20/11/2018

Arrow 6

CW : Tortures

Oliver Queen possède plusieurs identités. Le jour il est le maire élu de Star City. Son rôle est de protéger ses citoyen-ne-s et d'aider la ville à se remettre de plusieurs années d'attaques terroristes qui ont détruit son infrastructure, son économie et l'espoir. Il est aussi le père de Williams, qu'il a promis de prendre avec lui lors de la mort de sa mère. Mais être père et maire d'une ville rend les choses compliquées. D'autant plus que William ne connait pratiquement pas Oliver Queen. Les seules interactions qu'il a eu avec son père se sont déroulés lors de ses enlèvement par des ennemis de Green Arrow. Et enfin, Oliver Queen est le Green Arrow. Lorsque la nuit tombe il parcourt les rues de la ville afin de sauver, aider et combattre la criminalité. Alors qu'il se croit enfin débarrassé de tous les dangers Oliver Queen commence à reconstruire sa vie et sa ville. Mais une cabale commence à se constituer dans l'ombre. Leur seul et unique but est de s'attaquer à Oliver Queen, par tous les moyens possibles.

SPOILERS

Arrow est une série qui est passée par de nombreux problèmes. La première saison fut suivie d'une excellente seconde saison. Puis, soudain, la production s'est perdue à la fois dans la nécessité de trouver des ennemis d'ampleur pour Green Arrow et une entrée dans le spirituel. Cette décision m'a toujours paru étrange puisque Arrow est censé se dérouler dans un milieu urbain, avec une légère conscience politique. Le but d'Oliver Queen est de se battre pour que les personnes puissantes, riches, ne soient pas au-delà de la justice. Heureusement, la cinquième saison repartait sur de bonnes bases avec un ennemi provenant du passé d'Oliver Queen. Cette sixième saison continue sur cette lancée en créant Ricardo Diaz. Un homme qui a connu la pauvreté et qui tente de prendre le contrôle de la ville afin d'étendre son empire criminel.

La série prend enfin le temps d'enquêter sérieusement sur les activités d'Oliver Queen. Ce dernier a été publiquement accusé à plusieurs reprises, pour toujours s'en sortir. Ce que l'on peut lier à une tendance étrange des citoyen-ne-s de la ville à oublier ces accusations et les meurtres commis par Oliver Queen. Cette fois la série prend au sérieux les accusations et permet même l'enfermement d'Oliver Queen. Cependant, il est dommage que les arguments contre le vigilantisme ne soient pas assez développés. Pire encore, les différentes personnes qui se trouvent dans l'équipe d'Oliver Queen sont finalement utilisées pour aider le FBI à reprendre le contrôle. Le discours sur la nécessité de suivre les lois et procédures pour une justice équitable en est diminué. On semble nous dire que certaines circonstances impliquent que l'état puisse passer outre la loi, ce que je récuse. Cette saison montre aussi la fin de l'équipe constituée lors de la cinquième. Il semblerait donc que la série puisse se diriger vers sa fin lors de la septième saison, ce qui serait probablement une bonne chose.

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10:59 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc | | | |  Facebook

01/11/2018

Wakfu saison 3

La confrérie du Tofu a sauvé le monde a plusieurs reprises. Illes ont commencé par combattre Nox qui, pour atteindre ses enfants, menaçait de détruire un peuple entier. Illes ont continué avec Quilby qui voulait s'enfuir du monde en le détruisant tout en préparant une invasion de démons. Enfin, illes se sont confrontés à l'une des légendes de leur monde, découvrant par la même occasion que l'un des leurs est une divinité. Depuis, les membres de la confrérie se reposent chacun de leur côté. Pinpin et Evangeline s'occupent de leur famille. Amalia suit ses devoirs de princesses et futures reines de son peuple. Yugo, lui, cherche son frère, Adamaï, après leur dispute sur l'usage de leurs pouvoirs. Après plusieurs années, Adamaï réapparait. Mais au lieu de la retrouvaille attendue il s'attaque à Pinpin et Evangeline afin de leur voler leurs enfants.

SPOILERS

Chacune des saisons de Wakfu posait une question particulière autours d'un vilain précis. Le premier ne voulait que réparer ses erreurs et retrouver sa famille. Le second ne souhaitait qu'éviter la solitude et l'ennui. Le troisième posait la question de l'usage de pouvoirs divins (mais ce fut le moins bien écrit puisque le thème ne durait que trois épisodes). Cette troisième saison pose la question des divinités et de leur rôle. La réalisation met en place une nouvelle confrérie qui accuse les divinités de ne pas se soucier des personnes qui les adorent. Elles resteraient entre-elles sans agir face aux malheurs. Les membres de cette confrérie sont tous et toutes des enfants de divinités, qui possèdent un certain nombre de pouvoirs. Mais illes ont été abandonnés par leurs parents avant même leur naissance. Il y a donc deux questions : le rôle des divinités dans le monde et la responsabilité parentale. Il est dommage que la série ne s'y intéresse pas autant qu'au plan du vilain de la saison qui consiste en la destruction des divinités et leur remplacement par d'autres.

Bien que j'apprécie Wakfu je sais que la série possède un certain nombre de problèmes, ainsi que cette saison en particulier. La saison 3 a lieu presque entièrement dans une tour que l'on monte petit à petit afin d'atteindre le dernier méchant et sauver la princesse. Ceci implique un manque criant de diversité dans les décors. Au contraire des deux premières saisons qui utilisaient les voyages pour cela. On perd aussi le lien avec la population du monde que la confrérie du Tofu aidait régulièrement. Mais cette saison étend aussi les problèmes des deux premières. Premièrement, je déplore que Pinpin retrouve un bras au lieu de continuer à se battre en usant de son propre corps. Il y a aussi un énorme problème de sexisme. Celui-ci existait déjà, par exemple l'épisode des "princesses moches", mais il est démultiplié ici. Evangeline n'est qu'une mère défendue par ses enfants et son mari. Amalia est décrite comme une princesse dont le seul intérêt de la saison est sa relation avec Yugo. Pire encore, certains épisodes sont particulièrement dérangeants. L'un des premiers est une suite de fessées donnée par un homme adulte à une petite fille qui essaie simplement de se défendre, ainsi que sa famille. Un autre se déroule chez un fétichiste qui ne souhaite qu'une chose : arracher les sous-vêtements de la confrérie même sans leur accord si nécessaire. Je ne peux que me demander pour quelle raison ces personnages et ces épisodes ont été écrits ainsi et ce que pensaient les personnes chargées de les valider.

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** Bien moins intéressante que les deux premières saisons elle étend les problèmes de sexisme de la série
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wakfu

09:55 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wakfu | | | |  Facebook

08/10/2018

The good place 1

Il existe un certain nombre de séries qui prennent une position humoristique sur la mort. On peut penser à Dead Like Me qui profite de la mort pour parler de la vie ou encore Pushing Daisies au style si coloré. The Good Place, qui m'a été conseillé, se déroule après la mort. Lorsque l'on meurt les activités que l'on a eu sur Terre sont dénombrées selon qu'elles soient positives ou négatives. Le résultat permet de classer les personnes soit dans le Mauvais Endroit soit dans le Bon Endroit. Ce dernier est un lieu très exclusif réservé aux meilleures personnes ayant été vivantes. Eleanor Shellstrop vient tout juste de mourir. Elle se réveille dans une salle d'attente dans laquelle on lui annonce qu'elle est acceptée dans le Bon Endroit. Le problème c'est qu'Elenaor est loin d'être une bonne personne.

SPOILER

Les séries humoristiques qui fonctionnent réellement sont rares. Même s'il existe de nombreuses productions dans ce genre leur humour est souvent fainéant, mal écrit et peut rapidement devenir une honte secrète pour les personnes qui les regardent. Je compte sur les doigts d'une seule main les séries qui restent drôles après plusieurs années et sur de nombreuses saisons, malgré quelques longueurs de temps en temps. Leurs points communs sont de prendre au sérieux l'humour et les cibles des blagues. On rit avec les personnages et non pas des personnes. Lorsque ces personnages se comportement mal l'écriture permet de comprendre que c'est le cas. The Good Place est dans cette veine. Les situations dans lesquelles se trouvent Eleanor sont drôle parce que son comportement est déplacé, ce qui est montré et jugé comme tel.

Ce qui rend cette série particulièrement bien écrite concerne aussi son message. Au lieu de se contenter de parler de la mort par le rire la production décide de parler de philosophie. Pour cela, outre Janet et Michael qui sont des êtres éternels, on nous offre 4 personnages. Tahani est une membre de la haute société anglo-saxonne qui a lancé de nombreuses organisations de charité tout en accomplissant un haut degré d'éducation. Chidi est un chercheur spécialisé en philosophie de l'éthique. Jason est un DJ trafiquant de drogue. Et Eleanor est une personne égocentrique incapable du moindre acte de gentillesse. Le personnage de Chidi permet à la production de nous parler d'éthique par les grands philosophes, résumés rapidement. Ensuite, Eleanor se retrouve dans une situation qui implique l'usage de ce qu'elle a appris ou de ce que Chidi explique. Je me souviens particulièrement bien d'un dilemme éthique qui concerne la possibilité de tuer une personne si cela permet de sauver la vie d'une autre personne. La série ne nous offre pas de réponse mais complexifie la question en offrant de nouvelles informations au fur et à mesure de l'épisode. Ce type de scène me permet de considérer que cette série est probablement l'une des mieux écrites du moment et qu'elle mérite d'être largement connue.

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***** Probablement l'une des meilleures séries actuellement en cours. Ne me lisez pas, regardez la série.

Image : Site officiel

the good place

14:29 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the good place | | | |  Facebook

06/10/2018

The expanse 1

L'humanité, un futur proche, a réussi à créer un moteur qui donne la possibilité de coloniser le système solaire. Depuis, la Terre s'est unie autours des Nations Unis et a colonisé la Lune. Des dômes ont été montés sur Mars qui est devenu une nation militariste indépendante qui n'a qu'un seul but : créer un monde habitable. Les deux planètes vivent dans une paix militaire relative et prennent le contrôle de la ceinture d'astéroïde, habitée par les Belters depuis plusieurs générations. Celleux-ci ce sont liés au sein d'une confédération qualifiée de terroriste aussi bien par la Terre que par Mars. Tout fonctionne dans un équilibre instable qui pourrait bien être mis à mal alors que deux vaisseaux disparaissent soudainement. La réponse à leur destruction est-elle aussi simple qu'elle parait ?

SPOILERS

Depuis Battlestar Galactica je n'ai pas trouvé de série SF ayant lieu principalement dans l'espace qui prenne au sérieux son univers. Battlestar Galactica créait une technologie et un univers politique pour ensuite montrer de quelle manière les humain-e-s interagissent à l'intérieur. Cette série prend très au sérieux son univers et en particulier sa technologie. Tout y est à la fois familier et très avancé. Ainsi, le fonctionnement de cet univers est compréhensible tout en ne jouant pas sur la magie de la science pour expliquer les réussites ou les échecs des personnages. Lorsque la gravité disparait les personnages utilisent des bottes magnétiques. Les vaisseaux doivent être réparés à la main, ce qui est sale. La défense passe par des balles physiques et non des boucliers énergétiques.

Cette première saison doit aussi nous permettre de comprendre le statu quo politique de cet univers grâce au point de vue de plusieurs personnages. Ainsi, on comprend que Mars est une grande puissance militaire et une société créée en vue d'atteindre un but spécifique. La Ceinture est contrôlée par les deux planètes mais elle est aussi déstabilisée par une alliance syndicale qui pourrait se transformer en mouvement nationaliste. Ce point de vue nous est fourni par Miller, enquêteur au profit d'une corporation sur un astéroïde contrôlé par la Terre. Enfin, le point de vue de la Terre est offert par une membre importante de son administration. Elle est décrite comme une personne sans pitié connaissant parfaitement le jeu politique et l'état stratégique du système solaire. Cet équilibre est brisé par un joueur inconnu dont l'identité n'est que très progressivement dévoilé par un équipage naufragé et ses tentatives de survivre. Bien entendu, ceci n'est qu'un résumé très rapide d'une série riche aussi bien au point de vue de l'écriture que de l'image, qui est magnifique. Je ne regrette pas d'avoir essayé de la regarder et je vais faire mon possible pour rattraper mon retard.

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***** Une première saison qui démarre très fort. Elle utilise à son avantage les dix épisodes qui lui sont offerts pour débuter une intrigue et un univers complexe.

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TheExpanse_101_season_one_02.jpg?itok=pYuK2Fxg&timestamp=1455829775

18:10 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the expanse, syfy | | | |  Facebook

Supergirl 3

Supergirl a vaincu les terroristes de Cadmus. Mais elle a été obligée d'accepter leur aide afin d'empêcher l'invasion des Daxamites, le peuple de Mon-El. Malheureusement, la seule manière de vaincre durablement les Daxamites a été de polluer l'atmosphère terrestre au plomb, empêchant Mon-El de continuer à vivre sur Terre. Depuis, Kara Danvers met en cause l'existence de son alter-ego humaine. Au lieu de souffrir des pertes difficiles et de devoir travailler dans le cadre civil ne serait-il pas plus logique de devenir Supergirl à plein temps ? D'oublier son identité humaine et de devenir l'un des êtres les plus puissants de la Terre sans prendre le temps de connaitre les gens et de se lier à d'autres personnes ? Cela pourrait-il lui permettre de survivre à la nouvelle menace qui se réveille sur Terre ?

SPOILERS

La première saison de Supergirl était moyenne mais résolument positive. Dès la seconde saison, la CW prend la série en main et décide d'en faire une série anti-trump. L'intrigue concernait la migration et la nécessité d’accueillir les personnes dans le besoin afin de les aider à vivre et à offrir leurs richesses au monde. La CW allait jusqu'à créer une femme présidente issue de l'immigration alien qui débute son arrivée sur les écrans en légalisant toutes les personnes migrantes qui vivaient auparavant en cachette. Cette troisième saison continue sur cette lancée en créant un personnage masculin : Morgan Edge. Cet homme est décrit comme un être puissant, riche, blanc, qui veut prendre le contrôle de la ville à la suite des destructions de l'invasion daxamite. Il déteste Léna Luthor ainsi que Supergirl et fait tout ce qu'il peut pour les détruire ou les enfermer. La réalisation de la série va jusqu'à créer une manifestation, contrôlée par Edge, qui chante "lock her up" devant les locaux de Luthor. Le parallèle ne pourrait pas être plus clair.

Malheureusement, cet homme disparait assez rapidement pour laisser la place au véritable propos de cette saison. Quelle est la différence entre la divinité et l'humanité. Kara, en tant que Supergirl, approche la divinité avec un nombre restreint de points faibles. Tandis que Kara humaine souffre régulièrement de la perte d'ami-e-s et d'amants. Pendant la première partie de la saison, elle choisit de donner plus d'importance à son côté divin, Supergirl, avant de comprendre que son humanité lui donne bien plus de chance de gagner. En effet, Supergirl, lorsqu'elle combat des êtres de sa puissance, est montrée comme froide et détachée. C'est son humanité qui lui donne l'occasion de ressentir de la compassion et de l'amour. Cette dichotomie est incarnée par les Tueuses de mondes qui sont des êtres artificiels créés par Kryptons. Leur humanité est combattue voire abandonnée afin de laisser place à une grande puissance mais aussi à l'absence total d'empathie. La fin de la saison donne aussi la possibilité d'une confrontation entre Kara et Lena Luthor. Bien que le développement de leur relation soit logique j’espère que nous n'aurons pas un développement débouchant sur un combat entre les deux femmes.

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*** J'ai un peu moins apprécié cette saison, plus intimiste et moins politique, mais je garde mon intérêt pour les personnages et les intrigues.
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Image : IMDB

supergirl,cw

09:25 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl, cw | | | |  Facebook

08/09/2018

Star Wars Rebels 4

Après 4 saisons Star Wars Rebels nous dit adieu (tandis que Clone Wars revient pour une dernière saison et qu'une nouvelle série intégrée entre l'épisode VI et VII est annoncée). Nous sommes à la fin de l'aventure pour le petit équipage du Ghost. Après avoir débuté une rébellion sur Lothal l'équipage a dû fuir au sein de la flotte rebelle. À l'intérieur de celle-ci illes ont essayé de trouver un lieu capable d'abriter une base. Mais le Grand Amiral Thrawn les a finalement trouvés et a bien failli détruire la flotte et la base, ce qui aurait été catastrophique pour la rébellion. À la suite de ces événements, Ezra et Kanan se trouvent sur Mandalore. Ils aident Sabine et ses allié-e-s à vaincre l'Empire alors que la petite flotte s'est cachée sur une petite lune : Yavin 4. Mais Ezra souhaite surtout libérer Lothal, au nom de ses parents.

SPOILERS

Rapidement, on comprend que cette série permet de relier l'épisode III à l'épisode IV, avec l'aide de Rogue One et de l'oubliable Solo. Cette série permet de comprendre de quelle manière une galaxie sous contrôle étroit par l'Empire peut connaitre une révolte armée d'ampleur capable de mettre à mal un appareil militaire massif. Le partis pris de la réalisation a été de suivre un petit groupe qui commence avec des actions locales, rapides et modestes sur une planète éloignée. Puis, le petit groupe a été intégré à un début de flotte rebelle et aide à son agrandissement et la création d'une véritable base. Il n'est donc pas étonnant que la série se termine en reliant les derniers fils au quatrième film. Saw Gerrera est expulsé de l'Alliance rebelle, cette même alliance a enfin un commandement centralisé sur une base que l'on connait bien : Yavin IV. La fin de la série est donc très proche du film IV.

Contrairement à Clone Wars, cette série connait aussi une véritable fin. Clone Wars, sur décision de Disney, a été arrêtée avant de terminer l'histoire de la guerre alors que la série commençait à montrer le déséquilibre d'Anakin et les effets de la guerre sur la Galaxie et les Jedis. Comme beaucoup de monde, je me demandais de quelle manière Rebels allait se terminer alors que l'on n'entend pas parler de cette équipe dans la suite des événements. Certains indices ont été mis en place dans Rogue One alors que des personnages ont été créés pour ressemble à des acteurs que l'on voit dans les films. Mais est-il possible de laisser Kanan et Ezra vivre alors que Luke Skywalker est décrit comme le dernier Jedi à plusieurs reprises ? Ces deux personnages ne sont pas simplement sacrifiés. Ils deviennent des symboles de ce que les Jedis sont censés être : des personnes qui cherchent le moment durant lequel on aura le plus besoin d'elleux, même si cela implique un sacrifice.

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**** La fin de cette série est réussie et s'intègre très bien au reste de la mythologie.
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star wars,rebels,disney

10:49 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels, disney | | | |  Facebook

19/08/2018

Orphan Black 5

Orphan Black est probablement l'une de mes séries préférées, que j'ai découverte grâce à une amie. Dès le premier épisode la série m'a fasciné et j'ai été accroché par une galerie de personnages presque toujours bien écrits. Seule la saison 3 est un peu moins bonne que les autres. Cette saison 5 commence immédiatement après la 4 donc attentions aux spoilers. Sarah est traquée sur une île inconnue. Cosima est traitée par Delphine, que l'on croyait morte, dans un village sur une autre partie de l'île. Pendant ce temps, Rachel Duncan fait tout son possible afin de prendre le contrôle total du groupe néolutionniste qui contrôle aussi bien Dyad que Topside ainsi que les expérimentations autours des clones. Le Clone Club est en très mauvaise posture car, cette fois, leurs adversaires ne reculeront devant rien afin de garder le contrôle. Mais on va surtout enfin savoir qui est derrière toutes ces expérimentations : un homme qui prétend avoir plus de 100 ans et qui souhaite offrir le secret de sa longévité à l'humanité.

SPOILERS

Depuis le début de la série on nous donne de petits indices sur les raisons derrière le clonage humain. Les scénaristes ont la bonne idée de garder tout ce que l'on sait tout en simplifiant les données de cette dernière saison. Il n'y a plus plusieurs groupes et plusieurs idéologies mais une unique idéologie qui contrôle toutes les expérimentations. Celle-ci est constituée autour d'un mythe produit par un livre et une personne qui se prétend âgé de plus d'un siècle. Il y a un véritable effet de secte autours de cette personne et de ses idées, sans que jamais ses propos ne soient prouvés par la science. Plusieurs articles parlant de la série, que j'ai parcouru, font le lien avec la philosophie du transhumanisme. Celle-ci prétend, à moins que je ne me trompe, contrôler l'évolution humaine afin d'éviter la maladie et même la mort. Mais la question des conséquences sociales n'est que rarement posée et ses défenseurs semblent souvent être des personnes particulièrement puissantes. La série pose cette question puisque la raison cachée de toutes ces expérimentations et de trouver le moyen de repousser l'âge limite des humain-e-s tout en abaissant la population pauvre du monde. Il y a donc un but eugénique avec l'idée qu'une partie importante de la population ne mérite pas de vivre.

Cette série est aussi une série qui s'attaque frontalement aux questions du contrôle du corps. Les clones sont considéré-e-s non pas comme des humain-e-s indépendant-e-s mais comme des expérimentations qui appartiennent à des corporations privées. Ceci justifie l'usage de méthodes autrement illégale comme les enlèvements et les actes médicaux sans consentements. Dans cette saison, on apprend que les néolutionniste n'hésitent pas à user des corps pour les besoins sans prendre en compte de considérations éthiques. Mais elle va plus loin en plaçant ce groupe au centre d'un effort mondial pour prendre le contrôle des données génétiques de la population humaine, ceci dans un but eugénique. Les activités du Clone Club ne sont pas seulement un moyen de lutter contre une corporation mais aussi et surtout un souhait de garder le contrôle de leurs corps face à un monde médical et scientifique sans éthiques et qui considère que les corps féminins leurs appartiennent. Bien que l'on puisse penser à Kyra et Helena l'un des clones dont l'histoire est la plus tragique de ce point de vue est Rachel. Dès son enfance elle souhaite être libre mais elle apprend qu'elle est toujours contrôlée. Dans cette saison elle pense être enfin émancipée mais elle apprend que l'on contrôle son corps d'une manière encore plus invasive, ce qui mène à ses décisions lors de la fin de la série.

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***** Une série qui a réussi à garder une qualité importante en 5 saisons et dont la conclusion me semble parfaitement maitrisée. Sans parler des qualités d'actrice de Tatiana Maslany qui porte cette série depuis le premier épisode.

Image : Allociné

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11:04 Écrit par Hassan dans féminisme/gender/queer, LGBTIQ, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orphan black | | | |  Facebook

05/06/2018

game of thrones saison 7

Un an après tout le monde, j'ai enfin regardé la dernière saison en date de Game of Thrones (lors que la toute dernière est annoncée pour 2019). La guerre a détruit de nombreuses personnes et de nombreux lieux. Mais certains groupes que l'on pensait avoir été annihilé commencent à revenir sur le devant de la scène. Le Nord a proclamé un nouveau roi en la personne de John Snow qui décide d'entrer en rébellion contre la couronne. Le sud s'est aussi rebellé après la mort de la reine et la destruction du temple de Baelor. Pire encore, Daenerys a enfin débarqué avec deux armées, une flotte et trois dragons. Les Lannisters sont isolés et en danger d'être écrasés. Mais John essaie d'éviter la guerre qui s'annonce. Il sait qu'une menace bien plus importante est en passe de déferler sur les royaumes : le roi des morts et son armée se préparent à envahir Westeros.

SPOILERS

S'il y a un terme qui peut définir cette saison c'est la vitesse. Le nombre d'épisodes est moindre. Le problème principal concerne des événements qui auraient mérités d'être montrés mais qui ne le sont pas par manque de temps. On ne nous montre pas de quelle manière ni quand les alliées de Daenarys décident de la soutenir. Les batailles et les stratégies ne sont pas explicitées. Ce qui donne parfois l'impression d'un tour de magie alors que soudain des châteaux changent de main puis que l'on nous explique que cette victoire est en fait une défaite. Les Starks, qui ont passé 6 saisons séparés, sont soudain tous et toutes à Winterfell sans aucuns problèmes. Les événements vécus ne sont même pas questionnés.

Bien entendu, il y a une explication. La série se termine bientôt et il était nécessaire de mettre en place les personnages pour sa conclusion. On ne pouvait plus passer la moitié du temps à suivre 15 personnages sur 6 régions différentes. Il est nécessaire de condenser, en reliant enfin les intrigues. Ceci permet de s'attacher à ce qui était annoncé depuis le début : la guerre contre les morts lors de l'hiver. Toute cette saison ne sert qu'à la préparer. Pour cela, il faut convaincre les sceptiques de la série de la réalité du danger. John Snow est ici le pivot principal de la série et vu les informations sur son passé il ne risque pas de perdre ce statut.

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**** Une saison meilleure que la précédente mais aussi très, voire trop, rapide sur certains événements clés.
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Image : Allociné

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08:44 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

25/05/2018

Flash saison 3

Flash a combattu Zoom. Bien qu'il ait gagné contre quelqu'un qui lui a menti et qui l'a manipulé depuis le début il a aussi perdu énormément. En effet, Zoom a tué son père souhaitant montrer par-là que Barry Allen n'est pas différent de lui. Ce dernier décide donc de faire quelque chose d'interdit. Il revient dans le passé pour empêcher le meurtre de sa mère. Il crée une nouvelle réalité dans laquelle il n'est pas le Flash, son rôle étant pris par Wally West. Mais cet univers est bien loin de l'utopie qu'il imaginait. Espérant réparer ses erreurs il essaie de recréer l'univers original, attirant l'attention d'un nouvel ennemi : Savitar.

SPOILERS

La première saison introduisait Barry Allen et con concept. La seconde permet d'introduire l'idée de terres parallèles mais aussi certaines règles. Cette saison 3 introduit les conséquences lorsqu'on viole ces règles. Dès le début, Barry Allen nous est montré comme quelqu'un qui a décidé de détruire le fonctionnement normal du temps et de changer son histoire. Bien qu'il essaie de réparer ses erreurs, celles-ci ont des conséquences importantes pour les personnes qui lui sont proches. Par exemple, le frère de Cisco est mort tandis que Caitlin reçoit des pouvoirs aux conséquences psychologiques désastreuses. À plusieurs reprises dans la saison, Barry comprend qu'il est responsable et essaie de changer les choses pour le meilleur.

Mais la saison nous parle aussi de Savitar, au design atroce. Savitar est considéré comme le premier Flash, le plus rapide mais aussi un dieu de la vitesse. Selon moi, son arrivée de cette existence permet de poser la question des limites des pouvoirs du Flash. En effet, celui-ci peut voyager entre les dimensions, dans le passé et le futur et changer les choses à volonté, s'il fait attention aux êtres qui pourraient être envoyé pour le stopper. D'une certaine manière, les pouvoirs du Flash sont sans limites. Comment éviter de commencer à se définir comme un dieu dans ces conditions ? Barry Allen est l'homme qui refuse de perdre son humanité, aidé en cela par ses ami-e-s et Jay Garrick. Savitar a décidé de devenir un dieu afin de se venger du monde et du mal qu'il a ressenti. Dans ces conditions, la fin de la saison est parfaitement logique puisque, pour éviter de perdre son humanité le Flash ne peut qu'accepter une punition équivalente à ses erreurs.

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*** Utiliser encore une fois un Speedster comme vilain donne l'impression d'un déjà-vu. Barry Allen doit encore se battre contre quelqu'un de plus rapide que lui qui le manipule...
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Image : Allociné

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08:41 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flash, cw | | | |  Facebook

28/04/2018

Doctor Who saison 10

Après la mort de Clara Oswald et la petite guerre contre les Time Lords le Docteur a tout oublié de sa compagne. Heureusement pour lui, il n'était pas seul et il a pu vivre 24 ans avec sa femme, River Song. Mais les vacances sont terminées. Il doit retourner sur la Terre. Cette fois, il n'est pas censé aller à l'aventure. En effet, son rôle est de surveiller un coffre à l'intérieur d'une université. Pour être certain qu'il ne fuie pas son rôle. Il a accepté l'aide de Nardole, ancien employé de River Song et arnaqueur. Dans le même temps, il donne des cours à l'université sur les sujets qui l'inspirent. Petit à petit, il se rend compte qu'une personne suit tous ses cours en restant discrète. Son nom est Bill Potts. Au vu de son intérêt le Docteur lui propose un tutorat privé. Leur relation évoluera vite en direction du TARDIS pour de nouvelles aventures !

SPOILERS

Cette saison 10 peut faire peur. Elle semble faire figure de remplissage entre deux showrunners, deux personnes qui incarnent le personnage du Docteur, une compagne de transition et tout le monde connait les problèmes d'écritures que peut avoir Moffat. Cette saison est réussie. Moffat sort par la grande porte ainsi que son Docteur. Pour une fois, la saison n'est pas impliquée dans un plan d'ensemble qui mette l'univers dans la balance. Au contraire, les choses sont bien plus proches des personnages. Bien que Bill et Nardole ne soient pas là pour rien, la relation principale est celle du Docteur et de Missy. Missy, depuis son apparition, clame posséder une relation importante avec le Docteur. Dans cette saison, on l'observe changer et se rapprocher du Docteur aussi bien en ce qui concerne l'amitié que l'héroïsme. Leur relation se termine sur une déclaration d'amour entre deux personnages qui tournent l'un autours de l'autre depuis longtemps. Mais elle se termine aussi sur une mort de Missy parfaitement exécutée. Je pense que l'on regrettera tous Missy. Bill Potts, elle, aurait pu n'être que peu intéressante. Mais ses connaissances en pop culture lui permettent de mieux comprendre ce qui se déroule autour d'elle. Ses dialogues permettent aussi de se moquer un peu de la série. Surtout, malgré le peu d'épisodes qui lui sont donnés sont histoire se conclut mieux que toutes les autres compagnes de l'ère Moffat.

Un second aspect intéressant de cette saison concerne les adversaires. Doctor Who a connu son lot d'aliens dont le but est de détruire ou de conquérir. Parfois, le problème concerne la relation entre une espèce et l'humanité. Souvent, le Docteur essaie de gagner sans, pour autant, tuer. Mais il arrive fréquemment que le Docteur soit coupable de meurtre voire de génocide. Cette saison ne possède que peu de menaces aliens contre lesquelles le Docteur doit prendre des décisions difficiles. Outre un épisode durant lequel il est brutalement mis de côté afin de laisser des Pictes et des Romains se battre côte à côte ou encore les Moines qui n'envahissent que si on les a invités la plupart des adversaires agissent par incompréhension ou à cause d'humain-e-s. The Pilot et Smile sont deux très bons exemples. Dans le premier cas l’adversaire souhaite simplement inviter Bill à un voyage. Dans le second cas, la menace est due à une mauvaise programmation des robots qui ne peuvent comprendre le deuil suite à la mort et décident d'empêcher toutes mauvaises émotions de manière permanente. Dans les deux cas, les adversaires n'en sont pas vraiment. Illes ne font qu'agir selon une programmation et non en vue de faire du mal à d'autres êtres.

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***** Une saison 10 un peu moins bonne que la précédente, surtout à cause du tryptique autours des Moines pourtant intéressants, mais qui permet aussi de terminer une époque tout en nous offrant Bill Potts.

Image : Site officiel

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23/03/2018

Constantine saison 1

Nous avons connaissance des menaces physiques. Outre la police et l'armée des héros peuvent s'en occuper. Mais il existe aussi des menaces spirituelles. Et lorsque vous êtes sans aucun espoir il existe un nom. Il n'est que murmuré car personne n'apprécie vraiment cet homme. Ce nom est celui de John Constantine. Récemment, John Constantine s'est fait interné après un acte magique qui n'a pas réussi. Le coût fut très important non seulement humainement mais aussi moralement. Mais il est temps pour lui de retourner dans le monde extérieur. En effet, une menace importante est visible à l'horizon et la guerre qui s'annonce rend l'intervention de Constantine nécessaire.

SPOILERS

Cette série n'a duré qu'une saison, malgré l'entrée du personnage dans l'univers de la CW. Malgré son annulation elle avait du potentiel. La magie n'est pas montrée comme foncièrement utile ou facile mais comme possédant un coût, parfois important. La série se pose aussi et surtout la question du mal. Bien qu'il y ait une intrigue globale, dont la conclusion n'existe pas. Les épisodes fonctionnent seuls avec, à chaque fois, un ennemi spécifique. Il y a autant des personnes réellement mauvaises que d'autres qui veulent faire le bien, mais d'une mauvaise manière. Personne n'est réellement innocent mais il y a une capacité de payer pour ses péchés. La série semble vouloir montrer non pas un mal spirituel, au-delà de l'humanité, mais surtout un mal ordinaire rendu plus important par l'élément spirituel. De ce point de vue, le potentiel était présent.

De plus, on nous montre des personnages qui ont des histoires personnelles intéressantes, et qui ne seront pas explorées. Constantine n'est pas forcément celui qui m'intéresse le plus. C'est un anti-héros arrogant, mais qui le mérite. Il a tendance à ne pas être apprécié mais il le souhaite, car il perd beaucoup de monde lors de ses voyages. Il est secondé par Chas. Celui-ci ne possède pas de magie mais il se sent responsable de ne pas avoir réussi à sauver les spectateurs d'un concert. Enfin, nous avons Zed. Elle est voyante, provenant d'un culte. Chacun de ces personnages aurait pu permettre une nouvelle intrigue principale intéressante ou une intrigue secondaire utile au récit. Zed, en particulier, semble avoir été choisie et écrite pour permettre aux scénaristes d'écrire de nouvelles saisons voir de placer Constantine face à ses responsabilités, à mon avis sa tumeur aurait pu être "volée" par Constantine ce qui aurait lancé une nouvelle intrigue tirée des comics. Cette petite série est donc sympathique mais malheureusement conclue trop rapidement.

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*** Moyenne si l'on ne prend en compte que la première saison, pourtant de plus en plus intéressante, cette série avait clairement du potentiel.
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Image : Site officiel

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14:33 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nbc, constantine, dc | | | |  Facebook

13/03/2018

Daredevil saison 2

TW : Tortures

Wilson Fisk n'est plus une ombre dans la pègre de New York. La ville entière connait son nom ainsi que les actes qu'il a commis. Il est neutralisé, en prison. Le Daredevil, lui, continue son travail clandestin dans les rues de Hell's Kitchen. Bien que la presse ne parle pas de lui et que la police ne soit pas en sa faveurs, la population semble l'avoir adopté. Même le cabinet Nelson and Murdock est prospère. Cependant, Matt Murdock, Foggy Nelson et Karen Page tombent sur une affaire qui remet en cause leur partenariat. En effet, il y a un nouveau justicier dans les rues. Mais celui-ci ne se contente pas de frapper des criminels. Il s'attaque aux différentes mafias en tuant tous leurs membres. Hell's Kitchen est devenu une zone de guerre.

SPOILERS

J'avais beaucoup aimé la saison 1 de cette série. Son fonctionnement est très réaliste. Mieux encore, la réalisation a réussi à créer un vilain très intéressant, qui ressemble bien plus à Matt Murdock que ce dernier ne le pense. Enfin, la série déconsidérait le travail de Daredevil pour mieux mettre en avant la manière dont user des lois peut permettre de gagner. Cette seconde saison part sur de très bonnes bases pour mieux étendre la mythologie du personnage, d'autant que d'autres séries ont eu lieu ou ont été annoncée dans le même univers. Là encore, la saison 2 débute avec un thème central au genre mais rarement bien écrit : qu'est-ce que la justice. Pour le développer la réalisation décide d'introduire une version radicalisée des justiciers : le Punisher. Celui-ci considère que le système ne fonctionne pas et qu'il est nécessaire de tuer les criminels. Daredevil considère le système comme imparfait et donc offre une correction. Tandis que la police et Foggy Nelson croient au système. La confrontation permet de réaliser un épisode superbe durant lequel Daredevil et le Punisher discutent sur un toit de leurs méthodes. Malheureusement, ce bon côté ne fonctionne pas durant l'entier de la série.

En effet, lors de l'arrivée de la moitié de la saison, un nouveau personnage apparait : Elektra. Celle-ci arrive alors que le Punisher est soumis à un procès. Le problème d'Elektra n'est pas son existence mais que son histoire parasite le thème principal de la seconde saison pour développer ce qui se termine dans The Defenders (après un passage par Iron Fist). Ainsi, la série oublie le thème de la justice pour mettre en avant une forme de mysticisme. Daredevil oublie son rôle d'avocat et enquête sur un groupe de ninjas provenant de temps immémoriaux. Cette partie de la saison est bien moins intéressante d'autant qu'elle ne fonctionne pas avec le thème plus terre à terre mis en place avec l'arrivée du Punisher. La série, donc, change de style en plein milieu de la saison sans véritablement le justifier.

Heureusement, il existe Karen Page. Ce personnage, introduit dès le premier épisode de la saison 1, est probablement celui qui a le mieux changé durant la série. Elle débute comme une victime ayant besoin d'être sauvée pour continuer comme une victime qui décide d'aider ses avocats par gratitudes. Vers la fin de la saison 1 la série met en avant ses talents de documentalistes. Cette seconde saison continue sur cette lancée. Mieux encore, elle libère le personnage en lui donnant ses propres motivations, des choix qui ne dépendent pas de Matt Murdock et surtout en lui offrant un rôle différent de celui de secrétaire. Bien que la transition puisse paraitre abrupte, son passage à un rôle de journaliste d'investigation est très intéressant et j'espère que la réalisation saura user de ce personnage.

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*** La saison commence très bien, puis s'effondre lors de la seconde partie de la saison et de son récit de conspiration ninja sans intérêt.
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Site officiel

Image : Allociné

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08:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daredevil, netflix, marvel | | | |  Facebook

26/01/2018

Black Sails 1-4

TW : viols, meurtres, esclavage, tortures

Les Bahamas, Nassau, le XVIIIème siècle : Le monde connait ce que l'on nomme l'âge d'or de la piraterie. Alors que deux Empires se combattent afin de prendre le contrôle de ce que l'on nomme encore les Indes Occidentales plusieurs petites îles échappent au contrôle des britanniques ou des espagnoles. Ces ports permettent à des personnes peu recommandables de prendre la mer afin d'attaquer des navires, vendre les biens pillés et repartir après un ravitaillement. Bien que l'on aime dépeindre ces lieux comme anarchiques, Nassau est loin d'être en dehors d'une forme de gouvernement. Une femme, Eleanor Guthrie, filles du gouverneur, a pris la tête du commerce local qu'elle contrôle fermement. Mais elle est rêve de légitimité et de grandeur pour sa ville. Face à elle, de nombreux grands noms de la piraterie combattent pour le contrôle du port, Barbe Noir, Rakham, Charles Vane, Anne Bonny, ... Mais aucune de ces personnes ne sont aussi crainte que le capitaine Flint. Car Flint possède une vision et il ne reculera devant rien, ni la mort de son équipage ni la destruction de Nassau, pour rendre ses souhaits réels.

SPOILERS

Il est très difficile de ne pas donner de spoilers sur une série à la fois ambitieuse et très restreinte. Bien que les personnages semblent nombreux on connait rapidement les plus importants. Même si une partie de l'intrigue a lieu en mer une grande partie se déroule autour de Nassau. Et même si le thème est très vaste il se concentre sur un ou deux personnages et leur relation avec celui-ci. De plus, la réalisation porte sur une histoire connue, souvent romantisée, la piraterie. Nous avons tous au moins entendu parler de Pirates des Caraïbes et certains noms de pirates célèbres sont encore connu assez largement. Cette série ne s'attache pas aux évènements. Une grande partie des morts n'ont lieu ni à l'époque ni à la manière dont on les connait. Le Capitaine Flint est une invention de Stevenson. Cependant, il me semble, du moins selon les connaissances que j'ai de l'époque, que le fonctionnement d'un navire et d'une bataille navale sont bien mis en scène. Même si elles sont rares, les batailles sont très prenantes et l'on est rapidement inquiet pour le bien être des personnages. Mieux encore, la série n'hésite pas à prendre en compte l'importance de l'esclavage, et les problèmes posé pour les personnages. Il n'est pas rare de rencontrer des esclaves et, en particulier durant les saisons 3 et 4, ce sont des personnes qui ont fui leur condition qui prennent une part importante dans le déroulement de l'intrigue. Ainsi, il n'est pas rare de côtoyer d'anciens esclaves dans des positions de pouvoir tandis que des hommes libres sont forcés à donner leur vie pour l'Empire britannique. Dans ce cadre, la série considère que leur condition, qui n'est pas identique, peut permettre un rapprochement des luttes en direction d'un idéal de liberté.

Cependant, la question principale de la série ne concerne ni l'histoire ni les personnages mais la relation que nous avons avec la civilisation. On nous montre une ville considérée comme en dehors de la civilisation. Mais celle-ci fonctionne plus ou moins bien selon les personnes en charge. Au début de la série, la personne en charge est Eleanor Guthrie. Elle est décrite comme la fille du gouverneur qui, afin de s'enrichir, a accepté la piraterie. Bien qu'elle soit fragilisée parce qu'une femme elle réussit à prendre le contrôle du commerce et donc des pirates, qu'elle n'hésite pas à confronter. Sous son auspice, la violence est au plus bas car elle est défavorable au commerce et dont à l'enrichissement de tout le monde. Cependant, elle souhaite mettre en place une forme de légitimité que celle-ci soit sous l'égide de l'un des Empires ou d'une manière autonome. Cette légitimité est un moyen pour elle de garantir le commerce mais aussi le bien être des personnes qui vivent à Nassau, et qui sont loin d'être toutes des pirates. Au fil de la série, elle sera de moins en moins violente pour se rapprocher d'un idéal lorsqu'elle se marie au nouveau gouverneur. Mais cela n'enlève rien à ses capacités de décisions. Elle est "secondée" par Max, une ancienne esclave qui se prostitue et amante d'Eleanor. Max débute avec comme seul but de se libérer afin d'éviter toute servitude. Mais, rapidement, elle deviendra la seconde personne la plus puissante de Nassau et aide aux efforts de stabilité, là aussi pour aider le commerce. Ainsi, les personnages féminins de la série ont des capacités fortes de décisions et sont très intelligentes. Plus encore, elles sont les catalyseurs de la mise en place d'un ordre voire d'un retour de ce que l'on nomme civilisation. Il est révélateur que les intrigues se concluent, lors de la saison 4, par une entente entre plusieurs femmes qui possèdent le réel pouvoir derrière leurs maris.

Face aux femmes, il y a les hommes. Et en particulier le Capitaine Flint et Woodes Roger. Bien entendu, ces deux hommes sont secondés par un grand nombre d'autres personnages, en particulier Flint qui doit lutter contre Silver et Billy Bones. Mais ce sont Flint et Roger qui tiennent la seconde partie de l'intrigue entre leurs mains. Les deux ont connu un scandale qui les a changés. Ce sont les deux des personnes en hausse dans la société militaire britannique. Flint perd son poste après avoir soutenu la mise en place de pardons pour les pirates et avoir été mêlé à un scandale sexuel. Roger est en disgrâce après une bataille navale, ruiné mais célèbre. Les deux personnages sont très proches car leurs idéaux, leurs capacités tactiques et leurs volontés sont presque identique. L'un défend une forme d'anarchie tandis que le second défend la civilisation. Dès la saison 4, mais cela est mentionné lors de la saison 3, on apprend que Roger a des tendances violentes et que sa défense de la civilisation britannique peut passer par des actes de cruauté extrême voir de rébellions contre la couronne. Flint, lui, est d'abord dépeint comme un romantique qui souhaite la mise en place d'une nation de pirates, autonomes, capable de résister aux deux Empires. Mais il atteint un point de non-retour dès la saison 3, après la mort de la dernière personne à le relier à son passé. De plus en plus, sa guerre n'est plus montrée ni défendue comme une défense contre un pays tortionnaire et autocrate mais une vengeance. Flint a perdu toutes les personnes qu'il aime et son combat est un moyen pour lui de faire payer à l'Angleterre la manière dont il a été traité. Alors qu'il souhaite une guerre totale les autres personnages qui le suivent préfèrent un retour à une forme de normalité, ce qui inclut des concessions. Flint est donc montré comme une personne endommagée, de plus en plus violente, incapable de faire son deuil. Heureusement, la série réussit à éviter sa mort et lui offre une fin bien plus intéressante. Au final, les hommes de la série sont des facteurs de guerre et de destruction tandis que les femmes sont montrées comme les personnes qui possèdent véritablement le pouvoir, que ce soit en cachette ou non.

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**** Si vous souhaitez en apprendre plus sur l'histoire de la piraterie cette série n'est pas très adéquate, malgré une bonne mise en scène du fonctionnement d'un navire selon mes connaissances. Mais si vous voulez une série qui parle de pouvoir et de civilisation sans cacher les problèmes que cela implique elle est adaptée à vos envies.
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Image : Site officiel

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09:19 Écrit par Hassan dans Histoire, moderne, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : black sails, starz | | | |  Facebook

05/01/2018

Battlestar Galactica 4. Unity par Steven Harper

Titre : Battlestar Galactica 4. Unity
Auteur : Steven Harper
Éditeur : Tor Books 3 avril 2007
Pages : 320
TW : Violences policières et médicales, torture

Ce quatrième, et dernier à ma connaissance, tome se déroule durant la saison 2 avant l'arrivée du Pegasus. Depuis plusieurs mois la flotte subit les attaques répétées des Cylons. Pire encore, une mésentente entre les civils et les militaires a mené à un coup d'état suivi d'une scission de la flotte. Heureusement, les tensions se sont calmées depuis que la Présidente a trouvé la route de la Terre et que Adama a accepté de la suivre. Mais ce n'est que l'un des nombreux problèmes. La flotte subit une épidémie alors qu'elle est en manque de médicaments. Les réserves de nourriture sont aussi inquiétantes. La flotte n'a pas eu d'autres choix que de s'arrêter au-dessus d'une planète sur laquelle on trouve des algues capables aussi bien de nourrir que d'être transformées en médicaments. Mais les Cylons retrouvent rapidement les humain-e-s et, après une brève bataille, laissent un module de survie derrière elleux. À l'intérieur on trouve une 8 ainsi que le chanteur Peter Atis. Soin arrivée est un bon moyen de donner un peu d'espoir à la flotte mais ne cache-t-elle pas autre chose ?

SPOILERS

Ce roman s'intéresse à deux points fondamentaux de la série : la dichotomie entre science et religion. En effet, la série s'intéresse à un certain nombre de personnages. Certains, comme la présidente, croient en des divinités dont l'existence est révélée par des textes sacrés. D'autres sont des sceptiques qui doutent face aux miracles, comme le commandant Adama. Et enfin, nous avons des scientifiques purement rationnels montré par Gaius Baltar. La série est plutôt négative face à la science et met en place une intrigue de conversion du scientifique en direction de la foi. Ce roman ne déroge pas à cette règle. Nous avons des croyant-e-s, des sceptiques et des scientifiques. Ce qui est intéressant, aussi bien dans la série que le roman, est l'absence de frontière importante entre science et religion. Ce qui, pour certaines personnes, est divin sera explicable scientifiquement pour d'autres. L'intrigue qui est développée dans ce quatrième tome joue avec cette frontière puisque ce que certain-e-s définissent comme une maladie est considéré par d'autres comme un miracle, basé sur un texte sacré considéré comme apocryphe. Cela permet de montrer une part des difficultés religieuses de la flotte mais aussi de démontrer comment réagit une population face à l'imminence de la mort, sans capacités de choix. En effet, seules une minorité de personnes sont agissantes, les autres doivent attendre dans une atmosphère de plus en plus morose. La conversion massive à la foi de Peter Atis n'est donc pas étrange mais une simple réaction face à une possibilité d'espoir. Malheureusement, cet aspect n'est que peu examiné dans la série puisqu'elle se concentre sur des militaires qui peuvent agir.

En ce qui concerne l'écriture, ce quatrième roman est probablement le meilleur (je mets de côté la novélisation du pilote que je n'ai pas lu). Le tome 2 était inintéressant, mal écrit et contredisait la série sur plusieurs points. Le tome 3 était intéressant mais se perdait en intrigues secondaires sans intérêts. Ce tome se construit entièrement sur une intrigue précise mise en place sur une bonne moitié du livre. En effet, ce n'est que tardivement que la maladie est observée puis comprise comme dangereuse. Ce qui donne le temps d'y lier l'intrigue religieuse sans donner l'impression d'un patchwork décousu. De plus, les personnages ressemblent bien plus à ceux de la série. Les cylons sont sans pitiés. Le commandant Adama est montré comme compétent mais fatigué et stressé, en particulier en ce qui concerne son fils. La présidente est décrite comme une personne qui ne cherche pas le pouvoir mais s'y accroche en cas de besoin, mais aussi comme une femme en fin de vie qui essaie de survivre autant que possible. Enfin, nous avons Starbuck dont les actions ne sont ni condamnées ni décrites comme honteuses. A la rigueur, il y a une explication par son passé familial. Mais on nous montre une femme qui décide de prendre du bon temps quand elle en a envie parce qu'elle en a envie, malgré la jalousie et le jugement de Lee Adama. Ainsi, ce roman réussit là où le précèdent échouait.

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*** Enfin un roman pas trop mauvais dans cet univers. Il est même très réussi si on le compare aux autres.
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31/12/2017

Arrow saison 5

TW: Torture, meurtres

Il y a plusieurs mois, Oliver Queen était confronté à Damien Dark. Ce dernier souhaitait protéger une petite partie de l'humanité tout en détruisant la Terre grâce à un objet capable de prendre le contrôle de toutes les ogives nucléaires du monde. Heureusement, son plan a échoué mais avec la perte d'une ville entière. Finalement, l'équipe Arrow a réussi à confronter Dark, avec l'aide de la population, et à le tuer supprimant définitivement sa menace. Mais cet épisode a créé des tensions dans l'équipe. Laurel Lance, aka Black Canary, est morte, Thea décide de ranger son costume tandis que Diggle recherche à nouveau un sens à sa vie en retournant dans l'armée. En ce qui concerne Oliver, il est nommé maire par intérim. Plusieurs mois plus tard, il est toujours maire mais sa popularité est extrêmement basse. En effet, il s'occupe non seulement de son poste mais aussi de son rôle de Green Arrow, seul. Tout le monde est d'accord, il est temps de réunir une nouvelle équipe capable de seconder Oliver Queen aussi bien sur le terrain qu'à la mairie.

SPOILERS

Arrow est une série de la CW avec une qualité en dent de scie. La première saison plaçait l'intrigue et devenait meilleure au fil du temps. La seconde saison était très réussie car elle prenait en compte les deux parties de la série, passé et présent, pour expliciter l'intrigue. Les deux saisons suivantes sont bien moins intéressantes, sans être véritablement ratées. La série passait outre l'identité des personnages principaux, des héro-ïne-s dans un milieu urbain confronté à des problèmes socio-économiques, pour s'intéresser à la magie et au mysticisme. Cette saison 5 revient à l'identité de base d'Oliver Queen en le plaçant non seulement face aux conséquences de son passé mais aussi dans la chaise du maire. Malheureusement, ses actions de maire ne sont pas très bien mises en scène. On ne voit que rarement Oliver Queen tenter de sauver sa ville par des actions à grande échelle, de temps en temps il parle à des milieux privés pour recevoir des dons en faveurs d'une aide sociale quelconque. La série semble penser que le rôle de l’État n'est pas d'agir mais de réguler les actions privées. L'absence de véritable propos politique rend cet aspect moins intéressant et, parfois, crée des épisodes entièrement ratés. C'est le cas, par exemple, de l'épisode qui pose la question du droit à porter des armes dans le but de se défendre. Il y a un refus de prendre position qui se traduit par la création d'une loi capable de lier les souhaits des camps pro et anti armes à feu. Mais jamais cet éclair de génie n'est explicité ! En ne souhaitant pas s'aliéner une partie de son audimat en s'intéressant à des sujets importants la série échoue à les traiter d'une manière adéquate. Mais c'est un problème récurrent dans les séries des États-Unis (pensez à l'avortement qui est rarement discuté comme choix possible par les personnages des séries provenant des États-Unis).

Heureusement, la série contrebalance cet échec en réussissant sur la seconde partie de l'intrigue. En effet, outre recréer une équipe Oliver Queen doit s'occuper d'un nouveau vilain nommé Prometheus. On pourrait penser que ce n'est qu'un nouveau personnage lambda mais son intérêt est d'être inscrit dans le passé d'Oliver Queen et de remettre en question les actes commis par son alter ego. En effet, lors de la première saison on nous montrait un homme capable de tuer et de torturer. Ceci était confirmé par les flash-back qui construisent un homme de plus en plus dangereux et capable d'horreur, parfois sous l'instigation d'autres personnes. Mais ces actes ne sont que rarement condamnés. Pire, ils sont parfois justifiés sous l'idée de justice ou de nécessité en faveurs du bien commun et de la sécurité. C'est un aspect dérangeant de la série qui peut poser de gros problèmes, même si ce n'est pas la seule ayant justifié des actes de torture au nom de la sécurité. Prometheus est créé par Oliver Queen lors de l'un de ses meurtres. Le personnage a ensuite tout fait pour connaitre Oliver Queen dans tous ses aspects. Son but n'est pas simplement de tuer ou de détruire mais de révéler à tout le monde qu'Oliver Queen n'est rien d'autre qu'un monstre. Les flash-backs nourrissent cette intrigue en montrant un Oliver Queen qui crée son alter ego afin de pouvoir tuer et torturer sans se sentir coupable, ce qui est promptement dénoncé comme impossible par l'un de ses amis de la mafia russe. Bref, ce qui rend cette saison meilleure que les deux précédentes est non seulement son inscription dans le passé d'Oliver Queen mais aussi de créer des conséquences pour ses actes passés qui sont un peu rapidement balayés sous le tapis dès la seconde saison.

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**** Une saison mieux construite et plus intéressante que les deux précédentes qui a la bonne idée de juger les actes de son personnage, ce que j'attendais depuis longtemps.
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Image : Allociné

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10:45 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc | | | |  Facebook

28/12/2017

Battlestar Galactica 3. Sagittarius Is Bleeding par Peter David

Titre : Battlestar Galactica 3. Sagittarius Is Bleeding
Auteur : Peter David
Éditeur : Tor Books 3 octobre 2006
Pages : 352
TW : Torture

L'humanité est détruite. Ses mondes ne sont que ruines. Seule une partie infime de la civilisation a survécu. Mais celle-ci fuit à bord de vaisseaux spatiaux sans véritable espoir de trouver un jour une terre sur laquelle recommencer à vivre. Heureusement, la présidente Roslin n'est pas seulement la dirigeante mais aussi, selon plusieurs prophéties, le lien entre les Colonies et la mythique Terre. Ce qui lui a permis de se rendre au berceau mythique de l'humanité afin de trouver des indices sur les moyens d'atteindre la Terre. Mais avoir une destination en tête ne suffit pas. Il faut aussi survivre aux attaques de Cylons et aux dissensions internes. L'effort devient particulièrement difficile lorsque trois changements ont lieu : Laura Roslin a des visions des colonies en sang, les Cylons ont trouvé un moyen d'espionner les humain-e-s et un groupe religieux minoritaire demande une reconnaissance politique officielle.

SPOILERS

Le premier roman était très mauvais et sans intérêt. Celui-ci est un peu mieux sans être pour autant indispensable. Il permet de développer certains aspects tout en restant inscrit dans l'univers original, et sans remettre en question la série. Bien que la chronologie ne soit pas précisée il est rapidement clair que le roman prend place dans la seconde saison, après l'arrivée du Pegasus et peu de temps avant l'idée de montrer une expédition de secours vers les colonies. Le roman reprend les thèmes principaux de la série est l'un de ces thèmes est la religion.

En effet, la religion est centrale dans la série. Elle n'est pas seulement un décor un peu exotique afin de donner une légère impression de dépaysement. De nombreux personnages sont profondément croyants tandis que l'athéisme est vu comme de moins en moins rationnel face aux nombreux miracles et aux prophéties. Outre la religion officielle des Colonies, gréco-romain pourrait-on dire, il y a la religion des Cylons, monothéiste, qui prend une importance de plus en plus grande lors de la saison 4. Ce roman profite de ses 352 pages pour ajouter un nouveau panthéon sous la forme d'un groupe minoritaire régulièrement attaqué par le passé, selon ce que l'on nous dit. Ce sont les Midgardiens qui, comme leur nom l'annonce, se base sur un livre et un panthéon nordique. Par contre cette religion est décrite comme profondément apocalyptique. Le propos d'une partie importante du roman concerne la possibilité d'accepter une nouvelle religion dans le cadre d'une société et d'une constitution qui se définit dans une tradition religieuse précise. On a ici un problème que l'on connait dans nos propres sociétés. Il est toutefois dommage que l'auteur ne se concentre pas sur ce point, ce qui l'empêche de développer le propos de manière adéquate et le force à transformer une intrigue politique en intrigue militaire, après la transformation d'une garde à vue en prise d'otage ce qui ne m'a pas du tout convaincu.

Le second thème du roman concerne la surveillance en vue de la sécurité. Battlestar Galactica a été qualifiée de série post 11 septembre 2001. En effet, dans une atmosphère de sécurité et de paix les colonies humaines sont brutalement attaquées sans réussir à se défendre. Pire encore, l'ennemi n'est pas identifiable. Il a pris notre forme et n'importe qui peut être un agent. Ce roman se déroule alors que les humain-e-s ont une prisonnière Cylonne. La légalité de son enfermement est questionnée, ainsi que ses droits en tant qu'agent ennemi qualifié d'inhumain. Est-il possible, par exemple, d'agir sur son corps afin de la faire avorter ? Peut-on la considérer comme un objet ou faut-il lui concéder des droits ? Toutes ces questions sont posées dans la série et le roman s'y inscrit. Il est dommage que les militaires acceptent la torture alors que Adama est décrit dans la série comme quelqu'un qui refuse d'user d'actes précis, même envers des ennemis. Tout aussi importante est la réaction face à un espionnage par les Cylons qui leur permet d'organiser un piège. Face à ce problème la réaction du haut commandement est d'organiser une surveillance totale des officiers. Cette surveillance est strictement militaire, en dehors des procédures, sans contrôle civil ou judiciaire et, selon Laura Roslin, illégale. La question posée est simple : jusqu’où peut-on aller dans la surveillance afin de permettre une sécurité accrue de la population. Malgré l'illégalité du procédé, les instances les plus importantes des Colonies acceptent l'idée au nom de la sécurité mais dans un but strictement défini : trouver des Cylons. Il n'y a donc pas de possibilités de condamner des actes illégaux découvert par la surveillance. Plus important encore, celle-ci est montrée comme peu efficace. En effet, Tigh prend un temps important pour écouter les bandes et ne découvre presque rien d'important et en tout cas pas d'agents Cylons. Tout ce qu'il découvre ce sont des humain-e-s dévoués à leur travail malgré les questionnements qu'illes peuvent avoir, on est loin d'un danger intense. La surveillance de masse est donc montrée, dans ce roman, comme dangereuse et inutile en ce qui concerne la sécurité.

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*** Meilleur que le tome 2 mais tout de même très anecdotique.
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23/12/2017

The Cylon's secret. Battlestar Galactica 2 par Craig Shaw Gardner

Titre : The Cylon's secret. Battlestar Galactica 2
Auteur : Craig Shaw Gardner
Éditeur : Tor 22 aout 2006
Pages : 304

L'humanité avait colonisé plusieurs mondes. Mais les relations ne sont pas toujours parfaites malgré une économie et une technologie florissante. Alors, pour travailler et combattre à leur place, les humain-e-s ont créé des robots humanoïdes : les Cylons. Mais, un jour, tous les Cylons ont reçu un message, se sont arrêté pour écouter puis ont tenté de quitter les Colonies, parfois en tuant des humain-e-s qui tentaient de les en empêcher. Il en est résulté une guerre entre l'humanité et les machines. Celle-ci est maintenant du passé. Un armistice a été signée il y a 20 ans et, depuis, les Cylons n'ont pas été vu sur le territoire des Colonies. L'humanité décide donc de reprendre ce qu'elle possédait et d'explorer l'espace afin de retrouver technologies, connaissances et de reprendre contact avec des personnes coupées du reste de l'univers. L'un de ces lieux est la station de recherche Omega. Le problème c'est qu'elle est remplie de Cylons. La paix pourra-t-elle être maintenue ?

SPOILERS

Le premier tome est une adaptation du pilote de la série, j'ai donc préféré ne pas le lire. Ce roman est le second tome dans le cadre de l'univers de Battlestar Galactica. Cette série est la première que j'ai vraiment suivie. Elle est aussi l'une des meilleures séries de SF que je connaisse. Après avoir beaucoup hésité j'ai souhaité entrer plus avant grâce aux romans, qui ne sont pas nombreux. J'ai commencé par le second sur la liste. Mais celui-ci se déroule bien avant la chute des Colonies alors que Tigh et Adama ne sont pas encore aussi élevé dans la hiérarchie militaire.

Ce roman me pose de gros problèmes. Premièrement, les personnages ne sont pas intéressants. L'auteur a repris trois des caractères que l'on connait bien mais ils sont monodimensionnels et ce roman n'ajoute rien à ce que l'on sait d'eux. Pire, il crée de nouveaux personnages qui ne sont que des ersatz d'autres que l'on connait, comme Athéna qui est Kara Thrace. L'intrigue est loin d'être intéressante et même si le début du livre est sympathique, il décrit le début de la guerre, cela ne sauve pas le reste. On suit deux vaisseaux mais jamais on n'a l'impression d'un réel danger. L'écriture elle-même est plate, inintéressante.

Mais le plus gros problème, pour moi, est l'incohérence. En effet, la série commence 50 ans après la première guerre sans que jamais les Colonies n'aient vu un Cylon depuis l'armistice. Ce qui permet de créer une impression de surprise et d'impréparation de la part des personnages que l'on suit. Que fait ce roman ? Il place des Cylons face aux humain-e-s ce qui détruit l'un des points majeurs de l'univers de la série moderne ! Au lieu de résoudre ce problème l'auteur termine en deux lignes sur l'idée que toutes les personnes impliquées aient décidé de garder le secret... Tout aussi problématique est l''incohérence entre l'histoire d'Adama et de Tigh dans la série est celle qui existe dans le roman, les deux sont antagonistes. On a presque l'impression que l'auteur ou les créateurs de la série ne savaient pas ce que faisaient l'autre et donc continuent sur leur lancée. Bref, ce livre n'apporte strictement rien à l'univers de la série. Il vaut mieux l'oublier.

* Pourquoi ?
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Image : Éditeur

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10/12/2017

Westworld saison 1

TW: Meurtres, violences sexuelles

Dans un futur proche l'humanité a été capable de créer des androïdes extrêmement proches de nous. Illes sont capables de ressentir, de créer, de vivre et d'aimer. Mais illes suivent un programme conçu afin de mettre en place le plus grand parc d'attraction du monde. Dans ce parc, les humain-e-s sont libres de faire tous les choix imaginables. Il est possible aussi bien d'explorer, de suivre une trame narrative ou simplement de profiter du monde qui est offert car tout redeviendra comme avant le lendemain. Un parc de cet ampleur implique une main d'œuvre et une infrastructure importante ainsi que la nécessité de modifier et améliorer tous les aspects. Mais que se passe-t-il lorsque les androïdes commencent à penser seuls et à faire de choix qui ne sont pas prévus. Comment réagir face à un début de libre arbitre absolument imprévu ? Et comment réagir en tant qu'être humain ?

SPOILERS

Beaucoup a déjà été dit sur cette série et je ne suis pas certain de pouvoir ajouter grand-chose de pertinent. Toutes les personnes qui l'ont vue ont, à ma connaissance, noté l'esthétique de la série. Celle-ci est maitrisée dès le générique qui est un résumé en soi de l'intrigue. La musique est tout aussi belle et réussit parfaitement à nous faire entrer dans l'ambiance. Tandis que l'intrigue et les personnages sont très bien écrit et nous empêchent de quitter l'écran sans comprendre ce qui se déroule réellement. La série me semble aussi mettre en avant un aspect jeux-vidéos : comment agir dans un univers qui nous laisse tous les choix possibles mais sans souffrir aucune conséquence ? Si l'on en croit Westworld, l'humanité décide rapidement de tester les limites de sa propre civilisation en détruisant tout ce qui bouge, en usant d'une violence extrême. En effet, dans la vie réelle nos actes ont des conséquences. On peut être arrêté, on peut tuer mais on peut aussi mourir. Ces deux derniers points sont absents du parc : les personnages reviennent à la vie et la personne qui joue ne peut pas mourir.

Pourtant, la série prend un thème classique de la littérature SF : la vie artificielle et la conscience. Les robots et les androïdes se retrouvent souvent dans l'histoire littéraire de la SF bien avant Asimov, même si ce dernier me semble avoir marqué un avant et un après grâce à ses trois lois de la robotique et son cycle des Robots et de Fondation auquel il est lié. Asimov s'est posé la question de la conscience des robots et il n'est pas le seul. Pour prendre un exemple plus récent nous avons la série Battlestar Galactica qui place les humain-e-s contre leurs créations ayant pris conscience d'elles-mêmes. Westworld pose la question d'une manière moins violente, bien que cela puisse arrive, mais plus philosophique : qu'est-ce que la conscience et de quelle manière l’atteindre ? La réponse offerte s'inscrit dans l'idée qu'il est nécessaire de subir la vie afin de prendre conscience de son identité. Ce qui expliquer pourquoi les histoires personnelles des androïdes sont si tragiques. Mais la conscience dit aussi impliquer le libre-arbitre et donc la capacité de ne pas suivre des ordres inscrits dans notre manière d'être, une programmation. Il est donc parfaitement logique que l'écriture décide de faire débuter la conscience par des changements de comportement puis la capacité de modifier sa programmation, et donc de se libérer.

Je dois aussi noter que j'ai regardé cette série, pour la première fois, juste après la dernière saison de Game of Thrones. Ceci m'a permis de ressentir deux chocs qui pourraient permettre de qualifier Westworld d'anti Game of Thrones. Beaucoup de personnes l'ont noté, Game of Thrones est une série violente qui, récemment, est devenue violente de plus en plus gratuitement. Le sang n'est plus utilisé en faveurs d'une intrigue, d'une logique dans l'histoire, mais pour choquer et donc faire venir de l'audience. J'ai l'impression que la violence de Westworld, tout aussi importante aussi bien psychologiquement que physiquement ou sexuellement, reste au service de l'intrigue. Les actes de violence ne me semblent pas gratuits mais logique si l'on prend en compte le fonctionnement des personnages et leur place dans l'intrigue. Peut-on être autre chose qu'un meurtrier ou une meurtrière lorsqu'on a été conçu ainsi ? Le second choc concerne la gestion de la nudité, en particulier féminine. Celle-ci est de plus en plus présente dans les séries et Game of Thrones l'utilise d'une manière voyeuriste. La série n'est pas unique et de nombreuses autres, ainsi que des films, présentent la nudité comme avant tout sexuelle, et destinée aux hommes cis-hétéros. Bien que Westworld ne déroge pas à cette règle de la nudité féminine d'abord conçue pour le male gaze, elle me semble beaucoup moins sexualisée, en tout cas dans le cadre du bâtiment de construction et donc en dehors des trames narratives du parc. Les corps sont montrés mais ne sont pas conçus comme des supports de fantasmes. C'est une nudité de tous les jours, que nous expérimentons tous et toutes. Mieux encore, certains personnages gardent toute leur force lors de leurs scènes de nudité, celles-ci ne les diminuent pas. Bref, bien que je puisse me tromper, ce sont des points qui m'ont fait un choc. Et le fait que cela ait eu lieu juste après la dernière saison de Game of Thrones, de la même chaine, n'est pas à prendre à la légère. Nous avons ici deux séries qui gèrent violence et nudité d'une manière très différente et, selon moi, bien mieux en ce qui concerne Westworld.

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***** Il m'est difficile de trouver des points négatifs à cette série. Je me demande de quelle manière la suite sera conçue et j'espère que la chaîne saura la terminer.

Image : Allociné

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12:04 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : westworld | | | |  Facebook

01/12/2017

Vikings saison 4

Ragnar Lothbrok est passé de simple Viking à Earl puis roi. En tant que roi il est devenu l'homme le plus célèbre de son peuple. La découverte de l'Angleterre, la colonisation et la prise de Paris sont au centre de son charisme. Tout le monde est convaincu que personne ne peut vaincre le fameux Ragnar Lothbrok et ses ennemis l'imaginent comme un être surhumain, presque un dieu. Et Ragnar veut retourner à Paris. Il cherche de nouvelles personnes pour le suivre dans cette expédition et vaincre à nouveau les armées de l'Empereur résidant dans la ville. Cependant, il ne sait pas que son frère l'a trahi, encore une fois, et que les armées franques sont maintenant entrainées par quelqu'un qui connait Ragnar. Celui-ci pourrait bien échouer.

SPOILERS

Il est difficile de synthétiser cette saison. En effet, les trois précédentes s'intéressaient à des événements précis avec une montée dramatique durant une bonne partie de la saison. La trois montrait la préparation de l'attaque de Paris avant de nous montrer la bataille. Cette saison est bien plus diverse. En premier lieu, on suit un nombre bien plus important de personnages et d'intrigues dans des espaces variés, Paris, Angleterre et bien entendu Kattegat. Pire encore, la saison est divisée en deux moments très distincts. Il n'y a presque rien de commune entre les deux parties puisque Ragnar disparait durant plusieurs années au milieu et que ses fils sont bien plus âgés.

En fait, je pense que cette saison est un moyen de faire de la place, en détruisant plusieurs personnages. Ragnar est central dans cette intrigue puisque le mythe construit dès la saison 1 doit maintenant être détruit. La trois montrait déjà un homme diminué mais victorieux. Cette quatrième saison montre un homme de plus en plus faible, soumis à une drogue chinoise afin de ne pas souffrir. On le montre échouer à plusieurs reprises. Et la seconde partie débute par exil et son rejet par le peuple, le forçant à quémander des guerriers en leur offrant de l'or. Cette destruction du personnage se conclut sur un final flamboyant qui annonce la vengeance de ses fils.

Ce point est, à mon avis, la seconde raison de cette saison. Au lieu de garder d'ancien-ne-s personnages la série les tue. Mais il est nécessaire de remplir cette place et d'intégrer le début de nouvelles intrigues. Outre Lagertha et sa relation avec les fils de Ragnar ainsi que sa seconde femme, il faut introduire chacun des fils et leurs caractéristiques. Le début de leur intrigue est celui de leur vengeance contre les meurtriers de leur père, ce qui permet d'intégrer la Grande Armée et ses victoires dans des scènes spectaculaires. Mais cela permet aussi de débuter les tensions entre les souhaits de chacun. Je ne serais pas étonné de voir beaucoup de morts dans la prochaine saison

Par contre, la série s'éloigne de plus en plus de l'histoire telle qu'elle a existé. Les évènements sont rapides. De nombreux faits d'armes ne sont pas montrés tandis que des personnages meurent alors qu'ils ont survécu plusieurs années dans la réalité. De plus, la série se tourne de plus en plus en direction d'une dimension fantastique. Les saisons précédentes laissaient la place à la foi. Les moments spirituels pouvaient être considérés comme des hallucinations dues à une croyance. Mais, petit à petit, la frontière entre le réel et le spirituel s'est atténué jusqu'à cette saison qui inclut dans le réel des divinités nordiques et des actes de magie.

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**** Bien que la série s'éloigne du style historique elle reste intéressante.
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Image : Allociné

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20:52 Écrit par Hassan dans Fantasy, Histoire, moyen âge, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vikings, history | | | |  Facebook

22/09/2017

Star wars rebels saison 3

Lors du dernier épisode les membres de la petite équipe de rebelles avaient réussi à trouver une base et survivre non seulement à des inquisiteurs mais aussi Vador. Cependant, un combat sur une planète éloignée, Malachor, change tout et modifie durablement les relations et l'avenir des personnages. Plusieurs mois plus tard, Kanaan semble s'être isolé tandis que son apprentis, Ezra, est devenu un commandant de la rébellion. Le petit groupe est maintenant relié, et fait partie, d'une organisation bien plus large qui pourrait devenir l'Alliance telle que l'on connait dans Star Wars. Mais, pour l'instant, l'unité est loin d'être acquise et chacun agit de son côté en tentant de survivre. Et le groupe d'Ezra aura beaucoup de peine à survivre car l'Empire décide de faire appel à l'un de ses généraux les plus dangereux : Thrawn.

SPOILERS

La saison 3 continue sur la lancée des deux précédentes. Pour mémoire, j'expliquais avoir l'impression que la série nous montre une rébellion en voie de constitution, débutant par un groupe restreint sur une planète, pour ensuite partir sur une région de la galaxie avec un groupe plus grand. Lors de cette saison 3, on observe un lien de plus en plus important avec d'autres groupes d'importance moyenne de rébellions locales. Mieux encore, un personnage central de l'Alliance rebelle apparait et inaugure les premiers pas de l'Alliance, qui peut impliquer un début de combats militaires à grande échelle. Ainsi, la dernière saison, qui sera la 4, sera probablement l'occasion de faire le lien direct avec Rogue One et Star Wars a new hope, l'un des derniers épisodes pourrait valider mon impression.

Malheureusement, je trouve cette saison moins bonne que les deux premières. Le problème principal, à mon avis, concerne la structure de cette saison 3. En effet, au lieu d'une construction de l'intrigue générale qui donne l'impression de se diriger vers un point précis cette saison donne l'impression d'un brouillon. On suit les personnages lors de diverses aventures qui, toutes, ont eu logique pour la rébellion mais ne donnent que rarement l'impression de rentrer dans une méta-intrigue. Heureusement, il y a de très bons épisodes, je pense particulièrement aux trois derniers.

Un second problème concerne Thrawn. Les personnes qui connaissent un peu l'univers étendu Légende de Star Wars savent que Thrawn est l'une des menaces les plus importantes subies par la Nouvelle République. Son entrée dans l'univers étendu Canon est donc attendu avec impatience par beaucoup de monde. C'est un être d'un génie militaire sans égal. Sa caractérisation est très réussie, son calme lors des situations les plus dangereuses liée à son refus de faire preuve de pitié s’intègrent parfaitement à ma vision du personnage. Cependant, la série échoue à lui donner cette impression de menace qu'il devrait donner. Le problème c'est qu'à chaque fois qu'il apparait, en dehors des derniers épisodes, il échoue ou laisse les rebelles gagner. On a donc du mal à prendre au sérieux Thrawn alors qu'il ne fait rien de plus pour vaincre que les autres officiers impériaux présents.

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**** Une troisième saison un peu en dessous des deux premières, surtout à cause d'un méchant mal utilisé et d'une structure trop brouillonne.
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Image : Allociné

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09:24 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels | | | |  Facebook

15/09/2017

Supergirl 1-2

Nous connaissons l'histoire, après des siècles de culture et de civilisation la planète Krypton montre des signes de destruction imminente. Malgré les annonces des scientifiques, personne n'écoute et, un jour, Krypton explose détruisant toute une espèce. Enfin, presque toute une espèce car une famille de scientifique décide de sauver son premier né qui grandira sur Terre, sous le nom de Clark Kent, dans une ferme pour devenir à la fois un grand reporter et le plus grand des héros : Superman. Ce que l'histoire oublie souvent de mentionner c'est que Clark Kent n'est pas le seul rescapé de sa planète. Sa cousine fut envoyée sur Terre avec la mission de protéger son cousin, encore bébé. Mais des problèmes la retarde et elle rentre dans l'atmosphère alors que Clark est déjà Superman. Ce dernier l'a fait adopter par la famille Danvers et elle prend le nom de Kara Danvers. Contrairement à son cousin, elle essaie d'avoir d'abord une vie normale et assiste Cat Grant, créatrice d'un empire médiatique. Mais un accident la pousse à se révéler afin de devenir Supergirl. Une révélation qui la place au centre de l'attention de groupes terroristes aliens et d'agences fédérales spécialisées dans la gestion des aliens.

Supergirl est une série en dent de scie. La première saison se trouvait sur la CBS tandis que la seconde se trouve sur la CW, habitée aux séries super héroïques puisqu'elle produit Flash, Arrow et Legends of tomorrow. Le changement de chaine se fait sentir dans le ton et le fonctionnement de la série. La première saison ne sait pas exactement dans quelle direction elle se rend. Elle tente de mettre en place la création de Supergirl tout en organisant un groupe terroriste kryptonien lié à la famille de Kara. Bien entendu, tout n'est pas à jeter et j'apprécie beaucoup de voir Supergirl apprendre son rôle tandis que Superman n'apparait jamais visuellement. La production essaie aussi de créer des ennemis à la fois intéressant et familier, par exemple par la création de Maxwell Lord qui n'est qu'un simple Luthor bis.

La seconde saison est bien maitrisée car la production sait ce qu'elle veut dire. L'année de diffusion influence fortement l'intrigue et les dialogues, Trump en prenant fortement pour son grade. Alors que la saison 1 s'intéressait à l'identité de Kara, aussi bien son identité civile qu'héroïque, la saison 2 s'intéresse à l'immigration. Les aliens passent de criminels arrivés sur Terre pour échapper à la justice à de nombreuses espèces qui essaient de créer une nouvelle vie après des drames spécifiques, guerres ou migrations forcées. Il n'est donc pas étonnant que l'organisation qui joue le rôle d'ennemi dans cette saison soit une organisation suprémaciste humaine dont le but est la destruction des Aliens au nom d'un danger pour les humain-e-s. Face à cela, le ton de série se place résolument sur le terrain non de la tolérance mais de l'acceptation mutuelle. Aussi bien les aliens que les humain-e-s doivent apprendre à se connaitre et à vivre ensemble, ce qui permet à la série de montrer des policiers gérer les aliens comme des humain-e-s ordinaires. Ce ton d'acceptation, de nécessité de la diversité, se retrouve aussi dans les personnages puisque l'un de ces personnages se découvre non-hétérosexuel (mais je ne vous dirais pas qui cela concerne).

Bref, la série débute difficilement mais continue en réussissant à se créer une identité propre qui permet de faire venir Superman sans donner l'impression d'effacer Supergirl. C'est une production qui se veut jeune mais aussi féministe et antiraciste, le contexte politique des USA n'est pas à négliger dans ce choix et les dialogues sont parfois très savoureux. C'est aussi une série qui ne veut pas suivre la mode DC d'un univers sombre. Au contraire, Supergirl est heureuse, aime ce qu'elle fait et n'hésite pas à hurler de joie lorsque quelqu'un lui offre une glace (une réaction parfaitement humaine !).

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**** Un début laborieux mais une seconde saison réussie, avec un ton à la fois résolument féministe, dans le cadre d'une série de la CW, et positif.
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Image : Allociné

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08:38 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl | | | |  Facebook

07/09/2017

Star Wars rebels (saison 1-2)

La République est morte à la fin de la guerre des clones. Les Jedis ont été massacrés et personne ne croit en leur survie. Les Siths et l'Empire ont pris leur place, secondé par une impressionnante machine de guerre testée durant la guerre des clones. Mais l'espoir n'est pas mort. Alors que l'Empire montait en puissance certaines personnes ont pris la décision de lutter pour les valeurs de la démocratie et de la liberté. Mais illes sont peu nombreux, désunis et isolés. Alors que l'Empire spécialise des pans entiers de son armée pour éviter un retour des Jedis et toutes possibilités de rébellions. L'un des petits groupes qui décide d'attaquer l'Empire se trouve sur Lothal. Alors qu'illes tentent de voler l'Empire illes rencontrent un jeune garçon qui pourrait bien avoir le potentiel d'user de la Force. Serait-il un atout futur pour la rébellion ?

SPOILER

Il y a une grande différence entre cette série et son prédécesseur : Clone Wars. The Clone Wars se déroulait sur de nombreux mondes et présentait un grand nombre de personnages dans le cadre de batailles gigantesques, même si, parfois, l'intrigue était plus individualisée. La série utilisait un univers entier comme décors en s'intéressant aux espèces, à la philosophie et à la politique aussi bien qu'aux combats. Rebels, en comparaison, est beaucoup plus spécifique. Durant les deux saisons, et probablement les deux suivantes, l'intrigue est concentrée sur un petit groupe et ses aventures. Ce qui permet de les présenter dans le détail et de les faire évoluer selon les évènements. Durant la première saison, la série est aussi concentrée sur une planète précise et le groupe ne voyage que peu, alors que la politique et la philosophie ne sont à peine effleurés. On passe donc d'une fresque gigantesque à une intrigue beaucoup plus intimiste qui s'attache aux besoins d'un groupe de rebelles et non sur une intrigue plus vaste avec des complexités politiques.

Il me semble aussi que la série ne souhaite pas devenir un Clone Wars qui explicite certains problèmes et manquements du troisième film. À mon avis, la série se concentre sur la création d'une rébellion et la structure de deux premières saisons pourrait me donner raison. En effet, la première saison débute sur une petite cellule sur une planète lointaine. Bien que d'autres groupes soient mentionnés on ne sait rien sur leur constitution ni sur leur fonctionnement. Durant la saison 2 la perspective change puisque le groupe s’intègre à une flotte de rebelles qui tente de coordonner des actions dans toute la galaxie. Mais cette flotte n'est pas encore l'organisation dont nous suivons les aventures durant Rogue One et le quatrième film. Elle est modeste et ne possède pas de bases pour ses actions, ce qui la rend vulnérable. Selon moi, cette série permet de montrer comment une rébellion se constitue depuis les petits combats sur le terrain jusqu'à devenir une organisation capable d'espionnage et d’actions militaires de grande envergure.

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**** Moins spectaculaire que Clone Wars avec une attention moindre envers le fonctionnement de la galaxie Rebels me semble une série bien écrite dont l'écriture fonctionne parfaitement avec son thème.
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Image : Allociné

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09:51 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels, disney | | | |  Facebook

04/09/2017

Star Wars: The clone wars (1-6)

Les films de la prélogie Star Wars se préoccupent de deux époques : l'entrée dans la Guerre des Clones et la destruction des Jedi lors de sa fin. Mais, entre deux, de nombreux évènements ont eu lieu. Étant moi-même un grand fan de Star Wars je ne pouvais pas justifier plus longtemps de ne pas avoir regardé la série The Clone Wars. Celle-ci se déroule pendant plusieurs années, la chronologie des épisodes n'est pas toujours très claire et, parfois, des épisodes de saisons ultérieures se déroulent avant des épisodes que nous avons vus plus tôt. Globalement, on nous fait suivre plusieurs personnages au cœur de la guerre : que ce soit sur le champ de bataille ou sur le champ politique et diplomatique.

Cette série a le grand mérite de densifier un univers déjà très large. En effet, plutôt que de ne s'intéresser qu'au versant militaire la production a décidé de faire attention aux problèmes politiques et diplomatique, dont de prendre en compte les conséquences d'une guerre sur la population et sur les combattant-e-s. Ainsi, il existe un certain nombre d'épisodes qui tentent de permettre une paix entre les deux parties du conflit, ce qui implique de normaliser les Séparatistes. De manière générale, la République n'est pas présentée comme spécifiquement bonne tandis que les Séparatistes, or situation de combats, sont présentés comme des personnes qui ont des arguments légitimes face à une République en échec. Nous allons donc bien plus loin que les films qui se contentent d'opposer deux forces pour mieux comprendre le fonctionnement de la guerre.

Cette série met aussi en avant la tragédie de la guerre de clones. En effet, lorsqu'on connait le film III de la prélogie on sait que cette guerre est un piège pour détruire les Jedis. Mais la série va plus loin encore. On entre concrètement dans le jeu d'échec de Palpatine, qui contrôle les deux parties du conflit. On comprend que l'échec, pour les Jedis, était obligatoire. Non seulement illes ont accepté d'entrer en guerre mais une guerre créée pour que les Siths ne puissent que gagner, étant au contrôle des deux parties. À plusieurs reprises les Siths sont montrés manipulant l'une ou l'autre partie sans prendre en considération les enjeux stratégiques à court terme si cela permet de faire avancer leur agenda.

Enfin, cette série permet de réparer le problème le plus important de la prélogie : Anakin. Le second film permettait de le montrer aux prises de la tentation du côté sombre de la force pour basculer entièrement et d'un seul coup lors du troisième film. Mais la transition est bien trop brutale pour être acceptable et je fais partie des personnes qui ont trouvé cela ridicule et mal écrit. La série permet de construire sur l'entre-deux. Pour cela, elle utilise un nouveau personnage qui sert, à mon avis, de point d'ancrage moral à Anakin : Ashoka Tano. Je pense que si la saison 6 avait pu être terminée son départ aurait été construit comme l'une des causes de la chute d'Anakin. Mieux encore, la série montre les conséquences néfastes de la guerre pour les Jedis. Plusieurs d'entre-elleux sont montrés comme tombant dans le côté obscur ou trahissant l'Ordre et la République. La guerre, dans la série, renforce les Siths tout en affaiblissant les Jedis ce qui implique nécessairement un certain nombre de passage du côté obscur. Enfin, la série ne néglige pas Anakin qu'elle décrit comme un stratège doué mais aussi offensif et n'hésitant pas à tout faire pour gagner, Là encore, la série construit ceci sur les points positifs d’Anakin : sa volonté de tout faire pour éviter des pertes. Plusieurs épisodes montrent Anakin soit en train de résister à tomber dans le côté obscur soit tuant sans merci des ennemis.

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**** Selon moi, cette série de 6 saisons est un très bon moyen d'entrer plus avant dans l'univers Star Wars et, plus spécifiquement, l'époque de la Guerre des Clones. Elle est bien écrite, elle s'améliore avec le temps et possède de nombreux personnages attachant (vive Ashoka)
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Image : Allociné

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08:58 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the clone wars | | | |  Facebook

19/08/2017

Sherlock saison 4

Sherlock, lors de la saison 3, a dû d'occuper d'une personne bien plus intelligente que lui et surtout bien plus puissante. C'est, probablement, l'un des pires personnages qui ait été écrit pour la télévision et dans la série Sherlock. Suite à cela, Sherlock Holmes était exilé par son frère, dans le cadre d'une mission suicide. Mais le piratage des télévisions du royaume entier par un Moriarty force la couronne à rappeler Sherlock afin d'enquêter sur l'un des criminels les plus célèbres de l'époque, un criminel censé être mort. L'épisode de noël permet de répondre à la question de la mort de Moriarty en recréant le XIXème siècle. Pour cette saison 4, Sherlock est de retour à notre époque. Et il est temps d'enquêter sur le retour de Moriarty. Mais cela risque de faire ressortir d'anciens secrets.

Le plus grand gâchis de cette saison et, à mon avis, Mary Watson. Mais cela pose un problème car la saison est construite sur ce moment de gâchis, et la construction fonctionne. Mary, durant la saison 3 et l'épisode de noël, est décrite comme une femme plus intelligente que Sherlock, aussi compétente en armes à feu que Watson, voir même probablement plus compétente, avec un passé que l'on ne connait pas mais que l'on peut deviner. Mary est un personnage très intéressant qui possède le potentiel de placer Sherlock et Watson à l'arrière-plan. Elle est aussi la femme de John Watson et une mère. Ce qui lui arrive dans le premier épisode de la saison 4 n'a donc pas beaucoup de sens pour moi. Pourquoi se sacrifice ? Pourquoi prendre la peine de construire ce personnage pour, ensuite, n'en faire qu'un artifice scénaristique censé ne faire avancer que les histoires des hommes de la série ? À mon avis, il y a ici un potentiel qui fut totalement abandonné et détruit par les scénaristes.

Durant les différentes saisons de cette série on a observé un détective peu humain devenir de plus en plus proche d'un groupe très restreint de personnes. Les enquêtes comptent moins que les relations entre Sherlock et d'autres personnages et il n'est pas rare qu'une affaire ait un impact direct sur celles-ci. De plus en plus, cette série est passée du style policier à l'histoire de famille. Cette saison, à mon avis, est la quintessence de cette évolution. Le second épisode permet de réparer une relation détruite mais c'est surtout le troisième, et dernier, épisode qui se centre sur la question de la famille et des relations amicales. Toutes les personnes qui entourent Sherlock sont remises en question et il est probable que cette fin de saison aura un impact lors de la prochaine saison (si elle a lieu un jour). Sans trop en dire, ce dernier épisode opère aussi un renversement de valeur entre l'intelligence et l'émotion. Sherlock a toujours défendu l'intelligence face aux émotions, qualifiées négativement. Mais, dans cette saison, les émotions sont considérées comme supérieures à l'intelligence qui, seule, risque de tourner une personne en un monstre. C'est, à mon avis, une très bonne saison malgré une décision que je regrette et déplore concernant le personnage de Mary Watson.

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**** Bien écrit, un rythme soutenu, difficile de rester de marbre.
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Image : Site officiel

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10:23 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sherlock, bbc | | | |  Facebook

21/05/2017

Young justice Invasion / La ligue des justiciers nouvelle génération saison 2

Il y a longtemps, j'avais pu me procurer la première saison de cette série annulée en 2013. Alors qu'une troisième saison est annoncée pour 2018 j'ai enfin pu regarder la seconde saison. Young Justice s'intéresse aux sidekicks des héro-ïne-s que nous connaissons. La première saison utilisait un petit groupe qui enquête sur les agissements d'une organisation mystérieuse. La série nous laissait avec de nombreuses questions à la fin du dernier épisode de la saison. Cette seconde saison débute avec une ellipse temporelle. 5 ans se sont déroulés et beaucoup de choses ont changé. Des couples se sont brisés et d'autres se sont formés tandis que des identités ont changé. Le plus important est la retraite d'Artemis et de Kid Flash qui préfèrent vivre ensemble en harmonie. Plus important encore, Aqualad a trahi le groupe et accepte d'être le bras droit de son père : Black Manta. Les activités de la Justice League sont fortement mises en question alors que ses membres les plus célèbres sont emprisonnés sur une planète éloignée et qu'une race alien décide de contacter la Terre. Immédiatement, la Justice League enquête et se demande si cette arrivée n'a pas un lien avec les évènements d'il y a 5 ans.

Ce qui rend la première saison sympathique est l'impression de famille dégagée par le groupe. Il y a un petit nombre de personnages dont une moitié se connait depuis des années. Les relations sont complexes et changent durant le déroulement de l'intrigue. Ainsi, on connait très bien l'histoire de chacun-e-s. Dans cette seconde saison, le groupe est beaucoup plus vaste. Il y a de nombreuses équipes formées de nombreux nouveaux personnages dont on ne connait pas immédiatement l'histoire. Fatalement, certains personnages sont laissés de côté tandis que d'autres sont un peu plus construit. Mais, pour pallier à cela, la réalisation place l'intrigue 5 ans plus tard. On essaie dont tout autant de comprendre ce qui est arrivé aux héro-ïne-s que l'on connaissait et qui ont changé. Pour moi, le changement le plus important est celui de Miss Martian qui passe d’une jeune adolescente un peu naïve a une jeune femme sûre d'elle-même et extrêmement puissante.

Ce qui fait le charme de la première saison est aussi l'intrigue. On suit une enquête sur le long terme dont on ne connait pas immédiatement les tenants et aboutissements. Lors de cette seconde saison, on sait qui sont les coupables mais on ne connait toujours pas leur but. C'est donc une bonne idée de la part des scénaristes de construire sur la première saison pour expliquer la seconde. On apprend que la Terre est maintenant au centre de l'attention de l'univers ce qui attire plusieurs races aliens dont les buts ne sont pas pacifiques. Bien que l'intrigue soit parfois un peu précipitées, j'ai apprécié son déroulement. On éloigne la Justice League, on crée un contact désastreux avec une race pour, ensuite, introduire une autre qui, elle, prend contact pacifiquement en suivant les canaux diplomatiques. Mieux encore, l'intrigue joue sur les secrets de la Justice League, tout comme elle jouait sur les secrets lors de la première saison, pour expliciter la perte de confiance du public envers ses héro-ïne-s. À mon avis, la seconde saison est un peu plus faible que la première mais reste une réussite et je me réjouis de découvrir la troisième.

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**** Une seconde saison dans la continuité de la première et qui ose créer de nombreux changements parfois risqués.
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Image : Allociné

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11/04/2017

Game of thrones 6

Westeros existe toujours, malgré les batailles et les humain-e-s qui tentent de tout détruire. Le mur tient encore, les grandes maisons sont loin d'être mises à mal et la religion officielle est encore plus forte qu'auparavant sous la direction d'un fanatique aux pieds nus. La fin de la saison 5 était emplie de cliffhanger. Plusieurs personnages était mis en danger alors que de nombreux événements avaient lieu en même temps. La saison 6 reprend immédiatement. Cersei est mise à mal, John Snow est mort et Daenarys a disparu. Il semble que Westeros soit pacifié malgré quelques lieux de résistances. Mais les impressions sont trompeuses. Le nord se prépare à l'invasion et à la guerre tandis que Petyr Baelish a pris le contrôle de la maison Aryn. Cette fausse impression de sécurité cache une instabilité profonde. Et les Lannister ne sont plus la maison qu'ils étaient sous Tywin. De l'autre côté de la mer, Tyrion s'habitue à gouverner au nom de Daenerys. Mais ses efforts pourraient bien être un échec.

La saison 5 est la moins bonne de la série. Plusieurs raisons peuvent être avancées pour l’expliquer : il fallait préparer la transition entre l'absence de livres et la série, des facilités scénaristiques, trop de personnages et de lieux en même temps... Je pense que le pire épisode est le 509 qui voit Stannis décider de brûler sa fille, Shireen, au mépris de toute la construction de son personnage. C'était un épisode écrit par des fainéants qui se sont contentés de choquer pour choquer sans prendre en compte une once de logique. On pouvait donc craindre pour la suite de la série alors que les scénaristes devaient oublier la béquille que sont les livres. Heureusement, il me semble que cette saison 6 repart sur de bonnes bases. Elle commence à terminer une bonne partie des intrigues qui ont pu être oubliées auparavant. Les scènes violentes sont toujours présentes mais elles sont moins inutiles que l'exemple que j'ai donné. Au contraire, il me semble qu'elles servent à montrer l'horreur de ce que vivent les personnages plutôt que de choquer gratuitement (mais il est possible de ne pas être d'accord avec moi).

À mon avis, l'exemple le plus frappant est Sansa Stark. Ce personnage, durant les premières saisons, est impliqué dans des événements et avec des personnes sans y avoir été préparée. Elle tente, avec difficultés, de survivre. Lors de la saison 4, elle s'enfuit de la capitale pour se retrouver en relative sécurité. Durant plusieurs saisons, on nous a dépeint un personnage qui apprend pour survivre et, finalement, on lui permet de vivre. Mais la saison 5 utilise Sansa dans l'une des scènes les plus controversées et mal écrites de la série (les scènes les plus controversées sont toutes du même genre et les scénaristes n'ont jamais compris le problème...). Cette scène est non seulement mauvaise mais elle ne rend pas non plus justice à Sansa. Heureusement, la saison 6, elle, nous permet de retrouver une Sansa mature qui lutte contre son frère pour prouver ses capacités et n'hésite pas à le contredire ou à agir sans lui. Sans y est dépeinte comme bien plus capable que son frère encore un peu naïf. Bref, Sans est enfin actrice de son destin.

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**** Une saison qui pose de bonnes bases pour le début de la fin et une bouffée d'oxygène après une mauvaise saison 5.
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Image : Site officiel

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09:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

22/12/2016

Flash saison 2

Durant la saison 1 Barry Allen découvrait ses pouvoirs. Après avoir appris à les maitriser il décida de devenir le Flash ! Un héros capable de protéger Central City contre les menaces des méta-humains. Après de nombreuses aventures on apprenait que son mentor est un super vilain qui ne souhaite que tuer le Flash. Leur combat a débouché sur la création d'un trou noir au-dessus de la ville et la série ne nous permettait pas de savoir comment la ville a été sauvée. La saison 2 commence quelques temps plus tard. Le Flash est fêté par toute la ville comme le sauver de Central City. Mais, ce que personne ne sait encore c'est que le trou-noir a aussi ouvert des brèches vers un univers parallèle. Ce qui implique de nouvelles menaces pour Barry et la ville.

Dans la saison 1 Barry Allen doit combattre un homme qui le trahit après l'avoir aidé à courir plus vite. Dans cette saison 2 Barry Allen se trouve confronté à un homme, Zoom, qui souhaite lui permettre d'aller plus vite afin de l'attaquer. Si si, il y a une différence. Bref, Flash est la série qui n'est censée fonctionner. Les acteurs et actrices sont passables, les intrigues sont médiocres et les effets spéciaux peuvent être très kitsch. Et pourtant, Flash est une série feel good qui fonctionne plutôt bien. Flash est plutôt positif avec des personnages qui ne sont pas trop mauvais (j'ai une préférence pour Cisco). De plus, cette saison introduit le concept de multivers ce qui aurait pu être difficile à mettre en scène. Et pourtant, ce n'est pas trop mal réussi.

On pourrait penser que la saison 1 mettait en scène le thème de la recherche de la vérité. Barry Allen cherchait la personne qui avait vraiment tué sa mère afin de faire sortir son père de prison. Cette saison semble se concentrer sur la famille et les pertes. En effet, une bonne partie des vies personnelles des personnages se concentre sur des changements familiaux. Le plus important, bien entendu, est ce que l'on apprend sur la famille West et le retour du père de Barry. Mais d'autres événements ont lieu sur ce point. De plus, le petit groupe autours de Flash fonctionne de plus en plus comme une famille. Mais cette saison parle aussi de pertes. Et plus précisément de la perte d'une personne proche. Plusieurs personnages ont connu cette perte que ce soit avant le début de la série ou durant la saison 1. Pour ces personnages, cette saison permet de montrer de quelle manière on réagit face à ces pertes.

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*** Une série feel good sympathique.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:38 Écrit par Hassan dans Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flash, cw, dc | | | |  Facebook

12/11/2016

Downton Abbey saison 6 et The Finale

J'ai enfin pu terminer Downton Abbey après six magnifiques saisons. La vie continue à Downton Abbey. La famille tente de s'habituer à l'absence de Tom Branson. Celle-ci force Mary à prendre le contrôle du domaine tandis que sa sœur essaie de s'occuper du magazine qu'on lui a laissé en héritage. Pendant ce temps, une petite révolution se forme tandis que les grands du village se heurtent sur la question de l'hôpital. Celui-ci devrait être mêlé à une plus grande structure et tout le monde n'en est pas ravi. C'est aussi la saison des amours. Plusieurs femmes de la famille trouvent des compagnons malgré les drames. Et, parfois, doivent lutter pour les conserver. En bas, la modernité fait aussi son entrée. Plusieurs employé-e-s essaient de trouver une nouvelle voie tandis que d'autres essaient de créer une famille.

Downton Abbey est une série que j'aime particulièrement. Elle réussit à me faire et pleurer alors qu'il ne se déroule pas grand-chose. Elle est aussi particulièrement belle. Les décors ne sont battus que par les magnifiques costumes portés par les acteurs et actrices. Celleux-ci sont, d'ailleurs, particulièrement bon et j'avoue sans honte adorer le jeu de Maggie Smith dont chacune des répliques pourraient être parmi mes préférées. J'ai accompagné Downton pendant six saisons. J'ai vu les personnages changer. Mais, plus encore, j'ai vu une série qui tentait de montrer des changements sociaux par les yeux de l'aristocratie et du peuple unis dans une grande maison. Mis à part le drame, c'est un thème au centre de cette dernière saison qui voit les personnages changer énormément et tous et toutes pour le mieux.

Mis à part les qualités de la série ce thème, qui se déroule sur six saisons, est-il bien mis en scène ? Depuis le début, et je continue à le penser, j'ai l'impression que la série réussit en échouant. Elle réussit car on observe les changements et leurs effets, Les filles Crawley passent de futures mères à business women en quelques années (tout en restant dans le cadre du mariage et de la maternité). Les hommes doivent accepter ces changements et sont incarnés par Carlson et le père de famille, Robert Crawley. Ces deux personnages incarnent le patriarcat et le système de classe aristocratique. Ils incarnent la peur face à un avenir incertain et différent. Alors oui, de ce point de vue la série réussit. Mais elle échoue à montrer ce qu'est la violence de classe et la violence patriarcale. Les deux hommes qui l’incarnent, même si c'est malgré eux, ne réagissent jamais. Ils commencent par dire non puis par dire oui et ensuite accepter. Rien ne provient réellement d'une lutte. Tout semble se dérouler naturellement sans que personne ne perde ni ne gagne. De ce point de vue, la série échoue.

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***** Une magnifique dernière saison pour une série que j'aime beaucoup.

Image : Site officiel

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18:33 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, série | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : downton abbey | | | |  Facebook

05/11/2016

Doctor Who saison 9

Le Docteur est de retour pour l'une des saisons que je préfère dans la nouvelle série ! Après s'être rabiboché avec Clara qui se remet difficilement, mais sûrement, d'une mort proche les deux ami-e-s repartent pour de nouvelles aventures sur Terre, mer et dans l'univers. Et l'univers leur offre de quoi bien s'amuser. Que ce soit une station de recherche hantée, une révolution ou encore une rue cachée aux yeux des humain-e-s (non je ne parle pas de Harry Potter). Mais derrière ces aventures se cache une quête plus importante débutée lors de la saison 8. Car tout le monde se pose la question. Mais ou se cache Gallifrey ?

Je vais le redire, encore et toujours, la saison 9 fait partie de mes favorites. Je ne déteste qu'un seul épisode (Sleep no more). C'est une saison un peu spéciale car elle est la dernière sous la direction de Steven Moffat. J'avoue en être heureux car même si Moffat sait écrire et sait créer l'envie de voir la suite il ne sait ni conclure ni écrire des personnages féminins. Il sait entendre les critiques et jouer avec mais il ne sait pas les comprendre. C'est aussi la fin de Clara. Un personnage que j'ai apprécié et je me réjouis de découvrir la nouvelle compagne. Cette saison 9 hausse dramatiquement le niveau après plusieurs saisons de moins en moins bonnes. Elle réussit aussi à fonctionner presque exclusivement sur des doubles-épisodes plutôt réussis.

Outre la recherche de Gallifrey, qui ne prend pas une place des plus importantes, le thème de la saison est Clara. Lors de la saison 8 elle apprenait à suivre le Docteur récemment régénéré. Sous cette saison, elle est, souvent, le Docteur. Elle lui apprend à vivre, à bien se comporter et à comprendre les humain-e-s (j'adore les cartes de relations sociales). Clara est une enseignante dans tous les sens du terme pour un Docteur aux réactions parfois extrêmes. Mais c'est aussi une compagne qui commence à prendre des risques et toute la question concerne l'effet de ceux-ci. Les fans réguliers de la série ont, bien entendu, noté les différents indices au fil de la saison. Les autres garderont la surprise. Je vous souhaite une bonne et magnifique saison 9 avant une saison 10 en 2017 !

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***** L'une de mes saisons préférées ! Avec un Docteur et une Clara magnifiquement campé-e-s par Peter Capaldi et Jena-Louise Coleman.

Image : Site officiel

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15/10/2016

Daredevil saison 1

Avant la série il y avait le film. Ce film avait fait un gros flop. Avant la série il y avait le Marvel Cinematic Universe. Celui-ci fonctionne assez bien malgré un manque flagrant d'enjeux. Il existait aussi l'idée de créer des séries qui s'y inscrivent. Outre Agent Carter les personnes qui prennent les décisions ont laissé Agent of Shield qui est censée être une sorte de colonne vertébrale chargée de remplir le vide entre les films. Cependant, ces mêmes personnes ont aussi décidé de mandater Netflix. La première série sortie de leurs cartons est Daredevil. Elle est suivie par Jessica Jones, une réussite, et maintenant Luke Cage puis, bientôt, Iron Fist et Defenders. Comme vous le savez, ou pas, la particularité de Netflix est de diffuser tous les épisodes en même temps ce qui permet de faire du binge watching tout en n'ayant pas à attendre la suite semaines après semaines.

Matt Murdock et Foggy Nelson viennent de quitter un cabinet prestigieux et un avenir radieux de fortune et de réussite sociale. Leur but est de créer un cabinet chargé de défendre les personnes qui n'ont rien. De leur donner une chance dans la dure jungle de la loi. Pour cela ils ouvrent dans un milieu pauvre et rempli de criminalité : Hells Kitchen. Bien que les deux avocats travaillent de jours Matt, lui, travaille aussi de nuit. En effet, la nuit il porte un costume entièrement noir et s'attaque aux criminels et aux brutes du quartier. Mais Matt se rend rapidement compte que son combat le mène à se heurter à un milieu très bien organisé. Car le quartier est sous le contrôle d'un conglomérat de quatre groupes criminels sous la direction d'un certain Wilson Fisk. Mais qui est cet homme ? Quel est son but ? Et comment vaincre quelqu'un qui contrôle tout ?

Cette série place deux personnes face à face : Matt Murdock et Wilson Fisk. À leur côté il y a d'autres personnages mais ce sont ces deux personnes qui sont importantes car elles sont semblables sur de nombreux points. En effet, aussi bien Murdock que Fisk souhaitent changer leur quartier. Le premier répond à la corruption par le combat anonyme, le fait de devenir un justicier. Le second essaie de contrôler les institutions afin de reconstruire la ville à son image et selon ses souhaits. Ce qui change est la méthode. Le premier tente de combattre et le second tente de contrôler la criminalité en lui offrant un cadre et, surtout, de l'argent. La série pose donc la question de la légitimité du combat de Murdock face à un monde tout aussi illégitime. Bien que Daredevil soit très réussi il y a plusieurs problèmes. Tout d'abord, je trouve dommage que les autres personnages restent dans l'ombre de la stature de Murdock et de Fisk. Ce ne sont presque que des figurants dans un drame plus important. Pourtant, j'aurais aimé en savoir plus sur un grand nombre d'entre elleux comme Vanessa et Wesley pour n'en citer que deux. Ensuite, la ville est singulièrement vide. On ne sait rien sur elle ni sur ses habitant-e-s sauf quelques rares exceptions. On a l'impression que le quartier n'est que le décor d'un affrontement et non un lieu de vie qui subit où se modifie. J'espère que ces quelques problèmes seront corrigés dans la saison 2 et la 3 qui n'est pas encore diffusée.

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**** Une série intéressante, bien mise en scène et bien plus intéressante que les films du Marvel Cinematic Universe.
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Image : Site officiel marvel

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11:27 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daredevil, marvel, netflix | | | |  Facebook