héros

  • Misfits saison 5

    La bande de bras cassés aux pouvoirs minables est de retour pour une cinquième et dernière saison. Alors que Curtis est le dernier survivant de l'ancienne bande une nouvelle arrivante se prépare à entrer dans le groupe. Cette fois les jeunes délinquants devront survivre à la fois au travailleur social qui les gère et aux autres personnes ayant des pouvoirs. Quoique rien ne change vraiment les pouvoirs commencent à se montrer de plus en plus agressif. Ainsi, alors que le diable se ballade dans un petit camp de scouts une vieille grand-mère crée des pulls qui décrivent l'avenir. Et tout pourrait bien changer pour nos héros du dimanche. Ou alors rien ne changera et ils seront toujours aussi inutiles eux et leurs pouvoirs stupides.

    Ceux et celles qui ont suivis les saisons précédentes savent que cette série est absurde au possible et que les jeunes qui y sont dépeints n'ont pas de honte à insulter et à se droguer tout en adorant le sexe. Tout ça continue dans cette dernière saison avec, parfois, des scènes particulièrement horribles. Bien que le nouveau groupe ne soit pas mon préféré je dois dire que j'aime bien la manière dont il a été modifié. Chacun se développe vers une direction intéressante. Ainsi, Alex apprend à devenir moins égocentrique tandis que Rudy 2 s'échappe de l'emprise de Rudy 1 qui, lui-même, tente de passer outre sa peur de l'engagement. Abby, quant à elle, fait une découverte majeure sur son passé. Il est tout de même navrant que les personnages masculins considèrent majoritairement les personnages féminins non comme des personnes avec qui une relation peut être construite mais comme un moyen pour avoir du sexe. Rudy en est l'exemple majeur mais Alex est le dragueur né. En ce qui concerne Finn c'est le gentil garçons qui ne comprend pas pourquoi les femmes ne s'intéressent pas à lui alors qu'il ne pense qu'au possible sexe. Une grande partie des personnages masculins principaux de la série suit ce schéma. Simon était, probablement, le seul à vouloir créer une véritable relation d'égal mais il a aussi eu des comportements glauques. Je suis aussi content de voir que la série revient dans l'idée de départ. Les pouvoirs sont le pendant de la psychologie du personnage. Il était dommage que la fin de la saison 2 ait supprimé cela. Nous retrouvons donc des raisons logiques derrière toutes les personnes ayant un lien avec un pouvoir. Nous avons enfin des relations autres qu'hétéros (il en a fallu du temps!) et c'est positif. Je pense donc que cette saison termine bien la série et c'est suffisamment rare pour être noté.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. On retourne vers les bases et on conclut tout cela.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Héros et merveilles du moyen âge par Jacques Le Goff

    Titre: Héros et merveilles du moyen âge41pueX9-NrL._SL500_AA240_.jpg
    Auteurs: Jacques Le Goff
    Éditeur: Seuil 2005 et 2008
    Pages: 312

    Depuis l'année passée le moyen âge me fascine. C'était une époque fondamentalement différente et pourtant créatrice de notre civilisation. Un monde que l'on a vu noir et chaotique alors qu'elle créa de magnifiques œuvres et une philosophie unique. Une époque non de transition mais de création alors qu'elle se pensait comme précédant la fin des temps et déclinante. Lorsqu'on veut s'instruire sur cette période magnifique on touche, forcément, a quelques grands médiévistes dont Jacques Le Goff fait partie.

    Ce livre en poche est écrit pour parler d'une forme d'histoire particulière: l'histoire de l'imaginaire. A l'intérieur du texte Jacques Le Goff nous parle de rois, de chevaliers, de femmes et d'objets symboliques du moyen âge et qui ont, parfois, gardé toute leur force jusqu'à nos jours jusqu'à, parfois, incarner une partie de ce que l'on pense être la période médiévale. C'est ainsi que Le Goff nous offre des informations autant sur Charlemagne et Arthur que sur le cloître et les cathédrales en passant pas des métiers comme celui des jongleurs. Mais Le Goff ne se contente pas de nous donner la signification et l'origine médiévale de ces symboles. Il nous offre leurs changements et perpétuations tout au long de l'histoire jusqu'à nous.

    Néanmoins, pour celui qui souhaitait un essai, ce sera une déception. Ce livre, en fait, n'est pas fait pour être construit en poche. C'est un livre court et synthétique dans le but d'entourer de belles images en couleurs alors que ce livre en poche nous les montre en noir et blanc. Si on souhaite vraiment jouir de ce livre il faudra dont prendre son alter ego en grand format que, malheureusement, je n'ai pas entre les mains. L'édition en poche ne peut pas donner autant de plaisir même si il donne des informations intéressantes.

    Image: Amazon.fr