22/11/2016

Ex Machina 5 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 19 août 2016
Pages : 320

Ce tome contient les numéros 41-50 et special 4. C'est la fin pour le maire Hundred. Il atteint sa dernière année à la mairie de la ville. Et il décide de s'y préparer en faisant une promesse au peuple : soit il réussit soit il quitte la ville pour toujours. Dans le même temps, il essaie de se préparer et de préparer son administration à ses prochaines campagnes. Celles-ci sont beaucoup plus ambitieuses et pourraient propulser le maire vers la Maison Blanche. Tout semble parfait pour une carrière politique sans obstacles. Et si un petit grain de sable venait gripper la grande machine ? Et si on apprenait que le passé du maire n'est pas tout blanc ? Et si le maire était forcé de remettre son costume pour arrêter une menace jamais rencontrée auparavant ?

Ce comics est terminé. Que penser de la prestation des auteurs ? Personnellement, j'ai beaucoup aimé l'intrigue dès le début. Pour une fois, on nous montrait pourquoi les super-héros sont une mauvaise idée. Illes sont dangereux, pas entrainés et peuvent créer plus de problèmes qu'illes n'en résolvent. Le génie des auteurs est d'avoir mis en parallèle le super-héros et son travail bien plus productif en tant que maire. Il y travaille beaucoup mieux et réussit à changer quelques petites choses. Enfin, les auteurs laissaient imaginer une menace assez peu claire et sous-jacente dans tous les numéros. Ce dernier tome permet d'en savoir beaucoup plus car le maire s'y confronte enfin après n'avoir rien vu pendant quatre ans. Mais je suis tout de même un peu déçu car je trouve que l'intrigue est résolue un peu trop rapidement. On sent qu'il fallait boucler l'histoire et ne pas dépasser.

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**** Un très bon comics malheureusement terminé un peu vite.
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Image : Éditeur

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20/11/2016

Ex Machina 4 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 24 juin 2016
Pages : 272

Ce tome contient les numéros 30-40 publiés dans Ex Machina deluxe edition book 4. Le maire Hundred entame sa quatrième année de mandat. Et il est temps de penser à la suite. Que deviendra-t-il après avoir été maire de New York ? Que souhaite-t-il accomplir ? Est-ce que son bilan est réellement bon ? Autant de questions qui pourraient aussi propulser sa carrière que n'en faire qu'une simple anecdote de bas de page. Et il n'est pas le seul à se poser des questions. Une ancienne admiratrice voudrait bien se rendre visible et imposer une conduite à Hundred. Pire, ou mieux, le Pape souhaite le rencontrer.

Ce tome est composé de deux grandes intrigues et de trois numéros qui se suffisent à eux-mêmes. Le numéro 34, par exemple, est un bon moyen de nous présenter le point de vue de la commissaire présente depuis le début mais dont les idées sont assez peu développées. Concrètement, ce tome permet de lancer le début de la fin. Ainsi, les décisions locales sont moins dépeintes que dans les tomes précédents. Au contraire, ce sont les niveaux internationaux et nationaux qui prennent le devant de la scène. Pour cela, les auteurs décident de parler d'une rencontre avec le Pape et de la Convention nationale républicaine. Ces deux intrigues permettent au personnage de poser la question de son futur et de l'usage de ses pouvoirs. Sont-ils diaboliques ? Peut-il faire plus ? Mais surtout, est-ce que nous saurons enfin d'où ils viennent ?

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**** Les auteurs commencent à préparer la fin de leur création et c'est plutôt réussi.
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Image : Éditeur

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06/06/2015

Ex Machina (attention spoilers!)

Lorsque j'ai vu la bande annonce du film pour la première fois je me suis dit que celui-ci avait l'air intéressant. J'imaginais un film de SF intelligent autours des IA. Le film nous place dans notre époque. Un jeune programmeur gagne un voyage dans la demeure du chef de l'entreprise qui gère un moteur de recherche extrêmement sophistiqué. Mais ce gain n'est pas seulement un moyen de rencontrer un génie et un employeur. C'est aussi l'occasion de signer un contrat. Le rôle du gagnant est de tester une machine afin de vérifier si celle-ci est vraiment une IA. Rapidement, les rôles deviennent de plus en plus flous et on se rend compte que tout le monde cache des choses aux autres.

J'ai vu qu'il y avait de bonnes critiques de ce film sur internet. Honnêtement je me demande si on a vu la même chose. Car je suis très déçu et écœuré. Bon, tout n'est pas raté. La réalisation est superbe. Le ton du film ainsi que son rythme collent parfaitement avec des paysages magnifiques. Mais tout le reste s'effondre. Tout d'abord, les personnages ne sont que des stéréotypes. On a le gentil programmeur naïf, sans petite amie et totalement ébloui, l'employeur génial mégalo et fou et ensuite on a deux femmes dont une est seulement nommée mais ne parle pas (elle ne sert qu'à servir les repas et danser ainsi que pour le sexe et elle est asiatique ce qui pose déjà problème). De plus, le propos du film sur les IA est classique et n'ajoute absolument rien qui ne soit déjà mieux dit.

Mais cela n'est que le début et si j'ai laissé les femmes de côté c'est parce que le problème du film vient de leur utilisation. En fait, la seule phrase du film que l'on peut sauver concerne la programmation des attirances sexuelles. Le reste est à jeter. En effet, le mégalo construit une IA. Il dote cette machine d'un corps et tente de vérifier sa conscience. Pour cela il invite un jeune homme. Mais l'IA est placée dans un corps sexualisé afin de correspondre aux attirances du jeune homme en se basant sur ses recherches pornos sur internet. Le but, et c'est un spoiler, est de vérifier la capacité de la machine à s'enfuir en utilisant la sexualité, la drague et la sensualité. D'ailleurs, le créateur l'a dotée d'un vagin (mais de rien d'autre seule la pénétration est prise en compte). Quand on apprend que l'autre femme qui n'a qu'un nom et rien d'autre est aussi un machine utilisée comme esclave sexuelle (car elle est consciente) on comprend que le créateur est un fou qui s'est créé des poupées gonflables conscientes. De plus, la réalisation ajoute à ce discours puant des scènes inutiles de contemplation du corps de l'actrice principale ; Alicia Vikander. Et encore, il y a de nombreuses autres scènes plus que dérangeantes comme celle des placards dans lesquels se trouvent les autres robots dénudées, sans vie et, parfois, en mauvais état…

* Sexiste et mauvais. À fuir.
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Image : Site officiel

 

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12:35 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ai, ia, ex machina | | | |  Facebook

05/06/2015

Ex Machina 3 par Brian K. Vaughan, Tony Harris et John Paul Leon

Titre : Ex Machina 3ex-machina-tome-3-270x407.jpg
Auteurs : Brian K. Vaughan, Tony Harris et John Paul Leon
Éditeur : Urban comics 27 février 2015
Pages : 288

Ce troisième tome contient les numéros 21-29 et ex machina special 3 publiés dans l'édition originale ex machina deluxe edition book 3. Nous avions quitté le maire de New York alors qu'un attentat avait lieu dans la ville lui coutant une employée et amie. Il n'y a que peu de temps que la ville s'est remise. Mais les médias se sont déjà intéressé à un autre sujet concernant le maire. En effet, celui-ci a avoué avoir fumé du cannabis étant étudiant. Bien que certaines personnes y voient une bonne excuse pour revoir les lois de luttes contre la drogue les médias ne s'intéressent qu'au scandale. C'est dans cette atmosphère qu'a lieu un black-out et une vague de cambriolage. Qui en est responsable ? Comment la ville va-t-elle s'en remettre 

Vaughan est toujours aussi talentueux et il m'a fallu des efforts massifs d'autocontrôle pour ne pas me jeter sur cet ouvrage tel un assoiffé. Ce tome est un peu moins cohérent que les précédents. En effet, nous avons bien le special annuel qui, ici, s'intéresse aux suites directes de l'accident mais aussi un épisode qui ne parle que de Bradbury ce qui permet de lui offrir un peu plus de place que celui d'éternel second. Les autres numéros concernent deux points précis. Le premier permet de poser la question de la drogue. Sans vraiment se placer Vaughan offre quelques informations sur le fonctionnement profondément inégalitaire des lois anti-drogue. L'autre histoire, concernant le black-out, est un moyen d'amener un nouveau personnage qui pourrait offrir des informations sur les pouvoirs de Hundred ainsi que leur signification. Parallèlement, on nous fait comprendre que le maire pourrait bien être sous surveillance. Bref, c'est encore de la bonne.

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***** C'est pour quand le prochain tome ?

Image : Éditeur

12/05/2014

Ex Machina 2 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 29782365773881-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban Comics 2014
Pages : 296

On recommence les aventures du maire Hundred dans ce second tome. Celui-ci nous place devant quatre nouvelles histoires sans liens entre elles. Le maire est toujours impliqué dans des problèmes politiques importants mais ceux-ci perdent de leur intensité face à des ennuis aussi bien publiques que privé. Ainsi, suivre son devoir de citoyen peut le mener en plein sur la scène publique. Il tente aussi de comprendre ce qui est arrivé à sa mère. Mais tout cela n'est rien face à une menace terroriste sur la ville. Le maire sera-t-il capable de défendre sa ville? Et se voit-il qu'une ancienne menace le suit dans l'ombre?

Après un très bon premier tome j'avais un peu peur que le second tombe dans du moins réussit. Bien que la surprise du début ne soit plus présente je pense que l'exercice est toujours aussi réussit pour Vaughan. Ce dernier réussit à le mettre dans des postures qui impliquent des choix difficiles, mais connus de tous les politiciens, et de devoir, parfois, utilises ses pouvoirs. L'auteur réussit aussi à nous en donner un peu plus sur le passé de la Grande Machine et d'ouvrir sur l'arrivée de super vilains. Encore une fois, c'est réussit.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. La surprise est passée mais je trouve ce comics toujours aussi bon et intéressant. Des points sont laissés en suspens où alors rapidement évacués mais sans atteindre le corps de l'histoire.

Image: Éditeur

18:58 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Politique, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ex machina, vaughan | | | |  Facebook

09/05/2014

Ex Machina 1 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 19782365772631-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban Comics 2013
Pages : 288

En dehors des Marvel et des DC il existe tout un monde. L'un des auteurs que je suis avec intérêt est Brian K. Vaughan. Il est l'auteur de Y le dernier homme ainsi que de Saga. J'ai choisi de lire Ex Machina. Ce comics se concentre sur la vie de Mitchell Hundred. Il est ingénieur sans histoire avec une mère passionnée par la politique. Un jour il est pris dans une explosion. Depuis, il est capable de communiquer avec les machines. Il devient donc le premier super héros et prend le nom de la Grande Machine. Mais il se rend compte que ses activités n'aident pas vraiment la population. Il met son costume au placard et se présente aux élections à la mairie. Mais il est obligé de retourner sur le terrain lors du 11 septembre. Suite à ses exploits il est brillamment élu. Cependant ce n'est que le début de son mandat et être maire est bien plus difficile que de jouer au super héros.

Je crois bien que je suis tombé sur l'un de mes comics préférés. Autant je n'ai rien contre un bon vieux combat bien spectaculaire autant je suis beaucoup plus intéressé par des intrigues plus subtiles. Et cette histoire me l'offre. L'auteur a créé des intrigues particulières qu'il divise en trois "parties". La première est une sorte de flash-back sur le passé de Hundred en tant que Grande Machine, la seconde est une forme d'enquête sur des morts et la troisième est un problème politique. Bien entendu, rien n'empêche de relier ces trois parties de temps en temps. Ainsi, nous suivons le maire alors qu'il tente de passer outre les débats politiques chaud du moment. On le voit tenter de les désamorcer, avec succès ou non, alors qu'on en apprend plus sur son passé et ses capacités. Cette construction permet d'avoir une grande richesse dans la narration. On peut aussi bien s'intéresser au passé, qu'au thriller ou aux problèmes politiques. Ce qui nous permet de ne jamais tomber dans l'ennui. En bref, pas vraiment de critiques mis à part certains visages dessinés un peu bizarrement.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. J'ai beaucoup aimé ce comics. J'apprécie surtout le côté politique des intrigues. Bien que le maire soit, techniquement, un être doué de pouvoirs on voit assez rarement des combats et c'est tout aussi bien. Je préfère le voir dans son évolution post super héros que de voir un retour en arrière mal préparé.

Image: Éditeur