12/10/2017

Kingsman: the golden circle / Kingsman: le cercle d'or

Le monde fut sauvé par un jeune des banlieues londoniennes. Il n'était qu’un voyou sur la route de la petite délinquance mais un homme l'a observé. Cet homme a décidé de le recruter au sein d'une agence de renseignement privée : les Kingsman. Celle-ci est chargée de garder la paix dans le monde en dehors des considérations politiques. Son recrutement a permis le sauvetage de millions de personnes. Depuis, un an a passé et le jeune Eggsy est toujours membre des Kingsman tandis qu'il est le petit ami d'une princesse. Tout va très bien. Mais l'agence est attaquée. Une ancienne recrue tente de le tuer. Bien qu'Eggsy s'en sorte il essaie de comprendre qui pourrait se cacher derrière l'attaque. Mais seuls deux mots lancent l’enquête : Golden Circle.

Lorsque j'étais revenu du premier volet j'étais très dubitatif. Bien que les scènes d'actions soient très réussies et que l'idée est intéressante j'avais du mal avec l'omniprésence de la sexualité dans le film. En particulier, j'avais détesté la fin qui impliquait que le sexe est une récompense pour les activités des hommes. Ce second volet reste dans la même veine. Il va même plus loin puisque l'un des gadgets n'est pas assez sophistiqué pour ne pas impliquer de relations sexuelles. C'était peu utile. Cependant, en matière de bons points, il faut dire que le film est maitrisé. Bien que l'on puisse se poser des questions sur la nécessité de certaines scènes il apparait que le film utilise tout ce qu'il met en place. Je n'ai pas eu l'impression que les personnages ont oublié quelque chose qu'on leur a dit qui aurait pu les aider. C'est plutôt agréable. De plus, le parallèle entre Kingsman et Statesman, agences cousines, est facile mais assez drôle et logique.

Le thème choisi pour ce second volet est plutôt osé. On peut, en effet, se poser la question de la logique de la guerre contre la drogue et des réactions politiques des États-Unis face à celle-ci. Cependant, il est dommage que le film passe totalement à côté d'un minimum de réflexion sur le sujet. En dehors de l'idée que la drogue peut être utilisée de manière récréative mais qu'elle reste dangereuse la réalisation ne met pas en question le coût de la guerre contre les drogues et les conséquences sociales de celle-ci. En fait, je pense que la réalisation voulait simplement attirer en parlant de drogue mais ne pas risquer de controverses en construisant une réflexion, même simplifiée.

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*** Le film n'est pas mauvais techniquement. Mais il est assez peu intéressant comme suite, problématique sur certains sujets et je l'oublierais immédiatement.
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Image : Site officiel

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23/02/2015

Kingsman

Kingsman est, selon la pub, le film drôle à voir en ce début d'année. Armé d'un livre (pour le voyage), de popcorns (en fait non, c'est beaucoup trop cher et jamais de la vie je n'introduirais du popcorn amené en contrebande dans le cinéma ! Je suis un homme honnête moi !) et de ma carte VIP je me suis jeté dans la salle à peine les portes ouvertes. Kingsman est le nom de code d'un service tellement secret qu'il agit au-delà des états sans que ces derniers ne soient au courant. Ses membres sont peu nombreux et se vouent à deux buts : être des gentleman et préserver la paix. Lorsqu'un Kingsman meurt la tradition veut que les membres proposent chacun un-e remplaçant-e. Tous les candidat-e-s seront testé-e-s lors d'épreuves dangereuses voir sadiques afin de trouver la personne qui peut être un Kingsman (ou kingswoman d'ailleurs). Pendant ce temps, une organisation kidnappe des VIPs dans le monde entier et prennent le contrôle d'autres. Quel est le but de cette organisation ? Et comment lutter contre les personnes censées nous protéger ? Simple, il suffit d'être un gentleman.

Dès le début on se rend compte que Vaughn ne souhaite que trois choses : s'éclater, nous faire rire et rendre hommage aux vieux James Bond bien moins sérieux que les actuels (je n'aime pas les nouveaux Bond, il n'y a même pas de gadgets !). Les références à ces vieux films sont très nombreuses. On les trouve aussi bien dans les répliques, les scènes que lors de conversations entre personnages (ce qui flirte fortement avec le quatrième mur). Je ne peux qu'avouer que le film réussit à être drôle tout en parodiant un genre. Entre l'espion gentleman qui explique calmement être un adorateur de Satan dans une Église de fondamentalistes haineux, le grand méchant qui ne supporte pas la violence et sa garde du corps, Gazelle, capable de tuer d'une jambe on a de tout. La violence est très présente et tellement exagérée qu'on n'arrive pas à la considérer comme réelle. Cependant, je trouve que le film tombe à plat. Il y a tellement de référence, d'humour et de parodies qu'on ne trouve quasiment pas d'intrigue. Une grande partie de l'humour est bien dosée mais une autre est très lourde et ne fonctionne tout simplement pas sur moi (par exemple la fameuse blague sexy qui transforme l'un des trois personnages féminins en récompense pour le héros blanc hétéro). Au final le film ne fait que du très classique qu'il saupoudre d'un peu d'irrévérencieux sans réussir à me convaincre.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances. Pas mauvais ni bon un film parfaitement moyen qui vous fera oublier de réfléchir pendant deux heures pour être définitivement oublié à peine sorti de la salle.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

Site officiel

 

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08:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kingsman, espions, espionnage, humour | | | |  Facebook