24/12/2013

Mandela: Long walk to freedom

C'est un peu le film qui tombe exactement au bon moment. Basé sur l'autobiographie de Nelson Mandela il retrace sa vie, son histoire et ses luttes depuis ses débuts en tant qu'avocat jusqu'à sa prise de pouvoir en tant que président d'un pays déchiré. Le film commence donc dans les rues des townships alors que Mandela défend ses compatriotes devant la justice et séduit des femmes dans les bars. Bien qu'il soit conscient des inégalités il n'agit pas politiquement. Mais, un jour, un ami est battu à mort dans un commissariat et personne ne veut agir. C'est à ce moment, selon le film, que Nelson Mandela se lance dans l'activisme et entre dans l'ANC dont il devient rapidement l'un des leaders. Mais la répression est de plus en plus forte et, bientôt, l'ANC décide d'utiliser la violence contre le terrorisme d'état. Arrêté et condamné c'est sa femme qui deviendra le symbole de la résistance alors que lui reste derrière les barreaux tout en essayant d'agir du mieux qu'il peut. Jusqu'à ce que le gouvernement n'ait plus d'autres choix que de déposer les armes du terrorisme et d'accepter un processus de paix.

Que dire de ce film que je n'ai pas dit pour les autres biopics que j'ai vu au cinéma? Car je l'ai souvent écrit: tous les biopics souffrent d'un problème majeur qui se retrouve dans la mise en place des biographies (et aussi des autobiographies) qui est de créer un sens de l'histoire, une forme de destin inné dont l'on pourrait retrouver les traces dès l'enfance. Basé sur une autobiographie ce film n'est absolument pas exempt de ce problème. Il est même démultiplié. Car une autobiographie n'est pas autre chose qu'un retour sur ce que l'on se souvient à un moment donné. Donc une construction d'un passé. Ce caractère se voit très fortement dans ce film qui revient à plusieurs reprises sur l'enfance de Mandela pour expliquer l'importance des organisations et du devoir envers la communauté. Comme si tout venait de son enfance et rien de sa vie adulte. C'est aussi un film qui porte sur un piédestal un personnage historique. Oui, Mandela a énormément fait pour son pays et son peuple. Mais ses problèmes familiaux sont laissés au second plan (ainsi sa première femme disparait d'un seul coup) tandis que son entrée dans la violence n'est ni expliquée politiquement ni vraiment explorée. Comme si c'était une parenthèse d'une vie de pacifisme. Mais cette violence doit bien avoir une raison précise et ne pas la questionner est, à mon avis, indigne envers un tel personnage. Comme souvent, on oublie aussi les autres acteurs et actrices de l'époque qui sont laissés derrière l'ombre de Mandela. Après tout, c'est un biopic. Cependant, on peut tout de même en comprendre un peu plus sur une époque, sur une atmosphère mais aussi sur les raisons d'un divorce politique avec sa seconde femme. Le film se construisant selon le point de vue de Mandela on a peu d'informations sur les contestations internes te externes à l'ANC. Mais on peut en observer. Un film parfait? Certainement pas. Mais un bon film tout de même.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Un homme d'exception dont la lutte est devenue un symbole de la renaissance d'un pays entier dans un film bien réalisé avec des acteurs et des actrices convaincant-e-s. Malgré les problèmes inhérents au style du biopic j'ai beaucoup aimé ce film.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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18/02/2013

Searching for Sugar Man

Nous sommes dans les années post-68. L'industrie de la musique est florissante et de nombreux groupes et chanteurs sont sur le point d'entrer dans une carrière de superstar. L'un d'entre eux est Rodriguez. Tout le monde s'accorde sur son talent d'écrivain et de chanteur. Mais ses disques ne fonctionnent absolument pas aux États-Unis. On a rarement vu un flop pareil pour quelqu'un qui intéressait tellement de personnes. Par hasard ces chansons se retrouvent en Afrique du Sud ou le chanteur devient l'un des symboles de la lutte contre l'apartheid et des tentatives de libérations du peuple. Mais qui est Rodriguez? Est-il mort comme certains le pensent? D’où vient-il? La recherche de ce chanteur sera difficile et frustrante mais offre aussi de nombreuses surprises.

Je trouve toujours difficile de commenter un documentaire sur un sujet que je ne connais pas. La musique fait partie des sujets sur lesquels je suis totalement ignare. Ca ne m'empêche pas d'aimer certain-e-s chanteurs ou chanteuses ou d'apprécier ce que j’entends à la radio mais je suis totalement incapable d'en parler de manière sérieuse. Alors je peux simplement dire que la musique que l'on entend dans ce documentaire est très sympa. J'ai surtout aimé l'histoire. Celle-ci est tout simplement extraordinaire. Un homme totalement inconnu est en fait une superstar au minimum disque d'or et personne ne le savait ni même le chanteur. Un disque impossible à trouver se vend à tous les coins de rue en Afrique du Sud. Bref, on ne voit pas ça tous les jours. C'est aussi une histoire de fans. Des hommes et des femmes qui ont grandi avec Rodriguez et qui cherchent à retrouver des informations sur un homme qu'il adorent. On ne peut qu'imaginer l'émotion quand ces personnes se rendent compte que leur chanteur est vivant et qu'il va venir en Afrique du Sud. Que dire? C'est un superbe documentaire.

Image: Allociné

Site officiel du film

Site officiel de Rodriguez

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12:06 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sugar man, rock, afrique du sud | | | |  Facebook

24/01/2010

Invictus

Invictus parle d'un sujet qu'il n'est pas facile d'aborder: L'Afrique du Sud. Un sujet difficile à interpréter et qui n'est toujours pas résolu pour certains pays. Le film commence le jours même de la libération de Mandela. Rapidement, Clint Eastwood passe sur les quelques événements qui ont jalonné cette période jusqu'à l'élection de Nelson Mandela au poste de Président. A partir de ce point on suit le mandat de Mandela sur un an dans un pays rongé par la désunion et la peur. On devine une partie de sa pensée, on ressent son projet mais surtout, surtout, on voit ce qu'il a tenté de faire avec la coupe du monde de rugby qui avait lieu en Afrique du Sud. Un tournoi qui pourrait unir une nation divisée depuis trop longtemps...

Non, je n'aime pas le rugby. Mais un film sur Mandela, incarné par Morgan Freeman et dirigé par Clint Eastwood, se refuse difficilement. Même si l'aspect sportif me laissait dubitatif j'ai voulu le voir et me faire une idée après. La première chose que je me sente obligé de dire est que Morgan Freeman est tout simplement parfait. J'ai beaucoup de mal à voir Nelson Mandela incarné par un autre acteur. J'ai l'impression que Freeman a véritablement incarné cet homme exceptionnel qu'est Mandela. La seconde chose c'est que, finalement, le rugby n'a pas nuit à ma vision du film. Je n'y connais et ne suis donc pas capable de juger ce point. Mais plus que du rugby Eastwood nous montre un symbole. Le symbole de l'unification d'une nation derrière une équipe. Le symbole d'un renouveau. Invictus est moins beau qu'Avatar et sa technologie cependant il est définitivement bien meilleur!

Image: Allociné.fr

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18:38 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique du sud, mandela, invictus | | | |  Facebook