21/10/2011

Millénium 3: La reine dans le palais des courants d'air / Luftslottett som sprängdes (C'est la lutte finale!)

Titre: Millénium 3: La reine dans le palais des courants d'air (Luftslottett som sprängdes)9782742770311.jpg
Auteur: Stieg Larsson
Traducteurs: Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Éditeur: Actes Sud 2007 (2007 édition originale)
Pages: 710

Eh bien voila c'est terminé. Nous n'aurons plus de suite aux aventures de Lisbeth et de Mikael. Ce tome marque la lutte finale de ces deux personnages. Comme je l'ai dit dans la note précédent les tomes 2 et 3 sont incontestablement lié. Mais là ou le tome 2 nous montrait l'enquête de police et le déluge médiatique transparent autour de Lisbeth le tome 3 nous montre une aventure très différente. En effet, Lisbeth est capturée et soignée dans une chambre d'hôpital. Mais rien n'est terminé. Il faut préparer le procès qui ne peut qu'avoir lieu. Et ceux qui doivent se préparer ne sont pas tous des amis de Lisbeth. C'est donc un jeu secret et tacite qui se met en place entre, d'une part, les amis de Lisbeth journalistes et policiers et ses ennemis cachés dans l'ombre de la police secrète. Une ombre tellement sombre que personne n'a connaissance de leur existence. Mais que se passerait-il si on les dévoilait? Que se passerait-il si Lisbeth parlait? Certains ont tout à perdre.

J'avais beaucoup apprécié le tome précédent mais sa fin était très frustrante. Heureusement, je n'ai pas du tout été déçu par ce troisième tome. Il faut dire que j'ai toujours aimé les histoires, réelles ou fictionnelles, qui voient une police secrète se faire démanteler et ses agissements examinés. Il faut dire que je me suis toujours méfiés de ce type d'institutions que je trouve, par essence, dangereuses pour la démocratie et le respect des Droits Humains et constitutionnels. C'est pourquoi je souhaiterais un contrôle intense de la part des citoyens sur tout ce qui ressemble, de près ou de loins, à un service secret. Et je suis vraiment servi dans ce tome puisque, à mon avis, son propos principal est ce même danger. En effet, on nous donne l'histoire d'un service constitué secrètement à l'interne de la police secrète et qui se permet des actes illégaux sans avoir à en référer à quiconque. Comme l'un des personnages le dit dans le livre: c'est un véritable coup d'état. Mais alors, que faire quand des membres d'une institution censée protéger la démocratie et les citoyens (et non pas protéger l'état qu'on ne l'oublie pas) deviennent eux-même un danger pour les citoyens et la démocratie? Ou se place la limite entre une activité difficile et un crime d'état? C'est cette question que l'on peut se poser suite à la lecture de ce tome. Mais, surtout, comment dénoncer de telles pratiques? La réponse donnée par l'auteur est assez simple: un pouvoir judiciaire fort capable d'examiner n'importe quelle institution en cas de doute et une presse critique et n'hésitant pas à investiguer. On peut malheureusement douter que la presse soit aussi capable que l'espère Larsson. Quant à l'institution judiciaire, elle doit avoir des soupçons avant de pouvoir agir et un groupe secret peut très bien ne pas être soupçonné quand on ne connaît ni ses activités ni son existence. D’où le danger.

image: Éditeur

15:34 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : millénium, complot, média, police, police secrète | | | |  Facebook

19/10/2011

Millénium 2: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette / Flickan som lekte med elden (boom, son coeur fait boom!)

Titre: Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Flickan som lekte med elden)9782742765010.jpg
Auteur: Stieg Larsson
Traducteurs: Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Éditeur: Actes Sud 2006 (2006 édition originale)
Pages: 652

Après prés de 20 jours sans nouvelles je peux enfin parler du second tome de la saga de Stieg Larson. Ce n'est pas que je n'avais pas envie de lire cette suite mais une rentrée signifie souvent que l'on va avoir quelque chose à travailler qui n'a pas de rapport avec un roman que l'on souhaite lire pour soi. Lisbeth c'était enfuie. Elle avait vu Mickael au bras d'Erika et elle a préféré sortir du pays pour voyager et changer un peu. Mais, un jour ou l'autre, il faut rentrer. En se mettant au point sur les activités que ses connaissances ont eue durant son absence elle apprend deux choses: premièrement son tuteur n'est pas très nette et deuxièmement Mickael prépare une nouvelle explosion médiatique. Mais les enquêteurs qui s'en occupent vont un peu trop près d'un secret gardé depuis des décennies. C'est pourquoi Lisbet, si discrète, se retrouve du jour au lendemain à la une des journaux sous la forme d'une suspecte plus que dangereuse. Une course entre cinq groupes se lance: la police fait tout pour trouver Lisbeth qu'elle dépeint comme une folle, Mickael cherche ceux qu'il pense être les vrais tueurs, Milton Security tente d'aider la police surtout pour disculper Lisbeth, cette dernière cherche à venger ses amis et à trouver qui sont les personnes qui la mettent en si mauvaises postures et ces mêmes personnes tentent d'effacer leurs traces. En gros, cette enquête démarre mal et ne pourra que devenir de plus en plus bordélique.

Je dois le dire tout de suite, sans faire aucune révélation, si vous ne vouliez pas lire le troisième et dernier tome vous déchanterez vite. L'intrigue est si vaste qu'elle ne peut tout simplement pas se conclure sur un seul tome mais je n'en dirais rien. Je vais plutôt parler de l'aspect médiatique (et policier) du livre. En effet, le premier tome se concentrait sur le journalisme économique et les agissements plus qu'incertain d'un certain groupe que l'on pourrait identifier aux traders. Ce second tome se concentre sur la police et le journalisme au sens général du terme. Dans un premier temps, nous nous trouvons spectateur d'une enquête policière qui, très rapidement, fait des conclusions sur des bases importantes mais qui ne sont pas des preuves directes. On se rend rapidement compte que ceci est lié à une possibilité de faire de l'affaire Lisbeth Salander un tremplin politique important. Les médias et certains témoins ne tardent pas à prendre à leur compte ce que pense la police et à délirer sur le sujet. Le livre, en grande partie, nous montre comme les journaux perdent tout sens critique. Au lieu de réfléchir sur les mobiles, la manière dont est menée l'enquête ou sur la société de manière générale ils lancent des rumeurs, des titres racoleurs et détruisent des vies dans le but de vendre. C'est ainsi que l'on se trouve en face de journalistes parlant sans connaître et disséquant la vie difficile d'une femme dans le seul but de trouver de quoi faire le scoop. Ces méthodes ne sont pas si lointaines que certaines que l'on connaît dans certains journaux suisses que je ne nommerais pas. Ce sont surtout des erreurs qui apparaissent quand le journalisme perd sa place face à la nécessité de vendre et, donc, de faire de l'argent.

Image: éditeur

15:48 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : millénium, complot, médias, police | | | |  Facebook