28/04/2018

Doctor Who. Plague City par Jonathan Morris

Titre :  Doctor Who. Plague City
Auteur : Jonathan Morris
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 250

Le Docteur, Bill Potts et Nardole voyagent ensemble de temps en temps. Malgré les dangers et les problèmes Nardole ne perd pas une occasion pour rappeler au Docteur qu'il est censé garder un coffre et ne pas quitter la planète. Mais ce nouveau voyage n'est pas en dehors de la Terre. Le Docteur souhaite visiter Édimbourg. Mais il se trompe dans la date et le groupe atterrit en 1645. La ville est sous couvre-feu et mise en quarantaine. La ville est soumise à la peste et de nombreuses personnes sont déjà mortes. Les rues sombres d'Édimbourg ne cachent pas seulement les mort-e-s et les gardes chargés de maintenir l'ordre. Un être parcourt les rues. Il est dit qu'il visite toutes les personnes malades et que, le soir même, ces personnes meurent. Un jour après, à la minute près, les familles en deuil sont visitées par le fantôme de la personne disparue. Bien entendu, le Docteur souhaite comprendre ce qui est en train d'arriver.

SPOILERS

Bien que j'apprécie les romans écrits autours de Doctor Who ceux-ci sont souvent basique, une intrigue peu développée et des personnages assez peu intéressants. Ce n'est pas le cas de ce roman. Premièrement, et contrairement au précédent, Bill Potts est bien écrite ! Elle agit seule, sans recevoir d'ordres de la part du Docteur, et comprend parfaitement les règles du voyage dans le temps ainsi que les dilemmes moraux que cela implique, tout en cherchant des moyens de sauver le plus de personnes possibles. Elle n'hésite pas à mettre en pleine lumière l'hypocrisie du Docteur qui refuse la possibilité d'agir pour sauver des personnes, mais qui le fait tout de même en cachette. Je suis, honnêtement, très heureux de voir Bill Potts écrite comme une femme capable d'agir et de penser par elle-même mais aussi de comprendre de quelle manière le Docteur agit et pense, ce qui lui permet de le retrouver assez facilement dans une ville inconnue.

L'intrigue se rapproche fortement de The Fires of Pompeii. On se retrouve dans une ville en proie à un désastre imminent contre lequel le Docteur ne peut pas agir car l'histoire est déjà écrite. Cependant, le Docteur essaie tout de même de trouver un moyen de sauver quelqu'un, cette fois sans que Donna Nobble ne le force. La ressemblance va jusqu'au danger d'une explosion volcanique capable de détruire la ville et ses habitant-e-s. Le danger historique est la peste. Bien qu'il, soit difficile de créer un roman Doctor Who véritablement pessimiste, le Docteur étant l'équivalent d'une divinité omnipotente et omnisciente, l'auteur réussit tout de même à créer une atmosphère de tristesse qui englobe toute une communauté essayant de survivre à une maladie qui touche tout le monde. L'auteur essaie de montrer que le danger de la maladie empêche tout travail de deuil puisque les routes, les maisons et les cimetières sont fermés. Du jour au lendemain, on perd un membre de la famille et on ne peut pas lui dire adieu. La menace alien se greffe sur cette caractéristique et permet d'incarner le fonctionnement de la dépression puisque celle-ci empêche toutes formes de pensées positives. Ce roman est le meilleur des trois qui prennent place dans le cadre de la saison 10.

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**** Sans être parfait, l'auteur écrits de bons personnages et réussit à créer une atmosphère de tristesse et d'inévitabilité.
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Image : Éditeur

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Doctor Who saison 10

Après la mort de Clara Oswald et la petite guerre contre les Time Lords le Docteur a tout oublié de sa compagne. Heureusement pour lui, il n'était pas seul et il a pu vivre 24 ans avec sa femme, River Song. Mais les vacances sont terminées. Il doit retourner sur la Terre. Cette fois, il n'est pas censé aller à l'aventure. En effet, son rôle est de surveiller un coffre à l'intérieur d'une université. Pour être certain qu'il ne fuie pas son rôle. Il a accepté l'aide de Nardole, ancien employé de River Song et arnaqueur. Dans le même temps, il donne des cours à l'université sur les sujets qui l'inspirent. Petit à petit, il se rend compte qu'une personne suit tous ses cours en restant discrète. Son nom est Bill Potts. Au vu de son intérêt le Docteur lui propose un tutorat privé. Leur relation évoluera vite en direction du TARDIS pour de nouvelles aventures !

SPOILERS

Cette saison 10 peut faire peur. Elle semble faire figure de remplissage entre deux showrunners, deux personnes qui incarnent le personnage du Docteur, une compagne de transition et tout le monde connait les problèmes d'écritures que peut avoir Moffat. Cette saison est réussie. Moffat sort par la grande porte ainsi que son Docteur. Pour une fois, la saison n'est pas impliquée dans un plan d'ensemble qui mette l'univers dans la balance. Au contraire, les choses sont bien plus proches des personnages. Bien que Bill et Nardole ne soient pas là pour rien, la relation principale est celle du Docteur et de Missy. Missy, depuis son apparition, clame posséder une relation importante avec le Docteur. Dans cette saison, on l'observe changer et se rapprocher du Docteur aussi bien en ce qui concerne l'amitié que l'héroïsme. Leur relation se termine sur une déclaration d'amour entre deux personnages qui tournent l'un autours de l'autre depuis longtemps. Mais elle se termine aussi sur une mort de Missy parfaitement exécutée. Je pense que l'on regrettera tous Missy. Bill Potts, elle, aurait pu n'être que peu intéressante. Mais ses connaissances en pop culture lui permettent de mieux comprendre ce qui se déroule autour d'elle. Ses dialogues permettent aussi de se moquer un peu de la série. Surtout, malgré le peu d'épisodes qui lui sont donnés sont histoire se conclut mieux que toutes les autres compagnes de l'ère Moffat.

Un second aspect intéressant de cette saison concerne les adversaires. Doctor Who a connu son lot d'aliens dont le but est de détruire ou de conquérir. Parfois, le problème concerne la relation entre une espèce et l'humanité. Souvent, le Docteur essaie de gagner sans, pour autant, tuer. Mais il arrive fréquemment que le Docteur soit coupable de meurtre voire de génocide. Cette saison ne possède que peu de menaces aliens contre lesquelles le Docteur doit prendre des décisions difficiles. Outre un épisode durant lequel il est brutalement mis de côté afin de laisser des Pictes et des Romains se battre côte à côte ou encore les Moines qui n'envahissent que si on les a invités la plupart des adversaires agissent par incompréhension ou à cause d'humain-e-s. The Pilot et Smile sont deux très bons exemples. Dans le premier cas l’adversaire souhaite simplement inviter Bill à un voyage. Dans le second cas, la menace est due à une mauvaise programmation des robots qui ne peuvent comprendre le deuil suite à la mort et décident d'empêcher toutes mauvaises émotions de manière permanente. Dans les deux cas, les adversaires n'en sont pas vraiment. Illes ne font qu'agir selon une programmation et non en vue de faire du mal à d'autres êtres.

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***** Une saison 10 un peu moins bonne que la précédente, surtout à cause du tryptique autours des Moines pourtant intéressants, mais qui permet aussi de terminer une époque tout en nous offrant Bill Potts.

Image : Site officiel

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23/04/2018

Doctor Who. Diamond Dogs par Mike Tucker

Titre :  Doctor Who. Diamond Dogs
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 253

Loin dans le futur la Terre n'a aucune ressource naturelle. Les autres planètes telluriques ont aussi été vidées. L'essor spatial de l'humanité se trouve au point mort alors que les ressources nécessaires sont absentes. Mais il y a encore de vastes réservoirs dans le système solaire. Ceux-ci se trouvent dans les atmosphères des géantes gazeuses. Des lieux difficiles à atteindre sans une technologie importante. Heureusement pour l'humanité elle a rencontré les Cancri. Ces êtres sont des spécialistes de la technologie gravitationnelle. Les deux espèces se sont unies afin de récolter les diamants de Saturne. Mais les nuages de la planète cachent une menace et le Docteur, pris alors qu'il tentait de voler un diamant, n'a pas d'autres choix que d'essayer de comprendre ce qui est en train de se produire.

SPOILERS

S'il y a bien quelque chose que j'apprécie c'est lorsque l'humanité et les aliens ne sont pas des ennemis qui risquent une guerre. Dans ce livre deux espèces collaborent dans le cadre d'un accord minier. L'une propose sa force de travail et ses planètes tandis que l'autre offre une technologie. Nous avons un exemple de collaboration, ici économique, qui fonctionne pour les deux espèces sans conflits. Bien entendu, le livre montre que les Cancri cachent des choses à l'humanité mais il mentionne aussi que l'humanité cache aussi des forces militaires importantes.

En revanche, je déplore une mauvaise écriture de Bill. Dans la série, Bill est une fan de SF qui réussit à répondre au Docteur tout en mentionnant une œuvre liée à ce qui arrive. Ses connaissances sont mises en avant pour lui permettre de comprendre et de naviguer dans ce qui est une aventure de SF. Dans ce livre, Bill est d'abord dépeinte comme une compagne qui ne comprendre pas l'intérêt de voyager vers Saturne ni ce qu'implique de pouvoir y construire une station. Pendant une grande partie de l'œuvre, elle n'agit pas et se contente d'attendre. Ce n'est que bien plus tard, dès que le Docteur part et que l'intrigue de la station doit continuer, qu'elle est écrite comme agissante. Elle commence par trouver les saboteurs, puis les preuves et enfin elle explique au Docteur ce qui est en train de se dérouler (le retour du Docteur la confinant à nouveau dans un rôle d'attente). Ceci donne l'impression que l'auteur ne s'intéresse pas à Bill et ne voulait pas l'utiliser.

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*** Une bonne idée mais il est dommage que Bill ne reçoive pas l'attention qu'elle mérite en tant que personnage.
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Image : Éditeur

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09/04/2018

Doctor Who. The shining man par Cavan Scott

Titre :  Doctor Who. The shining man
Auteur : Cavan Scott
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 256

Les problèmes ont commencé simplement. Un jour, quelqu'un a fait une vidéo d'un être aux yeux lumineux. Cette vidéo est devenue de plus en plus partagée et, bientôt, d'autres vidéos et photos sont apparues en ligne. Puis, des personnes ordinaires se sont déguisées pour faire peur tandis que les magasins ont commencé à vendre des objets dérivés. En quelques semaines le monde entier a entendu parler des Shining Men alors que tout a commencé avec une seule personne. La police ne prend pas les choses aux sérieux mais arrête les personnes qui se déguisent, avant que celles-ci ne soient accusées de kidnapping. Car même si les Shining Men ne peuvent pas exister des personnes disparaissent après les voir vu. C'est un travail parfait pour le Docteur et Bill Potts.

SPOILERS

La saison 10 de Doctor Who est l'une de mes favorites et l'apparition de l'actrice Pearl Mackie dans la série l'explique en partie. Je ne pouvais qu'être heureux à l'idée de la rencontrer à nouveau sur papier en tant que Bill Potts. Ce personnage donne un vent de fraicheur en étant "normal", à la différence d'Amy Pond et de Clara Oswald. Mieux encore, elle a une connaissance étendue de la SF ce qui permet enfin d'avoir une humaine capable de comprendre les intrigues aussi bien que le Docteur !

Ce livre fait partie de trois tomes sortis en même temps et qui s’insèrent dans la saison 10. Que l'on soit clair, les romans n'ont jamais été particulièrement bons mais ils sont acceptables, d'autant plus si vous aimez la série. Ce tome joue des ennemis qui ont déjà été rencontrés dans Torchwood. Mais là où Torchwood échoue le Docteur trouve un moyen de gagner. Réutilise ce type d'ennemis, même de manière peu imaginative, permet de leur donner un peu plus de profondeur. Le roman s'est aussi, selon moi, fortement inspiré du phénomène de la psychose des clowns : vidéos, hystérie et rumeurs basée sur un phénomène précis et unique. C'est un bon moyen de débuter une intrigue sans avoir à donner trop d'informations sur ce qui est en train de se dérouler.

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*** Un roman qui se lit assez bien sans être ni particulièrement bon ni mauvais.
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Image : Éditeur

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