08/11/2011

Caprica (qu'est ce que la vie?)

Je reste un fan de Battlestar Galactica dont j'apprécie beaucoup le traitement visuel et thématique bien que cette série soit résolument militariste et conservatrice. C'est donc assez naturellement que je me suis intéressé au spin off: Caprica. Battlestar Galactica se déroulait après la première guerre contre les Cylons, ses machines qui se sont rebellées contre l'humanité, et nous montrait comment une société en exil tentait de survivre et de retrouver l'espoir. Caprica nous emmène 50 ans auparavant. Les Cylons n'ont pas encore été inventé mais Graystone, fondateur de l'une des plus grandes industries des 12 colonies, fait partie de ceux qui tentent de développer les robots. Les Colonies, d'ailleurs, ne sont pas encore unies mais se combattent où sont rivales. Nous nous trouvons, plus précisément, sur Caprica l'une des colonies les plus prospères. Rien ne semble mettre en danger la tranquillité de ses citoyens ni de la famille Graystone et de la famille Adama. Mais la fille de Graystone, Zoé, meurt dans l'explosion d'un train revendiqué par une frange religieuse extrémistes: des monothéistes. Les Graystones et les Adamas vont tout faire pour connaître la réalité et, peut être, faire revenir à la vie leurs enfants? Les Colonies sont sur le point de connaître un bouleversement majeur.

Caprica n'aura duré que le temps d'une seule et unique saison par manque d'audience. Je dois avouer que je trouve cela dommage car cette série avait un certain potentiel. J'ai beaucoup apprécié de pouvoir entrer dans la société d'avant la guerre contre les Cylons. Cette entrée permet tout de suite de voir quel est le message de la série, un message connu par ceux qui ont vu Battlestar Galactica en entier. ce message c'est celui de la chute morale d'une civilisation. C'est dans ce sens que l'on peut comprendre le monde virtuel auquel on accède via les holobands. Les mondes virtuels y sont sans morales. En effet, on peut tuer, violer, détruire sans risques. C'est, d'ailleurs, la principale accusation de Zoé. Un second thème important est celui de l'ethnie. Il faut bien se souvenir que nous nous trouvons avant l'unification des colonies. Bien que Battlestar ait, en partie, traité ce thème vie les sagitarons et l'organisation sociale de la société coloniale l'ethnie n'avait pas la force qu'elle a dans Caprica. En effet, les relations entre planètes sont tendues par des guerres et des racismes mutuels. Les différentes sociétés ont chacune une culture propre qui diffère fortement des autres. Et, bien entendu, il y a la question de la religion. Encore une fois, celle-ci est placée au centre de la société puisque les combats que nous retrouvons dans la série ont avant tout un motif religieux. Mais Caprica est aussi un bon moyen de comprendre d’où viennent les Cylons et leur technologie. Pour cela c'est le dernier épisode qui est le plus important et qui permet de se faire une idée de ce que des saisons prochaines auraient pu être. Comme je le disais, cette série avait du potentiel sans mais sans avoir pu devenir révolutionnaire dans son traitement.

Image (qui refléte particulièrement bien l'aspect religieux de la série): site officiel

 

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