03/03/2017

Logan

Nous sommes en 2029. Après une longue vie Logan se trouve au sud des États-Unis. Il conduit une limousine de location pour une entreprise. Après une histoire mouvementée les X-Men n'existent plus. Pire encore, les mutant-e-s semblent ne plus naître. L'espèce est en voie d'extinction et il est rare d'en croiser un membre. Leurs aventures ne sont plus que des histoires pour comics book. Mais Logan n'est pas seul. Il vit avec Caliban et, ensemble, ils s'occupent d'un Charles Xavier dont les pouvoirs semblent poser de gros problèmes. Logan ne souhaite qu'une chose: vivre en sécurité tout en s'occupant de Charles. Malheureusement, une femme le reconnaît et tente de lui parler. Elle essaie de lui demander de protéger une jeune fille nommée Laura.

J'avais trouvé le premier Wolverine très mauvais. Le second était pire encore. Ces deux films m'ont poussé à détester le personnage de Wolverine et ses passages, surtout les récents, dans les X-Men m'ont beaucoup déçu (alors que d'autres personnages bien plus intéressants auraient pu prendre la charge de l'intrigue... oui je parle de toit Days of future past). Et soudain on me parle d'un troisième film, conclusif, autours du même Wolverine. J'étais sceptique. Et, d'un seul coup, j'entends que ce film serait particulièrement réussi! J'étais très intrigué vu l'histoire cinématographique du personnage. Malheureusement, je n'ai pas aimé.

En fait je suis un peu ennuyé. Les acteurs et actrices principales sont plutôt talentueuses. Pour les deux acteurs, ils jouent les personnages depuis longtemps et ce film leur donne l'occasion de créer une petite différence. Ainsi, Xavier semble regretter quelque chose dans son passé. Sans trop en dire, il est logique que ce qu'il a fait ne puisse que détruire Charles Xavier. Son être entier est en contradiction avec les actes qui l'ont brisé. Wolverine, lui, devient un personnage dépressif. Contrairement aux autres films ce n'est plus une machine de guerre indestructible. Son corps commence à lâcher et son esprit a déjà abandonné. Bref, nous avons deux personnages qui sont sur leur fin et le film met en place des scènes réussies sur le sujet. Face à eux, nous avons Laura qui est très bien jouée et qui fait un peu peur. Bref, les personnages sont plutôt réussis et certaines scènes fonctionnement très bien. Mais je trouve l'intrigue très ennuyeuse. Je n'ai pas aimé suivre l'histoire, je n'ai pas aimé son fonctionnement et je n'ai pas aimé la mise en scène du combat. Au final, j'avoue que le film est plutôt bien écrit mais je ne peux pas dire que j'ai apprécié.

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*** Pas mauvais, mais je n’ai pas aimé
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Image : Site officiel

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12/02/2017

Faith 2. California scheming par Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran

Titre : Faith 2. California scheming
Auteur-e-s : Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran
Éditeur : Valiant 15 novembre 2016
Pages : 112

Ce second tome contient les numéros Faith (ongoing series) 1-4. Faith vit depuis peu de temps à Los Angeles mais elle déjà dû sauver le monde d'aliens et son identité est déjà compromise dans son boulot à Zipline. Pourtant, cela ne l'arrête pas même si relier sa vie privée, son travail et sa vie secrète tout en se faisant des ami-e-s et quelques rendez-vous avec son petit ami Archer est loin d'être facile. Mais deux choses particulièrement positives vont se dérouler. Premièrement, son acteur préféré, et crush occasionnel, demande à rencontrer son alter ego héroïque. Ensuite, le comic con va arriver. Ce serait le moment parfait pour un nouveau rendez-vous avec Archer! Du moins si tout se passe comme prévu...

Je ne comprends pas encore particulièrement bien le système de Valiant mais, semble-t-il, ce second tome continue sur la série en cours sans retourner au numéro 1. L'avantage c'est que le personnage est déjà établi dans son rôle présent même si le début du tome voit quelques pages sur l'histoire de Faith. C'est une bonne manière de ramener tout le monde au même niveau sans trop en dire. Contrairement au tome précèdent, celui-ci contient deux histoires principales. À mon avis, elles sont les deux assez réussies. J'ai particulièrement apprécié l'intrigue du Comic Con même si l'idée de Chris Chriswell est assez bonne.

Il me semble que, pour l'instant, ce qui compte dans ces histoires est l'équilibre. Faith possède beaucoup de facettes différentes et seules quelques personnes sont au courant de toutes. Tout comme le tome précèdent, le personnage est soumis au besoin d'être meilleure tout en essayant de créer un équilibre entre son travail, sa vie privée et sa vie publique. Pour l'instant, nous n'avons pas vraiment de grandes intrigues importantes même si les histoires sont assez bien écrites avec un grand nombre de situations plutôt humoristiques et de conseils pour les Comic Con (de bons conseils)! Je regarderais la suite avec curiosité.

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**** Une suite que j'apprécie avec une Faith drôle et dont j'aime la geekitude
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Image : Site de l'éditeur

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11/02/2017

Faith 1. Hollywood and vine par Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse

Titre : Faith 1. Hollywood and vine
Auteur-e-s : Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse
Éditeur : Valiant 5 juillet 2016
Pages : 112

Ce tome contient Faith (limited series) 1-4. Faith a sauvé le monde. Mais il y a un prix. Sa relation avec son petit ami est brisée. Le groupe d'ami-e-s qui luttaient ensemble n'existe plus. Et une personne est morte. Suite à cela Faith décide qu'il est temps de travailler seul, de changer de ville, d'adopter une nouvelle identité et un travail civil en complément de son travail d'héroïne. Elle décide de se rendre à Los Angeles afin de travailler pour Zipline. Loin d'être du journalisme d'investigation Zipline essaie surtout de faire le buzz autours d'articles prenant comme thèmes les stars et la popculture. Mais c'est toujours mieux que rien. La vie de Faith semble se dérouler sans trop de problèmes. Du moins jusqu'à ce qu'elle décide de regarder d'un peu plus près la disparition d'un adolescent fan de de la dernière série de SF en cours.

Je suis encore nouveau dans l'univers de Valiant. Je ne connais que Quantum and Woody publié par Bliss comics (et que j'ai beaucoup aimé). Ce premier tome contient un certain nombre de références à l'univers que je ne peux pas comprendre. Que ce soient les relations passées ou des sigles plus précis. Heureusement, Faith est un nouveau début il est donc assez facile d'entrer dans l'histoire sans trop en savoir sur l'univers. Et, pour l'instant, ce que je lis de Valiant me donne envie de continuer.

Qui est Faith? Dans le monde des comics les personnages féminins sont toujours minces et affublées de vêtements particulièrement moulant et courts. Faith n'est pas mince et son costume la couvre entièrement! Faith est aussi un personnage qui apprécie la pop culture. Le tome est rempli de références plus ou moins subtiles envers des séries, des films ou des livres et comics. J'ai beaucoup aimé les débusquer que ce soient des répliques ou un rideau de douche Time Lords. Mais Faith est aussi un personnage qui doute et fantasme. Elle souhaite être meilleur, elle a peur d'échouer et de faire du mal et elle vit dans son petit monde de rêve de temps en temps. En quelque sort, elle nous ressemble beaucoup. Il est dommage que, pour ce premier tome, l'histoire ne soit pas vraiment à la hauteur même si elle permet de présenter le personnage.

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**** Un premier tome qui fait son travail et qui est assez plaisant à lire.
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Image : Site de l'éditeur

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Starfire 2. A matter of time par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino

Titre : Starfire 2. A matter of time
Auteur-e-s : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino
Éditeur : DC 31 janvier 2017
Pages : 144

Ce volume contient Starfire 7-12. Malheureusement, ce volume est le dernier malgré l'arrivée d'Elsa Charretier sur le titre (connue pour The Infinite Loop dont j'ai déjà parlé). Starfire a des problèmes. Des problèmes avec les hommes. Alors que Sol essaie d'avoir un rendez-vous un ancien ami, supposé mort, arrive dans la petit île à la poursuite d'un engin de destruction massive. De quoi créer quelques tensions avec une personne qu'elle apprécie. Pire encore, elle-même, Atlee et Stella décident de se préparer des vacances entre filles. Bon, d'accord, ces vacances sont probablement positives et ne devraient pas être surprenants. Du moins si elles n'avaient pas lieu dans une ville souterraine emplie du peuple dont est originaire Atlee...

Il y a un léger changement de direction artistique dans ce tome alors qu'Elsa Charretier arrive. Personnellement, j'apprécie sa manière de dessiner qui se trouve dans la ligne de The Infinite Loop. Un autre changement concerne la série même qui est annulée après 12 numéros. Selon plusieurs interviews, la série n'était pas censée dépasser les 12 numéros et ceci a permis au duo de scénaristes de préparer la sortie avec brio. Plutôt qu'une fin avortée (je te vois Nightwing des new 52) ou en pleine vitesse dans un seul numéro les scénaristes préparent la fin en douceur tout en continuant sur les thèmes de la série. La fin est très réussite et permet de ne pas être frustré alors qu'elle s'inscrit parfaitement dans le ton mis en place dès le premier numéro.

Durant la série les personnages parlaient sexualité, attirance romantique et amitié. Starfire est mise en place comme un personnage extérieur qui tente de s'adapter à des normes qu'elle ne comprend pas vraiment. Atlee est presque dans le même cas et cette ressemblance est bien plus visible dans ce second tome. La sexualité, en particulier féminine, est vue positivement. Mais, plus que cela, c'est le rapport envers soi-même et les autres qui me semble au cœur de cette série. Atlee et Starfire sont ouvertes émotionnellement. Aucune des deux ne craint de se montrer vulnérable et les deux sont prêtes à parler ouvertement de leurs émotions et de leurs amitiés. Une bonne partie de ce tome joue sur la proximité émotionnelle des trois personnages féminins, avec Stella. Moins qu'une histoire de super-héroïnes j'y vois plutôt une histoire qui parle d'amitié ouverte et honnête.

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**** Je suis déçu que ce soit déjà la fin.
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Image : Amazon

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10/02/2017

The lego Batman movie

Nous avions découvert Batman dans The lego movie. Son caractère sombre nous avait immédiatement conquis. Surfant sur la vague des adaptations cinéma en lego il a été décidé de créer un lego Batman! Du moins un nouveau car il existe un certain nombre de films ayant les termes lego et Batman à l'intérieur. Le film se déroule dans la ville la moins sûre du monde: Gotham. Encore une fois, et les citoyen-ne-s en ont l'habitude, la ville est en danger! Le Joker a décidé de s'allier à un grand nombre d'ennemis de Batman afin de faire exploser la centrale de la ville et donc de détruire Gotham. Pire encore, la police est incapable de contacter Batman et ne peut compter que sur elle-même! Mais que fera le chevalier noir face à ce danger plus que prévisible? Et surtout, pourra-t-il vaincre sa plus grande peur?

Existe-t-il vraiment un scénario dans ce film? On pourrait penser que le but principal est de mettre ensemble le plus possibles de personnages avec un maximum d'objets afin de donner envie de tout construire dans une cave spécifiquement prévue à cet effet. Heureusement, le film est un peu plus riche que cela (mais pas de beaucoup). Tout d'abord, il s'appuie volontairement, et fortement, sur de nombreuses références à l'univers DC aussi bien en ce qui concerne les comics que les adaptations. Certaines sont plus subtiles que d'autres mais je pense qu'elles sont plutôt bien trouvées et bien placée. Ainsi, nous comprenons immédiatement le ton du film dès que celui commence sur un magnifique plan noir. D'une certaine manière, Lego Batman se moque des réussites passées et des échecs actuels.

Ensuite, le film essaie tout de même de faire passer un message compréhensible pour tous les âges. Batman est seul (avec 3 Robins, Nightwing, Alfred et 3 Batgirls sans oublier toute la Justice League mais sinon il est seul). Il est adoré mais il ne le fait pas pour les autres mais pour lui-même. Batman s'aime et refuse de laisser un seul autre être l'approcher. Tout le but du film est de forcer Batman à accepter des liens avec d'autres personnes. Que celles-ci soient la famille, des ami-e-s, des collègues ou des ennemis. La morale de l'histoire est assez simple. Vivre n'est pas vraiment possible quand on est seul.

Au final, le film est plutôt réussi et drôle. Bien qu'il ne soit de loin pas parfait la plupart des références fonctionnent bien et j'ai apprécié cette séance de cinéma.

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**** Classique mais ça fonctionne.
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Image : Site officiel

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18:37 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lego, batman, robin, dc, batgirl | | | |  Facebook

Starfire 1. Welcome home par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Emanuela Lupacchino

Titre : Starfire 1. Welcome home
Auteur-e-s : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Emanuela Lupacchino
Éditeur : DC 29 mars 2016
Pages : 160

Starfire est une alien venue d'une lointaine planète dont elle est la princesse. Mais, après une attaque, elle est expulsée et réduite en esclavage. Ce n'est que tardivement que ses pouvoirs se manifestent et qu'elle s'enfuit pour enfin atterrir sur Terre. Après une période mouvementée (et une garde-robe ridicule qui n'a pu être conçue que par un homme), elle décide de trouver un nouvel endroit pour vivre et apprendre à connaître les humain-e-s et leur manière de vivre. Après avoir demandé l'avis de plusieurs ami-e-s ainsi que de Superman, Starfire décide de se rendre sur une petite île de la Floride. Le soleil, l'eau, le sable, ... tout n'est que parfait et adapté à sa manière de penser le paradis. Starfire fait tout ce qu'elle peut pour s'acclimater, avoir un travail et un lieu pour vivre, avec l'aide d'une policière locale. Malheureusement, les problèmes s'acharnent sur la petite île qui doit survivre aux catastrophes naturelles et à des monstres.

Je n'avais strictement aucune envie de connaître la Starfire qui existait auparavant. Le fait que la série Teen Titans des new 52 n'ait pas bonne presse joue dans mon choix. Mais son costume, horrible, et l'usage du personnage m'ont convaincu de rester très loin de la série (allez voir quelques cases, c'est navrant). Personnellement, je suis habitué à la Starfire de la série animée Teen Titans (non pas celle diffusée actuellement, celle de 2003 à 2006). Starfire y possède la même origine et les mêmes pouvoirs. Elle est dépeinte comme une jeune adolescente un peu naïve mais qui essaie d'aider tout le monde tout en apprenant les coutumes locales. Ce premier tome tente de se rapprocher de la série.

Starfire est, semble-t-il, arrivée très récemment. Plusieurs pages de ce tome montrent l'héroïne qui essaie de comprendre les coutumes et de s'adapter. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les petites bulles qui permettent de montrer ce que Starfire imagine quand on lui parle à l'aide d'expressions anglaises. Loin d'être naïve elle ne connaît surtout rien du fonctionnement de la société. Ainsi, elle ne comprend pas pourquoi on lui paie des verres ni pourquoi la nudité choque. Ce dernier point mérite qu'on en parle. En effet, bien que la tenue soit bien plus couvrante que la précédente elle reste très courte et Starfire porte souvent des habits peu couvrants. Bien que plusieurs dialogues montrent que c'est elle qui le souhaite il n'en reste pas moins que son style est expliqué par son origine (une manière un peu simpliste de justifier de dessiner une femme nue, à mon avis). Au moins, les hommes sont montrés comme bêtes face à elle. Mais il est dommage que le comportement masculin soit, ici comme ailleurs, la responsabilité de Starfire qui doit apprendre à se couvrir décemment et à agir de la même manière malgré son incompréhension. Bref, ce n'est pas un comics révolutionnaire mais il a le mérite d'être assez bien écrit, drôle et de faire sourire.

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**** Des dessins que j'apprécie, une histoire qui n'est pas révolutionnaire mais assez bien menée. Plutôt sympathique.
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Image : Amazon

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20/12/2016

Rogue One: A Star Wars Story

L'Empire a vaincu. La République est morte sous les coups de botte de l'armée, de l'Empereur et de Vador. La résistance est inutile face à la puissance militaire des flottes de l'Empire. Mais, une nouvelle arme est en train d'être conçue. Une arme dont l'origine date d'avant même la guerre des clones. Une arme qui permettrait de créer une paix éternelle par la terreur absolue. Une arme capable de détruire une planète entière. Cependant, son développement a pris du retard. Les autorités s'impatientent et le Directeur Orson Krennic, chargé de la conception de l’Étoile Noir, décide de traquer un génie afin de terminer l'arme. Mais, en faisant cela, il lui permet de contacter l'Alliance Rebelle. Une course contre la montre débute afin de trouver un moyen d'éviter le lancement de la super-arme.

Il y a au moins une chose de certaine, ce premier film chargé de montrer ce qui n'est que mentionné dans les trilogies originales est fortement lié à l'univers starwars aussi bien cinématographique que télévisé. Bien entendu, je n'ai pas aperçu toutes les références. La plupart du temps elles sont assez discrètes pour ne pas casser l'intrigue (une exception est l'arrivée de C3PO et R2D2 qui réussit à casser une scène entière). Les références sont de deux natures. Premièrement, il y a celles qui parlent aux personnes qui connaissent assez l'univers pour les remarquer. C'est, par exemple, réussir à apercevoir le Ghost ou encore les deux mercenaires qui apparaissent dans A new Hope. Le second type permet de faire un lien direct avec la suite de l'histoire. Ces références permettent de développer l'intrigue en direction de l'histoire que l'on connait afin de rester dans une continuité.

Il y a deux thèmes forts dans ce film, et je ne suis de loin pas le seul à les avoir compris. Ce sont l'espoir et le sacrifice. Dans la seconde trilogie, on observait la fin de la République. La première trilogie montrait la fin des Siths. Mais rien, outre l'univers étendu, ne permettait de comprendre de quelle manière on passait d'un point à un autre. Rogue One permet d'expliquer comment l'Alliance fonctionne. Les Rebelles ne sont pas seulement une flotte avec des chasseurs. Ce sont aussi des espions, des assassins et des saboteurs. Et ce film s'intéresse à eux et à leur sacrifice. En effet, de nombreux personnages se sacrifient dans ce film. Ce sacrifice n'est pas seulement celui de la vie mais aussi d'une moralité, d'une humanité, en faveurs d'une cause que l'on pense supérieure. Et ces sacrifices sont liés à une autre émotion : l'espoir. Face à un ennemi d'une puissance inimaginable seul l'espoir permet d'accepter le sacrifice qu'implique la lutte. Et tous les personnages possèdent cette émotion malgré le ton particulièrement sombre du film.

Enfin, Rogue One est servi par des scènes magnifiques. On sent que la réalisation n'a pas voulu seulement créer un film de SF avec de l'action. Elle souhaitait offrir une expérience visuelle qui permet d'insérer le film dans un univers précis. Comme dans l'épisode 7, on observe des décors qui permettent de relier le présent au passé à l'aide de ruines majestueuses. Plusieurs scènes sont conçues pour fournir une émotion. Je pense, par exemple, à l'ombre écrasante du destroyer au-dessus de la ville de Jedha. Il n'y a plus qu'à espérer que les autres films suivent en qualité.

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*****Je suis sorti de la salle les yeux plein d'étoiles.

Image : Éditeur

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10:51 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rogue one, star wars | | | |  Facebook

17/12/2016

Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan par Geoff Johns et Ethan Van Sciver

Titre : Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan
Auteurs : Geoff Johns et Ethan Van Sciver
Éditeur : Urban comics 1 juillet 2016
Pages : 176

Ce tome contient Green Lantern Rebirth 1-6. Hal Jordan est mort. Il est mort dans le Soleil après avoir attaqué le corps des Green Lantern suite à la destruction de Coast City. Depuis, il est devenu l'hôte du Spectre. Un être mystique chargé de délivrer la vengeance de dieu sur les pêcheurs. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Le Spectre agit étrangement. Comme si son pouvoir était en train de se corrompre. Pire encore, sur Terre Coast City est recrée à l'identique. Et, au loin dans l'univers, des êtres hurlent que Paralax revient.

Depuis que je lis Green Lantern j'entends parler du retour d'Hal Jordan par le scénariste Geoff Johns. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a fait sur Green Lantern (du moins en partie) et un peu moins sur Superman. Alors était-il possible de passer à côté du tome qui met en scène le retour d'Hal Jordan ? Le problème c'est que j'ai été déçu. Déjà, je ne connais pas cette époque et beaucoup d'allusions me sont inconnues. Mais ceci me concerne. À mon avis, le plus gros problème c'est la vitesse. En 6 numéros Geoff Johns explique le corps, sa mythologie, le Spectre, Paralax, Sinestro et Hal Jordan. C'est beaucoup trop rapide. À la lecture, j'ai eu l'impression de courir après un train en marche qui ne s'arrête qu'à une station sur deux. J'ai l'impression que Geoff Johns passe à côté d'explications qui auraient été nécessaires mais auraient impliqués plus de numéros. Bref, je suis un peu déçu.

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*** Moins bon que je ne le pensais et surtout beaucoup trop rapide.
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Image : Éditeur

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11/12/2016

Arrival / Premier contact

Le monde vit comme à son habitude. Les tensions internationales continuent, les gens travaillent ou étudient, les chaines d'infos font du direct plutôt que de l'analyse. Bref, tout va bien et une professeure, Louise Banks, se prépare à parler de linguistiques à ses étudiant-e-s. Mais il y a un problème, il n'y a personne dans la salle. Le problème c'est que, depuis moins d'une heure, douze vaisseaux sont apparus sur Terre sur divers points du globe. L'humanité prend peur, les humain-e-s ne comprennent pas ce qui se déroule et, rapidement, c'est la fuite. Louise Banks, elle, est contactée par les militaires. Il y a un problème à résoudre : comment communiquer avec une espèce qui n'a aucuns points communs avec l’humanité ? Et Louise doit trouver la réponse.

Ce film est un film que je n'attendais pas du tout. Je ne connaissais même pas son existence. Et, il y a quelques temps, j'ai soudain vu qu'il sortait en Suisse. Intrigué, j'ai regardé le synopsis puis la bande annonce. Encore plus intrigué, je me suis dit que je ne pouvais pas rater une séance. Puis, j'ai lu ce qu'a fait le réalisateur. Entre autres, il a réalisé Sicario qui reste l'une de mes meilleures expériences au cinéma. Mais Arrival en vaut-il la peine ?

Je ne suis sûrement pas le seul à penser qu'il existe deux messages particuliers dans un film qui parle de deux histoires. La première c'est, bien entendu, l'arrivée des aliens sur Terre. La seconde est bien plus intime. Mais, les deux intrigues sont liées aussi bien thématiquement que "chronologiquement". Dans les deux cas, on parle de communication. En effet, comment l'espèce humaine peut-elle espérer comprendre, et se faire comprendre, par une race alien qui n'a aucuns points communs avec la Terre ? Comment établir une discussion entre deux peuples potentiellement tellement différents que la compréhension mutuelle pourrait être impossible ? Dans le même temps, se pose la question de la communication entre les humain-e-s. En effet, les militaires prennent les choses en main (un classique) et le secret devient une nécessité. Mais n'est-il pas nécessaire de collaborer ? Quels sont les choix fait par les autres nations et comment les comprendre ? Plus intimement, comment communiquer entre deux personnes ? Ainsi, la communication est au centre du film et la réalisation réussit parfaitement bien à mettre en scène tous ses efforts (outre une séquence au milieu du film)

La réalisation semble aussi souhaiter envoyer un message d'espoir. Un message particulièrement difficile à faire entendre dans le contexte actuel de tensions et de craintes. L'armée prend le contrôle, certes, mais il est aussi décider de prendre des mesures scientifiques et de communiquer avec les autres sites en temps réel. Ce film fait l'éloge de la capacité humaine de travailler ensemble en direction d'un but commun malgré les différences. Il annonce aussi que ce travail en commun est nécessaire pour l'avenir de l'espèce tout en étant inévitable. Là encore, plus intimement, le message s'incarne dans l'histoire de Louise Banks qui, durant le film, décide d'accepter son avenir avec ses joies et ses mauvais moments.

Quand on pense film de Science-Fiction on pense souvent à des explosions, des guerres et des termes techniques impossibles à comprendre. Le cinéma crée beaucoup de ces films mais ne prend pas vraiment le sujet au sérieux. Arrival, lui, prend son sujet au sérieux. La réalisation met en place un prémisse et tente de montrer de quelle manière on peut le résoudre. Le film est aidé par des acteurs et actrices dont j'ai trouvé le jeu particulièrement proche d'une possible réalité. La photo est aussi très bien maitrisée. La première vision du vaisseau est superbe. L'architecture intérieure est à la fois inquiétante et étrange aidé en cela par une musique bien conçue. J'apprécie aussi particulièrement les aliens qui sont aussi beaux qu'étranges. En ce qui me concerne, ce film est une réussie à tous les niveaux. Je ne m'attendais pas à la sortie d'Arrival et je suis très heureux qu'elle ait eu lieu.

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*****L'un des films qui fait partie de mon top personnel de l'année.

Image : Allociné

Site officiel

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08:36 Écrit par Hassan dans Film, Politique, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrival, premier contact | | | |  Facebook

22/11/2016

Ex Machina 5 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 19 août 2016
Pages : 320

Ce tome contient les numéros 41-50 et special 4. C'est la fin pour le maire Hundred. Il atteint sa dernière année à la mairie de la ville. Et il décide de s'y préparer en faisant une promesse au peuple : soit il réussit soit il quitte la ville pour toujours. Dans le même temps, il essaie de se préparer et de préparer son administration à ses prochaines campagnes. Celles-ci sont beaucoup plus ambitieuses et pourraient propulser le maire vers la Maison Blanche. Tout semble parfait pour une carrière politique sans obstacles. Et si un petit grain de sable venait gripper la grande machine ? Et si on apprenait que le passé du maire n'est pas tout blanc ? Et si le maire était forcé de remettre son costume pour arrêter une menace jamais rencontrée auparavant ?

Ce comics est terminé. Que penser de la prestation des auteurs ? Personnellement, j'ai beaucoup aimé l'intrigue dès le début. Pour une fois, on nous montrait pourquoi les super-héros sont une mauvaise idée. Illes sont dangereux, pas entrainés et peuvent créer plus de problèmes qu'illes n'en résolvent. Le génie des auteurs est d'avoir mis en parallèle le super-héros et son travail bien plus productif en tant que maire. Il y travaille beaucoup mieux et réussit à changer quelques petites choses. Enfin, les auteurs laissaient imaginer une menace assez peu claire et sous-jacente dans tous les numéros. Ce dernier tome permet d'en savoir beaucoup plus car le maire s'y confronte enfin après n'avoir rien vu pendant quatre ans. Mais je suis tout de même un peu déçu car je trouve que l'intrigue est résolue un peu trop rapidement. On sent qu'il fallait boucler l'histoire et ne pas dépasser.

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**** Un très bon comics malheureusement terminé un peu vite.
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Image : Éditeur

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20/11/2016

Ex Machina 4 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 24 juin 2016
Pages : 272

Ce tome contient les numéros 30-40 publiés dans Ex Machina deluxe edition book 4. Le maire Hundred entame sa quatrième année de mandat. Et il est temps de penser à la suite. Que deviendra-t-il après avoir été maire de New York ? Que souhaite-t-il accomplir ? Est-ce que son bilan est réellement bon ? Autant de questions qui pourraient aussi propulser sa carrière que n'en faire qu'une simple anecdote de bas de page. Et il n'est pas le seul à se poser des questions. Une ancienne admiratrice voudrait bien se rendre visible et imposer une conduite à Hundred. Pire, ou mieux, le Pape souhaite le rencontrer.

Ce tome est composé de deux grandes intrigues et de trois numéros qui se suffisent à eux-mêmes. Le numéro 34, par exemple, est un bon moyen de nous présenter le point de vue de la commissaire présente depuis le début mais dont les idées sont assez peu développées. Concrètement, ce tome permet de lancer le début de la fin. Ainsi, les décisions locales sont moins dépeintes que dans les tomes précédents. Au contraire, ce sont les niveaux internationaux et nationaux qui prennent le devant de la scène. Pour cela, les auteurs décident de parler d'une rencontre avec le Pape et de la Convention nationale républicaine. Ces deux intrigues permettent au personnage de poser la question de son futur et de l'usage de ses pouvoirs. Sont-ils diaboliques ? Peut-il faire plus ? Mais surtout, est-ce que nous saurons enfin d'où ils viennent ?

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**** Les auteurs commencent à préparer la fin de leur création et c'est plutôt réussi.
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Image : Éditeur

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19/11/2016

Only ever yours par Louise O'Neill

Titre : Only ever yoursisbn9781848664159-detail.jpg
Auteure : Louise O'Neill
Éditeur : Quercus books 3 juillet 2014
Pages : 400

Le futur, la Terre est morte. Une grande partie des continents sont maintenant sous l'eau. La vie animale comme végétale n'est qu'un lointain souvenir. Personne ne sait vraiment à quoi ressemble le monde car l'humanité, mourante, s'est réfugiée sous-terre. L'extérieur n'est plus qu'un vague souvenir. Dans ce monde la population a drastiquement chuté. C'est la raison pour laquelle les ancêtres ont décidé qu'il était couteux d'avoir des bébés féminins. Il est bien mieux de les créer en éprouvettes. Et puisqu'on peut les créer pourquoi ne pas en profiter pour les rendre "parfaites » ? Ces femmes sont ensuite éduquées. Elles doivent apprendre à être féminines et à accepter leur rôle dans une société masculine. Elles n'ont que trois choix : être une compagne chargée de faire des enfants mâles pour un héritier précis, devenir des concubines qui prennent en charge le bien-être physique des hommes ou encore devenir des "chastes" chargée de l'éducation des jeunes filles. L'une de ces filles est Freida. Nous la suivons dans son quotidien de dernière année et ses efforts pour être la parfaite compagne d'un homme.

Tout d'abord, j'ai décidé de lire ce roman après la présentation que Tête de Litote en a fait. Je l'en remercie et je vous invite à vous rendre sur sa chaine. Only ever yours pourrait être classifié dans les Young Adults post-apocalyptiques. L'intrigue nous permet de suivre une jeune personne, une femme, qui vit dans un contexte futuriste dictatorial. De nombreux romans de ce genre ont réussi à capter l'attention et même à être adaptés au cinéma avec plus ou moins de réussites. Cependant, Only ever yours me semble différent. En effet, il n'y a pas un gramme d'espoir dans ce livre. Sa lecture est peut-être particulièrement difficile. Alors que vous pensez que le pire est passé vous découvrez, par une simple mention, que les choses sont au-delà de l'horrible. Bref, ce n'est pas un livre que l'on apprécie lire mais c'est un roman qui tente de nous faire réfléchir sérieusement au monde contemporain.

Comment fonctionne le monde créé par Louise O’Neill ? Les femmes sont qualifiées d'inférieures (d'ailleurs les prénoms féminins sont écrits sans majuscules au contraire des prénoms masculins). Leurs buts sont soit la procréation, soit la sexualité soit l'éducation. Il n'y a aucun espoir d'échapper à ces trois choix. On pourrait penser que ce n'est qu'une simple société de classe sexiste mais les choses sont bien pires que cela et le talent de l'auteure est de nous en montrer juste assez pour nous laisser peindre ce que cela implique.

Premièrement, tout est écrit selon le point de vue de Freida. Bien que cela nous empêche d'avoir un point de vue global on entre véritablement dans le corps et l'esprit du personnage. Et c'est ici que se trouve, à mon avis, le génie de l'auteure. Louise O'Neill décrit parfaitement bien une atmosphère étouffante, aliénante, dans laquelle Freida tente difficilement de survivre. Tout est construit pour créer cette atmosphère. L'auteure décrit extrêmement bien ce qui permet cette atmosphère. Les miroirs omniprésents, le jugement constant, l'importance de l'apparence sur tout le reste, l'importance de faire des enfants, l'incapacité à se retrouver seule. Et les choses sont pires quand on apprend, vaguement, comment fonctionne l'extérieur. Il en ressort une société sexualisée, remplies d'abus physiques et psychologiques contre les femmes, raciste, patriarcal, grossophobe, homophobe et tout cela au nom de la survie et de la nature. Mais surtout, ça parle de nous.

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**** Je ne crois pas que l'on puisse apprécier une lecture aussi déprimante. Mais on peut louer le talent de l'auteure et sa capacité à décrire le fonctionnement d'un monde pour mieux parler du notre.
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Image : Éditeur

18/11/2016

Evil Empire 2. La désunion fait la force par Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma

Titre : Evil Empire 2. La désunion fait la force
Auteurs : Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma
Éditeur : Glénat comics 6 juillet 2016
Pages : 128

Ce tome contient les numéros 5-8 publiés dans Evil Empire volume 2. Dans le tome précédent les États-Unis étaient enfoncés dans un débat sur le bien et le mal alors que le candidat républicain à la présidentielle professait sa croyance et la liberté totale. Suite à sa mort, le candidat démocrate, Sam Duggins, aidé par sa sœur, Julia Duggins, gagne la présidence. Lors de son discours il professe sa croyance en la même philosophie et appelle le peuple des États-Unis à agir comme il lui semble nécessaire. Personne ne s'y attendait, personne ne comprend ce qui se déroule, alors que le pays sombre petit à petit dans la violence sans fin. Les règles n'ont plus cours et seules les conséquences des actions peuvent avoir une répercussion tant que personne n'est empêché d'agir. Mais, en secret, une résistance s'organise autour de la chanteuse Reese Greenwood.

J'avais beaucoup aimé le premier tome. C'était une bonne surprise, les auteurs prenaient leur sujet au sérieux et tentaient réellement de montrer de quelle manière un débat peut déraper et devenir le fondement d'une modification tellement importante du régime en place et des valeurs d'un pays que celui-ci devient dangereux voir fasciste. Bien entendu, ce comics s’insère dans un contexte américain face à un certain Trump au discours dangereux qui permet de justifier des personnes tout aussi dangereuses que lui (mais ne nous cachons, nous ne somment pas meilleurs). Ce second tome m'a paru moins réussi pour une raison très importante : je n'y crois pas !

Les auteurs sont les même, le style est le même, le sujet est toujours pris au sérieux mais je n'y crois pas. La raison en est simple : tout cela me semble trop facile. Je ne parle pas du débat qui justifie des violences sur une partie de la population (on voit les effets de l'élection Trump en ce moment même). Je ne parle pas non plus de la capacité d'un président d'user de ses pouvoirs pour défendre et étendre son point de vue. Non, je n'y crois pas parce que c'est trop rapide et trop facile. Le comics se déroule sur trois mois après l'élection et le pays est déjà pratiquement à feu et à sang. Or, à mon avis, il devrait au minimum y avoir une guerre civile interne et pas seulement une petite résistance. Dans ce comics, tout fonctionne comme si rien n'arrêtait Sam et Julia. Même au niveau international les choses ne sont pas crédibles. Certains des actes pratiqués devraient, au minimum, déboucher sur une guerre et non un effondrement pur et simple des nations en une journée. Bref, ce n'est pas crédible.

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*** Après une très bonne surprise un second tome beaucoup moins réussi et surtout beaucoup moins crédible.
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Image : Éditeur

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East of west 5. Vos ennemis sont partout par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west  5. Vos ennemis sont partout
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 27 mai 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 20-24 publiés dans East of West volume five : All those secrets. En cette seconde année de l'apocalypse la guerre a commencé. Le Texas est fini tandis que la Nation Infinie parcoure les cieux. Mais les autres nations n'ont pas encore bougé leur pion, du moins pas en public. Car, derrière les écrans, les pions s'avancent aussi bien sur le terrain économique que militaire. Pendant ce temps, la bête marche dans les bois des nations. Et son père est sur ses traces. Que feront les élus et les cavaliers lorsque ces deux personnes se rencontreront ?

East of West a toujours été lent même dans la guerre. Hickman pose des pions mais ne hâte pas son intrigue. Il montre comment les choses avancent mais il ne s'intéresse pas au spectaculaire. Il veut seulement montrer des humain-e-s (ré)agir face à un événement tellement vaste qu'il en devient incompréhensible : la fin du monde. Et son portrait n'est guère flatteur. Alors que la plupart des personnes ignorent la menace d'autres se rassemblent en secret afin de prendre le pouvoir et de guider la destruction par tous les moyens. Ce tome est donc toujours aussi lent. La fin approche mais on sait qu'elle ne sera pas une flamboyante rencontre entre plusieurs armées. On aura, probablement, des personnages qui régleront leurs comptes entre-elleux.

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**** Toujours aussi intéressant, un rythme plus que tranquille qui permet de s'intéresser aux personnages plus qu'aux événements.
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Image : Éditeur

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09:17 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

11/11/2016

Descender 2. Lune mécanique par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 2. Lune mécanique
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 120

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Descender Vol. 2 : Machine Moon. Il y a dix ans la galaxie se réveillait face à d'énormes machines, les moissonneurs (non, pas ceux de Mass Effect). Celles-ci ont détruit les mondes majeurs de la galaxie puis sont parties. Il y a dix ans ont commencé des destructions systématiques des robots, les botgroms. La galaxie, depuis, est affaiblie tandis que la peut du retour des moissonneurs est dans tous les esprits. Dix ans plus tard un robot de dernière génération se réveille, Tim 21. La galaxie est immédiatement en état d'alerte car ce robot pourrait bien permettre de comprendre ce que sont les moissonneurs. Immédiatement, plusieurs groupes sont envoyés pour le récupérer, ou le détruire. Tim 21 est rapidement capturé par les Gnishiens mais la résistance robotique le sauve.

Ce comics tient une place spéciale depuis que je l'ai découvert. Je le trouve tout simplement beau. J'aime énormément les choix graphiques qui sont, à mon avis, très réussis. J'apprécie aussi de découvrir un univers petit à petit sans précipitation. C'est encore plus vrai pour ce second tome qui n'avance pas l'intrigue trop vite tout en offrant des éléments précieux pour celle-ci. Ainsi, nous en savons plus sur le frère de Tim, sur les robots et nous avons des indices sur le prochain récit.

Je pense que le récit pose la question de l'enfance. Pour cela, les auteurs placent Tim 21 face à Tim 22. Le premier est un robot bourré d'émotions et de tristesses. Le second n'a connu que la curiosité et la jalousie. La différence tient aux personnes qui les ont entourées. Alors que Tim 21 a été entouré de personnes capables de donner de l'amour Tim 22 n'a connu que la solitude. Et ces différents passés ont des impacts très importants sur le fonctionnement des robots dans le présent. Bien entendu, on peut se demander si un robot capable d'apprendre et de changer selon son environnement est réellement une simple machine. J'ai l'impression, que le récit se dirige dans cette direction en offrant des caractéristiques humaines aux robots.

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**** Un second tome tout aussi beau que le premier et qui avance gentiment.
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Image : Éditeur

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05/11/2016

Checkmate 1. Le jeu des rois par Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark

Titre : Checkmate 1. Le jeu des rois
Auteurs : Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 440

Ce premier volume contient Checkmate 1-15 et Outsiders 47-49. Durant Infinite Crisis une agence d'espionnage avait été détournée afin de s'attaquer à tous les métahumain-e-s de la Terre. Ce détournement avait pris la forme, au final, d'une IA capable de contrôler une bonne partie de l'humanité. Mais ces événements sont passés. Et bien que Checkmate soit contrôlé par une nouvelle royauté il se pose la question de sa continuité. Faut-il faire de Checkmate une agence reconnue par l'ONU et contrôlée par le Conseil de sécurité ? Qui peut diriger cette agence ? Et quelles sont ses cibles ? Car le monde est en danger. Que ce soit la société des super-vilains ou la secte Kobra les groupes souhaitant détruire le monde sont nombreux et les héros ne sont pas toujours capables de les en empêcher.

J'avoue, j'ai presque tendance à acheter ce qu'écrit Greg Rucka sans trop réfléchir. Bien que j'aie du mal avec le style graphique Rucka a écrit Gotham Central et Queen and country. Ce sont deux très bons comics qui réussissent, pour le premier, à donner plus de substance à la police de Gotham et, pour le second, à entrer dans une agence d'espionnage. Je me réjouis de lire 52 et le prochain titre Wonder Woman sous sa direction. Donc, Rucka qui écrit sur une agence assez spéciale, qui fonctionne comme un échiquier, après des événements importants c'était trop pour ne pas m'attirer. Et j'ai beaucoup apprécié. Les personnages principaux ne sont pas tous et toutes développé-e-s au même niveau mais les personnages qui sont développés sont très intéressants. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Beatriz Dacosta par exemple. Les intrigues internes sont plutôt bien mises en scènes. Et j'aime beaucoup voir un peu moins de super-héros ou de les voir dans une situation différente. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, malgré quelques numéros ou passages un peu moins bons, et je me réjouis de lire la suite.

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**** Une bonne surprise sur une idée qui m'intriguait.
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Image : Éditeur

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02/11/2016

Black Science 4. Sur les rives du Léthé par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 4. Sur les rives du Léthé
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 26 août 2016
Pages : 128

Ce tome contient les numéros 17-21 publiés dans Blackscience vol. 4 : Godworld. Le dernier saut a été particulièrement malheureux. Rebecca, n'écoutant que son désir, a tout fait pour rejoindre un monde dans lequel son frère jumeau est vivant. Mais ses actions ont détruit le pilier et dispersé l'équipe dans plusieurs mondes. Grant a vécu trois ans sans voir ses enfants. Il essaie, tant bien que mal, de construire un pilier. Mais il est proche du désespoir. Et pendant qu'il se morfond son équipe et ses enfants sont en danger. Pire encore, il commence à comprendre à quel point les voyages entre dimensions sont dangereux non seulement à cause des menaces qui se déplacent mais aussi à cause de lui.

Le thème de ce tome pourrait être la dépression. En effet, nous commençons alors que trois ans ont passé. Mais nous ne l’apprenons pas tout de suite. Car avant de rechercher son équipe et ses enfants Grant doit sortir de son désespoir. La première partie du tome, la plus réussie depuis le début à mon avis, est un plongeon dans la dépression de Grant et les raisons de celle-ci. Pour cela, les auteurs nous montrent le passé de Grant. Celui-ci permet de mieux comprendre certaines décisions mais surtout pourquoi il agit ainsi. Une bonne partie de ce tome est une confrontation entre Grant et son passé. Encore une fois, je trouve que cette mise en scène est très réussie et permet de me dire que ce quatrième tome est le meilleur de la série actuellement.

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***** Une plongée réussie dans l'esprit de Grant !

Image : Éditeur

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29/10/2016

Black Science 3. L'impossible odyssée par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 3. L'impossible odyssée
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 15 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 12-16 publiés dans Black Science Vol. 3 : Vanishing Pattern. Le dernier saut a été difficile. Un double de Grant est mort et la femme de celui-ci, Sara, est en colère. Dans le même temps, Nate fait une crise par manque d'insuline. Le monde dans lequel le groupe se trouve semble abandonné. Mais une force armée s'y trouve et ressemble étrangement à des romains. Rapidement, le groupe apprend que ce monde avait aussi un groupe chargé de trouver le moyen de traverser les dimensions. Et elleux aussi n'ont amené que la mort. De plus en plus, il apparait que les sauts sont loin d'être aléatoires.

Remender se calme encore un peu plus. On pourrait diviser le tome en deux intrigues. Premièrement, plusieurs courtes parties des numéros permettent de visiter encore un peu plus le passé des personnages. On en apprend plus sur Pia et sur Shawn mais aussi sur la famille de Grant (ce dernier est toujours un homme particulièrement abject). La seconde partie est la prise de conscience des effets de la technologie qui permet les sauts. Non seulement le pilier suit un chemin déjà tracé mais celui-ci débouche sur des mondes détruits et en guerre. La prise de conscience est rude mais elle permet à Grant de retrouver le but qu'il s'était fixé. Un tome essentiel, donc, pour l'avancée psychologique des personnages et aussi pour continuer à instaurer l'ambiance négative de l'histoire.

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**** J'apprécie toujours autant l'histoire de Remender même s'il prend son temps pour mettre en place les choses.
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Image : Éditeur

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28/10/2016

Black Science 2. La boîte de Pandore par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 2. La boîte de Pandore
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 7 mai 2015
Pages : 136

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Black Science vol. 2 : Welcome, Nowhere. Dans le tome précédent on apprenait qu'un certain Grant a inventé une machine capable de traverser les murs de la réalité afin de voyager dans ce qu'il nomme l'infinivers. Malheureusement, ce "pilier" est défectueux et le groupe emmené par Grant se perd dans les dimensions parallèles. Certains sont déjà mort-e-s. Grant est même considéré comme mort et sa disparition a mis à mal le groupe. En effet, les enfants de Grant se sont enfuis forçant Kadir à les rechercher. Le groupe est secondé par le chaman kidnappé précédemment. Cependant, dans de multiples univers de nombreux Grant créent des piliers et d'autres personnes essaient de s'en emparer. Il semblerait que la machine soit encore plus dangereuse que prévue.

Le tome précédent nous jetait dans la piscine en nous intimant de nager. On ouvrait à peine une page qu'une catastrophe se mettait en place. Ce tome permet de mieux construire certains personnages en particulier Grant, Kadir, Nate et Pia. On comprend un peu mieux qui illes sont et quels sont les envies qui leur permettent de survivre. Plus encore, ce tome permet d'introduire la menace posée par le pilier. Le Chaman l'explique précisément mais ce sont certains personnages qui permettent de mieux comprendre pourquoi cette invention est une mauvaise idée. Il faut aussi noter les magnifiques dessins. Remender aime créer des mondes particuliers et chacun sont sublimés par des styles très différents. On passe de rues sortis d'un film noir à une forêt luxuriante. Un bon second tome qui, encore une fois, ne place pas trop d’éléments.

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**** La surprise passée on se pose un peu mais on ne sait encore presque rien de l'intrigue.
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Image : Éditeur

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23/10/2016

Black Science 1. De Charybde en Scylla par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 1. De Charybde en Scyllablack-science-tome-1-33864-270x445.jpg
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 13 février 2015
Pages : 176

Ce tome contient Black Science vol. 1: How to fall forever (numéros 1-6). J'ai mis longtemps à me décider à lire Black Science. Je connais Remender et j'aime bien son travail. Mais je n'étais pas certain d'apprécier Black Science. Après de longs mois je me suis décidé. Nous sommes à une époque indéterminée. Une bande d'humain-e-s fuient face à des bestioles qui semblent ne pas leur vouloir beaucoup de bien. On apprend qu'il est nécessaire de trouver un ingrédient précis afin de faire fonctionner une machine et de partir dans un autre univers. Car ces humain-e-s sont des membres de la Ligue Scientifique Anarchiste. Ensemble, illes ont réussi à briser la barrière entre les mondes et de voyager entre les univers parallèles. Mais illes ne savent pas comment rentrer et tout semble vouloir les tuer. Non ce n'est pas une adaptation de Sliders. C'est le nouveau comics de Remender !

Il y a une chose à dire sur Remender : il aime créer des lieux et des univers colorés. Immédiatement, il nous plonge dans l'action sans nous donner beaucoup d'informations. Ce n'est qu'après un ou deux numéros qu'on en sait un peu plus sur les personnages et l'intrigue. Remender ajoute aussi quelques flash backs afin de nous donner un peu d'information sur la raison des problèmes de l'équipe. Bref, concrètement, les voyageurs se trouvent dans l'infinivers. Celui-ci a la forme d'un oignon chaque couche étant un univers complet avec, au centre, la première décision. Tout y est possible. Les personnages sont aussi bien des scientifiques que des enfants ou encore des managers. Pour l'instant, les deux plus importants sont Grant, anarchiste et inventeur de la machine, et Kadir. Bien que l'on puisse être en faveurs de certains personnages Remender réussit à justifier les actions de certain-e-s tout en diminuant la sympathie pour d'autres. Au final, c'est un bon début.

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**** Une série qui commence bien et qui m'a accroché. Mais comment sera la suite ?
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Image : Éditeur

21/10/2016

Batman et Robin 6. A la recherche de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

Titre : Batman et Robin 6. À la recherche de Robin
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
Éditeur : Urban 21 octobre 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batman and Robin 29-34 et Robin rises: Omega 1 publiés dans Batman and Robin Vol. 6: The hunt for Robin. Il y a quelques temps Damian Wayne, Robin, est mort. Suite à cette mort le Batman, Bruce Wayne, est devenu incontrôlable. Il a parcouru les rues de Gotham jours et nuits sans se reposer. Il a manipulé allié-e-s et personnes afin de trouver un moyen de ramener Damian à la vie. Et quand il s'est enfin calmé il a appris que Ra's al Ghul a volé les corps de Damian et de sa mère, Talia. Bien que Batman soit furieux il a dû attendre et s'occuper de Double Face et de la mafia locale. Mais, maintenant, Ra's et la Ligue des Assassins ont toute son attention. Jamais Batman ne les laissera manipuler le corps de son fils et il est prêt à voyager dans le monde entier et en enfer s'il le faut pour empêcher Ra's d'accomplir ses plans.

Ce tome 6 fait suite à un tome 4 très réussit et un tome 5 bien moins réussit. Ce dernier continue à ne faire office que de transition car le tome 6 reste dans la veine du 4. Batman a accepté la mort de son fils mais sa quête pour retrouver son corps le mène à collaborer avec plusieurs membres de la Ligue de Justice comme il a collaboré avec la Famille dans le tome 4. Bien que les Batman and Robin soient liés au batverse ils n'étaient pas très impliqué dans l'univers DC. Ce tome 6 fait exception. Il nous plonge dans une nouvelle ligue et fonctionne en parallèle d'intrigues liées à la Ligue de Justice. Personnellement, je trouve que cela nuit au fonctionnement du titre qui est censé être beaucoup plus précis. Mais, au moins, il permet d'introduire la suite.

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**** Un second tome qui fait office de transition. Meilleur que le précèdent mais moins bon que le reste de la série.
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Image : Éditeur

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27/09/2016

Batman et Robin eternal 1 par Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando

Titre : Batman et Robin Eternal 1
Auteur-e-s : Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando
Éditeur : Urban 20 mai 2016
Pages : 296

Ce premier tome contient Batman and Robin Eternal 1-12 et Batman Endgame Special Edition 1. Il y a 5 ans Batman fonctionnait en duo avec Dick Grayson, le Robin de l'époque. En poursuivant l'épouvantail à travers le monde Bruce Wayne est tombé sur un mystère bien plus grand encore. Une organisation contrôlée par une personne se faisant appeler Maman vend et crée des individus pour les riches et fortuné-e-s. De nos jours, 5 ans plus tard, Gotham a connu de nombreux Robin. Batman est mort tandis que Bruce Wayne est amnésique. Dick Grayson tombe à son tour sur cette organisation alors qu'elle tente de tuer Bruce Wayne. Rapidement, il apprend que Batman lui a caché des choses. Mais est-il bon de creuser dans les secrets? Et qui est cette jeune femme qui semble surgir pour sauver tout le monde ?

Dernièrement, Urban proposait la série Batman Eternal en 4 tomes. Elle était l'occasion de remettre en cause la signification du Batman en s'attaquant au statu quo. Celui-ci en était changé pour quelques temps avant que certaines choses ne reviennent à la normal. Mais l'intrigue était assez peu maitrisée, trop touffue, pour que cela soit parfait. Apparemment, ce Batman et Robin Eternal sera en deux tomes avec une intrigue plus courte et donc, j'espère, mieux maitrisée. En tout cas, pour l'instant, j'apprécie beaucoup.

Selon certaines critiques, cette série pose la question de l'identité de Robin. En effet, on apprend qu'une organisation kidnappe les enfants après des traumatismes importants afin de les modeler, de les entrainer et de les vendre en tant que nouvelles personnes. Est-ce que Batman fait quelque chose de différent ? Après tout, il a recueilli Dick Grayson après la mort de ses parents, sous ses yeux, puis l'a entrainé afin d'en faire son partenaire. Existe-t-il vraiment une différence ? Et surtout, est-ce que Dick Grayson est le Robin que souhaitait Batman ? Donc, outre l'identité de Robin, nous avons une intrigue plus intime concentrée sur Dick qui revoit sa relation avec Batman à la lumière de ses échecs. L'intrigue est bien menée avec des personnages que j'apprécie. Harper Row, par exemple, est de plus en plus sympathique.

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***** Pour l'instant c'est une réussite.

Image : Éditeur

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10/09/2016

Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 6 juillet 2016
Pages : 128

Ce second tome contient les épisodes 26-28 de New Avengers (2013) et 38-39 d'Avengers (2013). Depuis que Steve Rogers a décidé de poursuivre les illuminatis les Avengers se sont divisés en trois camps : Steve Rogers et le Shield, les Illuminatis et les Avengers. Le monde entier observe Steve Rogers utiliser le Shield afin de faire tomber les Illuminatis. Et ces derniers essaient de lui échapper tout en cherchant une solution au problème. Le troisième groupe, lui, a envoyé une mission d'exploration et de combat dans le multivers. Mais ses membres se posent des questions. Ils ont rejoint les Avengers afin de s'unir en cas de besoin. Mais leurs amis, des fondateurs des Avengers, se combattent au lieu de s'unir. Ne serait-il pas temps de faire entrer un troisième joueur dans la petite guerre de Steve Rogers ?

Hickman semble avoir décidé de s'intéresser exclusivement au problème des incursions. Bien que la majeure partie de ce tome soit consacrée aux plans des différentes factions on en apprend aussi beaucoup plus sur un protagoniste jusqu'ici mystérieux : les prêtres. Apparemment, Hickman a décidé qu'il était temps pour les personnes qui le lise de mieux comprendre ce qu'il écrit. A mon avis, les prochains tomes permettront de nous expliquer la raison précise des Incursions et de la mort de tout. Parallèlement, il continue de mettre à mal l'union - ou plutôt la désunion - des Avengers. Ce moment atteint son plan haut niveau à la fin du tome. Une fin que j'ai beaucoup aimée. Il ne reste plus que deux tomes et je me réjouis de les lire.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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09/09/2016

Avengers: Time runs out. 1 La Cabale par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 1 La Cabale
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 144

Ce tome contient les numéros 35-37 d'Avengers (2013) et 24-25 de New Avengers (2013). 8 mois ont passé. Les Avengers ne sont plus ce qu'illes étaient. Le divorce est consommé. Une partie des Avengers a rejoint le Shield sous la direction de Steve Rogers. Ce dernier est plus têtu que jamais et fait tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en prison les personnes qu'il considère mériter sa colère. Sous son égide, le Shield use de tous les moyens pour traquer et emprisonner. Les Illuminatis, elleux, sont forcés de se cacher. Le groupe est affaibli car autant Tony Stark que le roi d'Attilan ont disparu. Enfin, un troisième groupe essaie aussi d'enquêter en entrant dans le multivers. Face à eux il n'y a rien de moins que la fin de tout et un groupe sanguinaire proclamé protecteur de la Terre.

À mon avis, Hickman a eu une très bonne idée en créant un saut de 8 mois. Cela lui permet de reprendre de nouveaux statuts quo aussi bien connus qu'inconnus tout en évitant de devoir trop se lier aux événements Marvel. De plus, cela permet d'intéresser les lecteurs et lectrices qui se demandent comment les choses ont pu dégénérer à ce point et ce qui est arrivé aux différents personnages. Dans ce premier tome, Hickman pose les bases tout en commençant à faire agir les différents groupes selon leur logique propre. Bien que certains choix soient surprenants je suis convaincu par ceux-ci. Enfin, je trouve Captain America très intéressant dans cette version impitoyable et, surtout, particulièrement en colère.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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Avengers 6. Le dernier Avenger par Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Titre : Avengers 6. Le dernier Avenger
Auteurs : Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu
Éditeur : Panini 2 mars 2016
Pages : 144

Ce dernier tome contient les épisodes 29-34 d'Avengers (2013). Dans la saga New Avengers Captain America fait partie des Illuminatis. Un groupe de personnes qui se chargent de prendre des décisions difficiles pour l'avenir de la Terre. Il s'est reformé suite à la menace des incursions afin d'y trouver une solution avant que la Terre ne soit détruite. Mais le Captain en est exclu et sa mémoire est effacée. Pas pour longtemps, car, durant l'événement Original Sin, la mémoire lui revient. Le Captain est furieux (bien plus que durant Civil War). Il souhaite immédiatement s'expliquer avec Tony Stark et, pour cela, emmène les gros calibres. Mais la discussion tourne mal et après plusieurs menaces mutuelles le groupe est envoyé dans le futur par la gemme du temps. Là, le Captain va enfin mieux comprendre ce qui est en train de se dérouler.

Vous aimiez les Avengers ? Vous allez aimer leur destruction. Comme je l'ai dit dans un autre épisode, les éléments ont été progressivement mis en place par Hickman afin d'aboutir au point mis en place dans ce tome. L'histoire a commencé avec la mise en place d'une machine Avengers capable de vaincre les plus gros problèmes. Parallèlement, les Illuminatis gèrent les incursions. Il était inévitable que ces deux groupes et ces deux intrigues se rencontrent. Bien que certains tomes soient plus faibles que d'autres j'ai, globalement, bien aimé le travail d'Hickman. Mais il demande un certain investissement. En effet, l'intrigue se déroule sur deux séries. L'une donne de nombreuses informations sur l'univers Marvel tandis que l'autre présente un grand nombre de personnages. Il est parfois difficile de s'y retrouver. Personnellement, j'attends de voir comment la suite, qui prend un nouveau nom, est écrite.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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08/09/2016

Avengers 5. Planète vagabonde par Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic

Titre : Avengers 5. Planète vagabonde
Auteurs : Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic
Éditeur : Panini 6 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 24-28 d'Avengers (2013). La nouvelle version, plus puissante et étendue, des Avengers a fonctionné. Non seulement la Terre est sauve. Mais les Avengers sont célébrés dans l'univers entier pour leur courage et leur victoire contre les Bâtisseurs. Ils ont même réussi à capturer Thanos. Mais bien qu'il soit l'heure des célébrations cela ne veut pas dire que la Terre est définitivement sauvée. Au moment même d'un barbecue géant (avec des tartes et des burgers végétariens) une planète est lancée sur une trajectoire de collision avec la Terre. Pire encore, des Avengers maléfiques se dirigent vers New York.

Je n'avais pas beaucoup aimé le tome précèdent. L'histoire était très compliquée et j'ai eu du mal à y entrer. Ce tome est un peu moins intégré dans la tapisserie d'Hickman. On pourrait penser qu'il fait office de transition avant de repartir de plus belle. Cela permet aux auteurs de commencer à mettre en place des liens pour la suite. Ainsi, on commence à voir le secret des incursions se fissurer. On en apprend un peu plus sur les Cartographes qui ne sont pas aussi étrange que je le pensais. En ce qui concerne les personnages, j'ai bien aimé découvrir ces Avengers maléfiques. Malheureusement, le tome ne donne pas assez de temps pour en apprendre plus sur elleux. À peine sont-illes arrivé-e-s qu'illes repartent. J'aurais apprécié quelque chose d'un peu plus élaboré sur plus de numéros.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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06/09/2016

Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3 par Trevor Baxendale

Titre : Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3
Auteur : Trevor Baxendale
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 256

Le Docteur et Clara se rendent dans un lointain futur. Un homme extrêmement riche capable de s'acheter des systèmes solaires pour son week-end prépare une expédition avec l'aide des plus grands expert-e-s en archéologie, histoire, ingénierie et navigation. Dans ce groupe de personnes très intelligentes les rôles de Clara et du Docteur ne sont pas faciles à comprendre. Le Docteur, lui, sait exactement ce qu'il fait. Il sait que ce groupe essaie d'explorer le dernier trou de ver du mythique empire des Phareon. Cette race a soudainement disparu après avoir été l'une des plus puissantes de l'histoire. Bien que les raisons de cette disparation soient inconnues le Docteur soupçonne que le Glamour pourrait y être lié. Et il n'y a rien de plus dangereux que cet objet dans l'univers.

En ce qui concerne cette trilogie je suis partagé. J'ai bien aimé le premier tome. Le second était trop mauvais. Ce troisième me réconcilie avec l'histoire. En peu de pages l'auteur a réussi à m'impliquer dans le destin des personnages. Bien que j’aie eu mes préférés ce qui leur arrive a pu me toucher. Les décors sont assez vastes et variés. En effet, on aurait pu croire à huis clos angoissant (ou raté) mais l'auteur décide d'aller dans une autre direction. Bien que l'on se doute de la solution le voyage reste sympathique à lire. Ce tome conclut assez bien la trilogie et est assez plaisant à lire.

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**** Un troisième tome assez réussit avec un Docteur bien plus proche de celui que je connais sous les traits de Capaldi.
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Image : Éditeur

9781101905791

29/08/2016

Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie par Dan Slott et Humberto Ramos

Titre : Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie
Auteurs : Dan Slott et Humberto Ramos
Éditeur : Panini 8 juin 2016
Pages : 152

Ce tome contient les numéros 1-6 d'Amazing Spider-Man (2014). C'est fait, Otto Octavius n'est plus dans le corps de Peter Parker. Il s'est suicidé afin de permettre à son ennemi de réparer ses erreurs en tant que Superior Spider-Man. Et elles sont nombreuses. Peter comprend que son alter ego est bien plus détesté qu'auparavant. Personne ne lui fait confiance. Peter doit aussi gérer les nombreuses différences que sa vie connait après le passage d'Otto. Non seulement il a son doctorat mais il possède une entreprise et Otto a débuté une relation avec une génie. Bref, il va falloir travailler pour retrouver la confiance de la ville. Et ça risque d'être difficile lorsqu'un super-vilain souhaite tuer Spider-Man.

J'ai apprécié ce nouveau départ. J'avais beaucoup aimé la période sous Otto Octavius. Le scénariste plaçait son personnage face à de nouveaux choix et de nouvelles idées. Mais Otto n'est pas Peter. Et Peter n'accepte pas tout ce qu'a fait Otto même si certains changements sont bénéfiques. Le tome est bien rythmé entre les problèmes intimes, industriels et de super-héros. Mais, il me semble qu'il y a trop pour un seul tome. En quelques pages on nous introduit un nouveau personnage, l'entreprise, le héros et on évacue les problèmes avec les Avengers. Tout ceci aurait mérité un développement sur un plus long terme afin de mieux présenter les événements. On a presque l'impression que tout est trop facile pour Peter alors que ce ne devrait pas être le cas.

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**** Un peu trop de contenus, un peu trop rapide et un peu trop facile. Mais j'ai bien aimé
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Image : Éditeur

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28/08/2016

Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2 par Gary Russel

Titre : Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2
Auteur : Gary Russel
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 240

Le Docteur navigue sans se soucier de rien en lisant à la lumière des bougies. Mais pendant qu'il se détend une série d'évènements l’amènent sur une planète perdue et criminelle : Légion. Plusieurs personnes, de plusieurs époques, sont reliées à un artefact très particulier : La pyramide de l'éternité et sa clé. Ces deux objets ont été laissé dans la réalité par l'une des races les plus anciennes et puissantes de l'univers. Mais lorsqu'un humain décide de les utiliser il lance un processus qui conduira à la destruction de Sydney, de la Terre puis du multivers et du temps. Le Docteur et ses ami-e-s courent contre la montre afin de sauver tout ce qui existe, a existé et existera.

Je n'ai pas aimé. Bien que l'idée soit intéressante l'intrigue ne m'a pas intrigué plus que cela. On se trouve face à quelque chose d'assez classique : des individus se trouvent devant quelque chose qu'illes ne comprennent pas et leur imbécilité conduit à une catastrophe. On sent que l'auteur souhaitait utiliser certains personnages mais n'a pas pu le faire. Ainsi, Rive Song est remplacée par une ancienne compagne et sa famille. Je ne connaissais pas du tout ces personnages. Ce manque de connaissance m'a donné l'impression de rester en arrière-plan face à un spectacle dont je n'avais pas toutes les clés. Ce ne sont, d'ailleurs, pas des personnages que j'apprécie beaucoup. Je n'ai vraiment pas aimé.

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** Intrigue et personnages que je n'apprécie pas.
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Image : Éditeur

9781101905814

27/08/2016

All-New X-Men 6. Un de moins par Brian M. Bendis et Stuart Immonen

Titre : All-New X-Men 6. Un de moins
Auteurs : Brian M. Bendis et Stuart Immonen
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 152

Ce tome contient All-New X-Men 25-30 (2013). Entre ce tome et le précèdent il s'est déroulé un enlèvement. Les premiers X-Men se sont retrouvés dans l'espace et Jean a subi un procès et s'est découvert un nouveau pouvoir. Cyclope a retrouvé son père et il le suit dans l'espace. Tout ceci est expliqué dans un tome dédié lié aux Gardiens de la Galaxie. Ce tome est divisé en deux parties. Le premier est un moyen, pour Bendis, d'expliquer un peu mieux ce qu'il souhaite écrire à l'aide d'un dialogue entre deux personnages. La seconde place les premiers X-Men face à la Confrérie du Futur. Mais bien que le combat soit difficile on apprend rapidement que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Est-il seulement possible de les vaincre ?

Que penser de ce tome ? J'ai un peu l'impression que Bendis s'est un peu enfermé dans une intrigue qu'il ne maitrise pas totalement. Cette impression pourrait expliquer pour quelle raison les choses sont un peu lentes. Ainsi, on parle encore du problème du voyage dans le temps et de ses effets. Mais rien n'est fait pour expliquer la raison de la présence des premiers X-Men dans le présent. Heureusement, Bendis répare l'une de ses erreurs en expliquant un peu mieux qui sont les membres de la Confrérie du futur. Lors de l’événement de la Bataille de l'Atome on en savait très peu et j'étais très confus. Les informations données par Bendis sur certains personnages clés sont donc bienvenues. Mis à part les problèmes de continuités avec le tome précèdent ce tome est tout de même intéressant. Je me suis bien amusé et je me demande de quelle manière l'histoire va continuer.

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**** Un peu confus, par ma faute, puisque le tome fait suite à un autre que je n'ai pas lu. Mais ça reste sympathique à lire.
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Image : Éditeur

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