journalisme

  • Civil War tome 4: Journal de guerre par Paul Jenkins, Ramon Bachs, Steve Lieber et Lee Weeks

    Titre : Civil War tome 4: Journal de guerre51j%2BRGudtqL._.jpg
    Auteurs : Paul Jenkins, Ramon Bachs, Steve Lieber et Lee Weeks
    Éditeur : Panini France 2012
    Pages : 328

    Ce quatrième tome (le second était en absent de la librairie) reprend la saga Front Line et ses épisodes Embedded, The accused, The program et Sleeper Cell. L'intrigue a lieu en même temps que l'arc principal mais sous un angle différent. En effet, dans la première histoire nous suivons deux journalistes. L'une est employée dans un journal d'opposition tandis que l'autre se trouve au Bugle. Ils ont des idées différentes sur la loi de recensement des super-héros. Mais ils se posent tous les deux des questions sur les raisons de cette loi. Leur enquête leur permettra de comprendre ce qui se joue véritablement. La seconde histoire suit les aventures de Speedball. Ce dernier est considéré comme responsable de la catastrophe de Stamford. Tout le monde veut le lui faire payer. Mais quel est son point de vue? On le suit dans son entrée en enfer à l'intérieur des prisons du gouvernement. Le programme ne mérite aucune mention. Ce ne sont que quelques pages placées ici mais sans intérêts. Enfin, la dernière partie nous donne quelques informations sur les relations difficiles qui se mettent en place entre les USA et les Atlantes suite à la guerre civile.

    Les épisodes inclus dans ce marvel deluxe ne sont pas toutes de même niveau. Je me suis passionné pour l'aventure journalistique. Cette dernière permet de se mettre dans la peau de deux personnes qui souhaitent défendre leur pays et leurs droits. On peut donc imaginer comment a vécu l'homme et la femme moyenne durant la guerre civile. Cette histoire permet de poser des réflexions sur le journalisme et sa mutation suite à l'internet. Mais aussi sur le danger de lois répressives décidées sans véritables discussions et dont la mise en œuvre est problématique. La seconde histoire sur Speedball permet de parler de la prison et des droits des super-héros. Leur traitement en dehors de la juridiction normale dans des conditions très défavorables peu se rapprocher de certaines prisons secrètes des USA. Elle a aussi l'intérêt de nous expliquer la naissance d'un nouveau héros. Les deux dernières parties sont beaucoup moins intéressantes et ne font que produire de maigres pistes sont grands intérêts.

    • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

    • Papier toilette.

    • Roman de gare.

    • À lire. Ce tome était l'un de ceux qui m'intéressaient le plus. Je ne regrette pas sa lecture à la fois distrayante et intéressante. Je suis un peu plus sceptique face aux dessins mais je peux passer dessus.

    • Tolkien.

    Image: Amazon

  • Millenium: The girl with the dragoon tatoo

    J'ai mis beaucoup de temps à me lancer dans ce billet. C'est que je ne savais pas vraiment quoi dire sur ce film. Bref, je pense qu'entre les livres et la série/films suédois l'histoire commence à être connue de tout le monde sauf si vous êtes un ermite valaisans ne vivant que de raclettes et de blanc. Nous trouvons donc, pour la troisième fois, Mikael juste après son procès pour diffamation. Après avoir été condamné il est engagé par un homme d'affaire suédois pour enquêter sur la mort de sa nièce. Mais son enquête le conduira dans les recoins les plus sombres de cette famille et pour lever le voile sur ceux-ci il devra demander l'aide d'une enquêteuse hors du commun: Lisbeth Salander.

    Je dois avouer un point qui me fait honte: je n'ai jamais vu la version suédoise. Les critiques les plus partagée sur la prestation du personnage de Salander dans cette version US me passent donc largement au-dessus de la tête. Ce qui ne m'empêche pas de penser que Lisbeth Salander est un des points faibles de ce film. En effet, le livre nous faisait découvrir une femme qui semble faible mais qui possède une force mentale, et physique, impressionnante. Une femme capable d'avoir une volonté d'acier. Malheureusement, la prestation de cette version US ne donne pas cette impression. J'ai plutôt cru avoir une femme que l'on souhaite protéger devant moi qu'un personnage inquiétant qui ferait peur à n’importe qui. Mis à part ce point je trouve que Daniel Craig incarne bien le personnage de Mikael. Le film, en lui-même, est réussi après un générique un peu étrange qui a fait penser à James Bond pour l'une des personnes avec qui je suis allé le voir. Cependant j'ai l'impression qu'il manque quelque chose à ce film pour qu'il soit vraiment bon. Je ne pense pas qu'il soit mauvais mais j'ai du mal à le considérer comme inoubliable. Peut-être que d'autres sauront mieux que moi ce qui lui manque?

    Image: allociné

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  • Propagande, médias et démocratie par Noam Chomsky et Robert W. McChesney

    Titre: Propagande, médias et démocratiet048.jpg
    Auteur: Noam Chomsky et Robert W. McChesney
    Éditeur: Ecosociété 2004
    Pages: 209

    Ce livre contient, en fait, trois contributions différentes. La première est un essai de Chomsky sur la propagande et le journalisme. L'auteur y développe la thèse que les médias, non seulement ne sont pas critiques, mais sont utilisés par les élites dirigeantes pour manipuler l'opinion du citoyen. Chomsky, durant ces quelques pages, essaie de nous convaincre que tout est fait pour éviter que la population développe un esprit critique et un esprit de classe pour pouvoir mieux le manipuler et lui dire ce qui lui convient. En effet, selon l'auteur, les dirigeants et les élites intellectuelles pensent que la démocratie n'est possible que si la population laisse des personnes choisies chercher le bien commun.

    La seconde contribution est toujours de Chomsky. C'est une conférence orale sur le thème du journalisme. On pourrait dire que nous y trouvons une mise à jours des propos précédents. Mais on y trouve aussi une analyse du terrorisme qui conduit Chomsky à accuser les USA. En effet, pour Chomsky les USA sont aussi des terroristes car ils forcent la main à d'autres pays en les menaçant pour que leurs politiques restent celles qui étaient voulue par les dirigeants et les entreprises.

    La troisième contribution est celle de Robert McChesney. Il analyse plus spécifiquement la manière dont le journalisme et les médias de masse se sont développés aux USA. Sa thèse est que le marché médiatique est contrôlés par un petit groupe oligopolistique qui n'a aucun intérêt à mettre en place une logique de concurence. Le marché, dans son acceptation classique, a donc échoué. L'auteur milite pour la mise en place d'un véritable service public dans les médias sur le modèle de la BBC. Il souhaite aussi un débat de société sur l'avenir des médias de masses pour éviter à Internet d'être contrôlé par les logiques de profits aux dépends de nouvelles idées et manières de faire.

    Ces trois contributions sont très intéressantes à lire et stimulantes. Elles m'ont permis de réfléchir sur la manière dont la société actuelle fonctionne sous l'égide des USA et des entreprises. Néanmoins, bien que je retrouve des concepts et théories politiques, il y a très peu d'explication sur le fonctionnement des faits dénoncés. Comment les élites en viennent-elles à croire être qualifiées à guider le peuple? Comment le peuple est-il manipulé? Nous n'en savons rien dans ce livre. Je trouve, donc, que ce livre manque cruellement de méthode et d'explication. Ce qui est, à mon avis, dommage. Car il est tout aussi important de voir ce qui ne fonctionne pas que de comprendre pourquoi.

    Image: Éditions Ecosociété

  • Sur la télévision par Pierre Bourdieu

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    Auteur: Pierre Bourdieu
    Éditeur: Raison d'agir 1996
    Pages: 95

    Voici, peut être, le livre le plus facile à lire de Bourdieu sur un sujet qui pourrait intéresser tout le monde. Il se compose de deux cours qui ont eu l'intérêt d'être retransmis à la télévision sans que l'on est obligé Bourdieu à suivre un thème prédéfinis et d'un article des Actes de la recherche en sciences sociales. Comme vous le savez, ou pas, Bourdieu est un sociologue français important connu, entre autre, pour sa théorie de la domination. Il a conceptualisé, par exemple, les termes d'Habitus et de Champ. C'est ici une sociologie des médias qu'il souhaite faire.

    Pour cela le livre est divisé en trois parties. Lors de son essai il essaie d'expliquer comment le champ journalistique fonctionne. On découvre que les médias, obligés de se faire la course entre eux, en viennent à chercher ce qui n'est pas ordinaire dans un moment des plus ordinaires. Poussés par la concurence entre eux les médias sont structurellement obligés de tous faire la même chose. De plus, la télévision même ne peut plus créer de l'info par sa grandeur même. Comme tout le monde regarde la même émission au même moment, et comme l'audience est un couperet fatal, cette même émission ne peut que faire ce que tout le monde accepte. Parler de ce qui ne crée pas vraiment de débats ou sur quoi tout le monde est d'accord. Les faits divers ou les histoires personnelles. Bourdieu essaie aussi de montrer comment le champs journalistique agit sur les autres champs de la société. Selon lui, la logique économique des médias crée une sélection des acteurs à interviewer ou des livres best seller. Cette sélection met dans l'ombre les recherches ou les personnes peut être meilleurs ou plus légitimes à parler de tel ou tel sujet.

    C'est un livre dense et je sais bien qu'il est illusoire d'en parler de manière pertinente en si peu de lignes. Je sais aussi qu'il existe bien d'autres ouvrages plus complet, plus récent et plus scientifiques sur le sujet. Néanmoins, je pense que lire ce petit ouvrage pourrait être une bonne idée pour toutes personnes intéressées. Bien sur, tout n'est pas facilement compréhensible mais ce livre reste largement lisible. Il suffit de faire un petit effort.

    Image: Amazon.fr