27/03/2017

Monstrous Regiment (Discworld 31, Industrial Revolution 3) par Terry Pratchett

Titre : Monstrous Regiment (Discworld 31, Industrial Revolution 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 13 février 2014
Pages : 480

Borogravia est en guerre. Borogravia est toujours en guerre. Le petit pays est soumis à une monarchie dont le rôle est d’intercéder auprès d'un dieu capable d'interdire la couleur bleu et le chocolat. Régulièrement, Borogravia déclare la guerre après qu'une partie de terrain change de main suite à un changement de lit de la part d'une rivière déclarée frontière naturelle. Mais cette guerre pourrait bien être perdue. En effet, la duchesse de Borogravia est probablement morte. Son héritier est le dirigeant de l'un des pays ennemis et il n'hésite pas à envahir sa voisine pour donner un peu plus de légitimité à ses ambitions. Pire encore, cette invasion est soutenue par les grandes puissances dont Ankh-Morpork qui envoie un corps expéditionnaire sous la direction de Vimes. Mais une petite troupe de recrue se lève entre les citoyen-ne-s de Borogravia est les ennemis. Ces recrues sont les dernières et les moins bien fournies mais elles ont l'immense avantage d'être toutes des femmes.

Ce tome est probablement le plus féministe des livres du Disque-Monde. Bien entendu, Pratchett avait déjà créé des personnages féminins et même parlé des choix possibles ou impossibles. Les naines en sont l'exemple puisque celles qui vivent à Ankh-Morpork rejettent la tradition et souhaitent avoir le choix de s'habiller comme elles le souhaitent. Mais ce livre décide de ne prendre que des femmes comme personnages principaux. Il y a des hommes, mais ils se trouvent soit en dehors de l'intrigue pour apparaître de temps en temps soit sont des imbéciles chanceux (ou des imbéciles tout court). Dans ce tome, on observe une petite troupe de recrues tenter de cacher leur identité de femmes dans le cadre d'un milieu très masculin. Pratchett aurait pu simplement en rire mais il utilise ce début d'intrigue pour mettre en question le partage des tâches ainsi que le fonctionnement genré de la société. Il va même très loin quand on connaît le dénouement de l'intrigue.

Pratchett utilise aussi ce tome pour parler de politique étrangère. Je l'ai déjà dit (je crois), Ankh-Morpork ressemble beaucoup aux USA. C'est une ville qui possède une grande puissance économique et une identité culturelle forte qui est exportée dans le monde entier. Par contre, la ville ne possède pas d'armée très importante. Vimes est ici l'incarnation de la puissance étrangère qui décide de se mêler des affaires d'autres pays pour des raisons monétaires. D'ailleurs, Vimes n'est jamais capable d'user de l'excuse officielle et éclate de rire avant de la terminer: libérer les peuples opprimés. Face à cette ingérence, Borogravia est l'exemple du petit pays qui n'est pas aussi avancé qu'Ankh-Morpork mais est fier de son histoire. Pour enrober tout cela, Pratchett ajoute un peu de réflexion sur la propagande, en particulier les journalistes de guerre. Après tout, ce n'est qu'une variante du grand thème de Pratchett: la puissance des histoires et de la croyance en elles.

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**** Un tome plutôt bon qui réussit à se détacher de personnages envahissants et bien intégré au Disque-Monde.
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24/03/2017

The wee Free Men (Discworld 30, Tiffany Aching 1) par Terry Pratchett

Titre : The wee Free Men (Discworld 30, Tiffany Aching 1)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 29 avril 2004
Pages : 279

L'une des personnages dont on me parle depuis un bon moment apparaît enfin: Tiffany Aching. Tiffany est une jeune fille de 9 ans. Elle vit dans une bergerie avec sa famille constituée de beaucoup de sœurs et de son petit frère, le seul enfant mâle de la famille. Ses journées sont divisées par les travaux qu'elle doit accomplir pour sa famille et faire attention à son frère qui ne souhaite de la vie que de recevoir des friandises. Mais la vie sympathique de Tiffany va changer. En effet, les fées souhaitent revenir dans le monde. Les monstres commencent à prendre forme dans les forêts et les rivières tandis que son petit frère est enlevé. Mais Tiffany n'est pas une simple petite fille de 9 ans. Elle est une sorcière de 9 ans (bien qu'elle ne soit pas entraînée). Et les sorcières n'apprécient pas lorsqu'on vole ce qui leur appartient.

Ce tome est un nouveau livre écrit à destination des enfants. Ainsi, Pratchett décide de parler des histoires et des contes de fées. Il utilise tout ce que l'on connaît et que les enfants connaissent et montre pourquoi ces histoires sont bêtes. Pendant qu'on y est... autant utiliser un personnage du même âge que le public cible. Mais l'intrigue n'est pas aussi simple. J'ai l'impression que, derrière l'aventure et la quête, Pratchett parle de deuil. Tiffany a perdu sa grand-mère récemment. Celle-ci est pourtant très présente dans le récit et dans la vie de Tiffany. À plusieurs reprises, l'intrigue s'arrête pour expliquer de quelle manière la Grand-Mère aurait réagi face à des événements précis qu'ils soient des injustices ou de simples soirées jusqu'au climax du livre.

Malheureusement, je n'ai pas exactement apprécié ce livre. Je l'ai trouvé trop facile. Comme si Tiffany ne pouvait pas échouer. Mais il est possible que ce soit voulu. Peut-être est-il plus intéressant de penser le personnage de Tiffany comme un personnage en construction durant l'intrigue. Au début du livre, Tiffany Aching ne sait rien ni ne comprend rien, elle agit selon ce qu'elle pense juste. Elle ne fait que suivre son instinct. L'intrigue lui permet de mettre en doute ce qu'elle pense savoir et de découvrir non seulement l'identité de sa famille mais aussi ce qui est réel, l'identité de son ennemi et surtout sa propre identité. À mon avis, le livre est un moyen facile de créer Tiffany. Mon problème est donc dû au fonctionnement même du tome. Ce qui explique pourquoi j'ai, d'un seul coup, énormément apprécié la fin du livre. Tiffany est enfin créée.

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*** D'un côté j'ai trouvé ce tome laborieux... de l'autre il crée un personnage qui pourrait donner un nouveau souffle au cycle des sorcières.
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23/03/2017

Night Watch (Discworld 29, City watch 6) par Terry Pratchett

Titre : Night Watch (Discworld 29, City watch 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 13 février 2014
Pages : 480

La garde est en alerte. Un tueur, Carcer, parcoure les rues de la cité. La garde est habituée aux assassin-e-s qui suivent un code et sont parfaitement à l'aise dans le cadre d'une soirée entre personnes civilisées. Mais un tueur c'est autre chose. Surtout que celui-ci tue des gardes. Il tue et en rit. Clairement, il est fou et sa disparition ne peut que rendre le monde un tout petit peu plus sûre pour toutes les autres personnes et surtout celles qui se trouvent à moins de 50Km de Carcer. Heureusement, Carcer est piégé aux alentours de l'Université Invisible. La nuit tombe et l'orage tonne alors que Vimes se lance à la poursuite après avoir laissé sa femme accoucher seule. Vimes, un tueur, de la magie et un orage? Cela n'augure rien de bon... Soudain, Vimes se réveille sur un lit à Ankh-Morpork plusieurs décennies dans le passé lors des heures les plus sombres de la ville.

Enfin! Enfin j'ai atteint le tome dont on me parle depuis le début! Le tome qui est censé montrer à quel point Pratchett peut être génial quand il écrit. Et ce tome est dense, très dense. Les livres faisant parties du cycle de la garde parlent souvent de gouvernement. Mais aucun, à mon avis, n'en a parlé aussi bien que celui-ci. Pratchett décide de placer Vimes dans une ville en proie à un Patricien devenu fou après une tentative de meurtre (je te vois Néron!). La ville est donc en proie à la peur devenue folie de son leader. Celle-ci est tellement importante que toutes personnes un peu en dehors de la loi deviennent suspectes de trahison et de rébellion. Bien entendu, une telle politique crée, automatiquement, des rebelles. Et là Pratchett décide de devenir très sombre. Il aurait été possible d'écrire un tome qui célèbre la beauté de la rébellion face à l'injustice. Certains personnages sont dans cette idée. Mais Vimes permet à Pratchett d'exprimer une pensée très cynique de la vie politique. Les rebelles sont simplement des personnes qui veulent survivre et qui se trouvent embarquées dans les évènements. Pire, les personnes à la tête des rébellions ne sont pas forcément, et même jamais, meilleurs que les tyrans. Bref, comme le dit Vimes, les rébellions ont tendance à rapidement recréer ce qu'elles critiquent. Pratchett crée même un personnage spécifiquement pour incarner cette idée!

Le cycle de la garde est aussi l'occasion de parler de la police et du fonctionnement de la justice. La garde, depuis le premier tome du cycle, est passée d'un corps corrompu et impuissant à une véritable force publique capable d'arrêter le Patricien sans même sourciller. Comme je l'ai déjà dit, Vimes est l'incarnation de ce changement puisqu'à chaque hausse de l'importance de la garde Vimes gagne en stature politique et publique. Là encore, ce tome traite ce thème à un point jamais atteint auparavant dans le cycle. Les idées de Pratchett sont tout simplement trop nombreuses pour réussit à toutes les résumer. Je pense que l'envoi de Vimes à une époque durant laquelle la garde est un ramassis de personnes corrompues est une très bonne idée. Après plusieurs tomes qui ont développé la garde voir ce qu'elle était permet de créer un choc à la personne qui lit et de mieux traiter le tome. De plus, Pratchett place une seconde garde face à la Night Watch: les Cable Street Particulars. Il faut lire avec attention ce qu'est ce groupe. Ce sont des policiers qui surveillent, vivent en secret et refusent de donner leurs identité. Leur rôle est de trouver les rebelles ou les personnes dangereuses et de les emprisonner puis de les écouter. Le fonctionnement de cette police secrète coupable de torture pourrait être utilisée par beaucoup de monde dont certain-e-s candidat-e-s à certaines hautes fonctions politiques. Je me suis particulièrement intéressé à leur chef qui personnifie Cesare Lombroso et sa thèse du criminel né. Un homme intelligent incapable de comprendre que ses idées n'ont aucune place dans le fonctionnement pratique du monde. Bref, lisez Night Watch c'est un très bon tome et l'un des plus riches.

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***** Probablement le meilleur tome à l'heure actuelle. Ce tome continue sur le tournant bien plus sombre que prend Discworld.

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19/03/2017

The amazing Maurice and his educated rodents (discworld 28) par Terry Pratchett

Titre : The amazing Maurice and his educated rodents (discworld 28)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 26 mai 2011
Pages : 288

Nous connaissons tous et toutes l'histoire. Une ville est envahie par les rats. Les habitant-e-s et les autorités décident de faire appel à un être de légende: le joueur de flûte. Et celui-ci, après quelques aventures, s'occupe des rats. On apprend qu'il faut toujours payer la personne qui joue de la flûte. Mais ne pourrait-il pas y avoir un peu plus de substance à l'histoire? Et si, au lieu d'un homme si talentueux que sa flûte contrôle les rats, il y avait un homme qui suit les ordres des rats? Un homme qui se contente de jouer après que les rats aient fait croire à une invasion? On pourrait faire pas mal d'argent avec une idée de ce genre!

Au final, ce tome 28 continue dans la lignée du précédent: un livre destiné aux jeunes. Ici, Pratchett brode sur une histoire bien connue des personnes qui lisent les frères Grimm. Cet ajout est assez réussi et on se prend à trouver logique que le flûtiste soit membre d'une petite troupe de voleurs (même si celle-ci est constituée de rats et d'un chat). Pratchett utilise un thème qu'il apprécie: l'importance d'une bonne histoire. Si l'histoire est bien racontée avec une fin acceptable tout le monde va l'accepter. Deux personnages incarnent cette idée. Le premier est Maurice. Le chat, malgré son ironie, sait que la survie du groupe dépend du bon fonctionnement de l'histoire qui va être vendue aux villes et villages traversés. Malicia, elle, est une experte en histoires. Elle connait leur fonctionnement et elle s'attend à ce que certaines choses suivent un certain code narratif (et, de manière surprenante, c'est le cas). Au final, ce tome nous parle de l'importance d'une bonne histoire non seulement pour la vie de tous les jours mais aussi pour tenir une ville, ou un pays, face aux incertitudes de l'avenir. Jusqu'à ce que l'histoire devienne la réalité.

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*** Un tome sympathique mais vite oublié.
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18/03/2017

The last Hero (Discworld 27, Rincewind 7) par Terry Pratchett

Titre : The last Hero (Discworld 27, Rincewind 7)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Gollancz 13 septembre 2007
Pages : 176

Cohen le barbare s'ennuie. Il a réussi à prendre le contrôle d'un continent entier avec seulement quelques compagnons aussi âgé que lui. Son gouvernement est un souffle de liberté après les horreurs des anciens empereurs. Mais l'Empire envoie un message au Patricien. Ce dernier prévient le reste du monde en quelques heures. Cohen, le nouvel empereur, est parti après avoir kidnappé un barde. Il semble que Cohen ait décidé qu'une dernière chevauchée serait un bon moyen de réparer un vieux problème entre les divinités et les humain-e-s. Cohen compte rentre le feu, avec des intérêts. Et cela pourrait bien amener la fin du monde. Une dernière mission est mise en place pour arrêter l'homme le plus connu du Disque-Monde. Trois personnes sont choisies: Leonard de Quirm, Carrot et Rincewind qui préfère venir de son plein gré plutôt que de se retrouver mêlé aux événements par un hasard des plus suspects.

Ce tome 27 a été écrit pour des enfants et ça se voit. Ce n'est pas une question de taille mais d'intrigue. Contrairement à certains autres tomes, celui-ci laisse de côté une bonne partie de l'ironie à laquelle on était habitué. Le résultat est navrant en ce qui concerne les personnages. Leonard n'a jamais vraiment été développé mais Carrot est simplement un homme avec des muscles et une épée tandis que Rincewind perd tout ce qui fait son charme malgré la qualité bien moindre de la plupart des intrigues qui le mette en scène. Le Patricien reste un peu plus drôle que la moyenne avec une vision particulière du fonctionnement de l'Université Invisible. Bien entendu, on pourrait dire que ce tome parle de la Mémoire. Celle qui permet à des personnes de se lancer dans des idées ou des quêtes pour devenir immortel dans des sagas (et des livres d'histoire). Mais je trouve que cette idée est assez mal mise en place. On ne comprend que tardivement ce qui se déroule et il me semble que les évènements ne font que se suivre pour le plaisir d'exister sans s'insérer dans l'intrigue.

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** Il suffit de m'imaginer en train de bailler. Au moins il se lit rapidement.
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The thief of time (Discworld 26, Death 5) par Terry Pratchett

Titre : The thief of time (Discworld 26, Death 5)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 432

Les Auditeurs sont de retour. Illes ont échoué à mettre Mort à la retraite. Illes ont échoué à tuer le Père Porcher. Mais illes n'abandonnent pas! Cette fois leur problème est administratif. En effet, contrairement à un certain politicien français, les Auditeurs aiment l'administration. Illes adorent créer des fichiers, avoir des régulations et suivre les ordres et ce depuis la naissance de l'univers. Malheureusement, il existe une chose dans l'univers qui détruit tout sens de l'ordre. Une horreur qui se retrouve dans tous leurs cauchemars. Dans l'univers il y a de la vie. Et la vie a une tendance à être chaotique. Le pire ce sont ces humain-e-s qui sont, non seulement, l'incarnation du chaos mais aussi des créateurs de concepts incompréhensibles. Pour arrêter tout cela les Auditeurs décident de mettre fin au Temps. Mais les 5 cavaliers de l'apocalypse se soulèvent et leurs alliés sont un balayeur, son apprenti, Susan et une boite de chocolat.

Je suis triste. Je pensais que, enfin, j'aurais pu lire un Death que je puisse apprécier. Après tout, ce tome a tout pour plaire. Des moines qui en savent moins sur la sagesse ancestrale qu'un balayeur, un jeune homme à la destinée intéressante, du chocolat et surtout Susan Sto Hellit. En plus, Death n'est finalement pas central à l'histoire. Il est présent mais il se contente de lancer l'intrigue. Au moins on ne le retrouve pas en dehors de son rôle traditionnel comme la majorité du cycle. En parlant de Susan, son personnage continue à s'améliorer tout en gardant son identité majeure. Elle est logique, elle est éduquée et elle sait comment traiter les enfants. Ses scènes en tant que professeure d'une école sont très bien écrites et, à mon avis, la meilleure partie de ce roman. J'ai aussi bien aimé la description des Auditeurs et les conséquences de leur incarnation. Cependant, au final je n'ai pas grand-chose à dire. Je n'ai pas apprécié ce tome que je trouve à la fois lent et long et sans véritable ajout pour le Disque-Monde. Le cycle de Death continue à ne pas me plaire.

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** Je me suis ennuyé, malgré Susan et ses aventures dans une classe d'enfant.
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13/03/2017

The truth (Discworld 25, Industrial revolution 2) par Terry Pratchett

Titre : The truth (Discworld 25, Industrial revolution 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 448

Il y a longtemps, les citoyen-ne-s d'Ankh-Morpork ont eu l'idée de graver des pages pour faire plusieurs copies d'un même document. La technologie n'avait pas été développée de manière plus importante car de nombreuses personnes et guildes voyaient d'un mauvais œil un accès trop important à l'écriture. Après tout, que deviennent les mots sacrés et les formules magiques quand on peut les réutiliser pour un livre de cuisine? Mais le centenaire de la roussette se termine. Il est temps pour la ville d'entrer dans la modernité. Et, justement, des nains ont trouvé le moyen d'inventer l'imprimerie! Ils comprennent à peine ce qu'ils ont créé qu'un certain William se demande s'il ne pourrait pas utiliser ce nouvelle instrument pour écrire une petite feuille de nouvelles. Il pourrait l'éditer une fois par jours et même payer des gens pour y écrire! C'est ainsi que le plus grand cauchemar de François Fillon arrive sur le Disque-Monde: la presse libre est née! Et il est plus que l'heure d'une telle presse. Car le patricien est accusé de tentative de meurtre. Mais les faits semblent mener à d'autres personnes.

Qu'est-ce que la vérité? Comment l'atteindre et surtout comment la reconnaître? Pratchett se lance, dans ce tome 25, dans l'examen du quatrième pouvoir. Honnêtement, il réussit à examiner et décrire ce qu'est la presse. Pour cela, il crée un personnage venu des couches sociales supérieures, intelligent, qui essaie de ne pas être son père et qui aime écrire mais surtout qui veut, à tous prix, trouver la vérité. La manière dont son idée de lettre envoyée à quelques personnes se développe rapidement en un journal édité quotidiennement est très intéressante. En peu de pages, le journal est créé, les journalistes arrivent, la concurrence est lancée et le journalisme d'investigation se forme malgré les critiques de la garde. Mieux que ça, Pratchett montre que la publicité est un bon moyen de vérifier et de stopper ce que font les personnes puissantes tout en expliquant que les personnes qui fondent, ou possèdent, les journaux ne sont pas des membres des classes populaires.

Mais ce livre est aussi très pessimiste. Oui, le journal de William s'intéresse à la vérité, publie des enquêtes, cherche les sources et n'hésite pas à se corriger si nécessaire tout en trouvant des tournures de phrases qui permettent d'éviter de mentir tout en ne donnant pas toute la vérité. Mais, Pratchett décrit aussi les problèmes de la presse en créant une concurrence. Le journal concurrent, un 20 minutes d'Ankh-Morpork, ne se soucie pas de recherches ou de sources. Il se contente d'écrire ce qui lui a été rapporté sans essayer de vérifier. Et Pratchett décide de montrer que non seulement ce concurrent se vend mieux mais que, en plus, il intéresse bien plus les lecteurs et lectrices. Comment le dit Pratchett à la fin du livre: il y a ce qui intéresse les gens et ce qui est important pour les gens. Malheureusement, selon l'auteur, ce qui est important n'intéresse pas et n'est pas lu. Mais cela implique-t-il qu'il n'y a pas de conséquences?

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***** Un livre réussi, bien écrit mais aussi pessimiste. Ce tome ajoute encore un peu plus de richesse au Disque-Monde et c'est une très bonne chose.

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12/03/2017

The fifth elephant (Discworld 24, city watch 5) par Terry Pratchett

Titre : The fifth elephant (Discworld 24, city watch 5) par Terry Pratchett
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 464

Les nains ont une vie politique un peu étrange. Les rois sont des ingénieurs un peu plus élevés que les autres et on n'en sait pas beaucoup plus. C'est donc une surprise pour Sam Vimes d'apprendre qu'il est envoyé au couronnement du nouveau roi des nains. Son rôle semble être moins de gouverner que de prendre des décisions juridiques. Mais il est essentiel pour définir ce qu'est un nain. Ainsi, le patricien envoie Sam Vimes, en tant que Duc d'Ankh-Morpork, dans le pays d'Überwald. Uberwald est une contrée forestière, sans véritables lois et avec plusieurs facteurs adverses qui tentent de prendre plus ou moins de contrôle dans le cadre d'une entente séculaire. Malheureusement, l'entente est contestée par une faction particulière: la famille d'Angua. Et Sam Vimes, comme à son habitude, se trouve embourbé dans une histoire qu'il ne comprend pas. Mais il soupçonne quelque chose. Un crime a probablement eu lieu et il est de son devoir de le résoudre avec diplomatie et un Troll armé d'une arbalète de siège.

Avec les Sorcières, la garde est mon cycle préféré. Les personnages sont très réussis, les situations à la fois drôle et intéressante à comprendre et Pratchett ne se prive pas d’asticoter le fonctionnement de notre société, ses lois et ses juges. Dans ce tome, Pratchett s'attaque à beaucoup de choses. On retrouve une ambiance faussement gothique, de vastes complots et des personnes ordinaires victimes des personnes qui se croient importantes. L'une des idées qui traverse le tome est celui de la modernité face à la tradition. Ankh-Morpork est qualifié de phare de la civilisation. Les idées nouvelles y fleurissent et ce tome 24 introduit les Clack qui permettent une communication rapide entre des villes éloignées. Ankh-Morpork est aussi une ville multiculturelle qui accepte les différences des individus et des groupes. Il n'est donc pas étonnant que de nombreux peuples y viennent tout en gardant des liens avec leurs origines. Face à cela, Pratchett décrit Überwald, une contrée qui ne connait pas encore de lois mais la tradition. Toutes les factions que rencontre Sam Vimes essaient de garder un lien avec le passé. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne les loups-garous dont le souhait de garder la tradition permet de justifier un nouvel ordre plaçant des races supérieurs au-dessus de races inférieurs (franchement, l'analogie est transparente...).

Mais Pratchett pose aussi la question du changement. Celui-ci existe-t-il vraiment? L'intrigue du livre se résout à l'aide de cette question. Bien que la fin ouvre vers un changement elle le fait en défendant une forme de permanence symbolique. Oui, tout change, mais cela implique-t-il que la modernité est différente du passé? Et j'ai l'impression que Pratchett s'est bien amusé à donner la réponse à l'énigme qui ouvre le livre à l'aide d'un groupe particulier: les Igors. Igor est un être qui est en constant changement, mais il se modifie à l'aide des objets du passé qu'il réutilise et réarrange selon son bon plaisir. Je crois que Pratchett s'est bien amusé à placer la réponse sous notre nez.

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***** La garde est un cycle que j'apprécie encore et toujours avec des personnages toujours aussi attachant! Malheureusement, cette journée est aussi l'anniversaire de la mort de Terry Pratchett. Deux ans ont déjà passé.

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10/03/2017

Carpe Jugulum (Discworld 23, Witches 6) par Terry Pratchett

Titre : Carpe Jugulum (Discworld 23, Witches 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 416

Le royaume de Lancre se prépare à prendre part à de sérieuses réjouissances. En effet, le roi et la reine ont une enfant. La petite n'a pas encore de noms mais ce petit problème fait partie du rituel normal. Le roi a même demandé à un prêtre d'Om de venir baptiser sa fille. La reine, elle, a décidé de donner le nom de Granny Weatherwax à l'enfant. Bref, tout ira bien alors que les riches mangent de petits plats avec de l'alcool et que les pauvres s'amusent avec de la bière et de la vraie nourriture! Malheureusement, le roi a plein d'idées pour aider Lancre. Et l'une de ces idées est d'inviter les voisin-e-s d'Uberwald pour fêter la naissance. Bien que, diplomatiquement parlant, ce pourrait être une bonne idée le roi a oublié que la famille dirigeante d'Uberwald est composée de vampires. Il ne faut pas plus de quelques heures pour que les vampires prennent le contrôle de Lancre. Malheureusement pour elleux, les sorcières décident de s'intéresser aux vampires... un intérêt qui pourrait bien être mortel.

Encore une fois, les sorcières réussissent à me plaire (malgré un tome précédent un peu faible...). Il se passe beaucoup de choses dans ce livre. Pratchett se moque beaucoup des vampires tout en essayant d'expliquer pourquoi il est important de rester classique. Je pense aussi que le thème principal de Pratchett, dans ce tome, est la foi. Et, plus précisément, la foi en l'importance religieuse de certains objets et rituels. Ainsi, les vampires du livre réussissent à passer outre leur foi que certains objets peuvent leur faire du mal. Oublier leur croyance en la puissance de ces objets leur permet d'y survivre. En parallèle, le prêtre d'Om montre un voyage différent. Oats est un homme d'Eglise qui doute car il en sait trop. Bien qu'il connaisse les rituels et les objets il n'arrive pas à différencier la vérité des mensonges. Ce n'est qu'en oubliant l'importance des objets qu'il retrouve une forme de certitude puis de foi. Personnellement, je trouve ce personnage intéressant et j'aimerais bien le retrouver plus tard.

On retrouve aussi la question de Granny Weatherwax. Lors du dernier tome du cycle, j'avais l'impression que l'identité de Granny allait rapidement se poser à nouveau. Ce nouveau livre me donne raison. Terry Pratchett place son personnage face à ce qu'elle est vraiment. Granny est-elle une personne fondamentalement mauvaise ou fondamentalement bonne? Les décisions qu'elle prend  sont-elles mauvaises ou bonnes? À plusieurs reprises, Granny est confrontée à ces questions et au poids que cela implique pour son esprit. Au final, Granny fait partie de ces personnages qui ont conscience de leur tendance à vouloir faire du mal. Ces personnages savent quelle est leur identité et décident de placer tous leurs efforts pour éviter de tomber dans ce qu'illes considèrent comme mauvais. Ce qui permet à Granny d'expliquer à partir de quel moment débute la mal. Et je suis d'accord avec elle.

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***** Encore un livre du cycle des Sorcières que j'apprécie!

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06/03/2017

The last continent (Discworld 22, Rincewind 6) par Terry Pratchett

Titre : The last continent (Discworld 22, Rincewind 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 1 février 2006
Pages : 416

Rincewind n'aime pas voyager. Il souhaite vivre tranquillement chez lui, se rendre sans soucis à son travail d'adjoint au libraire et manger sans être interrompu par une catastrophe. Rincewind n'a pas de chance. Depuis le début de la série il est ballotté entre toutes les différentes nations du Disque-Monde au point de se retrouver non seulement dans des lieux particulièrement dangereux mais aussi au sein de royaumes oubliés. Après s'être rendu dans l'Empire Agatéen, et avoir aidée une révolution sans le vouloir, Rincewind se retrouve sur un continent oublié et inconnu: XXXX. Il y fait chaud, l'eau est rare (mais la bière est abondante), les locaux sont sympathiques et tout ce qui bouge semble vouloir le tuer. Une après-midi ordinaire pour Rincewind. Malheureusement, il se retrouve embarqué, encore une fois, dans une quête dont le but est de sauver le monde et ses habitant-e-s.

Je suis plutôt déçu du cycle de Rincewind. La majorité des livres ne m'ont pas plus. Le seul que j'apprécie et Interesting Times. Donc, je suis rentré dans ce tome 22 avec une certaine crainte. Je me demandais si ce tome retomberait dans les travers précédents ou si Pratchett avait réussi à atteindre ce qui fonctionnait dans Interesting Times. Ce livre ne réussit ni à être aussi bon qu'Interesting Times ni à être aussi difficile à lire que les autres Rincewind. En fait, j'ai l'impression de retrouver le problème principal de Maskerade. Les personnages, et l'intrigue, avancent tout seul comme sous l'effet d'une écriture automatique. Les situations fonctionnent, Pratchett crée un continent qui ressemble fortement à l'Australie et en rigole un peu, les personnages suivent ce qu'illes sont sans accrocs. Mais un livre qui fonctionne n'implique pas un bon livre. A la lecture, je me suis contenté de suivre l'intrigue sans vraiment m'y sentir impliqué tout en comprenant assez rapidement le nœud du problème. Au final, je suis assez content de l'avoir terminé pour pouvoir passer à autre chose. Si possible, un tome plus intéressant.

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*** Le livre fonctionne, mais il ne fait rien de plus
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04/03/2017

Jingo (Discworld 21, Citywatch 4) par Terry Pratchett

Titre : Jingo (Discworld 21, Citywatch 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 1 novembre 1998
Pages : 416

Ankh-Morpork est la ville la plus grande du Disque-Monde. Dans le passé, elle était à la tête d'un empire sans commune mesure dans l'histoire. Actuellement, Ankh-Morpork est une ville cosmopolite sans armée (mais qui possède les dettes de tous les pays voisins). Tout fonctionne plus ou moins bien dans une ville qui abrite tous les peuples du monde avec les envies de se taper dessus qui vont avec. Les guildes tiennent tout cela en place avec la garde de la ville de plus en plus puissante sous l'égide de Vimes. Cependant, au milieu de la mer qui séparer Ankh-Morpork de l'empire klatchien, une petite île sort des eaux. Un lieu particulièrement important stratégiquement parlant. Mais qui possède les droits sur ce territoire? Rapidement, les personnes de bonnes volontés laissent la place à des personnes en quête de gloire et tout le monde commence à parler de la nécessité d'une guerre.

Jusqu'à maintenant mon tome préféré était Small Gods. Bien qu'il reste bien haut dans la liste j'avoue qu'il a laissé la place à ce tome 21. Terry Pratchett a réussi un coup de maître. Non seulement l'intrigue est maîtrisée mais les situations et les dialogues sont hilarants! Et si cela ne suffisait pas, Pratchett réussit à traiter de nouveaux thèmes presque à la perfection.

L'un des thèmes traité est assez logique et déjà vu dans le cycle de la garde: les crimes, la vérité et la justice. Mais, bien plus important, la question se pose des crimes trop importants pour être vus et traités par la police. Durant le tome, plusieurs personnages insultent Vimes que ce soit en parlant de son intelligence, de son rôle de chien de garde ou encore son métier. En effet, le rôle de la garde est de faire en sorte que la ville fonctionne en paix et, pour cela, s'attaque aux incivilités et aux crimes. Mais que faire lorsque les criminels ne sont pas les pauvres et les impuissants mais les personnes en charge des décisions politiques. Pire encore, que faire lorsque ces mêmes hommes sont adorés par une population prête à les suivre? Si l'on lit un peu attentivement, on observe que la réponse de Pratchett tient en peu de mots: la publicité internationale et l'humiliation.

Ce qui me permet de parler du second thème qui me semble important: la guerre. Ou, plus précisément, les effets des discours guerriers sur la population. Ici, Pratchett décrit des patriotes, des guerriers, des généraux mais aussi des profiteurs et surtout des incompétents. Même le début du conflit est ridicule! Mais Pratchett montre qu'un conflit ridicule n'en a pas moins des effets importants. Il commence par décrire une ville en proie au racisme qui commence à s'en prendre aux personnes qualifiées d'ennemies simplement parce qu'elles viennent d'ailleurs (même lorsqu'elles sont nées sur place). Pratchett décrit la perte du pouvoir civil face au pouvoir militaire qui peut mettre en place des mesures illégales sans en répondre devant la loi, car le pouvoir militaire n'est pas celui des procédures mais celui des armes. Le tome permet aussi d'observer des personnes parfaitement ordinaires souhaiter se battre et devenir des soldats au nom d'un idéal patriotique. Il y a de nombreuses références, que ce soit Jules César ou encore les plumes blanches offertes aux lâches lors de la Première guerre mondiale. Pratchett écrit de très bonnes scènes qui touchent au cœur du problème tout en faisant rire.

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***** À mon avis, l'un des deux meilleurs tomes sur les 21 que j'ai lu pour l'instant.

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02/03/2017

Hogfather (Discworld 20, Death 4) par Terry Pratchett

Titre : Hogfather (Discworld 20, Death 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 6 juin 2013
Pages : 432

Les Auditeurs de la réalité ont échoué à contrer La Mort une fois. Alors qu'ils pensaient l'avoir détruite elle est revenue plus puissante que jamais. Mais l'administration de l'univers n'en a pas terminé avec le Disque-Monde. Car, sur ce monde, il existe des êtres bien pires que les personnifications anthropomorphiques, des êtres pires que les plantes ou les animaux. Sur ce monde il existe des humain-e-s! Et les humain-e-s ont la faculté de croire, donc de créer dans un univers qui devrait, selon les Auditeurs, être en ordre et non soumis au chaos des croyances. Alors les Auditeurs décident de tenter quelque chose. Pourquoi ne pas demander aux humain-e-s de travailler contre leur propre capacité? Pourquoi ne pas leur demander de tuer un être immortel? Un certain homme avec un embonpoint et un habit rouge qui a l'habitude d'offrir des cadeaux lors de la plus courte des journées d'hiver par exemple.

Je l'ai déjà dit, le cycle de la Mort est loin d'être mon préféré. Je trouve que Pratchett a mis en place la même histoire avec quelques changements. Ce tome, par contre, est l'un de ceux qui ont été adapté en film et qui sont sortis en DVD. Je le connais donc assez bien et je le regarde de temps en temps. Mais que penser du livre?

Je n'ai eu aucune surprise. Le film est très fidèle envers la livre. Bien entendu, certaines scènes n'apparaissent pas mais une grande partie de l'intrigue est identique. Le problème, c'est que l'adaptation est celle que j'apprécie le moins. Je déteste, en particulier, Teatime (mais c'est probablement voulu) ainsi que les Sorciers que je trouve peu utiles. Ce problème se retrouve donc dans le livre qui laisse une large place à l'intrigue des Sorciers. Le tome décide aussi de s'attaquer directement à l'un des thèmes principaux de Pratchett: la puissance de la croyance. Malheureusement, ce thème était beaucoup mieux mis en scène dans Small Gods qui reste l'un de mes tomes préférés. Bref, je préfère vous conseiller Small Gods.

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*** Meilleur que les autres Death mais moins bon que Small Gods qui reste bien plus intéressant en ce qui concerne le traitement du thème de la croyance.
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Image : Site officiel

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26/02/2017

Feet of clay (Discworld 19, Citywatch 3) par Terry Pratchett

Titre : Feet of clay (Discworld 19, Citywatch 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 1 mai 1997
Pages : 416

Depuis l'arrivée de Carrot la garde a bien changé. Elle est passée d'une punition pour des personnes incompétentes dont la plus grande réussite est d'éviter un tragique accident aux voleurs qui pourraient se prendre une porte ou tomber dans la rue à une vraie force de sécurité publique. La garde est maintenant bien remplie de nombreuses personnes et races. Elle commence même à tenter de comprendre ce qui pourrait devenir un examen scientifique de choses qui pourraient être des indices. La garde aura bien besoin de ces nouvelles capacités. Des meurtres ont lieu et, semble-t-il, personne n'est coupable. Pire encore, le Patricien a été empoisonné. Le capitaine Vimes ne risque pas d'apprécier qu'on l'empêche de trouver la personne responsable puis de la punir.

Qu'est-ce que la vie? Est-ce naturel? Est-ce un don d'une divinité? Est-ce que l'on peut créer la vie? Plus précisément, les robots sont-ils des objets ou des êtres vivants. La question se pose dans de nombreuses œuvres de la SF. Bien entendu, on ne peut pas ne pas parler d'Isaac Asimov et de son énorme production autours des robots. On retrouve une partie de l'idée des lois de la robotique avec le parchemin qui permet aux golems de Pratchett de penser. Battlestar Galactica est, en partie, créée autour de la différence entre une forme de vie artificielle, les cylons, et une forme de vie naturelle, les humain-e-s. À la fin (spoiler alert), on apprend que la différence n'est pas si importante qu'on ne le pensait. Et nous avons aussi cet énorme univers qu'est Star Wars. Je suis très perturbés par les robots de Star Wars qui semblent bien plus en vie qu'on ne le croit. Y aurait-il une forme d'esclavage dans Star Wars? Nous retrouvons cette idée dans ce roman. Les golems sont montrés comme des êtres qui acceptent tout travail sans se plaindre. Ils sont utilisés pour des travaux difficiles et dangereux qui tueraient un être humain. Ils sont vendus et possédés et ne peuvent pas parler. Pourtant, ils sont détestés à cause de leur manière d'être, de leur supposée stupidité (qui cache un ordre mal expliqué de la part des humain-e-s) et de l'idée qu'ils volent les emplois des gens. D'une certaine manière, on pourrait penser que ce roman décrit surtout la lutte en direction de sa propre liberté d'un golem.

Comme cela est l'habitude dans le cycle de la garde la question de la justice et de la vérité est aussi posée. La garde, lors du premier tome du cycle, est un ramassis de personnes incapables, détestées et qui n'ont pas eu d'autres choix que d'y entrer. Depuis l'arrivée de Carrot, la garde change vers une direction beaucoup plus centrale dans le fonctionnement de la société. L'importance grandissante de la garde est parallèle à la stature sociale de son commandant qui devient l'une des principales de la guilde des assassins. Ce qui compte pour Vimes, et la garde, est la justice et la vérité. Vimes fera tout son possible pour atteindre une fin qu'il estime convenable et se fâchera avec autant de personnes que possible pour trouver la vérité. D'une certaine manière, il montre pourquoi une police est nécessaire dans une ville. Il permet aussi de montrer qu'elles sont les personnes qui méritent vraiment de voir un policier leur poser des questions. À plusieurs reprises, Vimes accepte des petits crimes de la part de personnes pauvres pour mieux s'attaquer à des personnes riches qui se pensent en sécurité grâce à leur position et à leur pouvoir. La seule chose qui empêche Vimes de réussir à brûler la moitié des nobles de la ville est le Patricien (ainsi que la loi dans une moindre mesure).

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**** Comme souvent, le cycle de la garde fonctionne bien et ce tome ne déroge pas à la règle
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Image : Site officiel

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25/02/2017

Maskerade (Discworld 18, Witches 5) par Terry Pratchett

Titre : Maskerade (Discworld 18, Witches 5)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 6 juin 2013
Pages : 384

Que faire lorsque l'on s'ennuie? Il existe plusieurs réponses à cette question selon la personne à laquelle elle est posée. Agnes Nitt, par exemple, décide de se faire nommer Perdita X et de se rendre à Ankh-Morpork. Elle y découvre un lieu destiné exclusivement à l'opéra. Heureusement pour elle, il se trouve qu'elle est une très bonne chanteuse. Elle décide, naturellement, d'entrer dans l'opéra et de tenter sa chance. Mais elle n'est pas aussi populaire qu'une autre chanteuse bien qu'elle soit bien meilleure. Pire encore, il semble que l'opéra soit hanté par un fantôme qui apprécie particulièrement les meurtres. En ce qui concerne Granny Weatherwax, elle cherche à passer outre l'ennui. Et pour cela elle décide que les affaires des autres la concernent. Par exemple, pourquoi ne pas redresser une injustice financière commise par un éditeur d'Ankh-Morpork? Et si, par la même occasion, elle décide de s'occuper d'un fantôme ce ne serait que coïncidence.

J'ai apprécié une grande partie du cycle des Sorcières. Elles ont toutes une personnalité attachante qui fonctionnent assez bien. Le cycle est particulièrement réussit car les sorcières sont simplement des personnes un peu plus intelligentes que les autres qui utilisent une bonne dose de ruses pour arriver à leurs fins. Mais, ce roman ne fonctionne pas aussi bien que les autres. Les situations me semblent un peu trop faciles comme si Pratchett se contentait de laisser les personnages fonctionner sans trop se poser de questions. Mis à part cela, je pense que la parodie est assez facile à comprendre.

Cela dit, j'ai l'impression que le thème de ce roman pourrait avoir des répercussions plus lointaines. En effet, à mon avis, ce qui importe dans ce tome est l'idée d'identité. Le fantôme n'est qu'une identité qui se révèle au monde. La personne qui se trouve derrière me masque n'est pas identique à la personne qui le porte. D'une certaine manière, le masque est ici un révélateur de vérité. Parallèlement, il semble que Granny ait des problèmes avec son identité. Elle devient, progressivement, l'un des personnages les plus puissants de l'univers du Disque-Monde. Granny en est consciente et se rend compte qu'il lui serait facile de punir et agir dans l'impunité. Mais elle souhaite rester Bonne tout en souhaitant être Mauvaise. Je me demande comment son personnage va tourner dans les futurs tomes.

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*** Un tome intéressant mais que j'ai moins apprécié
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Image : Site officiel

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22/02/2017

Interesting times (Discworld 17, Rincewind 5) par Terry Pratchett

Titre : Interesting times (Discworld 17, Rincewind 5)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 1 octobre 2005
Pages : 432

Après une désastreuse aventure touristique, le retour d'un sourcier, son bannissement dans les enfers suivis de son retour par l'invocation d'un jeune homme Rincewind jouit d'une petite pause bien méritée sur une île paradisiaque, bien pourvue en poissons et en noix de coco et, surtout, sans que personne ne puisse le retrouver. Il n'y a qu'une seule chose qui manque: des patates. Mais nous parlons de Rincewind. Ce bon moment ne peut que se terminer de manière abrupte à l'aide d'un sort lancé par les magiciens de l'Université de l'Invisible. Il semble que les divinités aient décidé que ce moment serait proche. Car Ankh-Morpork a besoin de Rincewind. L'Empereur du continent perdu Agatéen a envoyé une missive au patricien. L'Empire réclame un magicien. Et pourquoi ne pas envoyer le pire d'entre-eux? Ce n'est pas comme s'il pouvait revenir.

Aurais-je enfin trouvé un tome du cycle de Rincewind que j'apprécie? Il semblerait que ce soit enfin le cas! Après quatre tomes voici, enfin, un livre que je trouve intéressant avec Rincewind à l'intérieur! Non seulement les personnages sont drôles et plutôt bien amené mais les situations le sont tout autant. De plus, on retrouve Two Flowers et sa magnifique naïveté ainsi que Cohen et ses solutions aussi simple que directes.

Pratchett utilise un certain nombre de thème dans ce livre comme le bon gouvernement, les révolutions et la civilisation. Celui qui m'a le plus parlé est un thème récurrent dans le Disque-Monde: l'importance de la croyance en une histoire. En effet, l'intrigue de ce tome repose sur une histoire. Celle des deux premiers tomes du Disque-Monde. Et, surtout, leur effet sur une civilisation fermée qui ne connaît pas l'extérieur. En effet, Two Flowers, après être rentré, a décidé d'écrire un récit sur son voyage. Mais alors que l'Empire Agatéen est décrit comme extrêmement codifié le reste du Disque est très chaotique. Ainsi, le livre de Two Flowers devient une sorte de livre rouge, banni par le pouvoir et donc possédé par tout le monde. Ce thème est encore développé lors de la dernière confrontation alors que Rincewind décide de créer une histoire. La propagande y est décrite comme un moyen certain de détruire une armée. Plus important encore, ce n'est pas de créer une histoire qui importe mais de refuser son existence. En effet, expliquer la réalité est plus difficile que de nier l'existence de cette même réalité. Alors que Rincewind invente une rumeur elle est relayée par des personnes à sa solde qui lui permettent de devenir importante en niant sa réalité (très fort, souvent et surtout en étant très inquiet). Rapidement, il devient impossible pour les autorités en charge de gérer le problème puisque nier la réalité de la rumeur revient à lui donner du crédit. Ça ne vous rappelle rien?

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**** J'attends ça depuis longtemps, un Rincewind que j'apprécie!
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Image : Site officiel

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18/02/2017

Men at arms (discworld 15, Citywatch 2) par Terry Pratchett

Titre : Men at arms (discworld 15, Citywatch 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 432

La garde, qu'elle soit de jours ou de nuit, n'est pas l'institution la plus appréciée d'Ankh-Morpork. Les guildes sont parfaitement capables de faire en sorte que leurs membres acceptent les règles et le rôle de la garde s'est réduit à hurler les heures dans les rues de la ville. Mais, récemment, la garde a été capable de lutter contre un dragon malgré le peu de membres. Le Patricien a donc décidé qu'il pourrait être intéressant d'ajouter quelques recrues. C'est ainsi que Detritus, un troll, Cuddy, un nain, et Angua, une loup-garou, rejoignent les rangs de la garde. Le problème c'est que les trolls et les nains, pour une raison obscure, se détestent et que personne n'a confiance envers les humains surnaturels. Leur arrivée dans les rangs des gardes risque bien de créer de nombreuses tensions. Et quand un meurtre a lieu à l'aide d'un instrument inconnu la ville pourrait bien connaître une émeute.

Un thème mineur concerne les armes à feu. Celles-ci sont inconnues dans le Disque-Monde mais un personnage qui n'est pas du tout basé sur Leonardo da Vinci a inventé un fusil. Pendant une bonne partie du livre cette arme n'est pas vraiment montrée. Ce n'est que par petites touches que Pratchett explique ce qu'il en pense. Une arme à feu peut donner une impression de puissance dangereuse. Les personnages qui tiennent le fusil sont décrit comme ayant perdu une partie de leur capacité de décision au profit de l'impression de puissance. Ce thème s’inscrit d'ailleurs assez bien dans l'importance que Pratchett donne à la croyance dans son univers.

Le second thème, bien plus central, est celui du racisme. Et Pratchett commence par imposer l'entrée de "minorités" dans la garde soit deux races qui ne sont pas humaines et une personne qui se trouve entre les deux. Le nain et le troll permettent de parler de deux races qui se détestent mais sont également méprisées par les humain-e-s. Ainsi, alors que les cultures trolls et naines sont incomprises les personnages, les gardes en particulier, n'hésitent pas à montrer leur inculture et même à se moquer. Ces tensions sont construites à tel point que la ville pourrait bien exploser à cause de la haine. Angua, elle, se trouve entre deux mondes. Elle ne possède pas vraiment deux cultures mais, en tant que loup-garou, elle fait peur à tout le monde. Son personnage permet d'explorer la difficulté d'être entre deux mondes. Face à lui elle a deux personnages qui réagissent différemment. Carrot ne voit pas ce qui se trouve en face de lui et réagit avec surprise quand il apprend et montre à plusieurs reprises sa peur du surnaturel. Du côté canin, elle fait connaissance de Big Fido qui discoure sur la supériorité de la race canine, tue les "traîtres" et parle de l'état de loup comme d'un retour à un passé glorieux (ça vous fait penser à quelqu'un). Bref tous ces personnages sont divisés et le livre essaie de recréer un lieu entre tout le monde. Personnellement, j'ai bien aimé ce livre qui est bien moins loufoque que les débuts du Disque-Monde au profit de quelque chose de plus sombre.

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**** Un tome 15 que je trouve assez différent des tomes précédents. Mais c'est réussi.
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Image : Site officiel

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09/02/2017

Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4) par Terry Pratchett

Titre : Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400

Les Sorcières de Lancre sont parties en voyage détruire les contes de fée. Après près de 8 mois la rumeur s'amplifie. Les trois sorcières sont de retour! Le roi Verence II ne perd pas de temps et explique à Magrat que leur mariage est déjà organisé. Cette dernière n'a qu'une seule chose à faire: devenir une reine. Cette quête est facilitée par son abandon de la carrière de Sorcière. Mais être reine n'est, peut-être, pas exactement ce qu'elle imagine. D'autant que son futur mari ne semble pas réellement savoir ce qu'il veut. Les deux autres Sorcières, Nany Ogg et Esme Wheatherwax, rentrent tranquillement et décident de reprendre leur vie normale. Mais elles apprennent rapidement que de nouvelles Sorcières vivent à Lancre. Non seulement elles sont jeunes, portent du vernis à ongle noir et se croient plus éduquées mais, en plus, elles dansent nues la nuit. Ce pourrait être acceptable si leur danse n'avait pas lieu près d'un lieu magique connu pour son lien avec les elfes.

Que dire ce quatorzième tome? Je l'ai dit auparavant, j'aime bien les histoires des Sorcières. Elles sont plus drôles que la moyenne et particulièrement bien écrites. Il fallait bien que je sois déçu à un moment donné. Ce tome avait tout pour plaire. Il prend pour thème principal les elfes et, en tant que fan de Tolkien, je ne peux qu'aimer que l'on parodie un peu ces êtres. En effet, chez Tolkien les elfes sont des êtres immortels d'une grande sagesse et d'une grande force aussi bien physique que guerrière. Ce sont, en tout, nos supérieurs mais ils n'agissent pas ainsi. Pratchett décide d'aller dans un autre sens. Il garde l'idée de l'immortalité et de la beauté mais il en conclut que les elfes auraient une psychologie très différente. En effet, pour Pratchett les elfes se savent supérieurs et donc agissent avec les autres êtres pensant en tant que chasseurs qui aiment le plaisir de la douleur. En quelque sorte, se savoir être supérieur implique de voir toutes les autres personnes comme des inférieures. De plus, l'immortalité est considérée, par l'auteur, comme un problème. Loin de permettre la sagesse celle-ci implique une forme d'enfance permanente.

Un second thème concerne le rôle d'une personne et, plus précisément, d'une femme. Magrat est une Sorcière. Mais, dans ce tome, elle abandonne rapidement son travail. Cependant, Magrat découvre que le métier de reine est très différent. Elle n'aide pas les personnes qui ont besoin d'elle. Au contraire, elle tente, difficilement, de s'occuper tout en sachant que son destin sera d'élever des enfants. Pour mieux créer le contraste, elle est entourée de personnages qui sont, elleux, fortement impliqué-e-s dans un métier (au point d'en être ridicule). Il est intéressant que ce n'est que tardivement que Magrat se découvre un rôle et ce en décidant de faire le contraire de ce qui est attendu. Bien que ce livre soit intéressant il ne m'a, malheureusement, pas autant plus que les autres tomes. Il manque un je ne sais quoi pour le rendre bon et me faire rire.

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*** Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans ce livre malgré de bonnes idées.
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Image : Site de l'auteur

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02/02/2017

Small Gods (Discworld 13) par Tarry Pratchett

Titre : Small Gods (Discworld 13)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400

Absolument tout le monde sait que la Terre est plate et que de nombreuses divinités se partagent les cieux. Personne ne remet en cause ces faits vérifiés par des années d'expériences personnelles et scientifiques. Pourtant, un pays entier conteste cela. Tout un pays, sous un régime théocratique, se base sur un seul livre révélé pour décider que le reste du monde à tort. Alors qu'ouvrir les yeux suffit pour comprendre que le monde est plat et que les divinités existent ce pays annonce que le monde est rond et qu'il n'y a qu'un seul dieu: Om. Pire encore, les prêtres de ce pays décident qu'il est normal et même salutaire d'organiser l'exportation de leur doctrine par la grâce des armes. Cependant, l'un des apprentis de l’Église, Brutha, découvre, sur son chemin, une tortue. Celle-ci lui annonce être le dieu Om. Pire encore, il semble que cet apprenti soit le dernier véritable croyant du pays. Le pauvre Brutha a beaucoup à apprendre sur les divinités et sur son Église.

Le thème de ce treizième tome est transparent: la religion. Pour Pratchett, la religion ne découle pas des divinités. Ce sont les divinités qui découlent de la religion, des croyances. Le pouvoir des croyances est, d'ailleurs, régulièrement utilisé par Pratchett dans ses livres (ainsi que les clichés de la littérature et du cinéma). Malgré une mécanique huilée et comprise par les personnes qui lisent les tomes du Disque-Monde il pourrait être délicat de s'attaquer à un thème pareil sans risquer de heurter beaucoup de personnes. D'autant que Pratchett s'attaque directement, et sans se cacher, à l’église catholique. Ainsi, par exemple, on trouve une inquisition ainsi que des prophètes, des lois divines et un livre révélé. Bien que l'exercice soit difficile Pratchett réussit très bien à mener son intrigue pour se moquer de tout le monde tout en faisant bien attention à ne pas s'attaquer unilatéralement à une seule personne. Ainsi, ce sont plutôt les actes des personnes et des institutions au nom d'une religion qui sont moqués moins que la croyance.

Un second thème pourrait être la science. En utilisant un royaume précédemment mis en place, Éphèbe qui parodie la Grèce antique, l'auteur se moque non seulement des scientifiques mais critique aussi leur utilité. Les philosophes, dans le monde de Pratchett, se contente de parler dans le vide sans réfléchir à ce que l'autre personne a dit dans le cadre de banquets somptueux. Ils écrivent des livres qui ne sont pas censé être lus. Malgré cela, certains personnages ont conscience du problème et permettent de réutiliser des citations célèbres. C'est le cas de Didactylos. Son apprenti, par contre, incarne l'aveuglement de la science face à l'utilisation que l'on peut faire des découvertes. Il crée un outil mais ne prend pas le temps de réfléchir aux conséquences qui peuvent en découler avant qu'il ne soit trop tard.

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**** Un très bon treizième tome que j'aurais tendance à conseiller aux personnes qui souhaitent lire Pratchett sans, pour autant, souhaiter entrer dans un cycle précis
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Image : Site de l'auteur

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29/01/2017

Witches Abroad (Discworld 12, Witches 3) par Terry Pratchett

Titre : Witches Abroad (Discworld 12, Witches 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 368

Les sorcières sont censées être de vieilles femmes. Il est donc peu étonnant que la profession n'attire pas vraiment de jeunes talents. Il est encore moins étonnant de savoir que les sorcières ont une tendance à mourir bien qu'elles s'y préparent puisqu'elles ont la malchance de connaître le moment de leur mort. L'avantage c'est que l'on évite les conflits familiaux et entre ami-e-s puisque la défunte peut envoyer les biens qu'elle souhaite léguer en avance. C'est exactement ce qu'une sorcière a fait dans le petit royaume de Lancre. Mais ce bien n'est pas une simple pendule. Non, c'est une baguette. Une baguette qui désigne la personne qui la reçoit comme une marraine la fée. Et la personne qui a reçu cette baguette est la plus jeune sorcière du coin: Magrat. Et, rapidement, elle apprend qu'une jeune fille a besoin d'elle dans un royaume magique et lointain. En effet, on essaie de la marier de forcer à un prince.

Le premier thème, le plus important, de ce livre est l'importance des histoires. Ce douzième tome est rempli de références aux contes que nous sommes nombreux et nombreuses à connaître. Pratchett en rit à de nombreuses reprises alors qu'il nous illustre les problèmes de ces histoires et des clichés qui en sortent. Mais Pratchett semble aussi nous expliquer qu'il ne faut pas sous-estimes l'importance et la force d'une bonne histoire. Car celle-ci peut très bien devenir plus importante que la réalité. C'est une mise en garde que l'on doit garder en tête aussi bien face aux journalistes que face aux politiques.

Un second thème, à mon avis, est la liberté. Ou, plus précisément, le libre arbitre. Une partie des dialogues des Sorcières concerne l'usage de la magie. Alors que Magrat souhaite l'utiliser pour améliorer le monde les deux autres, plus âgées, ne veulent pas utiliser la magie. Selon ces dernières, la magie ne peut pas aider. Pour mieux expliquer cette idée Pratchett construit un royaume magique tenu par une Sorcière qui essaie de rendre absolument tout le monde heureux en leur offrant une vie parfaite et une fin heureuse. La ville est magnifique et propre mais surtout elle est remplie de gardes. Ainsi, Pratchett nous montre que même les souhaits les plus bénins, rendre les gens heureux, peuvent devenir mauvais si l'on refuse le libre arbitre à ces même personnes.

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***** Encore un tome sur les Sorcières que j'apprécie bien plus que le reste!

Image : Site de l'auteur

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28/01/2017

Reaper man (Discworld 11, Death 2) par Terry Pratchett

Titre : Reaper man (Discworld 11, Death 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
Pages : 352

Dans l'ensemble du multivers il existe une règle simple. Il y a des choses vivantes et des choses mortes. Pour que cet ordre naturel, et le fonctionnement de la réalité, soient maintenus il existe des êtres spécifiques. Celleux-ci ne sont pas des individus mais des manifestations qui peuvent être plus ou moins anthropomorphique. L'une de ces manifestations est la Mort. Depuis le début des temps la Mort se charge de guider les vivant-e-s d'un état à un autre. Cependant, certains êtres mettent en question son travail. Ne serait-il pas trop proche des vivant-e-s? Ne remet-il pas en question son travail? Pire, est-ce que la Mort possède une personnalité? Ainsi, il est décidé qu'il est temps que la Mort prenne sa retraite et jouisse d'une vie pendant que l'ordre naturel se charge de créer un-e remplaçant-e. Mais qu'elles sont les conséquences de l'absence de la Mort sur le cours de la vie? Le Disque-Monde va bientôt l'apprendre alors que des événements inexpliqués commencent à se manifester.

Le personnage de la Mort, dans les romans de Pratchett, lui permet de parler de la vie. En effet, quoi de mieux que l'absence de vie pour mettre en avant l'importance de celle-ci. Ainsi, la Mort, quand elle apprend sa fin prochaine, décide de faire exactement ce qu'il voit les humain-e-s faire tous les jours. Il essaie de faire l'expérience de la vie. Et, apparemment, la vie c'est le travail, les ami-e-s et l'amour. Pour mieux mettre en avant tout cela Pratchett décrit un second personnage, Windle Poons. Ce dernier est mort mais, sans la Mort, revient dans son corps et décide de se remettre à vivre après avoir tenté plusieurs méthodes de suicide. Son intrigue permet aussi d'introduire une petite gifle aux centres commerciaux caractérisés de parasites. Ce dernier bien m'a bien fait rire et je pense que nous serons tous d'accord avec Pratchett!

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**** Un dixième livre au thème particulièrement bien traité selon moi
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Image : Site de l'auteur

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22/01/2017

Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1) par Terry Pratchett

Titre : Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
Pages : 400

Le Disque connaît les livres ainsi que le théâtre. Il y a des voleurs, des assassins, des sorciers et des marchands. Mais le Disque n'est pas très avancé et des légendes parlent de civilisations anciennes disparues malgré des réussites extravagantes. Il y a aussi une guilde assez pauvre et peu connues car méprisée par tout le monde. Ce sont les alchimistes. Ils ne font pas vraiment de la magie et préfèrent passer leur temps à remplir des fioles entre deux explosions inattendues. Mais, soudain, l'un d'entre-eux réussit enfin à créer un truc nouveau. Ce n'est absolument pas ce que la profession cherchait mais cela pourrait transformer quelque chose en or. Du moins ils ont en l'impression. Mais les alchimistes préfèrent ne pas être trop visibles par les sorciers qui n'aiment pas trop voir d'autres personnes faire ce qui pourrait être de la magie. C'est ainsi que la ville d'Holly Wood est créée. Rapidement, un grand nombre de personnes se sentent inexplicablement attirés par elle et par ce qui semble être le seul métier disponible: faire semblant de faire quelque chose face à une boite qui fait clic.

Pratchett n'est jamais aussi bon que lorsqu'il prend quelque chose que l'on connaît bien puisqu’il place celle-ci dans son univers afin de la transformer en autre chose de reconnaissable mais bien différent. En l’occurrence, il ne faut pas avoir fait de longues études pour savoir de quoi parle Pratchett. Et il en parle très bien. Il réussit, en un seul livre, à résumer ce qui fait le cinéma aussi bien en négatif qu'en positif (mais surtout en négatif). Tout est construit pour donner une impression de frivolité et d''absurdité dont les personnages principaux, Victor et Ginger, voient parfaitement. Une ville entière est construite autour d'une seule idée. Des personnes y viennent mais ne savent pas vraiment pourquoi. Elles savent seulement qu'il faut être pris, que c'est leur seul chance d'être quelqu'un! Bref, Pratchett nous parle de l'absurdité du star system. Il parle aussi de la manière de construire les films. Alors que les premiers sont de courts métrages éducatifs on passe rapidement à des films de plus en plus long, cher et surtout explosifs mais avec toujours la même histoire de base (un peu comme le Marvel Cinematic Universe). Et comme ce n'était pas assez, Pratchett termine son gâteau en le parsemant de références au cinéma. Des références bien trop nombreuses pour que je puisse toutes les citer et surtout pour que je puisse les reconnaître toutes.

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**** Pour l'instant, l'un des tomes que je le plus aimé.
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Image : Site de l'auteur

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20/01/2017

Eric (discworl 9, Rincewind 4) par Terry Pratchett

Titre : Eric (discworl 9, Rincewind 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Orion 4 mars 2000
Pages : 160

Rincewind n'a pas de chance. Après s'être attaqué au Sourcier avec une simple chaussette et une brique il s'est retrouvé coincé dans un autre monde rempli de créature qui ne souhaite que torturer. Tout le monde le pensait mort et tout le monde semblait l'avoir accepté. Du moins jusqu'à ce que son fantôme semble hanter les bâtiments de l'Université Invisible. Il se trouve que quelqu'un souhaite invoquer un démon et que, par un hasard absolument improbable, il soit tombé sur Rincewind. À présent, l'invocateur, Eric, souhaite que Rincewind lui accorde trois vœux. Et à la grande horreur de ce dernier il semble être capable de les accorder.

Je crois que je n'ai pas de chance avec Rincewind et le personnage commence à m'énerver autant qu'il énerve la Mort. Dès que je tombe sur lui je tombe sur un livre que je n'apprécie pas beaucoup. Pourtant, cette histoire avait tout pour me plaire. Pratchett décide de rire un peu de Faust et décide de placer trois vœux dans les mains d'un magicien incapable face à un invocateur adolescent. Le voyage de ces deux personnages aurait dû marcher. En effet, Pratchett les emmène dans différents lieux et époques. Que ce soit une civilisation du type aztèque ou un retour vers la guerre de Troie (enfin... son équivalent sur le Disque-Monde) ou encore les débuts de l'univers! J'aurais dû aimer. Mais ça n'a pas marché. Il n'y a qu'une seule chose que j'ai appréciée. C'est la manière dont Pratchett décrit l'Enfer. Il en fait une administration parfaitement efficiente dans le cadre d'une entreprise avec des plantes en pot qui ne sont pas réelles, des murs horribles et surtout un open space. J'en ai encore des frissons.

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*** Je n'ai vraiment pas aimé malgré de très bonnes idées.
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Guards! Guards (discworld 8) par Terry Pratchett

Titre : Guards! Guards! (Discworld 8)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 432

Dans la ville d'Ankh-Morpork le crime est légal. Les différentes guildes de criminels sont chargées d'éviter qu'il n'y ait trop de meurtres et de vol grâce à un système complexe de bons et de quotas. Et tout ceci marche beaucoup moins que la garde qui ne réussissait qu'à peine à réduire les crimes. Depuis, les gardes sont détestés et méprisés par tout le monde. Ce n'est plus un honneur mais une punition. Sauf qu'un jeune homme décide d'entrer volontairement. Pire encore, il se met à arrêter des personnes qui commettaient des crimes en toute légalité! Les autorités sont démunies face à cette vague d'arrestations sans précédents! Et alors que les complots, les meurtres et les vols continuent dans une ville en proie à la peur d'un seul garde un crime abominable a lieu. Le libraire de la bibliothèque de l'université invisible se rend compte qu'on lui a volé un livre.

Au début du livre Pratchett décide de rendre honneurs aux garder des livres et films que l'on voit si souvent mais si peu longtemps. Oui, vous savez, ceux qui se battent un à un avec le personnage principal pour ensuite disparaître! Ce livre entier est un hommage à ces personnages secondaires que l'on ne connaît jamais. Durant toute l'intrigue on les observe tenter de mettre un peu d'ordre (ou de profiter) du chaos ambiant alors que des dirigeants et des héros détruisent tout sur leur passage! Bien entendu, ce livre est aussi un hommage aux romans noirs et aux films de gangsters. Tout y est, de la police corrompue au jeune nouveau naïf en passant par le chef alcoolique et dépressif. Pratchett lance tous ces ingrédients dans la marmite est en sort une histoire parfaitement bien menée.

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***** Un livre parfaitement réussit avec des personnages attachants et des situations qui m'ont souvent fait rire.

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15/01/2017

Pyramids (Discworld 7) par Terry Pratchett

Titre : Pyramids (Discworld 7)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 384

Sur le Disque-Monde existe un royaume plus ancien que tous les autres. 7000 ans d'histoire écrasent les citoyen-ne-s de ce royaume ainsi que ses dirigeant-e-s. Les rituels et les traditions sont tout. Ce fut donc une grande surprise quand le dernier roi en date décide de se marier avec une étrangère puis d'envoyer son fils étudier dans la plus prestigieuse académie au monde: la guilde des assassins. Les réussites à l'examen final sont de 100%. Car les personnes qui échouent n'ont pas l'occasion de retourner à la maison. Le jeune héritier réussit ses examens. Mais il a à peine le temps de fêter sa survie que sa divinité lui tombe dessus. Il est le nouveau roi et il doit rentrer chez lui. Mais sera-t-il capable de survivre à son règne?

Comme d'autres tomes, celui-ci nous montre que, dans le Disque-Monde, les croyances créent les dieux. Ainsi, la plupart des personnages ne vivent que sur ces croyances. Le plus important, de ce point de vue, est Dios. Ce dernier croit que l'univers a besoin des rites et il est certain d'être meilleur dirigeant que n'importe qui. Dios est, en fait, l'incarnation d'une personne qui refuse le changement car il est incapable de penser que le changement puisse être bon.

Pratchett décide de placer cette idée dans le cadre d'un royaume inspiré de l’Égypte ancienne (voisin d'un royaume curieusement hellénistique). Cela lui permet de rire un peu sur les théories absurdes autours des pyramides mais aussi d'essayer d'imaginer ce qui arrive aux momies qui vivent à l'intérieur. Personnellement, je trouve que Pratchett a réussi à rendre drôle de nombreuses scènes. Je suis toujours en train de rigoler doucement au souvenir des dialogues entre le nouveau roi et Dios. À mon avis, ce tome est assez réussi avec une fin intéressante.

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***** Le retour des sorcières et beaucoup d'humour? Ça marche très bien!

Image : Site de l'auteur

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31/12/2016

Mort par Terry Pratchett

Titre : Mort
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 1987
Pages : 315

Normalement, quand la Mort vient vous chercher c'est dans le but de vous permettre de suivre vos croyances en un monde après la vie terrestre. Quand la Mort vient chercher un jeune garçon, nommé Mortimer, c'est pour une toute autre raison. En effet, la Mort souhaite lui donner une opportunité. Il lui offre un apprentissage ! Le jeune homme apprend vite et comprend rapidement l'intérêt du travail. Il lui est offert l'occasion de ne jamais être au chômage ainsi que le couvert et de quoi manger avec un petit plus : l'éternel jeunesse. Mais le travail de la Mort est loin d'être aussi facile qu'on ne le croit. Pire encore, ce travail pourrait avoir un effet des plus déplaisant sur le jeune homme. D'autant plus lorsque ce dernier décide de changer l'Histoire et que l'Histoire décide de se battre.

Pour des raisons parfaitement compréhensibles la Mort est un personnage que j'apprécie dans le Disque-Monde. Contrairement aux autres personnages, la Mort sait de quoi elle parle et comprend parfaitement que l'univers est absurde. Mieux encore, ses dialogues sont écrits et majuscules. Mais écrire tout un roman sur ce personnage aurait pu être un problème. Et pourtant, Pratchett réussit parfaitement à rendre la Mort sympathique. Tout simplement parce que ce roman parle de la vie. En effet, on comprend rapidement que si Mortimer apparait ce n'est que pour donner une impression de vie à la Mort. Durant une bonne partie du roman, on suit les aventures de la Mort qui essaie de comprendre les plaisirs des vivants et d'être apprécié. Pendant le même temps, Pratchett décrit un petit drame à 4 adolescents pris dans les tentacules de l'amour.

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**** J'ai franchement beaucoup aimé même si j'ai été surpris par la fin.
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16:27 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terry pratchett, mort, discworld, disque-monde | | | |  Facebook

04/01/2014

Les contes du Disque-Monde

Lors d'une froide nuit à la moitié de l'hiver les habitants du Disque-Monde, ainsi que ceux de la ville d'Ankh-Morpork, se réunissent en famille pour s'offrir des présents et manger autant qu'il soit possible de le faire pour un mortel. La nuit les enfants attendent avec impatience la visite du Père Porchet. Et c'est ainsi depuis la nuit des temps. Mais, cette année, un événement imprévu, donc planifié, a eu lieu: le Père Porchet semble avoir disparu. La Mort décide d'enquêter et constate que le sablier du Père Porchet se vide à une vitesse aussi surprenante qu'impossible. Il n'y a qu'une conclusion possible: quelqu'un souhaite assassiner le Père Porchet. La Mort n'a donc pas le choix: il faut prendre l'identité du jovial et mythique individu rouge et recréer une croyance partagée envers lui. Pendant ce temps sa petite fille est chargée d'arrêter le meurtrier.

C'est drôle comme ce téléfilm est particulièrement adapté à cette période non? C'est, bien entendu, largement une coïncidence. Personne n'oserait se moquer de noël, et de ses travers inexistants, de manière aussi éhontée! En gardant l'aspect parfaitement imaginaire de cette histoire on peut donc s'amuser de l'esprit de ce Père Porchet. Car les cadeaux ne sont qu'un moyen de permettre aux enfants de garder l'espoir et non de leur faire plaisir. Après tout, il ne faudrait pas que la vie soit juste. Cette histoire est aussi l'occasion de retrouver les professeurs de l'université invisible qui ont un léger problème. En effet, les créatures mythiques qu'ils imaginent ne font qu’apparaître. Ce qui nous permet de rire de bon cœur devant le gnome aux verrues, le gnome de la fête des chauves, le dieu de la gueule de bois ainsi que le mangeur de chaussette (mais une seule par paires). Mis à part la Mort, toujours aussi drôle, on nous offre des personnages savoureux et inquiétant comme Teatime et ses magnifiques yeux. Moins bon que Disworld, a mon avis, mais qui permet de passer du bon temps lors d'un après-midi pluvieux.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Sans casser trois pattes à un canard l'histoire reste intéressante avec des personnages que j'apprécie (surtout Susan et la Mort).

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allocine

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