28/04/2018

Doctor Who. Plague City par Jonathan Morris

Titre :  Doctor Who. Plague City
Auteur : Jonathan Morris
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 250

Le Docteur, Bill Potts et Nardole voyagent ensemble de temps en temps. Malgré les dangers et les problèmes Nardole ne perd pas une occasion pour rappeler au Docteur qu'il est censé garder un coffre et ne pas quitter la planète. Mais ce nouveau voyage n'est pas en dehors de la Terre. Le Docteur souhaite visiter Édimbourg. Mais il se trompe dans la date et le groupe atterrit en 1645. La ville est sous couvre-feu et mise en quarantaine. La ville est soumise à la peste et de nombreuses personnes sont déjà mortes. Les rues sombres d'Édimbourg ne cachent pas seulement les mort-e-s et les gardes chargés de maintenir l'ordre. Un être parcourt les rues. Il est dit qu'il visite toutes les personnes malades et que, le soir même, ces personnes meurent. Un jour après, à la minute près, les familles en deuil sont visitées par le fantôme de la personne disparue. Bien entendu, le Docteur souhaite comprendre ce qui est en train d'arriver.

SPOILERS

Bien que j'apprécie les romans écrits autours de Doctor Who ceux-ci sont souvent basique, une intrigue peu développée et des personnages assez peu intéressants. Ce n'est pas le cas de ce roman. Premièrement, et contrairement au précédent, Bill Potts est bien écrite ! Elle agit seule, sans recevoir d'ordres de la part du Docteur, et comprend parfaitement les règles du voyage dans le temps ainsi que les dilemmes moraux que cela implique, tout en cherchant des moyens de sauver le plus de personnes possibles. Elle n'hésite pas à mettre en pleine lumière l'hypocrisie du Docteur qui refuse la possibilité d'agir pour sauver des personnes, mais qui le fait tout de même en cachette. Je suis, honnêtement, très heureux de voir Bill Potts écrite comme une femme capable d'agir et de penser par elle-même mais aussi de comprendre de quelle manière le Docteur agit et pense, ce qui lui permet de le retrouver assez facilement dans une ville inconnue.

L'intrigue se rapproche fortement de The Fires of Pompeii. On se retrouve dans une ville en proie à un désastre imminent contre lequel le Docteur ne peut pas agir car l'histoire est déjà écrite. Cependant, le Docteur essaie tout de même de trouver un moyen de sauver quelqu'un, cette fois sans que Donna Nobble ne le force. La ressemblance va jusqu'au danger d'une explosion volcanique capable de détruire la ville et ses habitant-e-s. Le danger historique est la peste. Bien qu'il, soit difficile de créer un roman Doctor Who véritablement pessimiste, le Docteur étant l'équivalent d'une divinité omnipotente et omnisciente, l'auteur réussit tout de même à créer une atmosphère de tristesse qui englobe toute une communauté essayant de survivre à une maladie qui touche tout le monde. L'auteur essaie de montrer que le danger de la maladie empêche tout travail de deuil puisque les routes, les maisons et les cimetières sont fermés. Du jour au lendemain, on perd un membre de la famille et on ne peut pas lui dire adieu. La menace alien se greffe sur cette caractéristique et permet d'incarner le fonctionnement de la dépression puisque celle-ci empêche toutes formes de pensées positives. Ce roman est le meilleur des trois qui prennent place dans le cadre de la saison 10.

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**** Sans être parfait, l'auteur écrits de bons personnages et réussit à créer une atmosphère de tristesse et d'inévitabilité.
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Image : Éditeur

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Doctor Who saison 10

Après la mort de Clara Oswald et la petite guerre contre les Time Lords le Docteur a tout oublié de sa compagne. Heureusement pour lui, il n'était pas seul et il a pu vivre 24 ans avec sa femme, River Song. Mais les vacances sont terminées. Il doit retourner sur la Terre. Cette fois, il n'est pas censé aller à l'aventure. En effet, son rôle est de surveiller un coffre à l'intérieur d'une université. Pour être certain qu'il ne fuie pas son rôle. Il a accepté l'aide de Nardole, ancien employé de River Song et arnaqueur. Dans le même temps, il donne des cours à l'université sur les sujets qui l'inspirent. Petit à petit, il se rend compte qu'une personne suit tous ses cours en restant discrète. Son nom est Bill Potts. Au vu de son intérêt le Docteur lui propose un tutorat privé. Leur relation évoluera vite en direction du TARDIS pour de nouvelles aventures !

SPOILERS

Cette saison 10 peut faire peur. Elle semble faire figure de remplissage entre deux showrunners, deux personnes qui incarnent le personnage du Docteur, une compagne de transition et tout le monde connait les problèmes d'écritures que peut avoir Moffat. Cette saison est réussie. Moffat sort par la grande porte ainsi que son Docteur. Pour une fois, la saison n'est pas impliquée dans un plan d'ensemble qui mette l'univers dans la balance. Au contraire, les choses sont bien plus proches des personnages. Bien que Bill et Nardole ne soient pas là pour rien, la relation principale est celle du Docteur et de Missy. Missy, depuis son apparition, clame posséder une relation importante avec le Docteur. Dans cette saison, on l'observe changer et se rapprocher du Docteur aussi bien en ce qui concerne l'amitié que l'héroïsme. Leur relation se termine sur une déclaration d'amour entre deux personnages qui tournent l'un autours de l'autre depuis longtemps. Mais elle se termine aussi sur une mort de Missy parfaitement exécutée. Je pense que l'on regrettera tous Missy. Bill Potts, elle, aurait pu n'être que peu intéressante. Mais ses connaissances en pop culture lui permettent de mieux comprendre ce qui se déroule autour d'elle. Ses dialogues permettent aussi de se moquer un peu de la série. Surtout, malgré le peu d'épisodes qui lui sont donnés sont histoire se conclut mieux que toutes les autres compagnes de l'ère Moffat.

Un second aspect intéressant de cette saison concerne les adversaires. Doctor Who a connu son lot d'aliens dont le but est de détruire ou de conquérir. Parfois, le problème concerne la relation entre une espèce et l'humanité. Souvent, le Docteur essaie de gagner sans, pour autant, tuer. Mais il arrive fréquemment que le Docteur soit coupable de meurtre voire de génocide. Cette saison ne possède que peu de menaces aliens contre lesquelles le Docteur doit prendre des décisions difficiles. Outre un épisode durant lequel il est brutalement mis de côté afin de laisser des Pictes et des Romains se battre côte à côte ou encore les Moines qui n'envahissent que si on les a invités la plupart des adversaires agissent par incompréhension ou à cause d'humain-e-s. The Pilot et Smile sont deux très bons exemples. Dans le premier cas l’adversaire souhaite simplement inviter Bill à un voyage. Dans le second cas, la menace est due à une mauvaise programmation des robots qui ne peuvent comprendre le deuil suite à la mort et décident d'empêcher toutes mauvaises émotions de manière permanente. Dans les deux cas, les adversaires n'en sont pas vraiment. Illes ne font qu'agir selon une programmation et non en vue de faire du mal à d'autres êtres.

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***** Une saison 10 un peu moins bonne que la précédente, surtout à cause du tryptique autours des Moines pourtant intéressants, mais qui permet aussi de terminer une époque tout en nous offrant Bill Potts.

Image : Site officiel

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23/04/2018

Doctor Who. Diamond Dogs par Mike Tucker

Titre :  Doctor Who. Diamond Dogs
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 253

Loin dans le futur la Terre n'a aucune ressource naturelle. Les autres planètes telluriques ont aussi été vidées. L'essor spatial de l'humanité se trouve au point mort alors que les ressources nécessaires sont absentes. Mais il y a encore de vastes réservoirs dans le système solaire. Ceux-ci se trouvent dans les atmosphères des géantes gazeuses. Des lieux difficiles à atteindre sans une technologie importante. Heureusement pour l'humanité elle a rencontré les Cancri. Ces êtres sont des spécialistes de la technologie gravitationnelle. Les deux espèces se sont unies afin de récolter les diamants de Saturne. Mais les nuages de la planète cachent une menace et le Docteur, pris alors qu'il tentait de voler un diamant, n'a pas d'autres choix que d'essayer de comprendre ce qui est en train de se produire.

SPOILERS

S'il y a bien quelque chose que j'apprécie c'est lorsque l'humanité et les aliens ne sont pas des ennemis qui risquent une guerre. Dans ce livre deux espèces collaborent dans le cadre d'un accord minier. L'une propose sa force de travail et ses planètes tandis que l'autre offre une technologie. Nous avons un exemple de collaboration, ici économique, qui fonctionne pour les deux espèces sans conflits. Bien entendu, le livre montre que les Cancri cachent des choses à l'humanité mais il mentionne aussi que l'humanité cache aussi des forces militaires importantes.

En revanche, je déplore une mauvaise écriture de Bill. Dans la série, Bill est une fan de SF qui réussit à répondre au Docteur tout en mentionnant une œuvre liée à ce qui arrive. Ses connaissances sont mises en avant pour lui permettre de comprendre et de naviguer dans ce qui est une aventure de SF. Dans ce livre, Bill est d'abord dépeinte comme une compagne qui ne comprendre pas l'intérêt de voyager vers Saturne ni ce qu'implique de pouvoir y construire une station. Pendant une grande partie de l'œuvre, elle n'agit pas et se contente d'attendre. Ce n'est que bien plus tard, dès que le Docteur part et que l'intrigue de la station doit continuer, qu'elle est écrite comme agissante. Elle commence par trouver les saboteurs, puis les preuves et enfin elle explique au Docteur ce qui est en train de se dérouler (le retour du Docteur la confinant à nouveau dans un rôle d'attente). Ceci donne l'impression que l'auteur ne s'intéresse pas à Bill et ne voulait pas l'utiliser.

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*** Une bonne idée mais il est dommage que Bill ne reçoive pas l'attention qu'elle mérite en tant que personnage.
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Image : Éditeur

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09/04/2018

Doctor Who. The shining man par Cavan Scott

Titre :  Doctor Who. The shining man
Auteur : Cavan Scott
Éditeur : BBC books 20 avril 2017
Pages : 256

Les problèmes ont commencé simplement. Un jour, quelqu'un a fait une vidéo d'un être aux yeux lumineux. Cette vidéo est devenue de plus en plus partagée et, bientôt, d'autres vidéos et photos sont apparues en ligne. Puis, des personnes ordinaires se sont déguisées pour faire peur tandis que les magasins ont commencé à vendre des objets dérivés. En quelques semaines le monde entier a entendu parler des Shining Men alors que tout a commencé avec une seule personne. La police ne prend pas les choses aux sérieux mais arrête les personnes qui se déguisent, avant que celles-ci ne soient accusées de kidnapping. Car même si les Shining Men ne peuvent pas exister des personnes disparaissent après les voir vu. C'est un travail parfait pour le Docteur et Bill Potts.

SPOILERS

La saison 10 de Doctor Who est l'une de mes favorites et l'apparition de l'actrice Pearl Mackie dans la série l'explique en partie. Je ne pouvais qu'être heureux à l'idée de la rencontrer à nouveau sur papier en tant que Bill Potts. Ce personnage donne un vent de fraicheur en étant "normal", à la différence d'Amy Pond et de Clara Oswald. Mieux encore, elle a une connaissance étendue de la SF ce qui permet enfin d'avoir une humaine capable de comprendre les intrigues aussi bien que le Docteur !

Ce livre fait partie de trois tomes sortis en même temps et qui s’insèrent dans la saison 10. Que l'on soit clair, les romans n'ont jamais été particulièrement bons mais ils sont acceptables, d'autant plus si vous aimez la série. Ce tome joue des ennemis qui ont déjà été rencontrés dans Torchwood. Mais là où Torchwood échoue le Docteur trouve un moyen de gagner. Réutilise ce type d'ennemis, même de manière peu imaginative, permet de leur donner un peu plus de profondeur. Le roman s'est aussi, selon moi, fortement inspiré du phénomène de la psychose des clowns : vidéos, hystérie et rumeurs basée sur un phénomène précis et unique. C'est un bon moyen de débuter une intrigue sans avoir à donner trop d'informations sur ce qui est en train de se dérouler.

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*** Un roman qui se lit assez bien sans être ni particulièrement bon ni mauvais.
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Image : Éditeur

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05/11/2016

Doctor Who saison 9

Le Docteur est de retour pour l'une des saisons que je préfère dans la nouvelle série ! Après s'être rabiboché avec Clara qui se remet difficilement, mais sûrement, d'une mort proche les deux ami-e-s repartent pour de nouvelles aventures sur Terre, mer et dans l'univers. Et l'univers leur offre de quoi bien s'amuser. Que ce soit une station de recherche hantée, une révolution ou encore une rue cachée aux yeux des humain-e-s (non je ne parle pas de Harry Potter). Mais derrière ces aventures se cache une quête plus importante débutée lors de la saison 8. Car tout le monde se pose la question. Mais ou se cache Gallifrey ?

Je vais le redire, encore et toujours, la saison 9 fait partie de mes favorites. Je ne déteste qu'un seul épisode (Sleep no more). C'est une saison un peu spéciale car elle est la dernière sous la direction de Steven Moffat. J'avoue en être heureux car même si Moffat sait écrire et sait créer l'envie de voir la suite il ne sait ni conclure ni écrire des personnages féminins. Il sait entendre les critiques et jouer avec mais il ne sait pas les comprendre. C'est aussi la fin de Clara. Un personnage que j'ai apprécié et je me réjouis de découvrir la nouvelle compagne. Cette saison 9 hausse dramatiquement le niveau après plusieurs saisons de moins en moins bonnes. Elle réussit aussi à fonctionner presque exclusivement sur des doubles-épisodes plutôt réussis.

Outre la recherche de Gallifrey, qui ne prend pas une place des plus importantes, le thème de la saison est Clara. Lors de la saison 8 elle apprenait à suivre le Docteur récemment régénéré. Sous cette saison, elle est, souvent, le Docteur. Elle lui apprend à vivre, à bien se comporter et à comprendre les humain-e-s (j'adore les cartes de relations sociales). Clara est une enseignante dans tous les sens du terme pour un Docteur aux réactions parfois extrêmes. Mais c'est aussi une compagne qui commence à prendre des risques et toute la question concerne l'effet de ceux-ci. Les fans réguliers de la série ont, bien entendu, noté les différents indices au fil de la saison. Les autres garderont la surprise. Je vous souhaite une bonne et magnifique saison 9 avant une saison 10 en 2017 !

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***** L'une de mes saisons préférées ! Avec un Docteur et une Clara magnifiquement campé-e-s par Peter Capaldi et Jena-Louise Coleman.

Image : Site officiel

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06/09/2016

Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3 par Trevor Baxendale

Titre : Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3
Auteur : Trevor Baxendale
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 256

Le Docteur et Clara se rendent dans un lointain futur. Un homme extrêmement riche capable de s'acheter des systèmes solaires pour son week-end prépare une expédition avec l'aide des plus grands expert-e-s en archéologie, histoire, ingénierie et navigation. Dans ce groupe de personnes très intelligentes les rôles de Clara et du Docteur ne sont pas faciles à comprendre. Le Docteur, lui, sait exactement ce qu'il fait. Il sait que ce groupe essaie d'explorer le dernier trou de ver du mythique empire des Phareon. Cette race a soudainement disparu après avoir été l'une des plus puissantes de l'histoire. Bien que les raisons de cette disparation soient inconnues le Docteur soupçonne que le Glamour pourrait y être lié. Et il n'y a rien de plus dangereux que cet objet dans l'univers.

En ce qui concerne cette trilogie je suis partagé. J'ai bien aimé le premier tome. Le second était trop mauvais. Ce troisième me réconcilie avec l'histoire. En peu de pages l'auteur a réussi à m'impliquer dans le destin des personnages. Bien que j’aie eu mes préférés ce qui leur arrive a pu me toucher. Les décors sont assez vastes et variés. En effet, on aurait pu croire à huis clos angoissant (ou raté) mais l'auteur décide d'aller dans une autre direction. Bien que l'on se doute de la solution le voyage reste sympathique à lire. Ce tome conclut assez bien la trilogie et est assez plaisant à lire.

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**** Un troisième tome assez réussit avec un Docteur bien plus proche de celui que je connais sous les traits de Capaldi.
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Image : Éditeur

9781101905791

28/08/2016

Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2 par Gary Russel

Titre : Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2
Auteur : Gary Russel
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 240

Le Docteur navigue sans se soucier de rien en lisant à la lumière des bougies. Mais pendant qu'il se détend une série d'évènements l’amènent sur une planète perdue et criminelle : Légion. Plusieurs personnes, de plusieurs époques, sont reliées à un artefact très particulier : La pyramide de l'éternité et sa clé. Ces deux objets ont été laissé dans la réalité par l'une des races les plus anciennes et puissantes de l'univers. Mais lorsqu'un humain décide de les utiliser il lance un processus qui conduira à la destruction de Sydney, de la Terre puis du multivers et du temps. Le Docteur et ses ami-e-s courent contre la montre afin de sauver tout ce qui existe, a existé et existera.

Je n'ai pas aimé. Bien que l'idée soit intéressante l'intrigue ne m'a pas intrigué plus que cela. On se trouve face à quelque chose d'assez classique : des individus se trouvent devant quelque chose qu'illes ne comprennent pas et leur imbécilité conduit à une catastrophe. On sent que l'auteur souhaitait utiliser certains personnages mais n'a pas pu le faire. Ainsi, Rive Song est remplacée par une ancienne compagne et sa famille. Je ne connaissais pas du tout ces personnages. Ce manque de connaissance m'a donné l'impression de rester en arrière-plan face à un spectacle dont je n'avais pas toutes les clés. Ce ne sont, d'ailleurs, pas des personnages que j'apprécie beaucoup. Je n'ai vraiment pas aimé.

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** Intrigue et personnages que je n'apprécie pas.
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Image : Éditeur

9781101905814

23/08/2016

Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1 par Una McCormack

Titre : Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1
Auteure : Una McCormack
Éditeur : Penguin 10 septembre 2015
Pages : 240

Dans un lointain futur sur une planète si éloignée qu'elle est presque oubliée un royaume mythique existe encore. Ce royaume se nomme Varuz. Pendant des siècles il fut le plus puissant de la planète. Sa technologie a tenu en respect tous les autres peuples tandis que les nobles de Varuz ont atteint les étoiles. Mais, dans le présent le royaume de Varuz a oublié de quelle manière sa technologie fonctionnait. Seuls des parcelles continuent à fonctionner mais sans personne pour réparer les défaillances. Le monde est uni sous un leader et celui-ci tient Varuz sous un siège impitoyable. Les réfugié-e-s sont innombrables tandis que la terre est de moins en moins cultivée. La guerre semble inévitable. Cependant, de nombreux visiteurs se rendent soudain à Varuz. Le Docteur et Clara, un homme qui prétend être un ambassadeur et des chevaliers sous la direction de Lancelot qui disent chercher le Graal.

Contrairement au précèdent il n'y a pas de monstres dans ce livre. C'est aussi un tome qui fait partie d'une trilogie autours de la quête du Glamour : un artefact mystérieux qui serait capable d'offrir ce que l'on désir le plus (une idée qui a déjà été utilisée dans l'animé The infinite quest avec Tennant dans le rôle du Docteur). Ce tome réussit à relier un monde médiéval à une modernité futuristique. Bien que Varuz fonctionne grâce à des chevaliers, des nobles et des serments le royaume utilise l'électricité, la télévision et des épées lasers. Mais loin d'un sentiment d'irréalisme ces caractéristiques permettent de mettre en place un sentiment de tristesse. En effet, Varuz est sur la fin de son existence. Sa technologie disparait tandis que les chevaliers et les nobles ne sont plus ceux de la légende. Le livre est rempli d'une profonde mélancolie face à un changement qui, pourtant, est nécessaire. Dans le même temps, on nous montre des personnes désespérées d'éviter une guerre qui détruira tout ce qui reste du royaume. Mais ce livre est aussi un prélude afin de lancer les chroniques du Glamour. On apprend ce que c'est, le danger que cela pose et aussi que de nombreuses personnes cherchent cet objet. On verra ce que ça donne lors de la suite.

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**** Plutôt réussit.
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Image : Éditeur

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07/08/2016

The crawling terror (Doctor Who) par Mike Tucker

Titre : The crawling terror (Doctor Who)9781849907736.jpg
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : Random House 2014
Pages : 251

Le Docteur et Clara se retrouvent dans un petit village de la campagne anglaise. Celui-ci est comme tous les villages. De nombreux voisin-e-s, un local de poste, une école, ... Il n'y a rien qui ne sorte de l'ordinaire mis à part un cercle de pierre. Le Docteur et Clara se demandent pourquoi le TARDIS décide de passer du temps dans ce village. Mais, dans un petit tunnel, un homme est enfermé dans un cocon. Ailleurs, un enfant est attaqué par un moustique. Dans une maison récemment achetée une femme tente de protéger sa fille contre une araignée. Il y a quelque chose qui se déroule dans ce village et qui modifie les insectes. Et le mystère pourrait bien être lié à un projet secret durant la seconde guerre mondiale et un bombardement allemand.

Deux choses : premièrement je déteste la couvertures - qui a pu penser que mettre une araignée en couverture était une bonne idée - ensuite tous mes pires cauchemars se sont déroulés dans les 16 premières pages. En clair, je me suis plongé dans ce livre et j'ai eu du mal à en ressortir. Durant la première moitié l'auteur réussit à jouer sur nos peurs des insectes (en tout cas sur la mienne). Les pages sont horribles et on se demande comment les personnages peuvent survivre. Malheureusement, dès la moitié on commence à comprendre les règles de l'intrigue. Cela m'a empêché d'être effrayé pour les personnages. Étant donné qu'il y a des règles il y a une manière de les utiliser et, donc, le danger devient moins important. Ce qui n'en fait pas moins un très bon tome pour cette série de livre.

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**** Une très bonne première moitié gâchée par une seconde moitié beaucoup trop facile à comprendre.
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Image : Éditeur

05/08/2016

Silhouette (Doctor Who) par Justin Richards

Titre : Silhouette (Doctor Who)
Auteur : Justin Richards
Éditeur : BBC 2014
Pages : 245

Comme d'habitude le Docteur et Clara ne sont pas d'accord. Clara souhaite aller voir le roi Arthur mais le Docteur refuse. Les arguments mutuels sont rapidement oubliés lorsque le TARDIS détecte un pic d'énergie en plein milieu de l'époque victorienne, à Londres. Le Docteur ne peut pas faire autrement que d'enquêter sur ce qui est censé être impossible. Alors que les deux compagnons rencontrent à nouveau la détective Vastra, son assistante Jenny et Strax les coïncidences s'accumulent. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des circonstances de plus étranges. Et il semble que tout soit lié au carnaval qui a lieu en ce moment même. Et surtout, un homme semble être au centre de tout. Mais quel est son plan ?

Première chose, ce tome réussi à être souvent drôle. Clara est en plein dans le personnage que l'on connait. Strax est encore mieux réussit tandis que le Docteur est le Docteur. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques. L'auteur réussit bien à intégrer des références aux épisodes télévisés sans que cela ne soit trop visible. J'apprécie de retrouver des personnages devenus récurrent-e-s dans la série durant l'ère de Capaldi et Coleman. Malheureusement, le problème essentiel de ce tome est lié, justement, aux personnages. Dans la série on apprend que Strax, Jenny et Vastra sont particulièrement intelligent-e-s et plein-e-s de ressources. C'est aussi le cas de Clara et du Docteur. Mais, dans ce tome, on les observe se heurter encore et encore aux coïncidences et accepter des personnes que nous savons être suspectes. Comment comprendre ce soudain manque de méfiances ? Les personnages ne sont tout simplement pas à la hauteur de leur réputation. Dommage, car mis à part cela on aurait pu avoir une histoire intéressante sur le trafic d'arme et l'éthique (ou plutôt le manque d'éthique) que cela implique.

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*** Drôle avec un thème intéressant mais des personnages auquel on ne croit pas.
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Image : Éditeur

9780804140881

30/07/2016

The blood cell par James Goss

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Auteur : James Goss
Éditeur : BBC books 2014
Pages : 252

Le futur lointain, mais une galaxie très proche, l'univers humain a décidé de construire une prison parfaite afin de prendre en charge les pires criminel-le-s possibles. Cette prison est construite dans un astéroïde. Les systèmes de sécurité empêchent toutes les entrées non autorisées et s'en échapper est impossible. Le Gouverneur de la prison essaie de faire en sorte que la vie de ses prisonniers/ères soit agréable. Mais, dans le même temps, des petites touches sont mises en place afin d'éviter que les prisonniers/ères ne se sentent à l'aise. Il est aidé par des gardiens et par une troupe de robots menaçants. Le gouverneur reçoit un nouveau prisonnier : 422 mieux connu sous le nom de Docteur. Bien que le gouverneur pense avoir compris qui est son prisonnier il se trompe lourdement. Car le Docteur, à peine arrivé, commence par s'échapper sans que personne ne comprenne comment. Pire, la prison semble de moins en moins bien fonctionner. Est-ce une coïncidence que le Docteur apparaisse justement à ce moment précis ? Et qui est la jeune femme, Clara, qui vient aux portes de la prison chaque jour sans que personne ne trouve son vaisseau ?

Le thème de ce livre est facile à trouver : la prison. Plutôt que de nous montrer ce que pense le Docteur l'auteur a préféré nous mettre dans la tête du Gouverneur. Celui-ci n'est jamais nommé. Bien que l'on sente que son identité ait une certaine importance on ne l'apprend qu'à la fin du livre. L'ouvrage nous décrit une prison et ses effets sur une population. Tout y est construit afin d'écraser les personnes. On n'en sort pas. On ne peut pas être contacté et sa famille ne peut pas venir visiter. Les couleurs, le mobilier (ou son absence) et les règlements sont tous fait pour atteindre deux objectifs. Le premier est de déshumaniser les prisonniers/ères. Le second est de permettre aux gardiens de justifier leur choix. Ce livre montre que l'on peut facilement détourner le regarde dès que les règles nous permettent de justifier cela. Malgré ce thème peu sympathique le livre réussit à être drôle. On s'amuse beaucoup devant la perplexité du gouverneur qui ne comprend pas de quelle manière le Docteur s'enfuit. J'aime aussi les apparitions de Clara qui suit un schéma de revendications simples tout en gardant une posture critique face à ses capacités à réussir. Au final, c'est un livre plutôt sympathique.

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*** Assez drôle et intéressant.
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Image : Éditeur

30/11/2014

Doctor Who saison 8

Le Docteur, après la bataille pour retrouver Gallifrey, s’est régénéré. Cependant, tout ne va pas très bien. Il a oublié qui il était et comment son TARDIS fonctionne. Il lui faudra beaucoup d’aide pour comprendre qu’il est. Clara sera cette aide. Durant leurs aventures sa présence lui permettra de ne pas aller trop loin mais aussi de faire attention aux autres. Et, en filigrane, tenter de retrouver sa planète ? Clara, elle, devra tenter de comprendre la nouvelle personnalité du Docteur alors que sa vie personnelle souffre un peu de ses voyages continuels.

Les saisons 5-7 de Doctor Who étaient contrôlées par un nouveau show runner : Steven Moffat. Durant plusieurs années j’ai été de plus en plus déçu par ce dernier. Il a des tics d’écriture très ennuyeux à la longue, des personnages secondaires caricaturaux et j’avais l’impression qu’il ne savait pas vraiment quoi faire de la série. Bien que j’attendais la nouvelle saison avec impatience (un nouveau Docteur est toujours un événement) j’avais quelques craintes. Celles-ci étaient infondées. Je peux dire qu’à mon avis cette saison 8 est la meilleure depuis la 5 ! Le nouveau Docteur est tout simplement parfait. J’étais déçu quand il avait été annoncé mais Capaldi est un magnifique acteur. Il a réussi à recréer un personnage à la fois complètement incapable de comprendre le monde, très sombre (voir cruel) et pourtant sympathique. Clara est beaucoup mieux écrite et beaucoup plus intéressant que dans la saison 7. Plusieurs épisodes lui permettent de réellement s’affirmer aussi bien contre que avec le Docteur. Il y a, bien entendu, des épisodes faibles mais, globalement, ils sont peu nombreux.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une très bonne saison qui réussit à éviter les problèmes des précédentes. Un Docteur magnifique que je me réjouis de retrouver ce noël.

  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

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