02/07/2017

Raven par Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves

Titre : Raven
Auteurs : Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves
Éditeur : DC 10 mai 2017
Pages : 144

Ce tome contient Raven (2016) 1-6. Raven est une membre des Teen Titans. Une héroïne au passé difficile car son rapport envers sa famille est loin d'être parfait. C'est rarement le cas quand son père est un démon et sa mère une adoratrice. Mais elle fut élevée afin de ne pas tomber dans le côté sombre de son caractère et, plus âgée, elle devint une héroïne. Malheureusement, les Teen Titans se séparent après des évènements sombres (que je ne connais pas). Les membres du groupe vont tous dans leur propre direction. Raven décide de retrouver sa famille : des personnes qui croient en un dieu chrétien. Pour mieux s’assimiler elle décide d'entrer dans l'école et de vivre la vie la plus normale possible. Mais sa nouvelle ville est rapidement liée à des disparitions étranges qui touchent les écoliers.

Depuis Teen Titans la série animée j'apprécie beaucoup Raven (ainsi que Starfire). C'est un personnage que je ne connais pas dans les comics mais qui m'intéresse beaucoup. Après avoir lu quelques critiques, j'ai décidé de me lancer dans la minisérie qui fait le lien, si j'ai bien compris, entre la fin de Teen Titans new 52 et Rebirth. Je n'ai donc aucune idée de ce qui s'est déroulé auparavant et je ne connais pas encore Rebirth. Mais la série peut se lire sans trop de problèmes et elle a l'avantage d'être terminée.

Assez logiquement, me semble-t-il, la question principale de la série est l'identité. Raven a vécu dans beaucoup d'endroits et son retour vers sa famille est un moyen, pour elle, de retrouver une parcelle de son identité humaine. Il est normal de la placer dans une école et ses réactions aux interactions sociales que cela implique sont drôle et en accord avec le personnage, du moins de ce que j'en sais. Il est dommage, mais compréhensible vu la longueur de la série, que cet aspect ne soit pas assez mis en avant et développé au profit du combat qu'elle doit mener.

Ce combat, spoiler alert, est celui d'une adolescente élevée dans le contrôle de ses émotions face à un être qui se nourrit des émotions incontrôlées des personnes vivantes. C'est une idée intéressante qui fonctionne bien avec Raven. Les victimes sont décrites comme seules, perdues dans leur souffrance individuelle. Durant tous les épisodes, Raven est montrée essayant de se lier à elleux afin de leur prêter sa capacité à résister. C'est, à mon avis, fondamental. Ce que cette intrigue montre est la force du collectif face à une menace inconnue. Ce n'est que lorsque les personnages décident de se relier pour s’entre-aider que la lutte devient possible de manière positive et que Raven peut enfin vaincre. La résolution, un peu rapide tout de même, est parfaitement logique. Sans être parfaite la série fonctionne bien et l'on ne peut qu'être déçu qu'elle n'ait pas eu plus de temps pour construire ses bases et créer une menace plus substantielle au lieu d'une menace abstraite car jamais réellement expliquée.

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**** Parfaite ? Non. Mais j'apprécie le personnage, je trouve l'intrigue logique et donc j'ai bien aimé ma lecture
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Image : Éditeur

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12/06/2017

Wonder Woman

De nos jours, Diana vit à Paris et travaille au Louvre. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Une photo, en particulier, prouve que Wonder Woman s'est impliquée dans la Première Guerre Mondiale. Mais quelle est l'histoire derrière cette image ? Il y a longtemps, Wonder Woman fut entrainée par les plus grandes guerrières de son île. Elle devait devenir la meilleure de toutes afin de suivre la mission des Amazones : protéger le monde de la guerre. Après des années d'entrainement, un avion s'écrase sur l'île. L'événement est sans précèdent. Plus surprenant encore, le pilot est un mâle. Ce dernier, Steve Trevor, explique que le monde extérieur est entrainé dans une guerre sans fin. Les armes les plus destructrices sont utilisées. Hommes, femmes, enfants ne sont pas à l'abri. Pour Diana sa mission est claire. Une telle guerre ne peut qu'être l’œuvre d'Arès. Elle doit se rendre dans le monde des hommes et détruire Arès.

Attention ça va spoiler.

Après le critiqué Man of steel, le bancale Batman V Superman et l’horreur que fut Suicide squad Wonder Woman est l'espoir pour l'univers DC. Alors que la plupart des annonces donnent l'impression que DC ne sait pas comment lancer ses films Wonder Woman a réussi à incarner la possibilité de réussir à faire un film. Oui, nous en sommes au point de se demander si DC est capable de créer des films. Wonder Woman est une réussite. Une réussite classique qui ne prend pas les risques de Batman V Superman mais une réussite.

Il y a plusieurs aspects que j'ai apprécié dans ce film. Les chorégraphies des Amazones sont magnifiques. La scène du No Man's Land est épique et les dialogues sont souvent savoureux. Mais un point que j'ai particulièrement apprécié est l'effort de contraste entre le monde des Amazones et le monde des Humain-e-s. Les Amazones vivent sur une île qualifiée de paradis. On nous montre un peuple cultivé qui semble vivre en harmonie avec la nature, les divinités et l'humanité. Tout est vert ou chaud. L'entrainement des Amazones est guerrier mais pour se préparer et non pour lancer une guerre. Le monde des hommes s'incarne par Londres. La ville est grise, polluée. Cet aspect continue dans les tranchées. Les humain-e-s vivent en guerre contre elleux-même et contre le monde. C'est ainsi que d'une île en harmonie, qui ne semble pas connaitre une forte pudeur ni une division en classe sociale importante. On passe à une ville divisée entre classes, entre nations et entre hommes et femmes, visible dans les vêtements et le comportement masculine face à Diana.

Le film met aussi en contraste la guerre et l'amour. La guerre, pour Diana, est d'abord une histoire. Une fable belle emplie de bravoure. Un combat pour ce qui est juste. Cela me rappelle un peu les écrivains qui faisaient l'apologie de la guerre avant d'être impliqué dans les tranchées. Diana est fascinée mais elle ne connait pas réellement la véritable guerre. Elle est naïve à cause de cela. Ce film est un moyen de casse cette naïveté en la confrontant à une guerre dans laquelle il n'y a pas de bons ou de mauvais côtés mais seulement des personnes qui meurent. Ce qui mène au climax vers la fin du film lorsqu'elle croit avoir enfin détruit Arès mais que la guerre continue. Diana réalise soudainement que le mal ne s'incarne pas simplement dans un être mais existe partout. Que, peut-être, personne ne mérite la compassion et l'amour. Cependant, ces deux émotions sont nécessaires. Il n'est donc pas surprenant, et même logique, que Diana ne puisse vaincre qu'en usant de son amour et de sa compassion pour les humain-e-s. Bien que l'amour avec Steve Trevor soit un peu difficile à croire - on a l'impression que Diana ne l'aime que parce que c'est le premier homme qu'elle voit tandis que Steve aime Diana parce qu'elle est belle - la compassion est utilisée à plusieurs reprises pour expliquer les actions de Diana. La scène du No Man's Land existe à cause de la compassion de Diana.

Il est malheureusement dommage que la fin soit, selon moi, ratée. Durant tout le film Diana est convaincue qu'un général allemand, Ludendorff. Ce dernier est montré comme un jusqu’au boutiste qui ne souhaite que la guerre même si des innocent-e-s en souffriront. Lors d'une scène il n'hésite pas à bombarder un village civil afin de tester une nouvelle arme. Je craignais que les allemands soient, encore une fois, utilisés comme vilains génériques alors que la Première guerre mondiale n'est pas aussi simple. Heureusement, le film retourne la situation en révélant que Arès n'est pas un général allemand mais un lord anglais, moustachu et en costume. La confrontation entre Arès et Diana est très réussie lors de cette partie. Arès ne se bat pas, il parle. Arès ne peut pas être confronté, il est une ombre. Arès ne fait pas la guerre il murmure, influence, et laisse l'humanité décider. À mon avis, cet aspect est fondamental. Arès ne veut pas détruire, il veut prouver que l'humanité est maléfique en la laissant se détruire seule. Lorsque Arès enfile une armure et décide de se battre tout ceci disparait pour une scène générique en CGI. Ce qui fonctionnait parfaitement quelques minutes auparavant, un petit homme gris moustachu parfaitement poli, devient ridicule (en particulier la moustache sous l'armure). Les scènes de combat qui terminent le film ne sont qu'une salade d'effets spéciaux, longues et sans intérêts. Cette fin illustre un problème récurrent dans les block buster : privilégier le spectaculaire, l'image épique, à l'écriture dans une intrigue logique et pensée. Le final enlève toute sa force à Arès et j'aurais préféré le voir lentement disparaitre dans l'ombre, annonçant par-là que la guerre ne peut être tuée mais seulement temporairement arrêtée (et, en plus, cela aurait pu lancer une quête des origines et des divinités pour Diana).

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**** Le meilleur film DC dans l'univers qu'illes souhaitent lancer. Certes, ce n'est pas compliqué et Wonder Woman reste classique.
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Image : Site officiel

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08:57 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wonder woman, dc | | | |  Facebook

03/06/2017

Teen Titans: The Judas contract

Les Teen Titans sont une famille. Des enfants et des jeunes qui ont tout perdu ou qui ont besoin d'un lieu dans lequel vivre en sécurité. Dernièrement, l'équipe a accepté l'entrée de Terra. Une jeune femme capable de manipuler la terre et la roche. L'équipe est toujours aussi compétente et s'intéresse grandement à une église dont les activités semblent plus proche du terrorisme que de la religion, HIVE. Dans cette guerre plusieurs bases de HIVE sont détruites. Il n'en faut pas beaucoup plus pour persuader son dirigeant, brother Blood, d'engager Slade Wilson. Mais le but n'est pas simplement de s'attaquer aux Titans. Slade et Blood ont un plan bien plus élaboré qui pourrait détruire les Titans.

Ce nouvel animé prend part dans la continuité actuelle des films d'animation DC. On retrouve donc plusieurs personnages déjà connu et leurs relations ne sont pas une surprise. Damian est toujours aussi drôle et j'aime ses répliques face à Dick Grayson. On en sait un peu plus sur Beast Boy et Beetle mais encore trop peu pour vraiment s'y intéresser. Par contre, la relation entre Starfire et Dick Grayson est précisée. Là aussi, on retrouve plusieurs dialogues assez drôles et je commence à douter de la "naïveté" de Starfire. Les scènes d'actions sont réussies. Le film ne perd pas de temps et on entre rapidement dans les combats et l'intrigue.

Malheureusement, il est dommage que le film mette en scène une relation très toxique entre Terra et Slade Wilson voir avec Beast Boy. Ce dernier, dans une scène, enserre Terra et tente de la forcer à donner un baiser, ce qui est clairement un abus lié à l'usage de la force physique. C'est très problématique et il aurait été de bon ton de mettre en question ce comportement encore trop souvent accepté de nos jours. Mais le pire est Slade Wilson. Lors d'une scène on nous montre Terra en nuisette et maquillée qui drague ouvertement Slade. Le problème n'est pas Terra mais Slade. Selon le film, il existe une relation sexuelle entre les deux personnages (même si celle-ci n'est jamais montrée). Mais Terra est une jeune adolescente, orpheline, tandis que Slade est un adulte qui contrôle la vie de Terra depuis qu'il l'a recueillie. Il est très problématique de considérer comme normale une relation entre un adulte, qui fait figure de parent, et une jeune femme encore adolescente. Jamais le film ne remet en question cette relation. Au contraire, les scénaristes insistent à plusieurs reprises sur son existence. Je ne sais pas si les scénaristes n'ont pas compris ce qu'ils ont écrit ou non mais j'ai peu apprécié ces scènes qui, je pense, n'auraient pas dû exister.

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** Bien que le film ne soit pas mauvais et même plaisant il est amoindri par une scène d'abus et la mise en place d'une relation toxique entre deux personnages, sans aucune remise en cause.
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Image : Site officiel

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02/06/2017

Nightwing vol. 1: Better than Batman par Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing vol. 1: Better than Batman
Auteurs : Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 25 janvier 2017
Pages : 168

Ce volume 1 contient nightwing rebirth 1, Nigtwing 1-4 et Nightwing 7-8. L'intrigue se déroule après Grayson donc attention aux spoilers.  Nightwing est mort, son identité révélée au monde entier. Il est donc devenu, sur la demande de Batman, un agent de Spyral chargé d'étudier cette agence d'espionnage et de la faire tomber. En tant qu'espion il était connu sous le nom de Grayson ou encore d'Agent 37. Mais les choses changent. Et, après le succède de sa mission, Dick Grayson décide de reprendre son identité secrète, malgré les difficultés que cela implique. Mais Dick Grayson n'est pas tiré d'affaire. En effet, le parlement des Hiboux, une émanation internationale de la cour des Hiboux de Gotham, piège Grayson et le force à travailler pour elleux. Son identité est maintenant aux mains d'une élite riche et meurtrière. Mais Grayson a un plan.

J'ai bien aimé Grayson, dont je n'ai toujours pas la fin, et je fais plutôt confiance au scénariste Tim Seeles. Après avoir regardé les sorties sous le label Rebirth j'ai souhaité lui faire confiance et me lancer dans sa série Nightwing qui reprend exactement après Grayson. Le thème principal de ce volume est l'identité. En effet, depuis un grand nombre de numéros Nightwing, alias Dick Grayson, ne possède plus son identité. Celle-ci lui a été volée puis il l'a abandonnée au profit d'un travail dans les ombres en tant qu'espion. Dick Grayson n'est plus vraiment lui-même. Ce retour au costume classique ainsi qu'à son identité de héros lui permet de tenter de retrouver ce qui fait ce qu'il est. Cependant, là aussi, son identité est utilisée et corrompue par un groupement. De ce point de vue, il est intéressant que le partenaire de Grayson, Raptor, soit si intéressé par l'importance des noms et des marques au point d'en faire une sorte de philosophie.

Mais ce tome parle aussi de la division entre criminel et héros. Un héros est censé faire respecter la loi et protéger les innocents. Cependant, n'est-il pas parfois nécessaire de violer la loi dans le but de faire justice ? La question est au centre de ce volume qui place Grayson face à un groupement élitiste puissant et sans remords. Doit-il agir immédiatement ou prendre le temps de mieux connaitre son ennemi afin de le faire tomber définitivement au prix de la souffrance de personnes innocentes. Face à ce problème de conscience Batman incarne le respect de la loi, malgré son statut de héros qui fonctionne en dehors du système, tandis que son partenaire Raptor incarne la nécessité de violer la loi pour aider les plus faibles. Il est dommage que cette dichotomie ne soit pas mieux mise en scène et plus réfléchie. L'écriture me semble un peu faible en ce qui concerne ce thème. Cependant, ce premier volume sous le label Rebirth me semble réussit. J'ai apprécié suivre Nightwing et je vais probablement apprécier la suite.

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**** Un premier volume dans la lignée de la série Grayson, bien écrit et drôle.
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Image : Éditeur

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21/05/2017

Young justice Invasion / La ligue des justiciers nouvelle génération saison 2

Il y a longtemps, j'avais pu me procurer la première saison de cette série annulée en 2013. Alors qu'une troisième saison est annoncée pour 2018 j'ai enfin pu regarder la seconde saison. Young Justice s'intéresse aux sidekicks des héro-ïne-s que nous connaissons. La première saison utilisait un petit groupe qui enquête sur les agissements d'une organisation mystérieuse. La série nous laissait avec de nombreuses questions à la fin du dernier épisode de la saison. Cette seconde saison débute avec une ellipse temporelle. 5 ans se sont déroulés et beaucoup de choses ont changé. Des couples se sont brisés et d'autres se sont formés tandis que des identités ont changé. Le plus important est la retraite d'Artemis et de Kid Flash qui préfèrent vivre ensemble en harmonie. Plus important encore, Aqualad a trahi le groupe et accepte d'être le bras droit de son père : Black Manta. Les activités de la Justice League sont fortement mises en question alors que ses membres les plus célèbres sont emprisonnés sur une planète éloignée et qu'une race alien décide de contacter la Terre. Immédiatement, la Justice League enquête et se demande si cette arrivée n'a pas un lien avec les évènements d'il y a 5 ans.

Ce qui rend la première saison sympathique est l'impression de famille dégagée par le groupe. Il y a un petit nombre de personnages dont une moitié se connait depuis des années. Les relations sont complexes et changent durant le déroulement de l'intrigue. Ainsi, on connait très bien l'histoire de chacun-e-s. Dans cette seconde saison, le groupe est beaucoup plus vaste. Il y a de nombreuses équipes formées de nombreux nouveaux personnages dont on ne connait pas immédiatement l'histoire. Fatalement, certains personnages sont laissés de côté tandis que d'autres sont un peu plus construit. Mais, pour pallier à cela, la réalisation place l'intrigue 5 ans plus tard. On essaie dont tout autant de comprendre ce qui est arrivé aux héro-ïne-s que l'on connaissait et qui ont changé. Pour moi, le changement le plus important est celui de Miss Martian qui passe d’une jeune adolescente un peu naïve a une jeune femme sûre d'elle-même et extrêmement puissante.

Ce qui fait le charme de la première saison est aussi l'intrigue. On suit une enquête sur le long terme dont on ne connait pas immédiatement les tenants et aboutissements. Lors de cette seconde saison, on sait qui sont les coupables mais on ne connait toujours pas leur but. C'est donc une bonne idée de la part des scénaristes de construire sur la première saison pour expliquer la seconde. On apprend que la Terre est maintenant au centre de l'attention de l'univers ce qui attire plusieurs races aliens dont les buts ne sont pas pacifiques. Bien que l'intrigue soit parfois un peu précipitées, j'ai apprécié son déroulement. On éloigne la Justice League, on crée un contact désastreux avec une race pour, ensuite, introduire une autre qui, elle, prend contact pacifiquement en suivant les canaux diplomatiques. Mieux encore, l'intrigue joue sur les secrets de la Justice League, tout comme elle jouait sur les secrets lors de la première saison, pour expliciter la perte de confiance du public envers ses héro-ïne-s. À mon avis, la seconde saison est un peu plus faible que la première mais reste une réussite et je me réjouis de découvrir la troisième.

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**** Une seconde saison dans la continuité de la première et qui ose créer de nombreux changements parfois risqués.
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Image : Allociné

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16/05/2017

Justice League Dark

Le Hall de la Justice est mis en fonction. La Justice League fonctionne parfaitement et s'est un peu agrandie avec quelques membres en plus voir des remplaçants. Individuellement, les différents héro-ïne-s qui la compose sont tous et toutes en pleine possession de leurs moyens et agissent avec la justice pour soutenir la loi et s'attaquer aux criminel-le-s ou simplement aider. Mais, depuis peu de temps, de simples citoyen-ne-s qui, normalement, ne violent pas la loi se mettent à agir de manière étrange. Des meurtres sont commis, des suicides ont lieu et personne ne comprend ce qui arrive. Mais tout le monde dit la même chose : des monstres les ont attaqués et illes n'ont fait que se défendre. La Ligue pense que la magie pourrait être à l'œuvre mais Batman n'y croit pas. Cependant, il se retrouve embarqué dans une quête pour trouver un maitre de la magie : John Constantine. Petit à petit, il va l'aider à résoudre les attaques et découvrir un mal qui date de plusieurs siècles.

Jusqu'à maintenant, j'ai plutôt apprécié les films animés de l'univers partagé malgré beaucoup de simplisme. Mais ça fonctionne bien et c'est assez plaisant. Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé ce film. Le premier problème est Batman. Le film précèdent, on l'observe aux prises avec un démon. Dans ce film, il nie toute existence de la magie. Ce n'est tout simplement pas logique. Mais, surtout, il est totalement inutile. Il se contente de suivre et de sortir un gadget de temps en temps. Il aurait très bien pu ne pas être présent. Il aurait été bien plus intéressant de réunir plusieurs mages de l'univers DC en dehors du groupe de la Justice League. En l'occurrence, cette Justice League Dark n'est qu'un ersatz sans intérêts.

Le problème tient aussi en l'intrigue. J'ai, personnellement, un problème avec la magie dans les œuvres de fiction. Trop souvent, c'est un moyen simpliste de résoudre un problème compliqué. La magie, son fonctionnement et ses limites, ne sont pas forcément explicitées et cela crée une résolution à la Deus ex Machina. Une résolution que l'on retrouve ici puisque le grand méchant passe de quasi dieu sur Terre à un mortel qui peut être vaincu par Constantine. Pourquoi n'y a t'il aucuns couts ? Ou se trouvent les règles ? De plus, l'intrigue n'existe tout simplement pas. On suit un petit groupe de personnages dont la moitié disparaissent rapidement ou ne sont pas assez présentés pour que l'on s'intéresse. Le film est une suite de combats de magie sans intérêts et l'on se demande pour quelle raison on parle d'une enquête... Je n'ai donc pas du tout aimé ce film.

* Sans intérêt.
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Image : Site officiel

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08:49 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : justice league dark, dc | | | |  Facebook

14/05/2017

Justice League VS Teen Titans

Damian Wayne est de retour en tant que Robin. Il accompagne Batman à l'inauguration du Hall de Justice. Mais, un groupe qui se nomme lui-même la Legion of Doom décide de perturber les festivités. La Justice League fonctionne bien et s'occupe sans trop de problèmes des vilain-e-s. Damian, lui, est chargé de prendre soin des civil-e-s. Mais il n'apprécie pas trop ce rôle et décide de se lancer dans la bataille avec des conséquences désastreuses. Il est clair que Damian ne sait pas agir en équipe et la Justice League n'est pas appropriée pour les enfants. Il est donc envoyé dans une autre équipe qui permet de donner une maison à des personnes qui en ont besoin : les Teen Titans sous la direction de Starfire. Le contact est loin d'être facile avec un Damian qui n'est pas très sociable et particulièrement arrogant. De plus, Damian est très intrigué par Raven et ses secrets. Des secrets qui pourraient expliquer pourquoi la Justice League agit si bizarrement.

J'ai toujours des craintes avec les histoires de combats entre héros. Souvent, ce sont simplement des personnages qui refusent de discuter lorsque l'opportunité se présente. Heureusement, parfois l'intrigue est un peu plus subtile (mais pas trop, il ne faudrait pas exagérer). Dans le cas présent, l'intrigue est avant tout un moyen de présenter des personnages et de créer une relation entre-elleux. Ainsi, le groupe majeur de ce film est formé des membres des Teen Titans. Je trouve intéressant que, contrairement à la Justice League, ce groupe permet à ses membres d'apprendre et de s'améliorer mutuellement. Les personnages se construisent encore. C'est aussi un refuge pour les personnes qui en ont besoin. J'ai plutôt apprécié Raven et Damian, j'ai moins aimé Blue Beetle et Beast Boy (qui fonctionne bien plus comme le créateur de blagues qu'autre chose).

Bien que le film soit plaisant à regarder il possède quelques problèmes et ces problèmes peuvent être résumé en un seul mot : Starfire. Cette dernière est une alien qui provient d'une planète bien moins prude. Malheureusement, plutôt que d'utiliser ceci pour mettre en question nos catégories et nos normes elle fut souvent écrite comme un fantasme masculin. Une femme très peu vêtue possédant une sexualité très ouverte (ce qui n'est pas mal en soi, le problème c'est que celle-ci est construite pour faire fantasmer des hommes et non comme un choix de la part de Starfire). Ce film possède plusieurs scènes qui fonctionnent de cette manière. À plusieurs reprises, elle est montrée dans des poses suggestives avec la caméra pointant sur des parties très précises de son anatomie. À une autre reprise, la caméra nous donne une vision précise des fesses de Starfire. La réalisation a donc fait le choix de fortement sexualiser un personnage censé être présent pour ses capacités en tant que dirigeante dans un film considéré acceptable dès 12 ans. Pire encore, il est très rare que l'on observe Starfire diriger, elle est mise au second plan par Damian qui prend immédiatement ce rôle sans se poser de questions ni réactions de la part des Teen Titans. N'aurait-il pas été possible, et souhaitable, d'écrire ce personnage et cette intrigue différemment ? J'en suis, personnellement, persuadé.

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*** Sympathique et assez réussi. Mais il y a des scènes sexistes problématiques.
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Image : Allociné

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Batman bad blood / batman mauvais sang

Batman a disparu. Les journalistes se ruent à Gotham pour cet événement et pour le sommet de la technologie mis en place par l'entreprise Wayne. Mais Batman disparu, le crime atteint des sommets inégalés dans les rues. Bien que la police tente de garder le contrôle il semble que jamais le chaos ne fut plus important. La disparition de Batman est assez importante pour faire revenir Damian Wayne de sa retraite dans un sanctuaire. Elle force Nightwing à prendre le costume de Batman et à s'allier à deux nouvelles personnes : Batwoman et Batwing. Les allié-e-s ont fort à faire car il semble que tous les secrets du Batman sont éventés. Mais qui a pu le faire disparaitre et découvrir ces secrets ? Pour quelle raison s'intéressent-illes autant à la technologie Wayne ?

L'univers DC se porte très mal au cinéma (si, du moins, il a commencé à exister...) et un peu mieux en série (malgré un manque de qualité flagrant). Mais, DC a décidé, depuis quelques années, de lancer un univers partagé en film d'animation disponible immédiatement en DVD. Il existe un bon nombre de ces films et certains sont moins bons que d'autre. Il est intéressant de voir que les différents films gèrent bien mieux les relations entre personnages et épisodes que leurs contreparties cinématographiques. Cet animé s'insère dans une trilogie autours de Batman. Le premier nous faisait découvrir Damian et le second jouait sur la tension entre Batman et Damian. Dans les deux cas, la Ligue des assassins joue un grand rôle même sans apparaitre.

Ce dernier film conclut à la fois l'arc de la Ligue et celui concernant la relation entre Batman et Damian. Personnellement, je trouve qu'il réussit à atteindre son but de manière plutôt efficace. Faire disparaitre Batman était une bonne idée. Cela permet de donner plus de place à d'autres personnages tel que Nightwing et Alfred. Mais je suis bien plus heureux de voir arriver Batwoman (qui mérite ses propres films, vraiment). Elle est efficace et drôle. Ses dialogues fonctionnent très bien tout en brisant un tout petit peu le quatrième mur. Batwing est moins intéressant et aurait pu ne pas être présent. Bien que l'idée soit peu développée, le plan de la Ligue n'est pas si mauvais et aurait mérité un peu plus d'attention de la part des scénaristes pour donner quelque chose de vraiment intéressant. Je déplore quelques petites choses qui m'ont agacé. Par exemple, je n'aime pas la justification de Talia. Je n'apprécie pas du tout la version adaptée de l'origine de Batwoman. La version originale, en comics, est bien plus intéressante que ce qui nous a été montré. Mais, globalement, c'est plutôt sympathique.

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*** Une bonne conclusion, ça fonctionne bien mais ça reste très classique.
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Image : Allociné

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10:16 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, bad blood, mauvais sang, dc | | | |  Facebook

27/04/2017

Injustice gods among us: year five volume 1 par Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick

Titre : Injustice gods among us: year five volume 1
Auteurs : Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick
Éditeur : DC 22 février 2017
Pages : 176

Ce tome contient Injustice gods among us: year 5 1-7. La quatrième année était désastreuse du point de vue de l'écriture. Les événements n'avançaient pas, les personnages n'était pas intéressants et les dieux ne servaient à rien sans oublier le gâchis qu'est Wonder Woman. J'avais donc des craintes pour cette années 5. Superman est maintenant l'autorité incontestée sur Terre. Il a vaincu tout le monde et toutes les forces les plus puissantes de l'univers. À la fin de la quatrième année, il a forcé les personnes élues à abandonner leur pouvoir en sa faveurs. Le régime est définitivement en place. Mais, la prison du régime a été brisée. Les prisonniers de droit commun et les prisonniers politiques se sont enfuis. C'est à la fois un danger et une opportunité. Un danger car il faut éviter que le régime échoue dans sa volonté de sécurité absolue. Une opportunité car certaines personnes pourraient être recrutées par le régime. Batman pense exactement la même chose et décide de s'allier à des criminels dont le code interdit de tuer. Et la résistance a bien besoin de quelques troupes.

Depuis que Buccellato a pris les rênes de la série Injustice celle-ci a perdu en qualité. La fin de la troisième année était laborieuse et la quatrième un désastre. Ce début de la cinquième année, la dernière, redonne un peu d'espoir. Il semble que Buccellato sait un peu mieux ce qu'il souhaite faire. Il crée plus de situations et de questions sur le régime de Superman. Cependant, le plus gros problème n'est toujours pas résolu : il semble que personne ne sache comment terminer l'intrigue et faire le lien avec le jeu vidéo. De plus, les personnages sont toujours aussi difficilement caractérisés. Il semble que les auteurs aient du mal à penser que les héro-ïne-s que l'on connait sont devenus des vilain-e-s. Leur identité n'est pas modifiée en conséquence. Wonder Woman continue de chercher la paix, Cyborg ne pose aucune question, Hal Jordan agit toujours en Green Lantern et Flash attend toujours que Superman se sente mieux. Personne ne semble avoir pris conscience de ce qu'illes sont devenu-e-s. Pire encore, les auteurs manquent une fantastique opportunité d'ajouter un peu de réflexion. Superman souhaite créer un monde complètement sûr. Mais que faire de la liberté ? De la démocratie ? Des résistances ? Ainsi, les parents de Superman disparaissent et le passage de pouvoir se fait en dehors de l'intrigue sans jamais tenter de l'expliquer ou de le rendre réaliste. Bref, il y a de trop nombreuses idées qui auraient pu rendre la série bien plus intéressante.

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**** Un petit mieux, mais pas de beaucoup.
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Image : Éditeur

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15/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie par Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie
Auteurs : Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 7 avril 2017
Pages : 168

Ce tome contient Injustice: Gods among us year four 8-12. Le combat contre les divinités continue. Sur les marches du Hall de la Justice les humain-e-s et les anciennes divinités se sont battues. Le fils de Zeus est mort au combat. Ce qui force Zeus à agir. Il supprime les pouvoirs de Shazam, exile Superman et pose un ultimatum au monde : vénérez les dieux de la Grèce et oubliez vos fausses divinités. Mais le monde n'est pas en accord. Les personnes croyantes refusent de suivre l'ultimatum tandis que la Ligue de Justice se cache en Atlantide. L'humanité, elle, se demande si elle n'a pas perdu un tyran pour en retrouver un autre. Dans le même temps, Plastique Man trouve enfin la prison secrète de Superman.

Cette série entre dans des eaux troubles. Depuis quelques temps, il me semble que le scénariste oublie l'histoire qu'il doit conter et essaie de faire d'autres choses. Batman n'est presque plus rien. Son personnage est à peine un fantôme manipulé par les événements et les autres personnages. Superman n'est qu'une brute assoiffée de sang qui ne prend même pas la peine de parler à ses alliés. Tout se passe comme si les auteurs n'arrivaient pas à imaginer faire se battre Batman et Superman. Alors des situations qui imposent une alliance sont créées en oubliant totalement la mise en place du régime de Superman. Ainsi, la fin du tome tombe comme un cheveu sur la soupe. L'Annual, scénarisé par Tom Taylor, est, par contre, de bien meilleure qualité et réussit à remettre en place l'ambiance des premiers tomes tout en se concentrant sur un personnage un peu ridicule et qui, pourtant, fait peur à Superman. On retrouve, enfin, l'impression de tyrannie que crée le personnage de Superman dans cette histoire.

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*** Une qualité en baisse à peine sauvé par un annual très sympathique sur lequel on retrouve l'ancien scénariste.
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Image : Site officiel

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14/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 1ère partie par Brian Buccellato, Bruno Redondo, Mike S. Miller et Juan Albarran

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 4 - 1ère partie
Auteurs : Brian Buccellato, Bruno Redondo, Mike S. Miller et Juan Albarran
Éditeur : Urban comics 17 février 2017
Pages : 168

Ce tome contient Injustice: Gods among us year four 1-7. Lors de l'année 3 Batman a été manipulé par Constantine dans le but d'éliminer Trigon. Loin de s'excuser, Constantine annonçait à Bruce Wayne qu'il existait d'autres moyens de vaincre Superman. Depuis, la résistance se cache sur Terre. Personne ne peut la trouver et elle n'agit plus. La résistance est moribonde alors que Superman est plus puissant que jamais. Bien que presque plus personne ne peut le contester il s'apprête à mener un nouveau combat. Les dieux et déesses de la mythologie grecque décident d'armer les Amazones et de se lancer dans la guerre contre Superman afin de reprendre le contrôle de la terre et de l'humanité. Superman est-il assez puissant pour vaincre une divinité ? Et que fera Wonder Woman face à son peuple ?

Tous les défauts du tome précédent se retrouvent ici. Il n'y a que des scènes sans logiques qui se suivent pour donner un "beau combat" de jeu vidéo sans penser à l'intrigue. Batman se morfond et ne dit rien. Alors oui, il est intéressant de montrer un Batman qui se remet en question. Mais cela n'implique pas de ne rien faire... Pire encore, quand Batman revient personne ne réagit. Renee est totalement gâchée sans aucune raison. Les personnages partent mais reviennent sans même prendre le temps de réfléchir alors qu'une remise en cause des méthodes et du leadership de Batman aurait pu être très intéressant. Pire encore, Wonder Woman réagit comme une idiote sans se rendre compte du piège dans lequel elle se lance. Enfin, la guerre menée par les divinités est simpliste. Les personnages ne font rien puis passent à l'attaque puis attendent à nouveau sans raisons... Ce tome est un gros gâchis scénaristique.

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*** Brian Buccellato n'a aucune idée de comment utiliser les personnages et ne sait pas quelle histoire raconter. Il se contente de remplir des pages automatiquement.
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Image : Site officiel

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12/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 3 - 2ème partie par Tom Taylor, Brian Buccellato, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 3 - 2ème partie
Auteurs : Tom Taylor, Brian Buccellato, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban 8 juillet 2016
Pages : 184

Ce tome 6 contient Injustice: Gods among us year three 7-12 et annual 1. Lors de cette troisième année Batman s'allie à John Constantine afin de vaincre Superman. Pour cela, il accepte de kidnapper Raven et d'accomplir un pacte avec un démon. Malheureusement, d'autres forces magiques sont en accord avec Superman. La créature du marais par exemple mais aussi, et c'est une surprise, le Spectre dont la puissance est presque inégalée. Mais Batman a réussi à placer Superman dans un sommeil magique et son règne en est fragilisé. Le combat n'est pas terminé et l'une des prédictions de Madame Xanadu est accomplie : Wonder Woman est de retour et elle fera tout son possible pour sauver Superman et châtier ses ennemis !

Que penser de ce nouveau tome et de son changement de scénariste ? Personnellement, j'ai beaucoup moins apprécié. Injustice pose la question du pouvoir absolu, de la tyrannie, de la nécessité d'agir en commun et de la résistance. Pour cela, Superman avait été posé comme l'homme bon qui tombe et Batman l'homme mauvais mais moral. Ça fonctionne assez bien malgré l'impression que les tomes enchainent les combats sans vraiment avance. Un problème rendu plus important encore par le fait que l'on connait la fin. On sait que Superman gagne et que seul l'intrigue du jeu vidéo permet à Batman de finalement le vaincre. Le comics est censé nous montrer un processus et non une suite de combats. Malgré tout, ça fonctionnait encore assez bien.

Malheureusement, ce nouveau tome oublie le processus pour ne créer que des situations arbitraires dont la résolution est mal écrite. L'exemple parfait est le secret derrière le comportement du Spectre. Pire encore, ce tome donne l'impression de ne créer que des combats sans aucune substances comme si le jeu était figé. Mais le pire, à mon avis, est Wonder Woman. Depuis le début je me suis demandé pour quelle raison une femme qui incarne une guerrière chargée de défendre la paix se range dans le camp de Superman. Ce tome nous donne la réponse et elle pose de nombreux problèmes. Non seulement, à mon avis, la raison de Wonder Woman est mauvaise. Mais, en plus, elle détruit tout possibilité d'exister pour elle-même. Il aurait été bien plus intéressant de laisser Superman dormir et de donner à Wonder Woman le leadership. Enfin, l'évolution d'Harley Quinn est effacée. Durant les tomes précédents elle expliquait ne plus vouloir vivre une relation abusive. Ce tome la voit tomber amoureuse d'un homme après qu'il l'ait frappée au combat... Ce tome me donne l'impression d'un gâchis.

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*** Tout se passe comme si les personnes en charge ne savent pas quoi faire de l'intrigue ni des personnages.
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Image : Site officiel

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11/02/2017

Starfire 2. A matter of time par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino

Titre : Starfire 2. A matter of time
Auteur-e-s : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Elsa Charretier et Emanuel Lupacchino
Éditeur : DC 31 janvier 2017
Pages : 144

Ce volume contient Starfire 7-12. Malheureusement, ce volume est le dernier malgré l'arrivée d'Elsa Charretier sur le titre (connue pour The Infinite Loop dont j'ai déjà parlé). Starfire a des problèmes. Des problèmes avec les hommes. Alors que Sol essaie d'avoir un rendez-vous un ancien ami, supposé mort, arrive dans la petit île à la poursuite d'un engin de destruction massive. De quoi créer quelques tensions avec une personne qu'elle apprécie. Pire encore, elle-même, Atlee et Stella décident de se préparer des vacances entre filles. Bon, d'accord, ces vacances sont probablement positives et ne devraient pas être surprenants. Du moins si elles n'avaient pas lieu dans une ville souterraine emplie du peuple dont est originaire Atlee...

Il y a un léger changement de direction artistique dans ce tome alors qu'Elsa Charretier arrive. Personnellement, j'apprécie sa manière de dessiner qui se trouve dans la ligne de The Infinite Loop. Un autre changement concerne la série même qui est annulée après 12 numéros. Selon plusieurs interviews, la série n'était pas censée dépasser les 12 numéros et ceci a permis au duo de scénaristes de préparer la sortie avec brio. Plutôt qu'une fin avortée (je te vois Nightwing des new 52) ou en pleine vitesse dans un seul numéro les scénaristes préparent la fin en douceur tout en continuant sur les thèmes de la série. La fin est très réussite et permet de ne pas être frustré alors qu'elle s'inscrit parfaitement dans le ton mis en place dès le premier numéro.

Durant la série les personnages parlaient sexualité, attirance romantique et amitié. Starfire est mise en place comme un personnage extérieur qui tente de s'adapter à des normes qu'elle ne comprend pas vraiment. Atlee est presque dans le même cas et cette ressemblance est bien plus visible dans ce second tome. La sexualité, en particulier féminine, est vue positivement. Mais, plus que cela, c'est le rapport envers soi-même et les autres qui me semble au cœur de cette série. Atlee et Starfire sont ouvertes émotionnellement. Aucune des deux ne craint de se montrer vulnérable et les deux sont prêtes à parler ouvertement de leurs émotions et de leurs amitiés. Une bonne partie de ce tome joue sur la proximité émotionnelle des trois personnages féminins, avec Stella. Moins qu'une histoire de super-héroïnes j'y vois plutôt une histoire qui parle d'amitié ouverte et honnête.

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**** Je suis déçu que ce soit déjà la fin.
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Image : Amazon

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10/02/2017

The lego Batman movie

Nous avions découvert Batman dans The lego movie. Son caractère sombre nous avait immédiatement conquis. Surfant sur la vague des adaptations cinéma en lego il a été décidé de créer un lego Batman! Du moins un nouveau car il existe un certain nombre de films ayant les termes lego et Batman à l'intérieur. Le film se déroule dans la ville la moins sûre du monde: Gotham. Encore une fois, et les citoyen-ne-s en ont l'habitude, la ville est en danger! Le Joker a décidé de s'allier à un grand nombre d'ennemis de Batman afin de faire exploser la centrale de la ville et donc de détruire Gotham. Pire encore, la police est incapable de contacter Batman et ne peut compter que sur elle-même! Mais que fera le chevalier noir face à ce danger plus que prévisible? Et surtout, pourra-t-il vaincre sa plus grande peur?

Existe-t-il vraiment un scénario dans ce film? On pourrait penser que le but principal est de mettre ensemble le plus possibles de personnages avec un maximum d'objets afin de donner envie de tout construire dans une cave spécifiquement prévue à cet effet. Heureusement, le film est un peu plus riche que cela (mais pas de beaucoup). Tout d'abord, il s'appuie volontairement, et fortement, sur de nombreuses références à l'univers DC aussi bien en ce qui concerne les comics que les adaptations. Certaines sont plus subtiles que d'autres mais je pense qu'elles sont plutôt bien trouvées et bien placée. Ainsi, nous comprenons immédiatement le ton du film dès que celui commence sur un magnifique plan noir. D'une certaine manière, Lego Batman se moque des réussites passées et des échecs actuels.

Ensuite, le film essaie tout de même de faire passer un message compréhensible pour tous les âges. Batman est seul (avec 3 Robins, Nightwing, Alfred et 3 Batgirls sans oublier toute la Justice League mais sinon il est seul). Il est adoré mais il ne le fait pas pour les autres mais pour lui-même. Batman s'aime et refuse de laisser un seul autre être l'approcher. Tout le but du film est de forcer Batman à accepter des liens avec d'autres personnes. Que celles-ci soient la famille, des ami-e-s, des collègues ou des ennemis. La morale de l'histoire est assez simple. Vivre n'est pas vraiment possible quand on est seul.

Au final, le film est plutôt réussi et drôle. Bien qu'il ne soit de loin pas parfait la plupart des références fonctionnent bien et j'ai apprécié cette séance de cinéma.

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**** Classique mais ça fonctionne.
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Image : Site officiel

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18:37 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lego, batman, robin, dc, batgirl | | | |  Facebook

Starfire 1. Welcome home par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Emanuela Lupacchino

Titre : Starfire 1. Welcome home
Auteur-e-s : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Emanuela Lupacchino
Éditeur : DC 29 mars 2016
Pages : 160

Starfire est une alien venue d'une lointaine planète dont elle est la princesse. Mais, après une attaque, elle est expulsée et réduite en esclavage. Ce n'est que tardivement que ses pouvoirs se manifestent et qu'elle s'enfuit pour enfin atterrir sur Terre. Après une période mouvementée (et une garde-robe ridicule qui n'a pu être conçue que par un homme), elle décide de trouver un nouvel endroit pour vivre et apprendre à connaître les humain-e-s et leur manière de vivre. Après avoir demandé l'avis de plusieurs ami-e-s ainsi que de Superman, Starfire décide de se rendre sur une petite île de la Floride. Le soleil, l'eau, le sable, ... tout n'est que parfait et adapté à sa manière de penser le paradis. Starfire fait tout ce qu'elle peut pour s'acclimater, avoir un travail et un lieu pour vivre, avec l'aide d'une policière locale. Malheureusement, les problèmes s'acharnent sur la petite île qui doit survivre aux catastrophes naturelles et à des monstres.

Je n'avais strictement aucune envie de connaître la Starfire qui existait auparavant. Le fait que la série Teen Titans des new 52 n'ait pas bonne presse joue dans mon choix. Mais son costume, horrible, et l'usage du personnage m'ont convaincu de rester très loin de la série (allez voir quelques cases, c'est navrant). Personnellement, je suis habitué à la Starfire de la série animée Teen Titans (non pas celle diffusée actuellement, celle de 2003 à 2006). Starfire y possède la même origine et les mêmes pouvoirs. Elle est dépeinte comme une jeune adolescente un peu naïve mais qui essaie d'aider tout le monde tout en apprenant les coutumes locales. Ce premier tome tente de se rapprocher de la série.

Starfire est, semble-t-il, arrivée très récemment. Plusieurs pages de ce tome montrent l'héroïne qui essaie de comprendre les coutumes et de s'adapter. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les petites bulles qui permettent de montrer ce que Starfire imagine quand on lui parle à l'aide d'expressions anglaises. Loin d'être naïve elle ne connaît surtout rien du fonctionnement de la société. Ainsi, elle ne comprend pas pourquoi on lui paie des verres ni pourquoi la nudité choque. Ce dernier point mérite qu'on en parle. En effet, bien que la tenue soit bien plus couvrante que la précédente elle reste très courte et Starfire porte souvent des habits peu couvrants. Bien que plusieurs dialogues montrent que c'est elle qui le souhaite il n'en reste pas moins que son style est expliqué par son origine (une manière un peu simpliste de justifier de dessiner une femme nue, à mon avis). Au moins, les hommes sont montrés comme bêtes face à elle. Mais il est dommage que le comportement masculin soit, ici comme ailleurs, la responsabilité de Starfire qui doit apprendre à se couvrir décemment et à agir de la même manière malgré son incompréhension. Bref, ce n'est pas un comics révolutionnaire mais il a le mérite d'être assez bien écrit, drôle et de faire sourire.

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**** Des dessins que j'apprécie, une histoire qui n'est pas révolutionnaire mais assez bien menée. Plutôt sympathique.
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Image : Amazon

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22/12/2016

Flash saison 2

Durant la saison 1 Barry Allen découvrait ses pouvoirs. Après avoir appris à les maitriser il décida de devenir le Flash ! Un héros capable de protéger Central City contre les menaces des méta-humains. Après de nombreuses aventures on apprenait que son mentor est un super vilain qui ne souhaite que tuer le Flash. Leur combat a débouché sur la création d'un trou noir au-dessus de la ville et la série ne nous permettait pas de savoir comment la ville a été sauvée. La saison 2 commence quelques temps plus tard. Le Flash est fêté par toute la ville comme le sauver de Central City. Mais, ce que personne ne sait encore c'est que le trou-noir a aussi ouvert des brèches vers un univers parallèle. Ce qui implique de nouvelles menaces pour Barry et la ville.

Dans la saison 1 Barry Allen doit combattre un homme qui le trahit après l'avoir aidé à courir plus vite. Dans cette saison 2 Barry Allen se trouve confronté à un homme, Zoom, qui souhaite lui permettre d'aller plus vite afin de l'attaquer. Si si, il y a une différence. Bref, Flash est la série qui n'est censée fonctionner. Les acteurs et actrices sont passables, les intrigues sont médiocres et les effets spéciaux peuvent être très kitsch. Et pourtant, Flash est une série feel good qui fonctionne plutôt bien. Flash est plutôt positif avec des personnages qui ne sont pas trop mauvais (j'ai une préférence pour Cisco). De plus, cette saison introduit le concept de multivers ce qui aurait pu être difficile à mettre en scène. Et pourtant, ce n'est pas trop mal réussi.

On pourrait penser que la saison 1 mettait en scène le thème de la recherche de la vérité. Barry Allen cherchait la personne qui avait vraiment tué sa mère afin de faire sortir son père de prison. Cette saison semble se concentrer sur la famille et les pertes. En effet, une bonne partie des vies personnelles des personnages se concentre sur des changements familiaux. Le plus important, bien entendu, est ce que l'on apprend sur la famille West et le retour du père de Barry. Mais d'autres événements ont lieu sur ce point. De plus, le petit groupe autours de Flash fonctionne de plus en plus comme une famille. Mais cette saison parle aussi de pertes. Et plus précisément de la perte d'une personne proche. Plusieurs personnages ont connu cette perte que ce soit avant le début de la série ou durant la saison 1. Pour ces personnages, cette saison permet de montrer de quelle manière on réagit face à ces pertes.

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*** Une série feel good sympathique.
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Image : Allociné

Site officiel

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13:38 Écrit par Hassan dans Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flash, cw, dc | | | |  Facebook

17/12/2016

Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan par Geoff Johns et Ethan Van Sciver

Titre : Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan
Auteurs : Geoff Johns et Ethan Van Sciver
Éditeur : Urban comics 1 juillet 2016
Pages : 176

Ce tome contient Green Lantern Rebirth 1-6. Hal Jordan est mort. Il est mort dans le Soleil après avoir attaqué le corps des Green Lantern suite à la destruction de Coast City. Depuis, il est devenu l'hôte du Spectre. Un être mystique chargé de délivrer la vengeance de dieu sur les pêcheurs. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Le Spectre agit étrangement. Comme si son pouvoir était en train de se corrompre. Pire encore, sur Terre Coast City est recrée à l'identique. Et, au loin dans l'univers, des êtres hurlent que Paralax revient.

Depuis que je lis Green Lantern j'entends parler du retour d'Hal Jordan par le scénariste Geoff Johns. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a fait sur Green Lantern (du moins en partie) et un peu moins sur Superman. Alors était-il possible de passer à côté du tome qui met en scène le retour d'Hal Jordan ? Le problème c'est que j'ai été déçu. Déjà, je ne connais pas cette époque et beaucoup d'allusions me sont inconnues. Mais ceci me concerne. À mon avis, le plus gros problème c'est la vitesse. En 6 numéros Geoff Johns explique le corps, sa mythologie, le Spectre, Paralax, Sinestro et Hal Jordan. C'est beaucoup trop rapide. À la lecture, j'ai eu l'impression de courir après un train en marche qui ne s'arrête qu'à une station sur deux. J'ai l'impression que Geoff Johns passe à côté d'explications qui auraient été nécessaires mais auraient impliqués plus de numéros. Bref, je suis un peu déçu.

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*** Moins bon que je ne le pensais et surtout beaucoup trop rapide.
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Image : Éditeur

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13/12/2016

Grayson 2. Nemesis par Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney

Titre : Grayson 2. Nemesis
Auteurs : Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney
Éditeur : Urban comics 20 mai 2016
Pages : 208

Ce second tome contient Grayson 9-14, Annual 2 et DC sneek peak : Grayson 1. Dick Grayson est mort. Du moins c'est ce que tout le monde a cru. Mais, en secret, Bruce Wayne l'a envoyé infiltrer l'agence Spyral. Cette mission est une réussite. Dick Grayson est intégré à l'agence ainsi qu'à l'académie pour jeunes filles qui la cache. Il aimerait bien rentrer à Gotham et annoncer son retour à ses ami-e-s. Mais Batman semble ne pas répondre. Et pour cause, Bruce Wayne est amnésique suite à son dernier combat contre le Joker. De plus, Spyral pourrait ne pas être si facile à quitter. En effet, les personnes à sa tête se méfient de Grayson et veulent le contrôler. Cette méfiance est rendue plus importante pas de nombreux meurtres dans la communauté des agences de renseignements.

J'avais bien aimé le premier tome de Grayson. La série fait suite à la série Nightwing dont la fin, décevante, avait été précipitée par l'événement Forever Evil. Contrairement à la majorité des séries DC, le contexte de Grayson est en parallèle de l'univers super-héroïque. Bien que les personnages rencontrent des êtres méta-humains l'intrigue se concentre sur l'agence elle-même, ses buts et ses secrets. Ce second tome est un peu plus intégré au reste de l'univers DC. Non seulement on retrouve les personnages de la famille de Batman mais on rencontre aussi Superman et Lex Luthor. Ces rencontres ne sont pas trop mal réussies et s’intègrent assez bien à l'intrigue. Ce second tome met aussi en place la fin, prochaine, de la série puisque Grayson commence à comprendre ce qu'est réellement Spyral et comment l'agence fonctionne. Malheureusement, l'académie est, elle, laissée en arrière alors que j'aurais apprécié en savoir plus sur elle.

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***** Un second tome dont j'ai bien apprécié la lecture pour une série que j'aime beaucoup.

Image : Éditeur

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05/11/2016

Checkmate 1. Le jeu des rois par Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark

Titre : Checkmate 1. Le jeu des rois
Auteurs : Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 440

Ce premier volume contient Checkmate 1-15 et Outsiders 47-49. Durant Infinite Crisis une agence d'espionnage avait été détournée afin de s'attaquer à tous les métahumain-e-s de la Terre. Ce détournement avait pris la forme, au final, d'une IA capable de contrôler une bonne partie de l'humanité. Mais ces événements sont passés. Et bien que Checkmate soit contrôlé par une nouvelle royauté il se pose la question de sa continuité. Faut-il faire de Checkmate une agence reconnue par l'ONU et contrôlée par le Conseil de sécurité ? Qui peut diriger cette agence ? Et quelles sont ses cibles ? Car le monde est en danger. Que ce soit la société des super-vilains ou la secte Kobra les groupes souhaitant détruire le monde sont nombreux et les héros ne sont pas toujours capables de les en empêcher.

J'avoue, j'ai presque tendance à acheter ce qu'écrit Greg Rucka sans trop réfléchir. Bien que j'aie du mal avec le style graphique Rucka a écrit Gotham Central et Queen and country. Ce sont deux très bons comics qui réussissent, pour le premier, à donner plus de substance à la police de Gotham et, pour le second, à entrer dans une agence d'espionnage. Je me réjouis de lire 52 et le prochain titre Wonder Woman sous sa direction. Donc, Rucka qui écrit sur une agence assez spéciale, qui fonctionne comme un échiquier, après des événements importants c'était trop pour ne pas m'attirer. Et j'ai beaucoup apprécié. Les personnages principaux ne sont pas tous et toutes développé-e-s au même niveau mais les personnages qui sont développés sont très intéressants. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Beatriz Dacosta par exemple. Les intrigues internes sont plutôt bien mises en scènes. Et j'aime beaucoup voir un peu moins de super-héros ou de les voir dans une situation différente. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, malgré quelques numéros ou passages un peu moins bons, et je me réjouis de lire la suite.

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**** Une bonne surprise sur une idée qui m'intriguait.
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Image : Éditeur

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21/10/2016

Batman et Robin 6. A la recherche de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

Titre : Batman et Robin 6. À la recherche de Robin
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
Éditeur : Urban 21 octobre 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batman and Robin 29-34 et Robin rises: Omega 1 publiés dans Batman and Robin Vol. 6: The hunt for Robin. Il y a quelques temps Damian Wayne, Robin, est mort. Suite à cette mort le Batman, Bruce Wayne, est devenu incontrôlable. Il a parcouru les rues de Gotham jours et nuits sans se reposer. Il a manipulé allié-e-s et personnes afin de trouver un moyen de ramener Damian à la vie. Et quand il s'est enfin calmé il a appris que Ra's al Ghul a volé les corps de Damian et de sa mère, Talia. Bien que Batman soit furieux il a dû attendre et s'occuper de Double Face et de la mafia locale. Mais, maintenant, Ra's et la Ligue des Assassins ont toute son attention. Jamais Batman ne les laissera manipuler le corps de son fils et il est prêt à voyager dans le monde entier et en enfer s'il le faut pour empêcher Ra's d'accomplir ses plans.

Ce tome 6 fait suite à un tome 4 très réussit et un tome 5 bien moins réussit. Ce dernier continue à ne faire office que de transition car le tome 6 reste dans la veine du 4. Batman a accepté la mort de son fils mais sa quête pour retrouver son corps le mène à collaborer avec plusieurs membres de la Ligue de Justice comme il a collaboré avec la Famille dans le tome 4. Bien que les Batman and Robin soient liés au batverse ils n'étaient pas très impliqué dans l'univers DC. Ce tome 6 fait exception. Il nous plonge dans une nouvelle ligue et fonctionne en parallèle d'intrigues liées à la Ligue de Justice. Personnellement, je trouve que cela nuit au fonctionnement du titre qui est censé être beaucoup plus précis. Mais, au moins, il permet d'introduire la suite.

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**** Un second tome qui fait office de transition. Meilleur que le précèdent mais moins bon que le reste de la série.
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Image : Éditeur

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08/10/2016

Batman Terre-un. 2 par Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman Terre-un. 2batman-terre-1-tome-2-270x406.jpg
Auteurs : Geoff Johns et Gary Frank
Éditeur : Urban 29 février 2016
Pages : 168

Ce second tome contient Batman Earth-One vol. 2. Dans le tome précédent Bruce Wayne débutait sa quête de justice. Son enquête sur la mort de ses parents l'a conduit à s'intéresser au maire de Gotham : Cobblepot. Mais ce dernier n'était pas responsable et, après avoir menacé Bruce, il est mort assassiné par Alfred Pennyworth. Il a aussi fait la connaissance de Jim Gordon et de Bullock. Alors que le premier commence à s'affirmer comme l'exemple de la police non-corrompue le second, lui, tombe dans le désespoir après avoir vu ce qui reste des victimes d'un tueur en série local. Bien que le maire soit mort Gotham n'est pas en sécurité. De nouvelles menaces se mettent en place. Outre le réseau criminel de l'ancien maire un terroriste s'attaque à la bourgeoisie de la ville. Et des rumeurs de crocodile tueur se répandent dans la ville. Bruce est-il vraiment prêt à devenir le Batman ?

Terre 1 est une série de comics qui permettent de créer des histoires en dehors de la continuité. Mais les suites sont très longues à venir. Ainsi, le premier tome date de 2013 ! J'avais bien aimé sa lecture. Les auteurs nous décrivaient un Batman encore jeune, faillible. Ce second tome continue sur cette lancée. La légende commence à être bâtie mais une grande partie de ce qu'est le Batman n'existe pas encore. Bruce vit seul, cloîtré, et il n'enquête pas il combat. Cependant, ce tome permet de rajouter des personnages connus ou de leur donner un peu plus de substance. Il prend aussi des décisions inattendues et je me demande si cela débouchera sur quelque chose. Le tome reste donc dans la lignée du précèdent.

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**** Une lecture sympathique pour un comics qui peut prendre des directions différentes de ce dont on a l'habitude.
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Image : Éditeur

14:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, terre 1, dc, urban, geoff johns, gary frank, earth one | | | |  Facebook

06/10/2016

Batman. L'énigme de Red Hood par Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun

Titre : Batman. L'énigme de Red Hoodbatman-lenigme-de-red-hood-270x417.jpg
Auteurs : Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun
Éditeur : Urban 29 avril 2016
Pages : 512

Ce tome contient Batman 635-341 et 646-650, Batman Annual 25 et Red Hood: The lost days 1-6. Depuis la mort de Sue Dibny le monde DC est de pire en pire, de plus en plus sombre. Gotham a connu de nombreuses épreuves entre les vilain-e-s et l'épisode No Man's Land. Et Batman a des soucis avec une invention de son cru. Mais la ville frémit de nouvelles rumeurs. Il semble que quelqu'un prenne en cible les trafiquants et les malfrats de Gotham. Bien qu'il soit sans pitié il s'attaque à des personnes spécifiques. Et ses activités mettent à mal l'empire difficilement construit par Black Mask. Mais son existence est-elle un mythe ou une réalité ? Même Batman a du mal à le savoir et lorsqu'il trouve cette personne il ne peut que se poser la question : qui se cache derrière le masque rouge ?

Le tome est constitué de trois parties. Dans la première et la seconde nous avons la confrontation proprement dite. La troisième offre des informations sur des points obscurs de l'histoire. On aurait presque pu la mettre avant les deux autres mais cela aurait pu gâcher la surprise. Il faut se souvenir, tout de même, que l'identité du Red Hood n'allait pas de soi. Bien entendu un Jason était apparu dans Silence mais, à l'époque, c'était un usurpateur. Jason semblait bel et bien mort. Cette saga était l'occasion de le remettre sur le devant de la scène. On pourrait croire que l'intrigue est un moyen de confronter deux visions : la justice aveugle de Batman mais soumise à des règles et la vengeance aveugle et sans pitié de Jason. Il y a un peu de ça. L'histoire permet de se demander pourquoi Batman ne tue pas la bande de psychopathes qui vivent à Gotham ce au prix de la mort de personnes innocentes. Mais, le reste de l'histoire permet de comprendre que l'intrigue concerne la trahison et la déception. L'histoire de ce tome est celui d'un enfant se sentant abandonné par son père et c'est plutôt réussi.

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**** Une histoire connue mais efficace
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Image : Éditeur

02/10/2016

Batman et Robin 5. La brûlure par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke

Titre : Batman et Robin 5. La brûlurebatman-robin-tome-5-40550-270x420.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke
Éditeur : Urban 26 août 2016
Pages : 168

Ce tome contient Batman and Two-Face 24-28 et Batman and Robin annual 2 publiés dans Batman and Robin vol. 5 The Big Burn. Robin est mort et son corps enlevé par Ras Al Ghul. Batman compte bien le lui faire payer. Mais une autre affaire le force à rester à Gotham. Une cheffe de famille vient de rentrer après avoir passé son temps en Irlande pour se cacher. Elle est responsable de ce qui est arrivé au procureur Harvey Dent, faisant de lui Two-Face. Son retour à Gotham intéresse donc énormément la police et Batman. Mais il se pourrait qu'il force aussi Two Face à revenir sur le devant de la scène afin d'exercer une vengeance nourrie pendant des années. De plus, la pègre de Gotham semble avoir des plans pour la ville. Mais quels sont-ils ?

La série change un peu et prend le nom de Batman et Two face pour ces 5 épisodes. Alors que les 4 autres tomes sont très précis dans leur idée de base, la relation entre un père et son fils, ce tome est tout autre chose. Je dois dire que j'ai apprécié les origines d'Harvey Dent. On nous montre un personnage qui aurait pu être attachant avec un peu plus de substance. D'ailleurs, son origine est tellement courte que le scénariste est obligé d'utiliser le woman in the refrigerator pour donner un but à Harvey. Je pensais que l'on avait dépassé ce stade. Pire encore, l'ennemie mortelle de Two Face a, elle-même, une woman in the refrigerator ! Le tome est donc facile et peu intéressant au final malgré une idée intéressante. L'idée que la mafia de la ville en a marre des costumé-e-s. Mais celle-ci est à peine développée. Vivement que la série retourne à la normale.

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*** Un tome 5 faible et peu intéressant
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Image : Éditeur

01/10/2016

Batman et Robin 4. Requiem par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 4. Requiem
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban 26 février 2016
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 18-23 publiés dans Batman and Robin vol. 4 : Requiem for Damian. Damian Wayne est mort. Il s'est sacrifié afin de sauver la ville. Mais alors que nous avions déjà vu les effets sur Batman dans la série principale c'est celle-ci qui permet de vraiment montrer à quel point Bruce Wayne est touché. Batman arpente le monde afin de punir les responsables mais aussi pour trouver un moyen de faire revenir Damian. Et quand tout cela échoue il fait la seule chose qu'il est capable de faire : il s'attaque aux malfrats de la ville. Mais cette fois il ne s'arrête pas. Il leur fait vraiment mal. Malgré l'aide de la famille il semble bien que Batman s'enfonce dans sa propre noirceur. Est-ce que cela pourrait être définitif ?

Après trois tomes qui mettaient à mal la relation entre père et fils voici celui qui la détruit. Cette fois Robin n'est pas présent. Le récit se concentre donc sur la douleur de Batman / Bruce Wayne. Pour cela le tome commence sur un numéro 18 magnifique de sobriété. C'est, probablement, le meilleur de la série. Les scénaristes essaient aussi de créer des liens entre la famille et Batman. Les différents numéros sont donc l'occasion de ramener un face à face entre deux personnes : l'une en deuil et l'autre qui essaie d'aider. Mais on regarde surtout Bruce Wayne oublier totalement ses allié-e-s et leur peine éventuelle. Ce tome est donc particulièrement triste.

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**** Un numéro 18 magnifique suivi par de bons numéros !
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Image : Éditeur

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27/09/2016

Batman et Robin eternal 1 par Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando

Titre : Batman et Robin Eternal 1
Auteur-e-s : Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando
Éditeur : Urban 20 mai 2016
Pages : 296

Ce premier tome contient Batman and Robin Eternal 1-12 et Batman Endgame Special Edition 1. Il y a 5 ans Batman fonctionnait en duo avec Dick Grayson, le Robin de l'époque. En poursuivant l'épouvantail à travers le monde Bruce Wayne est tombé sur un mystère bien plus grand encore. Une organisation contrôlée par une personne se faisant appeler Maman vend et crée des individus pour les riches et fortuné-e-s. De nos jours, 5 ans plus tard, Gotham a connu de nombreux Robin. Batman est mort tandis que Bruce Wayne est amnésique. Dick Grayson tombe à son tour sur cette organisation alors qu'elle tente de tuer Bruce Wayne. Rapidement, il apprend que Batman lui a caché des choses. Mais est-il bon de creuser dans les secrets? Et qui est cette jeune femme qui semble surgir pour sauver tout le monde ?

Dernièrement, Urban proposait la série Batman Eternal en 4 tomes. Elle était l'occasion de remettre en cause la signification du Batman en s'attaquant au statu quo. Celui-ci en était changé pour quelques temps avant que certaines choses ne reviennent à la normal. Mais l'intrigue était assez peu maitrisée, trop touffue, pour que cela soit parfait. Apparemment, ce Batman et Robin Eternal sera en deux tomes avec une intrigue plus courte et donc, j'espère, mieux maitrisée. En tout cas, pour l'instant, j'apprécie beaucoup.

Selon certaines critiques, cette série pose la question de l'identité de Robin. En effet, on apprend qu'une organisation kidnappe les enfants après des traumatismes importants afin de les modeler, de les entrainer et de les vendre en tant que nouvelles personnes. Est-ce que Batman fait quelque chose de différent ? Après tout, il a recueilli Dick Grayson après la mort de ses parents, sous ses yeux, puis l'a entrainé afin d'en faire son partenaire. Existe-t-il vraiment une différence ? Et surtout, est-ce que Dick Grayson est le Robin que souhaitait Batman ? Donc, outre l'identité de Robin, nous avons une intrigue plus intime concentrée sur Dick qui revoit sa relation avec Batman à la lumière de ses échecs. L'intrigue est bien menée avec des personnages que j'apprécie. Harper Row, par exemple, est de plus en plus sympathique.

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***** Pour l'instant c'est une réussite.

Image : Éditeur

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17/09/2016

Batman 8. La relève 1ère partie par Scott Snyder, Brian Azzarello, James TYnion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio

Titre : Batman 8. La relève 1ère partiebatman-tome-8-39639-270x416.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Brian Azzarello, James Tynion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio
Éditeur : Urban 27 mai 2016
Pages : 184

Ce tome contient Batman 41-45, Batman annual 4 et Divergence FCBD special edition 1. Lors du dernier tome la ville a été attaquée par le Joker. Depuis, plusieurs mois ont passé. Ni le Joker ni le Batman n'ont réapparu. Il semblerait bien que les deux ennemis se soient entretués lors d'un dernier combat. Mais la ville est toujours en danger. Elle commence à peine à se remettre l'attaque. Plus que jamais Gotham a besoin d'un héros. C'est ici que la famille Powers, et son entreprise, décident de s'allier à la police et à la mairie afin d'offrir un nouveau Batman. Celui-ci fonctionnerait avec les institutions et non en marge. Mais qui pourrait porter le masque ?

J'aime beaucoup le travail de Snyder sur Batman. Je ne sais pas ce que devient le titre après lui mais l'heure de son départ approche et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Mais avant de partir Snyder décide de faire un dernier gros coup : il change l'identité du Batman ! Bruce Wayne n'est plus. C'est James Gordon qui prend la cape et le masque et le robot lapin géant. Derrière ce changement Snyder essaie surtout de nous expliquer ce qu'est le Batman selon lui. Et si on lit bien on se rend compte que le statu quo pourrait changer très rapidement. Il crée aussi un nouveau vilain qui semble intéressant. Malheureusement, l'histoire n'est pas aussi bonne que précédemment d'autant que le costume est assez ridicule. Mais ça reste une idée qu'il fallait oser écrire !

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*** Une baisse de rythme mais une idée intéressante.
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Image : Éditeur

15/09/2016

Arrow saison 4

Durant la saison 3 Oliver Queen, sous l'alias d'Arrow, a combattu Ras Al Guhl. Durant le combat il a tout perdu. Son entreprise a été rachetée, ses identités ont été fracassées, ses amitiés sont en dangers et il a failli perdre son âme et sa vie. Depuis, il a décidé d'arrêter les frais et d'aller vivre ailleurs avec Felicity. Le couple a une vie parfaite. Alors que Felicity est riche Oliver a appris à cuisiner en 3 semaines. La vie est belle pour l'ancien héros. Mais alors qu'illes vivent le parfait amour les choses sont pires que jamais à Star City. Après trois attaques terroristes la vie est désertée. La police est en sous-effectifs et manque d'argent. La mairie a été laissée vacante depuis plusieurs mois. Pire encore, un groupe armée a pris le contrôle de la ville et fait régner la terreur. L'équipe laissée par Oliver Queen n'arrive pas à résister. Illes décident donc de faire revenir Oliver en ville. Mais ce dernier veut changer les choses. Il veut devenir un symbole d'espoir. Et, pour cela, il change de nom. Il devient Green Arrow.

Les saisons d'Arrow ont toutes un thème précis qui se déroule aussi bien durant le présent que lors des flashbacks. Après l'identité et la famille cette saison nous parle d'espoir et de magie. Espoir car Oliver est à la recherche d'une identité qui lui permette non seulement d'offrir protection mais aussi espoir. Bien que Green Arrow soit considéré comme nécessaire il n'est pas suffisant. Ainsi, la série décide de jouer avec l'idée de placer Oliver en plein jour en tant que maire. Bien que l'on se demande qui pourrait bien voter pour lui (maire... sérieusement...) il est intéressant que la série considère que les personnes masquées ne peuvent pas offrir de l'espoir. Le second thème est la magie. Celui-ci avait fait ses débuts lors de la saison 3. Mais la saison 4 est remplie de magie. Le méchant principal est celui qui en use le plus. Même le cross over entre Arrow et Flash est basé sur la magie.

Cependant, j'ai plusieurs problèmes avec cette saison. J'ai l'impression que la série a un peu oublié son identité. Il est sympa de faire de la magie à l'écran mais ce n'est pas une série qui parle d'occulte. C'est une série urbaine qui, lors de la première saison, plaçait un homme face aux mauvais comportements des élites économiques de la ville. Il serait bien que la série retrouve cette identité. De plus, j'ai du mal à croire que les citoyen-ne-s de Star City n'aient aucune idée de qui est Green Arrow. Oliver agit comme si la saison 3 n'avait jamais eu lieu mais personne n'est aussi naïf. Le même problème existe pour les flashbacks. Oliver n'a aucune difficulté à s'intégrer dans le groupe armé qu'il doit infiltrer. Pire, alors qu'un thème était annoncé celui-ci est finalement écrasé par la magie sans que cela ne rende l'histoire plus intéressante, bien au contraire. Bref, une saison qui oublie l'identité de la série.

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*** La série perd son identité. Mais elle reste sympa.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:26 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc, cw | | | |  Facebook

11/09/2016

Batgirl 2. Affaires de famille par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Titre : Batgirl 2. Affaires de famille
Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr
Éditeur : Urban 29 avril 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batgirl sneak peek, batgirl 41-45 et batgirl annual 3 publiés dans Batgirl vol. 2: Family Business. Batgirl s'occupe de Burnside. Elle a réussi à mettre sous les verrous un voleur d'identités, des voleuses et une personne se faisant passer pour l'héroïne avant de détruire une Batgirl maléfique. Dans le même temps, elle a un nouveau travail avec des collègues et des amies tout aussi intelligentes qu'elle. Tout semble bien se passer. Mais il y a aussi un nouveau Batman dans le coin. Et il semble que celui-ci n'apprécie pas beaucoup la concurrence. Mais qui est-il ? Et comment agit-il ? Parallèlement, Barbara Gordon doit gérer un défi : organiser le mariage de son ancienne colocataire.

J'avais beaucoup aimé le premier tome. On nous offrait une Barbare délivrée de la famille, jeune et qui réagit comme une jeune femme de notre époque : responsabilités, fêtes et amitiés. Ce second tome continue sur cette lancée. Alors que quelques numéros permettent d'introduire le nouveau Batman ou d'apprendre ce qu'a fait Barbara durant Endgame une bonne partie du tome est consacrée à une enquête précise. Celle-ci est un moyen de faire en sorte que Batgirl rencontre une bonne partie des membres de la famille. C'est parfois un peu tiré par les cheveux. Et les dessins sont modifiés selon l'univers dans lequel elle se trouve. Mais ça reste sympathique. J'aime toujours autant et je me réjouis de lire la suite.

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**** Toujours aussi plaisant à lire.
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Image : Éditeur

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07/08/2016

Suicide Squad

Suite à Man of Steel le monde a changé. Un héros s'était élevé afin de protéger l'humanité. Suite à Batman V Superman le monde a changé à nouveau car un héros est mort pour sauver l'humanité. Mais le monde continue et les métas-humain-e-s sont toujours présent-e-s dans le monde. Certain-e-s sont des allié-e-s mais que se passe-t-il si certain-e-s décident de se retourner contre l'humanité afin de l’asservir ? C'est la question importante que pose Amanda Waller au gouvernement américain. Elle propose de former une équipe secrète composée des pires personnages du monde. Illes se trouvent dans une prison secrète en plein milieu de la Floride (mais une prison annoncée par des panneaux de 3 mètres de large). Ce sont des assassins, des métas-humains particulièrement puissants ou encore des mutations. Et illes doivent être contrôlé-e-s rapidement car une menace apparait.

Je vais le dire immédiatement : je n'ai pas aimé ce film. Il est mauvais, mal monté, l'intrigue est mauvaise, les effets spéciaux sont risibles, les personnages sont mal écrits et ce n'est même pas drôle. La bande annonce nous promettait un film coloré et drôle qui tente de faire quelque chose de la même veine que Kickass ou encore Kingsman. Si j'ai bien compris, la première version du film était bien plus sombre en adéquation avec le travail du réalisateur. Mais les critiques contre Batman V Superman et les retours de la bande annonce de Suicide Squad ont effrayé les studios qui ont décidé de prendre des décisions drastiques. Ce film semble donc être un cas d'école des problèmes qui se posent lorsqu'un studio et un réalisateur ne sont pas d'accord mais que le réalisateur n'a pas la capacité de résister aux pressions. Je ne sais pas ce qui serait sorti dans le cas contraire mais cette panique de la Warner a contribué à créer un second gros échec après Batman V Superman. Ainsi, on se trouve face à un film que l'on a reconstruit artificiellement afin de recréer des moments humoristiques. Ces ajouts donnent l'impression de se trouver devant un film qui oscille entre humour et atmosphère sombre sans jamais choisir. L'effet est très mauvais.

Deux autres problèmes sont liés : les effets spéciaux et l'intrigue. L'intrigue est construite en étape et donne l'impression de se retrouver dans un jeu vidéo. On commence par l'introduction qui nous présente les personnages (les classes à choisir), on continue avec une mission pour apprendre à user des contrôles du jeu, on part ensuite dans un lieu construit précisément pour le jeu dans lequel nous devons contrôler des personnages afin d'atteindre des objectifs précis. Nous sommes accompagnés par des PNJs tout en subissant l'assaut de plusieurs vagues d'ennemis jusqu'à atteindre le demi-boss puis le boss de fin. Tout est construit comme un jeu. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont assez mauvais et souvent ridicule. En ce qui concerne l'ennemi principal du film j'ai eu l'impression de me retrouver face à un démon du désir de la série Dragon Age.

Un dernier point négatif concerne la caractérisation des personnages. On ne connait bien que deux d'entre-elleux. Les autres sont là et réagissent parce que.... Eh bien on ne sait pas mais ils font des trucs pour des raisons liées à leur passé inconnu. Que ce soit Amanda Waller qui est brutale parce qu'elle... qu'elle peut ? Ou les méchant-e-s qui sont méchant-e-s parce qu'on a été méchant-e avec elleux ? En fait les personnages sont plus ou moins vides sauf pour deux : le papa qui veut trouver l'amour de sa fille et Harley Quinn. Et je suis furieux du traitement qu'elle a subi. Harley Quinn est inventée par Paul Dini pour la série animée Batman. C'est une psychiatre intelligente qui tombe amoureuse du Joker. Cette version est très mauvaise. Harley Quinn est très sexualisée par la réalisation. Que ce soient ses répliques, ses vêtements ou les plans tout est fait pour que l'on admire ses fesses le plus possible. En fait, il me semble même que ses vêtements raccourcissent au fil du film. Le pire est sa relation avec le Joker (extrêmement mal joué par Jared Leto). Depuis la série animée il est clair que c'est une relation abusive. Harley est amoureuse mais le Joker ne la voit que comme un prix, un jouet avec lequel il peut s'amuser puis maltraiter. Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur cette relation tout en donnant un rôle important à Harley Quinn. Le film décide de jouer sur une simple relation romantique en oubliant totalement l'histoire des personnages. En fait, le seul point positif du film est d'ajouter de la profondeur au DC Universe en expliquant de nombreuses choses mais comme personne ne voudra se souvenir de Suicide Squad c'est un coup dans l'eau.

* Non, juste non !
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Image : Site Officiel

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09:12 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suicide squad, dc | | | |  Facebook

02/07/2016

Superman / Batman 2 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco

Titre : Superman / Batman 2superman-batman-tome-2-270x406.jpg
Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco
Éditeur : Urban comics 4 mars 2016
Pages : 336

Ce tome contient les numéros 14-26 publiés dans Superman/Batman vol. 2. Superman et Batman font partie des trois héros les plus puissants et les plus apprécié des USA. Avec Wonder Woman ils protègent le monde des menaces humaines, méta humaines et aliens. Bien entendu, illes ne sont pas seul-e-s. Illes sont aidé-e-s par plusieurs groupes. Ce qui définit Batman et Superman provient de leur enfance. Mais que se passerait-il si, d'une part, les deux amis se retrouveraient seuls et si, d'autre part, leur enfance était modifiée ? La réponse à cette question se trouve dans ce tome. En effet, du jour au lendemain le monde change. La Ligue de Justice n'a jamais existé. Les héro-ïne-s sont pourchassés. Batman et Superman sont les maitres du monde. L'humanité n'a que deux choix : obéir ou mourir.

Le tome précèdent, bien que loin d'être bon, partait sur de bonnes bases. Ce second tome est un échec monumental. Le problème n'est pas l'intrigue. Celle-ci aurait pu permettre une réflexion intéressante sur le destin et les conséquences des voyages dans le temps (ce ne serait pas inédit mais ça peut toujours être bien). Le problème est son traitement. En effet, le scénariste a décidé de passer très rapidement sur le monde alternatif des dictateurs Batman et Superman pour passer dans plusieurs mondes alternatifs. L'effet, durant la lecture, est un fouillis improbable de personnages et d'intrigues. Cela n'est pas aidé par la seconde partie du tome qui introduit un nouveau groupe dans un nouveau monde parallèle. Bien qu'il soit difficile de ne pas y comprendre une petite moquerie entre concurrents là aussi le traitement est défaillant. On ne comprendre pas grand-chose et, en fait, on se lasse très rapidement. Seuls les deux derniers numéros sont intéressants. Leur point commun est de s'attacher à un thème fort et de coudre autours. Dommage que le reste du tome soit si médiocre.

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** Non, juste non...
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Image : Éditeur