25/05/2018

Batman detective comics 5. A lonely place of living par James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Carmen Carnero

Titre :  Batman detective comics 5. A lonely place of living
Auteur-e-s : James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Carmen Carnero
Éditeur : DC 4 avril 2018
Pages : 144

Ce volume 5 contient les numéros 963-968 de Detective Comics. Tim Drake est mort depuis plusieurs mois. Du moins c'est ce que croient ses ami-e-s et Bruce Wayne. Mais, un être mystérieux l'a kidnappé peu de temps avant sa mort afin de l'enfermer dans une prison. Cet être se nomme Oz et personne ne sait qui il est. Cette mort à mis à mal le fonctionnement de l'équipe. Mais, il y a peu de temps, Bruce Wayne a compris que Tim Drake est encore vivant. Depuis, il fait tout pour le retrouver. Tim sera-t-il capable de se sauver et de retrouver ses ami-e-s ? Rien n'est moins certain car la prison d'Oz renferme de nombreux dangers.

SPOILERS

Selon moi, ce volume est le plus faible de la série actuellement. Bien que les auteurs nous aient parlé du mystère d'Oz depuis longtemps la révélation de son identité fait un peu pétard mouillé. Rien ne nous explique pour quelle raison ce personnage voudrait enfermer Tim Drake. En fait, il me semble que ce volume souffre de devoir s'insérer dans un contexte DC plus large qui prend le pari de considérer New 52 comme une création artificielle par un être encore inconnu.

En fait, le véritable intérêt de ce volume concerne le futur. En effet, l'auteur nous montre un Batman du futur et explique de quelle manière celui-ci est arrivé au point où il en est. Cela permet de mettre à mal certaines informations que l'on avait, par exemple le Batman de Damian Wayne, mais aussi de donner un peu d'envie de comprendre comment Tim Drake a pu changer à ce point, jusqu'à user d'armes à feux pour tuer. Les auteurs ont la bonne idée de montrer que Tim ne s'intéresse pas à sa force physique mais qu'il fait tout pour planifier ses attaques et ses combats, afin de les gagner avant même qu'ils ne commencent. Malgré la faiblesse du volume, ce futur donne envie d'en savoir plus sur les prochains événements du titre.

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*** Un volume bien moins intéressant que les autres malgré quelques bonnes idées pour lancer la suite.
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Image : Éditeur

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05/04/2018

Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina par James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson

Titre : Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina
Auteurs : James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson
Éditeur : DC 26 décembre 2017
Pages : 144
TW : Meurtres, violences physiques

Ce volume contient Detective comics 957-962. Batman et son équipe ont réussi à vaincre la League of shadow, avec l'aide la Ligue des assassins. Mais il est clair pour tout le monde que quelque chose de plus important se prépare. D'autant plus que l'univers DC est mis à mal par des êtres inconnus. Batman, face à son incompréhension, décide d'enquêter dans une direction qu'il ne connait pratiquement pas. Il souhaite demander l'aide de Zatanna. Car elle est la gardienne d'un artefact capable de donner toutes les réponses. Dans le même temps, le passé de Jean-Paul Valey le rattrape alors qu'une nouvelle version de lui-même, purement machine, s'attaque aux personnes considérées comme pécheresses.

SPOILERS

Ce nouveau volume, un peu moins intéressant que le troisième, part dans deux directions qui ne se rejoignent que difficilement. La première concerne Jean-Paul Valey, Azrael. Ce personnage a été créé par une secte dans le but de se lier à une IA afin de défendre le message de dieu sur Terre, faisant de lui un assassin parfait (il y a beaucoup d'assassins parfaits qui se baladent à Gotham ces temps). Selon le comics, il est nécessaire d'avoir une interface avec un être humain, ce qui permet de relier cette série à Batman et Robin Eternal grâce au passé de Jean-Paul Valey. Son adversaire est purement machine. Ainsi, contrairement à Jean-Paul Valey, la machine ne met pas en doute sa mission et l'accomplit sans avoir besoin d'être modelé. Cette intrigue permet de développer un peu plus Azrael tout en lui fournissant une seconde IA sous la forme d'un Batman informatisé.

Ce volume essaie aussi de construire la suite, d'une manière à la fois subtile et lourde. Pendant plusieurs pages Bruce Wayne et Zatanna discutent de l'opportunité d'user de l'artefact et du danger impliqué. Ces pages permettent de mettre en place une intrigue plus longue autours de la Ligue des assassins et d'un commanditaire encore peu connu. Elles permettent aussi de lancer l'événement Metal sans trop en dire. Mais, surtout, elles jouent sur l'un des points majeurs de l'identité de Batman : la peur de perdre l'un des Robins. Ceci est arrivé trois fois, à moins que je ne me trompe, avec des conséquences importantes pour le personnage. Il est logique d'utiliser cet événement pour envoyer Batman sur une route dangereuse tout en lui offrant l'information de la survie de Tim Drake, ce qui ne peut qu'avoir un impact encore plus important sur la suite de la série.

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**** Ce volume s'intéresse un peu trop à mettre en place des événements plus larges qu'à une intrigue interne, ce qui le rend un peu moins intéressant. Mais il reste dans mes coups de cœurs actuels chez DC.
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Image : Éditeur

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04/04/2018

Batman Detective comics vol. 3: League of shadows par James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce

Titre : Batman Detective comics vol. 3: League of shadows
Auteurs : James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce
Éditeur : DC 10 octobre 2017
Pages : 184
TW : Meurtres, violences physiques, abus sur enfants

Ce volume contient Detective comics 950-956. Depuis quelque temps Batman se prépare à une guerre. Personne ne sait ni contre qui ni pourquoi. Mais il s'implique simultanément dans des milieux particulièrement dangereux et méconnu. Sa dernière idée est de créer une équipe. Celle-ci est chargée de faire ce que Batman est incapable de faire. Officiellement, c'est un moyen de contrer la Colonie commandée par le colonel Jacob Kane, père de Batwoman. Mais l'équipe a aussi eu ses pertes. Tim Drake est mort tandis que Spoiler a préféré quitter Batman et a annoncé vouloir le contrer à tous prix. C'est dans ce moment difficile qu'une légende décide d'attaquer Gotham. Il semblerait bien que la League of Shadows est une réalité.

SPOILERS

Ce run sur Detective comics est une réussite, du moins pour l'instant. Le problème principal que l'on peut noter concerne les antagonistes qui sont, nécessairement, des groupes capables de mettre à mal une équipe entrainée par Batman et Batwoman. Ainsi, les auteurs ont créé la Colonie, une branche renégate de l'armée des Etats-Unis, et le Syndicat des victimes. Ce sont deux bonnes idées et il est dommage que le syndicat semble ne plus exister.

Pour ce troisième volume les auteurs débutent de la même manière que pour la cours des hiboux. Batman est confronté à un groupe qui n'est qu'une légende à laquelle il refuse de croire. Puis, subitement, une attaque est menée contre la ville en commençant par une autorité politique. Les similitudes pourraient faire craindre une intrigue proche de celle de Scott Snyder, mais en moins bien. Heureusement, les auteurs en profitent pour construire un peu plus l'histoire de l'un des personnages les moins connus, actuellement, de l’équipe : Cassandra Cain dites Orphan. J'ai beaucoup aimé ses interactions avec les autres membres de l'équipe. Mais ce que j'ai préféré ce sont ses craintes et la manière dont celles-ci permettent de placer Cassandra au centre de l'intrigue. En effet, selon moi, le but de ce volume n'est pas de confronter l'équipe à un ennemi imbattable mais de confronter Cassandra à ce qu'elle pourrait être, et lui permettre de choisir une autre voie.

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**** Le combat entre le groupe et l'ennemi n'est pas des plus intéressants. Mais ce que l'on en tirer pour Cassandra Caine sauve largement l'intrigue et le volume !
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Image : Éditeur

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25/03/2018

Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes par James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett

Titres : Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes
Auteur-e-s : James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett
Éditeur : Urban comics 7 juillet 2017 et 12 janvier 2018
Pages : 176 et 168

Ces deux tomes contiennent Detective comics 934-940, publiés dans Detective comics vol.1 : rise of the Batmen, et Detective comics 943-949, publiés dans Detective comics vol. 2 : The victime syndicate. J'avoue que je suis un peu sceptique face au label rebirth et j'essaie de faire attention à ce que je lis. Mais il y avait tant de bonnes critiques sur ce titre que j'ai souhaité me faire ma propre idée. Batman n'est pas l'unique personne portant une cape dans Gotham. Certaines personnes qui suivent son exemple font partie de son groupe, tandis que d'autres sont bien plus lointaines. Mais Batman travaille souvent seul. Or, il existe une potentielle menace qui implique la nécessité de travailler en groupe. Batman décide donc de créer une équipe dont il donne la direction à Batwoman. La première mission est d'entrainer ces individus pour en faire une équipe capable de réussir là où Batman ne peut pas gagner. Et l'équipe aura fort à faire lorsque Batman, justement, est vaincu.

SPOILERS

Ces deux tomes sont constitués de deux histoires individuelles mais qui fonctionnent en tandem. Les deux intrigues mettent en question Batman et ses méthodes. La première considère que Batman ne va pas assez lui. Il se contente de réagir aux menaces apparentes. Le but des protagonistes de ce premier tome est non seulement d’imiter Batman mais aussi, et surtout, d'être bien plus efficace. Ce groupe de protagonistes est plutôt intéressants, et permet de mieux comprendre certains points du titre Batwoman. Mieux encore, il creuse un peu plus l'histoire de Batwoman et surtout celle de sa famille. Les auteur-e-s mettent en place une forte tension entre les Kane et les Wayne qui sera, je l'espère, continuée. De plus, le tome pose la question des limites que s'impose Batman dans sa lutte. La question est de savoir si ces limites peuvent impliquer de perdre.

Le second tome s'intéresse aux conséquences de la lutte de Batman. En effet, et c'est commun dans le genre, les combats des comics ont souvent des effets sur les villes et les habitant-e-s. Mais il est rare que l'on s'y intéresse. Les auteur-e-s décident donc de créer un groupe qui souhaite arrêter Batman afin d'éviter de nouvelles victimes, ce qui ressemble à l'une des intrigues de Nightwing lors du New 52. Ce qui est intéressant n'est pas le groupe de protagonistes. Mais l'effet sur le groupe de Batman. En effet, cette intrigue a un impact important à cause de la fin du premier tome. Les membres de l'équipe se pose tous et toutes la question de la légitimité de leur fonctionnement. J'apprécie particulièrement que l'une des membres soit fortement impactée et remet en cause tout ce qu'a fait Batman dans sa vie. Ce moment m'a permis de mieux apprécier ce personnage qui y gagne fortement en caractérisation. Bref, ce sont deux bons tomes et je suis curieux de lire la suite.

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**** J'étais sceptique mais ce sont deux très bons tomes. De plus, Batwoman est fortement présente et cela ne peut qu'être positif !
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Image : Éditeur

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21/01/2018

Batman: The killing joke

TW : sexisme, possible viol (ni montré ni mentionné mais sous-entendu par l'histoire)

Batman n'est pas seul dans sa lutte. Non seulement il fonctionne en partenariat avec James Gordon, commissaire de police, mais il a aussi des allié-e-s à l'instar de Nightwing. Une alliée particulière est Batgirl, Barbara Gordon. Dans Batgirl année Un on apprend de quelle manière Batgirl est née et surtout qu'elle a décidé de combattre le crime malgré son père et Batman. Mais la relation avec Batman est difficile. Il est exigeant, manipulateur et ne parle jamais. Leur relation ne risque pas d'être meilleure lorsque le Batman demande à James Gordon un accès à Arkham, afin de visiter le Joker. Mais ce dernier s'est échappé. Tous les lieux et toutes les personnes qu'il fréquente après une évasion sont fouillés et interrogées par le Batman. Mais personne n'a vu le Joker. Est-ce que cela implique qu'il va rester calme ou prépare-t-il quelque chose de pire que d’habitude ?

SPOILERS

The Killing Joke est une œuvre controversée, à raison. L'auteur, Alan Moore, s'est distancié en critiquant son œuvre ainsi que le processus créatif qui a permis d'accepter ce qui arrive à Batgirl. Une adaptation ne pouvait que créer un retour de ces controverses, malgré le souhait d'ajouter plus de substance au personnage de Barbara Gordon. Nous reviendrons à ce sujet plus bas. Personnellement, il m'a fallu beaucoup de temps pour me décider à voir l'adaptation et je doute fortement vouloir acheter le comics un jour. Suite à mon visionnage, il me semble que The Killing Joke est avant tout l'histoire de Batman et du Joker, le reste n'est qu’accessoire. Cette relation est souvent mise en avant. Les deux personnages semblent former un couple uni dans la haine l'un de l'autre et une forme de compréhension mutuelle. Dans le film, le principal problème de Batman est d'essayer d'éviter une fin qu'il pense inévitable : la mort de l'un des deux. Le Joker, lui, souhaite prouver quelque chose au Batman. Il souhaite lui prouver que tout le monde peut devenir comme lui dans des circonstances particulières. D'une certaine manière, le Joker montre ici qu'il comprend le Batman et ce qui le pousse puisque, selon le film, la folie provient de l'incapacité à accepter des événements destructeurs. On connait l'origine du Batman, le film nous ajoute des flashbacks pour connaitre celle du Joker, une origine basée sur une très mauvaise journée. La fin est intéressante dans cette optique puisqu'on peut se demander si la dernière blague ne concerne pas les deux personnages et leur relation particulière à leur santé d'esprit.

Cette adaptation se base sur un comics durant lequel Barbara Gordon reçoit une balle à bout portant par le Joker, suite à cela elle se retrouve paralysée et devient Oracle. Cependant, son attaque, dans le comics, n'est qu'un moyen de lancer l'intrigue et de forcer le Batman à chercher le Joker et la commissaire. Pire, le corps de Barbara Gordon, dénudé, est utilisé pour aider à rendre fou James Gordon. Bref, Barbara n'est pas un personnage mais un objet utilisé pour lancer une intrigue. La réalisation de l'adaptation a tenté de passer outre ce problème majeur en ajoutant une demi-heure d'écran à Barbara. Un temps d'écran dont le but, je pense, était de la montrer comme active et capable de prendre ses propres décisions. Malheureusement, ce choix est dénaturé par la manière dont elle est mise en scène. Loin d'être active elle est montrée comme dépendante du Batman. Pire, lors d'une scène elle devient l'amante de Batman. Dès que ce dernier ne lui parle plus elle décide d'abandonner son rôle d'héroïne. Le message est donc que Barbara est devenue Batgirl afin de se rapproche d'un homme dont elle est amoureuse. Ce choix scénaristique lui enlève toutes ses capacités et n'en fait qu'un être sexuel au profit d'un homme distant. Loin de lui donner l'histoire qu'elle mérite cela détruit encore un peu son personnage au sein d'une œuvre déjà dure envers elle.

* L'intrigue original a très mal vieilli, et c'est une bonne chose. Cette adaptation était un très mauvais choix de la part de DC.
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Image : Allociné

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11:40 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, the killing joke, dc | | | |  Facebook

18/12/2017

Batman 9. La relève - 2e partie par Scott Snyder, James Tynion IV, Greg Capullo, Yanick Paquette et Riley Rossmo

Titre : Batman 9. La relève - 2e partie
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, Greg Capullo, Yanick Paquette et Riley Rossmo
Éditeur : Urban Comics 10 novembre 2016
Pages : 208

Ce tome contient Batman 46-52. Batman est mort, Bruce Wayne est amnésique. Il a perdu son entreprise ainsi que le manoir familial. Mais jamais il n'a été plus heureux. Il essaie d'aider les enfants de Gotham avec l'aide de sa fiancée tandis qu'Alfred se réjouit de voir l'homme qu'il a élevé prendre enfin soin de lui. Mais Gotham ne peut pas existe sans Batman. La famille Powers, qui a racheté les entreprises Wayne, lance donc un programme afin de créer un nouveau Batman. Celui-ci doit fonctionner au sein des forces de polices et non comme un possible adversaire. Et qui mieux que Jim Gordon pour être le Batman ? Mais la ville possède de nombreuses surprises. L'une de celles-ci est le dénommé Bloom. Ce dernier donne des pouvoirs à tous les habitant-e-s de Gotham, ce qui débouche sur une catastrophe. Bruce Wayne doit redevenir Batman même s'il doit tout sacrifier pour cela.

SPOILERS

J'ai l'impression que le run de Snyder s'est basé sur des thèmes principaux : Gotham et Batman. Durant son run la ville de Gotham est décrite de différentes manières par plusieurs groupes. Au lieu de la ville de Batman on apprend qu'un groupe s'y cache, et contrôle la politique et l'économie dans l'ombre. Pire encore, l'an zéro permet de briser la ville pour mieux la reconstruire. Gotham, dans le run de Snyder, est un personnage à part entière qui se modifie selon les besoins de l'intrigue. Elle n'est que trompeusement familière. Dès que Batman semble comprendre la ville elle mute en autre chose.

Mais si l'on se demande ce qu'est Gotham on doit se poser la question de l'identité de Batman. En donnant le rôle à Jim Gordon je pense que Snyder voulait mieux décrire ce qu'il pense. Il crée un personnage qui fonctionne avec la police. Qui utilise un robot géant avec de nombreuses options accessoires. Dont le logo est décliné en nombreuses marchandises. Mais Gordon n'est pas Batman. Selon Snyder, l'identité profonde de Batman fonctionne sur deux points. Premièrement, il est nécessaire de vivre une crise intense au point de briser la personne. Ensuite, le symbole doit être un moyen de rendre espoir aux habitant-e-s de la ville. Ce qui permet au scénariste d'écrire que jamais un super-héros ne pourrait réellement résoudre les problèmes d'une ville. Il peut s'attaquer au crime et aux super-vilains mais les problèmes systémiques sont au-delà de ses capacités. Batman est présent pour s'attaquer aux cauchemars, la réalité doit être résolue par des personnes vivantes

Il faut aussi noter que le scénariste termine son run sur deux numéros que j'ai beaucoup apprécié. Le premier a lieu lors d'une coupure de courant. Alors que la police et Batman cherchent la personne responsable et se préparent à une attaque il apparait rapidement que la ville continue à vivre normalement et que, parfois, personne ne tente de la détruire. La seconde explique pourquoi Bruce Wayne est devenu Batman. Il crée une liste des pas à prendre pour passer au-delà du deuil de la mort de ses parents et se termine sur une étape inscrite par Alfred. Ces deux numéros sont à la fois en dehors de l'intrigue précèdent et un bon moyen de terminer un run sur une dose d''optimisme.

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**** Ce tome est loin d'être parfait mais j'ai beaucoup apprécié les deux derniers numéros.
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Image : DC

Éditeur

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10/12/2017

Batman: Arkham Knight - The Riddler’s Gambit par Alex Irvine

Titre : Batman: Arkham Knight - The Riddler’s Gambit
Auteur : Alex Irvine
Éditeur : Titan Books
Pages : 320

Depuis plusieurs années le Batman, alias Bruce Wayne, se bat contre le Joker. Leur lutte s'est déroulée aussi bien en ville que dans l'asile d'Arkham. Mais alors que Hugo Strange préparait son protocole 10 afin de détruire non seulement les criminels mais aussi les opposant-e-s politiques le Joker, lui, préparait une dernière lutte contre le Batman. Lors de celle-ci il expliqua être mourant et il fut bel et bien mort après la destruction d'Arkham City. Depuis, le monde criminel est resté calme tandis que Batman a évité de sortir, ayant lui-même besoin de repos. Mais un paquet est envoyé à la police de Gotham. L'expéditeur est le Joker. Rapidement, la police ainsi que Batman comprennent que Ed Nygma a décidé de créer un puzzle sans commune mesure afin de piéger tout le monde. Mais quel est ce puzzle et surtout comment y survivre ?

SPOILERS

Ce livre est mauvais. Ce n'est pas qu'il est particulièrement mal écrit ni que l'intrigue soit particulièrement mauvaise, elle est surtout sans intérêt. Il y a même une bonne idée. Entre deux chapitres l'auteur a décidé d'inclure des articles de journaux qui questionnent les évènements en cours ainsi que l'opportunité de laisser Batman à Gotham. Cependant, ses articles et les journalistes censé les avoir écrits sont très caricaturaux. Cependant, cela ne suffit pas à sauver le roman. Je ne m'attendais pas non plus à une intrigue flamboyante et je n'ai pas été surpris par un manque total d'enjeux. Je n'arrive tout simplement pas à croire en l'histoire ni aux personnages. L'un des problèmes est que l'auteur tente de créer un puzzle pratiquement impossible à réussir à résoudre pour Batman. Mais celui-ci découvre les solutions très rapidement, alors qu'il combat encore de nombreux vilains. Encore une fois, nous avons un complot massif qui inclut la nécessité de se battre contre une bonne partie des vilains les plus connus de Batman. Certes, cela se rapproche du jeu mais ce qui fonctionne dans un jeu ne fonctionne pas forcément dans un roman.

Et là se trouve le point le plus problématique du livre : l'écriture dans le cadre d'une histoire créée pour un jeu-vidéo. J'ai apprécié les jeux qui permettent de combattre de simples personnes comme des vilains plus impressionnants tout en suivant de nombreuses quêtes secondaires (et récolter des centaines d'objets pour vraiment le terminer). Le point important du livre sont les puzzles. Ceux-ci sont aussi présent dans les jeux. Mais les jeux usent de l'image pour permettre de résoudre les puzzles. Un livre ne peut pas en faire autant, du moins pas sans bien décrire celui-ci. Cela n'est pas fait et l'on se trouve face à des puzzles qui ne peuvent pas être résolu lors de la lecture car il est difficile de les visualiser. Ce qui implique que l'aspect le plus important de l'intrigue est mal écrite. Pire encore, au lieu d’être un prologue, comme cela est annoncé, ce roman ne met pas en place l’intrigue du dernier jeu. On en apprend un peu plus sur Nygma et ses puzzles et sur la psychologie de Batman. Mais ce ne sont que des allusions très discrètes, et donc inutiles.

* Tout simplement mauvais, passez votre chemin
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Image : Éditeur

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14/05/2017

Batman bad blood / batman mauvais sang

Batman a disparu. Les journalistes se ruent à Gotham pour cet événement et pour le sommet de la technologie mis en place par l'entreprise Wayne. Mais Batman disparu, le crime atteint des sommets inégalés dans les rues. Bien que la police tente de garder le contrôle il semble que jamais le chaos ne fut plus important. La disparition de Batman est assez importante pour faire revenir Damian Wayne de sa retraite dans un sanctuaire. Elle force Nightwing à prendre le costume de Batman et à s'allier à deux nouvelles personnes : Batwoman et Batwing. Les allié-e-s ont fort à faire car il semble que tous les secrets du Batman sont éventés. Mais qui a pu le faire disparaitre et découvrir ces secrets ? Pour quelle raison s'intéressent-illes autant à la technologie Wayne ?

L'univers DC se porte très mal au cinéma (si, du moins, il a commencé à exister...) et un peu mieux en série (malgré un manque de qualité flagrant). Mais, DC a décidé, depuis quelques années, de lancer un univers partagé en film d'animation disponible immédiatement en DVD. Il existe un bon nombre de ces films et certains sont moins bons que d'autre. Il est intéressant de voir que les différents films gèrent bien mieux les relations entre personnages et épisodes que leurs contreparties cinématographiques. Cet animé s'insère dans une trilogie autours de Batman. Le premier nous faisait découvrir Damian et le second jouait sur la tension entre Batman et Damian. Dans les deux cas, la Ligue des assassins joue un grand rôle même sans apparaitre.

Ce dernier film conclut à la fois l'arc de la Ligue et celui concernant la relation entre Batman et Damian. Personnellement, je trouve qu'il réussit à atteindre son but de manière plutôt efficace. Faire disparaitre Batman était une bonne idée. Cela permet de donner plus de place à d'autres personnages tel que Nightwing et Alfred. Mais je suis bien plus heureux de voir arriver Batwoman (qui mérite ses propres films, vraiment). Elle est efficace et drôle. Ses dialogues fonctionnent très bien tout en brisant un tout petit peu le quatrième mur. Batwing est moins intéressant et aurait pu ne pas être présent. Bien que l'idée soit peu développée, le plan de la Ligue n'est pas si mauvais et aurait mérité un peu plus d'attention de la part des scénaristes pour donner quelque chose de vraiment intéressant. Je déplore quelques petites choses qui m'ont agacé. Par exemple, je n'aime pas la justification de Talia. Je n'apprécie pas du tout la version adaptée de l'origine de Batwoman. La version originale, en comics, est bien plus intéressante que ce qui nous a été montré. Mais, globalement, c'est plutôt sympathique.

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*** Une bonne conclusion, ça fonctionne bien mais ça reste très classique.
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Image : Allociné

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10:16 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, bad blood, mauvais sang, dc | | | |  Facebook

10/02/2017

The lego Batman movie

Nous avions découvert Batman dans The lego movie. Son caractère sombre nous avait immédiatement conquis. Surfant sur la vague des adaptations cinéma en lego il a été décidé de créer un lego Batman! Du moins un nouveau car il existe un certain nombre de films ayant les termes lego et Batman à l'intérieur. Le film se déroule dans la ville la moins sûre du monde: Gotham. Encore une fois, et les citoyen-ne-s en ont l'habitude, la ville est en danger! Le Joker a décidé de s'allier à un grand nombre d'ennemis de Batman afin de faire exploser la centrale de la ville et donc de détruire Gotham. Pire encore, la police est incapable de contacter Batman et ne peut compter que sur elle-même! Mais que fera le chevalier noir face à ce danger plus que prévisible? Et surtout, pourra-t-il vaincre sa plus grande peur?

Existe-t-il vraiment un scénario dans ce film? On pourrait penser que le but principal est de mettre ensemble le plus possibles de personnages avec un maximum d'objets afin de donner envie de tout construire dans une cave spécifiquement prévue à cet effet. Heureusement, le film est un peu plus riche que cela (mais pas de beaucoup). Tout d'abord, il s'appuie volontairement, et fortement, sur de nombreuses références à l'univers DC aussi bien en ce qui concerne les comics que les adaptations. Certaines sont plus subtiles que d'autres mais je pense qu'elles sont plutôt bien trouvées et bien placée. Ainsi, nous comprenons immédiatement le ton du film dès que celui commence sur un magnifique plan noir. D'une certaine manière, Lego Batman se moque des réussites passées et des échecs actuels.

Ensuite, le film essaie tout de même de faire passer un message compréhensible pour tous les âges. Batman est seul (avec 3 Robins, Nightwing, Alfred et 3 Batgirls sans oublier toute la Justice League mais sinon il est seul). Il est adoré mais il ne le fait pas pour les autres mais pour lui-même. Batman s'aime et refuse de laisser un seul autre être l'approcher. Tout le but du film est de forcer Batman à accepter des liens avec d'autres personnes. Que celles-ci soient la famille, des ami-e-s, des collègues ou des ennemis. La morale de l'histoire est assez simple. Vivre n'est pas vraiment possible quand on est seul.

Au final, le film est plutôt réussi et drôle. Bien qu'il ne soit de loin pas parfait la plupart des références fonctionnent bien et j'ai apprécié cette séance de cinéma.

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**** Classique mais ça fonctionne.
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Image : Site officiel

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18:37 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lego, batman, robin, dc, batgirl | | | |  Facebook

08/10/2016

Batman Terre-un. 2 par Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman Terre-un. 2batman-terre-1-tome-2-270x406.jpg
Auteurs : Geoff Johns et Gary Frank
Éditeur : Urban 29 février 2016
Pages : 168

Ce second tome contient Batman Earth-One vol. 2. Dans le tome précédent Bruce Wayne débutait sa quête de justice. Son enquête sur la mort de ses parents l'a conduit à s'intéresser au maire de Gotham : Cobblepot. Mais ce dernier n'était pas responsable et, après avoir menacé Bruce, il est mort assassiné par Alfred Pennyworth. Il a aussi fait la connaissance de Jim Gordon et de Bullock. Alors que le premier commence à s'affirmer comme l'exemple de la police non-corrompue le second, lui, tombe dans le désespoir après avoir vu ce qui reste des victimes d'un tueur en série local. Bien que le maire soit mort Gotham n'est pas en sécurité. De nouvelles menaces se mettent en place. Outre le réseau criminel de l'ancien maire un terroriste s'attaque à la bourgeoisie de la ville. Et des rumeurs de crocodile tueur se répandent dans la ville. Bruce est-il vraiment prêt à devenir le Batman ?

Terre 1 est une série de comics qui permettent de créer des histoires en dehors de la continuité. Mais les suites sont très longues à venir. Ainsi, le premier tome date de 2013 ! J'avais bien aimé sa lecture. Les auteurs nous décrivaient un Batman encore jeune, faillible. Ce second tome continue sur cette lancée. La légende commence à être bâtie mais une grande partie de ce qu'est le Batman n'existe pas encore. Bruce vit seul, cloîtré, et il n'enquête pas il combat. Cependant, ce tome permet de rajouter des personnages connus ou de leur donner un peu plus de substance. Il prend aussi des décisions inattendues et je me demande si cela débouchera sur quelque chose. Le tome reste donc dans la lignée du précèdent.

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**** Une lecture sympathique pour un comics qui peut prendre des directions différentes de ce dont on a l'habitude.
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Image : Éditeur

14:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, terre 1, dc, urban, geoff johns, gary frank, earth one | | | |  Facebook

06/10/2016

Batman. L'énigme de Red Hood par Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun

Titre : Batman. L'énigme de Red Hoodbatman-lenigme-de-red-hood-270x417.jpg
Auteurs : Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun
Éditeur : Urban 29 avril 2016
Pages : 512

Ce tome contient Batman 635-341 et 646-650, Batman Annual 25 et Red Hood: The lost days 1-6. Depuis la mort de Sue Dibny le monde DC est de pire en pire, de plus en plus sombre. Gotham a connu de nombreuses épreuves entre les vilain-e-s et l'épisode No Man's Land. Et Batman a des soucis avec une invention de son cru. Mais la ville frémit de nouvelles rumeurs. Il semble que quelqu'un prenne en cible les trafiquants et les malfrats de Gotham. Bien qu'il soit sans pitié il s'attaque à des personnes spécifiques. Et ses activités mettent à mal l'empire difficilement construit par Black Mask. Mais son existence est-elle un mythe ou une réalité ? Même Batman a du mal à le savoir et lorsqu'il trouve cette personne il ne peut que se poser la question : qui se cache derrière le masque rouge ?

Le tome est constitué de trois parties. Dans la première et la seconde nous avons la confrontation proprement dite. La troisième offre des informations sur des points obscurs de l'histoire. On aurait presque pu la mettre avant les deux autres mais cela aurait pu gâcher la surprise. Il faut se souvenir, tout de même, que l'identité du Red Hood n'allait pas de soi. Bien entendu un Jason était apparu dans Silence mais, à l'époque, c'était un usurpateur. Jason semblait bel et bien mort. Cette saga était l'occasion de le remettre sur le devant de la scène. On pourrait croire que l'intrigue est un moyen de confronter deux visions : la justice aveugle de Batman mais soumise à des règles et la vengeance aveugle et sans pitié de Jason. Il y a un peu de ça. L'histoire permet de se demander pourquoi Batman ne tue pas la bande de psychopathes qui vivent à Gotham ce au prix de la mort de personnes innocentes. Mais, le reste de l'histoire permet de comprendre que l'intrigue concerne la trahison et la déception. L'histoire de ce tome est celui d'un enfant se sentant abandonné par son père et c'est plutôt réussi.

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**** Une histoire connue mais efficace
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Image : Éditeur

17/09/2016

Batman 8. La relève 1ère partie par Scott Snyder, Brian Azzarello, James TYnion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio

Titre : Batman 8. La relève 1ère partiebatman-tome-8-39639-270x416.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Brian Azzarello, James Tynion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio
Éditeur : Urban 27 mai 2016
Pages : 184

Ce tome contient Batman 41-45, Batman annual 4 et Divergence FCBD special edition 1. Lors du dernier tome la ville a été attaquée par le Joker. Depuis, plusieurs mois ont passé. Ni le Joker ni le Batman n'ont réapparu. Il semblerait bien que les deux ennemis se soient entretués lors d'un dernier combat. Mais la ville est toujours en danger. Elle commence à peine à se remettre l'attaque. Plus que jamais Gotham a besoin d'un héros. C'est ici que la famille Powers, et son entreprise, décident de s'allier à la police et à la mairie afin d'offrir un nouveau Batman. Celui-ci fonctionnerait avec les institutions et non en marge. Mais qui pourrait porter le masque ?

J'aime beaucoup le travail de Snyder sur Batman. Je ne sais pas ce que devient le titre après lui mais l'heure de son départ approche et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Mais avant de partir Snyder décide de faire un dernier gros coup : il change l'identité du Batman ! Bruce Wayne n'est plus. C'est James Gordon qui prend la cape et le masque et le robot lapin géant. Derrière ce changement Snyder essaie surtout de nous expliquer ce qu'est le Batman selon lui. Et si on lit bien on se rend compte que le statu quo pourrait changer très rapidement. Il crée aussi un nouveau vilain qui semble intéressant. Malheureusement, l'histoire n'est pas aussi bonne que précédemment d'autant que le costume est assez ridicule. Mais ça reste une idée qu'il fallait oser écrire !

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*** Une baisse de rythme mais une idée intéressante.
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Image : Éditeur

17/04/2016

Batman VS Robin

Batman VS Robin se déroule chronologiquement après le film animé Son of Batman. Dans ce dernier on apprenait que Bruce Wayne a un fils avec Talia Al Guhl : Damian. Après quelques péripéties Damian décide de s'attaquer aux assassins de Deathstroke afin de se venger. Mais il revient dans la vision de son père et ne tue pas son ennemi. Batman VS Robin se déroule quelque temps plus tard. Damian a volé la batmobile afin d'enquêter sur des enfants enlevés. Alors qu'il combat le kidnappeur il rencontre une figure qui porte un masque de hibou. Ce dernier est un talon, un assassin de la cour des hiboux qui règne sur Gotham. Alors que la cour s'attaque à Bruce Wayne et à Batman Damian, lui, est séduit par Talon afin de suivre son instinct de tueur. La relation entre Bruce et son fils pourrait bien ne pas en sortir intacte.

Quand on regarde un film animé DC on sait que l'on n'aura pas quelque chose de bien poussé. Ce sont souvent des adaptations d'intrigues plus poussées dans la version papier et transformées afin de donner un peu plus de place à l'action. L'intrigue de ce film emprunte à la fois au premier tome de Batman et Robin et à l'arc de la cour des hiboux publié en deux tomes. L'intrigue se concentre donc à la fois sur la lutte de Bruce pour garder le contrôle de Gotham et sur la tentation que subit Damian ainsi qu'à une relation difficile avec son père et son fils adoptif, Dick Grayson. Les intrigues sont très concentrées en perdent une grande partie de la substance des comics. Les deux points de l'intrigue sont trop importants pour être traités en aussi peu de temps et chacun vole à l'autre le temps nécessaire pour devenir vraiment intéressant. C'est donc un film dans la veine des animés DC : une bonne façon de passer le temps.

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*** Sympathique mais l'intrigue perd tout ce qui rend les comics géniaux.
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Image : Allociné

Site officiel

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16:36 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman vs robin, dc, batman, robin | | | |  Facebook

27/03/2016

Batman V Superman dawn of justice

Batman V Superman commence 18 mois après la guerre des kryptoniens sur Terre. Cette guerre entre 4 personnes avait détruit une ville entière en 1 heure à tous casser. Près de dans ans après Superman continue à aider les personnes. Il sauve des gens de la noyade, des explosions, des balles, etc. Mais ses actions sont questionnées par un comité du Sénat chargé d'étudier les dangers et les points positifs de l'existence de Superman. Il est accusé d'agir sans ne répondre devant personne de ses actes et de mettre en danger des personnes voir même de les assassiner. Pendant ce temps, le Batman continue son ancienne croisade contre le crime. Cependant, ses méthodes ont évolué. Il n'hésite pas à torturer voir à tuer sans se poser de questions. De plus, le Batman considère Superman comme une menace qu'il faut éliminer si l'humanité souhaite survivre. La confrontation est inévitable et personne ne sait qui vaincra.

Spoilers alerts, le film est mauvais. J'avais déjà entendu des échos très négatifs ce qui m'a permis de me préparer. Et ces échos avaient raisons : le film est un échec. J'ai tout de même apprécié mais surtout parce que je n'en attendais plus rien. Donc tout ce qui était positif était une surprise alors que le négatif était attendu. Il y a plein de problèmes dans tous les sens. Premièrement, les personnages ne sont pas attachants. On a un tyran d'un côté et un assassin qui torture de l'autre. À cela il faut ajouter des personnages féminins dont les seules raisons d'être sont d'être sauvées par les mâles (Lois Lane est sauvée quatre fois). Seule Wonder Woman, Diana Prince, sort du lot et on ne la voit que trop peu. Et on a aussi un Lex Luthor raté. Lex est censé être un génie, voir un savant fou, dont les méfaits ne peuvent jamais lui être imputé. Ce que j'aime dans le personnage de Lex c'est qu'il pourrait avoir raison. Dans ce film il n'est rien et il ballade un homme censé être le meilleur détective du monde... Il y a, bien entendu, d'énormes incohérences dans le "scénario" et il serait trop long de toutes les lister mais la pire et la facilité pour Bruce de faire de l'espionnage industriel chez Lex.

On pourrait passer outre tout ceci. Après tout c'est une adaptation donc modifier des personnages et des intrigues est normal et même salutaire. On peut aussi pardonner les incohérences et les trous dans le scénario si le reste fonctionne bien. Malheureusement, il y a un énorme problème dans le montage de ce film. On commence par plusieurs scènes qui se déroulent dans trois époques différentes sans que rien ne nous soit expliqué. Il est très difficile de comprendre de quoi on nous parle et ce que l'on nous montre d'autant plus que les transitions sont extrêmement abruptes. De plus, l'intrigue concernant l'abus supposé de pouvoirs dans le cadre d'une démocratie est intéressante mais totalement abandonnée avant même qu'elle ne commence à prendre un intérêt. On aurait pu y poser des questions qui auraient rendu le film bien meilleur mais tout cela explose au profit du combat. Ce dernier est bien mis en scène mais sa conclusion est ridicule et débouche un changement incompréhensible. Le film a donc de gros problèmes de transitions et dans le fonctionnement de ses intrigues ce qui le rend presque incompréhensible.

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** Je ne déteste pas ce film. Mais il est mauvais. En plus je n'aime pas la 3D
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Image : Site officiel

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09/01/2016

Batman 6. Passé, présent, futur

Titre : Batman 6. Passé, présent, futurbatman-tome-6-270x422.jpg
Auteurs : Snyder, Capullo, Kubert, Maleev, Murphy, Craig et Scalera
Éditeur : Urban comics 3 juillet 2015
Pages : 192

Ce tome contient les numéros Batman 18-20, 34 et Annual 2 ainsi que Detective comics 27. Damian Wayne est mort. Bruce Wayne fait tout pour s'en sortir mais son alter ego, Batman, non. Depuis la mort De Damian il travaille sans repos nuits après nuits et combat tout ce qu'il trouve. Et ce qu'il trouve pourrait bien être plus dangereux que prévu. Car bien qu'il ait l'habitude de combattre les pires des criminels que peut-il faire contre son passé et contre ceux et celles qui sont invisibles, ceux et celles qu'il ne peut voir ou identifier ?

Ce tome 6 est un interlude. Plutôt que des intrigues précises nous avons plusieurs épisodes non liés qui permettent de faire le lien entre l'après Eternal et l'avant. En effet, entre le tome 5 et le 7 il y a la série Eternal qui a changé pas mal de choses à Gotham. En attendant, Urban nous offre quelques informations sur la manière dont Batman a géré la mort de Damian. On nous montre aussi comment Arkham a changé pour passer de lieu de guérison à un lieu de punition. C'est une histoire que j'ai trouvé assez intéressante car j'ai rarement eu l'impression que le changement de statut d'Arkham ait été thématisé. On nous montre aussi brièvement le nouveau statut après Eternal pour terminer sur une histoire qui explique comment le futur sera protégé par Batman. Au final rien de bien mauvais mais rien de bon non plus.

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*** Un tome de transition afin de patienter avant le prochain et rien de plus.
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Image : Éditeur

06/01/2016

Batman 3. Le deuil de la famille par Scott Snyder, Greg Capullo et Jock

Titre : Batman 3. Le deuil de la famillebatman-tome-3-270x428.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Greg Capullo et Jock
Éditeur : Urban comics 14 février 2014
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 13-17 publiés dans Batman Vol. 3 : Death of the family. Batman a tout juste réussit à vaincre la cour des hiboux. Ce groupe était constitué des plus hauts dignitaires de Gotham ainsi que d'un grand nombre d'assassin. Mais Batman a tout de même été touché plus que prévu. Non seulement il a été psychologiquement torturé mais il ne pensait pas que la ville même se retournerait contre lui. Malheureusement, ce n'est que le début. En effet, un vieil ennemi est de retour après un an d'absence. Le Joker est revenu à Gotham et organise plusieurs meurtres en vue d'un final explosif. Et cette fois Batman n'est pas visé directement. Ce sont ses alliés qui sont en danger.

J'ai mis longtemps avant de décider de prendre ce tome. Je me suis finalement lancé car le tome 7 parle du Joker et parce que j'apprécie beaucoup le travail de Snyder. Cependant, je n'aime pas le personnage du Joker. Il est plus que dangereux en tant que personnage. L'écrire demande un grand talent si on souhaite éviter de tomber dans le grotesque ou l'effusion de sang inutile. De plus, le Joker écrit par Snyder, ici, porte son propre visage sous la forme d'un masque et torture ses plus proches (pauvre Harley). En gros, tout ceci est très glauque ! Cependant, j'ai tout de même apprécié l'intrigue. En effet, Snyder décider de décrire Batman et le Joker comme un couple. Le Joker est jaloux des alliés de Batman et tente de retrouver son ancien partenaire de jeu en recréant ses anciens crimes tout en cassant la relation qui existe dans la bat-family. Ce plan est particulièrement bien écrit. Je salue aussi la recréation absolument terrifiante de l'asile d'Arkham. Celle-ci pourrait donner des cauchemars. Enfin, les interludes permettent de se "détendre" entre deux crimes du Joker tout en expliquant comment ceux-ci ont été mis en place. Au final, ce tome est glauque mais j'ai tout de même réussit à le lire.

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**** Ce tome me faisait peur mais je suis content de l'avoir finalement lu.
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Image : Éditeur

03/05/2015

Batman l'an zéro 2ème partie par Scott Snyder et Greg Capullo

Titre : Batman l'an zéro 2ème partie9782365776165-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder et Greg Capullo
Éditeur : Urban Comics 13 février 2015
Pages : 240

Ce cinquième tome est l'occasion d'éditer la seconde partie de l'arc an zéro qui revient aux origines du Batman. Les numéros concernés sont les 25-27 et 29-33 édités dans l'édition originale Batman vol. 5 : zero year - dark city. Lors du précédent tome Bruce Wayne a combattu le gang du red hood. Durant ces jours le jeune milliardaire a conçu le Batman afin d'avoir un symbole sur lequel se reposer. La suite reprend directement après le numéro précédent. Le Batman n'a pas eu le temps de se reposer puisqu'un nouvel ennemi plonge Gotham dans le noir suite à une énigme. Alors que Batman tente de vaincre Edward Nygma il doit, dans le même temps, enquêter sur des meurtres et lutter contre la police. En effet, le commissaire ne porte pas les justiciers dans son cœur. Alors que ses héros s'entredéchirent la cité de Gotham est prise en otage et souffre de la dictature d'Edward Nygma.

Les auteurs avaient expliqués qu'ils souhaitaient une nouvelle interprétation des origines de Batman sans, pour autant, penser remplacer Zero Year de Frank Miller. Le premier tome présentait la création du Batman, physique du moins, face au gang du Red Hood permettant par-là la création du plus ancien ennemi de Gotham. Ce second tome est la mise en place du Batman en tant qu'esprit de Gotham. Lorsque Bruce Wayne le conçoit ce n'est qu'un instrument de vengeance. En tant que tel il échoue. Mais ses combats contre Edward Nygma permettent de créer un Batman comme instrument d'espoir et, surtout, de ténacité : un humain qui se relève encore et toujours face à l'adversité. Autour de lui se mettent progressivement en place les éléments de la mythologie comme Gordon et le Signal. Cet arc s'inscrit aussi dans une vision de la terreur. Le premier tome montrait une violence absurde. Le second place Gotham dans les griffes d'un être qui contrôle tout, qui voit tout, qui surveille tout et qui peut éliminer tout le monde. C'est une terreur pratiquement désincarnée, mais construite rationnellement, qui se place dans les machines utilisées par Nygma. Ces deux aspects permettent de réussit un bon retour sur la création du Batman. Je note aussi le dernier numéro qui montre ce que la vie de Bruce aurait pu être s'il avait pris un autre choix. Lui aussi est très réussi.

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**** Deux tomes réussis qui permettent de montrer la création du Batman face à deux formes de terreurs différentes ainsi que la mise en place de la mythologie.
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Image : Éditeur

02/05/2015

Batman et Robin 2. La guerre des Robin par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 2. La guerre des Robin9782365775809-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban Comics 14 novembre 2014
Pages : 176

Ce second tome reprend les numéros 0 et 9-14 de Batman and Robin publié dans Batman and Robin : Pearl. Suite au combat du dernier tome le père et le fils se reposent quelques temps et apprennent à connaitre le chien. Mais le repos n'est que de courte durée étant donné que Gotham n'est jamais avare de défis. Dans ce second tome nous en avons trois. En effet, Damian et Bruce devront se mesurer à la cour des hiboux, au Joker et, si cela ne suffisait pas, Damian a décidé de lancer un défi à tous les anciens Robin. Il veut leur prouver qu'il peut les battre. De plus, la mère de Damian a lancé un contrat sur sa tête. Et alors qu'il combat contre le crime le fils de Batman doit aussi faire attention aux assassins qui sont lancés à ses trousses.

Il y a du bon et du moins bon dans ce tome. Le problème principal est son lien avec les intrigues d'autres séries. Au lieu de se concentrer sur la rivalité entre les Robins, une rivalité que je trouve bien mise en scène, les auteurs doivent dépeindre ce qui est en train de se dérouler avec la cour des hiboux ainsi qu'avec le Joker. L'intrigue qui donne son titre à ce tome n'est donc que mineure. Et c'est dommage car celle-ci offrait de bonnes idées. J'ai particulièrement apprécié la confrontation avec Dick Grayson. En ce qui concerne l'intrigue de la cour des hiboux l'écriture nous offre un Damian qui n'est pas un simple vigilant mais un commandant qui prend le contrôle d'une unité de l'armée afin de gérer la bataille. On trouve là tout ce qui fait Damian : froid, un tueur né oui mais aussi un général capable de penser rapidement et de placer ses pions pour la bataille. On retrouve cet aspect froid dans l'intrigue du Joker que j'ai tout de même moins aimée malgré les scènes magnifiques entre Damian et son père. Un second tome qui reste plutôt bon malgré l'obligation de s'inscrire dans des intrigues ayant lieu sur d'autres séries.

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**** Les relations et les confrontations entre les Robin sont le point fort de ce tome. Damian est toujours aussi bien écrit ainsi que les scènes avec son père.
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Image : Éditeur

30/04/2015

Batman eternal 1 par Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes et Tim Seeley

Titre : Batman Eternal 19782365776202-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes et Tim Seeley
Éditeur : Urban Comics 6 mars 2015
Pages : 296

Ce premier tome contient les numéros Batman Eternal 1-13. Dans un futur proche la ville de Gotham est en feu, dévastée, Batman est attaché au signal sur un toit tandis qu'une voix lui explique ce qui s'est déroulé. Ceci est la fin. Le début commence une page plus tard avec l'arrivée d'un nouveau policier à Gotham : Bard. Ce dernier rejoint le commissaire Jim Gordon alors que ce dernier combat Pyg avec Batman. Malheureusement, durant le combat, Gordon tire sur un suspect désarmé et fait exploser un métro. Des centaines de morts sont à déplorer et le commissaire est immédiatement arrêté et mis en prison. Bien que Batman ne croît pas en sa culpabilité il ne peut pas vraiment l'aider. En effet, dans le même temps Falcone revient à Gotham et tente de reprendre le contrôle de son ancien empire. La police, elle, déclare la guerre au Batman. Les coïncidences sont trop nombreuses et les indices semblent pointer vers un plan de grande envergure. Mais qui se trouve derrière tout cela ?

J'ai lu une critique qui compare ce comic à un blockbuster. Je trouve l'analogie plutôt adaptée. En effet, l'histoire commence dès le début par du spectaculaire. On nous laisse peu de temps pour souffler durant les presque 300 pages et les 13 numéros. C'est aussi une intrigue qui semble réintégrer une grande partie des personnages du batverse dans les new52. Entre Falcone, le maitre des indices, Pyg et d'autres on est parfois submergé par le nombre. C'est aussi une histoire qui s'inscrit profondément dans la mythologie actuelle et passée du Batman. Passée par les personnages mais actuelle par les événements mentionnés. Ce premier tome se consacre à deux choses. Tout d'abord on observe la mise en place d'une guerre des gangs par Falcone et les réactions de la police et de Batman. Ensuite on en apprend un peu sur le plan plus vaste qui semble se mettre en place à Gotham. Mais les intrigues avancent peu. On nous donne beaucoup de personnages sur des sous-intrigues particulières mais avec peu de temps pour comprendre ce que cela va donner. Batwing, par exemple, n'apparait presque pas en dehors des scènes durant lesquelles Batman lui confie une mission à Arkham. Il faut noter aussi le grand nombre de scénaristes et d'illustrateurs qui impliquent une différence parfois importante dans le style. Tous ces facteurs rendent difficile d'apprécier complétement ce premier tome. En bref mon avis est mitigé.

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***Beaucoup d'action, de personnages, d'intrigues et de pistes. Probablement un peu trop puisque j'ai du mal à identifier une histoire sur laquelle me concentrer.
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Image : Éditeur

06/03/2015

Paul Dini présente Batman 1: la mort en cette cité par Paul Dini

Titre : Paul Dini présente Batman 1 : la mort en cette cité9782365775342-couv-M200x327.jpg
Auteur : Paul Dini
Éditeur : Urban 16 janvier 2015
Pages : 272

Ce premier tome, sur trois si j'ai bien compris, regroupe les épisodes Detective comics 821-824, 826-828, 831, 83-834 et 837. Alors que Grant Morisson sévissait sur Batman un autre scénariste fut engagé pour s'occuper d'une autre série Batman. Cet homme était Paul Dini connu, en tout cas de moi, pour sa série animée Batman que je regardais enfant. L'auteur ne lance pas de grands arcs flamboyants de combats spectaculaires avec rien de moins que la survie de tous les univers comme but. Non, durant son règne il décide de revenir à la base de l'identité de Batman. Autrement dit, un détective extrêmement talentueux. Pour le dépeindre ainsi Paul Dini décide de créer de petites histoires qui permettent, chacune, de créer une courte enquête avec peu de combats. Nous retrouvons donc le Batman face à un nouveau gang, à Poison Ivy attaquée par ses propres plantes et même en train d'enquêter sur un magicien. Durant ces courtes enquêtes il rencontrera plusieurs vilain-e-s de Gotham qui souhaite recommencer une vie honnête comme le Sphinx, le pingouin et Harley Quinn.

Vu que le tome est constitué de plusieurs intrigues qui n'ont pas de liens entre elles il est difficile d'en faire un résumé cohérent. On pourrait croire que ceci affaiblit le recueil. À mon avis il n'en est rien. Au contraire, je suis plutôt content de laisser de côté les grands combats pour un peu plus de subtilité (car les enquêtes ne sont pas non plus particulièrement compliquées). On trouve donc un Batman plus intime avec la police de la ville qui montre que ses capacités sont avant tout mentales et non physiques. Cependant, Paul Dini n'abandonne pas totalement l'idée d'un fil rouge. Il donne quelques traces qui permettent de penser que l'on retrouvera tel personnage ou élément d'intrigue ailleurs et plus tard. Le style graphique est assez plaisant cependant je déplore la construction de personnages féminins sur le même standard : gros seins, énoooooorme décolleté, robe moulant et fesses mises en valeurs. Les femmes qui échappent à ce schéma sont rares et ces dernières gardent une place subalterne quand elles ne sont pas ridiculisées.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire. Un bon premier tome qui nous offre plus d'intrigues que de combats et c'est tant mieux. Je pourrais presque dire que c'est une bouffée d'air frais sur ce point précis.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

08:06 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, dc, paul dini | | | |  Facebook

17/01/2015

No man's land 2 par Devin Grayson, Dennis O'Neil, Kelley Puckett et Greg Rucka

Titre : No man's land 29782365773928-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Devin Grayson, Dennis O'Neil, Kelley Puckett et Greg Rucka
Éditeur : Urban Comics 4 juillet 2014
Pages : 352

Ce second tome reprend: Legends of the dark knight 118-119, Batman chronicles 16, Shadow of the bat 86-87, Azrael 53-55, Batman 566-567, Detective comics 733-734, JLA 32 et Young Justice no man's land 1. Le premier tome nous faisait découvrir le No man's land qu'est devenu Gotham ainsi que le retour de Batman dans sa ville. Ce second tome reprend là ou on s'était arrêté alors que l'ancienne police et Batman ainsi que ses alliés tentent de redonner un semblant d'ordre à l'ancienne ville. Mais Batman n'est pas seul. Non seulement il a des alliés proche mais il fait aussi partie d'une équipe : la JLA. Bien que celle-ci ait appris à ne pas agir ouvertement non seulement contre le gouvernement des USA mais aussi en faveurs de Gotham elle se charge de protéger l'ancienne ville contre d'autres menaces. Pendant ce temps Batman défend son territoire.

J'avais dit que le premier tome me semblait très brouillon malgré des idées intéressantes. Ce second tome a exactement le même problème. L'édition est remplie de nombreuses histoires qui n'ont pas toutes un lien logique entre-elles. Ce ne sont que les dernières qui donnent l'impression d'offrir un semblant de continuité. Les autres s'intéressent à des moments et à des personnages précis. Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont mauvaises. Il y a de nombreuses histoires que j'ai beaucoup aimées. J'ai eu, en particulier, un coup de cœur pour celle qui inaugure ce tome. Cependant, je sors de ce tome avec la même impression que pour le précèdent : quelque chose de très brouillon.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare. Bien que de nombreux chapitres de ce second tome soient de bonne qualité l'impression d'ensemble est très brouillonne.
  • À lire.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

06/01/2015

Batman No Man's Land 1 par Bob Gale, Devin Grayson, Greg Rucka et Ian Edginton

Titre : Batman No Man's Land 19782365773355-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Bob Gale, Devin Grayson, Greg Rucka et Ian Edginton
Éditeur : Urban Comics 11 avril 2014
Pages : 352

Ce premier tome reprend Batman no man's land 1, Batman 563-565, Detective comics 730-732, Batman: shadow of the bat 83-85, Legend of the dark knight 116-117, Batman chronicles 16 et Azrael: agent of the bat 52. Gotham a résisté aux monstres, au Joker et à tous les criminels. Elle a résisté à des épidémies et à la peur. Mais, aujourd'hui, Gotham n'existe plus. Suite à un tremblement de terre qui a détruit une grande partie de la ville le gouvernement des USA a déclaré la région no man's land. Personne ne sort et personne n'a le droit d'entrer. Beaucoup de personnes ont fui mais une part considérable est restée. La ville est maintenant divisée entre différents gangs qui prennent certains territoires. La police en a une partie mais elle est mince. Batman, lui, n'a pas été vu depuis 3 mois. Comment Gotham pourrait-elle se relever alors que tout le monde a abandonné ?

Difficile de faire plus intéressant que l'idée de No Man's Land aussi improbable une telle décision puisse être (d'ailleurs j'aimerais bien savoir exactement comment elle a été prise et l'histoire se trouve forcément ailleurs). On trouve un Batman qui a perdu de sa force, de ses capacités et, surtout, de son aura. Après 3 mois d'absence personne n'a peur de lui puisqu'il semble avoir abandonné. Ce que montre le tome, par contre, ce sont les opportunités offertes à toute la frange criminelle de la population. Ceci est contrebalancé par une histoire que j'ai beaucoup aimée concernant un prêtre et son Église et ses relations avec l’Épouvantail. On nous montre aussi comment la justice, la vie et les besoins changent et deviennent plus rapides et bien plus brutaux. Ce tome est aussi l'occasion d'introduire une nouvelle Batgirl. Il y a beaucoup de qualité dans les histoires. Il est donc dommage qu'il y ait un nombre aussi élevé de dessinateurs différents ainsi que d'intrigues dans un aussi petit tome. On passe de l'une à l'autre sans trop savoir ce qui se passe ni pourquoi avec peu de temps pour se faire à l'idée d'un nouveau style. Tout ceci donne une impression de brouillon qui a beaucoup joué sur mon plaisir.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare. Une idée intéressant desservie, dans ce tome, par le nombre d'intrigues et de dessinateurs. Ces deux faits empêchent d'entrer véritablement dans l'histoire.
  • À lire.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

02/11/2014

Batman et Robin 1. Tueur né par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 1. Tueur né9782365773553-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban Comics 11 juillet 2014
Pages : 192

Ce premier tome regroupe les numéros 1-8. Quand il y a un Batman un Robin le suit. Ils sont nombreux. Certains ont gardé le nom d’autres sont passés à d’autres choses. Mais, cette fois, Robin est le propre fils de Batman : Damian Wayne dont la mère est Talia al Ghul. Son entraînement lui permet d’être l’une des personnes les plus dangereuses de la Terre. Ce même entraînement l’empêche de comprendre les méthodes de son père tandis que ce dernier n’arrive pas à tout confier à son fils. Leur relation est difficile. Mais l’arrivée d’une connaissance du passé de Bruce Wayne les forcera à choisir entre l’union où la trahison.

J’avais lu que ni le scénario ni le grand méchant n’étaient particulièrement intéressants. Je suis tout a fait d’accord. On se trouve face à une menace classique contre Batman dont la seule différence est qu’elle vient de son passé. Le véritable point fort de ce tome est la relation entre Bruce et Damian. Bruce se trouve face à un fils qu’il ne sait pas comment traiter. Il essaie mais il échoue car il considère que son devoir est de le fixer et non d’être son père. En ce qui concerne Damian il essaie de suivre les traces de son père mais n’y arrive pas. Les auteurs ont très bien réussi à montrer sa rage intérieure et sa difficulté à se restreindre durant les combats. Certaines scènes sont particulièrement glaçantes. Par exemple, celle durant laquelle Damian tue une chauve-souris réussit à la fois à montrer sa rapidité et sa dextérité ainsi que son manque d’empathie qui transparaît dans ses yeux éteints. La réussite de ce tome est d’avoir mis ces deux êtres en face et de nous offrir leurs relations conflictuelles de père et fils.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un arc assez intéressant mais qui souffre une édition en deux tomes. Je pense qu’il faudra lire le prochain pour comprendre certaines choses qui sont mentionnées dans ce volume 4.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

01/11/2014

Batman 4. L'an zéro - 1re partie par Scott Snyder, Greg Capullo et Rafael Albuquerque

Titre : Batman 4. L’an zéro – 1re partie9782365774253-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Greg Capullo et Rafael Albuquerque
Éditeur : Urban Comics 3 octobre 2014
Pages : 192

Ce tome est formé des numéros 21-24 ainsi que du 0. Il y a six ans Batman n’existait pas. Bruce Wayne, lui, était officiellement mort. Mais ceci n’était qu’un mensonge. Bruce est revenu à Gotham et cache son existence. Il souhaite combattre le crime qui gangrène la ville caché sous de nombreux masques. Cependant la mise en place du gang du Red Hood l’oblige à entrer beaucoup plus profondément dans son personnage de justifier. Et ceci devient bien plus compliqué lorsque son oncle décide de le forcer à revenir dans la lumière. Car ce dernier pense que Bruce a la mission d’être à la tête des entreprises Wayne pour aider au développement de Gotham. Batman n’existe pas, mais le combat contre le gang de Red Hood pourrait bien le créer.

J’étais très sceptique. Pourquoi vouloir revenir dans le passé de Batman alors que tout le monde le connaît. Pourquoi vouloir refaire un année un alors que celui de Miller est toujours une référence ? Je me trompais. Mis à part le choix de mettre Batman 0 dans ce tome alors qu’il n’est pas tout a fait relié au reste du tome était étrange mais, selon l’éditeur, justifié. On verra bien pourquoi dans le prochain tome si j’ai bien compris. On retrouve un discours de Wayne à la ville semblable à celui qu’il fait dans le tome 1. Ce n’est pas trop problématique. Mais ce que l’on trouve dans ce comic c’est surtout un homme qui tente de comprendre comment lutter non contre le crime mais pour une ville. Comment donner à celle-ci l’envie de vaincre la peur d’une violence absurde dont n’importe qui pourrait être l’auteur. Car le gang de Red Hood semble être violent pour rien et ses membres sont recrutés partout via le chantage. Il est intéressant de voir, et c’est cette review que m’en a rendu conscient, que Batman est montré ici comme la conséquence d’un nouveau type de crime alors que le discours traditionnel fonctionne dans l’autre sens. J’ajoute aussi que j’ai bien aimé les numéros qui se concentrent sur la jeunesse de Bruce Wayne et son entraînement. Ils sont courts mais plutôt intéressants.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un arc assez intéressant mais qui souffre une édition en deux tomes. Je pense qu’il faudra lire le prochain pour comprendre certaines choses qui sont mentionnées dans ce volume 4.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

Batman 2. La nuit des hiboux par Scott Snyder et Greg Capullo

Titre : Batman 2. La nuit des hiboux9782365772068-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder et Greg Capullo
Éditeur : Urban Comics 12 avril 2013
Pages : 208

Ce second tome contient les numéros 8-12 et annual 1 édités dans Batman vol. 2 : the city of owls. Nous avions quitté Batman alors qu’il venait de s’échapper de la Cour des hiboux et de comprendre leur puissance. Peu de temps après la cour envoyait ses ergots pour attaquer les notables de Gotham. Alors qu’elle allume son propre signal, annonçant posséder la ville, la nuit des hiboux commence. Et durant cette nuit un grand nombre de personnalités sont condamnées à mort par la cour. Cependant, Batman se place résolument entre eux et les ergots avec l’aide de sa famille. Mais suffiront-ils à stopper la Cour ? Et qui est vraiment à la tête de celle-ci ?

Le premier tome était très bon et le second est dans la même lignée. Il commence particulièrement fort par le combat de Bruce pour se défendre contre le grand nombre de tueurs qui sont envoyés contre lui. On l’observe aussi en train d’enquêter pour découvrir qui a le contrôle de la cour. Il est tout de même dommage que l’on ne voie pas les combats des autres membres de la famille. Le scénariste a aussi eu la bonne idée de stopper la menace mais pas de l’éradiquer. Batman risque de se retrouver contre cette organisation tentaculaire a nouveau dans le futur. Cet arc est suivi par deux numéros qui reviennent sur un événement particulier de la famille Wayne via une lettre envoyée à Alfred par son propre père. Ces numéros permettent d’éclairer un peu les liens entre la famille Wayne et les hiboux. Le tome se termine sur une histoire qui implique Freeze. Bien qu’elle soit courte elle permet d’expliquer qui est ce vilain et de nous donner des informations sur son enfance. Ce sont donc deux tomes que j’ai beaucoup apprécié.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un second tome qui continue le premier avec une histoire tout aussi bonne.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

31/10/2014

Batman 1. La cour des hiboux par Scott Snyder et Greg Capullo

Titre : Batman 1. La cour des hiboux9782365770415-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder et Greg Capullo
Éditeur : Urban Comics 8 juin 2012
Pages : 176

Ce premier tome de Batman contient les épisodes 1-7 publiés dans l’édition originale Batman vol. 1 : The court of owls. Batman est revenu à Gotham. Il s’offre un petit comité de bienvenue avec une évasion à Arkham. Mais Batman est, dans la réalité, Bruce Wayne. Mis à part d’être le Batman ce dernier a un plan pour Gotham. Il souhaite rénover la ville afin d’attirer les investisseurs. Ce qui lui permet d’être approché par le candidat à la mairie. Durant ce temps la police découvre un homme poignardé à de multiples reprises et cloué à un mur. Sa mort, des indices ainsi qu’un nouveau vilain pointent du doigt en direction d’une comptine pour enfant. Celle-ci parle d’une cour des hiboux qui aurait la véritable propriété de la ville. Alors qu’il croyait connaître sa ville Batman va devoir apprendre qu’il y a encore de nombreux secrets et que sa ville n’est pas sienne.

Il m’a fallu du temps pour acheter ce tome car je n’étais pas certain du graphisme. Cependant, les critiques très positives m’ont convaincu de tenter l’essai. Et j’en suis très heureux. Toute la question de ce premier tome est Gotham. Elle est partout, elle est presque vivante et Batman est certain d’être son allié voir son ami intime. Certaines sont directs en ce qui concerne ce point. Ce premier tome place Batman face à la réalité. La ville n’est pas son amie. Elle est un être mystérieux avec de nombreux secrets. A ce point de vue il faut saluer l’épisode du labyrinthe qui place Batman face à un environnement qu’il ne connaît pas mais qu’il tente d’apprivoiser. La folie de plus en plus importante de Bruce est particulièrement bien mise en scène alors qu’il déambule. Bien que ceci soit déroutant le changement de sens des pages est une idée intéressante. J’attends de voir ce que vaut le second tome qui continue cette histoire.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un premier tome de Batman qui m’a convaincu d’acheter le second. J’apprécie beaucoup la manière dont Batman a été lié à Gotham.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

15/08/2014

Batman: The Dark Knight returns (parties 1 et 2)

Cet animé est basé sur un comic de Frank Miller baptisé The Dark Knight returns. Nous sommes dans le futur - du moins un futur tel qu'il pouvait être imaginé en 1986 - depuis 10 ans les super-héros ont accepté de se mettre à la retraite suite à des mouvements de protestations. Batman est devenu une simple légende dont la réalité est mise en doute. Même le commissaire Gordon est sur le point de partir à la retraite. Cependant les rues de Gotham sont de moins en moins sécurisées. Un nouveau gang qui se dit mutant attaque les citoyens de la ville sans aucune craintes et menace même Gordon et la mairie. Alors qu'un ancien ennemi refait surface Batman se décide à sortir de sa retraite pour nettoyer Gotham. Mais son retour ne passe par inaperçus ni pour le Joker ni pour Superman.

Frank Miller est au centre d’œuvres qui ont été récemment adaptées au cinéma. Je parle de 300 et de sin city. Cette œuvre est basée sur un comic qui a reçu de nombreuses critiques positives. On serait face à l'une des meilleures histoires de Batman. Mais, n'ayant pas lu le comic, je ne le critiquerais pas. Je peux simplement dire que l'animé est probablement beaucoup plus simpliste. On se trouve face à un Batman âgé extrêmement violent. Il n'hésite pas à faire du mal. Mais ce héros a toujours eu un côté très sombre. Ce qui m'a choqué, par contre, c'est son dernier acte face au Joker. Je n'ai, personnellement, pas trouvé le Batman que je connais. Ce n'était plus un héros sombre et violent mais qui mesure ses coups mais un fou qui n'hésite plus à tuer et à affronter l'armée et la police. De ce point de vue je trouve le Joker beaucoup mieux caractérisé. On se trouve bel et bien face à un fou dangereux. Mis à part cela j'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment d'histoire dans cet animé. On se contente de placer Batman face à différents criminels et à mettre en scène les combats. Enfin, on sent dans cet animé une opinion politique très tranchée. Tous les personnages qui font mines de critiques Batman sont dépeints soit comme ridicules soit comme mesquins alors que leurs arguments sont légitimes. L'impression qui en sort est que Miller considère que les personnes qui défendent un point de vue opposé au sien n'ont aucune légitimité et leurs propos doit être ridiculisé par tous les moyens. Par exemple, le psychiatre le plus opposé à Batman est une sort de gourou hippie au discours pseudo-mystique. Cet aspect a eu, je l'avoue, un effet négatif sur mon plaisir.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé intéressant avec une dernière partie que j'attendais beaucoup. Mais un discours politique que je trouve difficile à avaler.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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Batman: Assault on Arkham

Alors qu'Amanda Waller s'attaque au Riddler Batman l'intercepte et empêche la police de l'interroger. Car ce dernier à une question très importante à lui poser. Mais Waller s'en fiche. Elle veut le Riddler à tous prix. Malheureusement pour elle il est enfermé dans la passoire la mieux gardée de Ghotam: Arkham. Pour y entrer il faut soit être arrêté soit être fou. Heureusement, elle se trouve à la tête d'un programme secret du gouvernement des États-Unis. Celui-ci permet d'utiliser des prisonniers sans espoirs de libérations pour des missions à la fois impossibles et extrêmement dangereuses sans soutien officiel du gouvernement. Ce programme se nomme Suicide Squad. Et sa mission est d'infiltrer Arkham pour retrouver le Riddler sans attirer l'attention ni des gardes ni de Batman.

Ce film est basé en grande partie sur la suite de jeu Arkham. Les personnes qui y ont joué retrouvent donc des lieux familiers et des personnages enfermés. Même le graphisme suit les jeux. Mais ce film se déroule en dehors des histoires que l'on connaît. Ce n'est pas non plus un vrai Batman puisque le film se contente de le faire apparaître de temps en temps. Par contre, on se retrouve face à un animé bourré d'action. Les relations entre les différents personnages sont plutôt savoureuses. Harley, par exemple, est totalement folle et c'est exactement ce qu'il faut. Cependant l'histoire n'est pas vraiment développée. Le film est surtout un moyen de voir de l'action dans un bâtiment culte de Gotham. Je note aussi une sexualisation inutile des personnages féminins. Ceux-ci sont souvent dénudés sans qu'il y ait un véritable intérêt à cela. Encore une fois la production fait dans la facilité en ne s'adressant qu'aux hommes ados hétéros.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé basique mais qui fonctionne bien et que j'ai aimé regarder malgré l'inutile sexualisation des personnages féminins.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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10:53 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, suicide squad, arkham | | | |  Facebook

26/03/2014

Superman/Batman Apocalypse

Voici le second opus, en DVD, des aventures communes de Superman et Batman. Le titre est trompeur puisque on trouve aussi bien Wonderwoman qu'une autre femme que je ne connaissais pas auparavant. L'histoire se déroule peu de temps après les événements de la présidence Luthor. Ce dernier subit une procédure d'impeachment. Mais les problèmes commencent à Gotham City. En pleine nuit un objet tombe du ciel dans la baie de la ville. Batman enquête et découvre un vaisseau alien vide. Qui s'y trouvait et pour quelle raison? Peut-on faire confiance en la personne qui occupait le seul siège du vaisseau? Est-ce un stratagème pour attaque Superman? Beaucoup de questions et peu de réponses.

Bien que j'apprécie l'héroïne qui est introduite ici je n'ai pas trouvé l'histoire des plus intéressantes. On se trouve face à une adolescente qui tente de comprendre ce qui lui arrive. La mettre dans une situation qui l'empêche de faire des choix est classique. C'est à peine si le combat contre Darkseid est intéressant. Je trouve aussi que dépeindre Supergirl comme une simple jeune femme qui aime faire du shopping est un peu facile. Heureusement on la découvre plus active sur l'île des Amazones mais elle reste un simple personnage à sauver pour les autres héros.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Une Supergirl caricaturale pour une histoire sans intérêt.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Amazon

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17:42 Écrit par Hassan dans Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : superman, supergirl, batman, wonderwoman, darkseid | | | |  Facebook

25/03/2014

Superman/Batman: ennemis publics

Les USA s'enfoncent dans une crise économique qui entraîne une violence et une criminalité de plus en plus importante. Même l'armée doit être déployée pour protéger l'ordre et la loi. Alors que l'avenir est de plus en plus sombre un homme décide de prendre les choses en main. Cet homme est Lex Luthor. Il est brillamment élu à la présidence et lance un train de réformes qui permettent de réguler l'économie vers une nouvelle ère de prospérité et de paix. Mais ses plans ne s'arrêtent pas là. Son prochain but est de prendre le contrôle des super-héros. Bien entendu Superman ne fait pas confiance à Luthor et il s'alliera à Batman pour comprendre les véritables plans de son ennemi.

Je ne sais pas si je suis le seul mais j'ai une tendance à être d'accord avec Lex Luthor. Des super-héros de la puissance de Superman en liberté et sans contrôles c'est un appel à la catastrophe. Donc Luthor part avec un capital de sympathie de ma part. Cet animé met en scène deux des plus populaires héros de comics. Superman l'ange de Metropolis et Batman le chevalier noir. Bien que ces deux amis soient très différents leur interaction est remplie de respect et d'humour. L'histoire n'a pas de grandes ambitions. On se trouve tout simplement face à un combat entre deux visions différentes de l'avenir. Il est d'ailleurs, à mon avis, dommage d'avoir simplifié Luthor en lui faisant prendre des décisions illégitimes pour un président voir totalement folles. Il aurait été plus intéressant de placer Superman face à un homme qu'il méprise mais qui possède toute la légitimité d'un système démocratique. Cependant le film reste un bon divertissement.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Sympa pour passer une petite heure mais il manque une dimension dans l'histoire. Celle-ci aurait pu être moins manichéenne.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Amazon

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18:26 Écrit par Hassan dans Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : superman, batman, lex luthor | | | |  Facebook