16/08/2018

Chronicles of the fallers 2. Night without stars par Peter F. Hamilton

Titre : Chronicles of the fallers 2. Night without stars
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Pan books 2016
Pages : 766

Nigel Sheldon a échoué. Au lieu de détruire le Vide il a permis l'expulsion de Bienvenido en dehors du Vide et de la galaxie. La planète se trouve dans un système constitué de planètes dont les races se sont éteintes, parfois à la suite de guerres nucléaires. Cela fait près de 200 ans que la planète vit dans l'univers normal. Les habitant-e-s ont perdus les pouvoirs offerts par le Vide mais l'électronique fonctionne à nouveau, permettant d'atteindre une technologie proche du XXème siècle. Le monde est gouverné par un parti unique et surveillé par une police politique aussi chargée de la lutte contre les aliens nommés Fallers. Ceux-ci ont réussi à infiltrer toute la société et face au danger encouru les mentions de technologies provenant du Commonwealth sont considérées comme des actes de trahisons. Un soir, un berceau tombe du ciel avec un bébé possédant les technologies les plus avancées de l'humanité. Son arrivée va tout changer et risque de mener à la destruction des habitant-e-s de Bienvenido.

SPOILERS

Bienvenido était une société aristocratique gouvernée par un dictateur qui contrôlait les ressources de la planète. À la suite de la Révolution de Svlasta, téléguidée par Nigel Sheldon, la planète est entrée dans une société bolchevique avec des souhaits d'égalité mais un fonctionnement basé sur la surveillance et la terreur, justifié par la menace des Fallers. Dans ce livre, la société est divisée en plusieurs factions. Il y a les humain-e-s, les membres du PSR chargés de chasser les Fallers et les traitres et les Eliters qui sont des humain-e-s avec des capacités avancées activées après la sortie du Vide. Le fonctionnement de cette société, paranoïaque et qui veut garder un équilibre à tous prix, est assez logique face à la menace mise en avant par l'auteur. Celui-ci semble avoir pris le temps de se renseigner un peu sur les sociétés dites communistes. Il faut particulièrement attention au fonctionnement bureaucratique, au fichage et à la surveillance constante de tous les individus considérés comme dangereux pour l'ordre.

Ce second tome possède aussi un problème important. La fin du premier tome me donnait l'impression que le récit allait se concentrer sur deux personnages féminins majeurs. Paula Myo, enquêtrice provenant du Commonwealth, et Kysandra. Cette dernière a passé l'entier du premier roman dans une posture d'élève face à Nigel. Bien qu'elle gagne en importance dans cette suite, elle devient un personnage mythique que le gouvernement traque, elle n'est que rarement présente pendant une bonne moitié du récit. L'auteur décide de créer un nouveau personnage masculin : Chaing capitaine du PSR. Ce dernier est un jeune homme récemment monté en grade prêt à tout pour défendre la population contre les Fallers. En gros, c'est un Svalsta un peu paranoïaque. On retrouve donc, une troisième fois, le récit d'un jeune homme qui comprend que sa société doit changer pour survivre mais, cette fois, il ne devient pas le dirigeant. Bien pire est le rôle de sa collègue et amante : Jenifa. Elle est décrite comme impitoyable, cruelle et elle ne cherche qu'à devenir plus forte. Au fil du récit elle devient de plus en plus fanatique jusqu'à mettre en danger l'humanité pour s'attaquer aux Eliters. Mais ce qui m'a posé le plus de problèmes est son usage du sexe, écrit par un homme. Jenifa use du sexe comme d'un moyen de domination pour soutirer des informations de la part des hommes. On a donc un personnage féminin régulièrement décrit pour ses prouesses sexuelles puis que l'auteur montre comme dangereuse car elle en use comme un moyen de gagner en pouvoir. Cela devient pire quand on apprend que cette méthode lui a été apprise par sa mère. Si l'auteur ne voyait pas comment écrire Jenifa autrement il aurait mieux fait de la laisser de côté.

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*** Le roman répond aux questions laissées en suspens sans être original. Mais je déplore la manière dont Hamilton écrit les personnages féminins et ne semble pas être capable de créer un roman sans avoir un personnage masculin comme conducteur du récit.
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Image : Éditeur

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04/08/2018

Chronicle of the Fallers 1. The abyss beyond dreams par Peter F. Hamilton

Titre : Chronicle of the Fallers 1. The abyss beyond dreams
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Pan books 2014
Pages : 687

Après la guerre contre les Primes l'humanité est devenue encore plus puissante, une des forces les plus importantes de la galaxie au point d'être invité par les Raiel dans la lutte contre l'ennemi le plus implacable de la voie lactée : le Vide. Mais l'humanité a aussi compris qu'elle ne pouvait pas risquer une nouvelle fois la possibilité d'une extinction. Alors que le Commonwealth se modifie de plus en plus, créant une nouvelle culture dont les membres se préparent à un changement de forme d'existence, d'autres humain-e-s décident de créer des vaisseaux trans-galactiques chargés de créer de nouvelles colonies humaines. Certains de ces vaisseaux sont attirés dans le Vide, comme la trilogie du Vide le montre. Face à cette nouvelle information. Les Raiels se tournent vers Nigel Sheldon afin de monter une mission interne au Vide. Mais au lieu de la planète que toute l'humanité connait Nigel s'écrase sur Bienvenido, une planète humaine mais soumise à un assaut constant de la part d'une espèce alien capable de prendre forme humaine.

SPOILERS

J'apprécie toujours autant Peter F. Hamilton, bien que je n'aie pas lu l'entier de son œuvre. Mais c'est par hasard que j'ai aperçu ce premier tome. J'étais un peu surpris et je me demandais ce que Hamilton pouvait bien montrer de plus concernant le Vide alors que sa trilogie précédente répondait à beaucoup de questions. L'auteur préfère, et c'est une bonne chose, changer de perspective en changeant de planète. Bienvenido est hostile, scientifiquement un peu plus avancée et gouvernée par une dictature héréditaire. Face à cela, il décrit un jeune officier fanatique dans sa lutte contre les Fallers qui devient, petit à petit, le chef d'une armée révolutionnaire. Enfin, il fait venir Nigel Sheldon, dont l'absence de la trilogie du vide était surprenante.

Malheureusement, je n'ai pas l'impression que ce livre soit très utile. Le début est très réussi. On observe le stress et la peur de personnes entrées sans le souhaiter dans un univers aux règles différentes. On suit une petite équipe qui rencontre les Fallers et qui est victime de leurs attaques. Mais dès que l'on passe ce point du livre, l'introduction, les intrigues sont bien plus proches de ce que l'on connait déjà. Peter F. Hamilton nous fait suivre un jeune homme talentueux qui essaie de monter les échelons du gouvernement. Mais là où le héros de la trilogie du vide le fait de manière légale celui de ce livre décide de mettre en place une révolution sanglante. Dans les deux cas il y a lutte contre un gouvernement corrompu et placide. Mais l'évolution d'Edeard, telle que décrite par Hamilton, prend le temps de montrer le changement de ses méthodes. Dans ce nouveau livre, ce changement est brusque. On ne comprend pas pourquoi ni comment une personne considérée comme un héros devient un fanatique enragé par la paranoïa. Malheureusement, l'intrigue est beaucoup moins bien écrite.

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*** Loin d'être le meilleur roman de Peter F. Hamilton il reste intéressant dans le cadre plus large de la saga du Commonwealth.
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Image : Éditeur

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