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  • Le Moyen Âge en Occident par Stéphane Coviaux et Romain Telliez

    Titre : Le Moyen Âge en Occident
    Auteurs : Stéphane Coviaux et Romain Telliez
    Éditeur : Armand Colin 6 février 2019
    Pages : 293

    Encore une fois, je présente ici un manuel destiné aux étudiant-e-s en bachelor qui présente l'histoire globale de l'époque médiévale. Ce livre est divisé en deux grandes parties, chronologiques, mais ce sont les divisions internes à ces parties qui sont les plus intéressantes. En premier lieu, les auteurs s'intéressent à l'histoire globale selon une division classique entre bas et haut moyen-âge, soit les Vème au Xème siècle et XIème au XVème siècle. Les auteurs mettent en avant les changements politiques mais aussi sociaux et religieux. Ces deux parties permettent de réviser facilement les principales informations sur l'époque médiévale. En cas de besoin, on peut se reporter au glossaire. En cas d'intérêt plus large, une bibliographie thématique a été inclue en fin d'ouvrage.

    Rien ne justifierait l'achat de ce manuel, d'autres livres examinent la période de manière plus exhaustive, si l'on ne prenait pas en compte les autres types de chapitres. En effet, les auteurs ajoutent en fin des deux parties des chapitres spécifiques : grands événements, figures de l'époque, textes commentés, cartes commentées, images commentées, chronologie et surtout dissertations corrigées. Ce livre offre donc un grand nombre d'informations sur des sources d'époque mais aussi à l'aide de cartes et d'événements et personnes choisies.

    Ainsi, ce manuel est un outil de travail. Bien que les personnes qui n'étudient pas la période peuvent y trouver un grand nombre d'informations et de sources commentées les auteurs s'intéressent surtout aux étudiant-e-s. À l'aide des différents chapitres, les personnes qui s'intéressent à la période médiévale dans leurs études peuvent trouver les informations de bases, une bibliographie, des exemples sous forme de sources et surtout des dissertations corrigées qui permettent de construire un travail à la fois clair et basé sur des recherches récentes. Bien entendu, ce qui rend ce livre intéressant pour les étudiant-e-s le rend tout aussi intéressant pour les enseignants du secondaire II qui peuvent se baser sur lui pour préparer leurs cours et leurs exercices.

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  • La république romaine et son empire. De 509 à 31 av. J.-C. par Michel Humm

    Titre : La république romaine et son empire. De 509 à 31 av. J.-C.
    Auteur : Michel Humm
    Éditeur : Armand Colin 7 mars 2018
    Pages : 320

    La République et l'Empire romain font partie des histoires qui me fascinent le plus. J'ai toujours envie de comprendre de quelle manière une petite cité du Latium a pu devenir une puissance européenne et faire tomber à la fois ses voisines, la civilisation hellénistique, et Carthage. Heureusement, il existe de nombreux ouvrages qui étudient des aspects spécifiques de cette histoire. Pour les personnes qui souhaitent une synthèse, il existe des manuels plus ou moins complets et faciles à lire. Ce livre fait partie d'une collection destinée à fournir les informations les plus récentes pour comprendre la civilisation de la République romaine. Pour cela, l'auteur divise son livre en trois grandes parties.

    La première partie permet à Michel Humm de nous expliquer le fonctionnement de la République. Bien que celui-ci dépende du contexte, révoltes et guerres, l'auteur préfère d'abord nous donner les informations les plus importantes afin de mieux nous expliquer les changements. Selon l'auteur, la République romaine fonctionne sur la tradition. Les magistratures ne sont pas détruites mais peuvent être rénovées pour fonctionnent dans un cadre historique particulier. Dans cette grande partie, nous pouvons donc comprendre le fonctionnement légal et religieux des magistratures romaines mais aussi l'importance du passé, que l'auteur dépouille de sa mythologie. Mieux encore, cette partie permet de décrire l'espace de la cité et son fonctionnement dans le temps.

    La seconde partie s'intéresse aux événements. L'auteur y montre de quelle manière Rome réussit à prendre le contrôle du Latium, de l'Italie puis du monde méditerranéen. Loin de considérer que l'Empire était inévitable, l'auteur explique que Rome est d'abord une partie d'une alliance locale regroupant des cités-états de même puissance. Ce n'est que plus tard, en particulier après l'expulsion des rois étrusques, que cette alliance fut dominée par Rome. L'extension fut donc d'abord lente et se concentra sur l'Italie, sans toucher aux cités grecques du sud. Ce n'est que lorsque la relation entre Rome et ces cités se posa que les guerres contre Carthage eurent lieu. Les deux premières furent particulièrement dangereuses pour Rome mais elles permirent à la Cité d'entrer dans des relations internationales et de contrôle des territoires extérieurs à l'Italie. À la suite de ces guerres contre Carthage, Rome s'est aussi intéressée à la Grèce qui entra, petit à petit, sous con contrôle aux dépens des royaumes hellénistiques. Cette expansion fut rapide mais elle fut aussi stoppée et l'Empire de la République et géographiquement proche de l'Empire du Principat.

    Enfin, la troisième partie se concentre sur les conséquences de l'expansion romaine. En effet, celle-ci implique richesses mais aussi des problèmes de gestion. Les institutions de la Cité et ses magistrats n'étaient pas prêts à gouverner un territoire si vaste. Bien que des institutions furent développées pour permettre un gouvernement décentralisé, de nombreux problèmes ne furent pas résolus. En particulier, les inégalités entre les citoyens romains et les latins et italiens furent la cause d'une révolte importante qui déboucha sur une extension large de la citoyenneté. Pire encore, l'idée de servir une République perdit de l'importance en faveurs de la puissance de quelques hommes possédant puissances militaires, politiques et religieuses. Bien que Sylla ait souhaité user des magistratures pour rénover la Cité dans une direction stable, son travail permit de justifier des pouvoirs exceptionnels de Pompée, César puis Octave le futur Prince Auguste.

    Les manuels sont rarement faciles à lire. L'exercice implique de synthétiser de nombreux éléments, ce qui peut impliquer un nombre trop important d'informations en peu de pages mais aussi de passer à côté de points qui intéressent plus que d'autres. Heureusement, ce livre réussit à être intéressant à lire tout en donnant les informations nécessaires pour comprendre la République romaine. L'auteur ajoute aussi un certain nombre d'images qui permettent d'illustrer son propos mais aussi de mieux comprendre le contexte géographique. Je conseille donc sa lecture aux personnes qui souhaitent mieux comprendre l'histoire de la République puis d'user de la bibliographie pour étendre les connaissances de thèmes plus spécifiques.

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  • La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle) par Martin Aurell

    Titre : La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle)
    Auteur : Martin Aurell
    Éditeur : Armand Colin 2002
    Pages : 193

    L'histoire médiévale, et la noblesse, sont souvent compris d'une manière stéréotypée. Soit l'on pense à une époque sombre qui oublie la science et le droit au profit des luttes religieuses et guerrières. Soit l'on imagine cette époque comme le milieu de l'amour courtois mais aussi de la chevalerie valeureuse et noble. Heureusement, il existe un grand nombre d'ouvrages de synthèse écrits par des expert-e-s. Ce livre est un manuel de synthèse qui résume de nombreuses années de recherches en histoire. Il est constitué de 4 parties chronologiques qui marquent autant d'étapes dans le fonctionnement de la noblesse.

    L'ouvrage débute tout simplement en examinant la relation entre les peuples barbares et les aristocrates romains. Ces derniers se sont éloignés de leurs devoirs civiques et urbains à cause des coûts que cela implique pour leurs familles. En effet, l'élection et les devoirs civiques sont payant. Parallèlement, les peuples barbares sont inclus à l'espace romain afin de protéger l'Empire aux frontières. La perte de puissance de l'Empereur d'occident, les demandes des chefs barbares et la retraite des nobles romains dans leurs villas font tomber l'état romain central. Mais le lien entre barbares et romains, au niveau local, permet de constituer des petits royaumes qui profitent du savoir-faire juridique et administratif romain.

    La création de l'Empire carolingien permet le retour à une forme d'état central capable d'imposer idéologie et paix sur un vaste territoire. Pour fonctionner, l'Empereur se repose sur des seigneurs locaux qui sont envoyés sur des territoires à gérer, en échange de terres permettant une certaine richesse. Le but est de lier à l'Empereur les seigneurs locaux, qui eux-mêmes se lient à d'autres seigneurs plus modestes. Malheureusement, cela implique aussi une tendance à l'autonomie, favorisée par des liens forts entre seigneurs dont le roi ne devient que l'un des membres. A la chute de l'Empire, le monde occidental est rempli de seigneuries plus ou moins puissantes reliées dans un réseau de vassalité. L'effet est à la fois une prise de contrôle de la justice au niveau local mais aussi des guerres privées, que l'église tente de supprimer par la création de la Paix de dieu et la croisade.

    Le lien de vassalité, la guerre mais aussi la recréation, longue, d'un état avec le roi au centre permet de mettre en avant la création à la fois d'une classe mais aussi d'une idéologie. La noblesse implique de ne pas travailler la terre mais d'user ses revenus afin de financer des activités guerrières. Petit à petit, la noblesse devient une classe de professionnels de la guerre à l'armement aussi impressionnant que couteux. Ce milieu se pense de plus en plus comme particulier avec des devoirs et des droits qui dépendent de leur place dans la société. La fin de l'époque médiévale est aussi une période de révolte et de perte de statuts. Être noble est cher et le contexte difficile : l'économie est en berne, la peste revient régulièrement et le monde occidental est souvent en guerre. Les familles nobles peuvent facilement disparaitre et sont obligées d'accepter un rôle différent au sein de l'appareil d'état. Rejoignant des roturiers spécialisés et de plus en plus anoblis.

    L'auteur n'est pas partisan des explications par les catastrophes au court terme. Il préfère expliquer les changements sociaux par le long terme. Ni la noblesse ni l'Empire romain ne se sont effondrés soudainement, ils ont disparus ou mutés selon le contexte. Ce livre met tout de même en avant un point précis : la relation entre la noblesse et l'état. Celle-ci est fortement antagoniste. La classe noble s'est constituée contre l'état en faveurs de leurs droits personnels, souvent illégaux. L'état, et les rois, tentent de reprendre le contrôle de la justice et de la fiscalité face à une noblesse non seulement puissante mais qui possède aussi des lieux fortifiés, permettant des révoltes. Bien entendu, l'auteur s'intéresse aussi aux modes de vies et en particulier au fonctionnement de la famille. En effet, on ne peut pas comprendre la création de la noblesse sans prendre en compte l'idéologie qui entoure le fonctionnement de la famille. Jusqu'à la fin de l'époque médiévale, la noblesse dépend de ses ancêtres dont une partie est souvent mythique. Ce livre nous offre donc une base pour comprendre un peu mieux le fonctionnement de l'époque médiévale et de sa noblesse.

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  • La religion des romains par John Scheid

    Titre : La religion des romains
    Auteur : John Scheid
    Éditeur : Armand Colin 2017
    Pages : 223

    Bien que l'histoire de la civilisation romaine me fascine (comme beaucoup de civilisations anciennes) je ne connais pratiquement rien sur le fonctionnement de la religion chez les romain-e-s m'étant concentré sur les événements et le système politique, déjà bien compliqué à nos yeux. L'auteur propose donc une synthèse des connaissances sur le système religieux des romain-e-s afin de comprendre son fonctionnement mais aussi de mettre en cause certaines idées préconçues. Le manuel, destiné aux étudiant-e-s en bachelor d'histoire ancienne, est divisé en 5 parties.

    La première et la dernière partie sont autant de moyens de mettre en question certaines idées et de résumer ce que l'on connait de ces religions. L'auteur met fortement en cause l'idée que le polythéisme romain serait une forme d'étape en direction d'un monothéisme chrétien. Il récuse aussi l'idée que les religions romaines seraient devenues de moins en moins suivies au fil du temps, laissant la place à la chrétienté. Selon lui, la question n'est pas de progression mais d'un besoin, la chrétienté devient importante car les traditions ne répondent plus aux besoins. Enfin, il récuse l'idée que les religions dites orientales seraient différentes et plus récentes que les traditions originelles, sur lesquelles nous n'avons pas d'informations précises.

    La seconde partie inclut deux chapitres, l'un sur le temps et l'autre l'espace. L'auteur y explique de quelle manière les romain-e-s divisaient le temps selon les besoins civils, religieux et politiques. Bien que certains calendriers nous soient parvenus. Il faut bien comprendre que la religion est d'abord une affaire privée et que seules les fêtes les plus importantes nous sont parvenues. L'espace aussi est divisé selon qu'il appartient ou non à une divinité. Il existe des lieux que l'on consacre légalement à une divinité tandis que d'autres sont naturellement divins et, parfois, protégés.

    La troisième partie est consacrée au service religieux et particulièrement le sacrifice et les pratiques de divinations. Le sacrifice est régulièrement montré comme un acte sanglant dans les productions télévisuelles et cinématographiques. On oublie que celui-ci obéit à un rituel précis. La personne qui sacrifie doit accomplir des gestes précis, dire des paroles exactes et enfin appliquer le sacrifice. Ces actes peuvent être particulièrement compliqués et le sacrifice peut être refusée. De plus, la bête sacrifiée doit toujours accepter son sort. En ce qui concerne les divinations, il existe plusieurs méthodes dont l'usage dépend des circonstances : examen de certaines parties internes du corps, observation des oiseaux, signes mais aussi les livres sibyllins. Chacun de ces actes doit être interprété mais aussi accompli avant une décision officielle. Il s'agit moins de connaitre le futur que d'être certain de l'accord d'une divinité.

    La quatrième partie est constituée de 3 chapitres qui examinent les acteurs et actrices. L'auteur commence par présenter les prêtrises, divisée entre les collèges majeurs dont les prêtres peuvent aussi être magistrats et les sodalités. Il n'existe ni livres ni corps de métier précis mais des rôles. En effet, l'acte religieux doit être accompli par tous les citoyens romains que ce soit en public ou en privé. La religion privée est tout aussi importante que la publique et chaque famille a ses propres divinités que le père de famille doit respecter. Durant l'Empire, les empereurs et certaines personnes de la famille purent aussi être divinisés et être mis au-dessus des simples humains. L'important est de donner à toutes les divinités ce qui leur est dues et les romain-e-s peuvent même prendre en compte des divinités encore inconnues.

    Ce manuel est un bon moyen de comprendre un peu mieux le fonctionnement de la religion des romain-e-s. Synthétique il est aussi très complet. L'auteur examine la validité scientifique de certaines idées tout en expliquant ce que l'on connait du fonctionnement de la religion dans la civilisation romaine. Ce manuel contient aussi une bibliographie thématique, une chronologie et un glossaire particulièrement utile pour comprendre certains termes qui nous sont peu compréhensibles.

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  • L'Empire romain d'Auguste à Domitien par Claude Briand-Ponsart et Frédéric Hurlet

    Titre : L'Empire romain d'Auguste à Domitien
    Auteurs : Claude Briand-Ponsart et Frédéric Hurlet
    Éditeur : Armand Colin 18 mai 2016
    Pages : 287

    Nous avons beaucoup d'histoire de l'Antiquité romaine, certaines prennent en compte seulement la République, d'autres l'Empire, certaines tentent de comprendre la fin de l'Empire romain d'occident. Le nombre de travaux est bien trop important pour tout connaitre. Heureusement, il existe quelques manuels synthétiques qui permettent d'en savoir plus soit sur l'histoire de Rome dans sa globalité soit sur certains aspects particuliers. Ce manuel s'attache à faire la synthèse du premier siècle du Principat, forme de gouvernement institué par Auguste. Ainsi, on nous présente non seulement la création de l'Empire mais aussi sa continuité et le passage à une nouvelle dynastie, sous les flaviens.

    Ce livre est constitué de 7 chapitres. Les trois premiers sont les plus chronologiques puisqu'ils s'intéressent à la mise en place du Principat, aux héritiers d'Auguste et enfin aux Flaviens après l'année des 4 Empereurs. Ces chapitres permettent d'une part de mieux comprendre de quelle manière la mise en place d'un régime "monarchique" est justifiée dans le cadre d'une société qui déteste la royauté mais aussi comment Auguste réussit à mettre en place une dynastie, malgré ses problèmes familiaux. Dans un second temps, les auteurs nous expliquent de quelle manière le pouvoir impérial est consolidé sous différents empereurs, malgré quelques noms peu appréciés. À ce sujet, les auteurs tentent de casser certaines idées reçues, provenant des écrits en faveurs des sénateurs. Enfin, les auteurs expliquent de quelle manière les Flaviens réussissent à justifier leur prise de pouvoir, en se basant sur l'idée d'une restauration augustéenne.

    Les 4 autres chapitres se concentrent sur des questions de société. Durant deux chapitres, les auteurs nous expliquent le fonctionnement administratif de l'Empire. En premier lieu ils s'intéressent aux provinces et à leur gestion aussi bien civile que militaire. Dans un second temps, ils expliquent de quelle manière les villes fonctionnement, en débutant par un examen de Rome puis par les différents types de cités existantes sous l'Empire. Les deux derniers chapitres se concentrent sur l'économie et la religion. On y apprend que l'économie se base avant tout sur la possession de la terre, dans un but d'autosubsistance, avec des différences sociales importantes entre les grands possesseurs et les petits domaines. En ce qui concerne la religion, les auteurs nous parlent de la restauration mise en place par Auguste mais aussi de la création d'un culte impérial. De plus, ils explicitent l'existence de cultes orientaux, dont l'entrée ne fut pas toujours facile. Bien entendu, les auteurs s'intéressent à la religion juive dont les membres sont mis de côté par la société romaine et dont les populations se révoltent lors de l'époque examinée. La chrétienté est moins examinée tout simplement parce qu'elle débute à peine au premier siècle.

    Ce manuel est donc un bon moyen de mieux connaitre le premier siècle de l'Empire et la création du Principat par Auguste. Les auteurs synthétisent de nombreux aspects et permettent aussi bien d'en savoir plus sur les événements politiques que sur le fonctionnement socio-économique de l'Empire. Il faut noter de nombreuses annexes. Les premières sont des sources publiées et commentées, permettant un usage lors des études. Les auteurs ajoutent aussi des cartes, une chronologie et surtout un glossaire. La bibliographie est organisée thématiquement, permettant de chercher des livres parlant des sujets qui intéressent le plus les personnes intéressées.

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  • Histoire romaine par Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni

    Titre : Histoire romaine
    Auteur-e-s : Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni
    Éditeur : Armand Colin juin 2016
    Pages : 479

    L'histoire de Rome, aussi bien la République que l'Empire, continue de m'intéresser avec ce nouveau manuel écrit par trois auteur-e-s, spécialisé-e-s dans des périodes particulières. Leur but, comme pour tous les manuels, est de proposer une synthèse à la fois complète, en prenant en compte les dernières découvertes et débats historiographiques, et utiles aux étudiant-e-s. Afin de mieux atteindre leur souhait le livre est divisé en trois parties, suivant en cela une division classique de l'histoire romain, chacune prise en charge par l'un-e des auteur-e-s.

    La première partie se charge de dépeindre l'origine de Rome, depuis les étrusques, puis la période républicaine avant de mettre en avant la fin de celle-ci. L'auteure est chargée d'expliquer aussi bien les problèmes posés par l'étude historique de la fondation de la ville de Rome que son extension rapide et impressionnante d'abord dans le Latium, puis en Italie et enfin autours de la méditerranée. Cette partie décrit aussi le fonctionnement de la République, avec ses magistratures et sa religion. Plus important encore, l'auteure y explique de quelle manière, et pourquoi, les institutions républicaines ont débouché sur une crise qui a permis la prise de contrôle par des hommes forts puis la mise en place du principat augustéen.

    Une seconde partie s'occupe du haut-empire jusqu'en 284. Afin de nous permettre de comprendre cette période l'auteur s'occupe d'expliquer de quelle manière l'Empire est constitué, idéologiquement et légalement parlant. Pour cela, il met aussi en scène les successeurs d'Auguste et la manière dont ils sont arrivés au pouvoir. Ce qui permet de mettre en avant la nécessité d'une dynastie qui se justifie par le lien avec une famille choisie par les divinités. C'est aussi une période qui connait son lot de crises, d'usurpations, et de changements culturels. L'auteur nous montre de quelle manière les Empereurs ont tenté de défendre Rome contre les périls aussi bien externes qu'internes à l'aide de réformes.

    La dernière partie s'occupe de l'antiquité tardive jusqu'au VIème siècle. Ce dernier auteur a la dure mission de nous expliquer non seulement les changements culturels et politiques importants de l'époque, par exemple avec l’avènement de la chrétienté, mais aussi de différencier, tout en n'oubliant pas les similarités, la partie occidentale et la partie orientale de l'Empire, coupé et dirigé chacun par un Empereur. L'auteur y met en question un certain nombre d'idées reçues. Par exemple, il récuse le passage de l'esclavage à la féodalité. Il s'attaque aussi à l'idée des invasion barbares, qu'il peint comme une entrée pacifique permettant un apport de soldats mais aussi de ressources économiques.

    Ce gros manuel permet de mieux comprendre l'histoire longue de l'Empire romain dans sa complexité mais aussi ses changements au fil des siècles. Les auteur-e-s semblent s'appuyer, pour ce que j'en connais, sur une littérature récente. Chaque partie s'accompagne d'une large bibliographique thématique qui permet aux personnes intéressées d'entrer plus avant dans un point ou un autre, nécessairement survolé dans le cadre d'un manuel. Au final, ce livre est un bon outil de travail qui permet de se retrouver dans l'histoire de l'Empire romain. La personne qui le lit pourra mieux comprendre aussi bien le cadre strictement chronologique des évènements que les changements sociaux et culturels que connait l'espace romain.

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  • La Révolution française 1789-1799 par Michel Vovelle

    Titre : La Révolution française 1789-1799
    Auteur : Michel Vovelle
    Éditeur : Armand Colin 2015
    Pages : 220

    La Révolution française est l'un de ces grands moments de l'histoire que nous sommes censés connaitre. On en parle un peu partout et, selon le pays, c'est une référence majeure. Pourtant, la Révolution n'est qu'un évènement court qui s'est terminé par un coup d'état et un Empire. Alors pourquoi s'y intéresser ? Parce que la Révolution française a pensé des textes qui se trouvent au centre de la pensée démocratique occidentale. Il est donc nécessaire de les replacer dans le contexte de production afin de mieux comprendre ce qui se cache derrière mais aussi de passer outre.

    L'auteur est un spécialiste qui, ici, écrit un manuel destiné principalement à un public étudiant. Ainsi, le but principal est le synthétisme d'un évènement et non son analyse complète ou l'entrée dans une école précise. L'auteur, Michel Vovelle, tente donc de construire son livre selon plusieurs points d'analyses qui devraient permettre de mieux comprendre la décennie 1789-1799 mais aussi de donner un minimum de connaissances sur le sujet, ce qui implique 6 chapitres. Le dernier étant un retour sur l'historiographie pour cette troisième édition.

    Le premier chapitre est le plus évènementiel. L'auteur y décrit chronologiquement ce qui se déroule pendant la Révolution ce qui permet de construire les autres chapitres à la suite. Ce chapitre permet aussi de mieux comprendre les causes non seulement de la Révolution mais aussi de la fin du régime du Directoire. Il est suivi d'un chapitre qui examine les constructions institutionnelles et le fonctionnement du système politique. Les informations sont nombreuses sur des sujets qui, parfois, n'ont pas été mis en applications. Ces deux chapitres sont suivis de trois chapitres plus "humains". En effet, l'auteur y examine des sujets aussi divers que l'armée, la culture ou la violence. Ces trois chapitres sont ceux qui donnent le plus de substances au livre mais ce sont aussi ceux qui s'intéressent le plus à des thèmes précis. On voit ici la nécessité de parler d'un sujet vaste tout en mettant en avant des idées précises, examinées par des historien-ne-s.

    En conclusion, ce livre réussit parfaitement à atteindre son but. Il donne une chronologie des évènements, examine le fonctionnement de l’État et s'intéresse aux aspects plus culturels tout en s'ouvrant aux conséquences pour le reste du monde, aussi bien en ce qui concerne les colonies que l'Europe. Mieux encore, l'auteur joint de nombreux extraits de sources qui permettent d'illuminer certains points précis du propos. Une grande partie de ces sources sont déjà connues mais les avoir à disposition n'est jamais inutile. Enfin, le grand nombre de sujets étudiés permet de choisir ceux que l'on souhaiterait mieux connaitre, en suivant la bibliographie que l'auteur met en place.

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