catastrophe, un nouveau monde est créé. Un patchwork de ce qui a été détruit sous l'égide de Fatalis, devenu un dieu. Personne ne se souvient de rien. Mais il existe des vaisseaux qui ont survécu et dont les passagers pourraient être surpris de ce qu'il est advenu de l'humanité.

J'ai, personnellement, apprécié le run d'Hickman. J'aime les intrigues qui prennent en compte des problèmes complexes à comprendre et à résoudre (ce qui explique pourquoi j'apprécie la saga l'Aube de la nuit de Peter F. Hamilton). Le début de ce tome est spectaculaire alors que nous observons tous les personnages que nous connaissons tenter de se battre ou de se mettre à l’abri. Dans un second temps, Hickman présente le fonctionnement de ce nouveau monde tout en sortant les personnages qu'il a sauvé de leur léthargie. Pour, bien plus tard, créer un combat pour l'avenir du multivers.

Il est difficile de tout comprendre sans avoir lu ce qui se déroulait auparavant. Les personnages font fréquemment mentions aux évènements qui ont déjà eu lieu afin de permettre d'expliquer l'état actuel des choses. De plus, ce tome n'est qu'une partie de l'évènement qui s'inscrit dans de nombreuses autres histoires. Mais il permet de poser les bases puis de passer à l'intrigue proprement dites. Celle-ci est efficace et j'apprécie que l'on prenne le temps de nous expliquer le fonctionnement du monde selon Fatalis. Malheureusement, ce n'est qu'une version alternative et, très rapidement, tout est remis à plat. Bien que cela clôt élégamment les choses je trouve dommage que l'on ne puisse pas rester plus longtemps dans ce monde alternatif afin de réellement le vivre.

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**** Un run que j'ai apprécié qui se termine plutôt bien dans ce tome. Même si je trouve dommage que les conséquences soient si facilement effacées et que l'on ne puisse pas explorer le Battleworld plus à fond sur plus de temps. Comme s’il fallait remettre tout en place le plus rapidement possible et, d'une certaine manière, tout effacer.
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Image : Éditeur

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21/07/2017

Saga 7

Titre : Saga 7
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 19 mai 2017
Pages : 152

Ce tome contient Saga 37-42 publiés dans l'édition originale Saga volume six. Pour la première fois depuis longtemps Marko, Alana et Azel sont réunis, ainsi que leur baby sitter fantôme Izabel. Mais la recherche d'Azel a couté cher. La mère de Marko est toujours en prison alors que la famille recueille un nouveau membre en la personne de Petrichor. Mais les changements sont tout aussi nombreux. Il est possible qu'Azel puisse être, prochainement, une grande sœur. Tandis que le robot Prince attend avec impatience de retrouver son fils. Tout irait bien si le vaisseau n'était pas en panne de carburant, forçant un atterrissage sur le pire endroit de la galaxie : Phang.

Saga est l'un de mes comics préférés pour de nombreuses raisons, que je ne suis pas toujours capable d'exprimer. J'aime suivre cette famille aux problèmes si communs dans une galaxie vivante et diverse mais détruite par une guerre sans fin. Tomes par tomes, les auteur-e-s ajoutent quelques informations, un peu de complexité et enrichissent encore plus ce qu'illes ont créé.

Saga est aussi une série qui ne s’embarrasse pas de belles histoires et de fins heureuses. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de belles histoires. Mais les fins heureuses sont beaucoup moins nombreuses. À mon avis, parfaitement subjectif, ce tome est le pire en ce qui concerne les fins. Rien n'est fait pour épargner les personnes qui lisent la série. Je ne sais pas ce qui m'a le plus touché dans les horreurs et les scènes tristes de ce tome. Plutôt que de sauver tout le monde les auteur-e-s préfèrent prévenir que, dans la vraie vie, des gens meurent, disparaissent et sont cruels. Alors pourquoi raconter un mensonge dans ce comics ?

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***** Un tome toujours aussi bon avec des scènes particulièrement déchirantes

Image : Éditeur

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14/07/2017

Spider-Man Homecoming

Spider-Man est encore rebooté. Mais cette fois Sony n'est pas seul et laisser Disney, et marvel, utiliser son jouet et l'impliquer dans le MCU, ce que l'on a vu dès Captain America Civil War (aka Avengers 2.5). On connait tous les origines de Spider-Man donc, cette fois, nous n'aurons pas d'origin story, et c'est un soulagement. À la place, on nous donne un jeune héros, encore peu expérimenté, qui agit surtout dans son quartier. C'est un enfant de 15 ans qui, fasciné par les Avengers, décide de faire de même. Ainsi, il aide les personnes de son quartier, il arrête de petits crimes et donne des indications aux personnes perdues. Mais Peter Parker est certain d'être destiné à de grandes choses. Son impression est renforcée quand il arrête un cambriolage commis avec des armes d'une technologie de pointe. Il décide d'enquêter et d'arrêter les trafiquants seul malgré les mises e garde de Tony Stark.

Durant de nombreuses années je me suis demandé, regardant le MCU, mais qu'en est-il des conséquences ? Jamais, ou rarement, les réalisations nous parlent des implications de la création des Avengers et du comportement des différents membres. Les Avengers peuvent raser trois villes, Captain America et Black Widow peuvent détruire le quartier général d'une agence de renseignement, Thor peut détruire Londres mais les conséquences ne sont presque jamais montrées. Captain America Civil War était une tentative modeste qui a largement échoué à poser des questions importantes pour le MCU mais aussi pour nous (le rôle des drones, le rôle des armées privées, la relation avec le droit international). Dans ce film, enfin, on observe des conséquences. Les destructions causées par les différents personnages que l'on connait sont montrées et la manière de les traiter est expliquée. Il est parfaitement logique que des équipes de démolitions et de nettoyages soient envoyés dans les lieux qui ont connu des batailles. Tout comme il est logique que le gouvernement s'arroge des droits sur les technologies que l'on y trouve. Mieux encore, les débris sont utilisés afin de créer de nouvelles armes, sous le manteau. Ce film est lié intimement au reste du MCU non par les personnages mais par les décors et l'intrigue qui dépendent des autres films.

L'une des conséquences est le vilain du film. Andrian Toomes est d'abord un travailler qui essaie de faire vivre sa famille. Son envie d'éviter la pauvreté le conduit à prendre le contrat de nettoyage offert par la ville, qui lui est volé par le gouvernement (et Tony Stark). Toomes décide donc de garder ce qu'il possède déjà, d'en faire des armes et de voler la technologie récupérée par le gouvernement pour la vendre sous le manteau. Toomes n'est donc un vilain parce qu'il veut détruire le monde ou par jalousie, il l'est pour des raisons pragmatiques. Des personnes puissantes lui ont volé son gagne-pain et, pour survivre, il est obligé d'entrer dans la criminalité. Son but est compréhensible, ses justifications sont argumentées et l'on peut facilement se projeter dans son personnage (très bien joué par Michael Keaton). De plus, le "Vautour" est clairement meilleur que Peter Parker et ne tombe dans les clichés du vilain que pour mieux piéger son nouvel ennemi. Ainsi, le travail commun entre Sony et Disney a donné un film bien écrit, plaisant, drôle et aux personnages plutôt intéressants qui me semblent réel car leur comportement est logique, s'inscrit dans la manière dont chacun de nous réagirait dans des circonstances analogues.

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**** J'avais beaucoup de craintes face à ce nouveau reboot. Mais la réalisation réussit à éviter les écueils de Amazing Spider-Man tout en ne recréant par le personnage de Sam Raimi.
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Image : Site officiel

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13/07/2017

Saga 6 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 6
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 7 octobre 2016
Pages : 152

Ce tome contient Saga 31-36 publiés dans Saga Volume 6. Après bien trop longtemps je retourne enfin dans l'univers de Saga ! Lors du tome précèdent Alana et Marko se séparaient. Hazel était enlevée par un citoyen du royaume robot qui voulait l'utiliser afin de créer une révolte contre les deux mondes en guerres que sont Continent et la Lune. Mais, bien entendu, les gens ne sont pas ce qu'illes prétendent être et, après bien des péripéties, Marko retrouve Alana tandis que Hazel disparait avec sa grand-mère. Plusieurs années se déroulent avant que l'on retrouve tout ce beau monde. Hazel est dans un pénitencier destiné aux personnes non combattantes tandis que Marko et Alana essaient de trouver des indices pouvant conduire à leur famille.

Saga me plait depuis le premier tome. Les péripéties d'une famille qui fuit l'univers entier. Un univers très coloré et varié. Des personnages compliqués et que l'on apprécie même quand ce sont des ordures. Rien n'est simple dans ce comics qui se base pourtant sur la plus vieille histoire du monde : comment devenir une famille qui fonctionne plus ou moins bien. La bonne idée de ce tome, à mon avis, est de repartir plusieurs années après. Cela permet non seulement de faire grandir Hazel mais aussi de créer de nouvelles histoires aux différents personnages. Les auteur-e-s pourront donc nous en apprendre un peu sur les aventures du passé sans donner l'impression de redire des choses. Le comics continue à se lancer dans des thèmes difficiles tandis qu'il s'intéresse à une professeure mais aussi à la quête de vérité de deux journalistes. Quête qui les pousse à faire des sacrifices importants. L'action est rapide et pourtant il ne se passe pas grand-chose dans ce tome. Mais la série fonctionne ainsi depuis le début et ça fonctionne très bien !

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***** Saga m'avait manqué, c'est un plaisir d'y revenir.

Image : Éditeur

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08/07/2017

Orphan Black saison 4

Orphan Black est, actuellement, ma série fétiche (je vous rassure j'aime toujours Doctor Who). J'adore les thèmes, les acteurs et actrices sont superbes, la réalisation est magnifique. Il m'est aussi difficile de trouver des points négatifs que d'arrêter de regarder la série pour aller dormir. Après bien trop longtemps, je me lance enfin dans la saison 4 (alors que la saison 5, dernière de la série, est en cours de diffusion). La saison 3 m'avait un peu déçu. J'avais l'impression que la série oubliait une part de son identité. Cette saison 4 débute alors que la source de l'ADN de deux branches de clones est connue. Cosima n'est plus employée de Dyad et tout le monde se cache. Le cessez-le-feu entre Dyad, Topside et le Clone Club est malheureusement fragile. Une branche concurrente du mouvement néolutioniste souhaite mettre sur le marché une technologie concurrente au clonage. Si ce mouvement réussit, l'espérance de vie des clones risque d'être comptée en jours.

Cette saison 4 me fait l'effet d'un retour aux sources. On oublie l'armée, on oublie l'alliance entre l'entreprise Dyad et le Clone Club et on revient aux bases. Les clones se retrouvent, à nouveau, en lutte contre un ennemi inconnu, travaillant dans l'ombre, avec des agent-e-s un peu partout. On retrouve la menace que l'on ressentait lors des deux premières saisons alors que les clones essayaient de survivre sans savoir comment. On retrouve aussi, enfin, les néolutioniste, sans en savoir beaucoup sur leurs buts. En ce qui me concerne, cette lutte d'un groupe de femmes contre une entreprise globale qui prétend avoir le droit de prendre contrôle de leurs corps est le centre de la série et ne peut pas être mis de côté.

La saison 4 creuse aussi un peu plus le mystère. On en sait toujours très peu sur la structure de Dyad qui semble composé de plusieurs éléments en luttes. Mais, cette fois, le grand public est proche d'être victime de l'un des buts du groupe. La série place aussi de nouveaux éléments en ajoutant Susan Duncan ainsi qu'un homme étrange que l'on ne connait pas encore. À mon avis, la série commence à mettre en place les éléments qui permettent de répondre aux questions concernant le complot. Mais je ne sais pas si sa fin, prochaine, sera positive ou négative. En tout cas, Orphan Black est, à mon avis, l'une des meilleures séries actuelles j'espère que la dernière saison ne me décevra pas.

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***** Un retour aux sources des deux premières saisons. Des actrices et acteurs toujours aussi bon !

Image : Allociné

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09:17 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orphan black | | | |  Facebook

02/07/2017

Raven par Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves

Titre : Raven
Auteurs : Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves
Éditeur : DC 10 mai 2017
Pages : 144

Ce tome contient Raven (2016) 1-6. Raven est une membre des Teen Titans. Une héroïne au passé difficile car son rapport envers sa famille est loin d'être parfait. C'est rarement le cas quand son père est un démon et sa mère une adoratrice. Mais elle fut élevée afin de ne pas tomber dans le côté sombre de son caractère et, plus âgée, elle devint une héroïne. Malheureusement, les Teen Titans se séparent après des évènements sombres (que je ne connais pas). Les membres du groupe vont tous dans leur propre direction. Raven décide de retrouver sa famille : des personnes qui croient en un dieu chrétien. Pour mieux s’assimiler elle décide d'entrer dans l'école et de vivre la vie la plus normale possible. Mais sa nouvelle ville est rapidement liée à des disparitions étranges qui touchent les écoliers.

Depuis Teen Titans la série animée j'apprécie beaucoup Raven (ainsi que Starfire). C'est un personnage que je ne connais pas dans les comics mais qui m'intéresse beaucoup. Après avoir lu quelques critiques, j'ai décidé de me lancer dans la minisérie qui fait le lien, si j'ai bien compris, entre la fin de Teen Titans new 52 et Rebirth. Je n'ai donc aucune idée de ce qui s'est déroulé auparavant et je ne connais pas encore Rebirth. Mais la série peut se lire sans trop de problèmes et elle a l'avantage d'être terminée.

Assez logiquement, me semble-t-il, la question principale de la série est l'identité. Raven a vécu dans beaucoup d'endroits et son retour vers sa famille est un moyen, pour elle, de retrouver une parcelle de son identité humaine. Il est normal de la placer dans une école et ses réactions aux interactions sociales que cela implique sont drôle et en accord avec le personnage, du moins de ce que j'en sais. Il est dommage, mais compréhensible vu la longueur de la série, que cet aspect ne soit pas assez mis en avant et développé au profit du combat qu'elle doit mener.

Ce combat, spoiler alert, est celui d'une adolescente élevée dans le contrôle de ses émotions face à un être qui se nourrit des émotions incontrôlées des personnes vivantes. C'est une idée intéressante qui fonctionne bien avec Raven. Les victimes sont décrites comme seules, perdues dans leur souffrance individuelle. Durant tous les épisodes, Raven est montrée essayant de se lier à elleux afin de leur prêter sa capacité à résister. C'est, à mon avis, fondamental. Ce que cette intrigue montre est la force du collectif face à une menace inconnue. Ce n'est que lorsque les personnages décident de se relier pour s’entre-aider que la lutte devient possible de manière positive et que Raven peut enfin vaincre. La résolution, un peu rapide tout de même, est parfaitement logique. Sans être parfaite la série fonctionne bien et l'on ne peut qu'être déçu qu'elle n'ait pas eu plus de temps pour construire ses bases et créer une menace plus substantielle au lieu d'une menace abstraite car jamais réellement expliquée.

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**** Parfaite ? Non. Mais j'apprécie le personnage, je trouve l'intrigue logique et donc j'ai bien aimé ma lecture
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Image : Éditeur

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01/07/2017

Quantum and Woody must die par James Asmus, Tim Siedell, Steve Lieber, Pere Pérez et Dave McCaig

Titre : Quantum and Woody must die
Auteurs : James Asmus, Tim Siedell, Steve Lieber, Pere Pérez et Dave McCaig
Éditeur : Valiant 10 juin 2015
Pages : 144

Ce tome contient Valiant-sized Quantum and Woody 1 ainsi que Quantum and Woody must die 1-4. Eric et Woody ont accompli leur but : ils ont agir en héros afin de sauver la Terre. Bon, tout ne s'est pas passé comme prévu et il est possible que leurs actes aient permis la destruction d'une autre planète ainsi qu'une possible guerre nucléaire avec la Corée du Nord. De plus, personne n'est au courant de leur héroïsme. Mais le lien avec la police commence à bien fonctionner. Malgré de nombreuses gaffes personne ne les arrête. Mieux encore, on souhaite leur aide et les deux frères comprennent qu'ils sont passés de guignols à célèbres. Mais le feu des projecteurs pourrait bien se retourner contre eux.

Ce tome joue sur les conséquences. Depuis le début de la série les deux frères ont agi en faisant pas mal de dégâts. Normalement, dans les comics et leurs adaptations cinématographiques et télévisuelles, les actions des héros n'ont pas des conséquences très importantes. Les exceptions existent mais servent surtout à parler d'une intrigue précise. Ce tome s'éloigne de cela en se concentrant sur des personnes annexes aux intrigues des deux frères. Des personnes qui ont souffert des actions des deux héros et qui décident de se venger. Ils ont tous des raisons différentes mais leur but est simple : montrer ce que sont vraiment les deux frères en visibilisant l'idéologie derrière le super-héroïsme. Bien que cela ne soit pas tout à fait réussi j'ai aimé retrouvé des personnages anecdotiques vu seulement dans une case. J'apprécie que le monde de Valiant puisse permettre à ceux-ci d'exister et donc à créer des conséquences pour les actions des personnages dont on suit les aventures.

Le second effet de cette intrigue porte sur Woody. Je ne sais pas à quel point cela va impacter des histoires futures mais, dans ce tome, Woody se pense et se présente comme un raté que personne n'apprécie. Quelqu'un qui va fatalement détruire tout ce qu'il a reçu. À plusieurs reprises, dans le tome, on l'observe annoncer ce destin et le redouter. Ce développement du personnage permet de rendre sa relation avec Éric bien plus intéressante car l'un des deux membres du groupe est certain qu'il sera la cause de la fin de la relation, malgré son envie d'être meilleur. J'espère que cet aspect sera conservé à l'avenir.

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**** Une minisérie que j'ai beaucoup appréciée surtout parce qu'elle met en place une intrigue liée aux aventures déjà connue des deux frères.
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Image : Éditeur

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29/06/2017

Quantum and Woody 3. Jeunesse difficile, présent compliqué par James Asmus, Tom Fowler, Kano et Wilfredo Torres

Titre : Quantum and Woody 3. Jeunesse difficile, présent compliqué
Auteurs : James Asmus, Tom Fowler, Kano et Wilfredo Torres
Éditeur : Bliss comics 9 mars 2017
Pages : 144

Ce tome contient The Goat 0 et Quantum and Woody 9-12 publiés dans Quantum and Woody: crooked pasts, present tenses. Eric a retrouvé une maison, une voiture et, lorsque l'enquête sera terminée, un travail. De plus, il est bien vu par la police et son père lui a laissé un petit héritage sympathique. Woody, lui, est détesté par la police et détruit tout ce qui bouge. Il n'y a donc qu'une seule solution : Éric donne à Woody une journée entière pour lui prouver sa capacité à être un adulte responsable. Mais ces attentes ne pourraient-elles pas envoyer Woody vers son passé de délinquant juvénile ? D'autant qu'il rencontre une ancienne connaissance de mauvais augure.

Ce tome est le dernier de la série. Pour terminer l'intrigue les auteurs décident de revenir à la base et de tout relier à l'ERA (après un épisode d'origine pour le bouc). L’ERA était, à mon avis, la meilleure idée de la série. Un groupe de scientifique dont le but principal est de voler les découvertes afin de se faire de l'argent et de contrôler le futur de la science. Ce qui en fait une idée géniale est d'avoir imposé aux membres de l'ERA un génie en avance sur leur temps mais aussi des techniques en retard sur l'époque présente. C'est ainsi que l'un des membres est un cyborg équipé d'un fax !

Le tome relance l'ERA en utilisant Thomas Edison et les évènements qui précédent. Ainsi, au contraire du tome 2, la lecture donne beaucoup moins l'impression de créer des événements sans trop y réfléchir. Sans être très pensé, l'intrigue suit assez bien ce qui s'est déroulé auparavant bien que certaines étapes soient sautées par les auteurs, donnant une impression de deus ex machina. Ce tome a aussi quelques conséquences pour la vie privée des deux héros en leur donnant enfin un but, lucratif, et en touchant leurs amitiés et vie intime. Contrairement au second ce tome réussit à se rendre indispensable tout en restant très léger.

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**** Un dernier tome drôle et bien mieux maitrisé sans être, pour autant, de la grande écriture
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Image : Éditeur

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Quantum and Woody 2. (in)sécurité nationale par James Amus, Ming Doyle et Jordie Bellaire

Titre : Quantum and Woody 2. (in)sécurité nationale
Auteur-e-s : James Amus, Ming Doyle et Jordie Bellaire
Éditeur : Bliss comics 13 octobre 2016
Pages : 112

Ce tome contient Quantum and Woody 5-8 publiés dans Quantum and Woody: (in)security. Lorsque le père d'Eric et Woody est mort les deux frères ont immédiatement pensé que quelque chose ne collait pas. Ils ont décidé d'enquêter et ont tout fait exploser, recevant par là des pouvoirs. Mais ceux-ci les obligent à rester l'un près de l'autre afin de ne pas mourir. Après avoir survécu à l’enlèvement d'un groupement de scientifique qui prend le contrôle des avancées les plus extraordinaires les deux frères retournent à leur vie. Vivre à 3, avec un bouc, dans un seul appartement n'est pas facile. Heureusement, Eric reçoit une promotion qui lui permet de payer pour les bêtises d'Eric.

Le premier tome était une réussite. Il m'a donné envie de m'intéresser à l'univers Valiant ce qui m'a conduit aux deux tomes de Faith (que je conseille fortement). L'idée de relier deux personnes qui se détestent et qui sont différentes en tout et qui, de plus, sont totalement incapables de réussir leurs missions fonctionne assez bien. Ce second tome est moins bon. Il aurait dû être bien meilleur mais ça ne fonctionne pas. Woody se contente d'être Woody et seul les informations sur le passé d'Eric permettent de sauver ce tome en donnant un peu plus de profondeur au personnage de Quantum.

L'idée de base est intéressante : confronter une milice privée et chrétienne face à un groupe autonomiste de suprémacistes blanc. Les auteur-e-s auraient pu broder beaucoup de choses autours de cette confrontation. On aurait pu examiner le danger des milices privées, du manque de contrôle des armes à feu ou encore l'intolérance de certains groupes face à d'autres personnes. On aurait pu aussi examiner les raisons, sans les excuser, derrière la défiance face au gouvernement, en particulier celui d'Obama, et parler du racisme. Les auteur-e-s ne font rien de tout cela. Ils se contentent de regarder deux ingrédients faire une jolie explosion avec leurs personnages au milieu.

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*** Une petite déception, un tome fainéant, mais il semble que le prochain est meilleur
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Image : Éditeur

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15/06/2017

Paper Girls 2 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 2
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban comics 17 mars 2017
Pages : 136

Ce second tome contient Paper Girls 6-10 publiés chez Image Comics. Lors du tome précèdent quatre jeunes filles se levaient afin de livrer des journaux dans leur ville. C'était la fin de la nuit des Morts et elles ont préférés rester ensemble en cas de problèmes. Mais rien ne pouvait les préparer à l'arrivée de gens étrangers et de dinosaures. Après bien des péripéties elles furent envoyées en 2016 juste avant la fameuse élection. Elles souhaitent toujours comprendre ce qui leur est arrivé. Alors pourquoi ne pas se rendre chez leurs versions plus âgées ? Mais seule Erin est resté en ville et le futur de chacune ne semblent pas aussi rose que prévu. Pire encore, une ville est soumise à l'attaque d'êtres venus du futur. Le groupe à peu de temps pour réfléchir et savoir qui est qui. Il faut aller de l'avant.

Le premier tome m'a beaucoup intrigué. Les auteurs créaient des personnages intéressants et assez différents les uns des autres. L'intrigue était rapide et presque aucunes réponses ne nous était donnée. Je voulais en savoir plus, comprendre ce qui se déroulait et qui étaient les différents groupes qui semblent se battre. Ce second tome permet d'ajouter un peu de mystère tout en répondant à certaines questions. On en sait plus sur la provenance des personnages, voir même l'époque, et leur technologie. On en sait aussi plus sur le fonctionnement de celle-ci dans ce monde précis. Par contre, les causes de la guerre qui semble exister ne sont que peu explicitées. Les auteurs décident aussi d'utiliser l'arc classique de la rencontre entre le passé et le futur des personnages. Bien que l'on puisse craigne le pire, je trouve que celle-ci est assez réussie. Elle permet non seulement de donner des informations sur le futur mais aussi de mieux caractériser chacune des filles. Au final, il ne se passe pas grand-chose et pourtant tout va très vite. Personnellement, je suis toujours accroché et je fais confiance aux auteurs pour la suite.

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**** Un second tome tout aussi réussi que le premier mais qui se permet de développer un peu le contexte et les personnages.
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Image : Éditeur

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12/06/2017

Wonder Woman

De nos jours, Diana vit à Paris et travaille au Louvre. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Une photo, en particulier, prouve que Wonder Woman s'est impliquée dans la Première Guerre Mondiale. Mais quelle est l'histoire derrière cette image ? Il y a longtemps, Wonder Woman fut entrainée par les plus grandes guerrières de son île. Elle devait devenir la meilleure de toutes afin de suivre la mission des Amazones : protéger le monde de la guerre. Après des années d'entrainement, un avion s'écrase sur l'île. L'événement est sans précèdent. Plus surprenant encore, le pilot est un mâle. Ce dernier, Steve Trevor, explique que le monde extérieur est entrainé dans une guerre sans fin. Les armes les plus destructrices sont utilisées. Hommes, femmes, enfants ne sont pas à l'abri. Pour Diana sa mission est claire. Une telle guerre ne peut qu'être l’œuvre d'Arès. Elle doit se rendre dans le monde des hommes et détruire Arès.

Attention ça va spoiler.

Après le critiqué Man of steel, le bancale Batman V Superman et l’horreur que fut Suicide squad Wonder Woman est l'espoir pour l'univers DC. Alors que la plupart des annonces donnent l'impression que DC ne sait pas comment lancer ses films Wonder Woman a réussi à incarner la possibilité de réussir à faire un film. Oui, nous en sommes au point de se demander si DC est capable de créer des films. Wonder Woman est une réussite. Une réussite classique qui ne prend pas les risques de Batman V Superman mais une réussite.

Il y a plusieurs aspects que j'ai apprécié dans ce film. Les chorégraphies des Amazones sont magnifiques. La scène du No Man's Land est épique et les dialogues sont souvent savoureux. Mais un point que j'ai particulièrement apprécié est l'effort de contraste entre le monde des Amazones et le monde des Humain-e-s. Les Amazones vivent sur une île qualifiée de paradis. On nous montre un peuple cultivé qui semble vivre en harmonie avec la nature, les divinités et l'humanité. Tout est vert ou chaud. L'entrainement des Amazones est guerrier mais pour se préparer et non pour lancer une guerre. Le monde des hommes s'incarne par Londres. La ville est grise, polluée. Cet aspect continue dans les tranchées. Les humain-e-s vivent en guerre contre elleux-même et contre le monde. C'est ainsi que d'une île en harmonie, qui ne semble pas connaitre une forte pudeur ni une division en classe sociale importante. On passe à une ville divisée entre classes, entre nations et entre hommes et femmes, visible dans les vêtements et le comportement masculine face à Diana.

Le film met aussi en contraste la guerre et l'amour. La guerre, pour Diana, est d'abord une histoire. Une fable belle emplie de bravoure. Un combat pour ce qui est juste. Cela me rappelle un peu les écrivains qui faisaient l'apologie de la guerre avant d'être impliqué dans les tranchées. Diana est fascinée mais elle ne connait pas réellement la véritable guerre. Elle est naïve à cause de cela. Ce film est un moyen de casse cette naïveté en la confrontant à une guerre dans laquelle il n'y a pas de bons ou de mauvais côtés mais seulement des personnes qui meurent. Ce qui mène au climax vers la fin du film lorsqu'elle croit avoir enfin détruit Arès mais que la guerre continue. Diana réalise soudainement que le mal ne s'incarne pas simplement dans un être mais existe partout. Que, peut-être, personne ne mérite la compassion et l'amour. Cependant, ces deux émotions sont nécessaires. Il n'est donc pas surprenant, et même logique, que Diana ne puisse vaincre qu'en usant de son amour et de sa compassion pour les humain-e-s. Bien que l'amour avec Steve Trevor soit un peu difficile à croire - on a l'impression que Diana ne l'aime que parce que c'est le premier homme qu'elle voit tandis que Steve aime Diana parce qu'elle est belle - la compassion est utilisée à plusieurs reprises pour expliquer les actions de Diana. La scène du No Man's Land existe à cause de la compassion de Diana.

Il est malheureusement dommage que la fin soit, selon moi, ratée. Durant tout le film Diana est convaincue qu'un général allemand, Ludendorff. Ce dernier est montré comme un jusqu’au boutiste qui ne souhaite que la guerre même si des innocent-e-s en souffriront. Lors d'une scène il n'hésite pas à bombarder un village civil afin de tester une nouvelle arme. Je craignais que les allemands soient, encore une fois, utilisés comme vilains génériques alors que la Première guerre mondiale n'est pas aussi simple. Heureusement, le film retourne la situation en révélant que Arès n'est pas un général allemand mais un lord anglais, moustachu et en costume. La confrontation entre Arès et Diana est très réussie lors de cette partie. Arès ne se bat pas, il parle. Arès ne peut pas être confronté, il est une ombre. Arès ne fait pas la guerre il murmure, influence, et laisse l'humanité décider. À mon avis, cet aspect est fondamental. Arès ne veut pas détruire, il veut prouver que l'humanité est maléfique en la laissant se détruire seule. Lorsque Arès enfile une armure et décide de se battre tout ceci disparait pour une scène générique en CGI. Ce qui fonctionnait parfaitement quelques minutes auparavant, un petit homme gris moustachu parfaitement poli, devient ridicule (en particulier la moustache sous l'armure). Les scènes de combat qui terminent le film ne sont qu'une salade d'effets spéciaux, longues et sans intérêts. Cette fin illustre un problème récurrent dans les block buster : privilégier le spectaculaire, l'image épique, à l'écriture dans une intrigue logique et pensée. Le final enlève toute sa force à Arès et j'aurais préféré le voir lentement disparaitre dans l'ombre, annonçant par-là que la guerre ne peut être tuée mais seulement temporairement arrêtée (et, en plus, cela aurait pu lancer une quête des origines et des divinités pour Diana).

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**** Le meilleur film DC dans l'univers qu'illes souhaitent lancer. Certes, ce n'est pas compliqué et Wonder Woman reste classique.
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Image : Site officiel

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08:57 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wonder woman, dc | | | |  Facebook

11/06/2017

Paper Girls 1 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 1
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban comics 7 octobre 2016
Pages : 160

Ce tome contient Paper Girls 1-5. 1988, le monde est encore sous la Guerre Froid. Les États-Unis décident si Bush sera président ou non et, dans une petite ville, 4 jeunes filles se réveillent tôt le matin. Leur travail est de s'occuper de la distribution du journal local afin que toutes les personnes abonnées soient servies. Mais c'est aussi le lendemain d'Halloween et il est mieux de travailler en groupe pour éviter les groupes d'adolescent-e-s idiot-e-s et alcoolisé-e-s. Tout se passe bien jusqu'à ce que le groupe soit confronté par deux jeunes en costumes étranges. Rapidement, tout change et la ville, qui était familière, devient un lieu étrange remplis de monstres.

J'apprécie beaucoup Vaughan. Il est rare que ses histoires me déçoivent et certains des comics dont il est le scénariste sont parmi les meilleurs que je connaisse. Il devient donc difficile de ne pas se jeter sur tout ce qu'il écrit sans même me demande si je vais apprécier ou non. Dans ce comics Vaughan décide de jouer sur la fin des années 80. Une époque souvent mise en scène dans des films classiques de notre enfance. On retrouve donc la formule que l'on connait : un petit groupe d'enfants se retrouve lié à des événements extraordinaires. Mais je ne saurais pas vous dire quels sont ces événements. Les auteurs ne nous offrent aucun indice et nous sommes aussi perdu que les jeunes filles le sont face à tout ce qui se passe.

Ce que j'apprécie dans Saga se retrouve ici. Il y a une grande diversité dans les personnages. Les couleurs sont vives. On retrouve aussi bien des humain-e-s que des personnages qui nous semble très étrangers. Les auteurs semblent vouloir nous dépayser en créant tout ce que leur imagination peut leur donner. Ainsi, ce n'est presque pas une surprise que de lire que certains monstres sont, en fait, les enfants d'un autre personnage. Ce dépaysement est aussi aidé par la langue (je plains les personnes chargées de la traduction). Outre le "français" il existe deux autres langues. L'une est constituée de signes et je suis incapable de la lire. La seconde semble une version futuriste du "français" que l'on peut comprendre mais qui reste très différent de ce que l'on connait, avec une adjonction de latin de temps en temps. Ce premier tome est intriguant. On ne nous donne presque rien et nous suivons l'intrigue au même rythme que les héroïnes du récit sans savoir si les décisions prises sont les bonnes ou des erreurs.

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**** Le premier tome est beau, il dépayse fortement mais il ne donne aucun indice. Je me demande comment l'intrigue va continuer et ce qui se déroule.
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Image : Éditeur

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03/06/2017

Teen Titans: The Judas contract

Les Teen Titans sont une famille. Des enfants et des jeunes qui ont tout perdu ou qui ont besoin d'un lieu dans lequel vivre en sécurité. Dernièrement, l'équipe a accepté l'entrée de Terra. Une jeune femme capable de manipuler la terre et la roche. L'équipe est toujours aussi compétente et s'intéresse grandement à une église dont les activités semblent plus proche du terrorisme que de la religion, HIVE. Dans cette guerre plusieurs bases de HIVE sont détruites. Il n'en faut pas beaucoup plus pour persuader son dirigeant, brother Blood, d'engager Slade Wilson. Mais le but n'est pas simplement de s'attaquer aux Titans. Slade et Blood ont un plan bien plus élaboré qui pourrait détruire les Titans.

Ce nouvel animé prend part dans la continuité actuelle des films d'animation DC. On retrouve donc plusieurs personnages déjà connu et leurs relations ne sont pas une surprise. Damian est toujours aussi drôle et j'aime ses répliques face à Dick Grayson. On en sait un peu plus sur Beast Boy et Beetle mais encore trop peu pour vraiment s'y intéresser. Par contre, la relation entre Starfire et Dick Grayson est précisée. Là aussi, on retrouve plusieurs dialogues assez drôles et je commence à douter de la "naïveté" de Starfire. Les scènes d'actions sont réussies. Le film ne perd pas de temps et on entre rapidement dans les combats et l'intrigue.

Malheureusement, il est dommage que le film mette en scène une relation très toxique entre Terra et Slade Wilson voir avec Beast Boy. Ce dernier, dans une scène, enserre Terra et tente de la forcer à donner un baiser, ce qui est clairement un abus lié à l'usage de la force physique. C'est très problématique et il aurait été de bon ton de mettre en question ce comportement encore trop souvent accepté de nos jours. Mais le pire est Slade Wilson. Lors d'une scène on nous montre Terra en nuisette et maquillée qui drague ouvertement Slade. Le problème n'est pas Terra mais Slade. Selon le film, il existe une relation sexuelle entre les deux personnages (même si celle-ci n'est jamais montrée). Mais Terra est une jeune adolescente, orpheline, tandis que Slade est un adulte qui contrôle la vie de Terra depuis qu'il l'a recueillie. Il est très problématique de considérer comme normale une relation entre un adulte, qui fait figure de parent, et une jeune femme encore adolescente. Jamais le film ne remet en question cette relation. Au contraire, les scénaristes insistent à plusieurs reprises sur son existence. Je ne sais pas si les scénaristes n'ont pas compris ce qu'ils ont écrit ou non mais j'ai peu apprécié ces scènes qui, je pense, n'auraient pas dû exister.

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** Bien que le film ne soit pas mauvais et même plaisant il est amoindri par une scène d'abus et la mise en place d'une relation toxique entre deux personnages, sans aucune remise en cause.
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Image : Site officiel

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02/06/2017

Nightwing vol. 1: Better than Batman par Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing vol. 1: Better than Batman
Auteurs : Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 25 janvier 2017
Pages : 168

Ce volume 1 contient nightwing rebirth 1, Nigtwing 1-4 et Nightwing 7-8. L'intrigue se déroule après Grayson donc attention aux spoilers.  Nightwing est mort, son identité révélée au monde entier. Il est donc devenu, sur la demande de Batman, un agent de Spyral chargé d'étudier cette agence d'espionnage et de la faire tomber. En tant qu'espion il était connu sous le nom de Grayson ou encore d'Agent 37. Mais les choses changent. Et, après le succède de sa mission, Dick Grayson décide de reprendre son identité secrète, malgré les difficultés que cela implique. Mais Dick Grayson n'est pas tiré d'affaire. En effet, le parlement des Hiboux, une émanation internationale de la cour des Hiboux de Gotham, piège Grayson et le force à travailler pour elleux. Son identité est maintenant aux mains d'une élite riche et meurtrière. Mais Grayson a un plan.

J'ai bien aimé Grayson, dont je n'ai toujours pas la fin, et je fais plutôt confiance au scénariste Tim Seeles. Après avoir regardé les sorties sous le label Rebirth j'ai souhaité lui faire confiance et me lancer dans sa série Nightwing qui reprend exactement après Grayson. Le thème principal de ce volume est l'identité. En effet, depuis un grand nombre de numéros Nightwing, alias Dick Grayson, ne possède plus son identité. Celle-ci lui a été volée puis il l'a abandonnée au profit d'un travail dans les ombres en tant qu'espion. Dick Grayson n'est plus vraiment lui-même. Ce retour au costume classique ainsi qu'à son identité de héros lui permet de tenter de retrouver ce qui fait ce qu'il est. Cependant, là aussi, son identité est utilisée et corrompue par un groupement. De ce point de vue, il est intéressant que le partenaire de Grayson, Raptor, soit si intéressé par l'importance des noms et des marques au point d'en faire une sorte de philosophie.

Mais ce tome parle aussi de la division entre criminel et héros. Un héros est censé faire respecter la loi et protéger les innocents. Cependant, n'est-il pas parfois nécessaire de violer la loi dans le but de faire justice ? La question est au centre de ce volume qui place Grayson face à un groupement élitiste puissant et sans remords. Doit-il agir immédiatement ou prendre le temps de mieux connaitre son ennemi afin de le faire tomber définitivement au prix de la souffrance de personnes innocentes. Face à ce problème de conscience Batman incarne le respect de la loi, malgré son statut de héros qui fonctionne en dehors du système, tandis que son partenaire Raptor incarne la nécessité de violer la loi pour aider les plus faibles. Il est dommage que cette dichotomie ne soit pas mieux mise en scène et plus réfléchie. L'écriture me semble un peu faible en ce qui concerne ce thème. Cependant, ce premier volume sous le label Rebirth me semble réussit. J'ai apprécié suivre Nightwing et je vais probablement apprécier la suite.

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**** Un premier volume dans la lignée de la série Grayson, bien écrit et drôle.
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Image : Éditeur

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28/05/2017

Mockingbird 2. My feminist agenda par Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Sean Parsons et Rachelle Rosenberg

Titre : Mockingbird 2. My feminist agenda
Auteur-e-s : Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Sean Parsons et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 2 mai 2017
Pages : 120

Ce second tome contient Mockingbird 6-8 et New Avengers (2010) 13-14. Bobbi Morse a besoin de vacances. Après avoir vaincu une armée des morts dans un hôpital secret du SHIELD elle aimerait pouvoir se reposer. Mais Civil War II la rattrape et elle est invitée à participer à une croisière dans les caraïbes. Malheureusement, c'est une croisière durant laquelle a lieu une convention à la gloire de son ex-mari : Clint Barton. Mais elle doit s'y rendre car quelqu'un lui explique posséder une preuve de l'innocence de Clint dans le meurtre dont il est accusé. Alors s'il faut enquêter autant apprécier le moment même si le bateau semble rempli par le passé de Bobbi Morse.

Le second, et dernier, tome de Mockingbird ne contient que 3 épisodes. Les autres sont un retour sur la mort et la résurrection du personnage. Bien qu'ils ne soient pas indispensables ils donnent un peu d'épaisseur au tome et permettent aux personnes qui ne connaissaient pas l'histoire de connaitre le contexte de la résurrection de Bobbi Morse. Malheureusement, ils s'inscrivent aussi dans un contexte plus large de la série New Avengers 2010 et de l'événement Fear Itself, deux histoires que je ne connais pas.

L'intrigue de ce tome es directe au contraire du premier tome qui expliquait le numéro 1 par la suite pour tout remettre en place lors du numéro 5. L'histoire est efficace et directe. Il y a quelqu'un avec des preuves qui peuvent innocenter Clint Barton. Cet homme est assassiné. Il faut enquêter. Il n'y a rien de bien compliqué mais c'est efficace. J'ai aimé suivre les réflexions de Bobbi et on sent que la scénariste est une habituée du thriller. Elle réussit parfaitement à s'adapter au genre des comics et ajoute des références au passé ainsi que des schémas à la fois drôle et adaptés au déroulement de l'intrigue. Tout comme le premier tome, beaucoup de choses ses déroulent dans les détails qu'il faut tenter de trouver et de lire. Encore une fois, il est dommage que cette série soit annulée. Elle était bien partie pour être très bonne si l'on en croit les 8 épisodes que nous possédons.

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***** Un second tome tout autant réussi que le premier avec une intrigue efficace qui réussit à conclure la série en beauté.

Image : Éditeur

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Mockingbird 1. I can explain par Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Ibrahim Moustafa, Joëlle Jones et Rachelle Rosenberg

Titre : Mockingbird 1. I can explain
Auteur-e-s : Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Ibrahim Moustafa, Joëlle Jones et Rachelle Rosenberga
Éditeur : Marvel 1 novembre 2016
Pages : 136

Ce tome contient Mockingbird 1-5 et mockingbird. SHIELD 50th anniversary 1. Bobbi Morse est beaucoup de chose. Elle est une super-héroïne, une agente du SHIELD et une biochimiste. Bobbi Morse est l'une des personnes les plus intelligentes de la planète et il n'y a rien qu'elle apprécie plus que de se verser un ver de chardonnay après une dure journée au SHIELD. Bon, elle aime aussi garder ses ex à proximité en cas de besoins. Mais Bobbi Morse est aussi la personne dont le corps est rempli à la fois du sérum du super-soldat, ayant créé Captain America, et l'Infinity Formula, permettant à Nick Furry de ne pas vieillir trop vite. Ces deux cocktails n'ont jamais été utilisé ensemble et personne ne sait ce qui pourrait advenir. Donc, le SHIELD décide de forcer Bobbi Morse à suivre des check-up réguliers et jamais annoncé une fois par semaines. Cependant, la base médicale du SHIELD cache beaucoup de secrets dont un lié à Bobbi Morse.

Mockinbird fut annulé après 8 numéros alors que la scénariste, Chelsea Cain, était la cible d'un harcèlement dû à une couverture ouvertement féministe. Pourtant, la série était très bien notée et, malheureusement, Chelsea Caine a décidé de quitter l'industrie des comics. Acheter les deux tomes de Mockingbird est donc un moyen de soutenir une série qui s'est arrêtée trop tôt et qui possède un ton très particulier. En effet, on suite une super-héroïne plus intelligente que tout le monde, qui aime le sexe et très compétente. De plus, elle revendique son droit à être sur le devant de la scène.

Mockinbird est un comics féministe. Que ce soit le personnage, les situations, les détails ou l'intrigue tout nous le dit. L'intrigue place Bobbi Morse face à une organisation qui souhaite contrôler son corps pour des motifs médicaux. Bien que l'idée de départ soit bienveillante on observe Bobbi Morse perdre le contrôle des informations qu'elle doit donner et de son propre corps qui devient un objet d'expérimentation scientifique désincarné. Outre cette intrigue principale, les autrices placent la personne dans différents contextes à la fois drôle et bien écrit. Que ce soit dans un donjon SM, au milieu d'une catastrophe écologique ou encore face à une jeune préadolescente de 12 ans qui développe des pouvoirs. Je ne saurais dire qu'elle est le meilleur épisode ni la meilleure planche. Toutes sont à observer à la fois dans la totalité et le détail puisqu'on y trouve souvent des références féministes discrètes. L'annulation de cette série est un véritable gâchis et je me réjouis de continuer avec le second et, malheureusement, dernier tome.

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***** Drôle, militant, bien écrit et qui ne s'excuse pas. Une réussite !

Image : Éditeur

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20/05/2017

Ms. Marvel 5. Guerre civile par Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Adrian Alphona

Titre : Ms. Marvel 5. Guerre civile
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Adrian Alphona
Éditeur : Panini 5 avril 2017
Pages : 136

Ce tome 5 contient Ms. Marvel (2016) 7-12. Lors du tome précédent on observait une forme de tension entre les deux mentors de Kamala Khan. Aussi bien Iron Man que Captain Marvel semblent ne pas apprécier d'être l'un en face de l'autre. Mais ce n'est que dans ce tome que la rupture est consommée après l'apparition d'un Inhumain capable de calculer l'avenir et, donc, d'éviter les crimes et catastrophes futurs. Et Kamala se trouve en plein milieux. Elle ne se bat pas sur le front mais elle est chargée, par Captain Marvel, de gérer la justice prédictive au New Jersey. Kamala croit en Captain Marvel et ne pose aucune question. Mais ses ami-e-s et sa famille n'apprécient pas ce qui est en train de se dérouler sous leurs yeux. Lorsque la poussière retombera il se pourrait que Kamala Khan ait perdu plus qu'elle ne le pense.

Je n'ai pas lu Civil War II et les retours ne sont pas très bons. Avec l'apparition d'Ulysse Marvel a créé deux camps. L'un des camps pense que les prédictions peuvent permettre d'arrêter les personnes avant le crime et, donc, sauver des vies. Le second considère qu'une personne qui n'a pas commis de crime ne devrait pas se trouver en prison. Derrière cette idée on comprend aisément que l'on parle de justice prédictive. Pourquoi ne pas utiliser toutes les ressources à disposition pour éviter des problèmes ? Ce que ce tome montre bien c'est que la justice prédictive ne fonctionne pas. En effet, elle se base sur des interprétations humaines qui peuvent suivre des préjugés. Pire encore, la prison n'est pas forcément une réponse à tout. Dans certains cas, et le tome le montre, il suffit d'être attentif et de communiquer. Ce tome montre Kamala Khan naviguer de l'un à l'autre camp sans réellement savoir que faire ni quelle est la bonne solution.

Les auteur-e-s ont la bonne idée de créer de véritables conséquences pour Kamala Khan. Au lieu de s'attaquer à des inconnus son groupe de justice prédictive impacte directement la vie de Kamala Khan. Ce ne sont pas des vilain-e-s qui sont inquiétés mais de simples citoyen-ne-s emprisonné-e-s illégalement. Il n'est donc pas étonnant que Kamala Khan se retrouve isolée, sans ami-e-s et que sa famille se pose des questions. Au final, Kamala Khan perd tout simplement son identité et cela permet aux auteur-e-s d'écrire un dernier numéro qui permet un retour aux sources.

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***** Sans juge de l'évènement, ce tome 5 de Ms Marvel est réussi et fonctionne bien.

Image : Éditeur

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19/05/2017

Ms. Marvel 4.Super célébre par Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Nico Leon

Titre : Ms. Marvel 4. Super célèbre
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Nico Leon
Éditeur : Panini 14 septembre 2016
Pages : 144

Ce tome contient Ms Marvel (2016) 1-6. Lors du tome précèdent la fin du monde a eu lieu. Maintenant ça va mieux. Il s'est passé six mois depuis les évènements de Last Days et la reconstruction de l'univers Marvel après l'évènement d'Hickman. Le monde a continué de tourner et Ms Marvel avec. Après avoir beaucoup travaillé, et la permission de sa mère, elle a été acceptée au sein des Avengers. Depuis, elle jongle entre son équipe, sa ville, l'école, ses ami-e-s et sa famille. Elle pense pouvoir tout mener sans problèmes mais lorsque son image est utilisée pour défendre la reconstruction de la ville elle comprend qu'elle a laissé trop de choses de côté. Pire encore, l'homme qu'elle aime est en couple !

Ms Marvel est toujours aussi sympathique. Depuis le début, j'ai beaucoup aimé ce personnage de jeune lycéenne musulmane d'une famille migrante. Elle est drôle, bien écrite et le personnage adore la pop culture et les jeux-vidéos ! Ce tome permet même de faire une référence à Dune (ce qui suffit à le conseiller à tout le monde). Les tomes précédents permettaient de répondre à la recherche d'identité de Kamala Khan. D'où viennent ses pouvoirs ? Qui est-elle et quelle est sa place dans le monde ? Ce nouveau tome donne l'impression que cette quête est terminée. Il donne donc plus de temps à parler de la gestion de son temps par Kamala Khan. Quelles sont ses priorités et ce qu'elle accepte de sacrifier afin de devenir Avengers ? Les premiers numéros parlent aussi de gentrification avec un changement important pour la ville de Ms Marvel. Les auteur-e-s montrent que cette mutation s'accompagne d'une perte d'identité locale, d'emplois mais aussi de loyers élevés et surtout d'une forme de ghettoïsation des riches qui contrôlent les personnes ayant l'accès au quartier à l'aide de vigiles citoyen-ne-s. Pour mieux nous le faire comprendre, l'une des premières victimes est une femme voilée de couleur. Heureusement, le tome célèbre aussi les différentes cultures et le fait grâce à un mariage. Bref, j'apprécie toujours le personnage et les intrigues.

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***** Ms Marvel est toujours aussi bien écrit et sympathique. Je recommande.

Image : Éditeur

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16/05/2017

Justice League Dark

Le Hall de la Justice est mis en fonction. La Justice League fonctionne parfaitement et s'est un peu agrandie avec quelques membres en plus voir des remplaçants. Individuellement, les différents héro-ïne-s qui la compose sont tous et toutes en pleine possession de leurs moyens et agissent avec la justice pour soutenir la loi et s'attaquer aux criminel-le-s ou simplement aider. Mais, depuis peu de temps, de simples citoyen-ne-s qui, normalement, ne violent pas la loi se mettent à agir de manière étrange. Des meurtres sont commis, des suicides ont lieu et personne ne comprend ce qui arrive. Mais tout le monde dit la même chose : des monstres les ont attaqués et illes n'ont fait que se défendre. La Ligue pense que la magie pourrait être à l'œuvre mais Batman n'y croit pas. Cependant, il se retrouve embarqué dans une quête pour trouver un maitre de la magie : John Constantine. Petit à petit, il va l'aider à résoudre les attaques et découvrir un mal qui date de plusieurs siècles.

Jusqu'à maintenant, j'ai plutôt apprécié les films animés de l'univers partagé malgré beaucoup de simplisme. Mais ça fonctionne bien et c'est assez plaisant. Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé ce film. Le premier problème est Batman. Le film précèdent, on l'observe aux prises avec un démon. Dans ce film, il nie toute existence de la magie. Ce n'est tout simplement pas logique. Mais, surtout, il est totalement inutile. Il se contente de suivre et de sortir un gadget de temps en temps. Il aurait très bien pu ne pas être présent. Il aurait été bien plus intéressant de réunir plusieurs mages de l'univers DC en dehors du groupe de la Justice League. En l'occurrence, cette Justice League Dark n'est qu'un ersatz sans intérêts.

Le problème tient aussi en l'intrigue. J'ai, personnellement, un problème avec la magie dans les œuvres de fiction. Trop souvent, c'est un moyen simpliste de résoudre un problème compliqué. La magie, son fonctionnement et ses limites, ne sont pas forcément explicitées et cela crée une résolution à la Deus ex Machina. Une résolution que l'on retrouve ici puisque le grand méchant passe de quasi dieu sur Terre à un mortel qui peut être vaincu par Constantine. Pourquoi n'y a t'il aucuns couts ? Ou se trouvent les règles ? De plus, l'intrigue n'existe tout simplement pas. On suit un petit groupe de personnages dont la moitié disparaissent rapidement ou ne sont pas assez présentés pour que l'on s'intéresse. Le film est une suite de combats de magie sans intérêts et l'on se demande pour quelle raison on parle d'une enquête... Je n'ai donc pas du tout aimé ce film.

* Sans intérêt.
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Image : Site officiel

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08:49 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : justice league dark, dc | | | |  Facebook

14/05/2017

Justice League VS Teen Titans

Damian Wayne est de retour en tant que Robin. Il accompagne Batman à l'inauguration du Hall de Justice. Mais, un groupe qui se nomme lui-même la Legion of Doom décide de perturber les festivités. La Justice League fonctionne bien et s'occupe sans trop de problèmes des vilain-e-s. Damian, lui, est chargé de prendre soin des civil-e-s. Mais il n'apprécie pas trop ce rôle et décide de se lancer dans la bataille avec des conséquences désastreuses. Il est clair que Damian ne sait pas agir en équipe et la Justice League n'est pas appropriée pour les enfants. Il est donc envoyé dans une autre équipe qui permet de donner une maison à des personnes qui en ont besoin : les Teen Titans sous la direction de Starfire. Le contact est loin d'être facile avec un Damian qui n'est pas très sociable et particulièrement arrogant. De plus, Damian est très intrigué par Raven et ses secrets. Des secrets qui pourraient expliquer pourquoi la Justice League agit si bizarrement.

J'ai toujours des craintes avec les histoires de combats entre héros. Souvent, ce sont simplement des personnages qui refusent de discuter lorsque l'opportunité se présente. Heureusement, parfois l'intrigue est un peu plus subtile (mais pas trop, il ne faudrait pas exagérer). Dans le cas présent, l'intrigue est avant tout un moyen de présenter des personnages et de créer une relation entre-elleux. Ainsi, le groupe majeur de ce film est formé des membres des Teen Titans. Je trouve intéressant que, contrairement à la Justice League, ce groupe permet à ses membres d'apprendre et de s'améliorer mutuellement. Les personnages se construisent encore. C'est aussi un refuge pour les personnes qui en ont besoin. J'ai plutôt apprécié Raven et Damian, j'ai moins aimé Blue Beetle et Beast Boy (qui fonctionne bien plus comme le créateur de blagues qu'autre chose).

Bien que le film soit plaisant à regarder il possède quelques problèmes et ces problèmes peuvent être résumé en un seul mot : Starfire. Cette dernière est une alien qui provient d'une planète bien moins prude. Malheureusement, plutôt que d'utiliser ceci pour mettre en question nos catégories et nos normes elle fut souvent écrite comme un fantasme masculin. Une femme très peu vêtue possédant une sexualité très ouverte (ce qui n'est pas mal en soi, le problème c'est que celle-ci est construite pour faire fantasmer des hommes et non comme un choix de la part de Starfire). Ce film possède plusieurs scènes qui fonctionnent de cette manière. À plusieurs reprises, elle est montrée dans des poses suggestives avec la caméra pointant sur des parties très précises de son anatomie. À une autre reprise, la caméra nous donne une vision précise des fesses de Starfire. La réalisation a donc fait le choix de fortement sexualiser un personnage censé être présent pour ses capacités en tant que dirigeante dans un film considéré acceptable dès 12 ans. Pire encore, il est très rare que l'on observe Starfire diriger, elle est mise au second plan par Damian qui prend immédiatement ce rôle sans se poser de questions ni réactions de la part des Teen Titans. N'aurait-il pas été possible, et souhaitable, d'écrire ce personnage et cette intrigue différemment ? J'en suis, personnellement, persuadé.

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*** Sympathique et assez réussi. Mais il y a des scènes sexistes problématiques.
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Image : Allociné

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Batman bad blood / batman mauvais sang

Batman a disparu. Les journalistes se ruent à Gotham pour cet événement et pour le sommet de la technologie mis en place par l'entreprise Wayne. Mais Batman disparu, le crime atteint des sommets inégalés dans les rues. Bien que la police tente de garder le contrôle il semble que jamais le chaos ne fut plus important. La disparition de Batman est assez importante pour faire revenir Damian Wayne de sa retraite dans un sanctuaire. Elle force Nightwing à prendre le costume de Batman et à s'allier à deux nouvelles personnes : Batwoman et Batwing. Les allié-e-s ont fort à faire car il semble que tous les secrets du Batman sont éventés. Mais qui a pu le faire disparaitre et découvrir ces secrets ? Pour quelle raison s'intéressent-illes autant à la technologie Wayne ?

L'univers DC se porte très mal au cinéma (si, du moins, il a commencé à exister...) et un peu mieux en série (malgré un manque de qualité flagrant). Mais, DC a décidé, depuis quelques années, de lancer un univers partagé en film d'animation disponible immédiatement en DVD. Il existe un bon nombre de ces films et certains sont moins bons que d'autre. Il est intéressant de voir que les différents films gèrent bien mieux les relations entre personnages et épisodes que leurs contreparties cinématographiques. Cet animé s'insère dans une trilogie autours de Batman. Le premier nous faisait découvrir Damian et le second jouait sur la tension entre Batman et Damian. Dans les deux cas, la Ligue des assassins joue un grand rôle même sans apparaitre.

Ce dernier film conclut à la fois l'arc de la Ligue et celui concernant la relation entre Batman et Damian. Personnellement, je trouve qu'il réussit à atteindre son but de manière plutôt efficace. Faire disparaitre Batman était une bonne idée. Cela permet de donner plus de place à d'autres personnages tel que Nightwing et Alfred. Mais je suis bien plus heureux de voir arriver Batwoman (qui mérite ses propres films, vraiment). Elle est efficace et drôle. Ses dialogues fonctionnent très bien tout en brisant un tout petit peu le quatrième mur. Batwing est moins intéressant et aurait pu ne pas être présent. Bien que l'idée soit peu développée, le plan de la Ligue n'est pas si mauvais et aurait mérité un peu plus d'attention de la part des scénaristes pour donner quelque chose de vraiment intéressant. Je déplore quelques petites choses qui m'ont agacé. Par exemple, je n'aime pas la justification de Talia. Je n'apprécie pas du tout la version adaptée de l'origine de Batwoman. La version originale, en comics, est bien plus intéressante que ce qui nous a été montré. Mais, globalement, c'est plutôt sympathique.

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*** Une bonne conclusion, ça fonctionne bien mais ça reste très classique.
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Image : Allociné

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10:16 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, bad blood, mauvais sang, dc | | | |  Facebook

13/05/2017

Low 3. Les rivages de l'espérance par Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig

Titre : Low 3. Les rivages de l'espérance
Auteurs : Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig
Éditeur : Urban 17 mars 2017
Pages : 144

Ce tome 3 contient Low 11-15 publiés dans Low col. 3: Shore of the dying light. Il y a dix ans, une famille était détruite lors d'une attaque pirate. Il y a des milliers d'années, l'humanité s'est réfugiée sous les eaux face à un soleil en expansion. Il ne reste plus que trois cités humaines. La mort est proche et l'espoir presque éteint. Mais une sonde est arrivée d'une autre planète. Il est possible que la vie soit possible. Depuis, Stel Caine a décidé de retrouver cette sonde, d'en faire le but de sa vie, de sauver ce qui reste de l'humanité. Par la même occasion, elle retrouve ses filles qui lui ont été volée il y a longtemps. Et aujourd'hui, Stel Cain a enfin atteint la surface et y trouve une vie nouvelle et différente de tout ce qu'elle a connu. Ses filles, elles, suivent de près. Mais sont-elles identiques aux souvenirs qu'en a Stel ?

Rick Remender écrit ce comics afin de parler d'espoir. Il met en place plusieurs cités et plusieurs personnages qui se trouvent toujours sur le spectre de l'espoir. Salis est une démocratie condamnée, Paloma une civilisation pirate qui interdit le savoir et Volden une dictature qui tue toutes personnes accusées d'espoir. Stel est l'incarnation de l'espoir tandis que l'une de ses filles croit en l'idéologie de Volden. Avec ces différents personnages et cités Rick Remender nous demande de nos situer nous-même : sommes-nous des optimistes invétérés ou plutôt des pessimistes ?

De plus, Remender crée des intrigues difficiles pour tous les personnages. Quel que soit le personnage elle se retrouve mêlé à des dangers, à des trahisons et des difficultés extrêmes. Stel garde l'espoir mais elle doit d'abord remonter la pente après la perte de sa famille. Ce changement s'est mis en place durant le second tome face à une cité assombrie peuplée de cannibales. Les autres personnages doivent aussi revenir sur leur passé et réussir à accepter leurs erreurs, voir leurs crimes, pour continuer leur quête. L'intrigue est servie par un art que j'apprécie beaucoup. On sent que les dessinateurs se sont amusés à créer des espèces et des lieux flamboyants.

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**** Une intrigue global mêlée à quelque chose de plus intime dans un cadre toujours aussi beau.
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Image : Éditeur

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Letter 44 4. Le temps des sauveurs par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44 4. Le temps des sauveurs
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 26 octobre 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 22-27. Le président des États-Unis, Stephen Blades, a révélé l'existence des aliens et de leur construction. Par la même occasion, il a révélé le nouvel arsenal technologique du pays. Malheureusement, le monde n'a pas réagi comme prévu. Une partie des anciens alliés du pays s'est retourné contre les États-Unis dans le cadre d'une alliance spécifiquement prévue pour détruire l'arrogance guerrière des États-Unis. Sa technologie volée, son arsenal détruit Stephen Blades n'avait pas d'autres choix que de demander l'armistice. Mais il y a pire, un astéroïde allait s'écraser et détruire le monde. Sauf que, au dernier moment, l'astéroïde change de course et s'arrête juste devant la Maison Blanche. Il en sort l'un des membres de la mission chargée d'espionner les aliens. Et cet homme explique au président que seuls 666 personnes vont être sauvées.

Depuis le début de la série les auteurs nous placent face à une énigme. Le président Blades apprend en même temps que nous l'existence des aliens. L'équipage du Clarke arrive près de la structure alors que nous commençons à lire. Tout est fait pour que les révélations fonctionnent à la fois pour les personnages et pour les personnes qui lisent. Ce tome permet de répondre à quelques questions. Bien que l'on ne sache presque rien sur les aliens on sait enfin pour quelle raison ils sont venus dans le système solaire. Letter 44 est aussi un comics de nature politique. Le président ne doit pas seulement gérer une menace lointaine mais aussi les guerres et les problèmes économiques mis en place par son prédécesseur. Mais, depuis le dernier tome, cet aspect est éclipsé par la connaissance de la présence des aliens. Dans le tome 3, seule la guerre mondiale comptait. Dans ce tome, toutes les décisions dépendent de la mort prochaine de l'humanité. De ce point de vue, je trouve la réaction de Stephen Blades intéressante. Il ne dit rien au monde mais il décide de tout faire pour rendre la vie de l'humanité meilleur pour le peu de temps qui reste. On sent qu'il ne reste que peu de numéros avant la fin qui pourrait résoudre une bonne partie des questions.

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**** Une idée toujours aussi intéressante, des auteurs qui réussissent à adapter leur histoire selon ce qui est nécessaire. Je suis curieux de lire la suite.
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Image : Éditeur

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07/05/2017

Guardians of the galaxy volume II / Les gardiens de la galaxie volume II

Nous avons enfin la suite des Gardiens de la galaxie. Enfin, des questions fondamentales comme le nom du père de Peter ou la vie de Groot dans l'équipage reçoivent une réponse. Les gardiens, depuis les évènements du premier film, sont maintenant connu largement dans toutes la galaxie comme une petite bande que l'on peut payer pour résoudre des problèmes. Illes voyagent sur plusieurs planètes selon les contrats signés ou les problèmes en cours. Mais leur dernier contrat ne tourne pas exactement comme prévu et le groupe se retrouve coursé par une armée entière. Cependant, le père de Peter les sauve. Ce dernier souhaite inviter Peter sur sa planète et lui explique le mystère de ses origines. Mais la fête pourrait bien tourner cours alors que plusieurs armées se rendent sur la même planète afin de tuer les gardiens.

Les films Marvel sont des films Marvel. Ils suivent un but, divertir, et une recette simple et efficace. Il est donc difficile de voir des nouveautés puisque tout est fait pour fonctionner sans prendre de vrais risques. Donc, le premier film marchait sur quelque chose de simple. Un groupe de personnes plus ou moins marginales, voir criminelles, qui décident de travailler ensemble pour vaincre un gros méchant qui est méchant parce que... on ne sait pas il l'est donc il faut le vaincre. Le second film reprend cet humour de base qui fonctionne assez bien. Les personnages se lancent des pics toutes les deux minutes et ça fonctionne assez bien. Cependant, il y a tout de même, parfois, un humour assez limite qui provient, là aussi, du premier film. Le thème du film est aussi assez basique : la famille. Plus exactement, qu'est-ce que la famille et que faire pour en faire partie ? Il y a, d'un côté, la famille que l'on choisit et, de l'autre, celle du sang. Ce thème est au centre des décisions du grand méchant dont je vous laisse découvrir la forme et les raisons par vous-même.

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*** ça fait le job
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Image : Site officiel

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29/04/2017

Lazarus 5. Génocide programmé par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 5. Génocide programmé
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat comics 19 avril 2017
Pages : 144

Ce tome contient Lazarus 22-26. Dans le tome précèdent les familles du monde étaient en guerre. Les Carlyle mènent une alliance entre plusieurs familles pour s'attaquer aux Hock. Mais la famille Carlyle est en train de perdre. Car celle-ci a perdu son plus grand atout : le père de la famille. Il avait un plan mais il est mourant. Et ses enfants, filles comme garçons, ne sont pas certain-e-s de pouvoir le suivre ni de gagner la guerre. Heureusement, la famille a un autre atout : son Lazare du nom de Forever. Elle est le fruit d'une histoire secrète. Mais cette histoire est maintenant connue. Forever sait qui elle est. Pire encore, les autres familles savent qui elle est. Les Carlyle seront-illes capable de retrouver la loyauté de leur Lazare ? quel sera l'effet de ces révélations ? Le monde pourra-t-il survivre une nouvelle vague de destruction ?

Depuis le premier tome j'apprécie cette série. Elle nous envoie dans un monde proche sans trop en dire. Bien que la technologie soit plus avancée que la nôtre elle reste proche. On ne nous dit rien sur les événements qui ont mené le monde à être gouverné par moins d'une vingtaine de familles mais on sait que cela dure depuis moins d'un siècle. On sait aussi que des guerres et des épidémies ont précipité ce que l'on voit dans cette série. De plus, les auteurs ont eu la bonne idée d'avancer lentement. Les premiers tomes s'intéressent d'abord aux Carlyle puis aux relations économiques proches. Ensuite, on apprend comment fonctionnent les relations politiques. Et, enfin, on observe la guerre. Derrière ce premier drame, la mise en place d'un plan qui débouche sur une guerre qui détruit bon nombre de familles, il y a le drame de Forever. Celui-ci est bien plus intime. Forever pense être de la famille mais elle apprend n'être qu'une expérience soumise à un contrôle strict. Alors elle se demande, faut-il rester loyale envers la famille ? Dans ce contexte, le personnage de Johanna est très intéressant. On pense d'abord qu'elle ne veut que manipuler tout le monde pour son propre bien. Mais je me demande, après ce tome, si ses souhaits ne sont pas différents ?

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***** Encore un très bon tome !

Image : Éditeur

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27/04/2017

Injustice gods among us: year five volume 1 par Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick

Titre : Injustice gods among us: year five volume 1
Auteurs : Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick
Éditeur : DC 22 février 2017
Pages : 176

Ce tome contient Injustice gods among us: year 5 1-7. La quatrième année était désastreuse du point de vue de l'écriture. Les événements n'avançaient pas, les personnages n'était pas intéressants et les dieux ne servaient à rien sans oublier le gâchis qu'est Wonder Woman. J'avais donc des craintes pour cette années 5. Superman est maintenant l'autorité incontestée sur Terre. Il a vaincu tout le monde et toutes les forces les plus puissantes de l'univers. À la fin de la quatrième année, il a forcé les personnes élues à abandonner leur pouvoir en sa faveurs. Le régime est définitivement en place. Mais, la prison du régime a été brisée. Les prisonniers de droit commun et les prisonniers politiques se sont enfuis. C'est à la fois un danger et une opportunité. Un danger car il faut éviter que le régime échoue dans sa volonté de sécurité absolue. Une opportunité car certaines personnes pourraient être recrutées par le régime. Batman pense exactement la même chose et décide de s'allier à des criminels dont le code interdit de tuer. Et la résistance a bien besoin de quelques troupes.

Depuis que Buccellato a pris les rênes de la série Injustice celle-ci a perdu en qualité. La fin de la troisième année était laborieuse et la quatrième un désastre. Ce début de la cinquième année, la dernière, redonne un peu d'espoir. Il semble que Buccellato sait un peu mieux ce qu'il souhaite faire. Il crée plus de situations et de questions sur le régime de Superman. Cependant, le plus gros problème n'est toujours pas résolu : il semble que personne ne sache comment terminer l'intrigue et faire le lien avec le jeu vidéo. De plus, les personnages sont toujours aussi difficilement caractérisés. Il semble que les auteurs aient du mal à penser que les héro-ïne-s que l'on connait sont devenus des vilain-e-s. Leur identité n'est pas modifiée en conséquence. Wonder Woman continue de chercher la paix, Cyborg ne pose aucune question, Hal Jordan agit toujours en Green Lantern et Flash attend toujours que Superman se sente mieux. Personne ne semble avoir pris conscience de ce qu'illes sont devenu-e-s. Pire encore, les auteurs manquent une fantastique opportunité d'ajouter un peu de réflexion. Superman souhaite créer un monde complètement sûr. Mais que faire de la liberté ? De la démocratie ? Des résistances ? Ainsi, les parents de Superman disparaissent et le passage de pouvoir se fait en dehors de l'intrigue sans jamais tenter de l'expliquer ou de le rendre réaliste. Bref, il y a de trop nombreuses idées qui auraient pu rendre la série bien plus intéressante.

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**** Un petit mieux, mais pas de beaucoup.
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Image : Éditeur

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