15/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie par Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie
Auteurs : Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 7 avril 2017
Pages : 168

Ce tome contient Injustice: Gods among us year four 8-12. Le combat contre les divinités continue. Sur les marches du Hall de la Justice les humain-e-s et les anciennes divinités se sont battues. Le fils de Zeus est mort au combat. Ce qui force Zeus à agir. Il supprime les pouvoirs de Shazam, exile Superman et pose un ultimatum au monde : vénérez les dieux de la Grèce et oubliez vos fausses divinités. Mais le monde n'est pas en accord. Les personnes croyantes refusent de suivre l'ultimatum tandis que la Ligue de Justice se cache en Atlantide. L'humanité, elle, se demande si elle n'a pas perdu un tyran pour en retrouver un autre. Dans le même temps, Plastique Man trouve enfin la prison secrète de Superman.

Cette série entre dans des eaux troubles. Depuis quelques temps, il me semble que le scénariste oublie l'histoire qu'il doit conter et essaie de faire d'autres choses. Batman n'est presque plus rien. Son personnage est à peine un fantôme manipulé par les événements et les autres personnages. Superman n'est qu'une brute assoiffée de sang qui ne prend même pas la peine de parler à ses alliés. Tout se passe comme si les auteurs n'arrivaient pas à imaginer faire se battre Batman et Superman. Alors des situations qui imposent une alliance sont créées en oubliant totalement la mise en place du régime de Superman. Ainsi, la fin du tome tombe comme un cheveu sur la soupe. L'Annual, scénarisé par Tom Taylor, est, par contre, de bien meilleure qualité et réussit à remettre en place l'ambiance des premiers tomes tout en se concentrant sur un personnage un peu ridicule et qui, pourtant, fait peur à Superman. On retrouve, enfin, l'impression de tyrannie que crée le personnage de Superman dans cette histoire.

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*** Une qualité en baisse à peine sauvé par un annual très sympathique sur lequel on retrouve l'ancien scénariste.
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Image : Site officiel

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12/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 3 - 2ème partie par Tom Taylor, Brian Buccellato, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 3 - 2ème partie
Auteurs : Tom Taylor, Brian Buccellato, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban 8 juillet 2016
Pages : 184

Ce tome 6 contient Injustice: Gods among us year three 7-12 et annual 1. Lors de cette troisième année Batman s'allie à John Constantine afin de vaincre Superman. Pour cela, il accepte de kidnapper Raven et d'accomplir un pacte avec un démon. Malheureusement, d'autres forces magiques sont en accord avec Superman. La créature du marais par exemple mais aussi, et c'est une surprise, le Spectre dont la puissance est presque inégalée. Mais Batman a réussi à placer Superman dans un sommeil magique et son règne en est fragilisé. Le combat n'est pas terminé et l'une des prédictions de Madame Xanadu est accomplie : Wonder Woman est de retour et elle fera tout son possible pour sauver Superman et châtier ses ennemis !

Que penser de ce nouveau tome et de son changement de scénariste ? Personnellement, j'ai beaucoup moins apprécié. Injustice pose la question du pouvoir absolu, de la tyrannie, de la nécessité d'agir en commun et de la résistance. Pour cela, Superman avait été posé comme l'homme bon qui tombe et Batman l'homme mauvais mais moral. Ça fonctionne assez bien malgré l'impression que les tomes enchainent les combats sans vraiment avance. Un problème rendu plus important encore par le fait que l'on connait la fin. On sait que Superman gagne et que seul l'intrigue du jeu vidéo permet à Batman de finalement le vaincre. Le comics est censé nous montrer un processus et non une suite de combats. Malgré tout, ça fonctionnait encore assez bien.

Malheureusement, ce nouveau tome oublie le processus pour ne créer que des situations arbitraires dont la résolution est mal écrite. L'exemple parfait est le secret derrière le comportement du Spectre. Pire encore, ce tome donne l'impression de ne créer que des combats sans aucune substances comme si le jeu était figé. Mais le pire, à mon avis, est Wonder Woman. Depuis le début je me suis demandé pour quelle raison une femme qui incarne une guerrière chargée de défendre la paix se range dans le camp de Superman. Ce tome nous donne la réponse et elle pose de nombreux problèmes. Non seulement, à mon avis, la raison de Wonder Woman est mauvaise. Mais, en plus, elle détruit tout possibilité d'exister pour elle-même. Il aurait été bien plus intéressant de laisser Superman dormir et de donner à Wonder Woman le leadership. Enfin, l'évolution d'Harley Quinn est effacée. Durant les tomes précédents elle expliquait ne plus vouloir vivre une relation abusive. Ce tome la voit tomber amoureuse d'un homme après qu'il l'ait frappée au combat... Ce tome me donne l'impression d'un gâchis.

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*** Tout se passe comme si les personnes en charge ne savent pas quoi faire de l'intrigue ni des personnages.
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Image : Site officiel

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23/04/2016

Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partieinjustice-annee-3-1ere-partie-tome-5-270x406.jpg
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
Pages : 144

Ce tome contient Injustice. Gods among us year three 1-6. Superman a gagné la guerre contre les Green Lanterns grâce à ses alliés du corps de Sinestro. Le corps est brutalement atteint et tous ses membres humains sont morts ou ont trahis. Cependant, cette guerre n'a pas été sans conséquences sur le monde. Les dégâts sont importants et les corps jonchent les rues. Des civils innocents ont été tué par le déchainement de puissance de Superman et des Gardiens. Cette guerre a définitivement ouvert les yeux du monde sur celui qui fut un héros et mis à mal le camp de Superman. Un homme en particulier en a marre. Son nom est John Constantine. Il est très puissant et la guerre a mis en danger des personnes importantes à ses yeux. Il décide de lancer les forces de la magie contre le tyran Superman.

Cette première partie pose de nombreuses questions. Bien entendu, il ne fallait pas longtemps avant que la magie soit utilisée. C'est l'une des rares faiblesses de Superman. Mais on se pose des questions sur de nombreux personnages. Le premier est le Spectre qui se range derrière Superman sans que l'on comprenne vraiment pour quelle raison. Les auteurs décident de laisser l'énigme irrésolue. Beaucoup de personnages sont laissés dans l'ombre tandis que la résistance est totalement oubliée. En fait, l'intrigue magique est trop importante pour laisser de la place. Et Constantine prend une place très importante qui empêche d'autres personnages de se faire une place au soleil.

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**** J'apprécie toujours autant la série bien que ce tome laisse dans l'ombre de nombreuses choses que je souhaiterais voir.
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Images : Éditeur

22/04/2016

Injustice. Les dieux sont parmi nous. année 2, Première et seconde partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 2, Première et seconde partie
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 28 août 2015 et 9 octobre 2015
Pages : 144 et 184

Ces deux tomes contiennent Injustice : Gods among us year two 1-12 et Annual 1. La Terre subit une seconde année sous le règne de Superman. Nous n'en sommes pas encore à la dictature. Mais, Superman a prévenu les gouvernements du monde qu'il interviendrait dans les affaires politiques à l'aide d'une milice privée de superhumains. Ces derniers sont envoyés à Gotham sans l'assentiment de Gordon. C'est dans cette ville que la résistance décide de s'implanter malgré l'absence de Batman. De plus, les nouvelles règles de Superman ne sont pas passées inaperçues dans l'univers. Sinestro observe la Terre de près et se dit qu'il pourrait s'allier à cette nouvelle Ligue de justice. Mais cela implique manipulations et discrétion. Car les Gardiens de l'univers sont aussi au courant et souhaitent examiner les actions de l'un des êtres les plus puissants de l'univers.

La première année a permis de mettre en place les raisons derrière les décisions de Superman. Cette seconde année, en deux tomes, permet de placer définitivement Superman de l'autre côté de la ligne. Bien qu'il se présente encore comme un bienfaiteur ses actes et ses alliés permettent d'en faire une figure de plus en plus malsaine. Que ce soit la prise de contrôle de villes et de parlements ou encore le lien avec Sinestro, un terroriste. Ainsi, pour de nombreux personnages, le point de non-retour est atteint. C'est particulièrement le cas pour Hal Jordan. J'ai, encore une fois, adoré le personnage de Sinestro qui montre une capacité de manipulation tout à fait machiavélique. Bien que les dessins ne soient pas des plus beaux les combats contre les Green Lanterns sont superbes de puissance. Ces deux tomes sont dans la droite ligne des précédents et restent tout aussi bons.

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**** Pas beaux mais intéressants avec un Sinestro bien écrit et des personnages aux actions qui ont de réelles conséquences.
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Images : Éditeur tome 1 et tome 2

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23/09/2011

Vol spécial

J'ai été voir le film dont tout le monde parle: Vol Spécial. Celui-ci a été réalisé par Fernand Melgar dont le précédent film, la forteresse, avait déjà soulevé les débats. Ce film ne va, en tout cas, pas calmer les débats. Mais que sont les vols spéciaux? Ce sont des voyages organisés par l'Office Fédéral des Migrations dans le but d'expulser, sous contrainte, les personnes dites sans-papiers de Suisse après plusieurs choix que ces derniers ont refusé (mais qui impliquent toujours une expulsion). Cette manière de faire a récemment été accusée d'inhumanité lors de la mort d'un expulsé comme les lecteurs doivent s'en souvenir. C'est pourquoi la diffusion de ce film est une très bonne idée puisqu'elle permet de comprendre comment vivent ces détenus qui n'existent pas. Nous allons donc suivre la vie quotidienne des détenus dans un cadre carcéral administratif à la fois strict et relâché. Ces derniers ne font pas que suivre les règles ils discutent aussi de leur cas entre eux et de leur incompréhension. Mais nous observons aussi comment les gardiens agissent et réagissent.

Fernand Melgar ne dit rien, ne commente rien, ni ne donne d’interprétations. Le spectateur est seul face à l'image. Et cette solitude m'a conduit, mis à part mes convictions politiques, à plusieurs constats. Premièrement, je trouve que la manière dont sont traités ces sans-papiers est particulièrement pernicieuse. Les détenus de ce film ne sont coupables d'aucun délits. Pourtant, ils sont traités comme si ils étaient des criminels endurcis avec des menottes non seulement aux mains mais aussi aux pieds. Sans oublier leur lieu de vie qui est peut-être sympathique mais qui reste une prison sécurisée. En fait, nous observons en direct la criminalisation des sans-papiers. Dans un monde ou la nationalité est aussi constitutive de l'identité que le nom, la profession ou le lieu de résidence une personne apatride est une anomalie que l'on doit corriger au plus vite.

Le second constat que je fais c'est l'incompréhension totale des détenus et entre eux et les autorités. Comment le système judiciaire Suisse peut-il accepter des lois qui détruisent pareillement des vies humaines? Là encore, nous observons la mise en place de moutons noirs dans le sens ou une population précise est accusée de tous les maux et, donc, est directement visée par les autorités. C'est pourquoi des innocents sont détenus d'une manière administrative au nom de la sécurité de la société. Cette manière de voir les choses a déjà existé à de nombreuses reprises (et pas forcément durant la seconde guerre mondiale la Suisse de 42 à 81 et la troisième république française ont utilisé ce système de détention administratif) et a toujours terminé de la même manière: une partie de la population est tout simplement déshumanisée et, donc, perd les droits qui lui sont pourtant garantit au nom de son humanité.

Enfin, je terminerais par un troisième constat. Celui-ci est probablement le plus dérangeant. Durant tous les films nous n'observons pas seulement les détenus mais aussi leurs gardiens. Ces derniers agissent d'une manière qui me semble peu compréhensible. En effet, les principales remarques des gardiens ne consistent pas à expliquer pourquoi ces détenus seraient dangereux. Au contraire, ils parlent aux détenus comme à des innocents. Je ne compte pas le nombre de scènes durant lesquels un gardien explique à un détenu qu'il mérite d'être libre, qu'il est un bon citoyen ou que son départ forcé les attriste. Mais comment peut-on comprendre ce double signal donné par les autorités suisses? Car oui les gardiens font parties de cette autorité. On dit aux sans-papiers qu'ils ne sont pas les bienvenues et, dans le même temps, on leur donne l'impression, à mon avis, justifiée que leur détention est une injustice. Il me semble que les détenus eux-même ne comprennent pas cette schizophrénie des autorités. Je conclurais en disant qu'il est nécessaire d'aller voir ce film pour savoir ce qui se cache derrière les chiffres administratifs des expulsions: des êtres humains avec leurs peurs, leurs espoirs et leurs droits.

Site Officiel

Image: clap.ch

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