31/12/2016

Mort par Terry Pratchett

Titre : Mort
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 1987
Pages : 315

Normalement, quand la Mort vient vous chercher c'est dans le but de vous permettre de suivre vos croyances en un monde après la vie terrestre. Quand la Mort vient chercher un jeune garçon, nommé Mortimer, c'est pour une toute autre raison. En effet, la Mort souhaite lui donner une opportunité. Il lui offre un apprentissage ! Le jeune homme apprend vite et comprend rapidement l'intérêt du travail. Il lui est offert l'occasion de ne jamais être au chômage ainsi que le couvert et de quoi manger avec un petit plus : l'éternel jeunesse. Mais le travail de la Mort est loin d'être aussi facile qu'on ne le croit. Pire encore, ce travail pourrait avoir un effet des plus déplaisant sur le jeune homme. D'autant plus lorsque ce dernier décide de changer l'Histoire et que l'Histoire décide de se battre.

Pour des raisons parfaitement compréhensibles la Mort est un personnage que j'apprécie dans le Disque-Monde. Contrairement aux autres personnages, la Mort sait de quoi elle parle et comprend parfaitement que l'univers est absurde. Mieux encore, ses dialogues sont écrits et majuscules. Mais écrire tout un roman sur ce personnage aurait pu être un problème. Et pourtant, Pratchett réussit parfaitement à rendre la Mort sympathique. Tout simplement parce que ce roman parle de la vie. En effet, on comprend rapidement que si Mortimer apparait ce n'est que pour donner une impression de vie à la Mort. Durant une bonne partie du roman, on suit les aventures de la Mort qui essaie de comprendre les plaisirs des vivants et d'être apprécié. Pendant le même temps, Pratchett décrit un petit drame à 4 adolescents pris dans les tentacules de l'amour.

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**** J'ai franchement beaucoup aimé même si j'ai été surpris par la fin.
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Image : Site de l'auteur

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16:27 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terry pratchett, mort, discworld, disque-monde | | | |  Facebook

26/12/2013

Discworld

Dans l'un des mondes du Multivers il existe une tortue. Celle-ci se nomme A’Tuin. Sur sur dos se trouvent 4 éléphants qui, eux-mêmes, portent le Disque-Monde. Et sur ce monde existe la plus grande des cités: Ankh-Morpork. La vie s'y déroule comme dans toutes les grandes villes entre les bagarres, l'université et les diverses guildes d'assassins et de voleurs. Mais tout ce petit monde sera bientôt ébahi par l'arrivée d'un homme qui se prétend être un touriste et qui donne de l'or comme si cela n'avait aucune valeur. Après quelques péripéties le mage raté Rincevent devient son guide ce qui lui voudra un certain nombre de morts (ou presque). Mais, alors que les deux camarades visitent les lieux les plus fameux du Disque-Monde une ancienne prophétie annonce la fin. Seuls les 8 sortilèges peuvent l'empêcher mais le dernier a disparu.

Je me suis toujours dit que je devrais plus m'intéresser au travail de Pratchett. Autant commencer par des films pour, ensuite, aller plus avant dans son univers complètement déjanté (même la liste des titres est chaotique). Ce film est l'adaptation des deux premiers romans de l'univers du Disque-Monde. Bien que le premier livre ne soit pas le meilleur (je l'ai lu et on sent un humour féroce mais il n'y a pas de véritable intrigue) on apprécie beaucoup, à mon avis, cette adaptation. Ankk-Morpork est sale à souhait tandis que la mort se présente toutes les 5 minutes à l'écran pour parler à ce pauvre Rincevent. J'ai beaucoup apprécié les nombreuses références à la littérature classique de la fantasy (Conan, le Necronomicon, etc). Le jeux des acteurs est tout aussi bon. Pour une histoire qui se veut délurée et distrayante c'est une réussite!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Drôle et rempli de références. L'université me semble être une parfaite illustration du fonctionnement des établissements actuels. Si vous aimez Pratchett plongez-vous dans ce film. Si vous ne connaissez pas Pratchett plongez-vous dans ce film. Si vous n'aimez pas Pratchett eh bien dommage pour vous.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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14:48 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : discworld, rincevent, deuxfleurs, mort, pratchett | | | |  Facebook

01/08/2013

RIPD

Je suis allé au cinéma voir ce film avec une idée en tête: soit c'est crétin soit c'est crétin mais fun. Dans tous les cas une partie de la critique était déjà écrite grâce à la bande annonce de ce qui semblait déjà être un film bien stupide. Du moins il parait que c'est du cinéma. J'ai eu un peu de mal à le croire. Mais avant de commencer de tirer sur l'ambulance il faut au moins dire de quoi parle le film. Alors, selon le scénario que j'ai retrouvé caché sur un papier de cigarette plié en quatre l'histoire se déroule à Boston. Ce n'est pas comme si c'était important de toute manière. Le héros, Nick, a volé des preuves en or (ah ah). Alors qu'il se repend et souhaite rendre l'or son partenaire l'abat durant un raid. C'est bête parce que ça ne lui donne pas beaucoup de bons points pour son jugement. Heureusement pour lui le rest in peace departement (d'où le nom du film, super imaginatif non?) a besoin de ses talents pour ramener les morts dans le seul endroit fait pour eux: l'au-delà. Et comme on ne veut pas perdre notre temps il se trouve que, justement, le petit nouveau met au jour une conspiration des morts pour créer la fin du monde. Chanceux le flic!

Comment critiquer quelque chose de vide? Franchement, ne gaspillez ni votre temps ni votre argent pour cette chose atroce qui se prétend être un film. A mon avis c'est une conspiration de libraire qui a demandé sa création pour que les spectateurs, dégoûtés, jurent de ne jamais plus retourner au cinéma et de lire l'intégrale de Game of Thrones a la place (ce qui est une très bonne idée soit dit en passant). L'ennui c'est qu'il n'y a rien à sauver. Non seulement les personnages sont caricaturaux, stupides et franchement emmerdant mais, en plus, l'histoire n'est qu'un prétexte pour un semblant de scènes d'actions ratées en 3D. Les gags, du moins il parait qu'il y en a, sont aussi drôle que des blagues carambars. Franchement, ce film doit être censuré, les copies détruites et tous les articles écrit sur lui supprimés pour que les générations futures n'aient pas honte de ses ancêtres.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je déclare l'accusé coupable de crime cinématographique. Il est condamné à ne plus jamais créer de film et ce pour sauvegarder la santé psychique de l'humanité. Vite ! Avant qu'il ne nous fasse subir une autre horreur!

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: site officiel

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15:01 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ripd, fantômes, mort | | | |  Facebook

31/07/2009

L'amour, la mort

Titre: L'amour, la mortlovedeath.jpg
Titre original: Lovedeath
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Monique Lebailly
Éditeur: Albin Michel 1995 (1993 édition originale)
Collection: Livre de Poche
Pages: 413

Ceci n'est pas un roman, c'est un agrégats de plusieurs nouvelles de qualités différentes mais ayant toutes, selon l'auteur, le point commun de l'amour et de la mort lié entre eux. Le lit de l'entropie à minuit parle d'un homme, expert en assurance, dont la peur de voir sa fille avoir un accident détruit sa vie. Mourir à Bangkok est une histoire d'horreur sous fond de SIDA. Coucher avec des femmes dentues lui se déroule aux USA mais est l'interview par des journalistes ou chercheur, ce n'est pas précisé, de l'un des dernier hommes sains amérindiens. Flash-back lui se déroule dans une Amérique ayant connu le sort d'une gigantesque crise économique et ayant perdu toute puissance économique, ses citoyens ne peuvent plus que s'adonner à cette drogue qui permet de revivre ses souvenirs. Et enfin, pour terminer c'est le grand amant qui décrit les pensées et actions d'un poète fictif via son journal intime de soldat de la Grande Guerre.

Ce sont donc cinq nouvelles qui constituent ce recueil, cinq nouvelles dont l'histoire n'est pas comparable ni la qualité. Alors que la première est, je pense, la pire je trouve la dernière et les deux suivant le lit de l'entropie à minuit passables mais pas géniales. La seule qui retient mes suffrages est donc Flash-back non pas à cause de l'environnement décrit mais à cause des réflexions que l'idée de cette drogue peut lancer. comment réagirions nous si nous pouvions nous réfugier dans de beaux souvenirs plutôt que de survivre dans un environnement détruit? Mais surtout, qu'elles sont les conséquences d'une telle drogue. Néanmoins, ce recueil est décevant et sa possession n'est absolument pas nécessaire.

09:33 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dan simmons, amour, mort | | | |  Facebook

19/01/2009

La mort au moyen âge

Titre: La mort au moyen âgela mort au moyen age.jpg
Auteur: Danièle Alexandre-Bidon
Éditeur: Hachette Littératures 1998
Collection: Pluriel
Pages: 333

Voila un sujet un peu morbide pour un livre et pour un lecteur. Mais s'arrêter au morbide est négliger l'importance de la mort dans la vie d'un humain et donc dans les sciences dites humaines. La mort, que l'on en soit heureux ou non, est au centre de nos vies, on se dirige vers elle, on l'accepte ou non et on développe des rites face à elle. Ce livre a pour but de nous illustrer les rites médiévaux mais aussi tout ce qui entoure la mort d'un proche: les tombes, l'église, les métiers, le testament, etc à la période médiévale.

Est ce réussis? Je pense pouvoir dire que oui. l'auteur nous permet d'avoir un aperçu de la pensée de la mort et de son évolution au moyen âge, pensées qui nous sont parfois surprenante. Il nous montre aussi une société ou le mort était partie intégrante de celle-ci et ou les familles et amis gardaient en face d'eux le mort jusqu'à ce que, petit à petit, l'église confisque ces moments d'intimités pour, ensuite, les perdre et oublier ce qu'est la mort. C'est un sujet morbide mais c'est aussi un moyen de comprendre la vie et les gens et Bidon pourrait avoir raison quand il déplore la perte de vision des morts dans notre société et l'abandon dont ils sont victimes. Devrions nous retourner au chevet du mourant jusqu'à éa fin et accompagner la préparation des rites? Peut être.