20/11/2018

Arrow 6

CW : Tortures

Oliver Queen possède plusieurs identités. Le jour il est le maire élu de Star City. Son rôle est de protéger ses citoyen-ne-s et d'aider la ville à se remettre de plusieurs années d'attaques terroristes qui ont détruit son infrastructure, son économie et l'espoir. Il est aussi le père de Williams, qu'il a promis de prendre avec lui lors de la mort de sa mère. Mais être père et maire d'une ville rend les choses compliquées. D'autant plus que William ne connait pratiquement pas Oliver Queen. Les seules interactions qu'il a eu avec son père se sont déroulés lors de ses enlèvement par des ennemis de Green Arrow. Et enfin, Oliver Queen est le Green Arrow. Lorsque la nuit tombe il parcourt les rues de la ville afin de sauver, aider et combattre la criminalité. Alors qu'il se croit enfin débarrassé de tous les dangers Oliver Queen commence à reconstruire sa vie et sa ville. Mais une cabale commence à se constituer dans l'ombre. Leur seul et unique but est de s'attaquer à Oliver Queen, par tous les moyens possibles.

SPOILERS

Arrow est une série qui est passée par de nombreux problèmes. La première saison fut suivie d'une excellente seconde saison. Puis, soudain, la production s'est perdue à la fois dans la nécessité de trouver des ennemis d'ampleur pour Green Arrow et une entrée dans le spirituel. Cette décision m'a toujours paru étrange puisque Arrow est censé se dérouler dans un milieu urbain, avec une légère conscience politique. Le but d'Oliver Queen est de se battre pour que les personnes puissantes, riches, ne soient pas au-delà de la justice. Heureusement, la cinquième saison repartait sur de bonnes bases avec un ennemi provenant du passé d'Oliver Queen. Cette sixième saison continue sur cette lancée en créant Ricardo Diaz. Un homme qui a connu la pauvreté et qui tente de prendre le contrôle de la ville afin d'étendre son empire criminel.

La série prend enfin le temps d'enquêter sérieusement sur les activités d'Oliver Queen. Ce dernier a été publiquement accusé à plusieurs reprises, pour toujours s'en sortir. Ce que l'on peut lier à une tendance étrange des citoyen-ne-s de la ville à oublier ces accusations et les meurtres commis par Oliver Queen. Cette fois la série prend au sérieux les accusations et permet même l'enfermement d'Oliver Queen. Cependant, il est dommage que les arguments contre le vigilantisme ne soient pas assez développés. Pire encore, les différentes personnes qui se trouvent dans l'équipe d'Oliver Queen sont finalement utilisées pour aider le FBI à reprendre le contrôle. Le discours sur la nécessité de suivre les lois et procédures pour une justice équitable en est diminué. On semble nous dire que certaines circonstances impliquent que l'état puisse passer outre la loi, ce que je récuse. Cette saison montre aussi la fin de l'équipe constituée lors de la cinquième. Il semblerait donc que la série puisse se diriger vers sa fin lors de la septième saison, ce qui serait probablement une bonne chose.

Site officiel

Image : IMDB

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10:59 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc | | | |  Facebook

17/11/2018

Unity intégrale par Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez

Titre : Unity intégrale
Auteurs : Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez
Éditeur : Bliss comics 9 novembre 2018
Pages : 768

Cette intégrale contient Unity 0-25 et Harbinger: Faith 0. Aric, équipé d'une armure alien, a pris le contrôle de la Roumanie et s'en est déclaré le roi. Son but est de trouver une terre de paix pour son peuple après des décennies de tortures aux mains d'une civilisation alien. Mais sa décision a des conséquences. À la suite de sa prise de contrôle la Russie menace d'utiliser une bombe nucléaire. Toyo Harada refuse cette éventualité et décide, à la suite d’un accord secret, d'envoyer une équipe. Celle-ci est vaincue en moins d'une minute. Cet échec le pousse à créer une équipe formée de personnes qu'il ne contrôle pas : Unity.

SPOILERS

Il est facile de comprendre pour quelle raison Valiant a créé cette équipe. DC a la Justice League. Marvel possède les Avengers. Valiant a créé Unity pour créer des histoires concernant des menaces importantes avec des personnages déjà connus. La composition est donc assez logique : un homme sombre et sans pouvoirs, un guerrier immortel, une femme capable de contrôler la technologie et, finalement, un humain dont les pouvoirs le rendent pratiquement impossible à vaincre. Les pages de cette intégrale sont écrites pour être spectaculaires tout en offrant quelques numéros d'introspection pour chacun des membres. Ce sont d'ailleurs ceux que j'ai préféré.

Bien que Valiant n'invente rien, comme souvent, cela ne veut pas dire que l'écriture n'est pas intelligente. Avec Harbinger et Imperium les effets politiques des décisions d'un groupe qui se considère comme guide de l'humanité étaient mis en avant. Il n'y a pas autant de conséquences géopolitiques ici mais au lieu de créer un groupe externe au monde les auteurs intègrent Unity dans le fonctionnement militaire des États-Unis, sous la forme d'une alliance avec le MI-6. Ce n'est que plus tard, que les auteurs décident de mettre en avant la nécessité de communiquer avec le public, suivi immédiatement par la création d'une équipe concurrente sous l'égide d'autres pays. Bien que cela n'aille pas très loin, les auteurs ont donc conscience des effets de la création d'un tel groupe, contrairement à DC et Marvel qui semblent penser que les Avengers et la Justice League pourraient se rendre partout dans le monde sans conséquences politiques majeures.

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*** Probablement l'intégrale la plus faible que je me suis procuré. Entre quelques pépites on nous montre surtout du spectaculaire.
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Image : Éditeur

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11/11/2018

Saga 9 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 9
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Image Comics 26 septembre 2018
Pages : 152

Ce volume 9 contient Saga 49-54. À moins que je ne me trompe, ce volume est le dernier avant un an. La petite famille de Marko et Alana continue leur périple dans l'univers. Illes ont enfin réunis le Robot Prince IV et son fils Ecuyer. Par la même occasion illes ont accepté Ghüs comme baby-sitter et deux journalistes. Bien que personne ne soit en faveurs de raconter leur histoire aux journalistes ces deux hommes ont besoin de protection et de revenir chez eux. Durant le voyage, ils proposent à Marko et Alana d'écrire leur histoire et. En échange, de leur offrir nouvelles identités et nouveaux corps afin de vivre finalement en paix. La proposition est alléchante si elle est possible. Le petit groupe décide donc de se reposer un peu sur une ile en réfléchissant.

SPOILERS

Saga est à la fois très commun et magnifiquement écrit et mis en scène. Tout semble très lent et ne concerner que la vie de tous les jours et pourtant on ne sait jamais ce qui va arriver à la prochaine page. Ce tome de Saga, comme d'autres, est pacifique. Le groupe atterrit sur une planète et en profite pour ses ressourcer et permettre à chacun de choisir de partir ou de rester. Et pourtant, en quelques pages les deux auteur-e-s nous font beaucoup de mal !

Saga volume 9 se termine par la réunion de trois hommes. Le Prince Robot IV, Marko et Le Testament. Ce dernier a besoin de redevenir un indépendant et souhaite venger la mort de son amie. Il a toujours vécu dans la violence et ne comprend pas la possibilité de la paix. Le Prince Robot IV est un soldat aristocratique qui méprise les personnes qu'il considère inférieure. Cependant, il n'a pas hésité à sacrifier sa position pour sauver son fils, et la fille de Marko. C'est un homme en reconstruction qui essaie de se créer une nouvelle vie, se rapprochant de Petrichor comme potentielle compagne. Et enfin nous avons Marko. Il est aussi soldat mais il est en faveurs des solutions pacifiques quand cela est possible. Il ne tue que par nécessité et jamais par colère, par peur de ses propres réactions. Ce n'est pas un positon facile et le personnage est très souvent mis en face de décisions difficiles. La confrontation de ces trois personnages est magnifiquement écrite et prend en compte les caractéristiques de tout le monde. Mais c'est aussi une fin très difficile, d'autant plus lorsqu'on sait que la suite ne sera pas disponible avant longtemps.

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***** Ce volume fait très mal.

Image : Éditeur

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10/11/2018

Runaways 2. Best friends forever par Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell

Titre : Runaways 2- Best friends forever
Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell
Éditeur : Marvel 30 octobre 2018
Pages : 136

Ce second tome contient Runaways (2017) 7-12. Depuis peu, Gert est revenue à la vie à cause de son ancien petit ami. Mais elle n'apprécie pas vraiment ce nouveau monde dans lequel elle a toujours 16 ans. Le groupe s'est séparé. De nombreuses catastrophes ont eu lieu. Et surtout une partie des mineures se sont retrouvées en famille d’accueil. La première mission de Gert est donc de retrouver Molly et de revenir dans leur maison. Mais bien que Molly soit heureuse de retrouver ses ami-e-s elle ne souhaite pas disparaitre pour autant, elle veut rester à l'école. Nico et Chase sont dans le même cas puisque les deux tentent de trouver un travail.

SPOILERS

Cette nouvelle série n'est pas tout à fait comme la précédente. Le danger des parents criminels qui contrôlent la ville n'est plus présente. Le groupe se trouve réunis surtout par nostalgie mais illes ont grandis depuis leur dernière rencontre et illes doivent accepter le passé de tout le monde. On sait, par exemple, qu'une partie a été Avengers tandis que d'autres préfèrent ne pas dire ce qui leur est arrivé.

Ce second volume possède un thème fort : est-il nécessaire de grandir ? Cette question est posée à Molly qui reçoit la possibilité d'avoir 13 ans pour l'éternité (quelle horreur !). Bien entendu, la question est plus difficile que simplement vivre pour toujours. Elle implique de comprendre la place de Molly et de comprendre ce qu'implique devenir adulte. Ainsi, la scénariste nous montre ce qu'apprécie Molly actuellement. Mais elle montre aussi les difficultés que ressentent les membres du groupe face à leur vie. Trouver un travail, construire une relation romantique stable et adulte, accepter certaines responsabilités malgré ses craintes, ... La scénariste nous présente cela d'une manière simple et efficace, permettant de se souvenir de sa préadolescence tout en étant très heureux que cela soit terminé !

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**** Un second volume qui me donne envie de continuer une série prometteuse, malgré un cliffhanger que je n'apprécie pas beaucoup.
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Image : Goodreads

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Raven daughter of darkness 1 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki

Titre : Raven daughter of darkness 1
Auteurs : Marv wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki
Éditeur : DC 23 octobre 2018
Pages : 152

Ce premier volume contient Raven daughter of darkness 1-6. Raven est une adolescente élevée dans une autre dimension. Elle est aussi une magicienne membre des Teen Titans. Il y a peu, elle a décidé de vivre avec la famille de sa tante afin de le connaitre et de comprendre comment les gens vivent sur Terre. Son souhait d'éviter les problèmes a échoué lorsqu'elle a dû combattre une menace mystérieuse. Cet acte a permis au monde d'apprendre ou elle se trouvait. Alors qu'elle continue de vivre avec sa tante une armée et des personnes sans visages semblent combattre afin de prendre le contrôle de son destin. Mais pourquoi souhaite-t-on sa mort ?

SPOILERS

La première série Raven était aussi simple qu'efficace sans être extrêmement réussie non plus. Je l'avais surtout parce que j'apprécie le personnage. Cette seconde série continue sur la même lancée, avec le même scénariste. Raven se trouve au lycée, elle a une famille et elle doit attaquer des menaces magiques. Ce sont des ingrédients simples mais souvent utilisés : place un être exceptionnel face à des problèmes de tous les jours. En ce qui concerne Raven, il faut ajouter les difficultés pour elle de s'intégrer et de comprendre qui elle est et ce qu'elle souhaite devenir. L'idée qu'elle est aussi bonne que mauvaise est souvent mise en avant dans la série, elle est un équilibre.

Ce premier volume ajoute quelques personnages mais surtout offre une nouvelle famille à Raven. En effet, une partie des adversaires du tome sont en fait ses sœurs qui essaient de vaincre leur père, le diable nommé Trigon. On nous explique de quelle manière ce diable fait pour avoir des enfants : il cherche des femmes assez fortes pour porter ses filles dans le but de se créer une armée. Leur naissance est forcée et il semble que la relation des femmes avec Trigon l'est aussi. La lutte des sœurs de Raven est donc autant une prise d'autonomie qu'une revanche face à un père qui ne veut qu'user d'elles et non leur offrir une vie.

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*** Pas exceptionnel mais dans la continuité de la série précédente.
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Image : Éditeur

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Harbinger l'intégrale par Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

Titre : Harbinger l'intégrale

Auteurs : Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

Éditeur : Bliss comics 26 octobre 2018

Pages : 928

CW : Viol

Cette intégrale contient Harbinger 0-25, Bleeding Monk 0, Harbinger Wars 1-4, Harbinger : Omegas 1-3 et Harbinger : Faith 0. Bliss comics publie un certain nombre d'intégrale depuis le début de leur existence. Une partie est d'ailleurs disponible en format PDF. Ces intégrales permettent de lire des récits complets sans avoir à chercher toutes ses parties. Harbinger se déroule alors que le monde ne connait pas la vérité sur Toyo Harada. Pour les journalistes et les politicien-ne-s, Toyo Harada est un capitaliste qui utilise ses ressources pour aider le monde. Mais quelques personnes savent que Toyo Harada dirige une fondation qui se bat secrètement contre une entreprise sous contrôle de l'état des États-Unis afin de créer des êtres humains dotés de pouvoirs. Cette lutte en coulisse prend un tournant lorsque Toyo Harada recrute un jeune homme qui pourrait bien être aussi puissant que lui : Peter Stanchek. Mais ces deux personnes se soutiendront-elles ou se combattront-elles ?

SPOILERS

Cette série nous permet de connaitre plusieurs personnes et leurs idéologies différentes. D'un côté, il y a le projet Rising Spirit. Ce projet considère les humain-e-s comme des propriétés qu'il convient d'utiliser même si cela met des vies innocentes en danger. De l'autre, nous avons Toyo Harada et sa fondation Harbinger. Il se considère comme le futur sauver de l'humanité et crée un culte de la personnalité autours de lui. Enfin, nous avons Peter Stanchek qui est impliqué sans comprendre ce qui lui arrive. Peter Stanchek et Toyo Harada sont aussi puissants l'un que l'autre mais aussi très différent. Peter est sans domicile, se drogue et ne se lie à presque personne. Toyo Harada, bien que d'origine modeste, est l'une des personnes les plus riches du monde. Il est aussi convaincu de sa supériorité et de son droit à diriger l'humanité. Ils sont secondés par différents personnages plus ou moins intéressants. J'ai un faible pour Faith dont j'adore l'aspect optimiste.

Cette intégrale s'intéresse donc fortement à Toyo Harada et à sa lutte contre Peter Stanchek. C'est un personnage que je connais depuis Imperium, qui se déroule après Harbinger, et que l'on rencontre aussi dans Unity. Bien que ses actes puissent être qualifiés de terroriste dans Imperium, je n'ai pas tout à fait compris pour quelle raison il est considéré comme un vilain. Cette intégrale répare ce problème en montrant Toyo Harada dans toute son arrogance. Il n'hésite pas à sacrifier des vies pour se sauver. Il manipule tout le monde sans se poser de questions. Il met d'autres personnes en danger parce qu'il pense être plus intelligent. Le personnage est très intéressant et on peut accepter ses buts. Mais il est clair qu'il n'est pas sympathique et ce tome explicite pourquoi des personnes ayant connaissance de ses actes le suivent. C'est moins une question d'idéologie que de foi, de loyauté et surtout un moyen d'éviter que Toyo Harada ne commence à se considérer comme une divinité. Face à son envie d'agir, Peter Stanchek incarne le souhait de ne pas s'impliquer, d'abord pas paresse puis, à la fin du récit, par nécessité face à l'étendue de ses pouvoirs.

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**** Une très longue intégrale pour une intrigue très intéressante.

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Image : Éditeur

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09/11/2018

Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal par James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez

Titre : Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal
Auteurs : James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez
Éditeur : DC 11 septembre 2018
Pages : 176

Ce volume 7 contient Detective Comics 975-981. Si j'ai bien compris, ce tome est le dernier écrit par James Tynion IV. Batman, Tim Drake et Batwoman ont décidé de créer une force militaire autours du Batman afin de vaincre les criminels et les menaces importantes pour la ville de Gotham. Le but est de créer la paix pour les habitant-e-s. Mais cette force de maintien de la paix a inquiété la population et les pouvoirs publics, surtout lorsque l'un des membres, Clayface, a perdu le contrôle et a commencé à mettre la ville en danger. Cela a poussé Batwoman à tuer Clayface pour éviter d'autres morts. Mais sa décision est-elle adéquate ? Peut-on tuer lorsqu'on prétend être membre de l'équipe de Batman ?

SPOILER

Lorsque j'ai lu la fin du dernier volume et commencé celui-ci je m'attendais à des numéros centrés sur les conséquences des actes de Batwoman. Je pensais que les différents personnages prendraient un camp ou l'autre selon qu'illes pensent que parfois il n'y a pas d'autre choix que la létalité. Ce n'est pas la direction prise par les auteurs. Le procès de Batwoman est assez court et pose moins la question de ses actes que des actes de Batman et de Tim Drake. Lorsque Batman a recruté Batwoman souhaitait-il aider Tim Drake ou éviter que Batwoman ne soit recruté par la colonie ? Ce procès est donc relativement court mais il reste tout de même surprenant.

Le centre de ce volume, et de la série, est plutôt Tim Drake. L'équipe qu'il met en place devait permettre de créer une force Batman capable de survivre à Bruce Wayne et à l'absence de Tim Drake en tant que Robin. Ce dernier souhaitant étudier afin d'aider le monde différemment. La légitimité d'agir comme héros a souvent été mise en question dans la série, Spoiler décidant de ne plus agir ainsi. Au centre de l'intrigue est aussi la question de l'avenir potentiel de Tim Drake. La série nous montre un Tim Drake adulte obligé de prendre en main le manteau de Batman après la mort de ses ami-e-s et l'échec d'autre personne. Mais moins qu'une Gotham pacifiée on nous présente une ville soumise à la terreur par un Batman qui ne respecte ni les lois ni la vie privée. La fin de cette série essaie de montrer deux choses. Premièrement, on nous explique comme ce futur a pu avoir lieu. En second lieu, l'intrigue essaie d'éviter que Tim Drake ne devienne comme son futur. Pour cela, il doit renoncer à l'idée que Batman est indispensable et qu'il est le seul à pouvoir l'aider. Bien que la fin de la série soit un peu rapide, j'aurais apprécié une dernière confrontation idéologique entre Batwoman et la Colonie contre Batman, elle est efficace et permet de conclure les différentes intrigues.

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**** Une fin efficace avant qu'une nouvelle équipe ne prenne cette série en main.
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Image : Éditeur

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Batman White Knight par Sean Murphy et Matt Hollingsworth

Titre : Batman White Knight
Auteurs : Sean Murphy et Matt Hollingsworth
Éditeur : DC 9 octobre 2018
Pages : 232
CW : Violences policières, violences médicales

Ce tome contient Batman: White knight 1-8. Après l'échec, annoncé, de DC You et la destruction de la branche Vertigo DC a créé un nouveau label : Black Label. Encore jeune, cette branche doit se spécialiser dans des récits en dehors de la continuité dans une direction qualifiée de plus adulte. White Knight débute comme dans toute bonne histoire entre le Joker et le Batman. La batmobile se gare près d'Arkham. Mais la personne qui en sort n'est pas Batman. C'est Jack Napier, alias le Joker. Il y a un an, le Joker a été guéri après une dernière course-poursuite entre lui et Batman. Enfin débarrassé de l'identité du Joker, Napier décider de s'attaquer au plus grand vilain de Gotham. Un être qui sème la terreur sans jamais être mis en cause : Batman.

SPOILERS

Je n'aime pas le Joker. C'est un personnage qui m'insupporte et je déteste que l'on écrive encore sur sa relation avec Harley Quinn. Cependant, je comprends que les scénaristes aiment placer le Joker avec Batman. Ce sont deux faces d'une même pièce et l'idée qu'ils se soient créés mutuellement et qu'ils se comprennent mieux que personne n’a été récemment mise en avant par Scott Snyder. White Knight suit exactement la même logique. Jack Napier est décrit comme une personne qui essaie simplement de créer un spectacle. Le Batman est la meilleure personne pour l'aider. Mais Napier, sous son identité de Joker, est aussi fasciné par le Batman.

Ce qui change est la manière d'écrire cette histoire. Au lieu de se placer du côté de Batman, un mal nécessaire dans une ville en danger permanent. Les scénaristes posent la question des méthodes et du message que l'existence même du Batman implique. Selon les scénaristes, l'existence du Batman est l'incarnation de la corruption d'une ville. D'une part, les dégâts créés par ses activités sont payés par le contribuable. Mais surtout, Batman ne répond devant personne. Il n'écoute pas la police, il n'agit pas en accord avec elle. Cela permet de mettre en scène des pages qui montrent Batman attaquant une manifestation pacifique, mettant en danger des civils et détruisant des bâtiments de la ville.

Cette histoire est aussi fortement contemporaine. Les scénaristes essaient d'éviter de trop donner leur point de vue. Des positions opposées, mais en dialogue, sont donc mises en scène par deux journalistes : un homme conservateur qui utilise des termes très connotés comme SJW et une femme qui semble être de gauche. Je me demande si cette manière de faire est adéquate dans le contexte actuel. Le terme Social Justice Warrior est utilisé comme un moyen d'attaquer la pertinence de réflexions de gauche et donc de les étouffer dans l’œuf. Heureusement, ces dialogues sont coupés par des scènes qui montrent les obligations de la police et des politiques face aux actions dangereuses du Batman. L'œuvre s'inscrit aussi dans un contexte racial très particulier : les émeutes et les tueries d'hommes noirs par une police raciste. Pour mettre cela en avant les auteurs expliquent que Gotham a connu des émeutes avant le nettoyage de la police par Gordon. Mais on nous montre aussi que les quartiers pauvres, habités par des personnes racisées, sont abandonnés par les pouvoirs publics. Poussant ces quartiers à se gérer seuls et, dans ce comics, à pousser à l'élection de Jack Napier à un poste politique. Les auteurs vont jusqu'à redessiner des scènes prises en photos par des journalistes contemporains !

J'apprécie aussi que la relation entre le Joker et Harley Quinn soit enfin décrite pour ce qu'elle est : une relation toxique avec un homme abusif. Les auteurs expliquent qu'une première Harley Quinn s'est enfuie, alors que le Joker menaçait de tuer un Robin, et qu'elle fut remplacée par une seconde Harley Quinn. Une partie importante de ce livre s'intéresse à la relation du Joker avec Harley. L'une est l'incarnation d'une relation mutuellement consentie qui rend les deux membres meilleurs. Tandis que la seconde incarne une relation toxique basée sur les abus physiques et psychiques. Bien que cela arrive tardivement, il est intéressant de décrire Harley Quinn comme une force positive dans la vie du Joker, ce qui permet de donner la grande révélation sur l'identité d'Harley et ses actes dans Gotham.

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***** Non cette histoire n'est pas parfaite et j'aurais aimé plus de numéros pour les auteurs. Mais c'est probablement le meilleur comics autours de Batman, de la batfamily et du Joker que je connaisse.

Image : Éditeur

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01/11/2018

The infinite loop 2. Nothing but the truth par Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo

Titre : The infinite loop 2. Nothing but the truth
Auteur-e-s : Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo
Éditeur : IDW mai 2018
Pages : 128

Ce volume 2 contient les numéros 1-4. Le premier Infinite Loop fut une très bonne surprise. J'avais beaucoup aimé l'histoire qui jouait à la fois sur les voyages dans le temps, une relation entre deux femmes et les exclusions dans une société qui se dit tolérante et pacifiée. En peu de numéros, les auteur-e-s critiquaient fortement le racisme, le sexisme et l'homophobie d'une société tout en mettant en scène des hommes à la masculinité toxique et un nice guy qui ne devient utile que lorsqu'il laisse les femmes agir, se contentant de les aider sans les guider. Ce second volume est la suite directe, les anomalies sont acceptées mais une grande partie est envoyée dans des camps de réfugiés. Teddy est à la recherche d'une anomalie qui a disparu. Elle tombe sur une ville qui n'accepte plus la réalité et ne souhaite que vivre dans des faits alternatifs, fournis par un homme qui se prétend docteur et qui prétend savoir mieux que personne ce dont la population a besoin.

SPOILERS

Tout comme le premier volume, le principal défaut est le nombre restreint de numéros. Seulement 4 pour parler de vérité, de capitalisme, de démocratie et de politique. Uniquement 4 pour à la fois suivre Teddy en aventure dans la ville du mensonge et Ano qui essaie d'arracher une loi en tant que députée au congrès des États-Unis. Tout va très vite et on espère plus d'informations sur certains points. En particulier, l'intrigue autours d'Ano est très frustrante puisqu'on ne sait pratiquement rien sur son travail de députée. On apprend à peine qu'elle et Teddy se sont séparées, pour mieux se voir en secret.

Ce second volume est fortement lié au contexte politique actuel, aux États-Unis comme ailleurs en occident. Les politicien-ne-s et les citoyen-ne-s vivent avec une technologie qui permet de créer une version alternative de la réalité, plus acceptable et plus proche de leurs envies. Ces mensonges sont vendus par un personnage qui prend le nom de Docteur. Il aurait été facile de s’engouffrer dans une brèche et de critiquer vertement la population pour son acceptation des mensonges. Les scénaristes prennent une autre direction. Illes expliquent que les mensonges sont bien plus faciles à vendre lorsque la réalité n'offre plus aucun rêve, plus aucun espoir. Ainsi, la ville du mensonge est-elle une ancienne ville riche qui a perdu tous ses emplois après le départ des industries. Les politicien-ne-s sont décrits de manière bien plus critique. Ce sont des personnes qui refusent d'agir sur la réalité, préférant défendre un idéal qui n'a jamais existé afin de garder leur pouvoir. Dès qu'Ano démontre leurs mensonges elle est expulsée par la force et considérée comme une traitresse.

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**** Un second volume intéressant mais bien trop court !
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Image : Éditeur

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28/10/2018

The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot par Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg

Titres : The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot
Auteur-e-s : Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 2 janvier 2018 et 24 avril 2018
Pages : 112 et 112

Ces deux volumes contiennent The unbelievable Gwenpool 16-20 et 21-25. Gwen Pool se trouve dans l'univers Marvel depuis un certain temps. Mais elle n'a appris qu'il y a peu que certains personnages sont des duplicatas de personnes réelles. Bien entendu, elle décide d'aller trouver sa famille et découvre son frère qui essaie de la faire revenir dans le monde réel. Mais est-ce réellement un retour ? Ou alors Gwen Pool se trouve-t-elle toujours dans l'univers Marvel ? Et pourquoi deviendrait-elle une menace d'importance pour les personnages de cet univers ?

SPOILERS

Le quatrième volume s'intéresse aux raisons qui ont poussé Gwen Pool à entrer dans l'univers Marvel. On découvre une personne aux nombreux talents mais qui d'une part n'ose pas les utiliser et qui a peur de l'état du monde. L'imagination est donc un bon moyen de survivre. Ce volume permet aussi de questionner le destin de Gwen Pool. Son premier numéro la présentait comme une femme qui ne fait pas attention aux conséquences si cela lui permet de s'amuser. Mais elle souhaite devenir une héroïne. Malheureusement, ses souhaits se confrontent à la manière dont elle écrite. Faut-il suivre ce qu'on souhaite pour elle ou suivre ce qu'elle veut devenir ?

Le dernier volume met en place la fin de cette série. Gwen Pool étant capable de voir sa fin approcher à, bien entendu, peur et essaie de forcer sa série à continuer. On observe donc un personnage qui essaie de créer des aventures afin de ne plus être annulé. Mais on nous montre aussi quelqu'un qui essaie de réparer les dégâts commis lors de son arrivée. Il y a donc une progression entre le premier volume et son désintérêt pour les habitant-e-s de l'univers Marvel et le dernier alors qu'elle essaie d'aider tout le monde. Bien entendu, le scénariste nous explique que Gwen Pool ne va pas vraiment disparaitre puisqu'elle pourra entrer dans d'autres séries.

Ce sont deux volumes bien plus posés. Qui s'intéressent moins à rire qu'à comprendre ce qui arrive à Gwen Pool et à la manière dont elle réagit. Ces deux derniers tomes sont aussi ceux qui jouent le plus avec l'idée de vivre dans un comics puisque Gwen Pool est capable d'entrer et de sortir à volonté mais aussi de naviguer dans sa série selon ses besoins.

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**** Deux volumes qui concluent de manière satisfaisante la série
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Image : Amazon et Amazon51Iqeo6hh1L._SX323_BO1,204,203,200_.jpg

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27/10/2018

The unbelievable Gwenpool 3. Totally in continuity par Christopher Jastings, Myisha Haynes, Gurihiru, Alti Firmansyah et Rachelle Rosenberg

Titre : The unbelievable Gwenpool 3. Totally in continuity
Auteur-e-s : Christopher Jastings, Myisha Haynes, Gurihiru, Alti Firmansyah et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 29 août 2017
Pages : 160

Ce volume 3 contient Unbelievable Gwenpool 11-15 et Gwenpool holiday special: Merry mix-up 1. À la suite de son combat contre MODOK Gwenpool est devenue la cheffe d'une entreprise d'hommes de mains qui s'attaquent à certaines menaces en échange d'argent. Mais leur client n'a pas apprécié les actes de Gwen Pool et l'entreprise, ainsi que les employé-e-s, n'a pas résisté. Le petit groupe de mercenaire qui acceptait les ordres de Gwen Pool s'est séparé, chacun-e-s allant de son côté. Gwen en profite pour s'intéresser à plusieurs emplois jusqu'à ce qu'elle soit forcée de se réunir avec son ancien groupe dans ce qui ressemble fortement à un jeu vidéo.

SPOILERS

Les deux tomes précédents mettaient en place le personnage, son style ainsi qu'une galerie de personnes chargées de l'attaquer ou de l'aider. Il est donc presque normal que Gwen Pool se soit retrouvée à la tête d'une armée de soldat habillés comme elle. Ce troisième tome reste dans la veine des précédents. Les différentes situations sont plus ou moins difficiles selon que Gwen Pool se retrouve face à de simples figurant-e-s ou des personnages plus importants. Ce qui la pousse à chercher à se confronter à ces personnages importants.

Ce troisième tome permet aussi de confronter Gwen Pool au reste de l'univers Marvel. Elle a déjà rencontré Thor et Miles Morales. Cette fois les auteur-e-s l'envoient rencontrer Kate Bishop ainsi que le nouveau Ghost Rider. Bien qu'elle connaisse tous leurs secrets on la montre encore essayer de ne pas trahir les secrets des personnages qu'elle appréciée. Cela permet de créer des rencontres assez sympathiques. Elle rencontre aussi Deadpool, qui est aussi un personnage ayant conscience d'exister dans une œuvre de fiction. Gwenpool fonctionne assez bien, mais surtout pour les personnes qui connaissent les œuvres en question.

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*** Pas mauvais mais tout le monde ne va pas apprécier.
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Image : Amazon

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The unbelievable Gwenpool 1. Believe it et 2. Head of M.O.D.O.C.K. par Christopher Hastings, Gurihiru, Danilo S. Beyruth, Tamra Bonvillain, Irene Strychlski et Rachelle Rosenberg

Titres : The unbelievable Gwenpool 1. Believe it et 2. Head of M.O.D.O.C.K.
Auteur-e-s : Christopher Hastings, Gurihiru, Danilo S. Beyruth, Tamra Bonvillain, Irene Strychlski et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 29 novembre 2016 et 28 mars 2017
Pages : 152 et 136

Ces deux volumes contiennent The unbelievable Gwenpool 0-4 et 5-10, Gwenpool Special 1. Howard le Canard, un personnage peu connu de l'univers Marvel, est obligé d'enquêter sur un vol commis contre Black Cat. Ce vol a été mis en place par une certaine Gwen Pool qui a ensuite vendu l'objet à Hydra. Selon Gwen Pool, elle a décidé de mettre un costume afin d'éviter de mourir en tant que simple figurante de l'univers Marvel. Mais alors qu'elle traite ce monde comme un jeu elle va devoir comprendre que pour ses habitant-e-s les conséquences sont réelles.

SPOILERS

Gwenpool n'aurait jamais dû fonctionner. Son personnage est celui d'une jeune femme fan de comics qui entre, soudainement, dans l'univers Marvel. Elle fait donc exactement ce que tout le monde ferait à sa place, elle traite cet univers comme un lieu imaginaire dans lequel elle est capable de tout faire sans risquer de mourir. Étant capable de comprendre les procédés scénaristiques ainsi que les secrets des personnages elle peut donc facilement s'en sortir sans trop de problèmes. Ainsi, ce personnage permet de rigoler du fonctionnement de l'univers Marvel en ne s'attachant pas aux personnages principaux mais à leurs némésis ou encore aux personnes ordinaires, comme les policiers. Pour l'instant, c'est assez drôle. Mais je ne sais pas si cette série fonctionnera sur le long terme.

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26/10/2018

The Mighty Thor 3. The Asgard/Shi'Ar war et 4 The war Thor

Titre : The Mighty Thor 3. The Asgard/Shi'Ar war et 4 The war Thor
Auteurs : Jason Aaron, Steve Epting, Russel Dauterman, Valerio Schiti et Mahmud Asrar
Éditeur : Marvel 19 juillet 2017 et 18 janvier 2018
Pages : 156 et 136

Ces deux volumes contiennent Mighty Thor volume 7 13-19 et 20-23 ainsi que Generations: The unworthy Thor and the Mighty Thor. Le Conseil des Royaumes est toujours paralysé par l'indécision et les machinations de Malekith. Pendant que les débats et les décisions sont bloquées les elfes s'enfuient en masse de leur Royaume et sont accueillis par les nains. Mais une partie des Royaumes n'accepte pas l'absence d'action. La Ligue des Royaumes est reconstituée afin de sauver la reine des elfes de l'emprise de Malekith. Mais cela sera-t-il suffisant alors que deux grandes menaces planes sur Asgardia ? Des menaces qui pourraient impliquer la création d'un nouveau Thor. Un Thor qui se veut dieu de la guerre.

SPOILERS

Dans ces deux nouveaux tomes Jason Aaron continue sur sa lancée mythologique tout en développant sa propre histoire. En effet, Aaron ajoute de nouveaux éléments à l'histoire de Thor, éléments qui semblent se trouver dans d'autres productions Marvel. Mais il continue aussi son intrigue de base. Celle-ci a commencé par une question simple : qu'est-ce qui rend une divinité digne d’adoration ? Ce thème continue alors que Thor, alias Jane Foster, est mise au défi par deux divinités qui se considèrent plus puissantes qu'elles. Alors que ces divinités tentent de gagner en lançant des épreuves meurtrières Thor refuse et essaie d'aider les personnes mises en danger. Pour Jason Aaron la réponse est simple, une divinité digne est une divinité qui fait attention au bien-être des habitant-e-s de l'univers.

Aaron continue aussi à développer sa guerre des Royaumes. Loin de s'attacher à créer des combats majestueux entre des êtres surpuissants il préfère d'abord montrer la difficulté d'agir contre la guerre et surtout face à ses conséquences. Ainsi, il explique rapidement que la chute de l'un des Royaumes pourrait conduire à une famine générale tandis qu'il montre des réfugié-e-s qui essaient de survivre. Ces réfugié-e-s sont rapidement assassiné-e-s ce qui permet de lancer l'existence du War Thor, qui ne vit que pour la vengeance. Jason Aaron n'essaie donc pas de cacher les horreurs de la guerre. Des personnes meurent, pas seulement des adultes mais aussi des enfants. Et la vengeance n'est pas non plus une solution. Car l'autre camps est aussi constitué de personnes innocentes. Face au War Thor Jane Foster essaie d'expliquer que la guerre ne peut être stoppée que par une forme de compassion pour les personnes innocentes et non par la vengeance sur un peuple entier considéré comme coupable et inhumain.

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**** Il ne reste qu'un seul tome avant la fin de cette série. Il doit conclure beaucoup d'éléments tout en répondant aux promesses d'une guerre des Royaumes dévastatrices. J'espère qu'il sera dans la lignée de ces deux tomes.
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25/10/2018

The Mighty Thor 1. Thunder in her veins et 2. Lords of Midgard par Jason Aaron, Russell Dauterman, Rafa Garres et Frazer Irving

Titre : The Mighty Thor 1. Thunder in her veins et 2. Lords of Midgard
Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman, Rafa Garres et Frazer Irving
Éditeur : Marvel 17 mai 2016 et 30 novembre 2016
Pages : 136

Ces deux volumes contiennent Mighty Thor volume 7 1-5 et 6-12. De grands changements ont eu lieu en Asgardia. Thor n'est plus, il est remplacé par l'Odinson. Car Thor Odinson, prince d'Asgard, n'est plus capable de soulever Mjolnir. À sa place une femme a réussi à le soulever et Odinson, reconnaissant ses capacités, a décidé de lui donner son nom. Mais Odinson a disparu. Freyja est enfermée dans les donjons pour s'être révoltée contre les actions d'Odin. Celui-ci règne mais sans sortir de son trône, se contentant d'espionner son royaume et de punir les personnes qui douteraient de lui. La guerre civile risque d'exploser en Asgardia alors que les Royaumes ont besoin d'aide. Car une alliance entre plusieurs entités a eu lieu qui débouche sur la guerre. Les premières victimes sont les elfes.

SPOILERS

Cette série débute immédiatement après la fin de la dernière alors que nous apprenions que Jane Foster est Thor après un combat contre Odin. Il est donc normal de retrouver Freyja en prison puisqu'elle a décidé de se battre contre son mari Odin. Ce dernier, dans cette série, incarne le "glorieux passé masculin". Il veut revenir à un temps durant lequel il agissait comme bon il lui semblait sans prendre en compte les besoins ni les souhaits de ses sujets et des Royaumes. Odin ne comprend pas pour quelle raison son statut pourrait être mis en cause que ce soit par de simples personnes ou des femmes comme Freyja ou la nouvelle Thor. Il agit donc en homme et décide de les punir pour souhaite l'égalité. L'écriture montre bien que la position d'Odin est non seulement arrogante mais qu'elle est aussi en dehors des réalités. Personne ne le soutient, sauf son frère.

Mais cette série met aussi en place un événement longtemps annoncé par le scénariste : une guerre des Royaumes. Bien que celle-ci ait un aspect magique, les espèces impliquées sont des elfes, des nains et des géants qui utilisent de la magie, elle a aussi un aspect bien plus concret. En effet, la guerre débute à la fois par les attaques du roi des elfes noirs, aspect magique, et par les attaques de l'entreprise Roxxon. Celle-ci est décrite comme une entreprise prédatrice que son chef, Dario Agger, utilise pour récolter des richesses et détruire la Terre. Il ne s'intéresse pas aux conséquences de ses actes si celles-ci ne lui permettent pas de devenir un peu plus riche. Il est l'incarnation du capitalisme sans conscience et même s'il doit se confronter à Thor son véritable ennemi est Rosalid Solomon, une agente du SHIELD spécialisée dans l'environnement. Cette guerre est donc aussi une guerre pour le contrôle des ressources et l'extension du capitalisme.

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**** Jason Aaron continue de nous proposer une Thor intéressante mêlée aussi bien à des affaires mythologiques que très terrestres.
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20/10/2018

Midnighter 2. Hard par Steve Orlando, Aco, Hugo Petrus, Davis Messina et Romulo Fajardo Jr,

Titre : Midnighter 2. Hard
Auteurs : Steve Orlando, Aco, Hugo Petrus, Davis Messina et Romulo Fajardo Jr,
Éditeur : DC 25 octobre 2016
Pages : 168

Ce second volume contient Midnighter 8-12 ainsi que deux numéros classiques. Dans le volume précèdent Midnighter et Apollo se quittaient à cause des méthodes de Midnighter. En effet, ce dernier a tendance à considérer que la seule solution est de faire du mal, voire de tuer, les personnes qui font du mal aux innocent-e-s. Le fait qu'il ait été programmé pour tuer n'excuse pas ses activités en ce qui concerne Apollo. Ce changement a conduit Midnighter à s'ouvrir à d'autres personnes et à se lier romantiquement avec un homme qui utilise ses sentiments pour lui faire du mal. Après avoir survécu Midnighter est recruté par Spyral afin de retrouver une arme volée par la Suicide Squad. Cette recherche permet à Midnighter de comprendre qu'Amanda Waller essaie de recréer ce qui a permis à Midnighter d'exister et il ne veut pas la laisser faire.

SPOILER

Le premier volume était très intéressant. Derrière la brutalité du personnage principal on voyait un homme tenter de se lier à d'autres hommes que ce soit pour des relations courtes ou plus longues. La série n'hésitait pas à montrer l'identité de Midnighter ni ses matinées avec d'autres hommes. Cela donnait une certaine cohérence à la série qui essaie de montrer qui est Midnighter et pourquoi il agit comme il le fait. Il est certes brutal mais seulement envers les personnes qu'il considère mériter sa brutalité.

Ce second volume est moins cohérent. Le scénariste essaie de lier son intrigue au monde plus large de l'univers DC en ajoutant à la fois Spyral et la Suicide Squad. Le problème c'est que je n'apprécie pas la Suicide Squad alors que Spyral ne fait sens qu'autours de Grayson, du moins selon moi. Bien que le scénariste essaie de montrer le danger d'user d'armes de plus en plus puissantes ou la nécessité de les utiliser en vue de créer de la sécurité cet aspect est minimisé par des scènes de combats qui empêchent une véritable réflexion. Ce second volume échoue donc largement à créer une intrigue intéressante mais il permet au moins de remettre en place le couple de Midnighter et d'Apollo.

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*** Un second volume beaucoup moins intéressant que le premier car les auteurs essaient de relier leur intrigue à l'univers DC sans que cela ne soit véritablement utile.
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Image : Éditeur

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16/10/2018

Noumenon Infinity par Marina J. Lostetter

Titre : Noumenon Infinity
Autrice : Marina J. Lostetter
Éditeur : Harper Voyager 14 août 2018
Pages : 576

Il y a près de 2000 ans, l'humanité a envoyé 12 convois dans l'espace chargés d'étudier des points intéressants de l'espace. Seul Noumenon est revenu sur une terre bien différente avec des informations concernant une mégastructure dans le système Lq Pyx. Malgré les réticences des autorités terriennes, une seconde mission est décidée afin de compléter la super structure et de comprendre l'espèce qui semble l'avoir construite, ou qui semble avoir tenté de continuer sa construction. Là encore, le temps impliqué sera énorme. De plus, une seconde mission pourrait bien donner des informations importantes sur Lq Pyx. Car le convoi 12 qui a étrangement disparu n'est pas perdu.

SPOILERS

Noumenon Infinity est la suite directe de Noumenon. Bien que le premier chapitre se déroule bien avant l'envoi des convois, alors que le convoi 12 est réaffecté sous la direction de Vahni Kapoor, titulaire d'un doctorat sur le mode de propulsion utilisé par les convois. Tout comme dans Noumenon, on suit plusieurs points de vue dans des chapitres consacrés après un temps plus ou moins long. Mais cette fois nous avons la perspective du convoi 12 et celle du convoi 7. Alors que ce dernier permet de mettre en avant les changements sociologiques dû à la construction de la mégastructure et de la division de la flotte afin de comprendre les aliens le convoi 12 s'intéresse au mystère de leur arrivée dans une région et un temps inconnu. Ces deux points de vue fonctionnent très bien tout en se mêlant afin de donner de nombreuses réponses à l'intrigue générale.

Le premier tome se concentrait sur les voyages et les changements culturels et sociologiques, avec le choc du retour sur Terre comme problème majeur de la seconde partie. Ce second tome s'intéresse toujours autant à ces changements mais l'autrice, Marina J Lostetter, s'amuse avec des temporalités bien plus importantes et plusieurs convois. Comme dans le premier tome, ces changements sont logiques et basés sur un fonctionnement antérieur. Mais le convoi 7 s'intéresse bien plus à la construction de la mégastructure et à l'effet que celle-ci a sur l'équipage. Pendant la lecture, on passe d'une attente à la construction puis à la fin de celle-ci pour mieux continuer sur l'impression d'une erreur destructrice et enfin une impression de merveilleux. Lors de toutes ces étapes, ce qui compte n'est pas la division mais la mise en place d'une société unie en direction d'un but commun, que celui-ci soit la survie, une œuvre ou la recherche scientifique. L'autrice nous donne un point de vue optimiste sur l'humanité, certes imparfaite mais capable de tout si on lui donne un but futur.

Enfin, je suis dans l'obligation de mentionner la diversité mise en place par l'autrice. Cette question est particulièrement importante alors que les communautés concernées demandent une véritable diversité et non une annonce externe sans que rien ne puisse permettre de le deviner au sein de l’œuvre, une annonce dont J.K. Rowling est malheureusement devenue une experte à la tristesse de nombreuses personnes. Premièrement, les personnages sont de cultures et de provenance diverses, ce qui était le cas aussi du premier roman. Mais les personnages du convoi 12 ne sont pas clonés selon leur potentiel génétique, une décision remise en cause dans ce roman, mais selon leurs capacités et les besoins du convoi en termes scientifiques. Illes ne sont pas élevés dans un monde conçu pour les préparer mais proviennent de cultures différentes. De plus, l'autrice n'hésite pas à user de personnages à la sexualité et à l'identité de genre différents. Le premier tome donnait le point de vue d'une lesbienne. Ce tome nous offre une asexuelle en relation polyromantique et une femme transgenre. Ces caractéristiques ne sont pas mises en question mais sont décrites comme une part de l'humanité. Ainsi, l'autrice ne justifie pas leur existence, ces personnages sont ce qu'illes sont. Bien que j'apprécie cet effort, je ne me permettrais pas de juger de la réussite ou de l'échec de l'autrice à bien représenter ces identités. Je terminerais sur l'impression que certaines scènes n'auraient probablement pas pu être écrites par un homme.

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***** Le premier tome a été l'une de mes meilleures surprises en SF de l'année. Je me suis immédiatement procuré le second tome qui, selon moi, est meilleur que le premier. J'espère que Marina J. Lostetter écrira encore beaucoup de romans.

Image : Éditeur

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11/10/2018

52. 4 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52. 4
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 28 septembre 2018
Pages : 344

Ce tome 4 contient 52 40-52, The origin of Black Adam de 52 16 et The Origin of Steel de 52 15. Les événements de l'année sans Superman, Batman et Wonder Woman commencent à se relier entre-eux. Alors que des personnes plus secondaires ont pris les devants de la scène le monde criminel en a profité pour essayer de prendre le contrôle. Luthor est enfin démasqué ainsi que son programme qui permet à tout le monde de posséder des pouvoirs. La secte du crime continue de lancer son ambitieux programme tout en essayant de tuer Batwoman. Mais personne n'avait pris en compte Black Adam qui, après avoir perdu sa famille, se venge en détruisant un pays entier puis en attaquant la Chine. Sera-t-il possible de l'arrêter à temps ?

SPOILERS

Il y a un sentiment d'urgence dans ces derniers numéros. En effet, on nous promet une intrigue sur un an avec des conséquences importantes et des plans reliés entre-eux. Mais il y a de nombreux points d'intrigues et tous les relier n'est pas facile. Ainsi, la chute de Luthor est-elle très, trop, rapide tandis que le combat de Black Adam contre la Chine ne dure qu'un épisode. Cela est un peu court pour ce qui est décrit comme une troisième guerre mondiale. Je déplore aussi que le personnage soit ramené au point de départ, tout son développement étant annulé.

Les autres intrigues, scientifiques, la secte du crime et intergang, sont reliées au sein d'un complot de la secte du crime qui contrôle aussi bien intergang que les scientifiques enlevés. Ce complot d'une grande ampleur devient beaucoup moins ambitieux alors que leur seul acte est de tenter de tuer Batwoman. Heureusement, cette intrigue permet de revoir quelques pages de Batwoman, bien qu'elle n'y soit pas à son avantage. Finalement, on peut se demander s'il n'aurait pas été nécessaire de donner plus de temps à ce nombre impressionnant de scénaristes aux styles si différents.

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*** Une conclusion abrupte pour une longue série.
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Image : Éditeur

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06/10/2018

The expanse 1

L'humanité, un futur proche, a réussi à créer un moteur qui donne la possibilité de coloniser le système solaire. Depuis, la Terre s'est unie autours des Nations Unis et a colonisé la Lune. Des dômes ont été montés sur Mars qui est devenu une nation militariste indépendante qui n'a qu'un seul but : créer un monde habitable. Les deux planètes vivent dans une paix militaire relative et prennent le contrôle de la ceinture d'astéroïde, habitée par les Belters depuis plusieurs générations. Celleux-ci ce sont liés au sein d'une confédération qualifiée de terroriste aussi bien par la Terre que par Mars. Tout fonctionne dans un équilibre instable qui pourrait bien être mis à mal alors que deux vaisseaux disparaissent soudainement. La réponse à leur destruction est-elle aussi simple qu'elle parait ?

SPOILERS

Depuis Battlestar Galactica je n'ai pas trouvé de série SF ayant lieu principalement dans l'espace qui prenne au sérieux son univers. Battlestar Galactica créait une technologie et un univers politique pour ensuite montrer de quelle manière les humain-e-s interagissent à l'intérieur. Cette série prend très au sérieux son univers et en particulier sa technologie. Tout y est à la fois familier et très avancé. Ainsi, le fonctionnement de cet univers est compréhensible tout en ne jouant pas sur la magie de la science pour expliquer les réussites ou les échecs des personnages. Lorsque la gravité disparait les personnages utilisent des bottes magnétiques. Les vaisseaux doivent être réparés à la main, ce qui est sale. La défense passe par des balles physiques et non des boucliers énergétiques.

Cette première saison doit aussi nous permettre de comprendre le statu quo politique de cet univers grâce au point de vue de plusieurs personnages. Ainsi, on comprend que Mars est une grande puissance militaire et une société créée en vue d'atteindre un but spécifique. La Ceinture est contrôlée par les deux planètes mais elle est aussi déstabilisée par une alliance syndicale qui pourrait se transformer en mouvement nationaliste. Ce point de vue nous est fourni par Miller, enquêteur au profit d'une corporation sur un astéroïde contrôlé par la Terre. Enfin, le point de vue de la Terre est offert par une membre importante de son administration. Elle est décrite comme une personne sans pitié connaissant parfaitement le jeu politique et l'état stratégique du système solaire. Cet équilibre est brisé par un joueur inconnu dont l'identité n'est que très progressivement dévoilé par un équipage naufragé et ses tentatives de survivre. Bien entendu, ceci n'est qu'un résumé très rapide d'une série riche aussi bien au point de vue de l'écriture que de l'image, qui est magnifique. Je ne regrette pas d'avoir essayé de la regarder et je vais faire mon possible pour rattraper mon retard.

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***** Une première saison qui démarre très fort. Elle utilise à son avantage les dix épisodes qui lui sont offerts pour débuter une intrigue et un univers complexe.

Image : Site officiel

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18:10 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the expanse, syfy | | | |  Facebook

Supergirl 3

Supergirl a vaincu les terroristes de Cadmus. Mais elle a été obligée d'accepter leur aide afin d'empêcher l'invasion des Daxamites, le peuple de Mon-El. Malheureusement, la seule manière de vaincre durablement les Daxamites a été de polluer l'atmosphère terrestre au plomb, empêchant Mon-El de continuer à vivre sur Terre. Depuis, Kara Danvers met en cause l'existence de son alter-ego humaine. Au lieu de souffrir des pertes difficiles et de devoir travailler dans le cadre civil ne serait-il pas plus logique de devenir Supergirl à plein temps ? D'oublier son identité humaine et de devenir l'un des êtres les plus puissants de la Terre sans prendre le temps de connaitre les gens et de se lier à d'autres personnes ? Cela pourrait-il lui permettre de survivre à la nouvelle menace qui se réveille sur Terre ?

SPOILERS

La première saison de Supergirl était moyenne mais résolument positive. Dès la seconde saison, la CW prend la série en main et décide d'en faire une série anti-trump. L'intrigue concernait la migration et la nécessité d’accueillir les personnes dans le besoin afin de les aider à vivre et à offrir leurs richesses au monde. La CW allait jusqu'à créer une femme présidente issue de l'immigration alien qui débute son arrivée sur les écrans en légalisant toutes les personnes migrantes qui vivaient auparavant en cachette. Cette troisième saison continue sur cette lancée en créant un personnage masculin : Morgan Edge. Cet homme est décrit comme un être puissant, riche, blanc, qui veut prendre le contrôle de la ville à la suite des destructions de l'invasion daxamite. Il déteste Léna Luthor ainsi que Supergirl et fait tout ce qu'il peut pour les détruire ou les enfermer. La réalisation de la série va jusqu'à créer une manifestation, contrôlée par Edge, qui chante "lock her up" devant les locaux de Luthor. Le parallèle ne pourrait pas être plus clair.

Malheureusement, cet homme disparait assez rapidement pour laisser la place au véritable propos de cette saison. Quelle est la différence entre la divinité et l'humanité. Kara, en tant que Supergirl, approche la divinité avec un nombre restreint de points faibles. Tandis que Kara humaine souffre régulièrement de la perte d'ami-e-s et d'amants. Pendant la première partie de la saison, elle choisit de donner plus d'importance à son côté divin, Supergirl, avant de comprendre que son humanité lui donne bien plus de chance de gagner. En effet, Supergirl, lorsqu'elle combat des êtres de sa puissance, est montrée comme froide et détachée. C'est son humanité qui lui donne l'occasion de ressentir de la compassion et de l'amour. Cette dichotomie est incarnée par les Tueuses de mondes qui sont des êtres artificiels créés par Kryptons. Leur humanité est combattue voire abandonnée afin de laisser place à une grande puissance mais aussi à l'absence total d'empathie. La fin de la saison donne aussi la possibilité d'une confrontation entre Kara et Lena Luthor. Bien que le développement de leur relation soit logique j’espère que nous n'aurons pas un développement débouchant sur un combat entre les deux femmes.

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*** J'ai un peu moins apprécié cette saison, plus intimiste et moins politique, mais je garde mon intérêt pour les personnages et les intrigues.
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Image : IMDB

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09:25 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl, cw | | | |  Facebook

30/09/2018

Noumenon par Marina J. Lostetter

Titre : Noumenon
Autrice : Marina J. Lostetter
Éditeur : Harper Collins 8 janvier 2017
Pages : 432

2088, un astrophysicien du nom de Reggie Straifer découvre une anomalie autours d'une lointaine étoile. Il a de la chance car, pour la première fois, la Terre est à la fois en paix, unie et capable d'envoyer des vaisseaux pour des voyages interstellaires. Le monde décide de créer plusieurs groupes de vaisseaux pour des missions qui prendraient 200 ans pour l'équipage mais près de 2000 ans en ce qui concerne la Terre. Tout doit être minutieusement préparé tout en permettant assez de souplesse pour s'adapter aux problèmes inattendus. La mission mise en place par Straifer est la seule à offrir la possibilité de découvrir une intelligence extraterrestre, même si celle-ci est minime. L'équipage est constitué en conséquence et la mission prend le nom de Noumenon.

SPOILERS

Il y a longtemps que je n'avais pas ressenti autant de plaisir face à un livre de SF. L'intrigue est simple : il y a un objet étrange quelque part dans l'espace pourquoi ne pas envoyer une équipe l'étudier. C'est le début de beaucoup de livres de SF prenant place dans l'espace. Ce livre prend le soin de s'intéresser largement au fonctionnement de la mission et à la manière dont les vaisseaux et l'équipage sont conçus afin de survivre pour plusieurs siècles. L'autrice offre aussi un sens du merveilleux. Elle donne l'espoir d'observer, à travers ses pages, l'humanité choisir de partir dans l'espace pour la simple envie de mieux comprendre l'univers. Au fur et à mesure que le vaisseau se rapproche de sa destination je me suis pris à ressentir l'anticipation, les craintes et les souhaits de l'équipage. J'ai eu l'impression de vivre leur étonnement car l'autrice a pris soin de rendre les personnages uniques malgré la construction du roman en plusieurs fenêtres lors d'épisodes précis du voyage.

J'apprécie aussi énormément l'intérêt premier de l'autrice. Elle n'essaie pas de trop expliquer le fonctionnement du vaisseau ni de l'objet, ce n'est pas un roman de Hard Science. Elle s'intéresse bien plus aux individus mais aussi à la société dans son ensemble. Chacune des fenêtres prend le point de vue d'une personne précise qui possède un rôle précis, dépendant de son héritage génétique en vue de créer une société stable. Le fonctionnement de cette société est explicité par les impressions de ces personnages qui commentent les changements nécessaires ou souhaités mais aussi les problèmes. Petit à petit, l'autrice nous montre une société changer, s'adapter, selon les besoins du moment. Lostetter n'oublie pas la Terre qui disparait rapidement pour ne réapparaitre que tardivement. Les changements sont un choc aussi bien pour la personne qui lit le roman que pour les membres de l'équipage. Un choc à la mesure du temps passé et des changements économiques, sociologiques, politiques mais aussi technologiques. Les idées de l'autrice sont à la fois intéressantes, logique dans le cadre de son roman et profondément déprimantes.

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***** L'un des meilleurs romans de SF lu cette année. Je me réjouis de lire sa suite, déjà sortie sous le titre de Noumenon Infinity.

Image : Éditeur

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28/09/2018

Prez 1. Corndog-in-chief par Mark Russell, Ben Caldwell et Mark Morales

Titre : Prez 1. Corndog-in-chief
Auteurs : Mark Russell, Ben Caldwell et Mark Morales
Éditeur : DC 9 février 2016
Pages : 144

Ce volume contient Prez 1-6 et DC sneak peek : Prez 1. Prez est une jeune femme de 19 ans. Elle vit aux États-Unis en 2036. Le monde a beaucoup changé. Les ressources naturelles sont de moins en moins nombreuses. Plusieurs pays ont disparu à cause du réchauffement climatique. Mais les États-Unis restent la grande puissance qui fait la guerre dans plusieurs pays afin de sauvegarder ses intérêts. Cependant, la présidence est organisée par des corporations aux richesses de plus en plus importantes. Dans ce contexte les candidats officiels ne sont pas élus à la présidence. Mais Prez devient la présidente après avoir été filmée lors d'un accident dans un fast-food.

SPOILERS

Je suis honnêtement surpris que ce comics ait été édité par DC. Il est en dehors de leur ligne éditoriale habituelle. Il n'y a pas de super-héros qui usent de leurs pouvoirs pour défendre la loi. Il n'y a qu'une jeune femme pauvre qui se retrouve impliquée dans d'énormes problèmes sans y être préparée mais qui essaie de faire au mieux avec le peu d'aide qu'elle reçoit. Malheureusement, la série a été annulée avant d'atteindre sa conclusion et nous ne connaitrons jamais la fin de l'intrigue bien qu'elle me semble plutôt intéressante.

Ce comics est très riche. Il s'attaque frontalement aux problèmes de la politique des États-Unis de 2016. Le pays attaque d'autres nations au travers de robots pilotés par des jeunes se croyant dans des deux vidéos. La candidature est décidée selon un système de vote par les réseaux sociaux et non selon les propositions. Mais ce qui rend ce comics si pertinent c'est sa capacité à se moquer tout en dénonçant et ceci aussi bien en écrivant précisément ce qui se déroule ou simplement par le dessin. Ainsi, en parcourant les pages de ce volume on apprend que l'aide alimentaire n'est proposée que si les personnes qui en ont besoin acceptent d'être utilisés comme support de publicités. Les réfugié-e-s climatiques sont parqués dans des zoos humains. Et les débats ne sont pas de confrontations d'idées mais l'occasion de noyer l'adversaire sous des arguments fallacieux afin de gagner le support du public pour des lois dangereuses.

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***** un OVNI qui n'hésite pas à s'attaquer frontalement à notre époque et aux politicien-ne-s.

Image : Éditeur

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27/09/2018

Midnighter 1. Out par Steve Orlando, Aco, Stephen Mooney, Alec Morgan et Romulo Fajardo JR

Titre : Midnighter 1. Out
Auteurs : Steve Orlando, Aco, Stephen Mooney, Alec Morgan et Romulo Fajardo JR
Éditeur : DC 23 février 2016
Pages : 144

Ce volume 1 contient Midnighter 1-7. Le Midnighter n'a pas de passé. Il ne sait pas d'où il provient ni qu'elle est son histoire. Il ne sait que peu de choses. Il est amoureux d'Appolo. Il aime se battre. Il a été construit pour vaincre par la Jardinière. Son plaisir le plus important provient de ses combats contre des brutes qui s'attaquent aux personnes innocentes. Mais sa vie va devenir bien plus compliquée lorsqu'il apprend que la Jardinière a été cambriolée par une personne capable de la vaincre ainsi que les défenses de son domaine. Des technologies dangereuses sont maintenant à la disposition de tout le monde. Il n'en faut pas plus pour que le Midnighter décide d'user de ses poings.

SPOILERS

J'avais entendu parler du personnage et je voulais mieux le connaitre en lisant Midnighter and Appolo. Ce fut une histoire que j'ai appréciée mais elle est la suite de deux volumes de la série Midnighter. J'ai donc décidé de les lire. Celle-ci commence alors que le couple s'est brisé par l'incapacité de Midnighter de savoir comment ne pas se battre et la colère d'Appolo face aux horreurs subies par Midnighter. Les numéros sont divisés entre les combats et les rendez-vous avec des hommes. Le scénariste est très clair, ce sont en grande partie des coups d'un soir, sauf un seul personnage. Le scénariste n'hésite pas non plus à montrer la sexualité de Midnighter, que ce soit par des préservatifs ou en entrant dans la chambre de son personnage. La série refuse de s'excuser de parler d'un personnage gay et c'est une très bonne chose.

Bien que l'intrigue principale concerne le vol de technologie par quelqu'un d'inconnu et l'enquête menée par Midnighter cela ne me semble pas être le plus important dans cette série, même si cette intrigue permet de créer des pages plutôt violentes en accord avec le fonctionnement du personnage. La question principale, j'ai l'impression, concerne la possibilité pour Midnighter de vivre une vie de couple plus ou moins normale sans connaitre son passé et tout en luttant contre des criminel-le-s. Que les scènes de combats soient coupées par des scènes prenant place dans sa vie de couple et quelques scènes du passé doit probablement être voulu, afin de montrer ses problèmes mais aussi de quelle manière il tente de résoudre sa vie.

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**** Violent, montre clairement que son personnage a une sexualité, je ne mettrais pas ce comics dans toutes les mains mais il est suffisamment différent de la ligne éditoriale classique de DC pour être intéressant.
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Image : Éditeur

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26/09/2018

Qui a peur de la mort (Who fears death) par Nnedi Okorafor

Titre : Qui a peur de la mort (Who fears death)
Autrice : Nnedi Okorafor
Éditeur : Actu SF octobre 2017
Pages : 552
CW : Viols, esclavage, excision, génocide

Qui a peur de la mort, de l'autrice Nnedi Okorafor, commence à être de plus en plus connu. Le roman est un succès, des lecteurs et lectrices en parlent de plus en plus et l'histoire pourrait être adaptée sur HBO, sous l'égide de George R. R. Martin. J'ai découvert ce roman à la suite de ce large intérêt et j'avoue que j'en attendais beaucoup à la suite des critiques très positives que j'ai lu.

Qui a peur de la mort est le nom de l'héroïne du roman, Onyesonwu. Onysonwu est une jeune fille née dans le désert après que sa mère ait fui les horreurs de la guerre et de son passé. Onyesonwu est une fille du viol entre sa mère, une Okeke à la peau noire, et un homme Nuru, un homme à la peau claire. Ceci fait d'Onyesonwu une Ewu soit une paria dans les deux peuples car on les considère comme maléfiques. Mais Onyesonwu n'est pas une simple jeune femme. Elle est capable de sorcellerie et elle souhaite être entrainée à tous prix afin de se défende contre les maléfices de son père génétique. Cependant, la tradition interdit d'enseigner la sorcellerie aux femmes.

SPOILERS

Ce roman est sombre. Il n'hésite pas à s'intéresser à des horreurs et à les décrire précisément tout en explicitant leur but. Ainsi, c'est la première fois que je lis une scène d'excision, la signification du rituel dans ce roman mais aussi son but : protéger les jeunes femmes en empêchant la sexualité. Bien entendu, l'autrice dénonce ce but en demandant pour quelle raison ce sont les jeunes femmes qui doivent faire un effort et non les hommes. L'autrice décrit aussi très précisément, dès la page 30, le viol dont Najeeba, la mère d'Onyesonwu, fut victime. Là aussi, l'autrice utilise cet acte pour parler du viol comme arme de guerre. Elle explique que les hommes Nurus usent du viol afin de détruire les Okekes par le sang. Une destruction qui atteint aussi la société puisque les enfants de ces actes sont des parias car considérés comme maléfiques.

Ce roman est sombre dans un autre contexte : la mort y est omniprésente. Dès la première page, le père adoptif d'Onyesonwu meurt malgré les efforts de sa fille. Ce n'est que la première perte qu'elle subit. Le roman est rempli de ces pertes qui construisent la vie d'Onyesonwu, elle-même sait exactement de quelle manière elle va mourir. Ce rythme de morts donne l'impression que l'autrice considère que la vie est formée de celles-ci. Nous partons avec des ami-e-s, de la famille, et celleux-ci disparaissent petit à petit. Cependant, Onyesonwu est une femme qui refuse la mort. Son but est de survivre puis de trouver un moyen de vivre comme toutes les autres personnes. Ce n'est pas selon sa volonté qu'elle devient une sorcière puissante et crainte mais parce que ses actes sont nécessaires pour permettre au monde de changer, si possible dans une direction plus favorable.

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**** L'une de mes meilleures lectures cette année. L'écriture est très fluide mais les événements peuvent être difficiles à lire.
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Image : Éditeur

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21/09/2018

Runaways 1. Find your way home par Rainbow Rowell, Kris Anka et Matthew Wilson

Titre : Runaways 1. Find your way home
Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka et Matthew Wilson
Éditeur : Marvel comics 1 mai 2018
Pages : 136

Ce volume 1 contient Runaways (2017) 1-6. Les Runaways sont quelques adolescent-e-s dont les parents sont des criminels. Après l'avoir appris illes ont décidé de fuir puis de combattre leurs parents et de réparer le mal fait à la ville de Los Angeles. Avec le temps, ils ont connu plusieurs pertes mais aussi des ajouts, le fils d'Ultron par exemple. Du point de vue des éditions la série a connu son heure de gloire sous Brian K. Vaughan, avant de perdre en qualité par suite de la volonté de lier ce groupe aux événements Civil War et Secret Invasion. Pour se terminer sous un nouveau scénariste considéré largement comme ayant détruit la série pour de bon. Cette nouvelle série se déroule quelques années plus tard. Chacun des membres des Runaways est parti faire son chemin. Mais Chase a décidé de retourner dans le passé afin de tenter de sauver Gert en la ramenant dans le présent, une époque dans laquelle Nico pourrait sauver son ancienne amie.

SPOILERS

J'attendais beaucoup de cette nouvelle série, tout en était surpris de son retour. Ma première lecture de Runaways reste un très bon souvenir. Derrière une intrigue plutôt simple se cache une écriture efficace avec des choix pertinents, par exemple celui du traitre inattendu et logique à la fois. J'étais déçu du choix éditorial consistant à lier le groupe aux événements plus larges de Marvel. Selon moi, cette série ne fonctionnait pas assez bien dans ce contexte puisque les jeunes Runaways ne s'intéressent pas à ce que font les adultes de l'univers Marvel. Heureusement, les derniers numéros de Vaughan restent intéressants tout en ouvrant quelques idées.

J'avoue que je n'ai pas lu les épisodes écrits par le successeur de Vaughan, et je ne planifie pas de le faire. Il me manque donc quelques éléments et je craignais que la scénariste fasse de nombreuses références. Heureusement, elle nous donne les éléments manquants au fil du temps tout en expliquant pour quelle raison le retour de Gert est une nécessité, elle serait la clé du fonctionnement du groupe et son départ équivaut aux débuts des problèmes du groupe. Il est donc assez facile d'entrer dans ce premier volume

L'intrigue est assez simple, connue même. Les jeunes adultes, mis à part Gert et Molly, tentent de se réunir tout en essayant de passer outre les changements connus après leur séparation. Après avoir appris que l'un de leurs parents est dangereux, illes essaient de sauver leur amie et de survivre malgré leur amateurisme. Cependant, cette intrigue permet surtout de relier à nouveau les différents personnages. La scénariste ne prétend pas qu'il est simple de revenir vers des ami-e-s que l'on a perdu de vue. Ce n'est que difficilement que chacun-e décide à recommencer à s'entre-aider et se faire confiance à nouveau.

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*** Un premier volume qui repose les bases du groupe et de leur relation
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Image : Amazon

Éditeur

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20/09/2018

Saga 8 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 8
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 23 février 2018
Pages : 152

Ce tome 8 contient Saga 43-48. Alana, Marko, Hazel ainsi que le Prince Robot IV et Petrichor ont réussi à fuir la comète Phang. Mais illes ont eu le temps d'observer ce petit monde être dévoré par l'un des êtres les plus puissants de l'univers, et donc de connaitre la mort horrible subie par les rares habitant-e-s qui restaient encore à sa surface. À la suite de cette aventure, Alana perd son fœtus. Bien qu'il ne soit pas possible de le sauver, sa mort donne quelques pouvoirs à Alana et, surtout, la met en danger si une procédure n'est pas accomplie afin de retirer le fœtus de son corps. Seule une planète est assez discrète pour que cette procédure soit accomplie sans publicité.

SPOILERS

Encore une fois, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome 9 de Saga. Mais, encore une fois, les épisodes sont si bien écrits que l'on ne voit pas le temps passer. Derrière la visite sur une planète que permet de procédures d'avortement les auteur-e-s posent des questions sur le contrôle des corps mais aussi sur les possibilités données par l'arrivée potentielle d'un bébé, sans jamais donner de réponses. Alors qu'Alana se prépare, ses nouveaux pouvoirs créent son bébé dans quelques années. Loin d'être un moyen de faire lui faire peur, je pense que les auteur-e-s essaient de montrer ce qu'avait imaginé Alana, ce qu'aurait pu être la vie de sa famille avec ce nouvel enfant. Mais celui-ci n'existe pas.

En ce qui concerne l'intrigue générale, les effets de la famille d'Alana et Marko sur la guerre, elle reste en suspens tant que les problèmes familiaux ne sont pas réglés. Cependant, les auteur-e-s réunissent enfin le Prince Robot IV avec son fils tandis que les journalistes vont rencontrer la famille, pour la première fois. Mais le personnage qui va probablement faire avancer l'intrigue est probablement Le Testament, actuellement torturé par une proche de l'une de ses victimes. Il n'y a plus qu'à attendre le tome 9

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**** Un tome 8 toujours aussi bien écrit.
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Image : Éditeur

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08/09/2018

Star Wars Rebels 4

Après 4 saisons Star Wars Rebels nous dit adieu (tandis que Clone Wars revient pour une dernière saison et qu'une nouvelle série intégrée entre l'épisode VI et VII est annoncée). Nous sommes à la fin de l'aventure pour le petit équipage du Ghost. Après avoir débuté une rébellion sur Lothal l'équipage a dû fuir au sein de la flotte rebelle. À l'intérieur de celle-ci illes ont essayé de trouver un lieu capable d'abriter une base. Mais le Grand Amiral Thrawn les a finalement trouvés et a bien failli détruire la flotte et la base, ce qui aurait été catastrophique pour la rébellion. À la suite de ces événements, Ezra et Kanan se trouvent sur Mandalore. Ils aident Sabine et ses allié-e-s à vaincre l'Empire alors que la petite flotte s'est cachée sur une petite lune : Yavin 4. Mais Ezra souhaite surtout libérer Lothal, au nom de ses parents.

SPOILERS

Rapidement, on comprend que cette série permet de relier l'épisode III à l'épisode IV, avec l'aide de Rogue One et de l'oubliable Solo. Cette série permet de comprendre de quelle manière une galaxie sous contrôle étroit par l'Empire peut connaitre une révolte armée d'ampleur capable de mettre à mal un appareil militaire massif. Le partis pris de la réalisation a été de suivre un petit groupe qui commence avec des actions locales, rapides et modestes sur une planète éloignée. Puis, le petit groupe a été intégré à un début de flotte rebelle et aide à son agrandissement et la création d'une véritable base. Il n'est donc pas étonnant que la série se termine en reliant les derniers fils au quatrième film. Saw Gerrera est expulsé de l'Alliance rebelle, cette même alliance a enfin un commandement centralisé sur une base que l'on connait bien : Yavin IV. La fin de la série est donc très proche du film IV.

Contrairement à Clone Wars, cette série connait aussi une véritable fin. Clone Wars, sur décision de Disney, a été arrêtée avant de terminer l'histoire de la guerre alors que la série commençait à montrer le déséquilibre d'Anakin et les effets de la guerre sur la Galaxie et les Jedis. Comme beaucoup de monde, je me demandais de quelle manière Rebels allait se terminer alors que l'on n'entend pas parler de cette équipe dans la suite des événements. Certains indices ont été mis en place dans Rogue One alors que des personnages ont été créés pour ressemble à des acteurs que l'on voit dans les films. Mais est-il possible de laisser Kanan et Ezra vivre alors que Luke Skywalker est décrit comme le dernier Jedi à plusieurs reprises ? Ces deux personnages ne sont pas simplement sacrifiés. Ils deviennent des symboles de ce que les Jedis sont censés être : des personnes qui cherchent le moment durant lequel on aura le plus besoin d'elleux, même si cela implique un sacrifice.

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**** La fin de cette série est réussie et s'intègre très bien au reste de la mythologie.
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Image : IMDB

Site officiel

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10:49 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels, disney | | | |  Facebook

Nightwing 3. Nightwing must die par Tim Seeley, Javier Fernandez et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing 3. Nightwing must die
Auteurs : Tim Seeley, Javier Fernandez et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 26 septembre 2017
Pages : 144

Ce volume contient Nightwing 16-21. Dick Grayson est heureux. Il peut enfin prendre un peu de temps pour lui et sa nouvelle compagne, Shawn Tsang. Alors qu'il s'occupe d'arrêter les criminels durant la nuit il travaille dans un centre communautaire le jours afin d'aider les personnes qui ont en besoin. Tout va si bien qu'il est même décrit comme le Batman de Blüdhaven ! Un tel titre ne peut que déplaire à Damian Wayne, qui se considère comme le véritable héritier de Batman. Damian décide donc de se rendre à Blüdhaven afin de donner son avis à Dick. Mais les deux frères doivent s'entendre lorsque Shawn Tsang est kidnappée par un certain Deathwing.

SPOILERS

Pendant un temps, Bruce Wayne est mort. À la suite de cet événement Dick Grayson a pris le costume de Batman avec Damian Wayne comme partenaire. Il y a eu plusieurs numéros autours des deux frères, dont une partie a été écrite par Grant Morisson. Ce volume trois de Nightwing semble vouloir retourner à cette époque. Bien que le costume ne soit pas identique, les deux personnages apprécient de se retrouver. À plusieurs reprises, ils expliquent l'un à l'autre à quel point leur duo leur avait manqué. Dick Grayson pense même qu'il aurait pu être plus adéquat de continuer à s'occuper de Damian plutôt que de laisser Bruce Wayne, et ses problèmes, reprendre son rôle paternel. La confrontation n'est donc qu'un prétexte pour réunir ses deux personnages qui travaillent bien ensemble et qui se respectent.

Ce volume se concentre aussi sur les peurs de Nightwing. La capture de Shawn et de Damin n'est donc qu'un prétexte pour qu'il comprenne ce qu'il peut devenir. À plusieurs reprises, ces dernières années, Dick Grayson a été défini comme un personnage qui refuse de laisser les drames le définir. Il préfère aller de l'avant, au risque de perdre ses ami-e-s. Mais que se passe-t-il lorsque Nightwing se laisse rattraper par les drames ? Deathwing est l'image de ce qu'il pourrait devenir : une personne brisée qui essaie d'échapper à sa souffrance en s'attaquant aux personnes qu'il juge responsable. Ce n'est qu'un reflet déformé de Dick, qui refuse de devenir cet homme et qui laisse Damian le sauver.

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**** Un meilleur volume que le précédent avec des idées intéressantes.
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Image : Éditeur

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07/09/2018

Nightwing 2. Back to Blüdhaven par Tim Seeley, Marcus To et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing 2. Back to Blüdhaven
Auteurs : Tim Seeley, Marcus To et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 20 juin 2017
Pages : 168

Ce volume contient Nightwing 9-15. Dick Grayson ne sait plus qui il est. Il fut un héros, le compagnon de Batman, un chef de groupe mais aussi un acrobate, un assassin en devenir et un espion. Récemment, il a cru pouvoir faire confiance à un homme qui lui ressemble beaucoup. Mais il a compris trop tard son erreur, ce qui a mis Bruce Wayne en danger de mort. À la suite du conseil du nouveau Superman, Dick Grayson décide de se rendre à Blüdhaven. Cette ville est devenue un lieu touristique mais les criminels sont toujours présents. Sous ces deux identités, il sera confronté à un groupe de vilain-e-s repentis dont les membres sont arrêtés par la police pour des meurtres qui'illes auraient commis. Mais Dick pense qu'illes sont innocent-e-s.

SPOILERS

La première partie de ce volume, la plus longue, concerne les relations de Nightwing avec les Repentis. Ce sont des personnages qui ont été arrêtés par Batman et ses allié-e-s lors d'aventures précédentes. Pour s'échapper de l'ambiance de Gotham illes ont choisis de vivre dans une ville qui ne connait pas de héros et de trouver un moyen de se repentir. Ce n'est pas la première fois que la batfamily est confrontée à un groupe qui essaie de leur échapper tout en les critiquant. Mais ces groupes étaient surtout constitués de civils tandis que nous avons ici des costumé-e-s. Je ne sais pas si Tim Seeley va beaucoup les utiliser mais les faire interagir aussi bien avec Nightwing que Dick Grayson pourrait être une bonne idée. Il serait possible d'en faire une réflexion sur les possibilités de changer après une entrée dans le milieu de la criminalité, avec les problèmes que cela implique.

Le dernier épisode est constitué d'une romance entre Dick et Defacer alias Shawn Tsang. Bien que le numéro soit plutôt bien écrit, il montre des problèmes normaux dans un couple, la romance ne m'a pas convaincue. Je suis assez sceptique sur l'intérêt de créer un couple entre deux personnages qui ne se sont rencontrés qu'il y a peu. Je suis tout aussi sceptique sur l'intérêt de cette romance pour la question posée par le volume, retrouver l'identité de Dick Grayson. Mais je trouve surtout qu'il est trop facile pour Shawn Tsang de comprendre l'identité de Dick Grayson. J'espère qu'au moins elle ne deviendra pas une princesse à sauver, ou pire...

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*** Un tome qui fonctionne mais sans plus. Je le conseille plutôt aux personnes qui apprécient le personnage.
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Image : Éditeur

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01/09/2018

Paper Girls 4 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 4
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban Comics 17 août 2018
Pages : 136

Ce tome 4 contient Paper Girls 16-20. Nos quatre jeunes héroïnes se sont retrouvées piégées dans un lointain passé. Mais ce voyage leur a permis de rencontrer l'inventrice du voyage dans le temps. Il n'en fait pas beaucoup plus pour comprendre que le fonctionnement du temps a été mis à mal, même si cela semble être surtout dans le cas de détails qui sinon ne sont pas dangereux. Mais il est temps de revenir dans le futur, cette fois les jeunes adolescentes se retrouvent le premier janvier de l'an 2000 lors de la première bataille entre les ancêtres et leurs descendants du futur. Comprendra-t-on enfin ce qui est en train de se dérouler ?

SPOILERS

Cette fois les héroïnes de Paper Girls commencent enfin à pouvoir véritablement agir sur leurs déplacements. Elles ne sont plus aussi impuissantes et commencent à pouvoir trouver des moyens de comprendre ce qui leur arrive. Erin est la première à comprendre comme utiliser son journal tandis qu'elles décident de prendre le contrôle d'une machine afin de retourner chez elles.

De plus, ce tome donne enfin des indices plus substantiels sur la raison de la guerre dans laquelle les quatre héroïnes sont plongées sans le vouloir. Les ancêtres sont la première génération à avoir connu le voyage dans le temps et ont décidé de fermer toutes possibilités de changer l'histoire et d'explorer. Certains de leurs descendants ont décidés que toutes les personnes vivantes méritent de vivre dans le meilleur des mondes possibles. Il y a donc une opposition idéologique forte entre le refus d'agir sur le passé et le souhait de le modifier, mais celle-ci n'est pas exprimée puisque les combattant-e-s ne se rencontrent pas. Au vu de la fin de ce tome 4, on pourra peut-être savoir si ce futur qui semble savoir ce qui est mieux pour le passé est vraiment aussi parfait que présenté.

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**** Ce tome donne enfin quelques clés pour comprendre le fonctionnement de l’intrigue !
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Image : Éditeur

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13:32 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

31/08/2018

Paper Girls 3 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 3
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban Comics 6 octobre 2017
Pages : 136

Ce tome 3 contient Paper Girls 11-15. Un matin, le premier novembre 1988, une petite ville des États-Unis a connu des événements extraordinaires. Quatre jeunes filles tentent de comprendre ce qui arrive. Malgré les dangers elles survivent et se retrouvent en 2016. Leur arrivée dans le futur est une source de surprises pour elles, et la version adulte de l'une d'entre-elles. Ce 2016 connait lui aussi des événements extraordinaires alors que des monstres et un zeppelin apparaissent. Les quatre jeunes filles décident de fuir. Et elles se retrouvent dans un lieu paisible sans savoir quelle est l'époque. Il ne faut que peu de temps avant qu'elles ne soient attaquées par une femme et son bébé.

SPOILERS

Je ne sais pas comment fait Vaughan pour écrire des séries qui n'avancent pas leurs intrigues mais qui restent intéressantes. Cela fait déjà trois tomes que nous suivons quatre héroïnes sans comprendre ce qui se déroule et pourquoi le temps semble mis à mal, même si l'on ne sait pas vraiment si le temps est blessé. Tout ce que l'on sait, c'est que l'humanité a inventé le voyage dans le temps et décidé qu'il ne fallait rien modifier, même si des actions de réparations semblent possibles. De plus, il semble qu'une génération plus jeune ne soit pas d'accord et souhaite changer l'histoire.

Ce troisième tome reste dans la veine des précédents. Les quatre héroïnes subissent les événements et ne sont pas encore véritablement capable d'agir. Mais elles commencent à mieux savoir comme réussir à survivre et à accepter une certaine dose de changement. Ce troisième tome est surtout rempli de thématiques féminine, voire féministe. Les jeunes filles, encore préadolescentes, parlent de règles et de l'accès à une éducation sexuelle. La personne qu'elles rencontrent ne souhaite pas laisser son enfant sous le contrôle d'hommes qu'elle considère incapables. Et l'une d'elles pourraient bien être attirée par l'une de ses amies... Ce ne sont que de petites touches mais qui rendent ce tome intéressant.

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**** Ça n'avance pas et pourtant j'en redemande !
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Image : Éditeur

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