perrin

  • Histoire des Etrusques par Jean-Marc Irollo

    Titre : Histoire des Étrusques
    Auteur : Jean-Marc Irollo
    Éditeur : Perrin 2010 (2004)
    Pages : 212

    Je peux l'avouer sans honte, je ne connais pratiquement rien à la civilisation étrusque. Pourtant, elle eut une influence importante sur la civilisation romaine, qu'elle contrôla pendant quelque temps. Pendant longtemps, Rome dépendit d'institutions et de rituels provenant des Étrusques. Mais cette civilisation est difficile à comprendre. Non seulement sa langue est encore difficile à comprendre mais elle n'a laissé que peu de traces. On en sait beaucoup à l'aide d'auteurs antiques mais ceux-ci ont parfois enjolivé certaines caractéristiques ou évité de parler des échecs militaires face aux Étrusques.

    L'auteur de ce livre essaie de nous donner une vision complète et synthétique de cette civilisation, les aspects plus spécialisés pouvant être étudié à l'aide d'une courte bibliographique. J'ai été surpris que l'auteur débute son livre par une histoire de l'intérêt envers les Étrusques. Par ce chapitre, il explicite de quelle manière les premières découvertes eurent lieu et qu'elles furent les réactions de la société et des savants face à celles-ci. Il nous présente des pillages qui permettent de revendre des objets ou de les collectionner, ce qui ne fut stoppé que par une politique muséale. Mais aussi des idées négatives envers cette civilisation, par des personnes qui pensent l'art gréco-romain supérieur.

    Les chapitres qui suivent s'intéressent plus spécifiquement à la vie des Étrusques. On y découvre leur art, leurs croyances religieuses mais aussi les actions commerciales et militaires. L'auteur explicite, brièvement, la question débattue des origines. Celle-ci est considérée comme mineure par Jean-Marc Irollo mais permet de comprendre que l'originalité étrusque a en grande partie expliqué l'impression que ceux-ci proviennent d'autres horizons géographiques qu'italiques. Ces chapitres décrivent une civilisation raffinée qui, selon les mots de l'auteur, semble célébrer la vie sur terre. Contrairement aux gréco-romains, les femmes y sont acceptées au sein de la vie masculine comme les banquets ou les combats de lutte. Mais c'est aussi une civilisation qui donne une grande importance aux signes envoyés par les divinités. Ces signes doivent être interprété afin d'y répondre d'une manière adéquate. Rome utilisera longtemps des étrusques pour comprendre ces signes. Enfin, l'auteur termine sur les victoires et les pertes militaires. Alors que le début de cette civilisation se heurte aux grecs, ceux-ci les décrivant comme des pirates, ils conquièrent avant tout pour faciliter le commerce. Celles-ci seront fatales puisque l'une des conquêtes est la ville de Rome que les Étrusques vont largement aider. À la suite de l'expulsion du dernier roi, Tarquin le Superbe, l'histoire des relations entre les romains et les villes étrusques est une suite de guerres jusqu'à ce que les aristocrates étrusques préfèrent s'allier à Rome plutôt que de perdre contre une population socialement inférieure. Ceci marquera le début d'une assimilation au sein de la civilisation gréco-romaine.

    Ce petit livre est avant tout une introduction. L'auteur n'explicite pas les débats scientifiques les plus récents. Il tente de nous présenter ce que nous savons, actuellement, de cette civilisation et de ses liens avec le monde gréco-romain. De ce point de vue, c'est une réussite. Néanmoins, on peut déplorer le manque d'illustrations ou de cartes au sein du texte qui permettraient de mieux comprendre certains aspects, en particulier artistiques.

    Image : Éditeur

  • Histoire des femmes en occident 1. L'antiquité sous la direction de Pauline Schmitt Pantel

    Titre :  Histoire des femmes en occident 1. L'antiquité
    Direction : Pauline Schmitt Pantel
    Éditeur : Perrin 1990
    Pages : 725

    Après de longues semaines j'ai enfin terminé ce premier tome de l'Histoire des femmes en occident, ce qui implique que j'ai lu trois tomes sur les cinq. Comme les autres tomes, le but de ce livre est de proposer une synthèse des connaissances sur les femmes dans une période précise. L'antiquité était une période très vaste, il a fallu faire un choix difficile. Dans ce livre, les autrices se concentrent sur l'histoire gréco-romain avec un chapitre supplémentaire sur l'impact des femmes dans le christianisme.

    Le livre est divisé en trois parties. La première nous explique le fonctionnement des modèles féminins durant l'antiquité. La partie débute sur une analyse des déesses et de leurs fonctions dans la Grèce. Ce chapitre est suivi sur une analyse des questions de genre chez de grands philosophes. Cela permet de comprendre de quelle manière les femmes sont pensées en Grèce et donc leur place. Un troisième chapitre se concentre sur les femmes dans le droit romain et donc les différents statuts des romaines. Un dernier chapitre analyse les images sur poteries des femmes et leurs significations. L'autrice nous montre que ces images permettent de connaitre plusieurs rituels importants de la vie féminine.

    Une seconde partie se concentre sur les rituels et pratiques féminines. Cette seconde partie est divisée en quatre chapitres liés entre eux. Les deux premiers se concentrent sur l'entrée dans le mariage à Rome et à Athènes. Le chapitre concernant Rome, qui m'a plus intéressé, montre en particulier que les femmes de hautes positions sociales essaient d'éviter de tomber enceinte en permettant à leurs maris d'avoir des concubines. Ceci dans le but d'éviter la mort due à l'accouchement. Pour aider, les matrones, femmes mariées ayant des enfants, sont censées être chastes et éviter la sexualité. Deux autres chapitres se concentrent sur les liens entre les femmes et la religion. En ce qui concerne Athènes, l'autrice se concentre sur les rituels comme moyen de changer de statut au fil des âges. En ce qui concerne Rome, l'autrice démontre que les femmes n'ont qu'une place annexe dans les rituels religieux. Ceux-ci sont d'abord masculins. Mais, dans certains cas, les femmes peuvent organiser un culte ou sont nécessaires pour réussir un culte, par exemple dans le cas du Flamine de Jupiter.

    La troisième partie, après un chapitre sur l'église, est constitué de deux chapitres réfléchissent sur les significations de l'antiquité et de l'histoire des femmes. Le premier met en question l'idée d'un matriarcat ancien, basé sur des preuves douteuses. Le second chapitre examine l'historiographie afin de comprendre si une histoire des femmes est possible et si le genre est un bon outil pour comprendre l'histoire antique. Le livre se clôt sur la présentation d'un texte de la sainte Perpétue.

    Ce premier tome fut d'une lecture difficile. La première partie est particulièrement ardue car très spécialisée. Cependant, cela n'empêche pas ce livre d'être intéressant et j'ai particulièrement apprécié les chapitres parlant de Rome. Je déplore tout de même que ce premier tome se concentre sur deux civilisations très précises. J'aurais aimé en savoir plus sur d'autres sociétés, bien que je ne sois pas capable de dire si cela est possible.

    Image : Éditeur

  • Histoire des femmes en occident 2. Le Moyen Âge sous la direction de Christiane Klapisch-Zuber, Georges Duby et Michelle Perrot

    Titre :  Histoire des femmes en occident 2. Le Moyen Âge

    Direction : Christiane Klapisch-Zuber, Georges Duby et Michelle Perrot

    Éditeur : Perrin 2002

    Pages : 692

    Lorsqu'on s'intéresse à l'histoire des femmes voire aux études genre en histoire on a forcément entendu parler d projet d'Histoire des femmes en occident. Dans les années 90, Michelle Perrot et Georges Duby, deux historien-ne-s important-e-s en France, ont pris la direction d'une gigantesque œuvre en 5 tomes réunissant les contributions de nombreuses personnes afin d'offrir les informations les plus contemporaines sur les connaissances que l'on a des femmes en occident dans l'histoire. Ces 5 livres suivent la chronologie scolaire classique et ce second tome s'intéresse à la période médiévale. Une période dont je ne connais pas grand-chose en ce qui concerne ce thème.

    Le livre est divisé en 4 grandes parties constitués d'un nombre variables de chapitres. La première partie s'intéresse aux discours masculins sur les femmes. Les autrices y examinent un grand nombre de thème. On commence avec le regard clérical, pour passer sur le fonctionnement du corps, suivre sur les types de femmes, le mariage et terminer sur la mode féminine. Ces nombreux chapitres permettent de mieux comprendre de quelle manière était pensée la place des femmes lors de la période médiévale. On observe que celles-ci sont divisées selon leur état marital : célibataire, mariées et vierges. Ce dernier état étant le plus favorisé par les clercs tandis que le mariage doit rester le plus chaste possible. J'ai surtout apprécié le chapitre sur la mode qui permet non seulement de mieux connaitre les habits portés par les femmes mais surtout les normes strictes derrière l'habillement.

    La seconde partie permet de replacer les femmes dans les stratégies matrimoniales. Celle-ci comment par une longue étude des droits romains et barbares au début du Moyen Âge. L'autrice y explicite les tensions entre plusieurs normes tandis que l'Église ne possède pas encore les moyens d'intervenir de façon importante dans les couples. Un second chapitre s'intéresse à l'époque féodal. Au travers de plusieurs textes, l'autrice y examine la manière dont les femmes peuvent user du mariage à leur avantage, ou le subir. Un texte de Duby suit sur l'amour courtois. Celui-ci y est pensé non comme une forme de romantisme mais un jeu de séduction, dont les mots sont très guerriers, qui permet à un jeune chevalier célibataire de tenter de se rapprocher de femmes qui lui sont interdites dans le cadre de la société féodale, créant une forme de danger. Enfin, un dernier chapitre examine la place des femmes dans la société médiévale aussi bien dans le mariage et l'enfantement, dans la religion qu'en tant que travailleuse.

    La troisième partie permet de communiquer des informations tirées de l'archéologie et de l'analyse des images que la période nous a communiqué. Le premier chapitre, archéologique, permet de retrouver des gestes et outils mais aussi des lieux de vies. Tandis que le second chapitre, que j'ai beaucoup apprécié, examine la manière dont sont pensées les femmes grâce à une large iconographie. Le propos est très riche et les exemples nombreux. Cependant, il est dommage que cette édition ne publie les images qu'en petit format et en noir et blanc.

    Enfin, la dernière partie examine la manière dont les femmes ont pu user de l'écrit pour communique leurs vies. C'est, selon moi, le chapitre le plus ardu de ce livre. L'autrice utilise de nombreuses références aussi bien latines que d'écrivaines, et j'ai eu du mal à bien comprendre ce qu'elle tentait d'expliquer. Il suit une publication de propos rapportés à un inquisiteur lors de la lutte contre les cathares. Dans les deux cas, on comprend que les femmes étaient capables, à l'époque, de communiquer et de suivre leurs propres idées malgré, parfois, le danger que cela implique.

    Après ma lecture du tome 5 j'ai donc enfin lu le second tome de cette gigantesque Histoire des femmes en occident. Bien que certains chapitres et introductions soient ardus à lire je suis heureux de m'être lancé dans ce livre. Même si celui-ci a plus de 20 ans, on apprend toujours beaucoup de choses sur l'histoire des femmes. Il faut mentionner aussi la gigantesque bibliographie qui a été mise à jour pour la décennie 1990-2000.

    Image : Éditeur

    9782262018702ORI.jpg

  • L'ile aux cannibales. 1933, une déportation-abandon en Sibérie par Nicolas Werth

    Titre : L'ile aux cannibales. 1933, une déportation-abandon en Sibérie
    Auteur : Nicolas Werth
    Éditeur : Perrin 2006
    Pages : 204

    Nicolas Werth est connu pour être un spécialiste de l'URSS et l'un des auteurs du Livre noir du communisme (que je n'ai pas lu). Dans ce petit ouvrage il s'intéresse à l'ile de Nazino, en Sibérie. Selon des témoignages oraux, la petite ile inhospitalière fut le théâtre d'actes inhumains suivi de la mort de nombreuses personnes au point qu'une commission d'enquête fut mise en place peu de temps après les événements. Mais moins que cette petite histoire c'est le processus global de déportation que souhaite comprendre l'auteur en partant de l’arrivée : l'ile de Nazino.

    L'auteur divise son travail en 5 chapitres qui permettent de mieux comprendre la raison des déportations. Le premier chapitre dévoile le plan derrière ces déportations. Loin d'être de simples actes de destruction le but est double. Premièrement, il semble nécessaire aux autorités communistes de vider la campagne et les villes d'éléments considérés comme dangereux, en particulier les Koulaks mais aussi les anciens membres de l'état tsaristes. En second lieu, cette déportation doit être un moyen de prendre le contrôle de territoire peu habités et d'en faire des lieux productifs par le travail des déportés.

    Cependant, le troisième chapitre montre les difficultés de la mise en place de ce plan. En effet, une population importante est destinée à la déportation. Mais comment les déporter, qui déporter et surtout qu'en faire à l’arrivée ? L'auteur démontre que les autorités policières suivent les ordres de la manière la plus large possible. Les personnes déportées peuvent aussi bien être des criminel-le-s que de simples passants qui allaient au marché sans leur passeport ou encore des membres éminents du partis. Les décisions sont rapides, sans recours et les déporté-e-s ne sont pas écouté-e-s. Pire encore, les villes et villages chargés d’accueillir cette population ne sont pas préparés. Les autorités ne savent pas forcément quel type de population va arriver, leur nombre et ne possède pas les ressources en hommes nécessaires pour la surveillance. L'auteur montre aussi les difficultés d'approvisionnement pour vêtir et nourrir les déporté-e-s.

    Ceci débouche sur l'échec total de la déportation à Nazino. L'auteur nous explique que les autorités locales ne savent pas combien de personnes vont arriver ni leur profil. Au lieu de paysans endurcis capables de travailler la terre ce sont des citadins. Celleux-ci ont été largement dépouillé par les éléments criminels de la déportation et peuvent arriver peu vêtu-e-s, voire nu-e-s, affamé si ce n'est déjà mort. Alors que les infrastructures de transit sont remplies il est difficile de transférer la population, par manque de bateaux. Les populations qui se retrouvent en Sibérie ne savent pas construire de logements ni cultiver. Rapidement, la famine s'installe et des actes de cannibalisme ont lieu. Ce contexte n'est pas aidé par des gardes qui n'hésitent pas à profiter de la situation pour devenir un peu plus riche ou qui font actes de cruauté contre les personnes déportées.

    Partant d'une histoire précise, qui a donné lieu à une enquête officielle, l'auteur essaie de nous faire comprendre le fonctionnement des déportations : de la décision policière à la mise en place des infrastructures. Ce qu'il nous montre est un acte administratif qui ne prend pas en compte la situation réelle et qui est rapidement dépassée par les décisions personnelles des autorités locales et de la police. Par cet exemple, l'auteur essaie de nous faire comprendre le fonctionnement global d'une politique qui débouche sur des centaines de milliers de morts dans un contexte de famine pour les populations paysannes de l'URSS. Sans pouvoir juger de la place de ce livre dans l'historiographie, n'étant pas un spécialiste de l'URSS, je peux tout de même considérer ce livre comme intéressant pour comprendre le fonctionnement de l'état communiste en Russie sous Staline.

    Image : Éditeur

    9782262029418ORI.jpg

  • Heydrich et la solution finale par Edouard Husson

    Titre : Heydrich et la solution finale
    Auteur : Edouard Husson
    Éditeur : Perrin 2008
    Pages : 484
    TW : racisme, antisémitisme, génocide

    Edouard Husson, dans ce livre, se propose d'étudier l'un des quatre hommes qui, selon lui, sont responsable de la mise en place du judéocide au niveau européen. Si l'auteur s'intéresse à Heydrich ce n'est pas pour en faire un héros ni pour baisser la responsabilité d'autres personnes, aussi bien à l'intérieur du régime nazi qu'à l'extérieur, mais parce que l'auteur penser que Heydrich est l'un des architectes les plus importants de la solution finale. Il serait la personne qui aurait rendu possible la mort de 6 millions de juifs selon la volonté exprimée par Hitler.

    Ainsi, ce livre n'est pas une biographie. La figure d'Heydrich est centrale dans ce livre. Mais l'auteur la place à plusieurs intersections. En effet, Husson explique que Heydrich est au centre d'un réseau de pouvoir, qualifié de féodal, interne à l'appareil nazi. La volonté d'Heydrich est de renforcer son propre pouvoir face à d'autres personnalités et de s'affirmer comme loyal face aux personnes qui lui sont supérieures hiérarchiquement. Ainsi, la mise en place du judéocide est aussi un moyen pour Heydrich de renforcer et rendre inattaquable sa position au sein du gouvernement nazi.

    De plus, l'auteur fait la distinction entre dynamique génocidaire. Il explique que la première volonté n'était pas l'assassinat, sur place, des Juifs. Mais leur expulsion vers des territoires éloignés après que la guerre fut gagnée. L'un de ces territoires était l'île de Madagascar mais d'autres étaient possibles à l'instar du nord de la Russie soviétique. Bien que l'expulsion soit favorisée cela n'exclut pas de nombreuses morts que ce soit par le travail ou à cause du contexte de vie difficile infligé aux Juifs. Ce génocide lent et donc tout aussi meurtrier que celui qui aura lieu. Celui-ci, si j'ai bien compris l'auteur, a lieu alors que la guerre devient plus difficile. Selon Husson, à chaque problème rencontré dans la guerre par l'armée allemande équivaut une hausse de la radicalité contre les Juifs soumis aux nazis. En effet, selon les penseur nazis et Hitler, la guerre et ses difficultés sont la conséquence directe des Juifs. Il est donc nécessaire de les réprimer afin d'éviter la capitulation et la révolution, telle que cela eut lieu en 1918. Ainsi, l'incapacité de vaincre en Russie soviétique implique que la mise à mort immédiate devient pensable comme moyen de détruire la résistance et bloquer les capacités de guerre des ennemis de l'Allemagne, selon Hitler.

    Il m'est difficile de bien parler de ce livre. Il demande des connaissances approfondies non seulement de l'Allemagne nazie mais aussi de l'historiographie sur le sujet. Il est évident que Edouard Husson navigue dans une littérature immense dont il connait bien les différentes thèses. Il essaie de passer outre les conflits d'école afin de tenter de comprendre le fonctionnement du judéocide et sa genèse. Cela lui permet de dépasser certains auteur-e-s mais aussi de faire des hypothèses en utilisant des sources connues ou moins connues mais aussi en résumant les positions des auteur-e-s dans une annexe que je trouve très utile. Un livre difficile à lire, qui demande beaucoup mais qui permet aussi de mieux comprendre de quelle manière le judéocide fut construit.

    Image : Site officiel

    9782262027193.JPG

  • Judas de l'Evangile à l'Holocauste

    Titre: Judas de l'Evangile à l'Holocaustejudas.jpg
    Auteur: Pierre-Emmanuel Dauzat
    Éditeur: Perrin 2008 pour cette édition (Bayard 2006)
    Collection: Tempus
    Pages: 348

    Voila un nouveau livre sur une figure religieuse, la figure de la trahison que nous connaissons tous: Judas. Je ne souhaitais pas particulièrement me documenter sur lui mais j'étais curieux. Malheureusement je suis un peu déçu par ce livre. Premièrement je ne trouve pas sa structure particulièrement claire même si je me rend compte que l'auteur parle de la vision de Judas dans la littérature j'ai du mal à apprécier les structures choisies. Secondement la façon dont le livre est écrit me semble floue et peu précise. J'ai une impression de désordre dans les chapitres, les choix d'exemple et la chronologie.

    Il est tout de même intéressant de voir les différences de visions dans le monde et l'histoire mais je me demande si un tel travail global est vraiment une bonne idée? Ne vaudrait il pas mieux faire un travail plus précis? Car nous trouvons, dans ce livre, des conceptions qui n'ont presque rien à voir entre elles. Nous passons du Judas haï est méprisé au Judas instrument de dieu sans impression de préparation. Je ne suis pas satisfait mais ce livre reste le fruit d'un travail de recherche aboutit et l'auteur nous montre, malgré tout, sa grande maitrise de l'idée de Judas à travers le monde et l'histoire.

  • les Vikings

    Titre: Les Vikingsles vikings.jpg
    Auteur: Régis Boyer
    Éditeur: Perrin 2004 (2002 première)
    Collection: Tempus
    Pages: 442

    Comme je l'ai dit précédemment j'ai commencé à m'intéresser à la période médiévale. Il est donc naturel que j'aie voulu en savoir plus sur les Vikings. Ce peuple ayant été fortement marqué dans l'imaginaire collectif comme des guerriers sanguinaires invincibles. J'ai donc trouvé ce livre dont l'auteur explique tout de suite le but: donner les véritables identités des Vikings. Ces identités étant perverties et, parfois, inconnues des gens.

    Ici aussi l'auteur a commencé par une partie évènementiel mais les premier chapitre nous explique comment nous connaissons les Vikings, leur histoire ancienne et surtout pourquoi ils déferlèrent sur l'Europe. C'est ensuite que nous avons un récit, par peuple, de l'histoire Viking. La seconde partie du livre nous parle de la civilisation Viking: sa façon de penser, d'agir, ce qu'ils recherchent, l'art pour finir par une explication de leur disparition.

    J'avoue que j'ai eu du mal à comprendre tous ce que dit Régis Boyer. Mais cela est certainement du à ma connaissance très faible. D'ailleurs Boyer nous donne toutes les clefs d'explications. Que ce soit la prononciation des mots ou les concepts clefs mais surtout il nous explique lorsque nous ne devons pas faire de conclusions trop hâtives. Par exemple les Vikings d'Islande n'ont pas créé une démocratie et rien ne nous permet encore de confirmer de façon sure que les Vikings aient découvert l'Amérique. Les objets auraient très bien pu y être amené par des échanges successifs. En lisant ce livre nous découvrons, non pas une civilisation guerrière, mais un peuple profondément aimant de la vie, des marchands, des administrateurs de haute qualité et un art unique. Ce livre est un bon moyen de se faire une véritable idée de ce peuple et de sa culture unique et fascinante.

  • Rome

    Titres: Rome Grandeur et déclin de la république
    Rome grandeur et chute de l'empire
    Auteur: Marcel Le Glay
    Edition: Perrin
    Collection: Tempus

    Voila deux gros livres! Et quand je dis gros je ne plaisante pas: le premier tome fait 500 pages et le second près de 900. Marcel Le Glay voulait non donner un récit des évènements mais un récit des idées. Comment la République Romaine était elle constituée? Comment fonctionnait t'elle? Quelles sont ces caractéristiques et comment est elle tombée? Tandis que le second tome se pose la question de l'acception de l'Empire et du fonctionnement des ses organes. Jusqu'aux la crises du III ème siècle et du IV siècle en passant par l'arrivée de la Chrétienté dans l'empire et sa prise de pouvoir. Marcel Le Glay réussit a nous faire vivre le changements des idées jusqu'à ce que l'Empire Romain se transforme progressivement en un empire de "type" médiéval.
    Néanmoins ces livres sont denses, très denses, et parfois confus. Il faut dire qu'il y a énormément de matière et que Marcel Le Glay revient fréquemment en arrière dans le temps en donnant d'autres informations. Il faut donc s'accrocher et le lire plusieurs fois probablement. Mais ceux qui feront l'effort ne regretteront pas leur achat et en connaitront un peu plus sur une civilisation qui, aujourd'hui encore, nous influence.
    Numériser00011.jpg
    Numériser00021.jpg

  • Les douze Césars

    Titre: Les douze CésarsNumériser00011.jpg
    Auteur: Régis F. Martin
    Éditeur: Perrin
    Collection Tempus

    L'auteur nous livre ici un livre dense mais plutôt facile d'accès. Celui ci a pour but d'examiner par les faits la vérité sur les légendes entourant les douze césars dont nous parlons souvent par la folie qui les auraient caractérisés. Pour cela il nous offre un panorama de chacun d'eux en passant par leurs personnalités, leurs maladies, leurs vie quotidienne, la sexualité et enfin la façon donc chacun d'eux fut mort. Certains passages sont ardus mais le livre est très intéressant et m'a passionné. De plus j'ai apprécié la prudence de Régis F. Martin qui n'hésite pas a mettre en parallèle plusieurs avis divergents et de dire quels sont les points les plus obscurs et les moins sure de l'histoire. Pour quelqu'un qui souhaite en savoir plus sur les Césars et leurs vies réelles c'est un livre que je ne saurais jamais trop conseiller.

  • Voyage dans l'Egypte des pharaons

    Titre: Voyage dans l'Egypte des pharaonsNumériser00061.jpg
    Auteur: Christian Jacq
    Editeur: Perrin
    Collection: Tempus
    Voici donc encore un livre prenant comme cadre l'Égypte antique. Ecrit par Christian Jacq, romancier et égyptologue connu, il décrit et explique les fonctions et lieux des différents temples et pyramides connues des touristes. Ce livre est donc un très bon guide pour un voyageur qui souhaite se rendre en égypte mais ne vous donnera pas satisfaction si vous recherchez l'histoire. Néanmoins il y a de très bonne cartes des temples et pyramides.

  • Dictionnaire des Pharaons

    Titre: Dictionnaire des pharaonsNumériser00051.jpg
    Auteurs: Pascal Vernus et Jean Yoyotte
    Édition: Perrin
    Collection Tempus

    Ce livre se présente sous forme de dictionnaire définissant les principaux personnages, villes, monuments, dieux et concepts de la civilisation égyptienne. La grande partie des entrées sont intéressantes et permettent de se créer des penses bêtes sur cette civilisation antique. Mais cela ne va pas plus loin. Néanmoins ce livre reste intéressant pour avoir une vision globale de la civilisation des pharaons. De plus les auteurs ont mis en annexe une chronologie pour pouvoir facilement situer les évènements.

  • Les manuscrits de la mer morte

    Titre: Les manuscrits de la mer mortNumériser0004.jpg
    Auteur: Michael Wise, Martin Abbegg Jr, Edward Cook
    Éditeur: Perrin
    Collection: Tempus
    Voici donc ces fameux manuscrits dans leur intégralité. Ceux-ci sont des textes trouvés en 1947 dans les grottes de Qumra en Judée. Ils décrivent les croyances et les pensée d'une secte juive entre le deuxième siècle avant JC et le premier siècle après. J'avoue que je n'ai pas une culture religieuse assez grande pour comprendre entièrement ces manuscrits mais l'introduction introduit une perspective historique intéressante et utile sans oublier que chaque fragments et précédés d'un petit texte explicatif. C'est donc une bonne façon de se plonger dans ses manuscrits même si ceux-ci restent compliqué a lire et à comprendre surtout avec les trous dan les phrases et la culture religieuse qu'ils demandent a leur lecteurs. Un livre très intéressant mais difficile donc.

  • Le monde d'Homère

    Titre: Le Monde d'Homère1137492543.jpg
    Auteur: Pierre Vidal-Naquet
    Edition: Perrin
    Collection: Tempus

    Je viens de terminer ce petit livre de 154 pages. Bien construit il est intéressant sans entrer dans les détails. Comme l'auteur l'avoue il a surtout comme but de donner l'envie au lecteur de se plonger dans l'Iliade et l'Odyssée. Les thèmes traités sont bien traités mais on aurait envie d'aller plus loin même si on en connait bien plus sur Homère ensuite qu'avant la lecture. en bref un petit livre sympa et intéressant qui donne envie d'aller chercher des informations plus loin.

  • La Première Guerre Mondiale

    Titre: La première Guerre Mondiale9782262023782.gif

    Auteur: John Keegan 

    Edition: Perrin

    Collection: Tempus

    ISBN:  2-262-02378-6

     

    Je me baladais dans ma librairie préférée à la recherche d'un bon bouquin a feuilleter quand je vis  ce titre rouge en dessus d'une image de dévastation. Curieux je déchiffrais le titre "La première guerre mondiale". Me rappelant du peu que j'en sais je décidais de l'acheter tout en attendant pas grand chose d'un livre traitant d'une guerre que je pensais atroce mais bien ennuyeuse, de soldats restant dans les tranchées jours après jours puis en sortant pour se faire massacrer. Je dois avouer, bien que je le savais déjà, que j'avais tort. Keegan rend parfaitement l'ambiance de la guerre, nous permet de comprendre ce qu'il s'est passé et pourquoi. Non seulement par les témoignages des grands généraux, présidents et autres empereurs mais aussi par les témoignages de simple soldats tout cela a coté des chiffres.

    Je vous conseille très fortement de lire John Keegan si vous souhaitez en savoir plus sur la première guerre et pourquoi elle fut ainsi et ce sans vous ennuyer. 

     

    Image: FNAC