dystopie

  • Insurgent (Divergente 2)

    Il y a une semaine est sortie la suite de Divergent. J'avais bien aimé le premier film sans le considérer comme particulièrement bon. Il était même assez médiocre. Le second film reprend presque immédiatement après la fin du premier. Alors que les Altruiste sont quasiment éteints Tris, Four et d'autres se sont cachés dans la forêt chez les Fraternels. Cependant, en ville, les choses sont de moins en moins parfaites. Les Audacieux ne sont plus une force de police chargée de maintenir la paix mais une armée chargée de réprimer toute tentative de rébellions. La cheffe des Érudits a un pouvoir presque sans aucunes limites. Ce qui lui permet de lancer des actions de répressions et des tueries sans risques sa place. Son but est simple : éliminer la menace des divergent-e-s. Et pour cela rien n'est assez. Cependant, il n'y a pas que les 5 factions dans ce monde soi-disant parfait. Il existe tout une partie de la population qui n'a aucun droits et qui vit dans l'ombre. Et cette population est bien plus nombreuse qu'on ne le croit.

    On va le dire tout de suite : cette suite est tout aussi médiocre que le premier. Bien entendu, il y a de belles scènes et des dialogues intéressants. Cependant, le film en entier est très peu subtil et je vous mets au défi de ne pas comprendre l'intrigue au bout de 5 minutes. Il est tellement facile de prévoir ce qui va se dérouler que l'on ne ressent aucune surprise durant les 2 heures que dure le film. Mis à part la révolte d'une partie de la population (et franchement je suis presque surpris que celle-ci n'ait pas commencé auparavant) l'histoire s'intéresse avant tout à Tris. L'intrigue concerne sa capacité à se pardonner les morts qu'elle pense avoir causée. Et c'est cette capacité de pardon qui l'ouvre, dans le final, à la possibilité de rejoindre l'humanité. Au moins on ne peut pas dire que le message soit complétement bête. On se pose aussi beaucoup de questions durant le film. Le premier montrait des tests compliqués pour placer les personnes dans une faction et les divergent-e-s pouvaient les manipuler. D'un seul coup la ville possède un nouveau test bien plus rapide et fiable. À se demander pourquoi il n'est pas utilisé. Bref, un film sympathique mais médiocre et particulièrement peu subtil.

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    • ** Médiocre avec peu d'intérêt. On ne va le voir que pour connaitre la suite de l'histoire mais surtout pas pour voir un bon film.
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    • ****
    • *****

    Image : Site officiel

     

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  • The giver

    Dans un avenir inconnu l’humanité s’est regroupé. Elle a créé des communautés contrôlées dans lesquelles tout le monde est surveillé, catalogué et identique. Les métiers de chacun-e-s sont choisis après d’attentives observations. Tous les moments importants de la vie sont vécus en commun durant un rituel de la communauté. Jonas, un jeune adolescent, va quitter l’enfance pour entrer dans le monde adulte avec ses camarades. Cela implique d’être lié à un métier choisi pour lui. Il sera le Gardien de la mémoire. Son travail est de se souvenir du passé afin de guider les dirigeants quand illes le demandent. Son apprentissage est difficile. Car, en apprenant comment fonctionnait passé il comprend pourquoi son monde ne fonctionne pas. La question est : comment changer les choses ?

    Voilà un film particulièrement mauvais. Honnêtement, mis à part l’effet noir et blanc intéressant, je me demande s’il y a vraiment quelque chose à sauver ? Le véritable problème c’est que Hunger Games est passé avant. Là où Hunger Games avait étonné et mis en place un monde particulièrement bien décrit et haut en couleur The Giver souffre d’une image terne et d’un manque de surprises qui crée un ennui profond. Bien entendu, on trouve les recettes des dystopies que l’on connaît depuis Aldous Huxley, Orwell et Bradbury. Nous avons l’identique, la surveillance, les drogues et un pouvoir aussi discret qu’omnipotent et surpuissant. Cependant, encore une fois, rien de nouveau n’est montré. En fait, et pour terminer, ce film souffre d’un manque flagrant d’imagination et ne fait que surfer sur la vague des romans dystopiques pour jeunes adaptés au cinéma. Mon conseil est d’éviter de perdre son temps.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Un film plat dans tous les sens du terme : Pas d’imagination, terne et tenu par des acteurs qui ne semblent pas croire en leur personnage (le spectateur leur pardonnera car lui non plus n’y croit pas). Un film qu’il faut éviter.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Site officiel

    Image : Allociné

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  • Divergent

    Voila un film qui m'intéressait depuis quelque temps. La bande annonce me semblait prometteuse et l'histoire pouvait être bien construite. L'histoire se déroule dans un futur non daté à Chicago. Après une guerre le monde est dévasté. La ville est entourée d'un mur pour empêcher l'entrée d'ennemis non-identifiés. Pour garder une stabilité et une paix à l'intérieur de la ville la population a été divisée en 5 factions qui ont chacune des objectifs et une morale particulière. Nous suivons les aventures de Tris Prevor. Au début du film elle a atteint l'âge de 16 ans. Elle est testée pour savoir dans quelle faction elle doit entrer. Mais son test la place dans un groupe extrêmement rare et craint: les divergent-e-s. Elle doit taire son résultat se cacher dans une faction. Elle choisit les dauntless qui protègent la cité. Mais ce sont aussi les plus rudes de tous. De plus, une conspiration semble se dessiner à l'intérieur de Chicago.

    Après l'énorme déception que fut Noé j'ai passé un très bon moment devant ce film. La mise en place de la structure sociale prend nécessairement un certain temps même si elle est résumée. On nous montre une structure très intéressante qui possède des effets particuliers. Ainsi, chaque faction est censée se compléter mais elles ne se respectent pas forcément. Mis à part cela le film suit la trame classique des histoires d'entrée dans l'âge adulte que sont souvent ces films et livres pour jeunes adultes. Après une déchirure il y a l'entrée dans un nouveau groupe et l'entrainement. Il s'ensuit la mise en place de l'intrigue principale que la personne attentive aura rapidement deviné. C'est aussi le premier film de l'année, à moins que je ne me trompe, avec une femme comme héroïne. Je trouve ce personnage particulièrement bien écrit et intéressant. Elle est loin d'être parfaite mais, face à un problème, elle avance et tente de réussir. On nous montre donc une femme qui n'accepte pas l'échec même si celui-ci est dû à ce qu'elle est. Je ne sais pas si il y aura une suite mais si c'est le cas j'irais la voir.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Malgré quelques répliques ratées un film que j'ai apprécié

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • THX 1138

    Je crois que nous sommes nombreux et nombreuses à avoir entendu parler de ce film. Je n'avais, personnellement, jamais vu celui-ci. THX 1138 est le nom d'un homme dans un monde dystopique qui suit, semble-t-il, une apocalypse. Dans cet univers les noms sont imposés ainsi que les couples. Mais ceux-ci n'ont pas le droit de consommer leur union qui n'est qu'une simple colocation choisie informatiquement selon les compatibilités. Tous et toutes les citoyen-ne-s sont dans l'obligation d'ingérer un certain nombre de médicaments dans le but de se calmer et d'être au maximum de sa productivité. Mais la compagne de THX décide, en cachette, de stopper le traitement et de faire de même pour THX. Il s'ensuit un mal être de plus en plus intense qui se termine par une relation sexuelle entre les deux complices. Mais ceci est une offense majeure et THX est arrêté puis enfermé.

    Je suis sorti de la salle intrigué. Je n'ai pas compris la majeure partie du film. Ce qui ne m'a pas empêché de beaucoup l'apprécier car il a de nombreux éléments très réussi. Je vais commencer par le premier qui m'a frappé: l'esthétique. Celle-ci est uniforme. Le blanc est partout et les objets semblent tous construit pour créer l'efficience la plus haute possible. Les couleurs sont très rares. Le second aspect est celui de contrôle. Celui-ci se forme aussi bien sur les gens que sur l'économie. Ainsi, tout le monde est sous surveillance vidéo et chaque déviation est analysée et intégrée aux fiches personnelles. Ce contrôle s'incarne dans le film sous la forme de plusieurs voix off qui commentent les événements ainsi que les décisions prises pour réagir. La police est partout et agit sans contrôle. Mais ce contrôle s'incarne aussi dans les médicaments qui empêchent la révolte et la réflexion dans le but de créer une économie parfaite. Enfin, un dernier aspect fort est la religion. Celle-ci s'incarne dans une image fixe aux réponses préenregistrées qui défend une consommation de masse ainsi qu'une productivité en hausse pour tout le monde.

    C'est donc un film difficile mais riche. On y trouve de nombreuses choses que l'on pourrait utiliser pour comprendre notre monde actuel. La consommation et l'économie en tant que religion se rapprochent de la manière dont on considère la croissance et le néo-libéralisme de nos jours. La mise en place d'un contrôle extrêmement important se rapproche aussi de l'usage des drogues pour calmer les élèves, surtout aux USA; mais aussi de la mise en place de dispositifs de vidéosurveillance de plus en plus nombreux. Il y a sûrement d'autres points que certaines personnes verraient mieux que moi. En bref, regardez-le au moins une fois.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Difficile à comprendre - moi je n'ai pas compris - mais très intéressant et éclairant sur notre monde.

    Image: Allociné

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