écologie

  • Dirty Gold War

    Dirty Gold War est le nouveau documentaire de Daniel Schweizer qui a déjà travaillé sur la droite radicale dans une trilogie. Le documentaire nous mène sur la trace d'un métal qui n'est pas contrôlé : l'or. Car il est presque impossible de savoir d'où provient l'or que nous achetons dans nos bijoux et si celui-ci a été produit d'une manière respectueuse, écologique et responsable. Dès que l'or passe dans les raffineries, suisses par exemple, il perd toutes traces d'impuretés aussi bien matérielles que sociales. Pourtant, le commerce de l'or est l'un des plus inégalitaires au monde. Pour le récolter on vole et on détruit des populations locales ainsi que leur environnement de vie sans que les états ne fassent grand-chose. Que ce soient de gigantesques mines à ciel ouvert sur le territoire communal où des mineurs privés qui déversent des produits toxiques dans les eaux c'est une énorme catastrophe écologique. Daniel Schweizer essaie de nous montrer comment fonctionne ce marché et comment certaines personnes tentent de le modifier par la marge sans, pour autant, remettre en cause le système.

    Que penser de ce documentaire qui vient de sortir ? Il s'inscrit dans un nombre de plus en plus importants de films qui s'interrogent sur l'éthique de production des sociétés occidentales dans les pays en développement. Plutôt que de ne donner la parole qu’aux blancs européens ils essaient de fournir une parole aux populations locales, vivant en Amazonie dans le cadre de ce film. On peut dire, de ce point de vue, que c'est plutôt réussit. Les discours des entreprises européennes sont bien faibles face aux discours des souffrances locales. Les images même sont plus que parlantes. Dans une scène très précise la recherche de l'or peut s'apparenter à un cancer destructeur. Alors qu'en Suisse, par exemple, le commerce de l'or se fait dans le luxe sans aucunes interrogations quant aux problèmes impliqués. Le film nous montre que ces problèmes sont nombreux : ils sont sociaux, territoriaux, écologiques mais aussi humain car les résistant-e-s peuvent être tués aussi bien par la police, des mineurs privés que par les milices des mines. C'est en ce qui concerne la résistance qu'une image très forte m'est restée. Celle d'un membre du gouvernement du Pérou qui explique quelles sont les réformes nécessaires. Suite à cela il passe sur les résistant-e-s qu'il qualifie d’écologistes fondamentalistes. Nous ne sommes pas loin du terme terroriste et, dans le cadre d'un monde de plus en plus conscient de l'écologie et des luttes nécessaires contre les grandes entreprises, c'est un terme qui commence à faire surface. Malheureusement, le film ne nous offre pas d'informations sur les coordonnées des ONG qui tentent une réforme ni sur les moyens d'aider où de lutter ici même. Par exemple, une initiative est en cours en Suisse et peut être un moyen de lutter dans notre pays.

    Image : Site officiel

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  • Le Lorax (des arbres qui parlent)

    Je suis donc allé voir ce nouveau film d'animation dont on entend parler depuis quelques mois. Le Lorax est le nom d'une petite bestiole orange qui dit parler pour les arbres. On fait sa connaissance durant l'histoire que raconte un personnage sur sa jeunesse à un gamin. Mais que vient donc faire ce gamin hors de sa ville d'enfance ou tout semble être parfait ? Sa motivation est de séduire sa voisine qui rêve de voir un véritable arbre. Cette quête le conduit à chercher la dernière personne à avoir vu un arbre en espérant qu'il puisse le guider vers une graine. Mais ce même homme est aussi celui qui a détruit les arbres. En lui contant sa rencontre avec le Lorax et ses erreurs il lui explique quel est l'importance des arbres.

    J'ai lu beaucoup de critiques dont certaines sont très négatives. Certains n'apprécient pas du tout le style graphique du film. Il est vrai qu'il est en dessous des normes de l'époque. Cependant, je réfute ces accusations. En effet, je trouve que le caractère "enfantin" des images avec ses poissons chanteurs et ses nounours (je trouve le terme plus adapté qu'ourson) mangeur de sucreries dans un décor d'arbres plumeux nous replonge dans les livres d'enfances. Ce style, peut être naïf et artificiel, est mis en contradiction avec un autre univers. Celui de la ville de plastique ou rien n'est vivant. Les personnes qui y vivent marchent sur du plastique, regardent du plastiques et vivent dans la consommation effrénée sans arrières pensées en masquant la puanteur de la pollution par l'achat de bouteilles d'air frais.

    Il n'y a pas besoin d'être très attentif à mes propos pour comprendre que le message principal concerne l'écologie. En effet, le Lorax en sa qualité de porte-parole de la nature montre et point du doigt les activités destructrices de l'industrie en la personne de Gash Pilleur. Ce dernier est pris par la folie de la production et de la richesse tente vainement de se justifier par la légalité de ses actions tout en détruisant ce qui a fait sa puissance : la nature. Il est donc tentant d'ajouter une critique du capitalisme néo-libérale pris dans une spirale de production implacable au nom de la sacro-sainte croissance sans prendre en compte que nous vivons dans un système fermé aux ressources limitées. Mais je me suis aussi intéressé à la manière dont la ville est décrite. Derrière une façade de liberté de consommation et de choix une réalité plus inquiétante se cache. Les individus qui vivent dans cette ville sont des prisonniers. Toutes les caractéristiques de cet état sont visibles. Chacun d'entre eux est surveillé par un impressionnant dispositif de surveillance par caméras qui permet d'observer et d'éviter, quand ce n'est pas punir, les comportements anormaux. Ces mêmes dispositifs sont doublés par un mur impressionnant qui entoure la ville entière et cache la pollution produite aux habitants. Heureusement le film nous offre de l'espoir en montrant comment une personne peut changer les choses mais je pense qu'il fait aussi preuve de naïveté puisque ces changements sont beaucoup trop faciles dans le cadre de cette histoire.

    Image : Site officiel

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  • Le cerveau vert par Frank Herbert

    Titre: le cerveau Vertcerveau vert.jpg
    Titre original: The Green Brain
    Auteur: Frank Herbert
    Traducteur: Jacqueline Huet
    Éditeur: Pocket 2009 (Ace Books Inc 1966 première édition originale)
    Pages: 243

    Le monde est divisé en deux zones: la verte contrôlée écologiquement et la rouge encore à conquérir pour l'homme. L'histoire se déroule auprès de l'une de ces zones rouges, en Amérique du sud, encore infestée par les insectes et d'autres espèces inutiles aux humains. Pour conquérir cette terre dangereuse l'humanité a conçu de multiples instruments et détruit tout insecte sur son passage à coup de poisons et attaques soniques. Mais d'étranges rumeurs s'entendent dans les rues. Il y aurait des insectes géant dans la jungle, des humains étranges... Joao Martinho l'un des chefs de cette guerre connait ces rumeurs, il les croit mais n'arrive pas à convaincre les autorités. Mais y aurait il vraiment de nouveaux insectes ou alors des humains auraient-ils créé des automates? C'est ce qu'il va devoir chercher à savoir.

    C'est un livre d'écologie. C'est clair est facile à comprendre. On comprend rapidement ou l'auteur souhaite en venir: l'écologie est un système dont chaque composantes a son utilité. Mais l'envie de lire n'y est pas. On ne sent pas pris dans l'histoire, les personnages ne semblent pas vraies mais bizarrement artificiel. La façon dont Herbert fait interagir les personnages et leurs pensées n'est vraiment pas intéressante. L'histoire elle-même ne m'a pas vraiment intéressé et j'aurais vraiment du mal à entrer dans l'intrigue. Honnêtement, ce n'est de loin pas un bon livre. A la fois trop court, trop confus et trop peu travaillé.