22/09/2017

Star wars rebels saison 3

Lors du dernier épisode les membres de la petite équipe de rebelles avaient réussi à trouver une base et survivre non seulement à des inquisiteurs mais aussi Vador. Cependant, un combat sur une planète éloignée, Malachor, change tout et modifie durablement les relations et l'avenir des personnages. Plusieurs mois plus tard, Kanaan semble s'être isolé tandis que son apprentis, Ezra, est devenu un commandant de la rébellion. Le petit groupe est maintenant relié, et fait partie, d'une organisation bien plus large qui pourrait devenir l'Alliance telle que l'on connait dans Star Wars. Mais, pour l'instant, l'unité est loin d'être acquise et chacun agit de son côté en tentant de survivre. Et le groupe d'Ezra aura beaucoup de peine à survivre car l'Empire décide de faire appel à l'un de ses généraux les plus dangereux : Thrawn.

SPOILERS

La saison 3 continue sur la lancée des deux précédentes. Pour mémoire, j'expliquais avoir l'impression que la série nous montre une rébellion en voie de constitution, débutant par un groupe restreint sur une planète, pour ensuite partir sur une région de la galaxie avec un groupe plus grand. Lors de cette saison 3, on observe un lien de plus en plus important avec d'autres groupes d'importance moyenne de rébellions locales. Mieux encore, un personnage central de l'Alliance rebelle apparait et inaugure les premiers pas de l'Alliance, qui peut impliquer un début de combats militaires à grande échelle. Ainsi, la dernière saison, qui sera la 4, sera probablement l'occasion de faire le lien direct avec Rogue One et Star Wars a new hope, l'un des derniers épisodes pourrait valider mon impression.

Malheureusement, je trouve cette saison moins bonne que les deux premières. Le problème principal, à mon avis, concerne la structure de cette saison 3. En effet, au lieu d'une construction de l'intrigue générale qui donne l'impression de se diriger vers un point précis cette saison donne l'impression d'un brouillon. On suit les personnages lors de diverses aventures qui, toutes, ont eu logique pour la rébellion mais ne donnent que rarement l'impression de rentrer dans une méta-intrigue. Heureusement, il y a de très bons épisodes, je pense particulièrement aux trois derniers.

Un second problème concerne Thrawn. Les personnes qui connaissent un peu l'univers étendu Légende de Star Wars savent que Thrawn est l'une des menaces les plus importantes subies par la Nouvelle République. Son entrée dans l'univers étendu Canon est donc attendu avec impatience par beaucoup de monde. C'est un être d'un génie militaire sans égal. Sa caractérisation est très réussie, son calme lors des situations les plus dangereuses liée à son refus de faire preuve de pitié s’intègrent parfaitement à ma vision du personnage. Cependant, la série échoue à lui donner cette impression de menace qu'il devrait donner. Le problème c'est qu'à chaque fois qu'il apparait, en dehors des derniers épisodes, il échoue ou laisse les rebelles gagner. On a donc du mal à prendre au sérieux Thrawn alors qu'il ne fait rien de plus pour vaincre que les autres officiers impériaux présents.

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**** Une troisième saison un peu en dessous des deux premières, surtout à cause d'un méchant mal utilisé et d'une structure trop brouillonne.
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Image : Allociné

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09:24 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels | | | |  Facebook

15/09/2017

Supergirl 1-2

Nous connaissons l'histoire, après des siècles de culture et de civilisation la planète Krypton montre des signes de destruction imminente. Malgré les annonces des scientifiques, personne n'écoute et, un jour, Krypton explose détruisant toute une espèce. Enfin, presque toute une espèce car une famille de scientifique décide de sauver son premier né qui grandira sur Terre, sous le nom de Clark Kent, dans une ferme pour devenir à la fois un grand reporter et le plus grand des héros : Superman. Ce que l'histoire oublie souvent de mentionner c'est que Clark Kent n'est pas le seul rescapé de sa planète. Sa cousine fut envoyée sur Terre avec la mission de protéger son cousin, encore bébé. Mais des problèmes la retarde et elle rentre dans l'atmosphère alors que Clark est déjà Superman. Ce dernier l'a fait adopter par la famille Danvers et elle prend le nom de Kara Danvers. Contrairement à son cousin, elle essaie d'avoir d'abord une vie normale et assiste Cat Grant, créatrice d'un empire médiatique. Mais un accident la pousse à se révéler afin de devenir Supergirl. Une révélation qui la place au centre de l'attention de groupes terroristes aliens et d'agences fédérales spécialisées dans la gestion des aliens.

Supergirl est une série en dent de scie. La première saison se trouvait sur la CBS tandis que la seconde se trouve sur la CW, habitée aux séries super héroïques puisqu'elle produit Flash, Arrow et Legends of tomorrow. Le changement de chaine se fait sentir dans le ton et le fonctionnement de la série. La première saison ne sait pas exactement dans quelle direction elle se rend. Elle tente de mettre en place la création de Supergirl tout en organisant un groupe terroriste kryptonien lié à la famille de Kara. Bien entendu, tout n'est pas à jeter et j'apprécie beaucoup de voir Supergirl apprendre son rôle tandis que Superman n'apparait jamais visuellement. La production essaie aussi de créer des ennemis à la fois intéressant et familier, par exemple par la création de Maxwell Lord qui n'est qu'un simple Luthor bis.

La seconde saison est bien maitrisée car la production sait ce qu'elle veut dire. L'année de diffusion influence fortement l'intrigue et les dialogues, Trump en prenant fortement pour son grade. Alors que la saison 1 s'intéressait à l'identité de Kara, aussi bien son identité civile qu'héroïque, la saison 2 s'intéresse à l'immigration. Les aliens passent de criminels arrivés sur Terre pour échapper à la justice à de nombreuses espèces qui essaient de créer une nouvelle vie après des drames spécifiques, guerres ou migrations forcées. Il n'est donc pas étonnant que l'organisation qui joue le rôle d'ennemi dans cette saison soit une organisation suprémaciste humaine dont le but est la destruction des Aliens au nom d'un danger pour les humain-e-s. Face à cela, le ton de série se place résolument sur le terrain non de la tolérance mais de l'acceptation mutuelle. Aussi bien les aliens que les humain-e-s doivent apprendre à se connaitre et à vivre ensemble, ce qui permet à la série de montrer des policiers gérer les aliens comme des humain-e-s ordinaires. Ce ton d'acceptation, de nécessité de la diversité, se retrouve aussi dans les personnages puisque l'un de ces personnages se découvre non-hétérosexuel (mais je ne vous dirais pas qui cela concerne).

Bref, la série débute difficilement mais continue en réussissant à se créer une identité propre qui permet de faire venir Superman sans donner l'impression d'effacer Supergirl. C'est une production qui se veut jeune mais aussi féministe et antiraciste, le contexte politique des USA n'est pas à négliger dans ce choix et les dialogues sont parfois très savoureux. C'est aussi une série qui ne veut pas suivre la mode DC d'un univers sombre. Au contraire, Supergirl est heureuse, aime ce qu'elle fait et n'hésite pas à hurler de joie lorsque quelqu'un lui offre une glace (une réaction parfaitement humaine !).

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**** Un début laborieux mais une seconde saison réussie, avec un ton à la fois résolument féministe, dans le cadre d'une série de la CW, et positif.
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Image : Allociné

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08:38 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl | | | |  Facebook

07/09/2017

Star Wars rebels (saison 1-2)

La République est morte à la fin de la guerre des clones. Les Jedis ont été massacrés et personne ne croit en leur survie. Les Siths et l'Empire ont pris leur place, secondé par une impressionnante machine de guerre testée durant la guerre des clones. Mais l'espoir n'est pas mort. Alors que l'Empire montait en puissance certaines personnes ont pris la décision de lutter pour les valeurs de la démocratie et de la liberté. Mais illes sont peu nombreux, désunis et isolés. Alors que l'Empire spécialise des pans entiers de son armée pour éviter un retour des Jedis et toutes possibilités de rébellions. L'un des petits groupes qui décide d'attaquer l'Empire se trouve sur Lothal. Alors qu'illes tentent de voler l'Empire illes rencontrent un jeune garçon qui pourrait bien avoir le potentiel d'user de la Force. Serait-il un atout futur pour la rébellion ?

SPOILER

Il y a une grande différence entre cette série et son prédécesseur : Clone Wars. The Clone Wars se déroulait sur de nombreux mondes et présentait un grand nombre de personnages dans le cadre de batailles gigantesques, même si, parfois, l'intrigue était plus individualisée. La série utilisait un univers entier comme décors en s'intéressant aux espèces, à la philosophie et à la politique aussi bien qu'aux combats. Rebels, en comparaison, est beaucoup plus spécifique. Durant les deux saisons, et probablement les deux suivantes, l'intrigue est concentrée sur un petit groupe et ses aventures. Ce qui permet de les présenter dans le détail et de les faire évoluer selon les évènements. Durant la première saison, la série est aussi concentrée sur une planète précise et le groupe ne voyage que peu, alors que la politique et la philosophie ne sont à peine effleurés. On passe donc d'une fresque gigantesque à une intrigue beaucoup plus intimiste qui s'attache aux besoins d'un groupe de rebelles et non sur une intrigue plus vaste avec des complexités politiques.

Il me semble aussi que la série ne souhaite pas devenir un Clone Wars qui explicite certains problèmes et manquements du troisième film. À mon avis, la série se concentre sur la création d'une rébellion et la structure de deux premières saisons pourrait me donner raison. En effet, la première saison débute sur une petite cellule sur une planète lointaine. Bien que d'autres groupes soient mentionnés on ne sait rien sur leur constitution ni sur leur fonctionnement. Durant la saison 2 la perspective change puisque le groupe s’intègre à une flotte de rebelles qui tente de coordonner des actions dans toute la galaxie. Mais cette flotte n'est pas encore l'organisation dont nous suivons les aventures durant Rogue One et le quatrième film. Elle est modeste et ne possède pas de bases pour ses actions, ce qui la rend vulnérable. Selon moi, cette série permet de montrer comment une rébellion se constitue depuis les petits combats sur le terrain jusqu'à devenir une organisation capable d'espionnage et d’actions militaires de grande envergure.

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**** Moins spectaculaire que Clone Wars avec une attention moindre envers le fonctionnement de la galaxie Rebels me semble une série bien écrite dont l'écriture fonctionne parfaitement avec son thème.
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Image : Allociné

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09:51 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels, disney | | | |  Facebook

04/09/2017

Star Wars: The clone wars (1-6)

Les films de la prélogie Star Wars se préoccupent de deux époques : l'entrée dans la Guerre des Clones et la destruction des Jedi lors de sa fin. Mais, entre deux, de nombreux évènements ont eu lieu. Étant moi-même un grand fan de Star Wars je ne pouvais pas justifier plus longtemps de ne pas avoir regardé la série The Clone Wars. Celle-ci se déroule pendant plusieurs années, la chronologie des épisodes n'est pas toujours très claire et, parfois, des épisodes de saisons ultérieures se déroulent avant des épisodes que nous avons vus plus tôt. Globalement, on nous fait suivre plusieurs personnages au cœur de la guerre : que ce soit sur le champ de bataille ou sur le champ politique et diplomatique.

Cette série a le grand mérite de densifier un univers déjà très large. En effet, plutôt que de ne s'intéresser qu'au versant militaire la production a décidé de faire attention aux problèmes politiques et diplomatique, dont de prendre en compte les conséquences d'une guerre sur la population et sur les combattant-e-s. Ainsi, il existe un certain nombre d'épisodes qui tentent de permettre une paix entre les deux parties du conflit, ce qui implique de normaliser les Séparatistes. De manière générale, la République n'est pas présentée comme spécifiquement bonne tandis que les Séparatistes, or situation de combats, sont présentés comme des personnes qui ont des arguments légitimes face à une République en échec. Nous allons donc bien plus loin que les films qui se contentent d'opposer deux forces pour mieux comprendre le fonctionnement de la guerre.

Cette série met aussi en avant la tragédie de la guerre de clones. En effet, lorsqu'on connait le film III de la prélogie on sait que cette guerre est un piège pour détruire les Jedis. Mais la série va plus loin encore. On entre concrètement dans le jeu d'échec de Palpatine, qui contrôle les deux parties du conflit. On comprend que l'échec, pour les Jedis, était obligatoire. Non seulement illes ont accepté d'entrer en guerre mais une guerre créée pour que les Siths ne puissent que gagner, étant au contrôle des deux parties. À plusieurs reprises les Siths sont montrés manipulant l'une ou l'autre partie sans prendre en considération les enjeux stratégiques à court terme si cela permet de faire avancer leur agenda.

Enfin, cette série permet de réparer le problème le plus important de la prélogie : Anakin. Le second film permettait de le montrer aux prises de la tentation du côté sombre de la force pour basculer entièrement et d'un seul coup lors du troisième film. Mais la transition est bien trop brutale pour être acceptable et je fais partie des personnes qui ont trouvé cela ridicule et mal écrit. La série permet de construire sur l'entre-deux. Pour cela, elle utilise un nouveau personnage qui sert, à mon avis, de point d'ancrage moral à Anakin : Ashoka Tano. Je pense que si la saison 6 avait pu être terminée son départ aurait été construit comme l'une des causes de la chute d'Anakin. Mieux encore, la série montre les conséquences néfastes de la guerre pour les Jedis. Plusieurs d'entre-elleux sont montrés comme tombant dans le côté obscur ou trahissant l'Ordre et la République. La guerre, dans la série, renforce les Siths tout en affaiblissant les Jedis ce qui implique nécessairement un certain nombre de passage du côté obscur. Enfin, la série ne néglige pas Anakin qu'elle décrit comme un stratège doué mais aussi offensif et n'hésitant pas à tout faire pour gagner, Là encore, la série construit ceci sur les points positifs d’Anakin : sa volonté de tout faire pour éviter des pertes. Plusieurs épisodes montrent Anakin soit en train de résister à tomber dans le côté obscur soit tuant sans merci des ennemis.

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**** Selon moi, cette série de 6 saisons est un très bon moyen d'entrer plus avant dans l'univers Star Wars et, plus spécifiquement, l'époque de la Guerre des Clones. Elle est bien écrite, elle s'améliore avec le temps et possède de nombreux personnages attachant (vive Ashoka)
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Image : Allociné

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08:58 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the clone wars | | | |  Facebook

19/08/2017

Sherlock saison 4

Sherlock, lors de la saison 3, a dû d'occuper d'une personne bien plus intelligente que lui et surtout bien plus puissante. C'est, probablement, l'un des pires personnages qui ait été écrit pour la télévision et dans la série Sherlock. Suite à cela, Sherlock Holmes était exilé par son frère, dans le cadre d'une mission suicide. Mais le piratage des télévisions du royaume entier par un Moriarty force la couronne à rappeler Sherlock afin d'enquêter sur l'un des criminels les plus célèbres de l'époque, un criminel censé être mort. L'épisode de noël permet de répondre à la question de la mort de Moriarty en recréant le XIXème siècle. Pour cette saison 4, Sherlock est de retour à notre époque. Et il est temps d'enquêter sur le retour de Moriarty. Mais cela risque de faire ressortir d'anciens secrets.

Le plus grand gâchis de cette saison et, à mon avis, Mary Watson. Mais cela pose un problème car la saison est construite sur ce moment de gâchis, et la construction fonctionne. Mary, durant la saison 3 et l'épisode de noël, est décrite comme une femme plus intelligente que Sherlock, aussi compétente en armes à feu que Watson, voir même probablement plus compétente, avec un passé que l'on ne connait pas mais que l'on peut deviner. Mary est un personnage très intéressant qui possède le potentiel de placer Sherlock et Watson à l'arrière-plan. Elle est aussi la femme de John Watson et une mère. Ce qui lui arrive dans le premier épisode de la saison 4 n'a donc pas beaucoup de sens pour moi. Pourquoi se sacrifice ? Pourquoi prendre la peine de construire ce personnage pour, ensuite, n'en faire qu'un artifice scénaristique censé ne faire avancer que les histoires des hommes de la série ? À mon avis, il y a ici un potentiel qui fut totalement abandonné et détruit par les scénaristes.

Durant les différentes saisons de cette série on a observé un détective peu humain devenir de plus en plus proche d'un groupe très restreint de personnes. Les enquêtes comptent moins que les relations entre Sherlock et d'autres personnages et il n'est pas rare qu'une affaire ait un impact direct sur celles-ci. De plus en plus, cette série est passée du style policier à l'histoire de famille. Cette saison, à mon avis, est la quintessence de cette évolution. Le second épisode permet de réparer une relation détruite mais c'est surtout le troisième, et dernier, épisode qui se centre sur la question de la famille et des relations amicales. Toutes les personnes qui entourent Sherlock sont remises en question et il est probable que cette fin de saison aura un impact lors de la prochaine saison (si elle a lieu un jour). Sans trop en dire, ce dernier épisode opère aussi un renversement de valeur entre l'intelligence et l'émotion. Sherlock a toujours défendu l'intelligence face aux émotions, qualifiées négativement. Mais, dans cette saison, les émotions sont considérées comme supérieures à l'intelligence qui, seule, risque de tourner une personne en un monstre. C'est, à mon avis, une très bonne saison malgré une décision que je regrette et déplore concernant le personnage de Mary Watson.

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**** Bien écrit, un rythme soutenu, difficile de rester de marbre.
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Image : Site officiel

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10:23 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sherlock, bbc | | | |  Facebook

21/05/2017

Young justice Invasion / La ligue des justiciers nouvelle génération saison 2

Il y a longtemps, j'avais pu me procurer la première saison de cette série annulée en 2013. Alors qu'une troisième saison est annoncée pour 2018 j'ai enfin pu regarder la seconde saison. Young Justice s'intéresse aux sidekicks des héro-ïne-s que nous connaissons. La première saison utilisait un petit groupe qui enquête sur les agissements d'une organisation mystérieuse. La série nous laissait avec de nombreuses questions à la fin du dernier épisode de la saison. Cette seconde saison débute avec une ellipse temporelle. 5 ans se sont déroulés et beaucoup de choses ont changé. Des couples se sont brisés et d'autres se sont formés tandis que des identités ont changé. Le plus important est la retraite d'Artemis et de Kid Flash qui préfèrent vivre ensemble en harmonie. Plus important encore, Aqualad a trahi le groupe et accepte d'être le bras droit de son père : Black Manta. Les activités de la Justice League sont fortement mises en question alors que ses membres les plus célèbres sont emprisonnés sur une planète éloignée et qu'une race alien décide de contacter la Terre. Immédiatement, la Justice League enquête et se demande si cette arrivée n'a pas un lien avec les évènements d'il y a 5 ans.

Ce qui rend la première saison sympathique est l'impression de famille dégagée par le groupe. Il y a un petit nombre de personnages dont une moitié se connait depuis des années. Les relations sont complexes et changent durant le déroulement de l'intrigue. Ainsi, on connait très bien l'histoire de chacun-e-s. Dans cette seconde saison, le groupe est beaucoup plus vaste. Il y a de nombreuses équipes formées de nombreux nouveaux personnages dont on ne connait pas immédiatement l'histoire. Fatalement, certains personnages sont laissés de côté tandis que d'autres sont un peu plus construit. Mais, pour pallier à cela, la réalisation place l'intrigue 5 ans plus tard. On essaie dont tout autant de comprendre ce qui est arrivé aux héro-ïne-s que l'on connaissait et qui ont changé. Pour moi, le changement le plus important est celui de Miss Martian qui passe d’une jeune adolescente un peu naïve a une jeune femme sûre d'elle-même et extrêmement puissante.

Ce qui fait le charme de la première saison est aussi l'intrigue. On suit une enquête sur le long terme dont on ne connait pas immédiatement les tenants et aboutissements. Lors de cette seconde saison, on sait qui sont les coupables mais on ne connait toujours pas leur but. C'est donc une bonne idée de la part des scénaristes de construire sur la première saison pour expliquer la seconde. On apprend que la Terre est maintenant au centre de l'attention de l'univers ce qui attire plusieurs races aliens dont les buts ne sont pas pacifiques. Bien que l'intrigue soit parfois un peu précipitées, j'ai apprécié son déroulement. On éloigne la Justice League, on crée un contact désastreux avec une race pour, ensuite, introduire une autre qui, elle, prend contact pacifiquement en suivant les canaux diplomatiques. Mieux encore, l'intrigue joue sur les secrets de la Justice League, tout comme elle jouait sur les secrets lors de la première saison, pour expliciter la perte de confiance du public envers ses héro-ïne-s. À mon avis, la seconde saison est un peu plus faible que la première mais reste une réussite et je me réjouis de découvrir la troisième.

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**** Une seconde saison dans la continuité de la première et qui ose créer de nombreux changements parfois risqués.
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Image : Allociné

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11/04/2017

Game of thrones 6

Westeros existe toujours, malgré les batailles et les humain-e-s qui tentent de tout détruire. Le mur tient encore, les grandes maisons sont loin d'être mises à mal et la religion officielle est encore plus forte qu'auparavant sous la direction d'un fanatique aux pieds nus. La fin de la saison 5 était emplie de cliffhanger. Plusieurs personnages était mis en danger alors que de nombreux événements avaient lieu en même temps. La saison 6 reprend immédiatement. Cersei est mise à mal, John Snow est mort et Daenarys a disparu. Il semble que Westeros soit pacifié malgré quelques lieux de résistances. Mais les impressions sont trompeuses. Le nord se prépare à l'invasion et à la guerre tandis que Petyr Baelish a pris le contrôle de la maison Aryn. Cette fausse impression de sécurité cache une instabilité profonde. Et les Lannister ne sont plus la maison qu'ils étaient sous Tywin. De l'autre côté de la mer, Tyrion s'habitue à gouverner au nom de Daenerys. Mais ses efforts pourraient bien être un échec.

La saison 5 est la moins bonne de la série. Plusieurs raisons peuvent être avancées pour l’expliquer : il fallait préparer la transition entre l'absence de livres et la série, des facilités scénaristiques, trop de personnages et de lieux en même temps... Je pense que le pire épisode est le 509 qui voit Stannis décider de brûler sa fille, Shireen, au mépris de toute la construction de son personnage. C'était un épisode écrit par des fainéants qui se sont contentés de choquer pour choquer sans prendre en compte une once de logique. On pouvait donc craindre pour la suite de la série alors que les scénaristes devaient oublier la béquille que sont les livres. Heureusement, il me semble que cette saison 6 repart sur de bonnes bases. Elle commence à terminer une bonne partie des intrigues qui ont pu être oubliées auparavant. Les scènes violentes sont toujours présentes mais elles sont moins inutiles que l'exemple que j'ai donné. Au contraire, il me semble qu'elles servent à montrer l'horreur de ce que vivent les personnages plutôt que de choquer gratuitement (mais il est possible de ne pas être d'accord avec moi).

À mon avis, l'exemple le plus frappant est Sansa Stark. Ce personnage, durant les premières saisons, est impliqué dans des événements et avec des personnes sans y avoir été préparée. Elle tente, avec difficultés, de survivre. Lors de la saison 4, elle s'enfuit de la capitale pour se retrouver en relative sécurité. Durant plusieurs saisons, on nous a dépeint un personnage qui apprend pour survivre et, finalement, on lui permet de vivre. Mais la saison 5 utilise Sansa dans l'une des scènes les plus controversées et mal écrites de la série (les scènes les plus controversées sont toutes du même genre et les scénaristes n'ont jamais compris le problème...). Cette scène est non seulement mauvaise mais elle ne rend pas non plus justice à Sansa. Heureusement, la saison 6, elle, nous permet de retrouver une Sansa mature qui lutte contre son frère pour prouver ses capacités et n'hésite pas à le contredire ou à agir sans lui. Sans y est dépeinte comme bien plus capable que son frère encore un peu naïf. Bref, Sans est enfin actrice de son destin.

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**** Une saison qui pose de bonnes bases pour le début de la fin et une bouffée d'oxygène après une mauvaise saison 5.
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Image : Site officiel

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09:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

22/12/2016

Flash saison 2

Durant la saison 1 Barry Allen découvrait ses pouvoirs. Après avoir appris à les maitriser il décida de devenir le Flash ! Un héros capable de protéger Central City contre les menaces des méta-humains. Après de nombreuses aventures on apprenait que son mentor est un super vilain qui ne souhaite que tuer le Flash. Leur combat a débouché sur la création d'un trou noir au-dessus de la ville et la série ne nous permettait pas de savoir comment la ville a été sauvée. La saison 2 commence quelques temps plus tard. Le Flash est fêté par toute la ville comme le sauver de Central City. Mais, ce que personne ne sait encore c'est que le trou-noir a aussi ouvert des brèches vers un univers parallèle. Ce qui implique de nouvelles menaces pour Barry et la ville.

Dans la saison 1 Barry Allen doit combattre un homme qui le trahit après l'avoir aidé à courir plus vite. Dans cette saison 2 Barry Allen se trouve confronté à un homme, Zoom, qui souhaite lui permettre d'aller plus vite afin de l'attaquer. Si si, il y a une différence. Bref, Flash est la série qui n'est censée fonctionner. Les acteurs et actrices sont passables, les intrigues sont médiocres et les effets spéciaux peuvent être très kitsch. Et pourtant, Flash est une série feel good qui fonctionne plutôt bien. Flash est plutôt positif avec des personnages qui ne sont pas trop mauvais (j'ai une préférence pour Cisco). De plus, cette saison introduit le concept de multivers ce qui aurait pu être difficile à mettre en scène. Et pourtant, ce n'est pas trop mal réussi.

On pourrait penser que la saison 1 mettait en scène le thème de la recherche de la vérité. Barry Allen cherchait la personne qui avait vraiment tué sa mère afin de faire sortir son père de prison. Cette saison semble se concentrer sur la famille et les pertes. En effet, une bonne partie des vies personnelles des personnages se concentre sur des changements familiaux. Le plus important, bien entendu, est ce que l'on apprend sur la famille West et le retour du père de Barry. Mais d'autres événements ont lieu sur ce point. De plus, le petit groupe autours de Flash fonctionne de plus en plus comme une famille. Mais cette saison parle aussi de pertes. Et plus précisément de la perte d'une personne proche. Plusieurs personnages ont connu cette perte que ce soit avant le début de la série ou durant la saison 1. Pour ces personnages, cette saison permet de montrer de quelle manière on réagit face à ces pertes.

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*** Une série feel good sympathique.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:38 Écrit par Hassan dans Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flash, cw, dc | | | |  Facebook

12/11/2016

Downton Abbey saison 6 et The Finale

J'ai enfin pu terminer Downton Abbey après six magnifiques saisons. La vie continue à Downton Abbey. La famille tente de s'habituer à l'absence de Tom Branson. Celle-ci force Mary à prendre le contrôle du domaine tandis que sa sœur essaie de s'occuper du magazine qu'on lui a laissé en héritage. Pendant ce temps, une petite révolution se forme tandis que les grands du village se heurtent sur la question de l'hôpital. Celui-ci devrait être mêlé à une plus grande structure et tout le monde n'en est pas ravi. C'est aussi la saison des amours. Plusieurs femmes de la famille trouvent des compagnons malgré les drames. Et, parfois, doivent lutter pour les conserver. En bas, la modernité fait aussi son entrée. Plusieurs employé-e-s essaient de trouver une nouvelle voie tandis que d'autres essaient de créer une famille.

Downton Abbey est une série que j'aime particulièrement. Elle réussit à me faire et pleurer alors qu'il ne se déroule pas grand-chose. Elle est aussi particulièrement belle. Les décors ne sont battus que par les magnifiques costumes portés par les acteurs et actrices. Celleux-ci sont, d'ailleurs, particulièrement bon et j'avoue sans honte adorer le jeu de Maggie Smith dont chacune des répliques pourraient être parmi mes préférées. J'ai accompagné Downton pendant six saisons. J'ai vu les personnages changer. Mais, plus encore, j'ai vu une série qui tentait de montrer des changements sociaux par les yeux de l'aristocratie et du peuple unis dans une grande maison. Mis à part le drame, c'est un thème au centre de cette dernière saison qui voit les personnages changer énormément et tous et toutes pour le mieux.

Mis à part les qualités de la série ce thème, qui se déroule sur six saisons, est-il bien mis en scène ? Depuis le début, et je continue à le penser, j'ai l'impression que la série réussit en échouant. Elle réussit car on observe les changements et leurs effets, Les filles Crawley passent de futures mères à business women en quelques années (tout en restant dans le cadre du mariage et de la maternité). Les hommes doivent accepter ces changements et sont incarnés par Carlson et le père de famille, Robert Crawley. Ces deux personnages incarnent le patriarcat et le système de classe aristocratique. Ils incarnent la peur face à un avenir incertain et différent. Alors oui, de ce point de vue la série réussit. Mais elle échoue à montrer ce qu'est la violence de classe et la violence patriarcale. Les deux hommes qui l’incarnent, même si c'est malgré eux, ne réagissent jamais. Ils commencent par dire non puis par dire oui et ensuite accepter. Rien ne provient réellement d'une lutte. Tout semble se dérouler naturellement sans que personne ne perde ni ne gagne. De ce point de vue, la série échoue.

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***** Une magnifique dernière saison pour une série que j'aime beaucoup.

Image : Site officiel

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18:33 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, série | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : downton abbey | | | |  Facebook

05/11/2016

Doctor Who saison 9

Le Docteur est de retour pour l'une des saisons que je préfère dans la nouvelle série ! Après s'être rabiboché avec Clara qui se remet difficilement, mais sûrement, d'une mort proche les deux ami-e-s repartent pour de nouvelles aventures sur Terre, mer et dans l'univers. Et l'univers leur offre de quoi bien s'amuser. Que ce soit une station de recherche hantée, une révolution ou encore une rue cachée aux yeux des humain-e-s (non je ne parle pas de Harry Potter). Mais derrière ces aventures se cache une quête plus importante débutée lors de la saison 8. Car tout le monde se pose la question. Mais ou se cache Gallifrey ?

Je vais le redire, encore et toujours, la saison 9 fait partie de mes favorites. Je ne déteste qu'un seul épisode (Sleep no more). C'est une saison un peu spéciale car elle est la dernière sous la direction de Steven Moffat. J'avoue en être heureux car même si Moffat sait écrire et sait créer l'envie de voir la suite il ne sait ni conclure ni écrire des personnages féminins. Il sait entendre les critiques et jouer avec mais il ne sait pas les comprendre. C'est aussi la fin de Clara. Un personnage que j'ai apprécié et je me réjouis de découvrir la nouvelle compagne. Cette saison 9 hausse dramatiquement le niveau après plusieurs saisons de moins en moins bonnes. Elle réussit aussi à fonctionner presque exclusivement sur des doubles-épisodes plutôt réussis.

Outre la recherche de Gallifrey, qui ne prend pas une place des plus importantes, le thème de la saison est Clara. Lors de la saison 8 elle apprenait à suivre le Docteur récemment régénéré. Sous cette saison, elle est, souvent, le Docteur. Elle lui apprend à vivre, à bien se comporter et à comprendre les humain-e-s (j'adore les cartes de relations sociales). Clara est une enseignante dans tous les sens du terme pour un Docteur aux réactions parfois extrêmes. Mais c'est aussi une compagne qui commence à prendre des risques et toute la question concerne l'effet de ceux-ci. Les fans réguliers de la série ont, bien entendu, noté les différents indices au fil de la saison. Les autres garderont la surprise. Je vous souhaite une bonne et magnifique saison 9 avant une saison 10 en 2017 !

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***** L'une de mes saisons préférées ! Avec un Docteur et une Clara magnifiquement campé-e-s par Peter Capaldi et Jena-Louise Coleman.

Image : Site officiel

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15/10/2016

Daredevil saison 1

Avant la série il y avait le film. Ce film avait fait un gros flop. Avant la série il y avait le Marvel Cinematic Universe. Celui-ci fonctionne assez bien malgré un manque flagrant d'enjeux. Il existait aussi l'idée de créer des séries qui s'y inscrivent. Outre Agent Carter les personnes qui prennent les décisions ont laissé Agent of Shield qui est censée être une sorte de colonne vertébrale chargée de remplir le vide entre les films. Cependant, ces mêmes personnes ont aussi décidé de mandater Netflix. La première série sortie de leurs cartons est Daredevil. Elle est suivie par Jessica Jones, une réussite, et maintenant Luke Cage puis, bientôt, Iron Fist et Defenders. Comme vous le savez, ou pas, la particularité de Netflix est de diffuser tous les épisodes en même temps ce qui permet de faire du binge watching tout en n'ayant pas à attendre la suite semaines après semaines.

Matt Murdock et Foggy Nelson viennent de quitter un cabinet prestigieux et un avenir radieux de fortune et de réussite sociale. Leur but est de créer un cabinet chargé de défendre les personnes qui n'ont rien. De leur donner une chance dans la dure jungle de la loi. Pour cela ils ouvrent dans un milieu pauvre et rempli de criminalité : Hells Kitchen. Bien que les deux avocats travaillent de jours Matt, lui, travaille aussi de nuit. En effet, la nuit il porte un costume entièrement noir et s'attaque aux criminels et aux brutes du quartier. Mais Matt se rend rapidement compte que son combat le mène à se heurter à un milieu très bien organisé. Car le quartier est sous le contrôle d'un conglomérat de quatre groupes criminels sous la direction d'un certain Wilson Fisk. Mais qui est cet homme ? Quel est son but ? Et comment vaincre quelqu'un qui contrôle tout ?

Cette série place deux personnes face à face : Matt Murdock et Wilson Fisk. À leur côté il y a d'autres personnages mais ce sont ces deux personnes qui sont importantes car elles sont semblables sur de nombreux points. En effet, aussi bien Murdock que Fisk souhaitent changer leur quartier. Le premier répond à la corruption par le combat anonyme, le fait de devenir un justicier. Le second essaie de contrôler les institutions afin de reconstruire la ville à son image et selon ses souhaits. Ce qui change est la méthode. Le premier tente de combattre et le second tente de contrôler la criminalité en lui offrant un cadre et, surtout, de l'argent. La série pose donc la question de la légitimité du combat de Murdock face à un monde tout aussi illégitime. Bien que Daredevil soit très réussi il y a plusieurs problèmes. Tout d'abord, je trouve dommage que les autres personnages restent dans l'ombre de la stature de Murdock et de Fisk. Ce ne sont presque que des figurants dans un drame plus important. Pourtant, j'aurais aimé en savoir plus sur un grand nombre d'entre elleux comme Vanessa et Wesley pour n'en citer que deux. Ensuite, la ville est singulièrement vide. On ne sait rien sur elle ni sur ses habitant-e-s sauf quelques rares exceptions. On a l'impression que le quartier n'est que le décor d'un affrontement et non un lieu de vie qui subit où se modifie. J'espère que ces quelques problèmes seront corrigés dans la saison 2 et la 3 qui n'est pas encore diffusée.

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**** Une série intéressante, bien mise en scène et bien plus intéressante que les films du Marvel Cinematic Universe.
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Image : Site officiel marvel

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11:27 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daredevil, marvel, netflix | | | |  Facebook

15/09/2016

Arrow saison 4

Durant la saison 3 Oliver Queen, sous l'alias d'Arrow, a combattu Ras Al Guhl. Durant le combat il a tout perdu. Son entreprise a été rachetée, ses identités ont été fracassées, ses amitiés sont en dangers et il a failli perdre son âme et sa vie. Depuis, il a décidé d'arrêter les frais et d'aller vivre ailleurs avec Felicity. Le couple a une vie parfaite. Alors que Felicity est riche Oliver a appris à cuisiner en 3 semaines. La vie est belle pour l'ancien héros. Mais alors qu'illes vivent le parfait amour les choses sont pires que jamais à Star City. Après trois attaques terroristes la vie est désertée. La police est en sous-effectifs et manque d'argent. La mairie a été laissée vacante depuis plusieurs mois. Pire encore, un groupe armée a pris le contrôle de la ville et fait régner la terreur. L'équipe laissée par Oliver Queen n'arrive pas à résister. Illes décident donc de faire revenir Oliver en ville. Mais ce dernier veut changer les choses. Il veut devenir un symbole d'espoir. Et, pour cela, il change de nom. Il devient Green Arrow.

Les saisons d'Arrow ont toutes un thème précis qui se déroule aussi bien durant le présent que lors des flashbacks. Après l'identité et la famille cette saison nous parle d'espoir et de magie. Espoir car Oliver est à la recherche d'une identité qui lui permette non seulement d'offrir protection mais aussi espoir. Bien que Green Arrow soit considéré comme nécessaire il n'est pas suffisant. Ainsi, la série décide de jouer avec l'idée de placer Oliver en plein jour en tant que maire. Bien que l'on se demande qui pourrait bien voter pour lui (maire... sérieusement...) il est intéressant que la série considère que les personnes masquées ne peuvent pas offrir de l'espoir. Le second thème est la magie. Celui-ci avait fait ses débuts lors de la saison 3. Mais la saison 4 est remplie de magie. Le méchant principal est celui qui en use le plus. Même le cross over entre Arrow et Flash est basé sur la magie.

Cependant, j'ai plusieurs problèmes avec cette saison. J'ai l'impression que la série a un peu oublié son identité. Il est sympa de faire de la magie à l'écran mais ce n'est pas une série qui parle d'occulte. C'est une série urbaine qui, lors de la première saison, plaçait un homme face aux mauvais comportements des élites économiques de la ville. Il serait bien que la série retrouve cette identité. De plus, j'ai du mal à croire que les citoyen-ne-s de Star City n'aient aucune idée de qui est Green Arrow. Oliver agit comme si la saison 3 n'avait jamais eu lieu mais personne n'est aussi naïf. Le même problème existe pour les flashbacks. Oliver n'a aucune difficulté à s'intégrer dans le groupe armé qu'il doit infiltrer. Pire, alors qu'un thème était annoncé celui-ci est finalement écrasé par la magie sans que cela ne rende l'histoire plus intéressante, bien au contraire. Bref, une saison qui oublie l'identité de la série.

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*** La série perd son identité. Mais elle reste sympa.
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Image : Allociné

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09:26 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc, cw | | | |  Facebook

24/08/2016

Star Trek Beyond / Star Trek Sans Limites

James T Kirk a réussi à devenir capitaine sur un défi puis il a vaincu Kahn. À présent, il vit son rôle comme une forme de routine incompréhensibles alors que sa mission de cinq ans est arrivée à sa troisième année. Son vaisseau fonctionne toujours aussi bien avec un très bon équipage alors que l'Entreprise essaie de créer des contacts diplomatiques et d'explorer un univers sans fins. Lors d'une brève escale sur la nouvelle base de la Fédération des Planètes Unies on lui confie la mission de retrouver et secourir un équipage d'un vaisseau écrasé sur une planète à l'intérieur d'une nébuleuse dont le territoire est inconnu. Mais ce qui devait être une mission de routine se transforme en catastrophe. Seul, sans vaisseau ni équipage, Kirk doit trouver le moyen d'alerter la Fédération qu'un ennemi est apparu.

Le premier film du reboot de Star Trek était peu intéressant (une manière polie de dire chiant à mourir). Le second film partait sur de bonnes idées mais n'osait pas aller jusqu'au bout de ce qui était promis. Heureusement, il avait un "méchant" magnifique incarné par Benedict Cumberbatch. Ce troisième film était donc attendu au tournant. Allait-il continuer vers la médiocrité ou créer un renouveau ? Alors que le second donnait l'impression de trahir la mission de Starfleet par une forme de militarisation ce dernier film reprend les bases : la mission est avant tout l'exploration pacifique et la diplomatie. Bien que cela aurait pu déboucher sur de nombreux objets inutiles la réalisation permet d'éviter cet écueil. Au contraire, tout, dans ce Star Trek, est utile. Même une vidéo dans le fond aura une conséquence sur l'intrigue. Ce qui donne l'impression d'une intrigue bien ficelée et sans accrocs.

Quel est le propos du film ? Comme son prédécesseur Star Trek Beyond décide de s'attaquer au fonctionnement de la Fédération même. Avec Kahn on avait un ennemi qui défendait son équipage contre un haut gradé meurtrier (spoiler alert). Dans ce film ce qui est remis en question c'est le fondement philosophique même de la Fédération. Celle-ci est constituée sur une idée forte : l'union pacifique et l'acceptation des différences est une force. Face à cette philosophie les scénaristes placent une personne qui pense que seul le combat, la lutte, permet aux différents êtres sentients de devenir forts. Nous avons donc deux philosophies opposées qui luttent à mort. Ainsi, Kirk, et la Fédération, travaille avec de nombreuses personnes envers lesquelles il est loyal. Son équipage est constitué de plusieurs races et nations et chacun-e peut choisir son comportement. Face à lui, nous avons une force de combat unique, monolithique constituée de nombreux vaisseaux mais sans réelle autonomie face aux décisions d'un chef. Ainsi, le film réussit à défendre son propos pacifiste et exploratoire face à un guerrier.

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**** Un film que j'ai apprécié et qui semble revenir aux idées du matériel original.
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Image : Allociné

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09:33 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star trek, beyond, sans limites | | | |  Facebook

23/08/2016

Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1 par Una McCormack

Titre : Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1
Auteure : Una McCormack
Éditeur : Penguin 10 septembre 2015
Pages : 240

Dans un lointain futur sur une planète si éloignée qu'elle est presque oubliée un royaume mythique existe encore. Ce royaume se nomme Varuz. Pendant des siècles il fut le plus puissant de la planète. Sa technologie a tenu en respect tous les autres peuples tandis que les nobles de Varuz ont atteint les étoiles. Mais, dans le présent le royaume de Varuz a oublié de quelle manière sa technologie fonctionnait. Seuls des parcelles continuent à fonctionner mais sans personne pour réparer les défaillances. Le monde est uni sous un leader et celui-ci tient Varuz sous un siège impitoyable. Les réfugié-e-s sont innombrables tandis que la terre est de moins en moins cultivée. La guerre semble inévitable. Cependant, de nombreux visiteurs se rendent soudain à Varuz. Le Docteur et Clara, un homme qui prétend être un ambassadeur et des chevaliers sous la direction de Lancelot qui disent chercher le Graal.

Contrairement au précèdent il n'y a pas de monstres dans ce livre. C'est aussi un tome qui fait partie d'une trilogie autours de la quête du Glamour : un artefact mystérieux qui serait capable d'offrir ce que l'on désir le plus (une idée qui a déjà été utilisée dans l'animé The infinite quest avec Tennant dans le rôle du Docteur). Ce tome réussit à relier un monde médiéval à une modernité futuristique. Bien que Varuz fonctionne grâce à des chevaliers, des nobles et des serments le royaume utilise l'électricité, la télévision et des épées lasers. Mais loin d'un sentiment d'irréalisme ces caractéristiques permettent de mettre en place un sentiment de tristesse. En effet, Varuz est sur la fin de son existence. Sa technologie disparait tandis que les chevaliers et les nobles ne sont plus ceux de la légende. Le livre est rempli d'une profonde mélancolie face à un changement qui, pourtant, est nécessaire. Dans le même temps, on nous montre des personnes désespérées d'éviter une guerre qui détruira tout ce qui reste du royaume. Mais ce livre est aussi un prélude afin de lancer les chroniques du Glamour. On apprend ce que c'est, le danger que cela pose et aussi que de nombreuses personnes cherchent cet objet. On verra ce que ça donne lors de la suite.

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**** Plutôt réussit.
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Image : Éditeur

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05/08/2016

Silhouette (Doctor Who) par Justin Richards

Titre : Silhouette (Doctor Who)
Auteur : Justin Richards
Éditeur : BBC 2014
Pages : 245

Comme d'habitude le Docteur et Clara ne sont pas d'accord. Clara souhaite aller voir le roi Arthur mais le Docteur refuse. Les arguments mutuels sont rapidement oubliés lorsque le TARDIS détecte un pic d'énergie en plein milieu de l'époque victorienne, à Londres. Le Docteur ne peut pas faire autrement que d'enquêter sur ce qui est censé être impossible. Alors que les deux compagnons rencontrent à nouveau la détective Vastra, son assistante Jenny et Strax les coïncidences s'accumulent. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des circonstances de plus étranges. Et il semble que tout soit lié au carnaval qui a lieu en ce moment même. Et surtout, un homme semble être au centre de tout. Mais quel est son plan ?

Première chose, ce tome réussi à être souvent drôle. Clara est en plein dans le personnage que l'on connait. Strax est encore mieux réussit tandis que le Docteur est le Docteur. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques. L'auteur réussit bien à intégrer des références aux épisodes télévisés sans que cela ne soit trop visible. J'apprécie de retrouver des personnages devenus récurrent-e-s dans la série durant l'ère de Capaldi et Coleman. Malheureusement, le problème essentiel de ce tome est lié, justement, aux personnages. Dans la série on apprend que Strax, Jenny et Vastra sont particulièrement intelligent-e-s et plein-e-s de ressources. C'est aussi le cas de Clara et du Docteur. Mais, dans ce tome, on les observe se heurter encore et encore aux coïncidences et accepter des personnes que nous savons être suspectes. Comment comprendre ce soudain manque de méfiances ? Les personnages ne sont tout simplement pas à la hauteur de leur réputation. Dommage, car mis à part cela on aurait pu avoir une histoire intéressante sur le trafic d'arme et l'éthique (ou plutôt le manque d'éthique) que cela implique.

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*** Drôle avec un thème intéressant mais des personnages auquel on ne croit pas.
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Image : Éditeur

9780804140881

28/07/2016

The legend of Korra book four: Balance

Enfin ! J'ai enfin pu voir la dernière saison de la Légende de Korra après une (trop) longue attente. En guise de rappel : l'histoire se déroule dans le même univers qu’Avatar le dernier maitre de l'air. Korra est une femme de la tribu de l'eau. Elle est aussi la nouvelle Avatar chargée de garder l’harmonie dans le monde. Durant les trois premiers chapitres elle a dû combattre Amon, son oncle et Zaheer. Ce dernier a réussi à la blesser profondément et la fin du livre trois laissait en suspens le destin de Korra. Le livre quatre se déroule trois ans après. Korra n'est pas revenue à Republic City depuis tout ce temps. Alors que la nation de l'air tente de retrouver une place dans le monde en aidant autant que possible les personnes qui en ont besoin les autres ami-e-s de Korra se sont dispersés. Makko est garde du corps pour le prochain roi de la Terre. Asami est une cheffe d'entreprise a succès qui a redessiné la ville. Bolein a rejoint une armée unie par Kuvira. Cette dernière a lutté pendant trois ans afin de réunir à nouveau la nation de la Terre après le meurtre de sa reine. Mais va-t-elle accepter de laisser un roi prendre sa place ?

Avatar le dernier maitre de l'air ne donnait rien à l'Avatar. Aang avait tout perdu. Il était seul et il devait ramener la paix après un siècle de guerre. Le propos de la série tentait d'expliquer pourquoi le pardon, la paix et le travail en commun étaient nécessaire pour passer outre des différents entre personnes et peuples. Aang cherche toujours une solution pacifique qui puisse convenir à tout le monde malgré la difficulté de la tâche. Aang tentait toujours de contrôler ses émotions non pour les supprimer mais pour ne pas être contrôlés par elles.

Korra est différente. La série parle d'une femme beaucoup plus active qu'Aang. Elle est tête brulée, moins réfléchie et surtout elle aime se battre. Tout comme la première série, elle est rejointe par un groupe d'ami-e-s dont Asami une inventeuse et cheffe d'entreprise à succès considérée comme l'une des personnes les plus intelligentes du monde. Alors qu'Aang essayait de ramener la paix Korra vit dans un monde en paix et possède tout ce qu'Aang n'avait pas dès le début de la série.

Il est donc normal que la série parte sur d'autres idées. Korra doit protéger une paix précaire mise à mal par différentes personnes aux motivations qui se ressemblent assez. En effet, Korra vit dans un monde proche du notre. La technologie a fait un bond en avant et permet aux personnes qui ne possèdent pas de maitrises de pouvoir jouer à égalité. Les anciens modèles sont questionnés. Ainsi, Republic city devient la première nation démocratique après avoir été un flambeau de la paix entre nations. Face à ses mutations aussi bien technologique qu'économiques ou politiques la série pose la question des révolutions. Depuis la première saison les ennemi-e-s de Korra ont pour but de supprimer ce qui existe afin d'atteindre une idée soit futur soit d'un passé révolu. Le premier ennemi voulait l'égalité, le second souhaitait revenir à un âge d'or sous sa protection et le troisième était un défenseur de l'anarchisme (mais un anarchisme mal compris par les scénaristes). La dernière ennemie souhaite seulement protéger tout le monde mais, pour cela, crée une force militaire écrasante qui contrôle tout et tout le monde. Bref, Korra se retrouve face à des personnes aux certitudes inébranlables. D'une certaine manière, ces différentes personnes sont assez proche de Korra, ou de nous-même. En effet, il est plus simple de rester dans ses certitudes que de les remettre en cause.

Cependant, et le Docteur Pralinus l'explique très bien dans sa vidéo consacrée à Korra, la série échoue à traiter de son sujet politique. En effet, durant les quatre saisons il est posé différentes questions face à l'émergence de milieux communistes et anarchistes. Cependant, et là encore je renvoie à la vidéo du Docteur Pralinus, l'intrigue ne réussit pas à questionner la légitimité, ou l'illégitimité, questionnée par ces milieux. Le premier méchant posait la question légitime de la place des personnes qui n'ont pas de maitrises des éléments. D'une certaine manière, on peut penser que cette maitrise, ou son absence, équivaut à des castes ou des classes sociales. On ne peut pas les traverser. On est forcé de vivre dans sa classe et avoir une maitrise implique des privilèges certains. Amon souhaitait éviter ces privilèges via une société égalitaire mais les scénaristes en ont fait un méchant de base. La seconde saison posait la question de la cohabitation et, surtout, de l'harmonie entre un monde industriel et un monde traditionnel, spirituel. D'une certaine manière, on pourrait penser que le monde spirituel permet de défendre la nécessité de l'écologie soit d'un équilibre entre les besoins économiques et les besoins du monde pour survivre. Et je ne peux que déplorer le traitement atroce de l'anarchisme dans la saison 3 qui, bien que l'on pourrait faire le lien avec le terrorisme anarchiste du début du XXème siècle, échoue à comprendre cette idéologie. Une idée complexe est simplifiée à l'extrême et, donc, mal comprise. Durant la dernière saison on observe la montée en puissance de Kuvira après la mort de la reine de la Terre. On peut assez facilement comprendre que Kuvira représente le communisme. Elle possède une gigantesque armée aux uniformes identiques, une technologie de pointe et n'hésite pas à user des armes les plus dangereuses tout en ne respectant pas les souhaits individuels. Mais, encore une fois, la série échoue. De nombreux thèmes sont annoncés mais aucun ne sont développés. On ne fait qu'apprendre de seconde main ce qui se déroule réellement sans que la série ne questionne Kuvira et son leadership.

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***** Bien que je sois critique que l'on ne croît pas que je n'aime pas cette série. Je l'apprécie beaucoup et je conseille à tout le monde de regarder Avatar le dernier maitre de l'air et sa suite La légende de Korra.

Image : Allociné

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17/07/2016

Doctor Who. Engines of war par George Mann

Titre : Doctor Who. Engines of war
Auteur : George Mann
Éditeur : BBC Books 18 juin 2015
Pages : 320

Les aventures du Docteur sont largement connues. Toutes ses incarnations sont observées avec attention alors qu'il se déplace dans le temps et l'espace. Mais une incarnation est oubliée : le War Doctor. Tandis que la Guerre du Temps entre les Daleks et les Seigneurs du Temps explose dans l'univers et dans toutes les époques le Docteur a changé. Il a abandonné son nom, son corps et ses idéaux afin de devenir ce qu'il avait besoin d'être pour survivre à la guerre : un guerrier. Alors qu'il mène un escadron de Tardis contre une flotte Dalek le Docteur est touché et s'écrase sur une planète locale : Moldox. Les humain-e-s qui y vivent se trouvent sous le joug des Daleks qui les capturent et expérimentent sur elleux. Seules quelques poches de résistance subsistent. L'une de ces résistantes se nomme Cinder. Alors que le Docteur la sauve d'une mort certaine cette dernière accepte de le mener dans les camps de prisonniers tenus par les Daleks. Le Docteur y découvre le véritable plan des Daleks et doit avertir son peuple. Mais peut-il encore leur faire confiance ?

Depuis le début de la nouvelle série les scénaristes nous expliquent que le Docteur a combattu dans une guerre apocalyptique et que ce qu'il y a vu l'a changé à jamais. Durant cette guerre le Docteur a décidé de prendre la décision de détruire deux races afin de sauver l'univers. Plus tard, Steven Moffat, alors showrunner, nous offrit l'incarnation du War Doctor sous les traits de John Hurt. Mais qui est-il ? Qu'a-t-il fait ? C'est ce que ce seul tome souhaite nous expliquer. Bien que le Docteur y soit dépeint comme beaucoup plus rude il n'est pas fondamentalement différent de ce que l'on connait. C'est un personnage qui place en haute estime les valeurs de pitié et de respect de la vie. Ce que nous offre ce livre est différent. Il montre de quelle manière une civilisation pacifique et avancée perd son identité afin de devenir, en pleine guerre, un ennemi aussi impitoyable que les Daleks. Alors que le Docteur questionne ses choix et refuse de prendre certaines décisions on observe des dirigeants être certains de leurs décisions capables de génocide au nom du bien commun. On observe l'effet d'une guerre sur des personnes qui, autrement, reculeraient devant l'horreur de ce qui leur est demandé. Bref, on parle de l'effet d'une guerre que l'on croit juste, nécessaire et, surtout, sans concession.

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*** Intéressant mais les personnages ne sont pas toujours assez bien décrits pour que l'on s'y attache.
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Image : Éditeur

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05/05/2016

The Flash saison 1

Barry Allen est un jeune homme intelligent. Il travaille en tant qu'expert scientifique pour la police de Central City. Mais ce travail n'est qu'une couverture. En effet, il utilise son temps libre et son argent afin de trouver le meurtrier de sa mère. Lorsqu'il était encore enfant il a été témoin d'un phénomène impossible. Tellement impossible que la police n'y a pas cru un seul mot et a mis son père en prison. Mais Barry sait ce qu'il a vu. Et s'il veut prouver l'impossible il doit étudier les cas qui défient toutes explications. Cette quête est sans fin jusqu'à un jour précis. Alors qu'un scientifique local voit son travail exploser Barry Allen, lui, est frappé par la foudre et se réveille avec des capacités extraordinaires. Il n'est pas qu'un humain. Il est le Flash. Et sa nouvelle mission est de s'entrainer à utiliser ses pouvoirs tout en protégeant la ville contre les personnes qui ont des capacités extraordinaires.

Flash se déroule dans le même monde qu'Arrow, il y a plusieurs liens entre les séries, mais là où Arrow est sombre jusqu'à la caricature Flash est lumineux. Alors que la série Arrow se déroule souvent la nuit Flash se déroule souvent en plein jour. Les personnages sont aussi très différents. Barry est jeune, insouciant et positif. Son seul but est d'aider les gens. Tandis qu'Oliver est mélancolique, un assassin et surtout pessimiste. Le problème principal de Flash est de placer le héros face à des adversaires sans consistances durant les épisodes. Il y a toujours le vilain de la semaine qu'il faut réussir à vaincre. Ainsi, il faut plusieurs épisodes avant que la gestion de prisonniers possédant des pouvoirs ne se pose et celle-ci n'est pas questionnée. Il n'y a que deux vilains qui valent la peine : Captain Cold et le Reverse Flash. Ce dernier est très intéressant et, jusqu'à la fin, on se demande ce qu'il pense vraiment. Bref, ce n'est pas une série qui révolutionne le genre. Mais on s'amuse bien et j'apprécie le héros principal ainsi que ses ami-e-s.

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**** Rien de bien révolutionnaire mais j'aime bien les personnages et cet univers.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:43 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the flash | | | |  Facebook

29/04/2016

The 100 saisons 1 et 2

The 100 est une série de la CW. Elle se déroule dans un futur assez proche. Environ 100 ans se sont déroulés depuis que la Terre a vécu une apocalypse nucléaire. Les survivants se sont regroupées dans l'espace dans une douzaine de stations reliées entre elles. Ces stations permettent de nourrir et de faire vivre près de 3000 personnes mais au prix d'une discipline de fer. Tous les crimes sont punis de la même manière : la peine de mort. Seules les personnes mineures sont épargnées pour être réexaminés à leur majorité. Mais la station ne peut plus durer encore longtemps. Il est donc décidé d'envoyer les mineur-e-s criminel-le-s sur Terre afin de vérifier l'habitabilité des lieux. Ces 100 adolescents et enfants devront apprendre à survivre dans un milieu hostile. Et surtout, illes apprendront qu'illes ne sont pas seul-e-s.

La CW n'a pas une très bonne réputation pour les séries. Pourtant, je trouve que la chaine réussit à créer des œuvres intéressantes. The 100 est l'une d'elle. J'ai énormément apprécié ces deux saisons (et j'attends la troisième avec impatience). De nombreux personnages sont très bien écrit avec une évolution justifiée (bien que parfois un peu abrupt). C'est l'une des rares séries que je connaisse à mettre autant en avant de bons personnages féminins dans des rôles techniques ou de leaders. Le propos de la série, comme l'explique le poster, est la survie. De quelle manière différents groupes d'humains essaient d'éviter la mort. Bien que nous suivions principalement les personnes venues de l'Ark les scénaristes essaient de ne pas trop nous guider dans un raisonnement moral. Ainsi, on peut accepter plusieurs décisions puis se demander si une autre solution aurait pu être possible. Cet aspect est particulièrement important dans la saison 2 qui fait vraiment décoller la série.

En lien avec le thème de la survie, on observe le rôle des leaders et du pouvoir. Leur position est montrée de manière négative. Ce sont des personnes qui prennent des décisions de vie et de mort avec, parfois, la connaissance exacte des effets de ces décisions. La série, outre la survie, pose donc la question de la légitimité des décisions prises par des personnes élues ou non qui peuvent impacter toute une société et tuer des personnes pour sauver le plus grand nombre au prix d'une position éthique. Ainsi, on peut résumer la série par les mots de l'un des personnages : il n'y a pas de bons côtés. Mais j'ajouterais qu'il n'y a pas de mauvais côté non plus seulement des personnages qui agissent dans certains cadres qui leur imposent des décisions précises. En résumé, c’est une très bonne série.

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***** Une très bonne série avec une seconde saison magnifique.

Images : Allociné

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16:26 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the 100 | | | |  Facebook

16/04/2016

Sherlock: The abominable bride

Il y a deux ans que nous n'avions pas vu Sherlock sous les traits du magnifique (avec la non moins sublime voix) Benedict Cumberbatch. Il faut dire qu'il est un peu occupé à devenir une super star qui apparait dans toutes les grosses productions actuelles. On devra attendre encore un an avant de retrouver Sherlock sur la BBC. Cet épisode est donc un épisode spécial du nouvel an destiné à combler un trou. Il se déroule au XIXe siècle à Londres. Sherlock est toujours un détective de génie tandis que Watson décrit pour un journal local les aventures de son compagnon. Le mystère du jour est celui d'Emelia Ricoletti. Cette femme s'est suicidé d'un tir dans la tête après avoir tiré dans la rue à plusieurs reprises. Le problème c'est qu'elle revient d'entre les morts afin de se venger de son mari. Pire encore, de nombreux autres hommes meurent sous ses coups. La terreur s'empare de Londres alors que la rumeur d'un fantôme vengeur se répand. Il n'y a que Sherlock qui peut expliquer ce qui se déroule.

Spoiler alert. Que se passe-t-il quand Moffat essaie d'être intelligent et souhaite nous faire partir en conjoncture ? Eh bien il se déroule un épisode spécial particulièrement confus. Ce n'est pas qu'il est mauvais mais il y a tellement de mouvements dans la réalité que l'on se demande si on comprend vraiment ce que l'on est en train de regarder. Est-ce la réalité, le rêve, un rêve dans un rêve ou la réalité d'un rêve éveillé ? L'intrigue nous emmène en plein dans l'esprit de Sherlock alors que ce dernier essaie de résoudre le retour de Moriarty en essayant de résoudre un ancien crime qui n'a jamais été résolu. Donc Sherlock se créer une nouvelle histoire. Outre cela, cet épisode est aussi l'occasion de mieux montrer comment fonctionnent les relations que possèdent Sherlock. Alors que Watson est de plus en plus furieux on nous présente un Mycroft qui donne presque l'impression de s'inquiéter. Pourrait-on penser que Moffat va tenter de parler du problème d'addiction de Sherlock dans les prochains épisodes ? La réalisation n'est pas mauvaise. On apprécie retrouver nos acteurs et actrices dans un nouvel environnement. Certaines caractéristiques de la série sont modifiées pour coller à l'esprit du temps (j'ai particulièrement aimer les dépêches de presse en suspension). Moffat essaie aussi de démontrer qu'il connait les critiques qui le vise, en particulier en ce qui concerne l'écriture des personnage féminins, et qu'il les comprend. Malheureusement, les dialogues qu'il écrit, bien que drôle, ne vont pas plus loin qu'une déclaration d'intention qui s'apparente à peine à de l'autocritique. Les femmes restent au second plan tandis que les hommes sauvent le monde.

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*** Un scénario confus et parfois difficile à comprendre. Il manque un petit quelque chose pour en faire un vrai bon épisode à la hauteur des saisons 1-3.
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Image : Site officiel

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12:47 Écrit par Hassan dans Film, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock, the abominable bride | | | |  Facebook

08/10/2015

Arrow saison 3

Oliver Queen a été considéré mort pendant 5 ans. Durant toutes ces années il a vécu seul (ou pas) sur une île (ou pas). Ce furent des années de solitudes et d'horreur. Mais, il y a 5 ans, il est revenu dans sa ville natale : Starling City. Cependant, le jeune fils de bonne famille est mort. Oliver Queen est devenu quelqu'un d'autre... quelque chose d'autres. Il est devenu un tueur en série. Du moins jusqu'à la fin de la saison 1 après laquelle il décide que tuer, finalement, ce n’est pas cool. Durant la saison 2 Arrow / Oliver Queen était mis en confrontation avec son passé jusqu'à un final explosif. Cette troisième saison se déroule alors que Arrow est considéré comme un héros. La police accepte de collaborer avec lui tandis que la criminalité chute drastiquement. Cependant, de nouveaux adversaires se montrent. Que ce soient des barons de la mafia ou de simples criminelles. De plus, la Ligue des Assassins décide de s'attaquer à Starling City afin d'éliminer Malcolm Merlyn. Oliver pourra-t-il survivre ? Arrow et son équipe pourront-t-ils survivre ?

J'avais lu les critiques négatives concernant cette troisième saison. Je me demandais comment une série sans prétentions mais sympathique pouvait déraper à ce point. Après l'avoir vue je suis d'accord avec ce qui a été dit. Il faut tout de même prendre en compte que celle-ci arrive après une seconde saison particulièrement réussie aussi bien en ce qui concerne l'intrigue que les personnages. Cette troisième saison l'est moins. L'histoire, tout d'abord, place Oliver du passé à Hong Kong. On ne comprend pas trop pourquoi Amanda Waller souhaite l'entrainer et l'utiliser mais soit. Ces flash-back permettent surtout d'offrir des informations sur la menace principale. Le présent est tout aussi peu intéressant. Les épisodes nous offrent un "méchant de la semaine" sans trop faire avancer l'intrigue principale. Les réactions de la police ne sont pas du tout assez problématisées. Et enfin, la Ligue est un adversaire trop important pour apparaitre aussi vite au grand jour. En fait, j'ai eu l'impression que cet arc aurait dû être développé sur au moins deux saisons afin de créer une véritable relation entre la team Arrow et la Ligue. Mais nous avons une intrigue dense concentrée en quelques épisodes. Il faut ajouter Ray Palmer que j'aime bien (et non ça n'a rien à voir avec sa connaissance approfondie de Doctor Who... ou alors un tout petit peu... bon d’accord ! C'est entièrement à cause de ça !) mais qui est beaucoup trop parfait. Il est riche, beau, drôle et intelligent. Il n'a, en fait, aucuns défauts ! Je trouve aussi que son personnage est mal adapté à l'ambiance d'Arrow. Il irait mieux dans Flash. Cependant, ces problèmes ne m'ont pas empêché de bien m'amuser avec cette série. Il reste à voir ce qui se déroule dans la saison 4 qui a commencé hier pendant la nuit.

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*** Mouais, en fait je dirais plutôt 3.5. La saison est clairement inférieure à la précédente mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier.
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12:19 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : arrow | | | |  Facebook

26/06/2015

Avatar: The last airbender saisons 1-3

Après la catastrophe cinématographique que fut Avatar : le dernier maitre de l'air il m'a fallu beaucoup de temps, et Korra, avant de me lancer dans la version originale animée. Je me suis donc jeté sur les trois saisons qui permettent de suivre la lutte de l'Avatar Aang contre le Seigneur du feu Ozai et ses alliés. La série commence alors que la guerre fait rage depuis 100 ans. Le monde a plié face à la puissance de la nation du feu et la férocité de ses soldats. l'Avatar a disparu depuis 100 ans. Il est la seule menace capable de mettre un terme à la guerre. Ce sont deux membres des tribus de l'eau, Sokka et Katarra, qui sont capables de retrouver l'Avatar enfermé dans la glace. Suite à son retour dans le monde Aang apprend ce qui s'est déroulé. Mais il apprend aussi qu'il n'a que peu de temps pour mettre fin à la guerre. Car, en été, une comète offrira des pouvoirs sans commune mesures aux maitres du feu rendant la victoire impossible. Il s'ensuit une quête pour permettre à l'Avatar de se faire des alliés et d'apprendre la maitrise des quatre éléments.

Dire que la série animée n'a rien à voir avec le film implique d'être en dessous de la réalité. Là où nous avions un film mal réalisé, mal joué, mal écrit dont les personnages ont changé de couleur de peau nous avons une série bien écrite, bien jouée avec des personnages plus complexes qu'il n'y parait et un humour omniprésent. Durant les trois saisons les personnages principaux changent énormément et passent, parfois, d'un extrême à l'autre. Zuko, par exemple, est dans ce cas (le pauvre a besoin d'un gros câlin). Tous les personnages sont écrits afin de leur offrir une possibilité de changer. Que ce soient les maitres des éléments ou ceux qui ne maitrisent rien. Ainsi, Sokka est à la fois le bouffon du groupe et un combattant et stratège exceptionnel capable de donner une cohésion au groupe. Il ne faut pas non plus oublier les personnages féminins comme Katarra capable aussi bien de soigner que de combattre toute une armée. Ou encore Toph la plus grande des maitresses de la terre. En fait, la série est trop riche pour simplement résumer tout cela. Il vaut mieux acheter et se plonger dans l'histoire.

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*****J'ai rarement vu une série aussi maitrisée du début à la fin.

Image : Allociné

 

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09:01 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avatar, aang, last airbender | | | |  Facebook

28/02/2015

Sanctuary saisons 1-4

Notre monde n'est pas ce qu'il parait. Dans l'ombre vive des créatures à la fois magnifiques et dangereuses. Sirènes, loup-garou et vampires ne sont pas des mythes mais des êtres pensants qui vivent, cachés, parmi nous. Durant toute l'histoire humaine leur peuple a été pourchassé et, parfois, détruit. Les raisons en sont la peur ou l'argent. Cependant, de nos jours, il existe un institut chargé d'étudier et de protéger ces êtres. Sous l'égide de l'ONU l'institut enquête dans tous les pays et sauve les personnes qui ont besoin d'être sauvées tout en évitant que la connaissance de ce monde n'échappe à un cercle strictement contrôlé. Cet institut c'est le Sanctuaire. Il fonctionne depuis près de 100 ans et l'arrivée du XXIème siècle sera un défi presque insurmontable pour celui-ci et ses employé-e-s.

Sanctuary est une série qui a oublié d'échouer. Pourtant, tout ne pouvait que mal se passer. Les effets spéciaux sont mauvais, l'image est étrangement mise en place, les intrigues basiques... Ca n'aurait pas dû fonctionner. Et pourtant, dès la sortie en web série Sanctuary a réussi à intriguer et réunir une communauté fortement unie derrière cette histoire. Parce que, malgré les problèmes évidents, la série réussit à créer des personnages plus qu'attachants avec un suspens assez bien dosé. Qui n'apprécie pas Helen Magnus, scientifique depuis 100 ans et l'une des premières femmes entrées à Oxford, ou Nikola Tesla ? Qui n'a pas envie de parcourir les couloirs du Sanctuaire? Cet institut qui a élu domicile dans une ancienne cathédrale. Sanctuary est aussi une série qui parle de l'importance d'accepter l'autre tel qu'il est. Magnus, systématiquement, veut protéger et comprendre. Elle refuse toute solution aboutissant à la mort tant que celle-ci n'est pas absolument nécessaire. Et, souvent, elle réussit à trouver un moyen de communiquer. Cette série est étrangement réussie.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. Je ne peux pas dire que c'est une bonne série. Cependant, c'est une série qui réussit à faire entrer dans son intrigue et à faire apprécier ses personnages tout en s'amusant à faire de nombreuses références à la culture geek.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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10:38 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sanctuary | | | |  Facebook

15/09/2014

The big bang theory saison 7

A la fin de la saison 6 Leonard partait en expédition en mer. Cette nouvelle saison reprend une semaine avant son retour. Bien qu'il n'y ait pas de vrai fil rouge les personnages évoluent quelque peu. Penny et Leonard ont enfin une relation mature à long terme malgré les problèmes de carrière que connait Penny. Bernadette et Howard vivent leur petite vie de couple. Pendant ce temps, Raj tente de trouver l'amour. Une quête plus facile depuis qu'il est capable de parler aux femmes (quoique ce n'est pas certain). Quant à Sheldon et Amy ils tentent de créer une relation stable tant bien que mal. Car, encore une fois, c'est Sheldon qui risque de tout changer avec une évolution qui risque de modifier l'équilibre de la série.

Je ne vais pas mentir. Je reste d'avis que la série est plus proche de sa fin que son début. Je pense même qu'il devient de plus en plus urgent de terminer l'histoire. Bien que les scénaristes tentent de modifier un peu les choses la série s’essouffle de plus en plus. Ce n'est pas qu'elle n'est pas drôle mais les situations ne sont plus du tout inédites et je vois mal comment l'intrigue pourrait se relancer. Je note quelques épisodes que je n'ai pas du tout apprécié. Par exemple du second épisode qui est rempli de clichés sur la féminité et les hormones. Les "blagues" sur le manque de masculinité de Raj sont aussi de plus en plus pesantes. De ce point de vue les scénaristes sont très loin de s'être amélioré.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. On s'amuse mais pour combien de temps?

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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15:08 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : big bang theory | | | |  Facebook

05/09/2014

Downton Abbey saison 4 et The London season

J'avais quitté la famille Crawley choqué par la mort de Matthew. Cet événement ne pouvait pas être sans conséquences. C'est donc six mois plus tard que nous retrouvons la famille. Alors que tout le monde semble avoir pu s'en remettre Lady Mary, elle, est toujours cloîtrée dans sa chambre. C'est à peine si elle consent à voir son fils. Mais il faudra bien qu'elle se décide à revenir dans le monde. Car la mort de Matthew a changé les choses pour Downton. N'étant plus le partenaire du patriarche c'est Mary qui pourrait reprendre ce rôle. Mais alors qu'elle doit lutter pour son droit à la parole d'autres membres de la famille ont aussi leur lot de problèmes. C'est en particulier le cas pour Edith dont la quête du bonheur est loin de réussir. Chez les employé-e-s de la famille un changement important se met en place entre les triangles amoureux. Et un crime se déroule.

J'aime beaucoup cette série. La reconstitution de l'aristocratie anglais du début du XXe siècle est intéressante pour comprendre comment cette partie de la société a ressenti les changements que connut le monde occidental durant cette période. De plus, la série est servie avec de magnifiques acteurs et actrices (dont la talentueuse Maggie Smith). Cependant, il me semble que la série commence à s’essouffler. Les scénaristes semblent perdus dans des intrigues déjà utilisées. De plus, on n'arrive pas à observer suffisamment bien comment les changements de l'époque impactent la vie de ces aristocrates. On reste sur notre faim. J'espère donc que la prochaine saison réussira à renouveler cette série.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Toujours aussi bien joué mais une intrigue qui tourne en rond au bout de quatre saisons

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

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15:56 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : downton abbey | | | |  Facebook

24/06/2014

Trueblood saison 6

La saison 6 est l'avant-dernière de cette série et aussi celle qui se terminer par un changement dans l'équipe de production. Nous connaissons tous les problèmes que la production a eu: trop d'intrigues inutiles pour trop peu de temps. Cette saison baisse le nombre d'épisode à 10. Comme d'habitude nous reprenons tout au point d'arrêt de la saison précédente. Erik et Sookie fuie le quartie général de l'Autorité alors que Bill semble être devenu fou. Si ce n'est pas le cas il a découvert de nouveaux pouvoirs qui le rendent presque indestructible. Il apprend que Lilith lui donne une mission: sauver les vampires. Car, alors que l'Autorité devenait folle, le gouverneur de Louisiane a décidé de déclarer la guerre aux vampires. Et les humains pourraient bien faire beaucoup de dégâts. Sookie et Jason, par contre, tentent d'en savoir plus sur Warlow qui aurait tué leurs parents et qui veut s'approprier Sookie.

Pour une fois les intrigues de cette saison ne sont pas totalement décousues. La production réussit à créer un lien entre certaines d’entre-elles bien que l'on se demande parfois pourquoi certains personnages se sont ignorés. Malgré tout, le problème principal concerne la guerre entre humains et vampires. Et il faut bien avouer que les indices sont trop peu nombreux pour que l'on comprenne vraiment ce qui se déroule. Les humains se retrouvent, d'un seul coup, à la tête d'un arsenal et d'institutions qui semblent à la fois être récentes et pensées depuis longtemps. On ne sait pas vraiment comment ni depuis quand ceci est mis en place. Les autres intrigues sont beaucoup moins intéressantes. Ainsi, l'histoire entre Terry et Arlene ne m'a pas passionné. Andy et ses filles ne servent pas à grand-chose en dehors de l'intrigue principale. Et Sookie et Warlow donne une impression importante de déjà vu. C'est à peine si on s'y intéresse une fois que l'on a compris qui est Warlow. Bref, une saison moyenne malgré quelques bons épisodes et un rôle inversé entre humains et vampires. Il ne reste plus qu'à attendre la fin de la série.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. La série donnait l'impression de s’essouffler et cette sixième saison continue ce constat. Heureusement la fin approche.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

09:07 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trueblood | | | |  Facebook

09/06/2014

Wakfu saison 1 et 2

De temps en temps, quand on allume la TV, on tombe sur une série animée qui nous emmène sur un monde étrange peuplé de dragons et autres créatures. Quand on décide de s'intéresser on apprend que ceci s’insère dans plusieurs jeux vidéos. Cette série se nomme Wakfu. Elle nous place face à plusieurs personnages haut en couleur. Le premier d'entre-eux est Yugo qui lance la quête pour retrouver sa famille. Il est suivi par Amalia la Princesse, Tristepin le gardien, Ruel l'avare et Evangelyne la garde du corps Kra. Ensemble ils combattront, chercheront et aideront les habitants du Monde des Douze pour devenir des héro-ine-s.

On pourrait croire que cette série n'est qu'un simple animé pour les enfants? Il est vrai que l'histoire n'est pas vraiment difficile à suivre. Les situations humoristiques sont nombreuses et régulièrement drôle. Mais il y a aussi de nombreuses références à une culture plus large. Que ce soient les romans de fantasy ou de SF voir les jeux vidéos les créateurs se sont bien amusés. Les noms des personnages et créatures sont aussi construits comme des jeux de mots. C'est aussi une histoire d'aventure qui place les différents personnages face aux choix d'aider son prochain ou non. Ce qui permet de mettre en place des combats qui, rapidement, deviennent très intéressants à regarder. Je déplore tout de même une certaine vision des personnages féminins qui doivent être belles et attirantes et qui sont souvent sauvées par les personnages masculins.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une série intéressante et distrayante avec de nombreuses références. Une réussite à mon avis.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:10 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wakfu | | | |  Facebook

19/04/2014

The big bang theory saison 6

Comme tout le monde je regarde encore cette série (bien que j'espère que les scénaristes penseront à une conclusion bientôt). Cette sixième saison commence alors qu'Howard se trouve sur la Station Spatiale International après s'être marié avec Bernadette. Les aventures des 7 amis continuent bien qu'ils soient séparés. Alors qu'Howard subit les blagues de ses collègues Leonard et Penny se demandent - encore - si ils pourraient se mettre ensemble. Bernadette tente de repousse la mère d'Howard (dont on ne connait pas le nom). Sheldon et Amy essaient chacun d'améliorer leur relation amoureuse qui manque d'intimité selon cette dernière. Raj, lui, est toujours seul.

Bien que le concept commence à être éculé cette série reste assez drôle. Bien que certains épisodes semblent montrer que les scénaristes sont attentifs aux critiques qui leur ont été faites sur leur vision des femmes et du monde geek (ainsi on observe le groupe entier se faire remettre à l'ordre face au harcèlement sexuel et Howard, Sheldon et Lenoard essayer d'intéresser des femmes à la science) il n'y a pas de réelles remises en questions. La communauté geek est toujours dépeinte comme un monde d'homme qui ne regroupe aucune femme. Quand Bernadette, Penny et Amy entrent dans un magasin de comics c'est pour voir les hommes s'étouffer de peur et de surprise. Le harcèlement sexuel est montré comme quelque chose de drôle puisque c'est Sheldon, quelqu'un qui ne comprend rien aux relations sociales, qui en est l'auteur. Il faut aussi noter le personnage de Raj qui, depuis de nombreuses saisons, remplit le rôle du "faux mec" hétéros mais suspecté d'être trop féminin pour être vraiment un homme. Il serait donc bien que la série change de ton et/ou s'arrête prochainement.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Toujours drôle mais avec des défauts de plus en plus visibles et des situations de plus en plus semblables. On atteint la fin de vie petit à petit.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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10:03 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : the big bang theory | | | |  Facebook

20/03/2014

Sherlock saison 3

Personne ne peut savoir à quel point j'attendais la saison 3 de Sherlock. Et lorsque la BBC a fait joujou avec mon cœur à la fin de l'épisode de noël de Doctor Who j'ai attendu avec encore plus d'impatience! Et il y avait beaucoup à expliquer. En effet, la saison 2 nous avait quitté avec la mort de Sherlock. Bien que son retour ne fasse pas de doutes la question de sa survie restait en suspens. Ainsi, le premier épisode nous permet de remettre Sherlock dans sa ville de Londres et d'expliquer ce qui s'est déroulé en attendant. Le second permet de créer un événement attendu par tout le monde tandis que le troisième place Sherlock face à l'homme le plus dangereux du monde.

Bon on va dire que je suis très bon public. Cette nouvelle saison m'a scotché du début à la fin. Autant le premier est rempli de situations comiques et de théories farfelues (dont certaines que j'avais) ce qui permet de réintroduire Sherlock sans expliquer véritablement les problèmes posés (Moffat n'aime pas expliquer on le sait quand on regarde Doctor Who). Alors que le second épisode est, d'habitude, moins intéressant celui-ci est tout aussi réussi. Enfin, le troisième permet aux scénaristes de montrer un Sherlock plus sombre face à un homme que personne ne peut aimer (non ce n'est pas Joffrey). Cependant, au final, nous n'avons pas exactement les même intrigues que dans les saisons précédentes. En effet, du moins c'est mon avis, la troisième saison est bien plus centrée sur les interactions entre Sherlock et John que sur les affaires. Ces dernières, bien qu'importantes, ne sont plus autant au centre des épisodes. Il offre un mouvement à l'histoire mais celui-ci permet de faire parler les deux personnages plus qu'autre chose. En ce qui concerne le nouveau personnage qu'est Mary Morstan. Bien qu'elle ne soit pas au centre des intrigues, ce qui est dommage, elle est intéressante et j'espère la voir de manière plus importante à l'avenir.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Ca marche toujours aussi bien et Cumberbatch est toujours aussi bon acteur. Qui bouderait cette série?

  • Joss Whedon.

Site officiel

Image: Allociné

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11:56 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock, cumberbatch | | | |  Facebook

05/02/2014

Misfits saison 5

La bande de bras cassés aux pouvoirs minables est de retour pour une cinquième et dernière saison. Alors que Curtis est le dernier survivant de l'ancienne bande une nouvelle arrivante se prépare à entrer dans le groupe. Cette fois les jeunes délinquants devront survivre à la fois au travailleur social qui les gère et aux autres personnes ayant des pouvoirs. Quoique rien ne change vraiment les pouvoirs commencent à se montrer de plus en plus agressif. Ainsi, alors que le diable se ballade dans un petit camp de scouts une vieille grand-mère crée des pulls qui décrivent l'avenir. Et tout pourrait bien changer pour nos héros du dimanche. Ou alors rien ne changera et ils seront toujours aussi inutiles eux et leurs pouvoirs stupides.

Ceux et celles qui ont suivis les saisons précédentes savent que cette série est absurde au possible et que les jeunes qui y sont dépeints n'ont pas de honte à insulter et à se droguer tout en adorant le sexe. Tout ça continue dans cette dernière saison avec, parfois, des scènes particulièrement horribles. Bien que le nouveau groupe ne soit pas mon préféré je dois dire que j'aime bien la manière dont il a été modifié. Chacun se développe vers une direction intéressante. Ainsi, Alex apprend à devenir moins égocentrique tandis que Rudy 2 s'échappe de l'emprise de Rudy 1 qui, lui-même, tente de passer outre sa peur de l'engagement. Abby, quant à elle, fait une découverte majeure sur son passé. Il est tout de même navrant que les personnages masculins considèrent majoritairement les personnages féminins non comme des personnes avec qui une relation peut être construite mais comme un moyen pour avoir du sexe. Rudy en est l'exemple majeur mais Alex est le dragueur né. En ce qui concerne Finn c'est le gentil garçons qui ne comprend pas pourquoi les femmes ne s'intéressent pas à lui alors qu'il ne pense qu'au possible sexe. Une grande partie des personnages masculins principaux de la série suit ce schéma. Simon était, probablement, le seul à vouloir créer une véritable relation d'égal mais il a aussi eu des comportements glauques. Je suis aussi content de voir que la série revient dans l'idée de départ. Les pouvoirs sont le pendant de la psychologie du personnage. Il était dommage que la fin de la saison 2 ait supprimé cela. Nous retrouvons donc des raisons logiques derrière toutes les personnes ayant un lien avec un pouvoir. Nous avons enfin des relations autres qu'hétéros (il en a fallu du temps!) et c'est positif. Je pense donc que cette saison termine bien la série et c'est suffisamment rare pour être noté.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. On retourne vers les bases et on conclut tout cela.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:10 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : héros, misfits | | | |  Facebook