lion de macedoine

  • Le Lion de Macédoine: L'esprit du Chaos

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    Tome: L'esprit du Chaos
    Titre original: Dark Prince
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1991 édition originale)
    Pages: 374

    Enfin, le dernier tome dans cette épopée. La encore Gallimard a coupé en deux le tome original ce qui aboutit, bien entendu, a des bizarreries. Nous retrouvons Alexandre et Parménion exactement ou nous les avions laissé. Presque seuls face à l'adversité qu'ils tentent de vaincre. Mais, après avoir pu retourner dans la Grèce, c'est un Alexandre plus vieux de 14 ans que nous avons en face de nous. L'histoire de ce tome est, donc, celle de la montée au pouvoir d'Alexandre alors que son père son méfie de plus en plus de lui. De plus, Kadmilos, l'esprit du chaos, tente encore de contrôler Alexandre et, pour ceci, tisse les sortilèges et les intrigues autours du jeune prince. Heureusement Parménion est vigilant bien que son amour pour Alexandre puisse l'aveugler.

    Pourquoi avoir découpé les tomes en cet endroit est la première remarque qui me soit venue à l'esprit. En effet, nous retrouvons très brièvement Alexandre jeune enfant pour une centaine de pages et, ensuite, la dernière partie de l'histoire se déploie. Cela donne une impression d'étrangeté et d'artificiel très déplaisante. J'ai aussi l'impression que l'intrigue avance trop vite. Nous avançons de trois ans dans l'histoire sans que l'intrigue ne soit décrite dans ces années vides entre deux chapitres. Ceci donne l'impression, que je crois justifiée, que l'histoire a été inachevée ou terminée à la va vite sans explorer les multiples développement qui auraient pu être décrits et mis en scènes. C'est donc un cycle qui commence médiocrement et qui se termine médiocrement ou, en tout cas, qui en donne l'impression. Je trouve d'ailleurs dommage cette inachèvement qui me laisse sur ma faim. Pour donner un point positif car tout ne peut pas être mauvais, j'ai apprécié le changement de caractère de Parménion et de son ami Mothac. Avec tout ce qu'ils ont vécus ils ne pouvaient être inchangés et c'était une bonne idée de créer un conflit en de loyauté en Mothac tandis que Parménion devait regretter ses pertes. Finalement je dois dire que cette histoire ne vaut pas forcément la peine de s'y plonger si on peut l'éviter.

  • Le Lion de Macédoine: Le Prince Noir

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    Tome: Le Prince Noir
    Titre original: Dark Prince
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1991 édition originale)
    Pages: 404

    Nous retrouvons ici la seconde partie du Lion de Macédoine. Nous avions quitté l'histoire alors qu'Alexandre venait de naitre et que Parménion avait rajeuni grâce à la guérison prodiguée par Dérae. Ici, nous sommes quelques années plus tard mais dans un contexte moins joyeux. Tous les ennemis de la Macédoine se sont ligués plus ou moins ouvertement et Philippe II commet des massacres et des atrocités qui lui créent des ennemis. Le Prince, Alexandre, est accusé d'être possédé par une entité et les preuves se voient par la douleur que tous ressentent en le touchant et par les animaux qu'il tue sans le vouloir. Mais ce monde n'est pas le seul et il existe un autre monde, une autre Grèce, peuplée par les êtres des légendes et qui lutte contre un autre roi de Macédoine: Philippos. Selon les légendes de ce monde, Alexandre est l'enfant qui permettra de rendre Philippos éternel ou de recréer la magie sauvant les peuples mythiques. Lorsque Alexandre est enlevé par les sbires de Philippos Parménion devra le suivre dans une Grèce ou il ne possède nulle armée et dont il ne sait rien pour se battre contre les millier de soldats de PHilippos et tenter de se faire des alliés.

    Étrangement, ce troisième tome me plait plus que les autres. est ce parce que nous quittons une Grèce connue pour retrouver un monde mythique ou la magie coule sur le sol? Peut être. Alors que nous avions une sensation d'étrangeté à cause des altérations que Gemmell créait dans l'histoire nous découvrons ici une véritable autre terre. Il est aussi possible que j'aie apprécié l'utilisation des êtres mythiques par Gemmell? OU alors est ce parce que nous trouvons enfin un Parménion lâche? En effet, celui-ci, plutôt que de devoir réfléchir aux exactions de Philippe, ferme les yeux et fait semblant de ne rien voir. Cependant, bien que j'aie apprécié ce tome, l'histoire n'est toujours pas au niveau des autres livres de Gemmell.

  • Le Lion de Macédoine: La mort des nations

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    Tome: La mort des nations
    Titre original: Lion of Macedon
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1990 édition originale)
    Pages: 341

    La mort des nations est le second tome découpé artificiellement par Gallimard dans le tome Lion of macedon Alors que nous quittions Parménion en danger de mort et face à des spartiates encore puissant nous le retrouvons combattant pour Thèbes et son hégémonie. Mais Sparte ne l'a pas oublié et la mort de son second amour le conduit à retrouver sa soif de vengeance. Cette soif le conduit, ainsi que la ligue de Thèbes, à la bataille de Leuctres. Une bataille historique ou Sparte fut vaincue et son pouvoir démantelé. Son travail terminé il décide de s'engager comme général mercenaire dans tout l'Oikoumene ce qui lui permet de devenir le général le plus réputé du monde habité. Mais la Macédoine, par Philippe II, l'appelle dans un état de danger extrême puisqu'elle risque le démantèlement pur et simple. Un défi que Parménion ne peut que relever pour prouver sa valeur au monde entier.

    D'habitude j'arrive à me faire une opinion rapidement, même si elle est fausse, mais ici j'ai du mal à me décider. Que penser de cette série? En tout cas je pense pouvoir dire définitivement ne pas être d'accord avec Gallimard lorsqu'ils écrivent au verso du livre "avec le Lion de Macédoine David Gemmel nous livre son œuvre la plus aboutie". Non, son œuvre la plus aboutie est ailleurs et le Lion de Macédoine ne possède pas ce qui m'a fait apprécier Gemmell. Néanmoins, ce n'est pas non plus un mauvais livre. J'apprécie beaucoup la façon dont il tisse une histoire de fantasy sur l'histoire d'un pays. Je retrouve des personnages que j'ai connu en cours dans un environnement à la fois familier et étrange ce qui donne un sentiment de bizarrerie mêlé à un sentiment d'authenticité. Que l'on ne s'y trompe pas, Gemmell n'a pas pensé écrire de l'histoire en écrivant ce cycle. Mais nous ne devons pas oublier que l'histoire comme science est aussi une affaire d'art. Je crois, en effet, que ce que Gemmell a réussi avec ce cycle c'est de nous plonger dans la Grèce antique d'une façon différente que celle que l'on connait d'habitude. Mais ce n'est pas son œuvre majeure.

  • Le Lion de Macédoine

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    Tome: L'Enfant Maudit
    Titre original: Lion of Macedon
    Auteur: David A. Gemmell
    Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
    Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1990 édition originale)
    Pages: 403

    Le Lion de Macédoine est, dans cette édition, découpé en deux tomes: L'enfant Maudit et La mort des Nations. C'est, pour l'instant, du premier que je vais parler. Celui-ci relate l'enfance de Parménion à Sparte. Enfance triste puisque son statut de sang mêlé, macédonien de mère et spartiate de père, lui vaut d'être refusé comme vrai spartiate même si sa force, son courage, son endurance et son esprit sont dignes de l'histoire de Sparte. C'est, d'ailleurs, son esprit de Strategos qui conduira Xénophon a le prendre sous son aile pour lui enseigner l'art de la guerre. Malheureusement pour Sparte, la femme qu'il aime meurt et il est obligé de partir en exil tout en vouant une haine tenace envers la ville de son enfance.

    Il est intéressant, quand on aime l'histoire, de retrouver des personnages et des lieux ainsi que des évènements, que l'on étudie, dans un roman. Mais on peut, parfois, être frustré par les incohérences historiques. Il semblerait que Gemmell ait fait un gros effort pour les éviter mais je ne peux pas me prononcer sur sa réussite ou son échec sur ce point. Néanmoins, je pense qu'il a réussit à nous conduire en esprit dans la Grèce antique même si ce n'est que par un roman. Par contre, je ne suis pas sur qu'il ait réussi à écrire un bon livre. Pour ce jugement il faudra attendre d'avoir lu les autres tomes mais je ne ressens pas la même exaltation que lors de la lecture de ses autres livres. Pour l'instant je ne peux qu'attendre d'en avoir lu plus pour me prononcer.