gamora

  • Les Gardiens de la Galaxie

    Quand j'ai entendu parler des Gardiens de la Galaxie pour la première fois j'étais un peu sceptique. Comment créer un film qui puisse fonctionner avec un arbre parlant et un raton-laveur dans un environnement que personne ne connaît et qui respire le kitsch? Lorsque j'ai vu la première bande annonce cette impression a rapidement laissé la place à de l'impatience. Le teaser donnait l'impression d'un film d'action bourré d'humour. Je ne pouvais donc pas laisser passer une journée après la sortie pour le voir. Le film nous fait d'abord suivre Peter Jason Quill. C'est un voleur de petite nature qui se balade de planètes en planètes pour trouver des choses plus ou moins intéressantes. Suite à un petit qui pro quo une mise à pris est mise sur sa tête. C'est à ce point de l'histoire qu'il rencontre Rocket, Groot, Gamora et Drax. Après quelques explications musclées les cinq compagnons décident de se lancer dans une quête pour s'attaquer à la plus grosse menace de la galaxie: Ronan.

    Tout aurait pu mal tourner dans ce film. L'image est kitsch au possible avec des aliens de toutes les couleurs et des vaisseaux qui suivent le même schéma. Les personnages sont peu connus du grand public (ce qui m'inclut) et il aurait pu être difficile de s'attacher à un arbre qui ne parle que trois mots. Enfin, le contexte est assez peu expliqué et les méchants peu charismatiques (ou es-tu Loki?). Et pourtant ça fonctionne. Largement parce que les scènes sont bien pensées. Malgré quelques longueurs on se plaît à observer les cinq bras cassés se frayer un chemin dans la galaxie. Les combats sont aussi magnifiquement mis en scènes. Le second facteur qui explique que ce film marche est, à mon avis, l'humour. Au lieu de prendre au sérieux le côté space opera de ce film, ce qui l'aurait mis en concurrence avec les classiques du genre, il a été décidé de se moquer des poncifs de ce type de films. Cependant, il n'y a pas que du bon.

    Je suis particulièrement déçu par le traitement de Gamora. Ce personnage, l'une des quatre seules femmes du film (la mère de Quill, Nova Prime et Nebula sont les autres) est une guerrière sans commune mesure. Ceci ne l'empêche pas de ne se battre que contre sa nemesis féminine. De plus, la réalisation la place trois fois sous la forme d'une princesse en détresse que Quinn doit sauver (et réussit puisque c'est un mâle). Il faut aussi noter les scènes particulièrement peu subtiles qui sexualisent le corps de Gamora sans que ceci ne soit utile. Bref, un personnage qui a un passé et une véritable complexité mais qui a été sacrifié sur l'autel du mâle nécessairement héros et de la femme nécessairement en détresse. Quand on ajoute à cela le caractère de playboy sans réflexions de Quinn on ne peut que déplorer un film qui ne prend pas de risques sur ce point.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. J'avais des craintes mais c'est une très bonne surprise. Je déplore tout de même, encore une fois, les rôles féminins à la fois peu nombreux et caricaturaux. Quand apprendront-ils?

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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