21/07/2017

Saga 7

Titre : Saga 7
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 19 mai 2017
Pages : 152

Ce tome contient Saga 37-42 publiés dans l'édition originale Saga volume six. Pour la première fois depuis longtemps Marko, Alana et Azel sont réunis, ainsi que leur baby sitter fantôme Izabel. Mais la recherche d'Azel a couté cher. La mère de Marko est toujours en prison alors que la famille recueille un nouveau membre en la personne de Petrichor. Mais les changements sont tout aussi nombreux. Il est possible qu'Azel puisse être, prochainement, une grande sœur. Tandis que le robot Prince attend avec impatience de retrouver son fils. Tout irait bien si le vaisseau n'était pas en panne de carburant, forçant un atterrissage sur le pire endroit de la galaxie : Phang.

Saga est l'un de mes comics préférés pour de nombreuses raisons, que je ne suis pas toujours capable d'exprimer. J'aime suivre cette famille aux problèmes si communs dans une galaxie vivante et diverse mais détruite par une guerre sans fin. Tomes par tomes, les auteur-e-s ajoutent quelques informations, un peu de complexité et enrichissent encore plus ce qu'illes ont créé.

Saga est aussi une série qui ne s’embarrasse pas de belles histoires et de fins heureuses. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de belles histoires. Mais les fins heureuses sont beaucoup moins nombreuses. À mon avis, parfaitement subjectif, ce tome est le pire en ce qui concerne les fins. Rien n'est fait pour épargner les personnes qui lisent la série. Je ne sais pas ce qui m'a le plus touché dans les horreurs et les scènes tristes de ce tome. Plutôt que de sauver tout le monde les auteur-e-s préfèrent prévenir que, dans la vraie vie, des gens meurent, disparaissent et sont cruels. Alors pourquoi raconter un mensonge dans ce comics ?

*
**
***
****
***** Un tome toujours aussi bon avec des scènes particulièrement déchirantes

Image : Éditeur

saga-tome-7-44033-270x415.jpg

13/07/2017

Saga 6 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 6
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 7 octobre 2016
Pages : 152

Ce tome contient Saga 31-36 publiés dans Saga Volume 6. Après bien trop longtemps je retourne enfin dans l'univers de Saga ! Lors du tome précèdent Alana et Marko se séparaient. Hazel était enlevée par un citoyen du royaume robot qui voulait l'utiliser afin de créer une révolte contre les deux mondes en guerres que sont Continent et la Lune. Mais, bien entendu, les gens ne sont pas ce qu'illes prétendent être et, après bien des péripéties, Marko retrouve Alana tandis que Hazel disparait avec sa grand-mère. Plusieurs années se déroulent avant que l'on retrouve tout ce beau monde. Hazel est dans un pénitencier destiné aux personnes non combattantes tandis que Marko et Alana essaient de trouver des indices pouvant conduire à leur famille.

Saga me plait depuis le premier tome. Les péripéties d'une famille qui fuit l'univers entier. Un univers très coloré et varié. Des personnages compliqués et que l'on apprécie même quand ce sont des ordures. Rien n'est simple dans ce comics qui se base pourtant sur la plus vieille histoire du monde : comment devenir une famille qui fonctionne plus ou moins bien. La bonne idée de ce tome, à mon avis, est de repartir plusieurs années après. Cela permet non seulement de faire grandir Hazel mais aussi de créer de nouvelles histoires aux différents personnages. Les auteur-e-s pourront donc nous en apprendre un peu sur les aventures du passé sans donner l'impression de redire des choses. Le comics continue à se lancer dans des thèmes difficiles tandis qu'il s'intéresse à une professeure mais aussi à la quête de vérité de deux journalistes. Quête qui les pousse à faire des sacrifices importants. L'action est rapide et pourtant il ne se passe pas grand-chose dans ce tome. Mais la série fonctionne ainsi depuis le début et ça fonctionne très bien !

*
**
***
***** Saga m'avait manqué, c'est un plaisir d'y revenir.

Image : Éditeur

saga-tome-6-39697-270x407.jpg

15/06/2017

Paper Girls 2 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 2
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban comics 17 mars 2017
Pages : 136

Ce second tome contient Paper Girls 6-10 publiés chez Image Comics. Lors du tome précèdent quatre jeunes filles se levaient afin de livrer des journaux dans leur ville. C'était la fin de la nuit des Morts et elles ont préférés rester ensemble en cas de problèmes. Mais rien ne pouvait les préparer à l'arrivée de gens étrangers et de dinosaures. Après bien des péripéties elles furent envoyées en 2016 juste avant la fameuse élection. Elles souhaitent toujours comprendre ce qui leur est arrivé. Alors pourquoi ne pas se rendre chez leurs versions plus âgées ? Mais seule Erin est resté en ville et le futur de chacune ne semblent pas aussi rose que prévu. Pire encore, une ville est soumise à l'attaque d'êtres venus du futur. Le groupe à peu de temps pour réfléchir et savoir qui est qui. Il faut aller de l'avant.

Le premier tome m'a beaucoup intrigué. Les auteurs créaient des personnages intéressants et assez différents les uns des autres. L'intrigue était rapide et presque aucunes réponses ne nous était donnée. Je voulais en savoir plus, comprendre ce qui se déroulait et qui étaient les différents groupes qui semblent se battre. Ce second tome permet d'ajouter un peu de mystère tout en répondant à certaines questions. On en sait plus sur la provenance des personnages, voir même l'époque, et leur technologie. On en sait aussi plus sur le fonctionnement de celle-ci dans ce monde précis. Par contre, les causes de la guerre qui semble exister ne sont que peu explicitées. Les auteurs décident aussi d'utiliser l'arc classique de la rencontre entre le passé et le futur des personnages. Bien que l'on puisse craigne le pire, je trouve que celle-ci est assez réussie. Elle permet non seulement de donner des informations sur le futur mais aussi de mieux caractériser chacune des filles. Au final, il ne se passe pas grand-chose et pourtant tout va très vite. Personnellement, je suis toujours accroché et je fais confiance aux auteurs pour la suite.

*
**
***
**** Un second tome tout aussi réussi que le premier mais qui se permet de développer un peu le contexte et les personnages.
*****

Image : Éditeur

paper-girls-tome-2-42637-270x408.jpg

11/06/2017

Paper Girls 1 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 1
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban comics 7 octobre 2016
Pages : 160

Ce tome contient Paper Girls 1-5. 1988, le monde est encore sous la Guerre Froid. Les États-Unis décident si Bush sera président ou non et, dans une petite ville, 4 jeunes filles se réveillent tôt le matin. Leur travail est de s'occuper de la distribution du journal local afin que toutes les personnes abonnées soient servies. Mais c'est aussi le lendemain d'Halloween et il est mieux de travailler en groupe pour éviter les groupes d'adolescent-e-s idiot-e-s et alcoolisé-e-s. Tout se passe bien jusqu'à ce que le groupe soit confronté par deux jeunes en costumes étranges. Rapidement, tout change et la ville, qui était familière, devient un lieu étrange remplis de monstres.

J'apprécie beaucoup Vaughan. Il est rare que ses histoires me déçoivent et certains des comics dont il est le scénariste sont parmi les meilleurs que je connaisse. Il devient donc difficile de ne pas se jeter sur tout ce qu'il écrit sans même me demande si je vais apprécier ou non. Dans ce comics Vaughan décide de jouer sur la fin des années 80. Une époque souvent mise en scène dans des films classiques de notre enfance. On retrouve donc la formule que l'on connait : un petit groupe d'enfants se retrouve lié à des événements extraordinaires. Mais je ne saurais pas vous dire quels sont ces événements. Les auteurs ne nous offrent aucun indice et nous sommes aussi perdu que les jeunes filles le sont face à tout ce qui se passe.

Ce que j'apprécie dans Saga se retrouve ici. Il y a une grande diversité dans les personnages. Les couleurs sont vives. On retrouve aussi bien des humain-e-s que des personnages qui nous semble très étrangers. Les auteurs semblent vouloir nous dépayser en créant tout ce que leur imagination peut leur donner. Ainsi, ce n'est presque pas une surprise que de lire que certains monstres sont, en fait, les enfants d'un autre personnage. Ce dépaysement est aussi aidé par la langue (je plains les personnes chargées de la traduction). Outre le "français" il existe deux autres langues. L'une est constituée de signes et je suis incapable de la lire. La seconde semble une version futuriste du "français" que l'on peut comprendre mais qui reste très différent de ce que l'on connait, avec une adjonction de latin de temps en temps. Ce premier tome est intriguant. On ne nous donne presque rien et nous suivons l'intrigue au même rythme que les héroïnes du récit sans savoir si les décisions prises sont les bonnes ou des erreurs.

*
**
***
**** Le premier tome est beau, il dépayse fortement mais il ne donne aucun indice. Je me demande comment l'intrigue va continuer et ce qui se déroule.
*****

Image : Éditeur

paper-girls-tome-1-41502-270x416.jpg

13/05/2017

Low 3. Les rivages de l'espérance par Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig

Titre : Low 3. Les rivages de l'espérance
Auteurs : Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig
Éditeur : Urban 17 mars 2017
Pages : 144

Ce tome 3 contient Low 11-15 publiés dans Low col. 3: Shore of the dying light. Il y a dix ans, une famille était détruite lors d'une attaque pirate. Il y a des milliers d'années, l'humanité s'est réfugiée sous les eaux face à un soleil en expansion. Il ne reste plus que trois cités humaines. La mort est proche et l'espoir presque éteint. Mais une sonde est arrivée d'une autre planète. Il est possible que la vie soit possible. Depuis, Stel Caine a décidé de retrouver cette sonde, d'en faire le but de sa vie, de sauver ce qui reste de l'humanité. Par la même occasion, elle retrouve ses filles qui lui ont été volée il y a longtemps. Et aujourd'hui, Stel Cain a enfin atteint la surface et y trouve une vie nouvelle et différente de tout ce qu'elle a connu. Ses filles, elles, suivent de près. Mais sont-elles identiques aux souvenirs qu'en a Stel ?

Rick Remender écrit ce comics afin de parler d'espoir. Il met en place plusieurs cités et plusieurs personnages qui se trouvent toujours sur le spectre de l'espoir. Salis est une démocratie condamnée, Paloma une civilisation pirate qui interdit le savoir et Volden une dictature qui tue toutes personnes accusées d'espoir. Stel est l'incarnation de l'espoir tandis que l'une de ses filles croit en l'idéologie de Volden. Avec ces différents personnages et cités Rick Remender nous demande de nos situer nous-même : sommes-nous des optimistes invétérés ou plutôt des pessimistes ?

De plus, Remender crée des intrigues difficiles pour tous les personnages. Quel que soit le personnage elle se retrouve mêlé à des dangers, à des trahisons et des difficultés extrêmes. Stel garde l'espoir mais elle doit d'abord remonter la pente après la perte de sa famille. Ce changement s'est mis en place durant le second tome face à une cité assombrie peuplée de cannibales. Les autres personnages doivent aussi revenir sur leur passé et réussir à accepter leurs erreurs, voir leurs crimes, pour continuer leur quête. L'intrigue est servie par un art que j'apprécie beaucoup. On sent que les dessinateurs se sont amusés à créer des espèces et des lieux flamboyants.

*
**
***
**** Une intrigue global mêlée à quelque chose de plus intime dans un cadre toujours aussi beau.
*****

Image : Éditeur

low-tome-3-42635-270x418.jpg

29/04/2017

Lazarus 5. Génocide programmé par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 5. Génocide programmé
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat comics 19 avril 2017
Pages : 144

Ce tome contient Lazarus 22-26. Dans le tome précèdent les familles du monde étaient en guerre. Les Carlyle mènent une alliance entre plusieurs familles pour s'attaquer aux Hock. Mais la famille Carlyle est en train de perdre. Car celle-ci a perdu son plus grand atout : le père de la famille. Il avait un plan mais il est mourant. Et ses enfants, filles comme garçons, ne sont pas certain-e-s de pouvoir le suivre ni de gagner la guerre. Heureusement, la famille a un autre atout : son Lazare du nom de Forever. Elle est le fruit d'une histoire secrète. Mais cette histoire est maintenant connue. Forever sait qui elle est. Pire encore, les autres familles savent qui elle est. Les Carlyle seront-illes capable de retrouver la loyauté de leur Lazare ? quel sera l'effet de ces révélations ? Le monde pourra-t-il survivre une nouvelle vague de destruction ?

Depuis le premier tome j'apprécie cette série. Elle nous envoie dans un monde proche sans trop en dire. Bien que la technologie soit plus avancée que la nôtre elle reste proche. On ne nous dit rien sur les événements qui ont mené le monde à être gouverné par moins d'une vingtaine de familles mais on sait que cela dure depuis moins d'un siècle. On sait aussi que des guerres et des épidémies ont précipité ce que l'on voit dans cette série. De plus, les auteurs ont eu la bonne idée d'avancer lentement. Les premiers tomes s'intéressent d'abord aux Carlyle puis aux relations économiques proches. Ensuite, on apprend comment fonctionnent les relations politiques. Et, enfin, on observe la guerre. Derrière ce premier drame, la mise en place d'un plan qui débouche sur une guerre qui détruit bon nombre de familles, il y a le drame de Forever. Celui-ci est bien plus intime. Forever pense être de la famille mais elle apprend n'être qu'une expérience soumise à un contrôle strict. Alors elle se demande, faut-il rester loyale envers la famille ? Dans ce contexte, le personnage de Johanna est très intéressant. On pense d'abord qu'elle ne veut que manipuler tout le monde pour son propre bien. Mais je me demande, après ce tome, si ses souhaits ne sont pas différents ?

*
**
***
****
***** Encore un très bon tome !

Image : Éditeur

9782344020180-L.jpg

11/11/2016

Descender 2. Lune mécanique par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 2. Lune mécanique
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 120

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Descender Vol. 2 : Machine Moon. Il y a dix ans la galaxie se réveillait face à d'énormes machines, les moissonneurs (non, pas ceux de Mass Effect). Celles-ci ont détruit les mondes majeurs de la galaxie puis sont parties. Il y a dix ans ont commencé des destructions systématiques des robots, les botgroms. La galaxie, depuis, est affaiblie tandis que la peut du retour des moissonneurs est dans tous les esprits. Dix ans plus tard un robot de dernière génération se réveille, Tim 21. La galaxie est immédiatement en état d'alerte car ce robot pourrait bien permettre de comprendre ce que sont les moissonneurs. Immédiatement, plusieurs groupes sont envoyés pour le récupérer, ou le détruire. Tim 21 est rapidement capturé par les Gnishiens mais la résistance robotique le sauve.

Ce comics tient une place spéciale depuis que je l'ai découvert. Je le trouve tout simplement beau. J'aime énormément les choix graphiques qui sont, à mon avis, très réussis. J'apprécie aussi de découvrir un univers petit à petit sans précipitation. C'est encore plus vrai pour ce second tome qui n'avance pas l'intrigue trop vite tout en offrant des éléments précieux pour celle-ci. Ainsi, nous en savons plus sur le frère de Tim, sur les robots et nous avons des indices sur le prochain récit.

Je pense que le récit pose la question de l'enfance. Pour cela, les auteurs placent Tim 21 face à Tim 22. Le premier est un robot bourré d'émotions et de tristesses. Le second n'a connu que la curiosité et la jalousie. La différence tient aux personnes qui les ont entourées. Alors que Tim 21 a été entouré de personnes capables de donner de l'amour Tim 22 n'a connu que la solitude. Et ces différents passés ont des impacts très importants sur le fonctionnement des robots dans le présent. Bien entendu, on peut se demander si un robot capable d'apprendre et de changer selon son environnement est réellement une simple machine. J'ai l'impression, que le récit se dirige dans cette direction en offrant des caractéristiques humaines aux robots.

*
**
***
**** Un second tome tout aussi beau que le premier et qui avance gentiment.
*****

Image : Éditeur

descender-tome-2-40856-270x433.jpg

02/11/2016

Black Science 4. Sur les rives du Léthé par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 4. Sur les rives du Léthé
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 26 août 2016
Pages : 128

Ce tome contient les numéros 17-21 publiés dans Blackscience vol. 4 : Godworld. Le dernier saut a été particulièrement malheureux. Rebecca, n'écoutant que son désir, a tout fait pour rejoindre un monde dans lequel son frère jumeau est vivant. Mais ses actions ont détruit le pilier et dispersé l'équipe dans plusieurs mondes. Grant a vécu trois ans sans voir ses enfants. Il essaie, tant bien que mal, de construire un pilier. Mais il est proche du désespoir. Et pendant qu'il se morfond son équipe et ses enfants sont en danger. Pire encore, il commence à comprendre à quel point les voyages entre dimensions sont dangereux non seulement à cause des menaces qui se déplacent mais aussi à cause de lui.

Le thème de ce tome pourrait être la dépression. En effet, nous commençons alors que trois ans ont passé. Mais nous ne l’apprenons pas tout de suite. Car avant de rechercher son équipe et ses enfants Grant doit sortir de son désespoir. La première partie du tome, la plus réussie depuis le début à mon avis, est un plongeon dans la dépression de Grant et les raisons de celle-ci. Pour cela, les auteurs nous montrent le passé de Grant. Celui-ci permet de mieux comprendre certaines décisions mais surtout pourquoi il agit ainsi. Une bonne partie de ce tome est une confrontation entre Grant et son passé. Encore une fois, je trouve que cette mise en scène est très réussie et permet de me dire que ce quatrième tome est le meilleur de la série actuellement.

*
**
***
****
***** Une plongée réussie dans l'esprit de Grant !

Image : Éditeur

black-science-tome-4-40554-270x422.jpg

29/10/2016

Black Science 3. L'impossible odyssée par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 3. L'impossible odyssée
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 15 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 12-16 publiés dans Black Science Vol. 3 : Vanishing Pattern. Le dernier saut a été difficile. Un double de Grant est mort et la femme de celui-ci, Sara, est en colère. Dans le même temps, Nate fait une crise par manque d'insuline. Le monde dans lequel le groupe se trouve semble abandonné. Mais une force armée s'y trouve et ressemble étrangement à des romains. Rapidement, le groupe apprend que ce monde avait aussi un groupe chargé de trouver le moyen de traverser les dimensions. Et elleux aussi n'ont amené que la mort. De plus en plus, il apparait que les sauts sont loin d'être aléatoires.

Remender se calme encore un peu plus. On pourrait diviser le tome en deux intrigues. Premièrement, plusieurs courtes parties des numéros permettent de visiter encore un peu plus le passé des personnages. On en apprend plus sur Pia et sur Shawn mais aussi sur la famille de Grant (ce dernier est toujours un homme particulièrement abject). La seconde partie est la prise de conscience des effets de la technologie qui permet les sauts. Non seulement le pilier suit un chemin déjà tracé mais celui-ci débouche sur des mondes détruits et en guerre. La prise de conscience est rude mais elle permet à Grant de retrouver le but qu'il s'était fixé. Un tome essentiel, donc, pour l'avancée psychologique des personnages et aussi pour continuer à instaurer l'ambiance négative de l'histoire.

*
**
***
**** J'apprécie toujours autant l'histoire de Remender même s'il prend son temps pour mettre en place les choses.
*****

Image : Éditeur

black-science-tome-3-36934-270x416.jpg

28/10/2016

Black Science 2. La boîte de Pandore par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 2. La boîte de Pandore
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 7 mai 2015
Pages : 136

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Black Science vol. 2 : Welcome, Nowhere. Dans le tome précédent on apprenait qu'un certain Grant a inventé une machine capable de traverser les murs de la réalité afin de voyager dans ce qu'il nomme l'infinivers. Malheureusement, ce "pilier" est défectueux et le groupe emmené par Grant se perd dans les dimensions parallèles. Certains sont déjà mort-e-s. Grant est même considéré comme mort et sa disparition a mis à mal le groupe. En effet, les enfants de Grant se sont enfuis forçant Kadir à les rechercher. Le groupe est secondé par le chaman kidnappé précédemment. Cependant, dans de multiples univers de nombreux Grant créent des piliers et d'autres personnes essaient de s'en emparer. Il semblerait que la machine soit encore plus dangereuse que prévue.

Le tome précédent nous jetait dans la piscine en nous intimant de nager. On ouvrait à peine une page qu'une catastrophe se mettait en place. Ce tome permet de mieux construire certains personnages en particulier Grant, Kadir, Nate et Pia. On comprend un peu mieux qui illes sont et quels sont les envies qui leur permettent de survivre. Plus encore, ce tome permet d'introduire la menace posée par le pilier. Le Chaman l'explique précisément mais ce sont certains personnages qui permettent de mieux comprendre pourquoi cette invention est une mauvaise idée. Il faut aussi noter les magnifiques dessins. Remender aime créer des mondes particuliers et chacun sont sublimés par des styles très différents. On passe de rues sortis d'un film noir à une forêt luxuriante. Un bon second tome qui, encore une fois, ne place pas trop d’éléments.

*
**
***
**** La surprise passée on se pose un peu mais on ne sait encore presque rien de l'intrigue.
*****

Image : Éditeur

black-science-tome-2-31491-270x393.jpg

23/10/2016

Black Science 1. De Charybde en Scylla par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 1. De Charybde en Scyllablack-science-tome-1-33864-270x445.jpg
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 13 février 2015
Pages : 176

Ce tome contient Black Science vol. 1: How to fall forever (numéros 1-6). J'ai mis longtemps à me décider à lire Black Science. Je connais Remender et j'aime bien son travail. Mais je n'étais pas certain d'apprécier Black Science. Après de longs mois je me suis décidé. Nous sommes à une époque indéterminée. Une bande d'humain-e-s fuient face à des bestioles qui semblent ne pas leur vouloir beaucoup de bien. On apprend qu'il est nécessaire de trouver un ingrédient précis afin de faire fonctionner une machine et de partir dans un autre univers. Car ces humain-e-s sont des membres de la Ligue Scientifique Anarchiste. Ensemble, illes ont réussi à briser la barrière entre les mondes et de voyager entre les univers parallèles. Mais illes ne savent pas comment rentrer et tout semble vouloir les tuer. Non ce n'est pas une adaptation de Sliders. C'est le nouveau comics de Remender !

Il y a une chose à dire sur Remender : il aime créer des lieux et des univers colorés. Immédiatement, il nous plonge dans l'action sans nous donner beaucoup d'informations. Ce n'est qu'après un ou deux numéros qu'on en sait un peu plus sur les personnages et l'intrigue. Remender ajoute aussi quelques flash backs afin de nous donner un peu d'information sur la raison des problèmes de l'équipe. Bref, concrètement, les voyageurs se trouvent dans l'infinivers. Celui-ci a la forme d'un oignon chaque couche étant un univers complet avec, au centre, la première décision. Tout y est possible. Les personnages sont aussi bien des scientifiques que des enfants ou encore des managers. Pour l'instant, les deux plus importants sont Grant, anarchiste et inventeur de la machine, et Kadir. Bien que l'on puisse être en faveurs de certains personnages Remender réussit à justifier les actions de certain-e-s tout en diminuant la sympathie pour d'autres. Au final, c'est un bon début.

*
**
***
**** Une série qui commence bien et qui m'a accroché. Mais comment sera la suite ?
*****

Image : Éditeur

21/05/2016

Low 2. Optimisme de surface par Rick Remender et Greg Tocchini

Titre : Low 2. Optimisme de surfacelow-tome-2-270x412.jpg
Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
Éditeur : Urban comics 22 avril 2016
Pages : 120

Ce second tome contient les numéros 7-10 publiés dans Low vol. 2 : Before the dawn burns us. Le tome précédent présentait les personnages, l'intrigue et plaçait plusieurs événements traumatisants. Ce tome continue sur la lancée de ces même événements. Alors que la scientifique Stel reçoit de plein fouet la douleur des pertes qu'elle a connue récemment et dans le passé son vaisseau continue à monter mais doit se ravitailler dans une ville abandonnée. Cette ville n'est, cependant, pas si déserte que cela. Les humain-e-s qui y vivaient ont changé pour le pire. Parallèlement, on en apprend plus sur ce qui est arrivé à sa seconde fille dans une ville qui criminalise l'espoir et l'art. La seule question importante concerne la capacité des trois personnages de se réunir.

Je le dis immédiatement, les graphismes sont toujours aussi beaux. J'aime beaucoup l'art de Tocchini et chaque page est un émerveillement alors que ses pinceaux me permettent de plonger sous les océans. L'intrigue, elle, reste plutôt basique. Elle est divisée en deux. La première partie concerne la seconde fille de Stel dont on suit le destin. On apprend qu'elle fait partie d'une force de police chargée de bannir l'art dès les premières pages. Encore une fois, le thème de l'espoir et de ses conséquences est au centre. Mais, cette fois, on nous présente une société militarisée et standardisée à l'extrême. La seconde partie concerne Stel. Remender a la bonne idée de lui faire perdre espoir puis d'essayer d'expliquer pour quelle raison le personnage réagit ainsi et comment s'en sortir. En effet, le personnage donne tout mais ne prend jamais le temps de penser à elle ce qui ne peut que lui faire du mal. Bien que l'intrigue me laisse perplexe j'ai tout de même envie de lire la suite.

*
**
*** Je suis toujours mitigé mais ma curiosité est toujours présente.
****
*****

Image : Éditeur

20/05/2016

Low 1. L'ivresse de l'espoir par Rick Remender et Greg Tocchini

Titre : Low 1. L'ivresse de l'espoirlow-tome-1-39176-270x416.jpg
Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
Éditeur : Urban comics 26 février 2016
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 1-6 publiés dans Low Vol 1 : The delirium of hope. Dans ce comics Remender tente quelque chose de très personnel. D'une part, il parle d'un thème qui l'avait frappé étant enfant. D'autre part, il essaie de créer un personnage optimiste alors que lui-même est pessimiste. Low se déroule dans le futur très lointain. Le soleil se transforme en géante rouge et la Terre est mourante. L'humanité a réagi de deux manières : elle a envoyé des sondes pour tenter de trouver des planètes habitables et elle s'est réfugiée sous la surface des océans. Mais les sondes n'ont jamais donné de résultats concluants. L'humanité a progressivement perdu espoir et s'est réfugiée dans le cynisme et l'oubli alors que les dernières villes s'éteignent les unes après les autres. Mais une femme, une scientifique, a encore de l'espoir. Et elle lutte afin de récupérer les données d'une sonde qui vient de retourner à la surface.

Je suis mitigé. Ce comics me parle. J'aime beaucoup l'idée de Remender. Un monde caché, sous la surface, qui tente d'oublier sa future destruction dans un milieu futuristique qui permet une liberté de création importante. Les dessins de Greg Tocchini qui accompagnent l'histoire sont tout simplement magnifique et permettent d'intégrer cet univers sans résistances. J'ai plus de problèmes avec l'intrigue. On suit une femme scientifique, c'est déjà une bonne idée, mais elle semble toujours se retrouver face aux mêmes problèmes. Et je me demande si cela est nécessaire. De plus, le pouvoir de l'espoir me semble être un artifice un peu facilement utiliser par l'auteur. Il aurait pu mieux l'écrire et même le problématiser. Ce qui ne veut pas dire que les effets du désespoir ne soient pas intéressants. Remender réussit à décrire des sociétés qui sont perdues. Mais je me demande si l'intrigue se développera un peu plus ou non. Je verrais lors de ma lecture du second tome.

*
**
*** Un avis mitigé mais j'espère un tome 2 qui me convaincra.
****
*****

Image : Éditeur

11/05/2016

Lazarus 4. Poison par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344015988-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 4 mai 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 16-21. Les problèmes sont plus que nombreux pour la famille Carlyle. Le patriarche de la famille a été empoisonné par le Docteur Hock suite au procès par combat engagé, et perdu, par ce dernier. La conclusion n'a donc pu être que la guerre entre les familles qui gouvernent le monde. Mais sans le patriarche la famille Carlyle est-elle capable de vaincre ses nombreux ennemi-e-s? Ses allié-e-s sont de moins en moins nombreux et de plus en plus inquiets. La guerre semble être en passe d'être perdue. Seule Forever pourrait modifier le cours de celle-ci en allant directement sur le terrain. Mais elle pourrait bien ne pas en revenir.

Bien que les scènes d'action soient nombreuses ce tome est, étrangement, une forme de répit dans l'intrigue. En effet, les questions posées dès le premier tome sont laissées de côté. Les explications sur ce monde dystopique sont aussi abandonnées. Ces manques se font au profit de la guerre et des liens que la famille Carlyle entretien avec ses allié-e-s. Alors que, d'une part, on nous montre que personne ne peut prendre le flambeau chez les enfants de l'autre on nous présente un petit groupe de soldat-e-s mené-e-s par Forever. D'une part nous avons une intrigue politique sommaire et de l'autre l'intrigue d'un film de guerre classique. Le tome est réussi mais on espère rapidement en savoir plus. Par contre, le premier numéro sort clairement du lot. Celui-ci nous fait lire le journal d'une espionne au service des Carlyle. Le numéro est particulièrement bien réussi et intéressant.

*
**
***
****
***** Un tome un peu moins bons que les précédents mais toujours aussi intéressant.

Image : Éditeur

07/05/2016

Lazarus 3. Conclave par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344011010-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 25 novembre 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 10-15. Il y a quatre mois l'un des fils Carlyle, Jonah, a trahi sa famille. Il s'est enfui en direction du territoire Hock mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Alors que Forever parlementait avec les Morray et qu'elle stoppait une attaque terroriste contre sa famille son frère vivait en captivité. Il est drogué et charcuté afin de découvrir les secrets des Carlyle. Mais le temps du secret est terminé. Les Hock annoncent officiellement détenir Jonah. Face à cette révélation il n'y a que peu de choix. L'un de ceux-ci est la convocation d'un conclave de toutes les familles afin de régler le problème. Mais ces événements, sous leurs dessous aristocratiques, cachent trahisons et complots. La guerre pourrait bien découler des décisions des familles réunies et de leurs Lazares.

Greg Rucka est un scénariste génial. Les tomes précédents ont donné des aperçus de son univers. On apprenait comment fonctionne la famille ainsi que leurs possessions. Le tome 2 permettait de mieux comprendre le quotidien des déchets et des serfs. Bien que ce troisième tome explique comment fonctionne une famille concurrente - et celui-ci est loin d'être sympathique - l'intrigue se déroule principalement dans un lieu unique. On reçoit peu d'informations sur les relations entre familles car Forever, l'héroïne, et est exclue comme les autres Lazares. Ceci permet de mieux peindre la relation que les Lazares entretiennent. Bien qu'ils et elles soient des allié-e-s ou des ennemi-e-s ces personnes se traitent de manière respectueuses en tant qu'égale. Il est troublant de voir des ami-e-s discuter calmement de la possibilité d'une lutte à mort future. Ce tome permet aussi de comprendre un peu mieux le fonctionnement global de la dystopie mise en place par Rucka. On apprend que les familles sont liées par les termes d'un accord qui défend les intérêts économiques de tout le monde. On savait que le monde appartenait à l'argent et maintenant on comprend mieux le fonctionnement des relations entre les familles. Bref, Rucka donne toujours des miettes tout en réussissant à créer une impression d'un monde bien plus vaste et compliqué mais dont on comprend les règles sans qu'elles soient toujours expliquées. Ce comics est probablement l'un des meilleurs du moment et je ne peux presque pas attendre de lire la suite.

*
**
***
****
***** L'un des meilleurs comics en cours selon moi. J'aime tout et tous les personnages. Vive Greg Rucka.

Image : Éditeur

23/02/2016

East of west 4. A qui profite la guerre? par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west 4. A qui profite la guerre ?east-of-west-tome-4-270x421.jpg
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 21 août 2015
Pages : 160

Ce quatrième tome contient les numéros 16-21 plus The world publiés dans East of west volume four: Who wants war? Le tome trois se terminait sur plusieurs évènements qui devaient changer le statut quo entre nos personnages et dans le monde. Non seulement l'enfant destiné à devenir la bête de l'apocalypse s'est échappé en combattant les cavaliers de l'apocalypse mais en plus la nouvelle leader de la République Populaire d'Amérique a décidé de lancer une guerre entre les nations. Bien que celle-ci n'était pas souhaitée par la majorité des nations un meurtre a forcé les leaders à demander réparation. C'est ainsi que commence la seconde année de l'apocalypse.

J'ai, globalement, moins aimé ce tome que les précédents. Bien que j'apprécie le numéro The world qui permet d'en savoir un peu plus sur la chronologie ainsi que les évènements passés et proches ce n'est pas assez pour sauver le reste. En fait, le tome donne l'impression de vouloir créer une transition. Le scénariste place ses pions dans son intrigue et ensuite nous explique qu'elle est l'état d'esprit de ceux-ci. Mais rien de plus substantiel n'est donné. On nous mentionne des éléments sans les développer. Cependant, on en sait un peu plus sur l'enfant de Mort et de Mao Xiaolan. On le suit dans son périple dans la forêt et, surtout, il nous est expliqué ce qu'il doit apprendre afin de devenir ce que les cavaliers souhaitent qu'il devienne.

*
**
*** Un tome que j'ai moins apprécié car une grande partie des intrigues sont simplement mentionnées sans être développées.
****
*****

Image : Éditeur

15/02/2016

Descender 1. Etoiles de métal par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 1. Etoiles de métaldescender-tome-1-270x416.jpg
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 29 janvier 2016
Pages : 152

Ce premier tome contient les numéros 1-5 publiés dans Descender vol.1 : Tin stars. Il y a dix ans la galaxie a été attaquée. Ce qui était un groupement politique puissant aussi bien technologiquement que culturellement a été effacé par les machines que l'on a nommé Moissonneurs. Celles-ci faisaient la taille d'une planète et ont détruit les mondes les plus avancés. Il s'en est suivi un massacre des robots par peur de leur soulèvement et de leurs liens supposés avec l'attaque. Dix ans plus tard un robot de compagnie nommé Tim 21 se réveille. Ce réveil attire l'attention de la galaxie entière. En effet, il se pourrait bien que ce petit robot possède le secret derrière les Moissonneurs.

Plus je m'intéresse aux comics indépendants plus je trouve des perles. Ce premier tome n'est que le début mais j'aime déjà ce que je lis. On nous plonge dans un univers étrange et pourtant familier. Il y a de la technologie, des races aliens, des cultures différentes et surtout du mystère. Le scénariste nous place plusieurs indices et problèmes sur la route afin d'ouvrir son univers tout en ne donnant pas trop d'informations. Ainsi, c'est par Tim 21 que l'on commence à comprendre ce que fut l'attaque et ses suites. Ce qui permet de broder ensuite dessus. Les personnages sont encore nouveaux mais semblent intéressants et le seront surement de plus en plus. Je ne peux que conseiller aux personnes amatrices de space opera. D'autant que la partie graphique est tout simplement magnifique.

*
**
***
****
***** Un très bon premier tome qui ouvre de nombreuses pistes autours de personnages attachant.

Image : Éditeur

25/10/2015

Saga 5

Titre : Saga 5
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan et Fiona Staples
Éditeur : Urban comics 2 octobre 2015
Pages : 152

Étant donné que mon dernier Foucault est un peu long à lire (158 pages sur 679...) je me suis lancé dans le dernier Saga. J'ai déjà dit à de nombreuses reprises à quel point j'adore ce comics écrit par Vaughan et Staples. Ce tome reproduit les numéros 25-30. Marko et IV se rejoignent afin de retrouver leurs familles kidnappées par le robot Dengo. Ce dernier tient d'une main de fer Alana et Klara. Ils les forcent à conduire la fusée sur une planète isolée afin de faire découvrir à l'univers entier l'existence d'Hazel. Mais ses alliés pourraient ne pas être meilleurs que les deux empires qui se combattent. Pendant ce temps, Sophie, La Marque et Gwendolyn se rendent sur demi-monde afin de sauver la vie du Testament.

Encore une fois, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome et pourtant il est génial. Vaughan et Staple décident de nous offrir plus d'informations sur le passé de Marko, relativement peu connu, ce qui permet de mieux comprendre pourquoi il s'est rendu et pour quelles raisons il a décidé de devenir pacifiste. J'ai aussi beaucoup aimé les relations avec IV et le petit Ghüs. On en apprend aussi beaucoup plus sur l'univers de Saga sans que, pour autant, cela ne complique trop l'histoire. Ce comics reste du très bon.

*
**
***
****
***** L'une des meilleurs séries de comics que je connaisse.

Image : Site officiel

 

saga-tome-5-270x406.jpg

 

 

12/10/2015

Rocket Girl par Brandon Monclare et Amy Reeder

Titre : Rocket Girlrocket-girl-tome-1-270x422.jpg
Auteurs : Brandon Monclare et Amy Reeder
Éditeur : Urban comics 9 octobre 2015
Pages : 128

Ce premier tome contient les numéros 1-5 publiés dans l'édition originale Rocket Girl vol.1. Nous sommes en 2013. Le monde a bien changé depuis que Quintum Mechanics a créé une technologie extrêmement avancée. New-York est pacifiée. Elle est sous la protection d'une police adolescente qui prend sa retraite à 20 ans. L'une des officières est Dayoung Johansson. Bien que tout semble fonctionner elle sait que Quintum n'obéit pas à la loi. Elle décide d'enquêter et réussit à être envoyées 27 ans dans le passé en 1986 afin d'arrêter l'ascension de l'entreprise. Mais ses actions ont des conséquences aussi bien dans le passé que dans le futur. Alors qu'elle tente d'arrêter Quintum en 1986 ses collèges tentent de le faire en 2013 au risque de créer d'énormes problèmes.

J'ai lu de très bonnes critiques sur les sites anglo-saxons. Je me suis donc dit que je pourrais tenter l'aventure. Ce premier tome sent fortement l'introduction. On nous explique ce qu'est le monde et comment il fonctionne. Mais on ne dit pas le pourquoi ni le comment. J'imagine qu'on en saura un peu plus au fur et à mesure. Les cases sont dynamiques avec une personnage sûre d'elle et qui vole en jet-pack. Il est assez rafraichissant de voir une ado engueuler un vieux flic avant de stopper un tireur. Cependant, nous avons très peu d'informations sur les personnages. On ne les connait pas et donc on ne sait rien de leurs motivations ni de leurs buts. On peut comprendre ce manque par l'intrigue très nerveuse mais j'espère que cet aspect sera développé dans les prochaines tomes.

*
**
***
**** Malgré quelques problèmes je suis plutôt content de cette lecture. J'espère que l'on en saura plus sur cet univers et les personnages à l'avenir.
*****

Image : Éditeur

07/09/2015

Lazarus 2. Ascension par Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas

Titre : Lazarus 2. Ascension 9782344009253-L.jpg
Auteur : Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas
Éditeur : Glénat 26 août 2015
Pages : 128

Ce second tome contient les numéros 5-9 publiés dans Lazarus vol. 2. Dans le volume précèdent on apprenait à connaitre Forever : une jeune femme chargée de la sécurité de la famille Carlyle dans un futur sans états. Dans ce tome nous avons trois intrigues. La première nous montre quel fut l'enfance de Forever. On observe son entrainement alors que son père se prépare à lui offrir l'épée de la famille. Dans la seconde intrigue on suit une famille de déchets qui tente de se rendre à Denver pour participer à la montée et devenir serfs. Dans la troisième Forever met au jour l'existence d'une cellule terroriste qui pourrait faire exploser une bombe. Elle est chargée à la fois de la sécurité et de trouver le terroriste.

Le volume précédent ouvrait le bal et donnait quelques informations de base sur ce monde futuriste. Ce volume permet de broder dessus en offrant plusieurs points de vue. Tout d'abord, la condition de déchet n'est pas, comme je le croyais, celle de simples inutiles. On peut travailler pour la famille mais sans droits ni réelles richesses. Mieux, il est possible de monter en grade selon ses capacités afin de recevoir les bons soins de la famille. Suivre les déchets permet de mieux se rendre compte du fonctionnement de ce monde et de ses dangers. On apprend aussi qu'il existe des groupes qui tentent de résister. On ne sait pas grand-chose sur ceux-ci mais leur existence est suffisante pour que l'on ne tienne plus pour acquise la domination des Carlyle. Le message que l'on lisait à la fin du tome 1 est, par contre, laissé de côté. Bien que je sois toujours très intéressé par ce comic je me demande comment Rucka va développer tout cela et dans quelle direction.

*
**
***
****
***** Très bon comic avec un personnage principal très intéressant. On en apprend plus sur le monde décrit ainsi que sur son fonctionnement.

Image : Éditeur

24/05/2015

East of west 3. Il n'y pas de "nous" par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west 3. Il n'y pas de "nous"9782365775830-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 16 janvier 2015
Pages : 14

Ce tome contient les numéros 11-15 publiés dans East of West volume three. Il y a des années les trois cavaliers de l'apocalypse ainsi que les élus s'étaient retourné contre le quatrième cavalier et sa femme Xiaolian. Ils avaient, du moins le couple le croyait-il, tué leur enfant. Cependant, il y a peu, Mort a retrouvé sa femme et il sait que son fils est vivant. Les deux amants ont donc décidé d'agir de concert. Pendant que Mort cherche leur fils en interrogeant et tuant tout ce qui se dresse sur son chemin Xiaolian met en place son plan. Ce dernier est simple : la guerre. Et cette guerre aveuglera tous les élus et les cavaliers. Cependant, les servant-e-s du message commencent à se poser des questions. L’interprétation est-elle juste ? Ne peut-on pas changer quelques peu les décisions ? Et que veut faire l'enfant de Mort et de Xiaolian ?

Ce troisième tome est moins concentré sur Mort que ne l'étaient les deux précédents. Ses aventures ne sont plus une part centrale de l'intrigue. Les événements qui ont lieu autour de Xiaolian et des élus, eux, prennent une plus grande importance et permettent de mieux connaitre le monde créé par les auteurs. Personnellement, je suis très intéressé à la Nation Infinie. Mais les questions les plus pressantes, à la fin du tome, concernent l'enfant. Je me demande quel est son plan et, surtout, quel est le plan de la machine qui l'accompagne ou de la personne qui a programmé la machine ? J'attends la suite.

*
**
***
****
***** J'aime toujours autant à le contexte et l'intrigue. Mais je me demande comment cela va se développer

Image : Éditeur

17/04/2015

Lazarus 1. Pour la famille par Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas

Titre: Lazarus 1. Pour la famille9782344008621-L.jpg
Auteurs: Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas
Éditeur: Glénat comics 15 avril 2015
Pages: 112

Ce premier tome contient les numéros 1-4 ainsi que le prélude. Nous sommes dans le futur. Les frontières politiques telles que nous les connaissons n'existent plus. A la place se sont élevées des familles basées sur la puissance économique. Il n'y a plus de citoyens il y a des serfs et des déchets. Pour se défendre ces familles se reproduisent et font de l'un des leurs ce que l'on nomme un Lazarus. Ce terme décrit un être contrôlé chargé de défendre la famille et de combattre pour la famille. Ils sont améliorés au maximum afin d'être les combattants parfaits. Ils ne peuvent pas trahir. Cette histoire porte sur le Lazare de la famille Carlyle : Forever.

Les 4 épisodes qui sont édités ici ne font que commencer l'intrigue. On apprend ce qu'est un Lazarus, comment fonctionne le monde et les problèmes qui existent dans la famille Carlyle. Bien que peu d’éléments nous soient donnés on sait déjà qu'il y a trahison dans la famille et que Forever n'est pas ce qu'elle semble être. J'imagine qu'on en apprendra plus par la suite. Rucka réussit aussi, avec ses capacités habituelles, à mettre en place un monde dont on connait peu de choses et qui est déjà conséquent et logique. Les relations à l'intérieur et entre les familles sont très protocolaires alors que les autres êtres humains sont des ressources dont on peut disposer sans état d'âme. Ce qui décrit un monde fortement stratifié socialement dans lequel la vie ne vaut que ce qu'elle peut rapporter économiquement. J'aimerais bien en savoir plus et J'attends la suite avec un grand intérêt.

*
**
***
**** Un univers que Rucka semble maitriser sans trop nous en donner. Une histoire qui commence tout juste à se dévoiler. On veut la suite.
*****

Image : Éditeur

12/02/2015

Saga 4 par Brian K. Vaughan et Fiona Staples

Titre : Saga 49782365774284-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan et Fiona Staples
Éditeur : Urban Comics 30 janvier 2015
Pages : 148

Ce tome reprend les numéros 19-24. ENFIN ! Le tome 4 de Saga est sorti il y a 13 jours ! Après 9 mois d'attente nous pouvons enfin connaitre la suite des aventures de notre couple préféré. Je me suis, bien entendu, jeté dessus le jour même de la sortie (afin de le faire acheter par une amie). Nous quittions nos personnages alors qu'ils tentaient de trouver de nouvelles occupations. L'histoire reprend quelques années plus tard. La jeune Hazel a bien grandi et rend la vie difficile à son père qui tente de s'en occuper tout en la protégeant. Il s'éloigne aussi de sa femme, Alana, qui ne parle que peu de son travail sur le Circuit. Ils ne savent pas vraiment quoi faire mais ils essaient de garder leur couple en vie malgré les difficultés du quotidien. Mais des événements ayant lieu sur la planète des robots vont précipiter les choses.

Saga fait partie des valeurs sûres. Vaughan est toujours aussi talentueux et réussit à nous montrer l'histoire du couple, à nous présenter un univers riche en espèces et en évènements tout en flirtant avec le quatrième mur de temps en temps. Bien que l'histoire soit relativement modeste et qu'il se passe peu de choses la manière dont tout cela est mené permet de ne jamais s'ennuyer. C'est donc encore un très bon tome pour une série que je recommande à tout le monde.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire.
  • Tolkien. Un tome 4 qui montre quelques problèmes dans le couple tout en relançant les intrigues. Je me demande vraiment ce qui va se dérouler dans le prochain et j'espère ne pas devoir attendre 9 autres mois.

Image : Éditeur