27/09/2013

Battlestar Galactica: Blood and Chrome

Battlestar Galactica fut l'une des premières séries que je suivis vraiment. Lors de ces années de découvertes j'entrais avec passion dans l'équipage du Galactica pour suivre ses tentatives de survie après une apocalypse engendrée par les Cylons. La série principale ayant été volontairement limitée à quatre saisons mais les fans en demandant plus les producteurs avaient décidés de nous emmener sur les Colonies avant la première guerre contre les Cylons durant leur mise au point. Nous découvrions l'histoire de la famille Graystone qui possédait la compagnie responsable de la mise au point des robots et les Adama empêtrés dans la mafia locale. Cette seconde série, Caprica, ne dura qu'une seule saison. Cette fois il a été décidé de nous emmener en plein dans la première guerre.

Blood and Chrome débute alors que la guerre dure depuis 10 ans. William Adama vient de quitter l'académie de pilotage et prend ses quartiers dans le dernier cri des Battlestars: le Galactica. Bien qu'il pense être assigné à un viper immédiatement il est très déçu d'apprendre qu'il devra faire équipe avec un copilote peu patient pour emmener une scientifique sur l'une des colonies à l'aide d'un Raptor. Mais cette mission qui devait se dérouler sans accroc change vite pour devenir une course contre la montre avec les Cylons.

Ce film qui était censé être le pilote d'une nouvelle série - annulée - n'est pas totalement inintéressant. En fait on sent une future série qui aurait pu avoir du potentiel. Mais celui-ci est tout de même remplit d'un grand nombre de problèmes. Les personnages, par exemple, sont particulièrement stéréotypés. Que ce soit le jeune Adama soldat parfait, le copilote lâche et qui hurle qu'il veut stopper la mission toutes les 5 minutes ou encore la scientifique pleine de mystères. Il me fut très difficile de créer un semblant d'attachement émotionnel envers ces trois personnages et c'est à peine si je souhaitais leur survie. Mis à part cela le pilote nous offre une intrigue peu intéressante, bâclée et qui se termine trop abruptement pour être cohérente mais qui offre un début d'idée sur la vie militaire. Cette intrigue ne réussit à continuer que lorsque des batailles ont lieu. Heureusement ce dernier aspect est très réussi et autant les décors que les effets spéciaux sont magnifiques. Je me suis souvent pris à admirer le paysage pendant que le trio accomplissait son rôle sans grand intérêt. Ce film est aussi le moyen de faire honneur à la série principale en nous montrant à nouveau le Galactica dans toute sa splendeur et j'avoue que ce dernier m'avait manqué.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Intrigue bâclée et personnages inintéressants. Il n'y a que deux choses qui sauvent ce film: La beauté des décors et le Galactica.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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08/11/2011

Caprica (qu'est ce que la vie?)

Je reste un fan de Battlestar Galactica dont j'apprécie beaucoup le traitement visuel et thématique bien que cette série soit résolument militariste et conservatrice. C'est donc assez naturellement que je me suis intéressé au spin off: Caprica. Battlestar Galactica se déroulait après la première guerre contre les Cylons, ses machines qui se sont rebellées contre l'humanité, et nous montrait comment une société en exil tentait de survivre et de retrouver l'espoir. Caprica nous emmène 50 ans auparavant. Les Cylons n'ont pas encore été inventé mais Graystone, fondateur de l'une des plus grandes industries des 12 colonies, fait partie de ceux qui tentent de développer les robots. Les Colonies, d'ailleurs, ne sont pas encore unies mais se combattent où sont rivales. Nous nous trouvons, plus précisément, sur Caprica l'une des colonies les plus prospères. Rien ne semble mettre en danger la tranquillité de ses citoyens ni de la famille Graystone et de la famille Adama. Mais la fille de Graystone, Zoé, meurt dans l'explosion d'un train revendiqué par une frange religieuse extrémistes: des monothéistes. Les Graystones et les Adamas vont tout faire pour connaître la réalité et, peut être, faire revenir à la vie leurs enfants? Les Colonies sont sur le point de connaître un bouleversement majeur.

Caprica n'aura duré que le temps d'une seule et unique saison par manque d'audience. Je dois avouer que je trouve cela dommage car cette série avait un certain potentiel. J'ai beaucoup apprécié de pouvoir entrer dans la société d'avant la guerre contre les Cylons. Cette entrée permet tout de suite de voir quel est le message de la série, un message connu par ceux qui ont vu Battlestar Galactica en entier. ce message c'est celui de la chute morale d'une civilisation. C'est dans ce sens que l'on peut comprendre le monde virtuel auquel on accède via les holobands. Les mondes virtuels y sont sans morales. En effet, on peut tuer, violer, détruire sans risques. C'est, d'ailleurs, la principale accusation de Zoé. Un second thème important est celui de l'ethnie. Il faut bien se souvenir que nous nous trouvons avant l'unification des colonies. Bien que Battlestar ait, en partie, traité ce thème vie les sagitarons et l'organisation sociale de la société coloniale l'ethnie n'avait pas la force qu'elle a dans Caprica. En effet, les relations entre planètes sont tendues par des guerres et des racismes mutuels. Les différentes sociétés ont chacune une culture propre qui diffère fortement des autres. Et, bien entendu, il y a la question de la religion. Encore une fois, celle-ci est placée au centre de la société puisque les combats que nous retrouvons dans la série ont avant tout un motif religieux. Mais Caprica est aussi un bon moyen de comprendre d’où viennent les Cylons et leur technologie. Pour cela c'est le dernier épisode qui est le plus important et qui permet de se faire une idée de ce que des saisons prochaines auraient pu être. Comme je le disais, cette série avait du potentiel sans mais sans avoir pu devenir révolutionnaire dans son traitement.

Image (qui refléte particulièrement bien l'aspect religieux de la série): site officiel

 

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