03/11/2017

Wonder Woman by Greg Rucka volume 2 par Greg Rucka, Drew Johnson et Rags Morales

Titre : Wonder Woman by Greg Rucka volume 2
Auteurs : Greg Rucka, Drew Johnson et Rags Morales
Éditeur : DC 11 juillet 2017
Pages : 320

Ce second volume contient Wonder Woman 206-217 et The Flash 219. Wonder Woman n'est pas seulement une héroïne, une ambassadrice ou une princesse. Elle est aussi la championne de la déesse Athéna. Dernièrement, les divinités ont conspiré dans l'ombre. Leurs plans pour agir suite aux changements de pouvoirs dans le monde humain a permis le retour de Méduse. Celle-ci se joint à Circé afin de se venger d'Athéna et donc des Amazones et plus précisément de Diana. Mais ce n'est que le début d'une lutte sans merci entre les pions choisis par les divinités. Car Athéna a un but précis en tête et elle compte bien utiliser tout ce qu'elle peut pour réussir. Bien que cela risque de ne pas plaire à tout le monde.

Le premier volume se base fortement sur la vie publique de Diana, jusqu'à l'effacer des pages dans certains numéros. Cependant, Greg Rucka gardait les divinités dans un coin, ce qui permettait de préparer des intrigues futures. Celle-ci sont largement utilisées dans ce second volume qui voit le rôle de championne d'Athéna prendre une place bien plus importante. Au prix de la vie de l'ambassade mais aussi de son personnel que l'on rencontrer moins fréquemment. Une part importante des intrigues politiques est laissée de côté avec le but, j'espère, de les terminer plus tard.

Ce que met en scène Greg Rucka est une guerre des divinités suite à l'attaque contre Themyscira. Une partie de celles-ci sont considérées comme trop anciennes et devant laisser la place à un nouvel ordre, plus en phase avec l'humanité. Derrière cette lutte de pouvoir j'ai l'impression que Greg Rucka met en scène une forme de guerre des sexes. Nous avons d'une part de vieux dieux moins puissants mais qui refusent de partager le pouvoir et d'autre part de jeunes déesses bien plus puissantes que par le passé et qui tentent de changer l'ordre ancien. À mon avis, il est révélateur que le choix de Diana se fasse après que Zeus lui ordonne de rester à sa place. Une forme d'insulte sexiste qu'utilise aussi Hadès dans un autre numéro. D'une certaine manière, j'apprécie un peu moins ce volume qui est plus mythologique que politicien. Mais je le trouve tout de même bien écrit et intéressant (malgré un numéro de Flash que je n'ai pas du tout apprécié).

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**** Un second volume qui m'a un peu dérouté mais que j'ai apprécié après avoir accepté le changement de ton. J'espère tout de même pouvoir connaître la fin des intrigues politiques dans un volume 3, à paraître ?
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Image : Éditeur

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Wonder Woman by Greg Rucka volume 1 par Greg Rucka, J.G. Jones et Drew Johnson

Titre : Wonder Woman by Greg Rucka volume 1
Auteurs : Greg Rucka, J.G. Jones et Drew Johnson
Éditeur : DC 19 juillet 2016
Pages : 392

Ce premier volume contient Wonder Woman: The Hiketeia et Wonder Woman 195-205. Après avoir lu les numéros rebirth sous l'égide de Greg Rucka j'ai souhaité en savoir plus sur la manière dont il conçoit le personnage. Ainsi, j'ai décidé de découvrir les numéros de son un précédent sur Wonder Woman, actuellement édité en deux tomes en version anglaise. Ce premier volume est constitué de deux choses différentes. Il débute par une courte histoire, Hiketeia. On y découvre une jeune femme qui use d'un rituel grec afin de demander la protection de Diana, sous le regard des divinités. Mais cette femme est une meurtrière poursuivie par Batman. Que se passe-t-il quand deux personnes au tempérament aussi fort se rencontrent ? La seconde partie est constituée d'une longue intrigue mise en place par Rucka. Dans ces numéros, Wonder Woman est une ambassadrice aux Nations Unions pour le compte des Amazones. Elle profite de sa position afin de publier un livre présentant ses idées féministes, religieuses et écologistes. Mais son livre provoque un débat national et une forte opposition.

Je le dis immédiatement, j'ai beaucoup aimé ce premier volume ! Selon moi, la première histoire, Hiketeia, est un moyen pour Greg Rucka de proposer ce qu'il considère être l'essence de Diana, alias Wonder Woman. Pour cela, l'auteur place son personnage face à une femme qui a besoin d'aide. Bien que Diana sache qu'elle n'est pas innocente elle accepte de l'aider suivant en cela les préceptes d'un ancien rituel. Diana, dans cette histoire, ne force personne à lui dire la vérité. Elle observe quelqu'un ayant besoin d'aide et, si elle en est capable, elle décide de l'aider à tous prix. Cette caractéristique est mise en valeur par la confrontation avec Batman qui, lui, est l'incarnation de l'arrogance et de la volonté. D'ailleurs, j'apprécie particulièrement une scène durant laquelle Batman tente de recréer le rituel sans le comprendre véritablement.

La seconde partie du volume se déroule dans une continuité que je ne connais pas parfaitement. Bien que des aspects étaient mis en avant dans Hiketeia ce n'est que dès le numéros 195 de ce volume que l'on comprend à quel point Wonder Woman est entourée. En effet, elle vit dans une ambassade avec un personnel tandis que les Amazones acceptent des visites de dignitaires et de cherchereuses. Le contraste est flagrant avec les New 52.

Selon moi, ces numéros sont particulièrement intéressants. En effet, Wonder Woman n'est que peu dépeinte comme l'héroïne membre de la Justice League, elle n'apparait qu'à la toute fin du numéro 195. Son travail d'ambassadrice et d'écrivaine est beaucoup plus mis en avant. Ce qui explique pour quelle raison un personnel si nombreux l'accompagne. Comme d'autres personnes l'ont mis en avant, ces numéros parlent moins de Wonder Woman que de réactions face à ses idées, à son comportement. Celles-ci sont inscrites dans le fonctionnement politique des Etats-Unis et toutes personnes qui connait un peu les lignes de fractures comprendra à quel point Greg Rucka inscrit Wonder Woman dans une forme de réalité. Bien que j'aurais aimé en savoir plus sur les idées que Greg Rucka inscrit dans le personnage j'ai trouvé sa caractérisation très intéressante. Les rares moments héroïques sont efficaces et n'effacent pas le propos véritable de l'intrigue.

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**** Je conseille fortement ce premier volume.
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Image : Éditeur

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15/10/2017

52 tome 1 par Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52 tome 1
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 29 septembre 2017
Pages : 320

Ce premier tome contient 52 1-13 ainsi que The origin of Elongated man et The origin of Booster Gold. Hier le monde a failli être détruit, et l'univers avec lui. De nombreuses menaces se sont abattues sur les héro-ïne-s de la Terre et, les cendres tombées, la Terre n'en est pas ressortie indemne. Les dégâts sont nombreux et les morts bien plus encore. Mais les héro-ine-s de la Terre ont réussi à vaincre et à empêcher des personnes particulièrement puissantes de détruite l'univers au nom d'un idéal. Cependant, la Terre attend que ses plus grands héro-ïne-s parlent devant les caméras. Mais, le moment venu, Batman, Superman et Wonder Woman n'apparaissent pas. Illes ont disparus mais la Terre n'est pas exempte d'héro-ïne-s.

Après avoir terminé ce premier tome j'ai eu une impression de grande confusion. On peut l'expliquer par le fonctionnement du titre. Celui-ci est écrit pendant un an avec un numéro par semaines. Pire encore, il est écrit par plusieurs scénaristes au style différent en même temps. Chacune de ces personnes a des idées et des personnages préférés. Ceci donne l'impression, parfois, que le titre ne sait pas dans quelle direction il se rend. De nombreuses pistes sont données et la personne qui lit ce tome sera emmenée sur plusieurs planètes, villes et pays parfois d'une page à l'autre. Ce qui peut créer l'impression de ne pas avoir un titre construit mais un agrégat d'idées que l'on essaie de faire tenir ensemble.

Cependant, j'ai tout de même beaucoup apprécié de lire des personnages que je n'ai pas l'habitude de voir. En effet, DC avait décidé de prendre un risque et d'oublier ses plus grands personnages pour n'utiliser que des personnages secondaires, parfois très peu connus. Ainsi, le titre utilise un grand nombre de ces héro-ïne-s secondaires qui tentent de pallier à l'absence des autres. Ce qui permet de mettre en avant un peu plus de diversité (mais pas beaucoup). Il est dommage que cela implique aussi des choix éditoriaux discutables, sexistes, qui sont ouvertement discutés voir appréciés par les scénaristes dans les bonus du tome.

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*** Une idée intéressante mais dont la réalisation est très confuse pour l'instant. Je déplore surtout des choix artistiques sexistes en ce qui concerne une partie des personnages féminins.
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Image : Éditeur

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14/10/2017

Wonder Woman volume 3: The truth par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 3: The truth
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 29 août 2017
Pages : 176

Ce tome contient Wonder Woman 13, 15, 17, 19, 21, 23 et 25. Diana connait maintenant la vérité. Jamais elle n'est retournée sur son île. Elle n'a jamais revu sa mère. Tout n'était que mensonge et son séjour récent n'était qu'une illusion. L'identité de Diana est en miette et elle retourne à ses débuts, alors que Steve Trevor décide qu'il vaut mieux lui permettre de se remettre grâce à une aide médicale. Alors que Diana essaie de s'en sortir, ses ami-e-s sont attaqué-e-s par un groupe nommé Godwatch. Alors que Diana pensait être en sécurité elle pourrait bien être en grand danger. Heureusement, un vieil ami va revenir la voir et l'aider à retrouver le chemin de son identité

Ce tome contient les derniers numéros scénarisés par Greg Rucka, mais ce n'est que le prochain tome qui termine véritablement l'intrigue puisque les numéros pairs y seront regroupés. Ce volume 3 contient donc la fin que souhaite mettre en place Greg Rucka et, selon moi, il a parfaitement réussi. Depuis le début de rebirth il est clair que Rucka a décidé de s'attaquer au thème de l'identité. Pour cela il met en cause tout ce qu'a connu Diana, ses aventures et, donc, son identité profonde. Cela aurait pu donner des moments faciles, mais Rucka décide de véritablement montrer en quoi la remise en cause de son passé peut heurter une personne, lui faire du mal et l'empêcher d'avancer. Il est donc normal que ce volume ne voie pas Wonder Woman agir pendant un certain temps, et que la guérison véritable n'arrive que plus tard. Ceci est aidé par les dessins qui différencient les moments de doutes des moments de certitudes. Au final, j'aurais beaucoup apprécié ce run dont certains points peu clairs seront probablement remplis par le prochain volume.

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***** À mon avis, l'intrigue débutée dans le premier volume se conclut d'une très belle manière. Je suis tout de même intrigué de savoir ce qui se déroule dans les numéros pairs.

Image : Éditeur

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Wonder Woman volume 2: Year one par Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.

Titre : Wonder Woman volume 2: Year one
Auteurs : Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.
Éditeur : DC 9 mai 2017
Pages : 168

Ce second volume contient Wonder Woman 2, 4, 6, 8, 10, 12 et 14. Avant d'être Wonder Woman Diana était la fille de la reine de Themyscira, une princesse. Elle vivait sur l'île, immortelle mais sans n'avoir jamais connu le monde des hommes, au contraire des autres Amazones. Bien que ses études, combats et les jeux organisent sa vie dans un rythme sans fin, Diana souhaite connaitre l'extérieur. Mais personne ne peut entrer ni sortir. Cependant, un jour, un avion tombe sur l'île. L'équipage est mort mis à part un seul homme : Steve Trevor. Il faudra bien que quelqu'un le ramène dans le monde et l'aide à combattre la menace qui l'a conduit sur l'île.

Comme je l'ai dit plus bas, j'ai apprécié le premier tome qui me semble construire un personnage intéressant. Je me demandais si ce second volume, qui reprend les origines de Diana, ne risquait pas d'être trop connu et donc peu utile. L'histoire de Diana et de son entrée dans le monde des hommes est connu et, régulièrement, remise au gout du jours. Cependant, j'ai eu l'impression que Greg Rucka a parfaitement réussi à intégrer son année une dans le cadre de son intrigue présente. En effet, on observe une princesse aimée et capable de vaincre ses sœurs amazones. J'ai aussi aimé de lui donner une autre langue, ce qui est parfaitement logique. De plus, Rucka décrit une version plus jeune et naïve de son personnage tout en montrant que cette part de son identité est centrale. Au final, j'ai l'impression que cette origine n'est pas un simple exercice un peu facile mais s'inscrit réellement dans l'intrigue que souhaite mettre en place Rucka. J'espère avoir raison.

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***** Personnellement, je trouve ce second tome presque meilleur que le premier. Il est drôle, triste et bien écrit.

Image : Éditeur

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13/10/2017

Wonder Woman volume 1: The lies par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 1: The lies
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 28 février 2017
Pages : 176

Ce volume contient Wonder Woman Rebirth 1 et Wonder Woman 1, 3, 5, 7, 9, 11. Durant son existence l'histoire de Wonder Woman, Diana, a beaucoup changé. Elle fut d'abord une femme créée par des prières, aimée par toutes. Puis une paria dans sa civilisation avant d'apprendre être la fille de Zeus et d’Hippolyte. Durant ses aventures elle a pris le rôle et le manteau de déesse de la guerre. Mais ces histoires se contredisent entre-elles et Diana se demande qui elle est vraiment. Elle décide donc de partir en quête. Mais aussi bien l'Olympe que Themiscyra lui sont fermés. Wonder Woman ne peut pas rentrer chez elle. Elle n'a donc pas d'autres choix que demander l'aide de l'une de ses plus anciennes amies, et ennemie féroce : Cheetah.

Lors de son arrivée sur le titre Greg Rucka a décidé d'écrire deux histoires. La première a lieu dans le passé et on peut la suivre dans les numéros pairs. La seconde a lieu dans le présent, dans les numéros impairs. C'est cette dernière qui est éditée dans ce premier volume. Dès le numéro Rebirth le titre est marqué comme un tournant dans l'histoire de Diana. Alors que les intrigues des new 52 ont donné une forme de divinité à Wonder Woman, avant que le titre ne soit confié à d'autres scénaristes que je n'ai pas lu, Greg Rucka décide d'oublier cela. Mais il ne le fait pas gratuitement et décide de s'attaquer aux différentes origines de Wonder Woman et de lui offrir une quête identitaire.

J'avoue que Greg Rucka est l'un de mes scénaristes préférés. Il a écrit de nombreux titres que j'apprécie particulièrement. Dans le cadre de Wonder Woman il réussit à effacer le passé, parfois vu très négativement, tout en construisant dessus. L'idée de faire des intrigues que l'on connait des mensonges et de Diana une femme en quête de vérité me plait beaucoup car elle permet à la fois de créer de nouvelles bases pour le personnage et de ne pas oublier entièrement ce qui a été fait. C'est aussi un moment difficile et je pense que Rucka a réussi à la fois à nous montrer ce qu'est le personnage tout en mettant en scène l'impact que ces mensonges ont sur elle. Personnellement, je suis intrigué et je souhaite connaitre la suite.

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**** À mon avis ce volume est un bon début et j'espère que la suite me donnera raison
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Image : Éditeur

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29/04/2017

Lazarus 5. Génocide programmé par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 5. Génocide programmé
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat comics 19 avril 2017
Pages : 144

Ce tome contient Lazarus 22-26. Dans le tome précèdent les familles du monde étaient en guerre. Les Carlyle mènent une alliance entre plusieurs familles pour s'attaquer aux Hock. Mais la famille Carlyle est en train de perdre. Car celle-ci a perdu son plus grand atout : le père de la famille. Il avait un plan mais il est mourant. Et ses enfants, filles comme garçons, ne sont pas certain-e-s de pouvoir le suivre ni de gagner la guerre. Heureusement, la famille a un autre atout : son Lazare du nom de Forever. Elle est le fruit d'une histoire secrète. Mais cette histoire est maintenant connue. Forever sait qui elle est. Pire encore, les autres familles savent qui elle est. Les Carlyle seront-illes capable de retrouver la loyauté de leur Lazare ? quel sera l'effet de ces révélations ? Le monde pourra-t-il survivre une nouvelle vague de destruction ?

Depuis le premier tome j'apprécie cette série. Elle nous envoie dans un monde proche sans trop en dire. Bien que la technologie soit plus avancée que la nôtre elle reste proche. On ne nous dit rien sur les événements qui ont mené le monde à être gouverné par moins d'une vingtaine de familles mais on sait que cela dure depuis moins d'un siècle. On sait aussi que des guerres et des épidémies ont précipité ce que l'on voit dans cette série. De plus, les auteurs ont eu la bonne idée d'avancer lentement. Les premiers tomes s'intéressent d'abord aux Carlyle puis aux relations économiques proches. Ensuite, on apprend comment fonctionnent les relations politiques. Et, enfin, on observe la guerre. Derrière ce premier drame, la mise en place d'un plan qui débouche sur une guerre qui détruit bon nombre de familles, il y a le drame de Forever. Celui-ci est bien plus intime. Forever pense être de la famille mais elle apprend n'être qu'une expérience soumise à un contrôle strict. Alors elle se demande, faut-il rester loyale envers la famille ? Dans ce contexte, le personnage de Johanna est très intéressant. On pense d'abord qu'elle ne veut que manipuler tout le monde pour son propre bien. Mais je me demande, après ce tome, si ses souhaits ne sont pas différents ?

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***** Encore un très bon tome !

Image : Éditeur

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05/11/2016

Checkmate 1. Le jeu des rois par Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark

Titre : Checkmate 1. Le jeu des rois
Auteurs : Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 440

Ce premier volume contient Checkmate 1-15 et Outsiders 47-49. Durant Infinite Crisis une agence d'espionnage avait été détournée afin de s'attaquer à tous les métahumain-e-s de la Terre. Ce détournement avait pris la forme, au final, d'une IA capable de contrôler une bonne partie de l'humanité. Mais ces événements sont passés. Et bien que Checkmate soit contrôlé par une nouvelle royauté il se pose la question de sa continuité. Faut-il faire de Checkmate une agence reconnue par l'ONU et contrôlée par le Conseil de sécurité ? Qui peut diriger cette agence ? Et quelles sont ses cibles ? Car le monde est en danger. Que ce soit la société des super-vilains ou la secte Kobra les groupes souhaitant détruire le monde sont nombreux et les héros ne sont pas toujours capables de les en empêcher.

J'avoue, j'ai presque tendance à acheter ce qu'écrit Greg Rucka sans trop réfléchir. Bien que j'aie du mal avec le style graphique Rucka a écrit Gotham Central et Queen and country. Ce sont deux très bons comics qui réussissent, pour le premier, à donner plus de substance à la police de Gotham et, pour le second, à entrer dans une agence d'espionnage. Je me réjouis de lire 52 et le prochain titre Wonder Woman sous sa direction. Donc, Rucka qui écrit sur une agence assez spéciale, qui fonctionne comme un échiquier, après des événements importants c'était trop pour ne pas m'attirer. Et j'ai beaucoup apprécié. Les personnages principaux ne sont pas tous et toutes développé-e-s au même niveau mais les personnages qui sont développés sont très intéressants. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Beatriz Dacosta par exemple. Les intrigues internes sont plutôt bien mises en scènes. Et j'aime beaucoup voir un peu moins de super-héros ou de les voir dans une situation différente. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, malgré quelques numéros ou passages un peu moins bons, et je me réjouis de lire la suite.

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**** Une bonne surprise sur une idée qui m'intriguait.
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Image : Éditeur

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11/05/2016

Lazarus 4. Poison par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344015988-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 4 mai 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 16-21. Les problèmes sont plus que nombreux pour la famille Carlyle. Le patriarche de la famille a été empoisonné par le Docteur Hock suite au procès par combat engagé, et perdu, par ce dernier. La conclusion n'a donc pu être que la guerre entre les familles qui gouvernent le monde. Mais sans le patriarche la famille Carlyle est-elle capable de vaincre ses nombreux ennemi-e-s? Ses allié-e-s sont de moins en moins nombreux et de plus en plus inquiets. La guerre semble être en passe d'être perdue. Seule Forever pourrait modifier le cours de celle-ci en allant directement sur le terrain. Mais elle pourrait bien ne pas en revenir.

Bien que les scènes d'action soient nombreuses ce tome est, étrangement, une forme de répit dans l'intrigue. En effet, les questions posées dès le premier tome sont laissées de côté. Les explications sur ce monde dystopique sont aussi abandonnées. Ces manques se font au profit de la guerre et des liens que la famille Carlyle entretien avec ses allié-e-s. Alors que, d'une part, on nous montre que personne ne peut prendre le flambeau chez les enfants de l'autre on nous présente un petit groupe de soldat-e-s mené-e-s par Forever. D'une part nous avons une intrigue politique sommaire et de l'autre l'intrigue d'un film de guerre classique. Le tome est réussi mais on espère rapidement en savoir plus. Par contre, le premier numéro sort clairement du lot. Celui-ci nous fait lire le journal d'une espionne au service des Carlyle. Le numéro est particulièrement bien réussi et intéressant.

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***** Un tome un peu moins bons que les précédents mais toujours aussi intéressant.

Image : Éditeur

07/05/2016

Lazarus 3. Conclave par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344011010-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 25 novembre 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 10-15. Il y a quatre mois l'un des fils Carlyle, Jonah, a trahi sa famille. Il s'est enfui en direction du territoire Hock mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Alors que Forever parlementait avec les Morray et qu'elle stoppait une attaque terroriste contre sa famille son frère vivait en captivité. Il est drogué et charcuté afin de découvrir les secrets des Carlyle. Mais le temps du secret est terminé. Les Hock annoncent officiellement détenir Jonah. Face à cette révélation il n'y a que peu de choix. L'un de ceux-ci est la convocation d'un conclave de toutes les familles afin de régler le problème. Mais ces événements, sous leurs dessous aristocratiques, cachent trahisons et complots. La guerre pourrait bien découler des décisions des familles réunies et de leurs Lazares.

Greg Rucka est un scénariste génial. Les tomes précédents ont donné des aperçus de son univers. On apprenait comment fonctionne la famille ainsi que leurs possessions. Le tome 2 permettait de mieux comprendre le quotidien des déchets et des serfs. Bien que ce troisième tome explique comment fonctionne une famille concurrente - et celui-ci est loin d'être sympathique - l'intrigue se déroule principalement dans un lieu unique. On reçoit peu d'informations sur les relations entre familles car Forever, l'héroïne, et est exclue comme les autres Lazares. Ceci permet de mieux peindre la relation que les Lazares entretiennent. Bien qu'ils et elles soient des allié-e-s ou des ennemi-e-s ces personnes se traitent de manière respectueuses en tant qu'égale. Il est troublant de voir des ami-e-s discuter calmement de la possibilité d'une lutte à mort future. Ce tome permet aussi de comprendre un peu mieux le fonctionnement global de la dystopie mise en place par Rucka. On apprend que les familles sont liées par les termes d'un accord qui défend les intérêts économiques de tout le monde. On savait que le monde appartenait à l'argent et maintenant on comprend mieux le fonctionnement des relations entre les familles. Bref, Rucka donne toujours des miettes tout en réussissant à créer une impression d'un monde bien plus vaste et compliqué mais dont on comprend les règles sans qu'elles soient toujours expliquées. Ce comics est probablement l'un des meilleurs du moment et je ne peux presque pas attendre de lire la suite.

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***** L'un des meilleurs comics en cours selon moi. J'aime tout et tous les personnages. Vive Greg Rucka.

Image : Éditeur

16/04/2016

Infinite crisis 5. Crise infinie par Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez

Titre : Infinite crisis 5. Crise infinieinfinite-crisis-tome-5-270x416.jpg
Auteur-e-s : Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez
Éditeur : Urban comics 1 avril 2016
Pages : 320

Ce cinquième, et dernier, tome contient Infinite crisis 5-7, Rann-Thanagar war special 1, OMAC projet special 1, Villains united special 1, Superman 226, Action comics 836, Adventures of Superman 649. Ça explose dans tous les sens. La guerre interstellaire entre Rann et Thanagar implique toutes les espèces pensantes de l'univers autours d'un événement cosmique inconnu et destructeur. Les héro-ïne-s humain-e-s décident de s'en mêler. Mais la Terre elle-même est danger. De nombreux complots attaquent en même temps afin de déborder les héro-ïne-s et laisser Alexander Luthor terminer son plan majeur : créer à nouveau un multivers afin de trouver la Terre parfaite et de détruire les autres. Le monde magique est mis à mal, les vilain-e-s de la Terre entière s'échappent et pendant ce temps les Supermen se combattent alors que Superboy prime devient de plus en plus agressif.

Ce pourrait être une énorme explosion de personnages. Ça l'est en partie. De nombreuses scènes montrent des centaines de personnages se combattre et mourir. Les morts ont pu d'impacts car on ne connait pas ses personnages et on ne les a pas suivis. Leurs morts ne permettent que de montrer l'atmosphère de guerre. Heureusement, certaines scènes sont plus intimes. En ce qui concerne Superman Terre 1 et Superman Terre 2 des numéros entiers sont dédiés à leur combat. Celui-ci prend la forme aussi bien d'une destruction physique que de la tentative de comprendre son adversaire en apprenant quel a été sa vie. Ceci permet de donner une vision étrange de plusieurs réalités dans lesquels rien ne se déroule bien et dans lesquels Superman pourrait bien devenir un tyran. J'ai beaucoup apprécié les dernières planches même si elles ne sont plus d'actualité.

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*** Ce dernier tome est surtout l'occasion de faire combattre tout le monde. Heureusement il y a quelques intrigues plus intimistes.
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Image : Éditeur

07/09/2015

Lazarus 2. Ascension par Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas

Titre : Lazarus 2. Ascension 9782344009253-L.jpg
Auteur : Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas
Éditeur : Glénat 26 août 2015
Pages : 128

Ce second tome contient les numéros 5-9 publiés dans Lazarus vol. 2. Dans le volume précèdent on apprenait à connaitre Forever : une jeune femme chargée de la sécurité de la famille Carlyle dans un futur sans états. Dans ce tome nous avons trois intrigues. La première nous montre quel fut l'enfance de Forever. On observe son entrainement alors que son père se prépare à lui offrir l'épée de la famille. Dans la seconde intrigue on suit une famille de déchets qui tente de se rendre à Denver pour participer à la montée et devenir serfs. Dans la troisième Forever met au jour l'existence d'une cellule terroriste qui pourrait faire exploser une bombe. Elle est chargée à la fois de la sécurité et de trouver le terroriste.

Le volume précédent ouvrait le bal et donnait quelques informations de base sur ce monde futuriste. Ce volume permet de broder dessus en offrant plusieurs points de vue. Tout d'abord, la condition de déchet n'est pas, comme je le croyais, celle de simples inutiles. On peut travailler pour la famille mais sans droits ni réelles richesses. Mieux, il est possible de monter en grade selon ses capacités afin de recevoir les bons soins de la famille. Suivre les déchets permet de mieux se rendre compte du fonctionnement de ce monde et de ses dangers. On apprend aussi qu'il existe des groupes qui tentent de résister. On ne sait pas grand-chose sur ceux-ci mais leur existence est suffisante pour que l'on ne tienne plus pour acquise la domination des Carlyle. Le message que l'on lisait à la fin du tome 1 est, par contre, laissé de côté. Bien que je sois toujours très intéressé par ce comic je me demande comment Rucka va développer tout cela et dans quelle direction.

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***** Très bon comic avec un personnage principal très intéressant. On en apprend plus sur le monde décrit ainsi que sur son fonctionnement.

Image : Éditeur

17/04/2015

Lazarus 1. Pour la famille par Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas

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Auteurs: Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas
Éditeur: Glénat comics 15 avril 2015
Pages: 112

Ce premier tome contient les numéros 1-4 ainsi que le prélude. Nous sommes dans le futur. Les frontières politiques telles que nous les connaissons n'existent plus. A la place se sont élevées des familles basées sur la puissance économique. Il n'y a plus de citoyens il y a des serfs et des déchets. Pour se défendre ces familles se reproduisent et font de l'un des leurs ce que l'on nomme un Lazarus. Ce terme décrit un être contrôlé chargé de défendre la famille et de combattre pour la famille. Ils sont améliorés au maximum afin d'être les combattants parfaits. Ils ne peuvent pas trahir. Cette histoire porte sur le Lazare de la famille Carlyle : Forever.

Les 4 épisodes qui sont édités ici ne font que commencer l'intrigue. On apprend ce qu'est un Lazarus, comment fonctionne le monde et les problèmes qui existent dans la famille Carlyle. Bien que peu d’éléments nous soient donnés on sait déjà qu'il y a trahison dans la famille et que Forever n'est pas ce qu'elle semble être. J'imagine qu'on en apprendra plus par la suite. Rucka réussit aussi, avec ses capacités habituelles, à mettre en place un monde dont on connait peu de choses et qui est déjà conséquent et logique. Les relations à l'intérieur et entre les familles sont très protocolaires alors que les autres êtres humains sont des ressources dont on peut disposer sans état d'âme. Ce qui décrit un monde fortement stratifié socialement dans lequel la vie ne vaut que ce qu'elle peut rapporter économiquement. J'aimerais bien en savoir plus et J'attends la suite avec un grand intérêt.

*
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**** Un univers que Rucka semble maitriser sans trop nous en donner. Une histoire qui commence tout juste à se dévoiler. On veut la suite.
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Image : Éditeur

17/01/2015

No man's land 2 par Devin Grayson, Dennis O'Neil, Kelley Puckett et Greg Rucka

Titre : No man's land 29782365773928-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Devin Grayson, Dennis O'Neil, Kelley Puckett et Greg Rucka
Éditeur : Urban Comics 4 juillet 2014
Pages : 352

Ce second tome reprend: Legends of the dark knight 118-119, Batman chronicles 16, Shadow of the bat 86-87, Azrael 53-55, Batman 566-567, Detective comics 733-734, JLA 32 et Young Justice no man's land 1. Le premier tome nous faisait découvrir le No man's land qu'est devenu Gotham ainsi que le retour de Batman dans sa ville. Ce second tome reprend là ou on s'était arrêté alors que l'ancienne police et Batman ainsi que ses alliés tentent de redonner un semblant d'ordre à l'ancienne ville. Mais Batman n'est pas seul. Non seulement il a des alliés proche mais il fait aussi partie d'une équipe : la JLA. Bien que celle-ci ait appris à ne pas agir ouvertement non seulement contre le gouvernement des USA mais aussi en faveurs de Gotham elle se charge de protéger l'ancienne ville contre d'autres menaces. Pendant ce temps Batman défend son territoire.

J'avais dit que le premier tome me semblait très brouillon malgré des idées intéressantes. Ce second tome a exactement le même problème. L'édition est remplie de nombreuses histoires qui n'ont pas toutes un lien logique entre-elles. Ce ne sont que les dernières qui donnent l'impression d'offrir un semblant de continuité. Les autres s'intéressent à des moments et à des personnages précis. Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont mauvaises. Il y a de nombreuses histoires que j'ai beaucoup aimées. J'ai eu, en particulier, un coup de cœur pour celle qui inaugure ce tome. Cependant, je sors de ce tome avec la même impression que pour le précèdent : quelque chose de très brouillon.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare. Bien que de nombreux chapitres de ce second tome soient de bonne qualité l'impression d'ensemble est très brouillonne.
  • À lire.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

09/01/2015

Queen and Country intégrale 1 par Greg Rucka

Titre : Queen and Country intégrale 1
Auteur : Greg Rucka
Éditeur : Akileos 2012
Pages : 432

Ce tome reprend les numéros 1-12 de la série de Greg Rucka. Nous sommes en Angleterre. Il y existe une section spécialisée dans le renseignement qui porte le nom de S.I.S. En plus des analystes elle emploie des agent-e-s de terrain qui portent le nom de Vigies. Ces personnes sont entrainées et prêtes à tout pour réussir leur mission. Cependant, celle-ci n'est pas forcément aussi simple que l'on pourrait le croire. Entre les actes que l'on regrette, le temps limité et les problèmes de relations entre les différents services du pays et des autres il est parfois difficile de savoir comment servir son pays. Ceci le devient encore plus lorsque des rivalités existent dans le personnel.

Greg Rucka est un bon scénariste. Il le prouve encore une fois dans cette intrigue d'espionnage. Moins que les événements il s'intéresse plus aux personnages qu'il dépeint. L'héroïne, en particulier, est montrée comme très compétente mais toujours triste. Le dessin, ici, renforce l'impression que l'on. Les deux premiers chapitres sont un moyen de mettre cette femme face à ses propres doutes et problèmes. Ces deux histoires sont aussi les mieux réussies. Tout tombe d'un seul coup très bas dans le troisième chapitre. On était habitué à une femme compétente et, d'un seul coup, on se trouve en face d'une amoureuse apeurée. Pire encore, le dessinateur en profite pour l'affuble d'une poitrine gigantesque qu'il n'hésite pas à mettre sous le nez de la personne qui lit. Ce comics est, donc, à la fois bon et particulièrement décevant.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare. Les deux premiers chapitres sont superbes. On ne peut que regretter un troisième chapitre mauvais aux dessins médiocres.
  • À lire.
  • Tolkien.

06/01/2015

Batman No Man's Land 1 par Bob Gale, Devin Grayson, Greg Rucka et Ian Edginton

Titre : Batman No Man's Land 19782365773355-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Bob Gale, Devin Grayson, Greg Rucka et Ian Edginton
Éditeur : Urban Comics 11 avril 2014
Pages : 352

Ce premier tome reprend Batman no man's land 1, Batman 563-565, Detective comics 730-732, Batman: shadow of the bat 83-85, Legend of the dark knight 116-117, Batman chronicles 16 et Azrael: agent of the bat 52. Gotham a résisté aux monstres, au Joker et à tous les criminels. Elle a résisté à des épidémies et à la peur. Mais, aujourd'hui, Gotham n'existe plus. Suite à un tremblement de terre qui a détruit une grande partie de la ville le gouvernement des USA a déclaré la région no man's land. Personne ne sort et personne n'a le droit d'entrer. Beaucoup de personnes ont fui mais une part considérable est restée. La ville est maintenant divisée entre différents gangs qui prennent certains territoires. La police en a une partie mais elle est mince. Batman, lui, n'a pas été vu depuis 3 mois. Comment Gotham pourrait-elle se relever alors que tout le monde a abandonné ?

Difficile de faire plus intéressant que l'idée de No Man's Land aussi improbable une telle décision puisse être (d'ailleurs j'aimerais bien savoir exactement comment elle a été prise et l'histoire se trouve forcément ailleurs). On trouve un Batman qui a perdu de sa force, de ses capacités et, surtout, de son aura. Après 3 mois d'absence personne n'a peur de lui puisqu'il semble avoir abandonné. Ce que montre le tome, par contre, ce sont les opportunités offertes à toute la frange criminelle de la population. Ceci est contrebalancé par une histoire que j'ai beaucoup aimée concernant un prêtre et son Église et ses relations avec l’Épouvantail. On nous montre aussi comment la justice, la vie et les besoins changent et deviennent plus rapides et bien plus brutaux. Ce tome est aussi l'occasion d'introduire une nouvelle Batgirl. Il y a beaucoup de qualité dans les histoires. Il est donc dommage qu'il y ait un nombre aussi élevé de dessinateurs différents ainsi que d'intrigues dans un aussi petit tome. On passe de l'une à l'autre sans trop savoir ce qui se passe ni pourquoi avec peu de temps pour se faire à l'idée d'un nouveau style. Tout ceci donne une impression de brouillon qui a beaucoup joué sur mon plaisir.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare. Une idée intéressant desservie, dans ce tome, par le nombre d'intrigues et de dessinateurs. Ces deux faits empêchent d'entrer véritablement dans l'histoire.
  • À lire.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

02/12/2014

Infinite Crisis1. Le projet O.M.A.C par Greg Rucka, Geoff Johns, Judd Winick, Gail Simone et Mark Verheiden

Titre : Infinite Crisis1. Le projet O.M.A.C9782365775083-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : Greg Rucka, Geoff Johns, Judd Winick, Gail Simone et Mark Verheiden
Éditeur : Urban Comics 12 septembre 2014
Pages : 336

Ce premier tome regroupe les épisodes 1-6 de Countdown to infinte crisis, Superman 219, action comics 828, adventures of Superman 642 et Wonder Woman 219. Quelque chose d’étrange se prépare. Mais personne n’y croit sauf Blue Beetle et son ami Booster Gold. Les deux héros tentent bien d’attirer l’attention de la Ligue mais ils sont regardés de haut. Le vol de l’argent de Blue Beetle ainsi que le cambriolage de l’un de ses entrepôts ne semblent pas assez important face aux autres menaces. Blue Beetle décide donc d’enquêter seul. Et il met au jour un complot particulièrement effrayant. Et il meurt immédiatement. La Ligue n’a maintenant plus le chois : elle doit enquêter et trouver qui a tué Blue Beetle.

Infinite Crisis est, parait-il, un événement majeur dans l’histoire de DC. Personnellement je ne le connais pas. Je sais simplement que ça se déroule après Crise d’Identité (qu’il faudra que je lise) qui voit la Justice League perdre de sa superbe. Bien que ce premier tome soit intéressant pour de nombreuses raisons il reste, à mon avis, un prologue. D’une part, j’ai bien aimé cette ligue bien plus large que celle des New 52. Dans ces personnages certains sont plus visibles que d’autres. Ainsi, nous avons les loosers des héros (je dis ça gentiment je sais qu’il y a des fans de Blue Beetle et de Booster Gold) et les légendes. Le contraste est intéressant et fait un peu pitié. Les légendes, elles, sont placées face à différents problèmes qui risquent de mettre à mal leur manière d’être. Et les voir se heurter à leurs erreurs et peurs est très intéressant. Mais, comme je l’ai déjà dit, ce tome donne l’impression de placer les différents pions sur l’échiquier plutôt que de lancer véritablement l’intrigue (d’où le titre oringinal). A voir comment se déroule la suite.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Sympa sans beaucoup plus. Je me demande comment fonctionnera la suite.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

31/10/2014

Gotham Central 2 par Ed Brubaker, Greg Rucka, Michael Lark, Brian Hurtt, Stefano Gaudiano et Greg Scott

Titre : Gotham Central 29782365775571-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Ed Brubaker, Greg Rucka, Michael Lark, Brian Hurtt, Stefano Gaudiano et Greg Scott
Éditeur : Urban Comics octobre 2014
Pages : 296

Ce second tome regroupe les épisodes 11-22 publiés dans Gotham Central book tow : Jokers and madmen. Il contient 4 affaires. La police s’en est plutôt bien sortie la dernière fois. Par là j’entends qu’elle a attrapé les personnes responsables. Cependant, les pertes sont importantes même avec l’aide du Batman (aide qui n’est pas souhaitée). Mais les heures de congratulations se terminent avec un coup de feu qui tue le maire quelques jours avant noël. Un second magistrat est bientôt trouvé mort. La presse est directement sur les lieux. Tout va vraiment commencer à déraper lorsque le tireur sera identifié comme le Joker. Alors que la presse et le Joker considèrent la police comme d’inutiles marionnettes cette dernière fera tout ce qu’elle peut pour stopper les morts. Dans une seconde enquête c’est le chapelier fou qui se trouve mêlé à une vieille histoire de bombe. Mais pourquoi a-t-il lancé celle-ci contre des sportifs adolescents ?

Comme pour le premier tome les histoires de policiers ne m’intéressent pas trop. Mais on ne peut pas critiquer sans connaître un minimum. Et, même si mon intérêt personnel n’est pas très haut, encore une fois il faut se rendre compte que ce comic est particulièrement bien écrit. En fait, je l’ai même mieux apprécié que le premier. Probablement parce que mettre le Joker face à la police avec un Batman encombrant était une bonne idée. En peu de cases on nous montre la panique que peut créer la simple mention du nom de Joker. Aussi bien dans la population que dans la police qui n’hésite pas à allumer le signal devant la presse. On observe une ville prise en otage dans un combat entre le Batman et le Joker avec une police presque impuissante et frustrée de son inhabilité alors que la presse critique l’enquête. La seconde enquête est moins entraînante mais permet de revenir sur le passé d’un super vilain et, plus important, sur l’évolution d’Harvey Bullock depuis qu’il a quitté la police. Un second tome tout aussi intéressant que le premier.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. De nouvelles enquêtes dont une concernant le Joker avec une intimité encore plus grande dans la vie des policiers de Gotham. Ce comic est aussi bien écrit que le premier tome.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

30/10/2014

Gotham Central 1 par Ed Brubaker, Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Gotham Central 19782365775212-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Ed Brubaker, Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Urban Comics 25 avril 2014
Pages : 256

Ce premier tome regroupe les épisodes 1-10 publiés dans l’édition originale Gotham central book one : in the line of duty. Nous connaissons tous Batman et ses alliés. Mais nous connaissons moins la police de Gotham. Comment est leur quotidien de policiers dans la ville la plus corrompue et la plus dangereuse du monde ? Comment font-ils pour combattre les criminels que connaît Gotham ? Et, surtout, quel est leur sentiment face au Batman. Un héros qui ne fait que montrer à tout le monde leur incapacité à gérer certains des plus gros événements de la ville. Ce tome 1 se place juste après la reconstruction de Gotham après le tremblement de Terre qui l’avait ravagée et la période no man's land qui ne fut guère moins difficile. Gordon est parti suite à une tentative de meurtre sur sa personne. Mais son unité est toujours présente. Dans ce recueil elle enquête sur trois affaires qui ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Ces enquêtes mèneront ces policiers face à deux des plus dangereux super vilains du monde. Comment s’en sortiront-ils ?

Bien que je n’aie, personnellement, pas apprécié ces histoires (une obscure raison liée à mon peu d’intérêt aux histoires de policiers et policières) je suis tout de même obligé de largement recommander cette série (deux tomes sont actuellement publiés chez Urban). En effet, elle est tout simplement superbement bien écrite. On observe la police de Gotham dans tous ses problèmes ainsi que ses frustrations lorsqu’elle doit demander l’aide du Batman ou quand celui-ci trouve les éléments d’une enquête avant. Tout est montré, aussi bien la méthode d’enquête que le travail de tous les jours où la vie personnelle. Le Batman, lui, apparaît peu mais est toujours remarqué et rencontre la méfiance. Ce premier tome nous montre aussi une histoire fondamentale sur Renee Montoya qui se termine en confrontation avec un vilain particulièrement dangereux. Bref, il y a beaucoup de bon et très peu de mauvais.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Trois chapitres pour trois enquêtes qui nous placent dans la vie des policiers de Gotham avec tout ce que cela implique.

  • Tolkien.

Image : Éditeur