freemy agyeman

  • Martha in the mirror par Justin Richards

    Titre: Martha in the mirrorDrWho-MarthaInMirror_125.jpg
    Auteur: Justin Richards
    Éditeur: BBC 2008
    Pages: 245

    Le château Extremis: ses donjons, ses couloirs sombres et humides, ses salles majestueuses, son histoire mouvementée par les guerres et les sièges, son jardin qui s'arrête abruptement sur le vide de l'espace. Comment ne pas être attiré par le meilleur parc à thème de la galaxie? Mais il semble que le Docteur et Martha sont arrivés un peu tôt puisque le parc n'est pas ouvert et que le traité qui l'inaugurera, la paix entre deux nations qui ont toujours connu la guerre, est sur le point d'être signé. L'histoire est en marche devant les yeux de nos deux voyageurs. Mais un meurtre remet tout en cause. Un meurtre étrange qui a été accompli à l'aide d'un bras de verre! Il faut donc se poser la question. Qui ne souhaite pas que le traité de paix soit conclu et, surtout, qui a perdu un bras?

    Qui ne s'est jamais demandé si il y avait un autre monde à travers le miroir? Un monde inversé dans lequel on pourrait passer voir être enfermer. Cette idée existe depuis longtemps puisque Lewis Carrol lui-même a écrit sur le sujet. Mais si un miroir peut cacher un monde entier avec de nombreux individus comment peut-on le quitter? Bref, c'est un point que j'ai apprécié avec le château que j'adorerais pouvoir visiter si il existait réellement. Mais, encore une fois, l'intrigue est très simple à comprendre. J'ai trouvé le plupart des révélations à partir de la page trente sans faire trop d'effort. Bref, comme d'habitude un livre destiné aux fans de Doctor Who plus qu'à un large panel de lecteurs.

    Image: BBC

  • Wishing Well par Trevor Baxendale

    Titre: Wishing Welldrwhowishingwell_125.jpg
    Auteur: Trevor Baxendale
    Éditeur: BBC 2007
    Pages: 239

    Rien de tel que des scones avec de la confiture et un peu de crème n'est ce pas? Le Docteur et Martha sont absolument d'accord (et moi aussi par la même occasion) et s'apprêtent à rendre visite à un salon de thé anglais pour prendre ce petit plaisir. Le TARDIS apparaît donc dans les environs d'un petit village typiquement anglais qui, malheureusement, ne possède aucun salon de thé. Ce n'est pas si grave puisqu'il possède deux choses très intéressantes: un puits à vœu et un pub nommé malicieusement Drinking Hole. Dans ce dernier les deux amis rencontrent une grande partie des habitants du village ainsi que trois autres touristes. Ceux-ci disent préparer un guide mais, en fait, ils viennent creuser aux abords du puits car une légende dit que celui-ci cache un trésor digne d'un roi! Mais le Docteur ne pense pas que ce soit la seule chose qui s'y cache. Il pense qu'un monstre s'y s'est terré et qu'il ne faut surtout pas lui permettre de vivre car il se pourrait que rien ne puisse lui résister.

    Mis à part m'avoir donné l'envie de manger des scones qui sont, probablement, l'un des plats les plus délicieux au monde tout en étant l'un des moins sains, ce livre se trouve dans la tradition des histoires de fantômes qui semblent être nombreuses en Grande Bretagne. Nous pouvons aussi y trouver, comme toujours, la petite morale qui justifie le livre en entier. Celle-ci est très facile à reconnaître et attaque l'avidité. Je pensais aussi me retrouver avec une refonte de The Stone Rose qui s'attaquait au thème de la dangerosité des vœux. J'ai donc été agréablement surpris de retrouver une autre histoire dont j'ai plutôt apprécié le développement. Le Docteur est toujours aussi doctoresque et savant alors que Martha gagne encore un peu de galon en étant un minimum utile et courageuse. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage d'Angela que j'ai trouvé particulièrement drôle et savoureux.

    Image: BBC

  • Forever Autumn par Mark Morris

    Titre: Forever AutumnDrWho-ForeverAutumnHB_125.jpg
    Auteur: Mark Morris
    Éditeur: BBC 2007
    Pages: 245

    Dans une petite ville des États-Unis juste avant Halloween des enfants creusent au pied d'un arbre très ancien. Ils en sortent un livre qui semble être doué d'une vie propre et le lisent à haute voix. Au même moment, le TARDIS enregistre un pic d'énergie alien dans la même ville. Martha et le Docteur partent, donc enquêter. Ils arrivent dans une ville remplie d'une brume verte qui semble rendre tout le monde susceptible. Il apparaît que cette brume a un effet sur le psychisme des personnes. Le Docteur et Martha observent aussi de nombreux évènements étranges comme des feuilles semblant avoir forme humaine et des chats agissant bizarrement. Il semble qu'une forme ancienne agisse en secret sous la ville et utilise une science si antique qu'elle ressemble étrangement à de la magie.

    J'ai été très agréablement surpris par ce tome. En effet, une petite ville américaine, l'aube de la fête des morts, une brume verte et un grimoire ancien tout cela autour d'aliens à tête de citrouilles. On pourrait penser que l'auteur en fait trop dans l'atmosphère et que cette dernière est un peu classique. Mais tout ceci marche très bien. Il faut dire, aussi, que la personnalité du Docteur fait beaucoup pour le plaisir de la lecture. On retrouve presque le Docteur joué par Tennant qui adore les bananes et qui utilise des mots un peu étrange. A coté de lui, Martha semble continuer à prendre un peu d'intérêt même si elle continue de jouer son rôle éternel d'otage pendant quelques pages. Au moins, pour une fois, elle est utile! J'ai tout de même compris rapidement la forme que prendrait l'attaque des aliens mais elle reste intéressante. Bref, probablement le meilleur tome qui mette en scène Martha Jones.

    Image: BBC

  • Wooden heart par Martin Day

    Titre: Wooden heartwooden.gif
    Auteur: Martin Day
    Éditeur: BBC 2007
    Pages: 247

    Il semble que même l'espace le plus vide ne peut être exempt d'ennui pour le Docteur. Comme on le sait, le TARDIS a tendance à emmener le Docteur ou il peut être utile plutôt que de le laisser atterrir ou il le souhaite. Cette fois nous sommes au milieu de nul part et pourtant un vaisseau scientifique est visible. Curieux, le Docteur ne peut que souhaiter y entrer pour comprendre ce qu'il fait là. Les deux amis entrent donc dans ce qui semble être une prison scientifique. Mais tous ses habitants semblent être mort instantanément. Et pourtant, des signes de vies contradictoires sont détectés par l'ordinateur du bord. Bien entendu, le Docteur ne peut pas résister à enquêter d'autant que le TARDIS est coincé prêt de l'un de ces signes de vie. Mais quand ils arrivent près de l'endroit ou le TARDIS est censé être ils trouvent une porte avec, de l'autre coté, une immense forêt. Ils sont rapidement trouvé par un chasseur qui les emmène à son village. Un village que le désespoir a rempli puisque ses enfants disparaissent l'un après l'autre. En même temps que de tenter de retrouver les enfants le Docteur devra aussi répondre à une question: d'où vient ce monde qui n'existait pas il y a à peine quelques heures?

    Après les deux déceptions précédentes ce tome est un rafraîchissement. D'autant que, pour une fois, je n'ai pas immédiatement compris l'intrigue. Alors qu'est ce que j'ai apprécié dans ce livre? Martha y est toujours autant amorphe mais elle semble commencer à penser par elle-même de temps en temps ce qui est, il faut le dire, plutôt agréable. J'ai aussi beaucoup apprécié la Dazai. En effet, il est rare qu'un personnage arrive à répondre aux remarques du Docteur. Mais ce qui est intéressant c'est le fond de l'intrigue. Au-delà de la simple lutte contre le bien et le mal l'auteur semble poser la question de la constitution du bien et du mal. Est-ce que le mal est dû à l'environnement et à la génétique ou alors implique-t-il le libre arbitre? Je suis, bien entendu, influencé par mes études et je sais que certains environnement sont plus favorables à une activité dites criminelle que d'autres. Mais, comme l'auteur, je pense que le dernier facteur, et le plus important, est le libre arbitre. Nous sommes tous inscris dans un environnement, oui, mais nous avons le choix de nos décisions. Sans cette liberté de décisions la vie n'a pas de sens. Nous ne serions que des robots sans émotions. Bref, le mal et le bien sont des constituants essentiels de la vie et s'y incarnent sous forme de décisions plus ou moins grises plutôt que blanches ou noires.

    Image: BBC