16/10/2018

Noumenon Infinity par Marina J. Lostetter

Titre : Noumenon Infinity
Autrice : Marina J. Lostetter
Éditeur : Harper Voyager 14 août 2018
Pages : 576

Il y a près de 2000 ans, l'humanité a envoyé 12 convois dans l'espace chargés d'étudier des points intéressants de l'espace. Seul Noumenon est revenu sur une terre bien différente avec des informations concernant une mégastructure dans le système Lq Pyx. Malgré les réticences des autorités terriennes, une seconde mission est décidée afin de compléter la super structure et de comprendre l'espèce qui semble l'avoir construite, ou qui semble avoir tenté de continuer sa construction. Là encore, le temps impliqué sera énorme. De plus, une seconde mission pourrait bien donner des informations importantes sur Lq Pyx. Car le convoi 12 qui a étrangement disparu n'est pas perdu.

SPOILERS

Noumenon Infinity est la suite directe de Noumenon. Bien que le premier chapitre se déroule bien avant l'envoi des convois, alors que le convoi 12 est réaffecté sous la direction de Vahni Kapoor, titulaire d'un doctorat sur le mode de propulsion utilisé par les convois. Tout comme dans Noumenon, on suit plusieurs points de vue dans des chapitres consacrés après un temps plus ou moins long. Mais cette fois nous avons la perspective du convoi 12 et celle du convoi 7. Alors que ce dernier permet de mettre en avant les changements sociologiques dû à la construction de la mégastructure et de la division de la flotte afin de comprendre les aliens le convoi 12 s'intéresse au mystère de leur arrivée dans une région et un temps inconnu. Ces deux points de vue fonctionnent très bien tout en se mêlant afin de donner de nombreuses réponses à l'intrigue générale.

Le premier tome se concentrait sur les voyages et les changements culturels et sociologiques, avec le choc du retour sur Terre comme problème majeur de la seconde partie. Ce second tome s'intéresse toujours autant à ces changements mais l'autrice, Marina J Lostetter, s'amuse avec des temporalités bien plus importantes et plusieurs convois. Comme dans le premier tome, ces changements sont logiques et basés sur un fonctionnement antérieur. Mais le convoi 7 s'intéresse bien plus à la construction de la mégastructure et à l'effet que celle-ci a sur l'équipage. Pendant la lecture, on passe d'une attente à la construction puis à la fin de celle-ci pour mieux continuer sur l'impression d'une erreur destructrice et enfin une impression de merveilleux. Lors de toutes ces étapes, ce qui compte n'est pas la division mais la mise en place d'une société unie en direction d'un but commun, que celui-ci soit la survie, une œuvre ou la recherche scientifique. L'autrice nous donne un point de vue optimiste sur l'humanité, certes imparfaite mais capable de tout si on lui donne un but futur.

Enfin, je suis dans l'obligation de mentionner la diversité mise en place par l'autrice. Cette question est particulièrement importante alors que les communautés concernées demandent une véritable diversité et non une annonce externe sans que rien ne puisse permettre de le deviner au sein de l’œuvre, une annonce dont J.K. Rowling est malheureusement devenue une experte à la tristesse de nombreuses personnes. Premièrement, les personnages sont de cultures et de provenance diverses, ce qui était le cas aussi du premier roman. Mais les personnages du convoi 12 ne sont pas clonés selon leur potentiel génétique, une décision remise en cause dans ce roman, mais selon leurs capacités et les besoins du convoi en termes scientifiques. Illes ne sont pas élevés dans un monde conçu pour les préparer mais proviennent de cultures différentes. De plus, l'autrice n'hésite pas à user de personnages à la sexualité et à l'identité de genre différents. Le premier tome donnait le point de vue d'une lesbienne. Ce tome nous offre une asexuelle en relation polyromantique et une femme transgenre. Ces caractéristiques ne sont pas mises en question mais sont décrites comme une part de l'humanité. Ainsi, l'autrice ne justifie pas leur existence, ces personnages sont ce qu'illes sont. Bien que j'apprécie cet effort, je ne me permettrais pas de juger de la réussite ou de l'échec de l'autrice à bien représenter ces identités. Je terminerais sur l'impression que certaines scènes n'auraient probablement pas pu être écrites par un homme.

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***** Le premier tome a été l'une de mes meilleures surprises en SF de l'année. Je me suis immédiatement procuré le second tome qui, selon moi, est meilleur que le premier. J'espère que Marina J. Lostetter écrira encore beaucoup de romans.

Image : Éditeur

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11/10/2018

52. 4 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52. 4
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 28 septembre 2018
Pages : 344

Ce tome 4 contient 52 40-52, The origin of Black Adam de 52 16 et The Origin of Steel de 52 15. Les événements de l'année sans Superman, Batman et Wonder Woman commencent à se relier entre-eux. Alors que des personnes plus secondaires ont pris les devants de la scène le monde criminel en a profité pour essayer de prendre le contrôle. Luthor est enfin démasqué ainsi que son programme qui permet à tout le monde de posséder des pouvoirs. La secte du crime continue de lancer son ambitieux programme tout en essayant de tuer Batwoman. Mais personne n'avait pris en compte Black Adam qui, après avoir perdu sa famille, se venge en détruisant un pays entier puis en attaquant la Chine. Sera-t-il possible de l'arrêter à temps ?

SPOILERS

Il y a un sentiment d'urgence dans ces derniers numéros. En effet, on nous promet une intrigue sur un an avec des conséquences importantes et des plans reliés entre-eux. Mais il y a de nombreux points d'intrigues et tous les relier n'est pas facile. Ainsi, la chute de Luthor est-elle très, trop, rapide tandis que le combat de Black Adam contre la Chine ne dure qu'un épisode. Cela est un peu court pour ce qui est décrit comme une troisième guerre mondiale. Je déplore aussi que le personnage soit ramené au point de départ, tout son développement étant annulé.

Les autres intrigues, scientifiques, la secte du crime et intergang, sont reliées au sein d'un complot de la secte du crime qui contrôle aussi bien intergang que les scientifiques enlevés. Ce complot d'une grande ampleur devient beaucoup moins ambitieux alors que leur seul acte est de tenter de tuer Batwoman. Heureusement, cette intrigue permet de revoir quelques pages de Batwoman, bien qu'elle n'y soit pas à son avantage. Finalement, on peut se demander s'il n'aurait pas été nécessaire de donner plus de temps à ce nombre impressionnant de scénaristes aux styles si différents.

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*** Une conclusion abrupte pour une longue série.
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Image : Éditeur

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06/10/2018

The expanse 1

L'humanité, un futur proche, a réussi à créer un moteur qui donne la possibilité de coloniser le système solaire. Depuis, la Terre s'est unie autours des Nations Unis et a colonisé la Lune. Des dômes ont été montés sur Mars qui est devenu une nation militariste indépendante qui n'a qu'un seul but : créer un monde habitable. Les deux planètes vivent dans une paix militaire relative et prennent le contrôle de la ceinture d'astéroïde, habitée par les Belters depuis plusieurs générations. Celleux-ci ce sont liés au sein d'une confédération qualifiée de terroriste aussi bien par la Terre que par Mars. Tout fonctionne dans un équilibre instable qui pourrait bien être mis à mal alors que deux vaisseaux disparaissent soudainement. La réponse à leur destruction est-elle aussi simple qu'elle parait ?

SPOILERS

Depuis Battlestar Galactica je n'ai pas trouvé de série SF ayant lieu principalement dans l'espace qui prenne au sérieux son univers. Battlestar Galactica créait une technologie et un univers politique pour ensuite montrer de quelle manière les humain-e-s interagissent à l'intérieur. Cette série prend très au sérieux son univers et en particulier sa technologie. Tout y est à la fois familier et très avancé. Ainsi, le fonctionnement de cet univers est compréhensible tout en ne jouant pas sur la magie de la science pour expliquer les réussites ou les échecs des personnages. Lorsque la gravité disparait les personnages utilisent des bottes magnétiques. Les vaisseaux doivent être réparés à la main, ce qui est sale. La défense passe par des balles physiques et non des boucliers énergétiques.

Cette première saison doit aussi nous permettre de comprendre le statu quo politique de cet univers grâce au point de vue de plusieurs personnages. Ainsi, on comprend que Mars est une grande puissance militaire et une société créée en vue d'atteindre un but spécifique. La Ceinture est contrôlée par les deux planètes mais elle est aussi déstabilisée par une alliance syndicale qui pourrait se transformer en mouvement nationaliste. Ce point de vue nous est fourni par Miller, enquêteur au profit d'une corporation sur un astéroïde contrôlé par la Terre. Enfin, le point de vue de la Terre est offert par une membre importante de son administration. Elle est décrite comme une personne sans pitié connaissant parfaitement le jeu politique et l'état stratégique du système solaire. Cet équilibre est brisé par un joueur inconnu dont l'identité n'est que très progressivement dévoilé par un équipage naufragé et ses tentatives de survivre. Bien entendu, ceci n'est qu'un résumé très rapide d'une série riche aussi bien au point de vue de l'écriture que de l'image, qui est magnifique. Je ne regrette pas d'avoir essayé de la regarder et je vais faire mon possible pour rattraper mon retard.

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***** Une première saison qui démarre très fort. Elle utilise à son avantage les dix épisodes qui lui sont offerts pour débuter une intrigue et un univers complexe.

Image : Site officiel

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18:10 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the expanse, syfy | | | |  Facebook

Supergirl 3

Supergirl a vaincu les terroristes de Cadmus. Mais elle a été obligée d'accepter leur aide afin d'empêcher l'invasion des Daxamites, le peuple de Mon-El. Malheureusement, la seule manière de vaincre durablement les Daxamites a été de polluer l'atmosphère terrestre au plomb, empêchant Mon-El de continuer à vivre sur Terre. Depuis, Kara Danvers met en cause l'existence de son alter-ego humaine. Au lieu de souffrir des pertes difficiles et de devoir travailler dans le cadre civil ne serait-il pas plus logique de devenir Supergirl à plein temps ? D'oublier son identité humaine et de devenir l'un des êtres les plus puissants de la Terre sans prendre le temps de connaitre les gens et de se lier à d'autres personnes ? Cela pourrait-il lui permettre de survivre à la nouvelle menace qui se réveille sur Terre ?

SPOILERS

La première saison de Supergirl était moyenne mais résolument positive. Dès la seconde saison, la CW prend la série en main et décide d'en faire une série anti-trump. L'intrigue concernait la migration et la nécessité d’accueillir les personnes dans le besoin afin de les aider à vivre et à offrir leurs richesses au monde. La CW allait jusqu'à créer une femme présidente issue de l'immigration alien qui débute son arrivée sur les écrans en légalisant toutes les personnes migrantes qui vivaient auparavant en cachette. Cette troisième saison continue sur cette lancée en créant un personnage masculin : Morgan Edge. Cet homme est décrit comme un être puissant, riche, blanc, qui veut prendre le contrôle de la ville à la suite des destructions de l'invasion daxamite. Il déteste Léna Luthor ainsi que Supergirl et fait tout ce qu'il peut pour les détruire ou les enfermer. La réalisation de la série va jusqu'à créer une manifestation, contrôlée par Edge, qui chante "lock her up" devant les locaux de Luthor. Le parallèle ne pourrait pas être plus clair.

Malheureusement, cet homme disparait assez rapidement pour laisser la place au véritable propos de cette saison. Quelle est la différence entre la divinité et l'humanité. Kara, en tant que Supergirl, approche la divinité avec un nombre restreint de points faibles. Tandis que Kara humaine souffre régulièrement de la perte d'ami-e-s et d'amants. Pendant la première partie de la saison, elle choisit de donner plus d'importance à son côté divin, Supergirl, avant de comprendre que son humanité lui donne bien plus de chance de gagner. En effet, Supergirl, lorsqu'elle combat des êtres de sa puissance, est montrée comme froide et détachée. C'est son humanité qui lui donne l'occasion de ressentir de la compassion et de l'amour. Cette dichotomie est incarnée par les Tueuses de mondes qui sont des êtres artificiels créés par Kryptons. Leur humanité est combattue voire abandonnée afin de laisser place à une grande puissance mais aussi à l'absence total d'empathie. La fin de la saison donne aussi la possibilité d'une confrontation entre Kara et Lena Luthor. Bien que le développement de leur relation soit logique j’espère que nous n'aurons pas un développement débouchant sur un combat entre les deux femmes.

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*** J'ai un peu moins apprécié cette saison, plus intimiste et moins politique, mais je garde mon intérêt pour les personnages et les intrigues.
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Image : IMDB

supergirl,cw

09:25 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl, cw | | | |  Facebook

30/09/2018

Noumenon par Marina J. Lostetter

Titre : Noumenon
Autrice : Marina J. Lostetter
Éditeur : Harper Collins 8 janvier 2017
Pages : 432

2088, un astrophysicien du nom de Reggie Straifer découvre une anomalie autours d'une lointaine étoile. Il a de la chance car, pour la première fois, la Terre est à la fois en paix, unie et capable d'envoyer des vaisseaux pour des voyages interstellaires. Le monde décide de créer plusieurs groupes de vaisseaux pour des missions qui prendraient 200 ans pour l'équipage mais près de 2000 ans en ce qui concerne la Terre. Tout doit être minutieusement préparé tout en permettant assez de souplesse pour s'adapter aux problèmes inattendus. La mission mise en place par Straifer est la seule à offrir la possibilité de découvrir une intelligence extraterrestre, même si celle-ci est minime. L'équipage est constitué en conséquence et la mission prend le nom de Noumenon.

SPOILERS

Il y a longtemps que je n'avais pas ressenti autant de plaisir face à un livre de SF. L'intrigue est simple : il y a un objet étrange quelque part dans l'espace pourquoi ne pas envoyer une équipe l'étudier. C'est le début de beaucoup de livres de SF prenant place dans l'espace. Ce livre prend le soin de s'intéresser largement au fonctionnement de la mission et à la manière dont les vaisseaux et l'équipage sont conçus afin de survivre pour plusieurs siècles. L'autrice offre aussi un sens du merveilleux. Elle donne l'espoir d'observer, à travers ses pages, l'humanité choisir de partir dans l'espace pour la simple envie de mieux comprendre l'univers. Au fur et à mesure que le vaisseau se rapproche de sa destination je me suis pris à ressentir l'anticipation, les craintes et les souhaits de l'équipage. J'ai eu l'impression de vivre leur étonnement car l'autrice a pris soin de rendre les personnages uniques malgré la construction du roman en plusieurs fenêtres lors d'épisodes précis du voyage.

J'apprécie aussi énormément l'intérêt premier de l'autrice. Elle n'essaie pas de trop expliquer le fonctionnement du vaisseau ni de l'objet, ce n'est pas un roman de Hard Science. Elle s'intéresse bien plus aux individus mais aussi à la société dans son ensemble. Chacune des fenêtres prend le point de vue d'une personne précise qui possède un rôle précis, dépendant de son héritage génétique en vue de créer une société stable. Le fonctionnement de cette société est explicité par les impressions de ces personnages qui commentent les changements nécessaires ou souhaités mais aussi les problèmes. Petit à petit, l'autrice nous montre une société changer, s'adapter, selon les besoins du moment. Lostetter n'oublie pas la Terre qui disparait rapidement pour ne réapparaitre que tardivement. Les changements sont un choc aussi bien pour la personne qui lit le roman que pour les membres de l'équipage. Un choc à la mesure du temps passé et des changements économiques, sociologiques, politiques mais aussi technologiques. Les idées de l'autrice sont à la fois intéressantes, logique dans le cadre de son roman et profondément déprimantes.

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***** L'un des meilleurs romans de SF lu cette année. Je me réjouis de lire sa suite, déjà sortie sous le titre de Noumenon Infinity.

Image : Éditeur

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28/09/2018

Prez 1. Corndog-in-chief par Mark Russell, Ben Caldwell et Mark Morales

Titre : Prez 1. Corndog-in-chief
Auteurs : Mark Russell, Ben Caldwell et Mark Morales
Éditeur : DC 9 février 2016
Pages : 144

Ce volume contient Prez 1-6 et DC sneak peek : Prez 1. Prez est une jeune femme de 19 ans. Elle vit aux États-Unis en 2036. Le monde a beaucoup changé. Les ressources naturelles sont de moins en moins nombreuses. Plusieurs pays ont disparu à cause du réchauffement climatique. Mais les États-Unis restent la grande puissance qui fait la guerre dans plusieurs pays afin de sauvegarder ses intérêts. Cependant, la présidence est organisée par des corporations aux richesses de plus en plus importantes. Dans ce contexte les candidats officiels ne sont pas élus à la présidence. Mais Prez devient la présidente après avoir été filmée lors d'un accident dans un fast-food.

SPOILERS

Je suis honnêtement surpris que ce comics ait été édité par DC. Il est en dehors de leur ligne éditoriale habituelle. Il n'y a pas de super-héros qui usent de leurs pouvoirs pour défendre la loi. Il n'y a qu'une jeune femme pauvre qui se retrouve impliquée dans d'énormes problèmes sans y être préparée mais qui essaie de faire au mieux avec le peu d'aide qu'elle reçoit. Malheureusement, la série a été annulée avant d'atteindre sa conclusion et nous ne connaitrons jamais la fin de l'intrigue bien qu'elle me semble plutôt intéressante.

Ce comics est très riche. Il s'attaque frontalement aux problèmes de la politique des États-Unis de 2016. Le pays attaque d'autres nations au travers de robots pilotés par des jeunes se croyant dans des deux vidéos. La candidature est décidée selon un système de vote par les réseaux sociaux et non selon les propositions. Mais ce qui rend ce comics si pertinent c'est sa capacité à se moquer tout en dénonçant et ceci aussi bien en écrivant précisément ce qui se déroule ou simplement par le dessin. Ainsi, en parcourant les pages de ce volume on apprend que l'aide alimentaire n'est proposée que si les personnes qui en ont besoin acceptent d'être utilisés comme support de publicités. Les réfugié-e-s climatiques sont parqués dans des zoos humains. Et les débats ne sont pas de confrontations d'idées mais l'occasion de noyer l'adversaire sous des arguments fallacieux afin de gagner le support du public pour des lois dangereuses.

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***** un OVNI qui n'hésite pas à s'attaquer frontalement à notre époque et aux politicien-ne-s.

Image : Éditeur

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27/09/2018

Midnighter 1. Out par Steve Orlando, Aco, Stephen Mooney, Alec Morgan et Romulo Fajardo JR

Titre : Midnighter 1. Out
Auteurs : Steve Orlando, Aco, Stephen Mooney, Alec Morgan et Romulo Fajardo JR
Éditeur : DC 23 février 2016
Pages : 144

Ce volume 1 contient Midnighter 1-7. Le Midnighter n'a pas de passé. Il ne sait pas d'où il provient ni qu'elle est son histoire. Il ne sait que peu de choses. Il est amoureux d'Appolo. Il aime se battre. Il a été construit pour vaincre par la Jardinière. Son plaisir le plus important provient de ses combats contre des brutes qui s'attaquent aux personnes innocentes. Mais sa vie va devenir bien plus compliquée lorsqu'il apprend que la Jardinière a été cambriolée par une personne capable de la vaincre ainsi que les défenses de son domaine. Des technologies dangereuses sont maintenant à la disposition de tout le monde. Il n'en faut pas plus pour que le Midnighter décide d'user de ses poings.

SPOILERS

J'avais entendu parler du personnage et je voulais mieux le connaitre en lisant Midnighter and Appolo. Ce fut une histoire que j'ai appréciée mais elle est la suite de deux volumes de la série Midnighter. J'ai donc décidé de les lire. Celle-ci commence alors que le couple s'est brisé par l'incapacité de Midnighter de savoir comment ne pas se battre et la colère d'Appolo face aux horreurs subies par Midnighter. Les numéros sont divisés entre les combats et les rendez-vous avec des hommes. Le scénariste est très clair, ce sont en grande partie des coups d'un soir, sauf un seul personnage. Le scénariste n'hésite pas non plus à montrer la sexualité de Midnighter, que ce soit par des préservatifs ou en entrant dans la chambre de son personnage. La série refuse de s'excuser de parler d'un personnage gay et c'est une très bonne chose.

Bien que l'intrigue principale concerne le vol de technologie par quelqu'un d'inconnu et l'enquête menée par Midnighter cela ne me semble pas être le plus important dans cette série, même si cette intrigue permet de créer des pages plutôt violentes en accord avec le fonctionnement du personnage. La question principale, j'ai l'impression, concerne la possibilité pour Midnighter de vivre une vie de couple plus ou moins normale sans connaitre son passé et tout en luttant contre des criminel-le-s. Que les scènes de combats soient coupées par des scènes prenant place dans sa vie de couple et quelques scènes du passé doit probablement être voulu, afin de montrer ses problèmes mais aussi de quelle manière il tente de résoudre sa vie.

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**** Violent, montre clairement que son personnage a une sexualité, je ne mettrais pas ce comics dans toutes les mains mais il est suffisamment différent de la ligne éditoriale classique de DC pour être intéressant.
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Image : Éditeur

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26/09/2018

Qui a peur de la mort (Who fears death) par Nnedi Okorafor

Titre : Qui a peur de la mort (Who fears death)
Autrice : Nnedi Okorafor
Éditeur : Actu SF octobre 2017
Pages : 552
CW : Viols, esclavage, excision, génocide

Qui a peur de la mort, de l'autrice Nnedi Okorafor, commence à être de plus en plus connu. Le roman est un succès, des lecteurs et lectrices en parlent de plus en plus et l'histoire pourrait être adaptée sur HBO, sous l'égide de George R. R. Martin. J'ai découvert ce roman à la suite de ce large intérêt et j'avoue que j'en attendais beaucoup à la suite des critiques très positives que j'ai lu.

Qui a peur de la mort est le nom de l'héroïne du roman, Onyesonwu. Onysonwu est une jeune fille née dans le désert après que sa mère ait fui les horreurs de la guerre et de son passé. Onyesonwu est une fille du viol entre sa mère, une Okeke à la peau noire, et un homme Nuru, un homme à la peau claire. Ceci fait d'Onyesonwu une Ewu soit une paria dans les deux peuples car on les considère comme maléfiques. Mais Onyesonwu n'est pas une simple jeune femme. Elle est capable de sorcellerie et elle souhaite être entrainée à tous prix afin de se défende contre les maléfices de son père génétique. Cependant, la tradition interdit d'enseigner la sorcellerie aux femmes.

SPOILERS

Ce roman est sombre. Il n'hésite pas à s'intéresser à des horreurs et à les décrire précisément tout en explicitant leur but. Ainsi, c'est la première fois que je lis une scène d'excision, la signification du rituel dans ce roman mais aussi son but : protéger les jeunes femmes en empêchant la sexualité. Bien entendu, l'autrice dénonce ce but en demandant pour quelle raison ce sont les jeunes femmes qui doivent faire un effort et non les hommes. L'autrice décrit aussi très précisément, dès la page 30, le viol dont Najeeba, la mère d'Onyesonwu, fut victime. Là aussi, l'autrice utilise cet acte pour parler du viol comme arme de guerre. Elle explique que les hommes Nurus usent du viol afin de détruire les Okekes par le sang. Une destruction qui atteint aussi la société puisque les enfants de ces actes sont des parias car considérés comme maléfiques.

Ce roman est sombre dans un autre contexte : la mort y est omniprésente. Dès la première page, le père adoptif d'Onyesonwu meurt malgré les efforts de sa fille. Ce n'est que la première perte qu'elle subit. Le roman est rempli de ces pertes qui construisent la vie d'Onyesonwu, elle-même sait exactement de quelle manière elle va mourir. Ce rythme de morts donne l'impression que l'autrice considère que la vie est formée de celles-ci. Nous partons avec des ami-e-s, de la famille, et celleux-ci disparaissent petit à petit. Cependant, Onyesonwu est une femme qui refuse la mort. Son but est de survivre puis de trouver un moyen de vivre comme toutes les autres personnes. Ce n'est pas selon sa volonté qu'elle devient une sorcière puissante et crainte mais parce que ses actes sont nécessaires pour permettre au monde de changer, si possible dans une direction plus favorable.

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**** L'une de mes meilleures lectures cette année. L'écriture est très fluide mais les événements peuvent être difficiles à lire.
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Image : Éditeur

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21/09/2018

Runaways 1. Find your way home par Rainbow Rowell, Kris Anka et Matthew Wilson

Titre : Runaways 1. Find your way home
Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka et Matthew Wilson
Éditeur : Marvel comics 1 mai 2018
Pages : 136

Ce volume 1 contient Runaways (2017) 1-6. Les Runaways sont quelques adolescent-e-s dont les parents sont des criminels. Après l'avoir appris illes ont décidé de fuir puis de combattre leurs parents et de réparer le mal fait à la ville de Los Angeles. Avec le temps, ils ont connu plusieurs pertes mais aussi des ajouts, le fils d'Ultron par exemple. Du point de vue des éditions la série a connu son heure de gloire sous Brian K. Vaughan, avant de perdre en qualité par suite de la volonté de lier ce groupe aux événements Civil War et Secret Invasion. Pour se terminer sous un nouveau scénariste considéré largement comme ayant détruit la série pour de bon. Cette nouvelle série se déroule quelques années plus tard. Chacun des membres des Runaways est parti faire son chemin. Mais Chase a décidé de retourner dans le passé afin de tenter de sauver Gert en la ramenant dans le présent, une époque dans laquelle Nico pourrait sauver son ancienne amie.

SPOILERS

J'attendais beaucoup de cette nouvelle série, tout en était surpris de son retour. Ma première lecture de Runaways reste un très bon souvenir. Derrière une intrigue plutôt simple se cache une écriture efficace avec des choix pertinents, par exemple celui du traitre inattendu et logique à la fois. J'étais déçu du choix éditorial consistant à lier le groupe aux événements plus larges de Marvel. Selon moi, cette série ne fonctionnait pas assez bien dans ce contexte puisque les jeunes Runaways ne s'intéressent pas à ce que font les adultes de l'univers Marvel. Heureusement, les derniers numéros de Vaughan restent intéressants tout en ouvrant quelques idées.

J'avoue que je n'ai pas lu les épisodes écrits par le successeur de Vaughan, et je ne planifie pas de le faire. Il me manque donc quelques éléments et je craignais que la scénariste fasse de nombreuses références. Heureusement, elle nous donne les éléments manquants au fil du temps tout en expliquant pour quelle raison le retour de Gert est une nécessité, elle serait la clé du fonctionnement du groupe et son départ équivaut aux débuts des problèmes du groupe. Il est donc assez facile d'entrer dans ce premier volume

L'intrigue est assez simple, connue même. Les jeunes adultes, mis à part Gert et Molly, tentent de se réunir tout en essayant de passer outre les changements connus après leur séparation. Après avoir appris que l'un de leurs parents est dangereux, illes essaient de sauver leur amie et de survivre malgré leur amateurisme. Cependant, cette intrigue permet surtout de relier à nouveau les différents personnages. La scénariste ne prétend pas qu'il est simple de revenir vers des ami-e-s que l'on a perdu de vue. Ce n'est que difficilement que chacun-e décide à recommencer à s'entre-aider et se faire confiance à nouveau.

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*** Un premier volume qui repose les bases du groupe et de leur relation
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Image : Amazon

Éditeur

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20/09/2018

Saga 8 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 8
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 23 février 2018
Pages : 152

Ce tome 8 contient Saga 43-48. Alana, Marko, Hazel ainsi que le Prince Robot IV et Petrichor ont réussi à fuir la comète Phang. Mais illes ont eu le temps d'observer ce petit monde être dévoré par l'un des êtres les plus puissants de l'univers, et donc de connaitre la mort horrible subie par les rares habitant-e-s qui restaient encore à sa surface. À la suite de cette aventure, Alana perd son fœtus. Bien qu'il ne soit pas possible de le sauver, sa mort donne quelques pouvoirs à Alana et, surtout, la met en danger si une procédure n'est pas accomplie afin de retirer le fœtus de son corps. Seule une planète est assez discrète pour que cette procédure soit accomplie sans publicité.

SPOILERS

Encore une fois, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome 9 de Saga. Mais, encore une fois, les épisodes sont si bien écrits que l'on ne voit pas le temps passer. Derrière la visite sur une planète que permet de procédures d'avortement les auteur-e-s posent des questions sur le contrôle des corps mais aussi sur les possibilités données par l'arrivée potentielle d'un bébé, sans jamais donner de réponses. Alors qu'Alana se prépare, ses nouveaux pouvoirs créent son bébé dans quelques années. Loin d'être un moyen de faire lui faire peur, je pense que les auteur-e-s essaient de montrer ce qu'avait imaginé Alana, ce qu'aurait pu être la vie de sa famille avec ce nouvel enfant. Mais celui-ci n'existe pas.

En ce qui concerne l'intrigue générale, les effets de la famille d'Alana et Marko sur la guerre, elle reste en suspens tant que les problèmes familiaux ne sont pas réglés. Cependant, les auteur-e-s réunissent enfin le Prince Robot IV avec son fils tandis que les journalistes vont rencontrer la famille, pour la première fois. Mais le personnage qui va probablement faire avancer l'intrigue est probablement Le Testament, actuellement torturé par une proche de l'une de ses victimes. Il n'y a plus qu'à attendre le tome 9

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**** Un tome 8 toujours aussi bien écrit.
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Image : Éditeur

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08/09/2018

Star Wars Rebels 4

Après 4 saisons Star Wars Rebels nous dit adieu (tandis que Clone Wars revient pour une dernière saison et qu'une nouvelle série intégrée entre l'épisode VI et VII est annoncée). Nous sommes à la fin de l'aventure pour le petit équipage du Ghost. Après avoir débuté une rébellion sur Lothal l'équipage a dû fuir au sein de la flotte rebelle. À l'intérieur de celle-ci illes ont essayé de trouver un lieu capable d'abriter une base. Mais le Grand Amiral Thrawn les a finalement trouvés et a bien failli détruire la flotte et la base, ce qui aurait été catastrophique pour la rébellion. À la suite de ces événements, Ezra et Kanan se trouvent sur Mandalore. Ils aident Sabine et ses allié-e-s à vaincre l'Empire alors que la petite flotte s'est cachée sur une petite lune : Yavin 4. Mais Ezra souhaite surtout libérer Lothal, au nom de ses parents.

SPOILERS

Rapidement, on comprend que cette série permet de relier l'épisode III à l'épisode IV, avec l'aide de Rogue One et de l'oubliable Solo. Cette série permet de comprendre de quelle manière une galaxie sous contrôle étroit par l'Empire peut connaitre une révolte armée d'ampleur capable de mettre à mal un appareil militaire massif. Le partis pris de la réalisation a été de suivre un petit groupe qui commence avec des actions locales, rapides et modestes sur une planète éloignée. Puis, le petit groupe a été intégré à un début de flotte rebelle et aide à son agrandissement et la création d'une véritable base. Il n'est donc pas étonnant que la série se termine en reliant les derniers fils au quatrième film. Saw Gerrera est expulsé de l'Alliance rebelle, cette même alliance a enfin un commandement centralisé sur une base que l'on connait bien : Yavin IV. La fin de la série est donc très proche du film IV.

Contrairement à Clone Wars, cette série connait aussi une véritable fin. Clone Wars, sur décision de Disney, a été arrêtée avant de terminer l'histoire de la guerre alors que la série commençait à montrer le déséquilibre d'Anakin et les effets de la guerre sur la Galaxie et les Jedis. Comme beaucoup de monde, je me demandais de quelle manière Rebels allait se terminer alors que l'on n'entend pas parler de cette équipe dans la suite des événements. Certains indices ont été mis en place dans Rogue One alors que des personnages ont été créés pour ressemble à des acteurs que l'on voit dans les films. Mais est-il possible de laisser Kanan et Ezra vivre alors que Luke Skywalker est décrit comme le dernier Jedi à plusieurs reprises ? Ces deux personnages ne sont pas simplement sacrifiés. Ils deviennent des symboles de ce que les Jedis sont censés être : des personnes qui cherchent le moment durant lequel on aura le plus besoin d'elleux, même si cela implique un sacrifice.

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**** La fin de cette série est réussie et s'intègre très bien au reste de la mythologie.
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10:49 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels, disney | | | |  Facebook

Nightwing 3. Nightwing must die par Tim Seeley, Javier Fernandez et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing 3. Nightwing must die
Auteurs : Tim Seeley, Javier Fernandez et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 26 septembre 2017
Pages : 144

Ce volume contient Nightwing 16-21. Dick Grayson est heureux. Il peut enfin prendre un peu de temps pour lui et sa nouvelle compagne, Shawn Tsang. Alors qu'il s'occupe d'arrêter les criminels durant la nuit il travaille dans un centre communautaire le jours afin d'aider les personnes qui ont en besoin. Tout va si bien qu'il est même décrit comme le Batman de Blüdhaven ! Un tel titre ne peut que déplaire à Damian Wayne, qui se considère comme le véritable héritier de Batman. Damian décide donc de se rendre à Blüdhaven afin de donner son avis à Dick. Mais les deux frères doivent s'entendre lorsque Shawn Tsang est kidnappée par un certain Deathwing.

SPOILERS

Pendant un temps, Bruce Wayne est mort. À la suite de cet événement Dick Grayson a pris le costume de Batman avec Damian Wayne comme partenaire. Il y a eu plusieurs numéros autours des deux frères, dont une partie a été écrite par Grant Morisson. Ce volume trois de Nightwing semble vouloir retourner à cette époque. Bien que le costume ne soit pas identique, les deux personnages apprécient de se retrouver. À plusieurs reprises, ils expliquent l'un à l'autre à quel point leur duo leur avait manqué. Dick Grayson pense même qu'il aurait pu être plus adéquat de continuer à s'occuper de Damian plutôt que de laisser Bruce Wayne, et ses problèmes, reprendre son rôle paternel. La confrontation n'est donc qu'un prétexte pour réunir ses deux personnages qui travaillent bien ensemble et qui se respectent.

Ce volume se concentre aussi sur les peurs de Nightwing. La capture de Shawn et de Damin n'est donc qu'un prétexte pour qu'il comprenne ce qu'il peut devenir. À plusieurs reprises, ces dernières années, Dick Grayson a été défini comme un personnage qui refuse de laisser les drames le définir. Il préfère aller de l'avant, au risque de perdre ses ami-e-s. Mais que se passe-t-il lorsque Nightwing se laisse rattraper par les drames ? Deathwing est l'image de ce qu'il pourrait devenir : une personne brisée qui essaie d'échapper à sa souffrance en s'attaquant aux personnes qu'il juge responsable. Ce n'est qu'un reflet déformé de Dick, qui refuse de devenir cet homme et qui laisse Damian le sauver.

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**** Un meilleur volume que le précédent avec des idées intéressantes.
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Image : Éditeur

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07/09/2018

Nightwing 2. Back to Blüdhaven par Tim Seeley, Marcus To et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing 2. Back to Blüdhaven
Auteurs : Tim Seeley, Marcus To et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 20 juin 2017
Pages : 168

Ce volume contient Nightwing 9-15. Dick Grayson ne sait plus qui il est. Il fut un héros, le compagnon de Batman, un chef de groupe mais aussi un acrobate, un assassin en devenir et un espion. Récemment, il a cru pouvoir faire confiance à un homme qui lui ressemble beaucoup. Mais il a compris trop tard son erreur, ce qui a mis Bruce Wayne en danger de mort. À la suite du conseil du nouveau Superman, Dick Grayson décide de se rendre à Blüdhaven. Cette ville est devenue un lieu touristique mais les criminels sont toujours présents. Sous ces deux identités, il sera confronté à un groupe de vilain-e-s repentis dont les membres sont arrêtés par la police pour des meurtres qui'illes auraient commis. Mais Dick pense qu'illes sont innocent-e-s.

SPOILERS

La première partie de ce volume, la plus longue, concerne les relations de Nightwing avec les Repentis. Ce sont des personnages qui ont été arrêtés par Batman et ses allié-e-s lors d'aventures précédentes. Pour s'échapper de l'ambiance de Gotham illes ont choisis de vivre dans une ville qui ne connait pas de héros et de trouver un moyen de se repentir. Ce n'est pas la première fois que la batfamily est confrontée à un groupe qui essaie de leur échapper tout en les critiquant. Mais ces groupes étaient surtout constitués de civils tandis que nous avons ici des costumé-e-s. Je ne sais pas si Tim Seeley va beaucoup les utiliser mais les faire interagir aussi bien avec Nightwing que Dick Grayson pourrait être une bonne idée. Il serait possible d'en faire une réflexion sur les possibilités de changer après une entrée dans le milieu de la criminalité, avec les problèmes que cela implique.

Le dernier épisode est constitué d'une romance entre Dick et Defacer alias Shawn Tsang. Bien que le numéro soit plutôt bien écrit, il montre des problèmes normaux dans un couple, la romance ne m'a pas convaincue. Je suis assez sceptique sur l'intérêt de créer un couple entre deux personnages qui ne se sont rencontrés qu'il y a peu. Je suis tout aussi sceptique sur l'intérêt de cette romance pour la question posée par le volume, retrouver l'identité de Dick Grayson. Mais je trouve surtout qu'il est trop facile pour Shawn Tsang de comprendre l'identité de Dick Grayson. J'espère qu'au moins elle ne deviendra pas une princesse à sauver, ou pire...

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*** Un tome qui fonctionne mais sans plus. Je le conseille plutôt aux personnes qui apprécient le personnage.
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Image : Éditeur

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01/09/2018

Paper Girls 4 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 4
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban Comics 17 août 2018
Pages : 136

Ce tome 4 contient Paper Girls 16-20. Nos quatre jeunes héroïnes se sont retrouvées piégées dans un lointain passé. Mais ce voyage leur a permis de rencontrer l'inventrice du voyage dans le temps. Il n'en fait pas beaucoup plus pour comprendre que le fonctionnement du temps a été mis à mal, même si cela semble être surtout dans le cas de détails qui sinon ne sont pas dangereux. Mais il est temps de revenir dans le futur, cette fois les jeunes adolescentes se retrouvent le premier janvier de l'an 2000 lors de la première bataille entre les ancêtres et leurs descendants du futur. Comprendra-t-on enfin ce qui est en train de se dérouler ?

SPOILERS

Cette fois les héroïnes de Paper Girls commencent enfin à pouvoir véritablement agir sur leurs déplacements. Elles ne sont plus aussi impuissantes et commencent à pouvoir trouver des moyens de comprendre ce qui leur arrive. Erin est la première à comprendre comme utiliser son journal tandis qu'elles décident de prendre le contrôle d'une machine afin de retourner chez elles.

De plus, ce tome donne enfin des indices plus substantiels sur la raison de la guerre dans laquelle les quatre héroïnes sont plongées sans le vouloir. Les ancêtres sont la première génération à avoir connu le voyage dans le temps et ont décidé de fermer toutes possibilités de changer l'histoire et d'explorer. Certains de leurs descendants ont décidés que toutes les personnes vivantes méritent de vivre dans le meilleur des mondes possibles. Il y a donc une opposition idéologique forte entre le refus d'agir sur le passé et le souhait de le modifier, mais celle-ci n'est pas exprimée puisque les combattant-e-s ne se rencontrent pas. Au vu de la fin de ce tome 4, on pourra peut-être savoir si ce futur qui semble savoir ce qui est mieux pour le passé est vraiment aussi parfait que présenté.

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**** Ce tome donne enfin quelques clés pour comprendre le fonctionnement de l’intrigue !
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Image : Éditeur

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13:32 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

31/08/2018

Paper Girls 3 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 3
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban Comics 6 octobre 2017
Pages : 136

Ce tome 3 contient Paper Girls 11-15. Un matin, le premier novembre 1988, une petite ville des États-Unis a connu des événements extraordinaires. Quatre jeunes filles tentent de comprendre ce qui arrive. Malgré les dangers elles survivent et se retrouvent en 2016. Leur arrivée dans le futur est une source de surprises pour elles, et la version adulte de l'une d'entre-elles. Ce 2016 connait lui aussi des événements extraordinaires alors que des monstres et un zeppelin apparaissent. Les quatre jeunes filles décident de fuir. Et elles se retrouvent dans un lieu paisible sans savoir quelle est l'époque. Il ne faut que peu de temps avant qu'elles ne soient attaquées par une femme et son bébé.

SPOILERS

Je ne sais pas comment fait Vaughan pour écrire des séries qui n'avancent pas leurs intrigues mais qui restent intéressantes. Cela fait déjà trois tomes que nous suivons quatre héroïnes sans comprendre ce qui se déroule et pourquoi le temps semble mis à mal, même si l'on ne sait pas vraiment si le temps est blessé. Tout ce que l'on sait, c'est que l'humanité a inventé le voyage dans le temps et décidé qu'il ne fallait rien modifier, même si des actions de réparations semblent possibles. De plus, il semble qu'une génération plus jeune ne soit pas d'accord et souhaite changer l'histoire.

Ce troisième tome reste dans la veine des précédents. Les quatre héroïnes subissent les événements et ne sont pas encore véritablement capable d'agir. Mais elles commencent à mieux savoir comme réussir à survivre et à accepter une certaine dose de changement. Ce troisième tome est surtout rempli de thématiques féminine, voire féministe. Les jeunes filles, encore préadolescentes, parlent de règles et de l'accès à une éducation sexuelle. La personne qu'elles rencontrent ne souhaite pas laisser son enfant sous le contrôle d'hommes qu'elle considère incapables. Et l'une d'elles pourraient bien être attirée par l'une de ses amies... Ce ne sont que de petites touches mais qui rendent ce tome intéressant.

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**** Ça n'avance pas et pourtant j'en redemande !
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Image : Éditeur

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19/08/2018

Injustice II 3 par Tom Taylor, K. Perkins, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Marco Santucci

Titre : injustice II 3
Auteurs : Tom Taylor, K. Perkins, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Marco Santucci
Éditeur : DC 7 août 2018
Pages : 144

Ce volume contient Injustice II 13, 15-17 et Annual 1. Deux choses différentes sont arrivées à la fin du régime de Superman. Premièrement, les Amazones se sont retournées contre leur princesse, Diana. Celle-ci a perdu son titre de Wonder Woman et elle est enfermée dans un donjon sur l'Île du Paradis. Puis la cousine de Superman est arrivée dans la patrie de Black Adam. Depuis, il essaie de lui permettre de comprendre ses pouvoirs. Mais son but n'est pas simplement de la protéger ni de lui donner une version particulière de l'histoire de son cousin. Il souhaite l'utiliser afin de permettre l'évasion de Diana. Avec une personne comme elle le monde risque beaucoup.

SPOILERS

Ce troisième volume me semble être un moyen de placer plusieurs débuts d'intrigues. En effet, outre l'évasion de Wonder Woman rien ne semble particulièrement construit. Les auteurs essaient plutôt de mettre plusieurs références en route. Ainsi, on apprend l'existence des Red lanterns. En ce qui concerne la Ligue des assassins, celle-ci essaie une nouvelle arme contre une petite ville éloignée. Mais ce qui me semble le plus inquiétant est la création de Brother Eye, une entité connue par les lecteurs et lectrices de l'univers DC pour être particulièrement dangereuse.

La seule intrigue d'ampleur concerne Wonder Woman. Les auteurs nous offrent sont histoire sous la forme d'un flash-back. Celle-ci est connue, Steve Trevor s'échoue sur une île et rencontre Diana qui souhaite l'aider à stopper une guerre. Mais ici Tom Taylor fait de Diana une femme qui n'hésite pas à user de son pouvoir contre des personnes plus faibles et de Steve Trevor un espion du régime nazi. Il est dommage de rendre Diana aussi brutale à la suite de cette information, mais au moins on comprend un peu mieux les raisons derrière son soutien à Superman, qui n'étaient que liés à l'amour selon la première série. Cette intrigue permet aussi de montrer qu'une partie des Amazones est toujours fidèle à Diana ce qui répond à ma question concernant les restes du régime de Superman.

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*** Bien que l'intrigue du volume soit réussie j'aurais aimé une attention plus importante envers les besoins et les difficultés d'une reconstruction après un régime tyrannique.
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Image : Éditeur

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injustice II 2 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albaran

Titre : injustice II 2
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albaran
Éditeur : DC 1 mai 2018
Pages : 160

Ce volume 2 contient injustice II 7-12 et 14. Petit à petit, le monde et les États-Unis sont en train de retrouver un semblant de normalité après le régime de Superman. Un nouveau président a été élu et même s'il y a des points de friction Batman aka Bruce Wayne essaie de créer un lien entre ce président et un groupe de personnes capables de changer le monde. Mais le plan n'a pas eu le temps d'être mis en place qu'une partie des personnes les plus riches de la planète sont assassinées. Derrière cet attentat se cache le retour de la Ligue des assassins dont le chef souhaite prendre le contrôle du monde. Afin d'éviter d'être mis à mal par des héros il décide aussi de capturer leurs enfants et d'en faire des otages. Mais Batman n'est pas du genre à accepter ce genre de comportement.

SPOILERS

Cette nouvelle série débute tout simplement par une tentative de reconstruction. Le premier volume mettait en place une rencontre entre l'ancien président, le nouveau et un groupe constitué autour de Batman. Mais le scénariste essaie aussi de créer de nouvelles menaces dans un monde que l'on sait encore fragile. Malheureusement, cet aspect n'est pas assez mis en avant mais j'y reviendrais. Utiliser la ligue des assassins, dont le fils de Bruce et un nouveau Batman font parties, est une bonne idée. La ligue est capable de frapper fort tout en ayant un but précis en tête. Ce but est mis en avant dans ce second tome et permet de justifier le lien entre plusieurs personnages qui ne sont pas forcément proches. De ce point de vue ce second volume est réussi et n'hésite pas du tout à créer des drames

Malheureusement, l'auteur laisse de côté les intrigues politiques afin de se concentrer sur l'attaque contre la Ligue. On ne nous donne que peu d'informations sur le nouveau président et sa politique, on sait simplement qu'il ne fait pas attention à l'environnement. On ne voit rien du monde extérieur aux États-Unis alors que d'autres états ont souffert de Superman. Et surtout on ne sait rien des restes du régime de Superman. Ou sont, par exemple, les membres de sa milice ? Le scénariste a aussi la bonne idée de donner un but justifiable au chef de la Ligue, bien que ses moyens d'actions ne le soient pas. Pendant une page on pourrait même penser que lui et Batman pourraient dialoguer afin de créer un plan d'action commun et pacifique. Malheureusement, ce lien potentiel est immédiatement anéanti par le scénario, ce que je trouve dommage. Pour moi, ce second volume est donc en demi-teinte.

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*** Bien que l'intrigue du volume soit réussie j'aurais aimé une attention plus importante envers les besoins et les difficultés d'une reconstruction après un régime tyrannique.
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Image : Éditeur

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17/08/2018

Ms Marvel 9. Teenage wasteland par G. Willow Wilson, Nico Leon et Ian Herring

Titre : Ms Marvel 9. Teenage wasteland
Auteur-e-s : G. Willow Wilson, Nico Leon et Ian Herring
Éditeur : Marvel 31 juillet 2018
Pages : 136

Ce volume contient Ms Marvel (2015) 25-30. Ces derniers mois ont été dures pour Kamala Khan. La communauté du New Jersey semble s'être retournée contre elle alors qu'un nouveau super-héros est arrivé. Soudain, elle a disparu. Ses ami-e-s ne savent pas où elle se trouve ni ce qu'elle fait. L'absence de Ms Marvel a été remarquée dans les rues de la ville. Red Dagger essaie de la retrouver tout en patrouillant dans les rues. Mais ce qui est le plus surprenant c'est que de nouvelles Ms Marvel apparaissent. Car l'absence de cette dernière a donné une idée à certaines personnes. Pourquoi ne pas la remplacer en attendant son retour ? Ce plan pourrait bien devenir plus dangereux que prévu car un ancien ennemi est sur le point de revenir.

SPOILERS

Contrairement aux deux volumes précédents ce numéro 9 (selon la numérotation américaine) s'intéresse moins à des questions de communauté et bien plus à l'amitié entre un petit groupe d'adolescentes. On revient donc à une super-héroïne et ses problèmes normaux de la vie de tous les jours, par exemple tomber amoureuse de quelqu'un. L'absence de Ms Marvel et de Kamala est bien mise en scène. On ne la retrouve que tardivement. Pendant quelques numéros on ne fait que suivre les aventures de ses ami-e-s qui essaient d'aider la ville comme elle l'a fait. Ces pages sont souvent assez drôles et permettent de montrer à quel point le personnage de Kamala a évolué depuis le début de la série. Malheureusement, ses aventures de classes sont beaucoup moins montrées brisant un équilibre entre ce qu'elle apprend et ce qui se déroule à l'extérieur.

Ce volume permet aussi de faire revenir L'inventeur, la personne qui a créé le clone de Thomas Edison. Ce personnage a été un ennemi majeur de Kamala durant les premiers tomes. Il n'est apparu que tardivement, après que sa philosophie ait été explicitée pour les personnes qui lisent Ms Marvel. Ce retour se fait beaucoup plus rapidement et sans que ses actions ne soient aussi précisément expliquées. Elles ne sont que la continuation logique de ce qui se déroulait déjà.

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***** Ms Marvel est probablement l'une de mes séries préférées et j'ai du mal à ne pas l'apprécier.

Image : Amazon

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16/08/2018

Chronicles of the fallers 2. Night without stars par Peter F. Hamilton

Titre : Chronicles of the fallers 2. Night without stars
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Pan books 2016
Pages : 766

Nigel Sheldon a échoué. Au lieu de détruire le Vide il a permis l'expulsion de Bienvenido en dehors du Vide et de la galaxie. La planète se trouve dans un système constitué de planètes dont les races se sont éteintes, parfois à la suite de guerres nucléaires. Cela fait près de 200 ans que la planète vit dans l'univers normal. Les habitant-e-s ont perdus les pouvoirs offerts par le Vide mais l'électronique fonctionne à nouveau, permettant d'atteindre une technologie proche du XXème siècle. Le monde est gouverné par un parti unique et surveillé par une police politique aussi chargée de la lutte contre les aliens nommés Fallers. Ceux-ci ont réussi à infiltrer toute la société et face au danger encouru les mentions de technologies provenant du Commonwealth sont considérées comme des actes de trahisons. Un soir, un berceau tombe du ciel avec un bébé possédant les technologies les plus avancées de l'humanité. Son arrivée va tout changer et risque de mener à la destruction des habitant-e-s de Bienvenido.

SPOILERS

Bienvenido était une société aristocratique gouvernée par un dictateur qui contrôlait les ressources de la planète. À la suite de la Révolution de Svlasta, téléguidée par Nigel Sheldon, la planète est entrée dans une société bolchevique avec des souhaits d'égalité mais un fonctionnement basé sur la surveillance et la terreur, justifié par la menace des Fallers. Dans ce livre, la société est divisée en plusieurs factions. Il y a les humain-e-s, les membres du PSR chargés de chasser les Fallers et les traitres et les Eliters qui sont des humain-e-s avec des capacités avancées activées après la sortie du Vide. Le fonctionnement de cette société, paranoïaque et qui veut garder un équilibre à tous prix, est assez logique face à la menace mise en avant par l'auteur. Celui-ci semble avoir pris le temps de se renseigner un peu sur les sociétés dites communistes. Il faut particulièrement attention au fonctionnement bureaucratique, au fichage et à la surveillance constante de tous les individus considérés comme dangereux pour l'ordre.

Ce second tome possède aussi un problème important. La fin du premier tome me donnait l'impression que le récit allait se concentrer sur deux personnages féminins majeurs. Paula Myo, enquêtrice provenant du Commonwealth, et Kysandra. Cette dernière a passé l'entier du premier roman dans une posture d'élève face à Nigel. Bien qu'elle gagne en importance dans cette suite, elle devient un personnage mythique que le gouvernement traque, elle n'est que rarement présente pendant une bonne moitié du récit. L'auteur décide de créer un nouveau personnage masculin : Chaing capitaine du PSR. Ce dernier est un jeune homme récemment monté en grade prêt à tout pour défendre la population contre les Fallers. En gros, c'est un Svalsta un peu paranoïaque. On retrouve donc, une troisième fois, le récit d'un jeune homme qui comprend que sa société doit changer pour survivre mais, cette fois, il ne devient pas le dirigeant. Bien pire est le rôle de sa collègue et amante : Jenifa. Elle est décrite comme impitoyable, cruelle et elle ne cherche qu'à devenir plus forte. Au fil du récit elle devient de plus en plus fanatique jusqu'à mettre en danger l'humanité pour s'attaquer aux Eliters. Mais ce qui m'a posé le plus de problèmes est son usage du sexe, écrit par un homme. Jenifa use du sexe comme d'un moyen de domination pour soutirer des informations de la part des hommes. On a donc un personnage féminin régulièrement décrit pour ses prouesses sexuelles puis que l'auteur montre comme dangereuse car elle en use comme un moyen de gagner en pouvoir. Cela devient pire quand on apprend que cette méthode lui a été apprise par sa mère. Si l'auteur ne voyait pas comment écrire Jenifa autrement il aurait mieux fait de la laisser de côté.

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*** Le roman répond aux questions laissées en suspens sans être original. Mais je déplore la manière dont Hamilton écrit les personnages féminins et ne semble pas être capable de créer un roman sans avoir un personnage masculin comme conducteur du récit.
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Image : Éditeur

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15/08/2018

Midnighter and Apollo par Steve Orlando, Fernando Blanco et Romulo Fajardo Jr.

Titre : Midnighter and Apollo
Auteurs : Steve Orlando, Fernando Blanco et Romulo Fajardo Jr.
Éditeur : DC comics 25 juillet 2017
Pages : 152

Ce volume contient Midnighter and Apollo 1-6. Apollo est un héros qui, à la suite d’expérimentations par des aliens, a reçu un pouvoir proche de celui de Superman (et il brille dans la nuit). Midnighter est un combattant qui a été torturé et que les tortionnaires ont relié à un ordinateur dont le seul but est de donner des moyens de tuer efficacement (et il aime s'habiller en noir). Les deux héros travaillent souvent ensemble et Apollo semble être nécessaire pour que Midnighter ne tome pas complétement dans son côté meurtrier. Mais un jour quelqu'un décide de demander l'aide des enfers pour vaincre Midnighter. Car il sait que le seul moyen de survivre est de donner un but différent à sa Némésis : sauver la personne qu'il aime, Apollo.

SPOILERS

Ces deux personnages sont amants et sont très différents. Apollo a pris ce nom afin de donner de l'espoir, de penser que personne n'est jamais totalement perdu. Midnighter considère que certaines personnes doivent mourir et il n'hésite pas à appliquer la sentence lui-même. Il se considère déjà tombé. Une partie de l'intrigue concerne le lien entre Midnighter et la mort. Il entre volontairement en enfer, il combat un tueur des enfers et reçoit sa position en récompense, s'il l'accepte et surtout jamais il ne planifie sa survie à cette aventure.

Apollo, lui, est l'espoir. Selon moi, la partie de l'intrigue qui le concerne est la plus intéressante. En effet, il se pense bon mais il se retrouve en enfer. Il prend le nom d'une divinité mais il devient un esclave pour les démons. Alors qu'il essaie de s'échapper il est rattrapé par un démon qui joue avec lui à un jeu censé dire la vérité. La manière dont ce jeu est mis en scène permet de détruire l'identité d'Apollo. Il se pense héros, mais il est victime du péché d'orgueil. Il se pense meilleur que d'autres mais il a tué à plusieurs reprises. Le jeu permet donc de créer plusieurs scènes de dialogues entre ce démon et Apollo qui réinterprètent les actions du héros. La fin de cette série est tout aussi intéressante puisque seul Apollo est capable de sauver Midnighter des enfers ce qui est remis en scène un peu plus tard alors que le couple est enfin réuni.

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**** Je ne suis pas familiarisé avec ces deux personnages mais j'apprécie leur relation telle qu'elle est mise en scène dans cette courte série.
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Image : Éditeur

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13/08/2018

The darkest mind

TW : abus sur enfants, tentative de viol

The darkest mind débute dans un monde proche du notre. Les enfants vont à l’école tandis que les parents travaillent pour subvenir à leurs besoins. Mais dans ce monde une maladie touche les enfants. En peu de temps, 90% de la population mineure des États-Unis est morte. Les enfants qui survivent sont étudiés pour comprendre la raison de leur résistance. Les scientifiques comprennent que les enfants qui ont survécu ont développé des pouvoirs. Illes sont classifiés selon le type de pouvoir et leur danger en 5 couleurs dans des camps dits de réhabilitation : vert pour l'intelligence, bleu pour la télékinésie, jaune pour le contrôle de l'électricité tandis que les oranges et les rouges sont considérés comme rares et doivent être tués à vue. Ruby a réussi à forcer son classement en tant que verte. Mais en réalité elle est l'une des rares orange encore en vie. Alors que les autorités du camp commencent à comprendre qui elle est, elle réussit à s'enfuir et essaie de retrouver sa maison.

SPOILERS

La réalisation ne souhaite pas simplement jouer avec des pouvoirs et adolescent-e-s. Le but est aussi de nous présenter un état policier, probablement fasciste, qui n'hésite pas à kidnapper des enfants au nom du bien commun. Un tel thème ne peut qu'interpeller à la suite de la politique de trump concernant les enfants migrants. Une partie du film se déroule au sein d'un camp tenu par une autorité militaire tandis que l'extérieur est rempli de chasseurs, de militaires et de deux mouvements de résistance principaux. La présidence semble être restée aux mains de la même personne pour au moins 6 ans me sans que l'on sache si les libertés civiles et civiques ont été abaissée. Le film donne des indices mais rien n'est réellement montré. On a beaucoup de mal à croire en cet univers alors que la majorité des scènes sont vides de personnages autre que les principaux. La réalisation échoue complétement à nous faire croire à cet univers car elle ne nous donne pas assez d'éléments pour comprendre son fonctionnement.

De plus, le film est loin d'être réussi. Bien que l'actrice principale, Amandla Stenberg qui tient le rôle de Ruby, tienne son rôle sans trop de problèmes. Elle est même plutôt talentueuse réussissant à nous faire rire ou à nous rendre tristes selon les moments. Les 4 autres acteurs et actrice qui tiennent l'affiche ne sont pas aussi bons. L'une ne parle pas, n'usant que de gestes et sa relation avec Ruby est assez réussie. Les deux hommes du groupe ne sont pas intéressants, l'un n'étant qu'un beau gosse en vue d'une relation romantique hétérosexuelle. Le méchant de l'histoire est, en revanche, assez bien écrit. Loin d'être cruel il est surtout manipulateur et certain d'être dans son droit. Il est proclamée leader d'une résistance, blanc, fils du président donc d'une classe sociale assez élevée et il parle toujours calmement. Au fil du film, on comprend qu'il considère que certaines personnes sont supérieures à d'autres, en particulier les oranges dont le pouvoir inclut la manipulation des esprits. Se pensant légitime en tout il n'hésite pas à considérer Ruby comme sa propriété et à vouloir la manipuler pour en faire sa femme parfaite. Il est dommage que ces événements ne soient pas servis par une réalisation efficace. Au contraire, on s'ennuie souvent, on ne comprend pas grand-chose à l'intrigue tandis que les grandes révélations sont extrêmement faciles à comprendre à l'avance.

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** Une idée qui était loin d'être inintéressante mais une réalisation sans intérêt.
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Image : Site officiel

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09:47 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the darkest mind, rébellion | | | |  Facebook

04/08/2018

Chronicle of the Fallers 1. The abyss beyond dreams par Peter F. Hamilton

Titre : Chronicle of the Fallers 1. The abyss beyond dreams
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Pan books 2014
Pages : 687

Après la guerre contre les Primes l'humanité est devenue encore plus puissante, une des forces les plus importantes de la galaxie au point d'être invité par les Raiel dans la lutte contre l'ennemi le plus implacable de la voie lactée : le Vide. Mais l'humanité a aussi compris qu'elle ne pouvait pas risquer une nouvelle fois la possibilité d'une extinction. Alors que le Commonwealth se modifie de plus en plus, créant une nouvelle culture dont les membres se préparent à un changement de forme d'existence, d'autres humain-e-s décident de créer des vaisseaux trans-galactiques chargés de créer de nouvelles colonies humaines. Certains de ces vaisseaux sont attirés dans le Vide, comme la trilogie du Vide le montre. Face à cette nouvelle information. Les Raiels se tournent vers Nigel Sheldon afin de monter une mission interne au Vide. Mais au lieu de la planète que toute l'humanité connait Nigel s'écrase sur Bienvenido, une planète humaine mais soumise à un assaut constant de la part d'une espèce alien capable de prendre forme humaine.

SPOILERS

J'apprécie toujours autant Peter F. Hamilton, bien que je n'aie pas lu l'entier de son œuvre. Mais c'est par hasard que j'ai aperçu ce premier tome. J'étais un peu surpris et je me demandais ce que Hamilton pouvait bien montrer de plus concernant le Vide alors que sa trilogie précédente répondait à beaucoup de questions. L'auteur préfère, et c'est une bonne chose, changer de perspective en changeant de planète. Bienvenido est hostile, scientifiquement un peu plus avancée et gouvernée par une dictature héréditaire. Face à cela, il décrit un jeune officier fanatique dans sa lutte contre les Fallers qui devient, petit à petit, le chef d'une armée révolutionnaire. Enfin, il fait venir Nigel Sheldon, dont l'absence de la trilogie du vide était surprenante.

Malheureusement, je n'ai pas l'impression que ce livre soit très utile. Le début est très réussi. On observe le stress et la peur de personnes entrées sans le souhaiter dans un univers aux règles différentes. On suit une petite équipe qui rencontre les Fallers et qui est victime de leurs attaques. Mais dès que l'on passe ce point du livre, l'introduction, les intrigues sont bien plus proches de ce que l'on connait déjà. Peter F. Hamilton nous fait suivre un jeune homme talentueux qui essaie de monter les échelons du gouvernement. Mais là où le héros de la trilogie du vide le fait de manière légale celui de ce livre décide de mettre en place une révolution sanglante. Dans les deux cas il y a lutte contre un gouvernement corrompu et placide. Mais l'évolution d'Edeard, telle que décrite par Hamilton, prend le temps de montrer le changement de ses méthodes. Dans ce nouveau livre, ce changement est brusque. On ne comprend pas pourquoi ni comment une personne considérée comme un héros devient un fanatique enragé par la paranoïa. Malheureusement, l'intrigue est beaucoup moins bien écrite.

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*** Loin d'être le meilleur roman de Peter F. Hamilton il reste intéressant dans le cadre plus large de la saga du Commonwealth.
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Image : Éditeur

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31/07/2018

Batman Detective Comics 6. Fall of the Batmen par James Tynion IV, Joe Bennett, Miguel Mendoça et Eddy Barrows

Titre : Batman Detective Comics 6. Fall of the Batmen
Auteurs : James Tynion IV, Joe Bennett, Miguel Mendoça et Eddy Barrows
Éditeur : DC 26 juin 2018
Pages : 184

Ce volume 6 contient Detective Comics 969-974 et Annual 1. Tim Drake, alias Red Robin, est enfin de retour après plusieurs semaines enfermés par une personne mystérieuse. Il a aussi fait la connaissance de son alter ego du futur et souhaite éviter de devenir cette personne. Revenu à Gotham, il a plusieurs buts. Premièrement, il souhaite revoir Stéphanie qui a quitté l'équipe après son refus de continuer sur la voie que Batman a prise. Il souhaite éviter le futur qu'il a observé. Et enfin, il veut reconstruire l'équipe pour en faire une machine capable de répondre à toutes les menaces. Mais ses méthodes commencent à inquiéter de nombreuses personnes aussi bien chez les criminels que le gouvernement, et même la population générale.

SPOILERS

Les auteurs ont décidé de créer une équipe capable d'affronter des menaces importantes. Face à celle-ci, il y a eu deux ennemis principaux : la Colonie une branche secrète de l'armée et les Premières Victimes suivi par un mouvement populaire. Ces deux menaces n'ont pas disparu mais ce nouveau volume s'intéresse à autre chose. Est-il possible, pour une personne privée, d'agir comme une police parallèle avec des tactiques paramilitaires ? Bien entendu, cette question était sous-entendue depuis le début de la série de Tynion. Les Premières Victimes considèrent que Batman fait partie du problème et doit être puni pour cela. La Colonie considère que Batman peut devenir une menace pour la sécurité de l'État et donc qu'il faut être capable de l'empêcher de nuire.

Mais ce nouveau volume étend cette question à la société civile. Pour cela, la mairie de Gotham reçoit un nouveau maire dont la première action est de tenter de restreindre les actions de Batman, par la menace si nécessaire. Même Gordon critique son ami encapé. Cependant, il est clair que les auteurs ne souhaitent pas s'arrêter là et continuent de mettre en avant Tim Drake, le véritable cerveau de l'opération. Ses idées sont de plus en plus inquiétantes puisqu'il planifie la prise de contrôle militaire de la ville par son équipe. Ce volume introduit aussi une menace de dissension alors que les membres de l'équipe doivent faire un choix face à un Clayface qui ne se contrôle plus et qui devient un danger pour les habitant-e-s de la ville. Personnellement, je me réjouis de savoir comment les auteurs vont traiter ce point au sein de l'équipe de Batman.

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**** Un sixième volume toujours aussi intéressant qui continue à créer une équipe tout en la mettant face aux questions qu'elle pose pour la sécurité de la ville et de l'état.
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Image : Éditeur

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21/07/2018

52 3 par Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52 3
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 29 juin 2018
Pages : 320

Ce tome contient 52 27-39 ainsi que The origin of the Question et The origin of the Metal Men. Après la crise un an s'est déroulé sans que les principaux personnages de DC ne soient présents dans les événements principaux. Durant cette année, les personnages secondaires durent prendre la place et sauver l'univers des menaces les plus importantes. Et il y a de nombreuses menaces. Alors que Black Adam semble avoir réellement changé une menace se déplace dans la galaxie, sans que les gardiens n'agissent. Gotham est sous le contrôle d'Intergang dont les membres semblent suivre une prophétie tirée d'une bible du crime. Mais surtout, Luthor contrôle de plus en plus de héros et héroïnes au travers de son projet.

SPOILERS

Ce troisième tome permet de dépasser la moitié des numéros de la série 52. Les informations sur les trois personnages disparus, Batman, Superman et Wonder Woman, sont toujours aussi peu présents. Wonder Woman semble avoir disparu tandis que même Batman se montre dans ces pages. Ce qui permet à ce tome de gagner en intérêt sont les nombreuses réponses qui sont enfin données aux différentes intrigues mises en place. On sait enfin qui est Supernova, on sait qu'elle est la menace qui fait peur aux Gardiens de la galaxie et on sait enfin ce que souhaite Intergang (bien que l'on ne sache pas pourquoi). Mais les intrigues sont encore très décousues. Le passage d'un personnage à un autre voire d'un lieu à un autre est très rapide, parfois le changement se fait en deux pages. Ceci rend la compréhension un peu difficile et je me demande si la fin sera à la hauteur des problèmes posés.

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*** Quelques réponses et surtout Batwoman.
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Image : Éditeur

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Hardfought par Greg Bear

Titre : Hardfought
Auteur : Greg Bear
Éditeur : Open Road Media Sci-Fi & Fantasy 1 avril 2014
Pages : 116
TW : Racisme, mention de génocides

Le futur, une époque indéterminée dans la nébuleuse de la Méduse un vaisseau humain prépare son équipage au combat. Depuis des milliers d'années, l'humanité est en guerre contre une espèce aussi vieille que la galaxie : les Senexi. Alors que l'humanité est née sur une planète rocheuse riche en ressources les Senexi proviennent d'une planète gazeuse avec peu de ressources. Les deux espèces sont aussi puissantes l'une que l'autre sans que rien ne semble permettre la fin de la guerre. Pire encore, les deux espèces n'ont même jamais essayé de se contacter.

SPOILERS

Je n'ai lu que deux romans de Greg Bear, L'échelle de Darwin et Les enfants de Darwin. Bien que mes souvenirs soient lointains, j'en ai eu l'impression d'un auteur qui essaie d'être le plus proche de la réalité scientifique tout en tentant d'aller au bout des conséquences de ce qu'il décrit. Malgré les actes mis en avant dans ces deux romans, il en sortait aussi une impression d'optimisme. Hardfought est très différent. J'en ai entendu parler sur le blog Le culte d'Apophis qui en fait une critique très complète tout en le comparant à La guerre éternelle de Joe Haldeman, un très bon roman. Greg Bear écrit une histoire particulièrement difficile d'accès. Il ne prend pas le temps de définir son univers dans les premières pages. Il faut attendre plusieurs dizaines de pages avant de commencer à comprendre à quelle époque l'on se trouve et quels sont les éléments particuliers de cet univers. L'auteur nous offre quelques indices mais sans les expliciter. L'entrée est particulièrement difficile et ce n'est que durant la lecture que l'histoire commence à devenir plus compréhensible, ce qui permet à l'auteur de nous présenter une dystopie particulièrement glaçante.

Lorsqu'on ressort de cette courte histoire on ressent une impression de fort désespoir. Les rares personnages de l'intrigue sont perdus dans un combat qu'illes ne comprennent pas et qui ne peut pas s'arrêter. Les Senexi sont plus compréhensibles que les humain-e-s. Greg Bear nous décrit une civilisation ancienne qui n'accepte pas les changements. Ne serait-ce que communiquer avec d'autres formes de vie est considéré comme une atteinte à leur pureté originelle. La civilisation fonctionne avec un corps nerveux central immobile et des individus sous contrôle plus ou moins strict mais capables de se mouvoir. L'intrigue permet de suivre l'un de ces individus chargé de comprendre l'humanité

L'humanité, justement, est très différente de ce que l'on connait et ce n'est que tardivement que l'on commence à comprendre à quel point celle-ci a été mise à mal. Pour être précis, l'auteur nous présente trois époques. L'une est mise en avant au début du roman. L'autre est présentée vers la moitié de l'intrigue et la dernière époque débute à la fin du roman. À travers ces trois époques l'auteur essaie de nous faire comprendre ce qui arrive à l'humanité lorsque celle-ci décide de tout faire pour devenir une machine de guerre chargée de combattre éternellement. Outre l'incapacité de communiquer avec des êtres différents, car la compréhension implique une possibilité d'empathie, l'intrigue met en place une tentative d'atteindre l'efficience parfaite. Lorsque l'on commence à comprendre cet aspect durant la lecture on commence à pouvoir imaginer tout ce qu'a perdu l'humanité. Les personnages ne sont plus des humain-e-s mais de simples machines construites à la chaine pour être envoyées au combat le plus vite possible. Il n'y a plus d'égalité mais un système de caste avec des buts précis. Les dirigeant-e-s ne sont jamais montré-e-s. À la fin du roman on se demande si les deux espèces ne méritent pas de se détruire mutuellement.

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**** Je n'ai fait qu'effleurer les thèmes d'une lecture aussi riche qu'elle est difficile d'accès. Je ne peux pas annoncer avoir apprécié ma lecture. Mais Greg Bear a réussi à produire une intrigue extrêmement bien construite.
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Image : Site de l'auteur

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20/07/2018

Ant-Man and the Wasp

Ant-Man n'apparait pas dans Avengers Infinity War. Comme d'autres personnages, on ne sait pas ce qui lui est arrivé ni où il se trouve lors des événements du dernier Avengers. Scott Lang a accepté un accord avec le gouvernement allemand ainsi que le gouvernement des Etats-Unis. Au lieu de la prison, il retourne chez lui mais il est assigné à résidence pour deux ans avec une période de probation. Bien entendu, il ne doit contacter ni Captain America ni Hank Pym et Hope van Dyne. La vie se déroule difficilement entre une routine de tous les jours, l'apprentissage de la magie, le gardiennage de sa fille et l'irruption de la police pour fouiller la maison. Bien qu'il regrette de ne plus être Ant-Man, Scott refuse de mettre en danger ses relations avec sa fille qu'il juge plus important que son envie d'être un héros. C'est sans compter Hank et Hope.

SPOILERS

Le premier film mettait en avant Scott Lang alors que Hope van Dyne était bien plus capable que lui. Scott était un Ant-Man qui apprenait à utiliser le costume ainsi que les fourmis tout en suivant les ordres d'Hank Pym. Hope van Dyne était à peine un personnage dont Scott tombe amoureux ou une fille fâchée contre son père. Pourtant, elle est clairement bien plus entrainée et intelligente que Scott. Ce second film lui rend enfin justice. Non seulement elle est inscrite dans le titre mais elle est active une grande partie du film. Bien entendu, elle a parfois besoin d'aide mais c'est elle qui décide quand et où. Je tiens d’ailleurs à mettre en avant une scène particulière. Alors que Scott s'apprête à les sauver Hope a déjà mis en place un plan. Hope n'est pas une princesse Disney en attente d'un homme. Scott, dans ce film, perd de sa superbe. Alors que Hope est active et compétente Scott échoue et utilise un costume qui ne fonctionne pas bien. Le personnage et ses capacités sont clairement diminués face à Hope van Dyne.

Sans être révolutionnaire, le premier film usait habilement des capacités de miniaturisation et d’agrandissement. Outre des scènes humoristiques cela permettait aussi un changement de perspective au sein même des scènes. Cette suite utilise les mêmes idées que le premier. On retrouve les mêmes personnages avec les mêmes caractéristiques. On retrouve le bus et son klaxon. Et le film utilise encore plus les changements de tailles des héros et du décor. Les voitures et les immeubles ne sont plus indemne (et l'on se dit que Hope et Hank feraient fortunes en tant que déménageurs). Il n'y a donc aucune surprise mais simplement de l'efficacité. Heureusement, ce film ajoute une adversaire bien plus intéressante que le premier. Son but n'est pas de contrôler le monde mais tout simplement de survivre et de tout faire pour éviter la souffrance. Il est dommage que ce personnage ne soit pas examiné de plus près dans ce film.

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*** On ne peut pas parler d'un bon film mais d'un film efficace et rien de plus.
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Image : Site officiel

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17/07/2018

Low 4. Derrière le brouillard par Rick Remender et Greg Tocchini

Titre : Low 4. Derrière le brouillard
Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
Éditeur : Urban comics 23 février 2018
Pages : 120

Ce tome contient Low 16-19. La famille Caine est plus divisée que jamais. Stel a réussi à atteindre la surface mais elle a sous-estimé les dangers d'un monde que plus personne ne connait et elle pourrait bien ne pas avoir survécu à ses recherches. Della a abandonné sa sœur afin de détruire la sonde qui donne de l'espoir à sa famille. Tajo est laissée pour morte après sa confrontation avec sa sœur et la fille de son père adoptif. Elle se réveille au sein de Salus, une ville en proie à la mort et au suicide. Mais il semblerait qu'il y ait enfin une possibilité de trouver une nouvelle maison à l'humanité dans une autre galaxie. Il ne reste plus qu'à convaincre le sénat.

SPOILERS

La direction prise par ce quatrième tome m'a surpris. Remender se concentre uniquement sur l'une des filles de la famille Caine et laisse les autres personnages en arrière. Alors que je me posais des questions du Della et le destin de la sonde ainsi que de Stel, et surtout de cet être qui détruit la sonde à la fin du tome 3, aucune information ne nous est donnée. Tandis que la série commence par une quête vers la surface ce nouveau tome trouve une information cachée dans les bases de données de la cité de Salus, ce qui rend le voyage de Stel inutile (et justifie l'importance d'engager de bons archivistes). J'ai l'impression que les événements sont précipités mais surtout je me demande pour quelle raison il a été nécessaire de faire revenir Marik ? Je ne sais pas si Remender va revenir aux autres personnages mais je l'espère.

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*** À mon avis le tome le plus faible de la série.
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Image : Éditeur

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16/07/2018

The 100 saison 3 et 4

TW : meurtres, tentatives de suicides

Le monde a été détruit dans une apocalypse nucléaire. Mais l'humanité a survécu dans des stations spatiales qui se sont réunies sous la forme d'une Arc. Il y a quelques mois, 100 adolescent-e-s, des délinquant-e-s, ont été envoyé sur Terre afin de vérifier la viabilité du terrain. Car l'Arc meurt et sans une autre solution l'humanité va disparaitre. Mais les 100 et leurs parents ne sont pas aussi seuls qu'on ne l'a cru. Les survivant-e-s de la Terre se sont regroupé-e-s en tribus qui considèrent la survie et la violence comme nécessaire dans un monde dangereux. Les 100 ont décidé de s'allier à ces tribus afin de combattre un second groupe caché dans le bunker d'une montagne, qui utilise le sang des survivant-e-s et des 100 afin de trouver un moyen de survivre aux radiations externes. À la suite de cette guerre, la cheffe des 100, Clarke, a décidé de vivre en ermite. 6 mois plus tard tout le monde est à sa recherche. Et alors qu'elle revient sur les devants de la scène de nouvelles menaces risquent de détruire ce qui reste de l'humanité.

SPOILERS

Le propos de la série, depuis le début, concerne la survie. Face aux 100 nous avions un groupe de personnes très violentes qui considèrent que la survie provient de la capacité de combattre et de sacrifier les personnes faibles et dangereuses. Un autre groupe utilise l'esclavage et le vampirisme tout en se considérant comme la quintessence de la civilisation humaine (surprise, ce sont des blancs aux habits riches). Durant la série, les 100 et les terrien-ne-s essaient de créer une nouvelle civilisation basée sur la paix. Mais la série aime bien créer de nouveaux problèmes. Ainsi, la saison 4 montre les 100 devenir équivalents au groupe du bunker puisqu'illes utilisent le sang et les corps d'autres personnes afin de trouver un moyen de survivre à la fin du monde. La question posée est limpide : Que peut-on justifier au nom de la survie ?

L'une des réponses est donnée par Luna. Ce personnage aurait mérité un meilleur développement au fil de la série. Luna est membre d'un groupe qui peut accéder au statut suprême. Ce statut s'acquière lors d'un combat rituel qui implique la mort de toutes personnes prétendantes au trône. Mais Luna a fui et, depuis, refuse de rester sur la voie de la violence. Elle essaie de créer une nation basée sur la paix. À plusieurs reprises, elle accuse Clarke de justifier des atrocités au nom de la survie et, petit à petit, refuse à l'humanité le droit de continuer à exister. Malheureusement, ce refus se traduit par un retour à la violence. Luna fait partie des rares personnages censés être purement pacifistes que je connais (un autre exemple étant la Duchesse Satine dans la série Clone Wars). J'aurais apprécié que la série lui laisse le temps de développer sa philosophie avant d'en faire une tueuse sans remords.

Un second problème concerne Jasper. Jasper est l'un des 100 présents depuis le début de la série. Lors de la saison 2, il fait la connaissance de Maya qui meurt à la suite de la décision de Clarke de détruire le bunker contre lequel les 100 sont en guerre. Cette décision implique de tuer non seulement des soldats mais aussi des enfants et des personnes innocentes ou alliées. À la suite de cela, Jasper est furieux, ce qui est justifié, mais il entre aussi en dépression. À plusieurs reprises lors des saison 3 et 4 il exprime très clairement son envie de se suicider, avec plusieurs tentatives. Mais il est très mal écrit. Au lieu de le montrer pour ce qu'il est, une personne suicidaire, la production en fait l'un des personnages les plus antipathiques de la série. Il semble que les scénaristes souhaitent nous dire que les personnes suicidaires sont désagréables. À plusieurs reprises, des ami-e-s de Jasper se contentent de lui demander d'agir pour ne plus être désagréable. Jamais la raison de sa dépression n'est exprimée comme légitime. Aucun personnage, même considéré comme des docteur-e-s, ne tente de l'aider. Il est laissé à l'abandon. Je suis très déçu de son traitement et j'en attendais beaucoup plus.

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**** Une série que j'apprécie mais ces deux saisons traitent mal deux personnages que j'aurais préférés être mieux écrits.
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Image : Allociné

Site officiel

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10:56 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the 100, les 100, cw | | | |  Facebook

12/07/2018

Letter 44 6. The end par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque, Dan Jackson et Sarah Stern

Titre : Letter 44 6. The end
Auteur-e-s : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque, Dan Jackson et Sarah Stern
Éditeur : Oni Press 13 mars 2018
Pages : 160

Ce volume 6 contient Letter 44 29-31 et 33-35. L'équipage du Clarke a accepté une mission de plusieurs années afin de comprendre la raison de l'arrivée d'une espèce alien dans le système solaire. À la suite de leur premier contact l'équipage a compris que les aliens luttent contre une menace capable de détruire un système entier. Sur la Terre, la connaissance de ces aliens et de la technologie créée par les États-Unis pour les combattre a mené à une nouvelle guerre mondiale. Maintenant que la paix est déclarée il est temps pour le Président Blades d'annoncer au monde que la Terre va être détruite d'ici peu de temps. Seuls 666 personnes devaient être sauvée mais les aliens ont décidé de revenir sur leur promesse.

SPOILERS

Cette série avait tout pour me plaire. Nous avions un côté science-fiction et mystère avec l'équipage du Clarke et le contact mis en place avec une espèce alien plus avancée. Leur but est resté secret longtemps ainsi que leur responsabilité. De plus, nous avions un parallèle politique sur terre. Les auteur-e-s examinaient l'effet que pourrait avoir l'arrivée d'aliens et de nouvelles technologies sur le monde. Selon moi, il aurait été possible de faire bien mieux, mais une partie des problèmes est dû aux réactions du personnage Blades, dont les décisions ne sont pas tout à fait logiques.

Malheureusement, ce dernier tome tombe un peu à plat. Pendant 4 tomes les auteur-e-s ont mis en place deux intrigues éloignées mais tout aussi intéressantes. Celles-ci sont censées se résoudre, et se rejoindre, dans ce dernier tome. Selon moi, cette conclusion échoue. Il n'y a pas assez de temps pour développer l'intrigue politique dans toute sa splendeur ni pour mieux présenter les aliens et leurs plans. Les auteur-e-s ont été pris au piège de leur propre horloge, vu que les numéros de ce tome scandent le temps restant avant la destruction du système solaire. Il est dommage que la série commence si bien pour se terminer si mal.

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*** Je garde une certaine affection pour cette série, malgré deux derniers tomes bien en dessous de ce que j'attendais.
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Image : Amazon

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Metro 2033 par Dmitry Glukhovsky

Titre : Metro 2033
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Éditeur : Atalante mai 2010
Pages : 640
TW : Meurtres, racisme

2033, depuis un temps inconnu l'humanité, du moins ce qu'il en reste, vit dans les ruines du métro de Moscou. Une guerre a détruit toute chances de revenir à la surface. Celle-ci est ravagée par les radiations mais aussi les mutants, des animaux et des êtres étranges qui rendent tout voyage de surface pratiquement mortel. Artyom est un enfant de l'extérieur. Mais il ne possède presque pas de souvenirs. Sa station avait été envahie par les rats et sa mère le sauva en le confiant à un homme. Artyom est l'un des 5 survivants de cette ancienne station. Depuis, il vit avec son beau-père à la station VDNKh. Il s'occupe de l'usine de thé tout en s'entrainant à se battre car, comme tous les hommes, il est chargé du contrôle des checkpoints de la station. VDNKh pourrait être parfaite, prospère et même créer une petite confédération avec ses voisines. Mais elle est confrontée à une menace externe : les Noirs (reprise de la traduction, je préfère la traduction du jeu qui parle de Sombres). Ces êtres ne semblent pas pouvoir être combattu et pourraient constituer une menace sérieuse pour le réseau entier.

SPOILERS

Ce roman possède deux suites, deux adaptations en jeux-vidéos et pourrait être adapté au cinéma. Il se trouve dans ma Pile à lire depuis plusieurs années mais je n'avais jamais commencé la lecture. Bien que j'apprécie les ambiances post-apocalyptiques et les dystopies, l'ambiance qui semblait s'approcher de l'horreur m'empêchait de commencer. L'auteur est assez habile pour ne donner que peu d'informations sur son univers. On ne connait le métro que par des rumeurs et ce n'est que rarement que celles-ci sont confrontées à la réalité. Le monde de la surface est encore moins connu, donnant une impression de danger et d'étrangeté à la lecture. Le métro lui-même est un microcosme de l'humanité avec des lieux prospères, d'autres pauvres et des expériences politiques et religieuses variées. Ainsi, il y a aussi bien une partie capitaliste que communiste avec quelques stations fascistes. Glukhovsky utilise ces différents milieux pour tenter une réflexion sur la place de l'homme dans l'univers et la manière de justifier sa propre existence. Aucune expérience politique ou religieuse n'est épargnée mais le roman semble se conclure sur la nécessité de croire en une doctrine afin de comprendre la place que l'on possède dans le monde. Ainsi, le héros du roman croit être le héros d'une lutte à mort des hommes contre les Noirs.

Si je parle de lutte des hommes c'est à dessein. En effet, il n'y a pratiquement pas de personnages féminins dans ce roman, je ne crois pas qu'il en existe qui possèdent un nom. Toute la trame narrative est construite autours des hommes et de leurs luttes pour l'avenir, aussi difficile semble-t-il être. Artyom lui-même n'a pas de mère mais un père, sa mère l'ayant abandonné afin de le sauver. Il ne se souvient ni de son nom ni de son visage. La quête de ses souvenirs est l'une des trames narratives du roman. Lorsque Artyom, et ses compagnons, visitent des stations du métro les femmes ne sont que rarement mentionnées. L'une des rares pages durant lesquelles il existe une interaction entre le héros et une femme, qui n'est pas nommée, celle-ci mendie et reçoit de l'argent de la part d'Artyom. D'autres pages montrent les femmes uniquement comme des mères, liées à un homme, mais jamais en position active. Ces quelques mentions semblent permettre de considérer que les femmes du métro sont des mères (avec l'exception des prostituées qui sont nommées mais jamais présentes dans le récit), chargée de la gestion de la maison alors que les hommes ont des rôles externes que ce soit comme ouvrier ou comme soldats.

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*** Le roman a ses qualités, mais je n'ai pas apprécié la lecture. J'ai trouvé les passages sur la religion particulièrement difficiles et lourds
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Image : Éditeur

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