09/02/2014

THX 1138

Je crois que nous sommes nombreux et nombreuses à avoir entendu parler de ce film. Je n'avais, personnellement, jamais vu celui-ci. THX 1138 est le nom d'un homme dans un monde dystopique qui suit, semble-t-il, une apocalypse. Dans cet univers les noms sont imposés ainsi que les couples. Mais ceux-ci n'ont pas le droit de consommer leur union qui n'est qu'une simple colocation choisie informatiquement selon les compatibilités. Tous et toutes les citoyen-ne-s sont dans l'obligation d'ingérer un certain nombre de médicaments dans le but de se calmer et d'être au maximum de sa productivité. Mais la compagne de THX décide, en cachette, de stopper le traitement et de faire de même pour THX. Il s'ensuit un mal être de plus en plus intense qui se termine par une relation sexuelle entre les deux complices. Mais ceci est une offense majeure et THX est arrêté puis enfermé.

Je suis sorti de la salle intrigué. Je n'ai pas compris la majeure partie du film. Ce qui ne m'a pas empêché de beaucoup l'apprécier car il a de nombreux éléments très réussi. Je vais commencer par le premier qui m'a frappé: l'esthétique. Celle-ci est uniforme. Le blanc est partout et les objets semblent tous construit pour créer l'efficience la plus haute possible. Les couleurs sont très rares. Le second aspect est celui de contrôle. Celui-ci se forme aussi bien sur les gens que sur l'économie. Ainsi, tout le monde est sous surveillance vidéo et chaque déviation est analysée et intégrée aux fiches personnelles. Ce contrôle s'incarne dans le film sous la forme de plusieurs voix off qui commentent les événements ainsi que les décisions prises pour réagir. La police est partout et agit sans contrôle. Mais ce contrôle s'incarne aussi dans les médicaments qui empêchent la révolte et la réflexion dans le but de créer une économie parfaite. Enfin, un dernier aspect fort est la religion. Celle-ci s'incarne dans une image fixe aux réponses préenregistrées qui défend une consommation de masse ainsi qu'une productivité en hausse pour tout le monde.

C'est donc un film difficile mais riche. On y trouve de nombreuses choses que l'on pourrait utiliser pour comprendre notre monde actuel. La consommation et l'économie en tant que religion se rapprochent de la manière dont on considère la croissance et le néo-libéralisme de nos jours. La mise en place d'un contrôle extrêmement important se rapproche aussi de l'usage des drogues pour calmer les élèves, surtout aux USA; mais aussi de la mise en place de dispositifs de vidéosurveillance de plus en plus nombreux. Il y a sûrement d'autres points que certaines personnes verraient mieux que moi. En bref, regardez-le au moins une fois.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Difficile à comprendre - moi je n'ai pas compris - mais très intéressant et éclairant sur notre monde.

Image: Allociné

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04/11/2013

Le capital tome 2 par Karl Marx

Titre : Le capital 2580_big.jpg
Auteur : Karl Marx
Éditeur : Soleil manga 2011
Pages : 192

L'histoire de Robin et son entreprise de fromage continue dans ce second tome qui sera l'occasion d'expliquer les effets pervers du capitalisme. Car Robin est maintenant un patron qui a réussit. Son usine s'est agrandie et fonctionne à une cadence de plus en plus forte. Mieux encore, Robin est capable de créer ses propres produits et d'engloutir d'autres usines. Mais il se rendra compte que ses agissements en tant que patron ont des conséquences importantes sur la vie de ses employés. Pire encore, ce qu'il fait va se retourner contre lui avec une puissance dévastatrice.

Ce livre est à la fois plus et moins intéressant que le tome précédent. Plus intéressant car Engels vient directement nous expliquer le fonctionnement du monde capitaliste ce qui permet de résumer, en simplifiant, les apports théoriques du marxisme. Mais moins intéressant car ces points théoriques sont mauvais pour l'intérêt de l'histoire de base. En effet, celle-ci est souvent mise de côté pour de petites excursions théoriques. Pire encore, l'histoire ne devient qu'un support d'exemples pour la théorie au lieu de laisser celle-ci se révéler durant les intrigues. Ceci est, à mon avis, vraiment dommage.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Simpliste mais intéressant. C'est une introduction utile pour les personnes qui ne connaissent rien au marxisme mais du déjà-vu pour les autres. Il reste à saluer l'effort qui a été mis pour traduire en images un livre dense et compliqué.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

Le capital par Karl Marx

Titre : Le capital579_big.jpg
Auteur : Karl Marx
Éditeur : Soleil manga 2011
Pages : 192

Le capital de Karl Marx fait partie de ces livres que l'on est censé connaître mais que l'on n'ose pas ouvrir. Donc quand j'ai appris qu'il existait une version manga je me suis lancé dedans ce qui me permettra de connaître un peu mieux l’œuvre majeure de Karl Marx. Cependant je n'y connais absolument rien en manga et ce sera probablement mon dernier. L'histoire est basée sur les thèses de Karl Marx mais elles apparaissent en suivant un jeune homme prit en pleine révolution industrielle. Le jeune Robin travaille avec son père dans la petite fabrique de fromage artisanale familiale. Il souhaite épouser la fille du banquier local mais n'est pas assez riche pour cela. Alors quand un investisseur lui propose d'ouvrir une usine il ne réfléchit pas deux fois. C'est ainsi qu'il apprendra à devenir un capitaliste et à considérer ses semblables comme des marchandises qu'il utilise pour leur propre bien.

Ce petit manga, le premier pour moi, est intéressant. Ce qui me semble le plus réussit est d'avoir montré comment fonctionne le capitalisme sans utiliser textuellement les théories marxistes. Bien entendu on nous explique comment l'économie fonctionne mais ce sont les personnes qui se révoltent qui expliquent en quoi le système est à la fois injuste et non-fonctionnel. Ainsi, à force de considérer ses employés comme des marchandises Robin se prend à les brutaliser de plus en plus sans état d'âme pour réussir à atteindre un chiffre d'affaires élevé. Il commence aussi à se rendre compte du problème que pose sa manière de réfléchir quand il apprend ce que signifient les investissements dans son usine. En bref c'est une introduction intéressante sans être complète.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. On apprend beaucoup de choses mais rien de bien compliqués. Le propos est un peu simpliste mais permet tout de même de comprendre le marxisme dans ses bases. Quelqu'un d'intéressé voudra aller plus loin.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

07/08/2012

Race, nation, classe. Les identités ambiguës par Etienne Balibar et Immanuel Wallerstein

Titre : Race, nation, classe. Les identités ambiguës9782707152084.gif
Auteurs : Etienne Balibar et Immanuel Wallerstein
Éditeur : La découverte 1997 (1988)
Pages : 307

Alors que je tente de me lancer dans ce billet une question me taraude : comment parler de ce livre ? En effet, celui-ci n'est pas vraiment un livre mais un dialogue. Un dialogue entre deux intellectuels, un philosophe et un historien, sur trois thèmes : le racisme, la nation et la classe. Ce livre est donc constitué d'une sélection de différents textes qui entrent plus ou moins bien dans une thématique commune. Ces textes se répondent mais montrent aussi quelques différences entre les deux auteurs. Et c'est la que vient mon problème ! Je n'ai vraiment pas l'impression d'avoir compris les différences de doctrines entre ces deux intellectuels marxistes.

Cependant, je pense tout de même être capable d'expliquer, de manière très sommaire, de quoi il est question dans ce livre. Si j'ai bien compris la principale thèse du livre celle-ci concerne le rapport entre le capitalisme et le racisme ainsi que le sexisme. Il semblerait, en espérant que je ne trahisse pas les propos des deux auteurs, que le livre défend une position que l'on pourrait qualifier de radicale. En effet, plutôt que de considérer le racisme et le sexisme comme des manifestations irrationnelles des êtres humains bloqués dans une prétendue vision passéiste de l'humanité (prétendue car ce mot peut être utilisé pour disqualifier sans vouloir comprendre un phénomène peut être plus contemporain qu'on ne le croit) les auteurs essaient de montrer que le racisme et le sexisme sont structurels. Cette explication implique que l'on ne peut pas supprimer le racisme et le sexisme dans le cadre du système capitaliste. En effet, le capitalisme, dans sa structure même, implique la mise en place d'une différenciation entre les différents humains. Celle-ci permettrait d'utiliser des êtres humains et de protéger d'autres êtres humains pour garder vivace le capitalisme. C'est, du moins, ce que je pense avoir compris des propos des auteurs et il est tout a fait possible que je me trompe dans mon interprétation.

Si j'ai bien compris la thèse générale de ce livre, en laissant de coté les différences subtiles entre Balibar et Wallerstein, je pense qu'elle permet de comprendre comment fonctionne le système politique et économique dans lequel nous sommes insérés. Mais il faut dire que cette thèse n'était pas très éloignée de ce que, moi-même, je pense dans le cadre de mes réflexions sut le féminisme. Cependant, je ne peux pas terminer ce billet sans faire quelques remarques critiques. Les deux auteurs sont des marxistes. Et ce fait implique que la thèse des auteurs souffre des problèmes du marxisme. En effet, cette théorie, comme toutes les grandes théories fonctionnalistes, tente d'expliquer l'ensemble des phénomènes socio-éco-politiques. Pour ce faire elle met en place des explications qui ont tendances à être généralistes et mécanistes. Mais, bien que ces grandes théories sont utiles pour avoir une explication générale, elles souffrent de leur ambition d'explication totale. Ainsi, les propos des auteurs me semblent souvent trop mécaniste car ils semblent oublier les petits accrocs qui existent dans le fonctionnement de la société. De plus, j'ai eu l'impression désagréable, inhérente au fonctionnalisme, que tout sert à quelqu'un. Or, je considère que ce type d'explication est trop simpliste. En effet, je ne crois pas que tout serve quelqu'un en particulier. C'est une vision que je trouve presque complotiste. Mis à part ces remarques, je trouve ce livre très stimulant. Bien qu'il soit compliqué il permet de penser le racisme et le sexisme dans le cadre d'un système socio-éco-politique plutôt que de le penser simplement comme irrationnel.

Image : Site de l'éditeur

25/07/2012

Le Lorax (des arbres qui parlent)

Je suis donc allé voir ce nouveau film d'animation dont on entend parler depuis quelques mois. Le Lorax est le nom d'une petite bestiole orange qui dit parler pour les arbres. On fait sa connaissance durant l'histoire que raconte un personnage sur sa jeunesse à un gamin. Mais que vient donc faire ce gamin hors de sa ville d'enfance ou tout semble être parfait ? Sa motivation est de séduire sa voisine qui rêve de voir un véritable arbre. Cette quête le conduit à chercher la dernière personne à avoir vu un arbre en espérant qu'il puisse le guider vers une graine. Mais ce même homme est aussi celui qui a détruit les arbres. En lui contant sa rencontre avec le Lorax et ses erreurs il lui explique quel est l'importance des arbres.

J'ai lu beaucoup de critiques dont certaines sont très négatives. Certains n'apprécient pas du tout le style graphique du film. Il est vrai qu'il est en dessous des normes de l'époque. Cependant, je réfute ces accusations. En effet, je trouve que le caractère "enfantin" des images avec ses poissons chanteurs et ses nounours (je trouve le terme plus adapté qu'ourson) mangeur de sucreries dans un décor d'arbres plumeux nous replonge dans les livres d'enfances. Ce style, peut être naïf et artificiel, est mis en contradiction avec un autre univers. Celui de la ville de plastique ou rien n'est vivant. Les personnes qui y vivent marchent sur du plastique, regardent du plastiques et vivent dans la consommation effrénée sans arrières pensées en masquant la puanteur de la pollution par l'achat de bouteilles d'air frais.

Il n'y a pas besoin d'être très attentif à mes propos pour comprendre que le message principal concerne l'écologie. En effet, le Lorax en sa qualité de porte-parole de la nature montre et point du doigt les activités destructrices de l'industrie en la personne de Gash Pilleur. Ce dernier est pris par la folie de la production et de la richesse tente vainement de se justifier par la légalité de ses actions tout en détruisant ce qui a fait sa puissance : la nature. Il est donc tentant d'ajouter une critique du capitalisme néo-libérale pris dans une spirale de production implacable au nom de la sacro-sainte croissance sans prendre en compte que nous vivons dans un système fermé aux ressources limitées. Mais je me suis aussi intéressé à la manière dont la ville est décrite. Derrière une façade de liberté de consommation et de choix une réalité plus inquiétante se cache. Les individus qui vivent dans cette ville sont des prisonniers. Toutes les caractéristiques de cet état sont visibles. Chacun d'entre eux est surveillé par un impressionnant dispositif de surveillance par caméras qui permet d'observer et d'éviter, quand ce n'est pas punir, les comportements anormaux. Ces mêmes dispositifs sont doublés par un mur impressionnant qui entoure la ville entière et cache la pollution produite aux habitants. Heureusement le film nous offre de l'espoir en montrant comment une personne peut changer les choses mais je pense qu'il fait aussi preuve de naïveté puisque ces changements sont beaucoup trop faciles dans le cadre de cette histoire.

Image : Site officiel

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18:30 Écrit par Hassan dans Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lorax, écologie, panoptisme, capitalisme | | | |  Facebook

30/11/2011

In Time / Time Out vous offrirez bien un peu de votre temps à cette lecture?

Aujourd'hui nous devons gagner de l'argent puis le dépenser pour faire fonctionner le système économique. Mais si l'argent n'existait plus et que la seule valeur encore en fonction soit le temps? Nous nous trouvons un siècle dans notre futur. Nous vieillissons jusqu'à nos 25 ans puis nous restons stable. Ce serait parfait si les choses étaient si simples. Mais il faut bien comprendre que dès nos 25 ans il ne nous reste plus qu'une année à vivre. Le seul moyen d'éviter la mort est de travailler pour gagner du temps. Cependant les factures et les biens doivent aussi être payés en temps. Dans ce monde qui est tout sauf parfait un petit nombre d'immortels peuvent vivre sur le dos de prolétaires qui n'ont à peine qu'une journée à vivre chaque jours. Will Salas l'apprend par un homme qui a un souhait inattendu dans ce monde: mourir. Après avoir reçu son temps il se déplace vers le ghetto des riches ou il apprend une nouvelle manière de vivre et ou sa révolte grandit de plus en plus.

Je me suis un peu renseigné sur le réalisateur et, à ma plus grande surprise, je me suis rendu compte que j'ai apprécié la plupart des films dans lesquels il est impliqué. Andrew Nicoll a donc été le réalisateur de Gattaca, Simone et Lord of War mais il est aussi impliqué dans Le Terminal et The Truman Show. Je n'ai vu ni Le Terminal ni Simone au contraire des autres films mentionnés que j'ai beaucoup aimé. Ma seconde remarque sera courte car elle concerne le titre. Encore une fois un traducteur a cru bon de changer le titre original anglais en un autre titre en anglais. Non seulement c'est ridicule mais, en plus, les deux titres n'ont pas la même signification! Je note aussi rapidement l'apparition de Johnny Galecki qui est connu pour son rôle dans The Big Bang Theory.

Certains pourraient dire que ce film développe un thème intéressant mais qu'il n'est pas assez bien réalisé pour entrer au niveau de Gattaca. Bien entendu, les acteurs et l'intrigue ne sont peut-être pas autant maîtrisé que dans Gattaca mais je pense tout de même que ce film est une réussite. Je trouve que la manière dont est dépeinte la société de ce futur est très riche et j'ai aussi bien aimé l'intrigue à la Bonny and Clyde. Alors que peut-on sortir de ce film? Vous l'avez sûrement remarqué, j'ai parlé de prolétaires. Ce terme est particulièrement adapté puisqu'il nomme des personnes qui ne possède rien d'autres qu'eux-même. C'est exactement le cas des pauvres dans le monde décrit par Nicoll. Ils ne possèdent qu'eux-même pendant une journée ensuite ils meurent. Nous nous trouvons face à ce que l'un des personnages décrit comme un capitalisme darwinien. Les plus riches et débrouillards survivent alors que les faibles et pauvres sont censé mourir. Ainsi le système ne surchauffe pas puisque la majorité de la population est éternellement jeune mais meurt tandis qu'une minorité est immortelle. Nous nous trouvons, en fait, face à l'un des plus injustes et des plus puissants systèmes capitalistes.

Car il ne faut pas oublier que ce système a des conséquences. La première est d'empêcher la solidarité à large échelle. En effet, comment faire grève, entrer dans un syndicat ou réclamer des procédures sociales quand un non risque de vous tuer? La solidarité en communauté ne peut tout simplement pas exister et les luttes sociales sont inexistantes car personne ne veut risquer de mourir pour un gain hypothétique. La seconde conséquence est tout aussi logique puisqu'elle concerne la mise en place d'une ségrégation spatiale. Le monde de Nicoll est divisé en zones horaires. Chacun à des prix et salaires différents et il faut payer pour passer de l'une à l'autre. Mais quand on ne peut pas payer on est obligé de rester dans sa zone qui, bien entendu, se trouve le plus éloigné de la zone des riches. Cette ségrégation implique aussi un contrôle puissant de la population. Non seulement il semble qu'il existe des fichiers sur tout le monde mais, en plus, la ville est constellée de caméras de surveillance ce qui rappelle l'ambiance oppressive de la surveillance dans Gattaca. La dernière conséquence est inscrite dans les corps même des personnes. je ne vais pas sortir la sociologie bourdieusienne mais on sait que la classe sociale s'inscrit dans le corps. Dans ce film ce constat est parfaitement visible. Les pauvres sont athlétiques, rapides et regardent autours d'eux et surtout la police et n'hésitent pas à prendre des risques en jouant leur vie qui, de toute manière, peut se terminer brutalement. Les riches, eux, montent en vertu la prudence et la lenteur. La lenteur, en fait, est le meilleur marqueur de statut social puisqu'il est inutile de se presser quand on peut vivre éternellement. La prudence en découle tout naturellement puisque le seul moyen de mourir découle de la prise de risque. Comme le dit particulièrement bien Sylvia Weiss, autre personnage principal, "Les pauvres meurent et les riches ne vivent pas". En conclusion je ne peux que vous conseiller de voir ce film en ayant en tête le fonctionnement capitaliste de la société. Nous n'en sommes pas là mais n'y a-t-il pas des similitudes dérangeantes?

Image: Allociné

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11:50 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Politique, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme | | | |  Facebook