lucien neuwirth

  • "Elles sont 300 000 chaque année" par Simone Veil suivi de "Accéder à la maternité volontaire" par Lucien Neuwirth

    Titre: "Elles sont 300 000 chaque année" par Simone Veil suivi de "Accéder à la maternité volontaire" par Lucien Neuwirth51DC6oH9GJL._SL500_AA300_.jpg
    Éditeur: Points 2009
    Collection: Les grands discours
    Pages: 61

    Dans l'histoire nous connaissons, de temps en temps, de grands discours dont quelques mots restent compréhensible par une large part de la population. C'est le cas pour le "I have a dream" et, plus récemment, le "Yes we can" mais aucun français n'a oublié non plus le discours du générale de Gaule à la libération ("Paris meurtri, Paris outragé, Paris brisé... Mais Paris libéré"). Les éditions points ont, donc, donné au public quelques uns de ces discours historiques en les liant selon le thême.

    Les deux discours que je viens de lire concerne le droit des femmes à prendre en charge leur fertilité. Le premier est le discours de Simone Veil en 1974 qui marque la dépénalisation de l'avortement. Alors que, encore récemment pour l'époque, les femmes pouvaient être arrêtée pour s'être faites avorter Simone Veil, difficilement, réussit à obtenir une loi légalisant l'avortement mais mettant aussi en place une aide sociale envers les femmes. Le second discours concerne le sujet de la contraception. Dans un contexte de peur démographique Lucien Neuwirth réussit à faire accepter une loi légalisant la contraception tout en militant pour une politique familiale volontariste.

    On pourrait penser que ces discours ne sont pas très utiles à la lecture aujourd'hui. Mais au moment ou, en Suisse, certains milieux politiques tentent de remettre en question le droit à l'avortement il peut être intéressant de revenir aux textes des combats fondateurs. En effet, ce n'est pas seulement l'acceptation de deux pratiques que l'on peut retrouver à la suite de ces discours. C'est une progressive autonomisation du corps de la femme. Oui la femme peut enfin décider d'avoir ou non un enfant, la femme peut se dégager des risques qu'elle était seule à prendre. C'était une avancée majeure pour la société.

    Image: Amazon.fr