gemmell

  • The Rigante 3. Ravenheart par David Gemmell

    Titre : The Rigante 3. Ravenheart9780345432285?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Del Rey 2001
    Pages : 427

    Je suis enfin sorti de l'avant-dernier ouvrage de Gemmell que je lirais. Nous sommes toujours en terre des Rigante. Mais, 800 ans plus tard, cette terre n'est plus libre. Elle est contrôlée par les Varlishs qui ont construit un immense empire. Les Rigante ont perdu le droit d'être reconnu. L'histoire des clans est empoisonnée par celle de leurs vainqueurs. La culture des clans est en train de lentement disparaitre. Pire, les personnes qui ont une ascendance non-varlish sont soumis à des lois vexatoires dont le but est d'empêcher le retour d'une fierté. La société est donc fortement inégalitaire et divisée entre les clans et les Varlishs. Dans ce monde où l'industrie commence à pointer son nez deux jeunes hommes naissent. Les deux ont des ancêtres liés aux grands rois Connavar et Bane. L'un est le fils d'un noble très puissant tandis que l'autre n'est qu'un humble enfant des clans. Mais la soif de justice du second l'envoie vers les hauteurs de l'héroïsme.

    Les livres de Gemmell sont souvent placés dans des sociétés qui n'ont pas connu la révolution industrielle. Mais, de temps en temps, il écrit dans une société qui connait une forme d'industrie. C'était le cas de Shannow. C'est maintenant le cas du cycle Rigante. On pourrait penser que passer 800 ans d'histoire sans beaucoup d'informations et ne recevoir que quelques bribes de ce qui s'est déroulé serait très frustrant. C'est le cas, un peu, mais on remplit facilement les blancs et la ressemblance avec l'histoire de l'Europe est assez forte pour qu'on ne soit pas dépaysé (par exemple Bane est décrit comme le roi qui a mis à sac la cité de Roche/Rome). J'ai particulièrement aimé retrouver cette société maintenant sous la loi d'une nation étrangère. Malgré tout, on retrouve ce que sont les Rigante. Mais aussi comment ils ont changé. L'intrigue n'est, par contre, pas très variée. On retrouve un jeune homme révolté qui tente de se venger. Gemmell a aussi l'habitude d'utiliser ses personnages féminins non seulement pour offrir un intérêt romantique à ses héros mais, en plus, pour offrir une raison de se venger et, donc, de devenir des héros. Dans ce livre Gemmell le fait trois fois. Il est vraiment dommage qu'il n'ait pas pensé utile de mieux écrire ses personnages féminins...

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare.

    • À lire. Malgré des points faibles évidents j'ai beaucoup apprécié ce troisième tome. Les 800 ans qui passent permettent un peu de fraicheur.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • The Rigante 2. Midnight Falcon par David Gammell

    Titre : The Rigante 2. Midnight Falcon9780345432360?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Corgi 2000
    Pages : 543

    Une génération a passé. Connavar est devenu le roi des tous les clans. Il est aussi le premier à avoir vaincu une armée venue de la cité de Roc. L'homme est une légende. Mais toutes les légendes ont des ombres. L'une d'entre elles est Bane le fils bâtard du roi. Ce dernier ne l'a jamais reconnu ni n'a voulu ne serais-ce que regarder la mère du garçon. Bane a vécu seul et repoussé par la famille du roi. Cette jeunesse en a fait un homme dur et violent. Après une bagarre il décide de s'exiler en compagnie de l'un de ses amis qui souhaite visiter la cité du Roc. Son exil devient vite une vengeance et chacun de ses pas lui permet d'avancer dans la direction de la mort et d'observer que la beauté de Roc cache un cœur diabolique.

    Ce qui est frustrant avec Gemmell c'est qu'il a l'habitude de préparer un événement pour, ensuite, ne pas en parler. Pour ce second tome nous sommes exactement dans ce cas. Le grand événement que devait être la défense du pays des tribus Rigante est laissé dans le passé alors que l'on observe le fils, Bane, changer. Bien que sa jeunesse soit très différente la manière dont Gemmell le fait changer est similaire au caractère de son père, Connavar. Un jeune homme en colère cherche vengeance et apprend qu'il y a mieux dans la vie. Même sa connaissance du grand amour est similaire. Ainsi, il n'y a rien de bien différent dans ce tome. On retrouve des personnages similaires mais dans des contextes différents. Pourtant l'histoire fonctionne. Mieux, certains points sont raccordés ensembles. J'ai donc, malgré tout, beaucoup apprécié ma lecture.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare.

    • À lire. Un second tome dans la même veine que le premier. On ne baisse pas en qualité mais on ne monte pas non plus.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • The Rigante 1. Sword in the storm par David Gemmell

    Titre : The Rigante 1. Sword in the storm9780345432346?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : del rey 2001
    Pages : 439

    Le jeune Connavar est le fils d'un lâche. C'est, du moins, ce qu'il croit. Toute son enfance est donc consacrée à devenir l'homme qu'il souhaite être: célèbre et sans failles. Ces efforts lui permettent de devenir une légende parmi son peuple. Le jeune homme qui a combattu l'ours. Mais une rumeur vient à ses oreilles. Sur le continent, au-delà de la mer, se cacherait une civilisation de guerriers. Ses armées seraient invincibles. Connavar souhaite enquêter et tombe sur la plus grosse menace pour son peuple. Il doit maintenant préparer la guerre s'il veut vaincre.

    Nous retrouvons les thèmes classiques de Gemmell. Un jeune homme ne souhaite que la gloire et apprend à devenir un guerrier redoutable. Mais des événements extérieurs lui imposent de se préparer pour devenir un leader. Cette fois Gemmell nous place dans un monde qui ressemble fortement aux débuts des légions romaines. Roche ressemble fortement à Rome tandis que les différentes tribus rassemblent les différents celtes. On y trouve aussi le discours classique sur les armes et la force qu'elles impliquent. Bien que ce premier soit classique je l'ai trouvé plus intéressant que la plupart. On découvre un enfant mais on le voit grandir et prendre part à de nombreux combats. Plus important, plutôt qu'un homme parfait on découvre un homme qui craint ses imperfections. En bref, un bon premier livre. Par contre, il est dommage de ne pas avoir développé plus avant certains personnages féminins. Comme toujours chez Gemmell elles ont avant tout un rôle de pacification pour le mâle où de discorde.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare.

    • À lire. Un premier tome plutôt intéressant. A voir comment la suite se présentera.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • The hawk eternal par David Gemmell

    Titre : The hawk eternal
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : del rey 2005
    Pages : 356

    Lors du tome précédent nous avions fait la connaissance de Sigarni. Une femme dont les ancêtres étaient rois et reines des montagnes. Après avoir dû tout faire pour stopper une invasion elle fut elle-même nommée à la tête de tous les clans. Mais ce n'est pas la première menace qu'ont connu les clans. Il y a des siècles une population guerrière, les Aenirs, avaient tout fait pour détruire les clans. Les héros de l'époque ont fort à faire pour résister. Mais une femme a prévu l'arrivée d'une reine en ces temps. Une reine qui sauvera les clans.

    Je suis le premier à aimer les voyages dans le temps et les dimensions parallèles. Après tout je regarde Doctor Who et j'ai aimé Sliders. Le problème c'est que l'utilisation de ces idées doit être particulièrement bien maitrisé si on ne veut pas créer la lassitude ou l'incompréhension. Ce n'est pas le cas de Gemmell qui donne l'impression de se perdre entre ses intrigues et ses personnages. Alors qu'il essaie difficilement de remplir tous les trous qu'il a laissé dans son histoire le lecteur est perdu et ballotté entre plusieurs époques et mondes. En bref, un livre assez mauvais.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette. Confus et très peu maitrisé. Un livre à oublier.

    • Roman de gare.

    • À lire.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

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  • Ironhand's daughter par David Gemmell

    Titre : Ironhand's daughter51TPwvHOdvL.jpg
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Del Rey 1995
    Pages : 347

    Les peuples de ce livre sont tous soumis à la loi d'une civilisation de guerriers sans pitié. Ils sont forts, ils sont brutaux et ils savent faire la guerre. Personne ne leur a résisté longtemps. Il y a des années les clans des Highlands ont tenté de les vaincre pour se faire massacrer. Actuellement, ils vivent en paix mais en inférieurs. Leurs coutumes sont interdites et la loi est formée pour les rendre dépendants. Mais il existe une prophétie. Alors que l'odeur de la guerre reviendra quelqu'un se lévera pour diriger les clans contre l'envahisseur. Ce leader réussira à unir tout le monde et à redonner sa fierté au peuple des highlands. Mais qui prendra ce rôle? Alors que l'envahisseur se prépare à détruire les clans son arrivée se fait attendre. Ou est-ce une préparation?

    Ceci est le premier livre de Gemmell dans lequel une femme a le premier rôle. Il a déjà écrit des rôles féminins intéressants mais elles étaient toujours au second plan. Cette fois, nous suivons une héroïne et c'est rafraîchissant. Sigarni est donc une femme particulière. Elle est indépendante, capable de survivre seule et elle prend de nombreux amants. Autours d'elle Gemmell décrit une armée de nice guys qui ne souhaitent qu'une chose: se retrouver sous des draps avec elle. On découvre donc une femme qui dont faire d'énormes efforts pour que les hommes qu'elle a en amitié, et parfois en amants, ne se fassent pas d'illusions. Malheureusement, Gemmell décide aussi qu'une femme aussi importante pour son histoire doit passer par le viol pour se renforcer et comprendre sa mission. C'était, à mon avis, inutile. Le seul bien de ce passage est de montrer que même les hommes les plus moraux peuvent facilement devenir des violeurs dans un monde qui considère que le corps féminin leur appartient. Mais je n'ai pas du tout aimé ce passage qui baisse la qualité du livre à mon avis. Heureusement celui-ci est court et Gemmell revient rapidement à la véritable histoire: la transformation de Sigarni en reine guerrière.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare.

    • À lire. Malgré certains choix discutables j'ai beaucoup aimé ce personnage et ses aventures.

    • Tolkien.

    Image: Amazon

  • The complete chronicles of the Jerusalem Man par David Gemmell

    Titre : The complete chronicles of the Jerusalem Man9780345379030?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Legend Books 1995
    Pages : 912

    Dans cet omnibus le lecteur trouve la trilogie de l'homme de Jérusalem: Jon Shannow. Nous sommes dans le futur près de 300 ans après notre ère. Le monde n'a plus rien de ce qu'il était. Suite à un cataclysme il ne reste plus que des ruines et la technologie est retombée au niveau d'avant la révolution industrielle. Dans ces contrées sans lois rodent des brigands entre des villes gouvernées par des conseils locaux. Il n'y a plus de nations. Dans ce monde rode aussi Jon Shannow l'homme de Jérusalem. Il a une quête: trouver la ville de Jérusalem. Mais, pendant qu'il cherche, il combat aussi ce qu'il considère comme le mal. Ainsi, lorsque le roi d'une nation d'adorateurs de satan croise son chemin ce dernier est obligé de craindre pour sa vie. Car Shannow est une vraie machine à tuer incapable de comprendre la possibilité de l'échec.

    Gemmell reste dans le style de personnages qu'il apprécie particulièrement et qu'il aime questionner. Bien que je commence à bien connaître ceux-ci je suis surpris d'avoir eu un intérêt plus haut que la moyenne pour cette trilogie. L'auteur place son personnage face à des choix difficiles dans lesquels il ne voit que du noir et du blanc. Sa réponse est la même pour toutes les situations: trouver le "mal" et le détruire. Heureusement, Gemmell le pose face à d'autres choix. Pourquoi ne pas se poser à un endroit et cultiver? Ou prendre le pouvoir et appliquer ce qu'il pense être bien? Le dernier tome place ce type précis de problématique avec une réponse attendue mais pas mauvaise. De plus cette trilogie continue à mettre en place la mythologie des pierres de pouvoir pour lui donner un peu plus de substance et d'étendue. Au final, une lecture que j'ai apprécié.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare.

    • À lire. Sans être révolutionnaire une bonne histoire avec un personnage que l'on aime où que l'on déteste.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • Last sword of power: The stones of power book two par David Gemmell

    Titre : Last sword of power: The stones of power book two9780345379016?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Del Rey 1988
    Pages : 310

    Le jeune garçon sauvé par l'amour de sa vie et son mentor est devenu Uther. En tant que toi il a longuement gardé le pouvoir. Mais sa vie n'est faites que de batailles contre les envahisseurs mais aussi les tribus rebelles de son royaume. Mais Uther n'a jamais perdu ce qui lui a permis de forger la légende du Bloodking. Mais la plus grande trahison qu'il ait eu à souffrir est bien plus intime. Alors que la Grande-Bretagne semble être plus où moins pacifiée un nouveau pouvoir se lève chez les Goths. Un homme qui se prétend Wotan un dieu capable de faire revenir les morts à la vie. Uther pourra-t-il combattre un tel pouvoir? Rien n'est moins certain. Mais des forces se mettent déjà en mouvement pour contrer Wotan sous la forme d'un jeune homme, d'une jeune fille et d'un prince avare.

    On retourne, pour la dernière fois, dans l'histoire de la Grande- Bretagne telle qu'imaginée par David Gemmell. Le premier tome était moyen mais plaisant et on retrouve cet avis pour ce second tome. Le problème principal est que Gemmell n'a rien réécrit. Il s'est contenté de placer ses anciens personnages dans d'autres positions qui peuvent se rapporter points par points au livre précèdent. Ainsi, le rôle du garçon qui doute revient à Cormac tandis que le père absent est, cette fois, Uther. Même les lieux sont quasiment les même. Je pourrais multiplier les exemples mais ce serait inutile. Gemmell montre ici un manque flagrant d'imagination qui est à peine rattrapée par l'intérêt, modeste, de l'intrigue. Pas grand chose pour sauver ce livre très moyen.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare. Un livre parfait pour l'été mais rien de plus. Aucune imagination et une intrigue sympathique sans plus. Encore une fois les femmes ont le second rôle de princesses à sauver. C'est presque un symptôme chez Gemmell.

    • À lire.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • Ghost King: The stone of power book one par David Gemmell

    Titre : Ghost King: The stone of power book one9780345379023?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Del Rey 1988
    Pages : 287

    Nous avons déjà rencontré les Stone of Power dans les aventures grecques de l'auteur. Mais ce livre, premier d'un duo, place l'intrigue en Angleterre (avant que celle-ci n'existe). Le roi est mort assassiné par un homme qu'il croyait son allié. Son fils a réussi à s'enfuir. Mais il est entouré d'armées ennemies alors que sa famille et ses amis sont incapables de l'aider. Heureusement, il réussit à trouver deux personnes, un homme et une femme, qui seront capables de le sauver et de lui offrir une force qu'il ne pensait pas posséder. C'est auprès d'eux qu'il reçoit une mission: retrouver l'épée de son père puis reprendre son royaume. Sa quête l’emmènera loin de chez lui au-delà des frontières de son monde pour contrer un mal sans commune mesure.

    Ce court livre fonctionne sans aller très loin. On retrouve toujours les thèmes si important pour Gemmell. Le jeune homme qui se retrouve dans une position qu'il ne souhaite pas ni ne pense mériter mais qui décide d'agir et termine en héros. L'humble conseiller si philosophe. Mais aussi, et surtout, la magie chamanique. Ainsi, on pourrait croire que l'intrigue principale serait la lutte de Thuro pour sa vie et son royaume tout en tentant de venger son père. Cependant, l'auteur décide d'envoyer son héros dans un autre monde lutte contre une femme qui utilise la force de vie des autres pour rester jeune. Là encore on retrouve un thème de Gemmell: les dangers de l'immortalité et de la toute puissance. On retrouve la fascination de l'auteur pour le passé mais, cette fois, il décide de s'intéresser au Moyen Âge. C'est un changement intéressant mais il garde des liens importants avec l'antiquité. Au final un petit livre sympathique sans plus.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare. Un livre qui fonctionne sans être magique. Rien de vraiment bon ni de vraiment mauvais.

    • À lire.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • The swords of night and day par David Gemmell

    Titre : The swords of night and day51SQMRFCMNL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_SX385_SY500_CR,0,0,385,500_SH20_OU02_.jpg
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Corgi 2004
    Pages : 639

    Voici, enfin, le dernier livre qui prend place dans l'univers de Drenaï et ses nations voisines. Gemmelle nous envoie dans une histoire qui se déroule 1000 ans après la mort de Skilgannon le Damné. Ce dernier est ramené à la vie par un homme qui croit en une prophétie. En effet, une prêtresse avait prévu le retour à la vie du Damné. Ce dernier serait le seul qui pourrait détruire la puissance de l’Éternelle. Cette dernière règne depuis des centaines d'années sur les peuples du monde entier. Mais la guerre n'a jamais de fin. C'est un monde ravagé dans lequel les humains liés à des animaux sont plus nombreux que jamais. Un monde dans lequel certaines personnes ne peuvent pas mourir. Mais Skilgannon voudra-t-il vraiment détruire l’Éternelle?

    L'avant dernier tome ne m'avait pas convaincu. Je n'étais donc pas certain d'apprécier celui-ci. Et pourtant je me suis prit à m'attacher aux personnages. Presque tous en fait car certains sont sans intérêts. La réussite de Gemmell est souvent de réussir à nous faire ressentir quelque chose pour les pires personnes qu'il créait. Ainsi, Decado, de retour sans souvenirs de son passé, est un psychopathe meurtrier. Pourtant l'auteur réussit à nous faire l'apprécier et même le plaindre. Le monde tel qu'il est décrit 1000 ans après est à la fois proche de ce que l'on a déjà lu et un peu différent. Ainsi, Gemmell nous fait revenir vers Dross Delnoch après sa destruction. Les légendes sont réécrites et les derniers Drenaïs luttent seuls alors que les autres nations ont déjà disparu. Enfin, j'ai beaucoup aimé retrouvé Druss et sa franchise habituelle. POur un dernier livre on peu dire qu'il était plutôt sympa.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare. Un dernier tome plus intéressant que la moyenne mais qui reste très proche de la qualité des précédents.

    • À lire.

    • Tolkien.

    Image: Amazon

  • Quest for lost heroes par David Gemmell

    Titre : Quest for lost heroes51CtcHIRjGL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_SX385_SY500_CR,0,0,385,500_SH20_OU08_.jpg
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Del Rey 1995
    Pages : 291

    Le monde a changé. Dros Delnoch est tombé devant les Nadirs menés par le grand Tenaka Khan. Le reste des nations tremblent devant la puissance des Nadirs. Malgré tout, une victoire a été niée à Tenaka Khan. Lors d'une bataille à Bel-azar 4 héros ont survécu en empêchant les Nadirs d'envahir New-Ghotir. Mais ce n'est qu'un court répit pour une nation qui ne peut espérer vaincre la force commune de tous les clans Nadirs. Les héros, eux, ont vieilli et se sont posés, cachés ou ruminent le passé. L'un de ces héros est Chareos maitre d'arme à la cour d'un noble du Ghotir. Lorsqu'un village voisin est attaqué un jeune homme décide de commencer une quête pour sauver la femme qu'il pense aimer. Chareos décide de le suivre et combat à nouveau avec les autres héros de Bel-azar. Bien que la quête soit presque sans espoirs elle pourrait bien changer la face du monde.

    Gemmell n'est pas ce que je considère comme un auteur majeur et je l'ai déjà dit. Ce livre n'est pas le pire mais il est loin d'être bon. Le problème principal concerne l'intrigue. On retrouve celle de Druss: un jeune homme voit son village attaqué par des hors-la-loi, la femme qu'il aime est enlevée et mise en esclavage, le jeune homme s'allie à des combattants et fait tout pour sauver celle qu'il aime. On se retrouve donc dans le schéma classique de la princesse en détresse qui, franchement, est plus que suranné. A coté du jeune homme rêveur et juste nous avons une galerie de personnages à la Gemmell. Ce sont ces héros qui m'ont fait aimé cet auteur. Car ces hommes sont imparfaits, déprimés ou mauvais. Mais ils sont capables de passer outre leurs défauts pour réussir à survivre et à faire ce qu'ils pensent juste. De plus, ces héros se considèrent comme moins importants que les paysan-ne-s qui, eux et elles, construisent au lieu de détruire. Un autre personnage est celui de Tanaki la fille du grand Khan. Bien que je l'ai appréciée au début je trouve dommage qu'elle tombe dans le schéma de la femme immorale qui trouve l'amour grâce à un homme qui l'a sauve. Au final nous avons un livre classique avec une histoire qui manque de substance tout en ne prenant aucun risques. Je suis un peu déçu.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare. Sans être très mauvais il a de nombreux défauts que je déplore. Sympa sans plus avec des usages scénaristiques que je déplore.

    • À lire.

    • Tolkien.

    Image: Amazon

  • White Wolf par David Gemmell

    Titre : White Wolf9780552146777-large.jpg
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Corgi 2004
    Pages : 588

    La bataille de Skeln s'est déroulée il y a 5 ans. La défaite de l'Empereur a placé les nations de l'est dans le chaos. La guerre est partout. Une petite nation tente de se libérer d'un roi mit en place par le défunt Empereur. Les rebelles sont la princesse de l'ancienne lignée et un général de renom: Skilgannon. Ce dernier, après un massacre sans précèdent, décide de se retirer. Bien des années plus tard une foule haineuse tente d'entrer dans un temple sacré. Et face à eux se dresse Skilgannon. La nouvelle ne tarde pas à faire le tour du monde et l'ancien général repart sur les routes pour une quête sans espoir. Il est suivi par Druss la Légende.

    Encore une fois Druss se trouve pris dans une histoire qui ne le concerne pas simplement parce qu'il veut faire ce qui est juste. Mais cette histoire n'est pas vraiment celle de Druss. Il n'est qu'un personnage secondaire face au vrai héros du livre: le monstre Skilgannon. L'auteur réussit à nous faire entrer dans sa tête. On comprend ses dilemmes mais aussi son histoire particulière. On comprend comment un homme tente, et ne réussit pas, à vivre avec ce qu'il a fait. Plutôt que de s'excuser il tente de réparer ses erreurs passées en étant un peu meilleur. Ce livre est donc un moyen de suivre la tentative de rédemption d'un homme qui a détruit des milliers de vies. Et je trouve qu'il est très réussi.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare.

    • À lire. Des personnages intéressants pour un roman réussit.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • The legend of Deathwalker par David Gemmell

    Titre : The legend of Deathwalker9780345408006?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Del Rey 1999
    Pages : 376

    Druss se trouve à Dros Delnoch. Les soldats sont fatigués et en perte de morale face à ce siège par les Nadirs unis. Druss se prend d'amitié avec l'un d'eux et décide de lui narrer une de ses aventures. La légendaire aventure de Deathwalker. Celle-ci prend place 30 ans auparavant. Druss, par un concours de circonstance dont il a le secret, se retrouve champion de Drenaï dans les jeux organisés par le royaume du Gothir gouverné par un roi fou. Tandis que la final se rapproche un ami de Druss est mortellement touché part une arbalète. Pour sauver son ami la Légende décide de partir dans les terres Nadirs et retrouve des joyaux mythiques dont on dit qu'ils peuvent même faire revivre les morts. Ils seraient cachés dans le lieu le plus sacré des Nadirs. Mais une armée le suit et souhaite détruire ce lieu et tuer tous les Nadirs sur leur route. La place de Druss est facile à prendre: face à eux avec sa hache Snaga.

    Il est, à mon avis, normal que Druss soit populaire. Ce personnage est l'incarnation d'un héros qui se construit non pour devenir célèbre mais parce qu'il se sent obligé de se placer du coté des personnes qui ont besoin de lui. Mais ce livre n'est pas que son aventure. En effet, à ses cotés on retrouve le poète Sieben. Pour ceux et celles qui le connaissent Sieben est un maitre du langage qui n'a jamais connu l'amour. Dans ce livre le personnage devient beaucoup plus intéressant puisque d'acolyte il passe à quelque chose de plus complexe. Et j'aime ce que Gemmell en a fait. Sieben devient un pacifiste un peu désespéré mais qui continue à se battre. Mais il ne se bat pas avec les armes. Il tente de sauver les gens tout en expliquant pourquoi il apprécie de moins en moins la guerre malgré sa manière de les dépeindre dans ses sagas. On en découvre aussi beaucoup plus sur Ulric qui gagne une profondeur. Dans Légende il n'était qu'un ennemi. Dans ce livre l'auteur lui offre un passé, une philosophie et un but que l'on peut comprendre. Cependant, ce livre garde un schéma gammellien classique. Les combats perdus d'avance, la création d'une unité par plusieurs leaders, la nécessité de combattre le mal quel que soit l'endroit et le siège (Gemmell est vraiment un fan des sièges).

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare. Sans être particulièrement bon ce livre nous donne de nombreux éléments qui permettent d'apprécier un peu plus les personnages centraux de Gemmell.

    • À lire.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur

  • Hero in the shadows par David Gemmell

    Titre : Hero in the shadows9780345432254?&height=281&maxwidth=190
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Del Rey 2000
    Pages : 406

    Waylander est un homme vieux. Il a parcouru le monde, combattu dans de nombreuses guerres, il a été attaqué et chassé mais il a toujours survécu. Mais Waylander est fatigué des guerres et des assassins. Il s'est donc établi dans une nation lointaine après avoir fait croire à sa mort. Il peut enfin jouir de toute sa fortune et les habitants de son domaine ne le connaissent que sous le nom de l'homme gris. Malheureusement pour Waylander des événements destructeurs se préparent. Une ancienne civilisation détruite il y a longtemps menace de revenir et d'engloutir les autres royaumes. Mais Waylander souhaite-t-il vraiment combattre? De nombreuses factions cherchent son amitié car même avec son identité gardée secrète tout le monde sait que l'homme gris est une puissance avec laquelle il vaut mieux devenir ami. Mais, surtout, il ne faut pas le rendre en colère.

    Waylander est l'un de mes antihéros préférés. Non seulement à cause de sa première apparition mais aussi à cause de son caractère. C'est un homme qui a agit diaboliquement après avoir perdu sa famille. Mais, après avoir perdu toute envie de vivre. Il retrouve un moyen de créer de l'amour et de commencer à entrer sur le chemin de la rédemption. C'est aussi un personnage qui ne s’embarrasse pas de codes ou de mises en gardes. Bien qu'il en comprenne la nécessité il considère que le monde est trop violent pour pouvoir en user et survivre. Quand il entre en guerre il le fait sans arrière pensée et sans pitié. C'est donc un personnage qui se trouve sur une voie rédemptrice mais qui sait ne pas pouvoir s'excuser ce qu'il a commit. Ce livre est le dernier tome qui concerne Waylander. On retrouve un homme fatigué et torturé par sa conscience. Mais aussi un homme généreux qui n'hésite pas à aider ceux et celles qu'il apprécie. On trouve d'autres thèmes de Gemmel. Ainsi nous avons les Unis, les mondes parallèles et les démons pour ne prendre que ces trois exemples. Bien que l'histoire soit intéressante car plus "mental" que les précédents Waylander, dans le sens ou l'ennemi est d'abord caché et subtil, je ne dirais pas que c'est mon livre préféré. L'histoire met un peu trop de temps à se lancer et certains points sont un peu trop tiré par les cheveux.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare. J'aime le personnage de Waylander mais cette histoire n'est pas la plus grande réussite de l'auteur. Au moins Waylander se termine comme il devrait.

    • À lire.

    • Tolkien.

    Image: Éditeur (enfin je crois)

  • Morningstar par David Gemmell

    Titre : Morningstar418TAQ7QK1L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_SX385_SY500_CR,0,0,385,500_SH20_OU02_.jpg
    Auteur : David Gemmell
    Éditeur : Orbit 1998
    Pages : 281

    Owen Odell est un jeune barde qui parcoure les contrées de l'empire Angostin en vivant sur ses histoires et la magie qu'il utilise pour les rendre vivantes. Cependant, sa vie devient plus difficile quand une guerre civile entre nobles se déclare. Pendant longtemps, personne ne semble gagner et les nobles sont rarement tués. Mais l'arrivée d'un nouveau roi change tout. Celui-ci n'hésite pas à torturer les personnes qui le combattent et ses conseillers voient des rebelles partout. Alors qu'Owen fuit les villes pour éviter la répression meurtrière qu'elles subissent il fait la rencontre d'hommes dangereux et sans morales. L'un d'entre-eux et Jarek Mace bandit, voleur, charmeur et intéressé seulement par lui-même. Après une petite blague aux dépens des soldats royaux il devient le Morningstar, un rebelle qui crée une armée contre la tyrannie du roi. Mais Jarek ne souhaite pas devenir un héros il veut seulement s'enrichir.

    Que dire de ce livre? On reste sur les thèmes classiques pour Gemmell. Ainsi, on trouve la magie, le mal, la rédemption et la découverte de l'amour dans un contexte sans espoir. Mais ce livre est un peu différent des autres car il n'est pas un récit par un auteur mais un récit de l'un des personnages en direction de quelqu'un qui écoute. Le récit est donc parfois un peu décousu car le conteur se permet d'expliquer certains points par des événements futurs et de digresser de temps en temps. Personnellement, je n'ai pas aimé ce style. Il m'a paru pompeux et peu passionnant. Malgré tout, je pense que le livre s'améliore au bout d'un certain temps quand on passe sur la véritable intrigue. Il est tout de même dommage que le problème de l'héroïsme ou de l'égoïsme du personnage principal ne soit pas résolu avant la fin du livre. Ce n'est donc pas une lecture indispensable et c'est l'une des histoires de Gemmell que j'aime le moins.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette. Classique pour l'auteur, je trouve l'intrigue peu intéressante et je ne me suis pas du tout attaché aux personnages que je trouvais sans intérêt.

    • Roman de gare.

    • À lire.

    • Tolkien.

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  • Waylander II: Dans le royaume du loup par David Gemmell

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    Titre original: Waylander II: In the realm of the Wolf
    Auteurs: David Gammell
    Traducteur: Alain Névant
    Éditeur: Bragelonne 2004 (1992 édition originale)
    Pages: 443

    Il y a longtemps que je n'ai pas lu du Gemmell. Le dernier ouvrage de cet auteur que j'avais terminé parlait de la naissance de Druss et m'avais beaucoup déçu. Cependant, Waylander est un héros qui me plaît beaucoup. Son caractère de héros en phase de rédemption mais dont la vie semble n'être que souffrance est, je trouve, très attirant. Sans oublier son coté violent et déterminé. Ce tome est donc la suite des aventures du plus célèbres et plus puissant assassins ayant existé dans les terres Drenaï voir plus loin. Mais Waylander est à la retraite. Il se contente de s'occuper de sa fille, de sa maison et de la tombe de sa femme, Denyal. Sa vie semble finie quand il est l'objet d'une attaque. Il apprend vite que la Guilde des assassins a reçu un contrat sur lui. Waylander, si il veut vivre et protéger sa fille, sera donc obligé de repartir au combat. Souhaitant la vengeance et des réponses il sera pris dans une guerre plus vaste qui met en jeu l'existence de trois empires. Mais tous ces puissants ont oubliés la force de Waylander. Ils réaliseront rapidement leur erreur...

    Comme je viens de le dire. Le dernier livre de Gemmell que j'aie lu, sur Druss, m'avait déçu. Je l'avais trouvé brouillon et peu agréable à lire. Ce tome si n'est pas aussi mauvais. Mais il n'est pas non plus, et de loin, du niveau de certains des livres de Gemmell. Les thèmes classiques de Gemmell se retrouvent tous dans l'intrigue: des héros vieillissant, la famille, l'amour naissant, la mort mais aussi les pouvoirs chamaniques et la question de la lutte contre le mal. On retrouve aussi des moments de batailles épiques bien qu'elles ne soient que peu décrites. L'intrigue la plus importante concerne surtout la quête de Waylander. Qui a voulu sa mort et pourquoi? Qui est son ennemi? Dans ce contexte on en apprendra un peu plus sur notre héros assassin en le suivant dans sa peine et sa quête de la rédemption ainsi que sa tentative de protéger ceux qu'il aime.

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  • Le Lion de Macédoine: L'esprit du Chaos

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    Tome: L'esprit du Chaos
    Titre original: Dark Prince
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1991 édition originale)
    Pages: 374

    Enfin, le dernier tome dans cette épopée. La encore Gallimard a coupé en deux le tome original ce qui aboutit, bien entendu, a des bizarreries. Nous retrouvons Alexandre et Parménion exactement ou nous les avions laissé. Presque seuls face à l'adversité qu'ils tentent de vaincre. Mais, après avoir pu retourner dans la Grèce, c'est un Alexandre plus vieux de 14 ans que nous avons en face de nous. L'histoire de ce tome est, donc, celle de la montée au pouvoir d'Alexandre alors que son père son méfie de plus en plus de lui. De plus, Kadmilos, l'esprit du chaos, tente encore de contrôler Alexandre et, pour ceci, tisse les sortilèges et les intrigues autours du jeune prince. Heureusement Parménion est vigilant bien que son amour pour Alexandre puisse l'aveugler.

    Pourquoi avoir découpé les tomes en cet endroit est la première remarque qui me soit venue à l'esprit. En effet, nous retrouvons très brièvement Alexandre jeune enfant pour une centaine de pages et, ensuite, la dernière partie de l'histoire se déploie. Cela donne une impression d'étrangeté et d'artificiel très déplaisante. J'ai aussi l'impression que l'intrigue avance trop vite. Nous avançons de trois ans dans l'histoire sans que l'intrigue ne soit décrite dans ces années vides entre deux chapitres. Ceci donne l'impression, que je crois justifiée, que l'histoire a été inachevée ou terminée à la va vite sans explorer les multiples développement qui auraient pu être décrits et mis en scènes. C'est donc un cycle qui commence médiocrement et qui se termine médiocrement ou, en tout cas, qui en donne l'impression. Je trouve d'ailleurs dommage cette inachèvement qui me laisse sur ma faim. Pour donner un point positif car tout ne peut pas être mauvais, j'ai apprécié le changement de caractère de Parménion et de son ami Mothac. Avec tout ce qu'ils ont vécus ils ne pouvaient être inchangés et c'était une bonne idée de créer un conflit en de loyauté en Mothac tandis que Parménion devait regretter ses pertes. Finalement je dois dire que cette histoire ne vaut pas forcément la peine de s'y plonger si on peut l'éviter.

  • Le Lion de Macédoine: Le Prince Noir

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    Tome: Le Prince Noir
    Titre original: Dark Prince
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1991 édition originale)
    Pages: 404

    Nous retrouvons ici la seconde partie du Lion de Macédoine. Nous avions quitté l'histoire alors qu'Alexandre venait de naitre et que Parménion avait rajeuni grâce à la guérison prodiguée par Dérae. Ici, nous sommes quelques années plus tard mais dans un contexte moins joyeux. Tous les ennemis de la Macédoine se sont ligués plus ou moins ouvertement et Philippe II commet des massacres et des atrocités qui lui créent des ennemis. Le Prince, Alexandre, est accusé d'être possédé par une entité et les preuves se voient par la douleur que tous ressentent en le touchant et par les animaux qu'il tue sans le vouloir. Mais ce monde n'est pas le seul et il existe un autre monde, une autre Grèce, peuplée par les êtres des légendes et qui lutte contre un autre roi de Macédoine: Philippos. Selon les légendes de ce monde, Alexandre est l'enfant qui permettra de rendre Philippos éternel ou de recréer la magie sauvant les peuples mythiques. Lorsque Alexandre est enlevé par les sbires de Philippos Parménion devra le suivre dans une Grèce ou il ne possède nulle armée et dont il ne sait rien pour se battre contre les millier de soldats de PHilippos et tenter de se faire des alliés.

    Étrangement, ce troisième tome me plait plus que les autres. est ce parce que nous quittons une Grèce connue pour retrouver un monde mythique ou la magie coule sur le sol? Peut être. Alors que nous avions une sensation d'étrangeté à cause des altérations que Gemmell créait dans l'histoire nous découvrons ici une véritable autre terre. Il est aussi possible que j'aie apprécié l'utilisation des êtres mythiques par Gemmell? OU alors est ce parce que nous trouvons enfin un Parménion lâche? En effet, celui-ci, plutôt que de devoir réfléchir aux exactions de Philippe, ferme les yeux et fait semblant de ne rien voir. Cependant, bien que j'aie apprécié ce tome, l'histoire n'est toujours pas au niveau des autres livres de Gemmell.

  • Le Lion de Macédoine: La mort des nations

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    Tome: La mort des nations
    Titre original: Lion of Macedon
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1990 édition originale)
    Pages: 341

    La mort des nations est le second tome découpé artificiellement par Gallimard dans le tome Lion of macedon Alors que nous quittions Parménion en danger de mort et face à des spartiates encore puissant nous le retrouvons combattant pour Thèbes et son hégémonie. Mais Sparte ne l'a pas oublié et la mort de son second amour le conduit à retrouver sa soif de vengeance. Cette soif le conduit, ainsi que la ligue de Thèbes, à la bataille de Leuctres. Une bataille historique ou Sparte fut vaincue et son pouvoir démantelé. Son travail terminé il décide de s'engager comme général mercenaire dans tout l'Oikoumene ce qui lui permet de devenir le général le plus réputé du monde habité. Mais la Macédoine, par Philippe II, l'appelle dans un état de danger extrême puisqu'elle risque le démantèlement pur et simple. Un défi que Parménion ne peut que relever pour prouver sa valeur au monde entier.

    D'habitude j'arrive à me faire une opinion rapidement, même si elle est fausse, mais ici j'ai du mal à me décider. Que penser de cette série? En tout cas je pense pouvoir dire définitivement ne pas être d'accord avec Gallimard lorsqu'ils écrivent au verso du livre "avec le Lion de Macédoine David Gemmel nous livre son œuvre la plus aboutie". Non, son œuvre la plus aboutie est ailleurs et le Lion de Macédoine ne possède pas ce qui m'a fait apprécier Gemmell. Néanmoins, ce n'est pas non plus un mauvais livre. J'apprécie beaucoup la façon dont il tisse une histoire de fantasy sur l'histoire d'un pays. Je retrouve des personnages que j'ai connu en cours dans un environnement à la fois familier et étrange ce qui donne un sentiment de bizarrerie mêlé à un sentiment d'authenticité. Que l'on ne s'y trompe pas, Gemmell n'a pas pensé écrire de l'histoire en écrivant ce cycle. Mais nous ne devons pas oublier que l'histoire comme science est aussi une affaire d'art. Je crois, en effet, que ce que Gemmell a réussi avec ce cycle c'est de nous plonger dans la Grèce antique d'une façon différente que celle que l'on connait d'habitude. Mais ce n'est pas son œuvre majeure.

  • Le Lion de Macédoine

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    Tome: L'Enfant Maudit
    Titre original: Lion of Macedon
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1990 édition originale)
    Pages: 403

    Le Lion de Macédoine est, dans cette édition, découpé en deux tomes: L'enfant Maudit et La mort des Nations. C'est, pour l'instant, du premier que je vais parler. Celui-ci relate l'enfance de Parménion à Sparte. Enfance triste puisque son statut de sang mêlé, macédonien de mère et spartiate de père, lui vaut d'être refusé comme vrai spartiate même si sa force, son courage, son endurance et son esprit sont dignes de l'histoire de Sparte. C'est, d'ailleurs, son esprit de Strategos qui conduira Xénophon a le prendre sous son aile pour lui enseigner l'art de la guerre. Malheureusement pour Sparte, la femme qu'il aime meurt et il est obligé de partir en exil tout en vouant une haine tenace envers la ville de son enfance.

    Il est intéressant, quand on aime l'histoire, de retrouver des personnages et des lieux ainsi que des évènements, que l'on étudie, dans un roman. Mais on peut, parfois, être frustré par les incohérences historiques. Il semblerait que Gemmell ait fait un gros effort pour les éviter mais je ne peux pas me prononcer sur sa réussite ou son échec sur ce point. Néanmoins, je pense qu'il a réussit à nous conduire en esprit dans la Grèce antique même si ce n'est que par un roman. Par contre, je ne suis pas sur qu'il ait réussi à écrire un bon livre. Pour ce jugement il faudra attendre d'avoir lu les autres tomes mais je ne ressens pas la même exaltation que lors de la lecture de ses autres livres. Pour l'instant je ne peux qu'attendre d'en avoir lu plus pour me prononcer.

  • Le Roi sur le seuil

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    Titre original: The King beyond the gate
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Alain Névant
    Éditeur: Milady, traduction Bragelonne 2001 (1985 édition originale)
    Pages: 471

    Après plusieurs mois nous avons enfin un nouveau tome des chroniques de Drenaï entre nos mains. Nous nous trouvons, cette fois, un siècle après les évènements de Légende et la nation est mise sous la botte de l'Empereur Ceska. Être cruel qui garde son pouvoirs par les Unis, des humains liés a des bêtes. Cependant il y a encore des personnes pour se soulever contre Ceska. Raywan, une femme qui se dit descendante de Druss a lancé une révolte chez elle lorsque son mari est tué. Et, plus dangereux, Tenaka Khan un descendant d'Ulric et de Regnak a décidé de se lancer dans une vengeance personnelle depuis que Ceska a trahi ses amis guerriers dans l'ordre du dragon. Mais la lutte est quasiment sans espoir et il faudra, peut être, détruire Drenaï pour sauver son peuple. Pour longtemps?

    J'ai été déçu par Renégats qui ne fait pas partie de Drenaï mais j'ai adoré Le Roi sur le seuil encore une les héros n'en sont pas au début et nous retrouvons cette façon particulière de lier les héros par une sorte de hasard qui montre qu'ils sont guidés par la Source. L'atmosphère est sombre et les luttes sont épiques comme il sied a Gemmell et nous retrouvons des personnages impitoyables qui n'hésitent pas à tuer pour vaincre. On peur se demander qui est vraiment bon dans cette histoire. D'ailleurs, la fin nous promet une nouvelle lutte dans un prochain tome. Pour finir, je retrouve ce que j'ai toujours apprécié chez Gemmell, des héros qui doutent mais qui décident d'affronter leurs peurs et de se battre même au péril de leur vie. C'est, donc, un livre qui, je crois, ne risque pas de décevoir ses lecteurs.

  • Renégats

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    Titre original: Knights of dark renown
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Laurent Calluaud
    Éditeur: J'ai lu, traduction Mnémos 2002 (1993 édition originale)
    Pages: 440

    Voici un titre accrocheur mais nous savons tous que cela ne suffit pas pour faire un bon livre. L'intrigue qui se cache derrière ce titre commence lorsque les mythiques chevaliers de la Gabala, champions du peuple, disparaissent à l'intérieur d'un portail magique pour détruire le mal. Quelques années plus tard le royaume de la Gabala est dévasté, son pouvoir impérial détruit et l'ordre des chevaliers de la Gabala remplacé par celui des chevaliers rouges. Pire encore, le royaume est en proie à des dévastations, des pillages et de l'injustice de la part du roi. Et, si c'est encore possible, le roi tente de se débarrasser d'un peuple entier en l'accusant de corrompre son royaume. Bien entendu une telle injustice engendre une réaction et des fuyards se cachent dans les forêts d'où les rumeurs font croire à la constitution d'une armée par le rebelle Law Giffes. Mais la réalité n'a que peu à voir avec les rumeurs et seuls des meurtriers se cachent dans la forêt. Heureusement, le seul chevalier de la Gabala a ne pas avoir traversé le portail, par lâcheté, revient et pourrait aller en quête de ses compagnons et restaurer l'ancien ordre.

    L'intrigue est prometteuse et j'ai été surpris par ce concept de magie selon les couleurs. Chaque personne est attirée par une forme de magie dont l'incarnation est une couleur et cette couleur gouvernera la vie de cette personne. Durant les aventures de ce livre l'harmonie est rompue au profit du Rouge: couleur de la peur, de la colère et du mal. C'est donc un rééquilibrage que les héros du livre vont devoir amorcer. Dès que l'on comprend cela on peut comprendre une grande partie de l'intrigue. Les héros, eux même, ne sont pas gentils mais des hommes malfaisants ayant décidés de se levers pour guider les compatriotes ce qui est classique chez Gemmell qui semble apprécier les héros en rédemptions ou essayant de palier à leurs propres déficiences et, surtout, ne cherchant pas à être des héros. Néanmoins ce livre m'a déçu. Alors que l'idée est de plus intéressante je n'ai pas eu ce frisson qui m'habitait dans les autres livres de David Gemmell que j'ai lu. Il manque un soupçon d'épique et de fatalité. C'est toujours un livre sympathique à parcourir mais pas une œuvre majeur.