tolkien

  • Tolkien

    John Ronald Reul Tolkien est connu pour être le créateur du Hobbit et du Seigneur des anneaux. Deux romans adaptés en films. Mais il est aussi le créateur d'un univers bien plus vaste et surtout des langues qui vivent à l'intérieur de ces légendes. Tolkien est un film biographique qui se concentre sur la première partie de la vie de l'auteur. Le film débute lors de la bataille de la Somme. Tolkien et un soldat suivent les tranchées lors de la bataille afin de retrouver un ami. Ce parcours, au milieu de séquence d'hallucination basée sur les légendes de Tolkien, sont mêlées au passé qu'a connu l'auteur. On l'observe lors de son enfance en Angleterre, après l'Afrique du Sud, lorsqu'il perd son père puis sa mère et qu'il doit accepter le soutien de l’église. Le film le montre aussi tenter de réussir ses études avant de découvrir son véritable amour : les langues.

    Parlons d'un point qui m'a ennuyé dès le début. La vie de Tolkien est rendue largement plus sympathique. C'est à peine si l'on annonce ses problèmes de pauvreté. Jamais le film n'explicite sa religion, différente de celle de ses amis et d'Edith, sa future femme. Jamais le film ne montre la véritable relation entre Tolkien et Edith, une relation amoureuse mais basée sur un Tolkien qui n'hésite pas à forcer sa femme à faire des choix douloureux. Jamais sa relation avec l'église n'est montrée dans ce que cela implique de contrôle et d'autorité aux choix de son tuteur. Bref, sa vie est rendue plus lisse. Elle est plus facile comme si, dès le début, Tolkien était un génie qui n'attendait que le bon moment pour être reconnu.

    Bien entendu, le film ne peut pas passer outre la relation de Tolkien avec les histoires et les langues. Malheureusement, il me semble que sa relation avec les langues n'est pas assez bien mise en scène. Je doute que cela soit facile mais j'aurais aimé plus d'attention aux langues plutôt qu'aux histoires. Celles-ci sont créées, comme le film le dit, pour donner de la substance aux langues et porter leur signification. En revanche, le film considère que Tolkien a été fortement influencé par la guerre et son expérience de jeunesse. À plusieurs reprises, les références envers ses romans sont montrées comme provenant de sa vie. On peut considérer qu'une expérience telle que la guerre ne peut qu'avoir une influence sur ses créations. Mais il ne faut pas oublier, bien que je ne sois pas d'accord, que ni Tolkien ni ses héritiers n'acceptent cette thèse. Peut-être aurait-il fallu un peu plus de complexité ?

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    *** pas très intéressant

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    Image : IMDB

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  • The Hobbit: An unexpected journey

    On va lire un grand nombre de critiques plus ou moins objective ou non. Un certain nombre de critiques totalement subjectives de personnes qui n'apprécient pas du tout, et c'est leur droit, la fantasy sont déjà sorties. Des fans absolus de Tolkien ont déjà critiqué largement cette adaptation entre autre à cause du format trilogie. Je ne suis pas un critique. Je présente ce que j'ai apprécié ou moins aimé. Je sais que j'apprécie énormément Tolkien. Cet homme a réussit à créer un univers intemporel qui a permis l’essor sous un nouveau jour d'un genre déjà ancien. On ne peut pas nier qu'il y a un avant et un après Tolkien. J'ai été tout de suite enthousiasmé par l'adaptation du Seigneur des Anneaux mais celle du Hobbit me rendait sceptique. On passe d'un énorme livre écrit pour des adultes ou des jeunes adultes à un petit livre écrit pour ses enfants dont Tolkien lui-même regrettait l'existence. Mais pourquoi critiquer quand on n'a pas vu? Et pourquoi bouder un retour dans la Terre du Milieu? Je ne vois aucune bonnes raisons! D'autant plus quand on est invité à l'avant-première et que l'on a reçu de superbes lunettes 3D spéciales Hobbit! [Insert gniiiii here]

    Le Hobbit a été écrit avant le Seigneur des Anneaux et après le Silmarillion (bon c'est un peu plus compliqué mais on ne va pas se lancer dans l'histoire littéraire de la Terre du Milieu). L'univers de Tolkien a donc déjà un certain nombre de légendes et un contexte historique. L'histoire commence dans la Compté. Un jeune Hobbit, Bilbo Baggins, tout juste majeur fume devant sa porte. Un étranger errant s'arrête devant lui pour lui demander son aide dans une aventure. Suite à de rocambolesques quiproquo et machinations Bilbo est embarqué dans une compagnie de treize nains. Leur but est de reconquérir Erebor un ancien royaume nain conquis par le dragon Smaug. Mais un Hobbit est-il le bon choix quand il s'agit d'une guerre?

    Il est fort possible que ma caractéristique de fan de Tolkien crée un a priori favorable envers le film. Mais je vais tout de même tenter de montrer ce que j'ai apprécié. Bien que ce point m'ait d'abord un brin agacé je trouve que les références faites envers le Seigneur des Anneaux sont intéressantes. Ainsi, nous retrouvons certains événements et acteurs peu de temps avant le début du Seigneur des Anneaux. Ce qui permet de créer un lien entre les deux trilogies. Le retour de certains décors permet aussi de retrouver des souvenirs (mais de regretter l'absence de certains sex symbol à l'instar de Viggo Mortensen). Que dire des nains? On peut regretter que Jackson se concentre surtout sur certains d'entre-eux. Mais peut-on faire autrement dans une compagnie qui compte 15 personnes. Je les trouve plutôt réussit. Jackson réussit à les rendre à la fois sérieux et drôle. C'est, d'ailleurs, une caractéristique générale du film que j'ai beaucoup apprécié. Le livre est bien plus léger dans son ton que le Seigneur des Anneaux. On pouvait craindre que ça passe mal à l'écran. Peter Jackson a réussit le tour de force de garder ce ton léger tout en ne rendant pas ceci ridicule. Les nombreux chants sont réussi et s’intègrent bien dans l'histoire. C'est aussi un film long et même très long. L'une des questions que je me posais concernait justement ce point. Comment réussir à faire une trilogie d'un si petit livre? Premièrement, la fidélité est presque parfaite. Pas un seul chapitre n'est mis de coté. Certains événements sont légèrement modifiés ou abandonnés mais, surtout, Jackson puise dans d'autres livres de Tolkien. Ce qui permet d'ajouter de la profondeur au film en développant des points tout juste mentionné dans certains cas. Je n'ai rien à dire contre les acteurs que j'apprécie beaucoup. Ian McKellen, Martin Freeman, Cate Blanchet, etc rien à dire aucun problèmes. Mais que dire du débat sur le 48 images par secondes pour la 3D? Je vais le résoudre en deux secondes: aucune différence la 3D de ce film est inutile. En bref, je considère que cette adaptation est réussie. Je me suis beaucoup amusé et j'ai apprécié ce film. J’attends maintenant les deux autres films avec une certaine impatience.

    Image: Site officiel

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  • La légende de Sigurd et Gudrún par J.R.R. Tolkien

    Titre: La légende de Sigurd et Gudrún par J.R.R. Tolkien61OtCKYwkkL._SL500_AA300_.jpg
    Titre original: The legend of Sigurd and Gudrún
    Auteur: J.R.R. Tolkien
    Traducteur: Christine Laferrière
    Éditeur: Christian Bourgeois 2010, The Tolkien trust 2009
    Pages: 295

    Ce livre est dans la même optique que Les monstres et les critiques et autres essais, c'est un livre qui ne souhaite pas nous donner les écrits de fictions de Tolkien mais montrer la pensée de l'auteur. Christopher Tolkien nous offre donc une synthèse de quelques conférences de Tolkien concernant les légendes du nord et, particulièrement, celle auquel le titre du livre est emprunté. Mais ce n'est pas la seule chose que nous découvrons dans ce livre. Christopher Tolkien nous donne aussi une publication d'une réécriture de cette légende par Tolkien lui-même. Dans cette édition nous pouvons, d'ailleurs, lire le poème en français et en anglais. Cette révision ne nous permet pas de comprendre les légendes nordiques sans l'aide des commentaires mais nous pouvons très facilement observer en quoi Tolkien fut influencé.

    En effet, la lecture du poème montre des parentés évidentes entre les événements de la légende nordique et certaines fictions que Tolkien a écrite. Je pense, particulièrement, à l'histoire de Turin Turambar. En effet, nous retrouvons beaucoup de thèmes communs non seulement en ce qui concerne le dragon mais aussi l'or et même le heaume. Ce livre a, donc, deux points forts. Premièrement, grâce à lui on peut mieux comprendre ce qui attirait Tolkien et comment il l'inséra dans sa propre mythologie. Secondement, nous pouvons découvrir, mais non dans sa pureté, l'une des légendes nordiques. Ces légendes qui, aujourd'hui encore, peuvent fasciner les lecteurs ou les auditeurs.

    Image: Amazon.fr

  • Tolkien et le Moyen Âge sous la direction de Leo Carruthers

    Titre: Tolkien et le Moyen Âge5149AA405jL._SL500_AA240_.jpg
    Auteur: Sous la diection de Leo Carrruthers
    Éditeur: CNRS 2007
    Pages: 331

    Un livre qui, dans son titre, inclut deux thèmes qui me passionnent ne pouvait que me sauter aux yeux. Nous avons donc d'un coté Tolkien, l'un des auteurs les plus connu et les plus emblématiques du XX siècle, et de l'autre le Moyen Âge, une période particulièrement passionnante et peu connue. Ce livre souhaite parler du lien entre les deux. Pour cela il regroupe des travaux universitaires ayant tous en commun le thême de Tolkien. Chacun, ensuite, a analysé une partie précise de la mythologie du Seigneur des Anneaux. L'idée principale est de retrouver les influences médiévales qui ont joué, consciemment ou non, sur l'esprit de Tolkien.

    Tout connaisseur de Tolkien sait rapidement qu'il a longuement travaillé sur des textes médiévaux et qu'il a forcément été influencé par eux. On parle souvent de Beowulf par exemple. Mais il y a une différence entre savoir et analyse. Je savais déjà, en partie, ce que j'ai lu dans ce livre. Mais il m'a permis de mieux comprendre la profondeur des influences médiévales sur Tolkien. Qui sont surement en partie inconsciente. L'architecture, la poésie (bien entendu), la médecine ou tout simplement les personnages peuvent être retrouvé, en partie, dans des pensées et histoires médiévales. Personnellement, j'ai particulièrement apprécié les analyses sur l'architecture et la magie que Tolkien a inclut dans son récit et que j'ai trouvé très éclairantes.

    Néanmoins, il ne faudrait pas oublier que Tolkien n'a pas que copié ce que le moyen âge a fait. C'était un créateur et, à ce titre, il ne doit pas être réduit à simple universitaire qui essaie de relier entre eux des concepts. Il a véritablement créé un monde (secondaire comme il le disait) dans lequel on peut retrouver des fragments de concepts et histoires médiévales. De plus, les articles ne sont pas toujours très accessibles. Par exemple, je n'ai pas été capable de comprendre les détails d'analyse des poèmes ou des langues. Ce n'est pas un livre qui est destiné à tous les lecteurs de Tolkien. Il demande un certain effort et une connaissance au minimum de base dans les thèmes abordés. Mais si on a cette connaissance (qui n'est pas toujours difficile à trouver) on sortira forcément enrichi de la lecture de ces articles.

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  • La Route Perdue

    Titre: La Route PerdueNumériser00011.jpg
    Auteur: J.R.R Tolkien
    Traducteur: Daniel Lauzon
    Éditeur: Christian Bourgeois

    Voici donc le cinquième tome de la série nommée HOME enfin sorti en français (History Of Middle Earth). Celui-ci ne contient rien que nous n'ayons déjà vu mais plutôt des versions ultérieures écrites par Tolkien. Pour être précis nous y trouvons les annales du Valinor et du Beleriand, l'Ainulindalé (ou la création du monde) ainsi que le Lhamas (un essai sur les langues par un elfe) et le Silmarillion dans une ancienne version. Plus intéressant nous trouvons au début du livre l'essai que fit Tolkien pour écrire un voyage dans le temps qui le mena jusqu'à l'ile bénie de Numénor. Nous avons aussi les étymologies et une carte. Ce livre, difficile et long à lire, ne s'adresse qu'aux personnes les plus intéressée par la Terre du Milieu et sa genèse. Je le déconseille donc à ceux qui y cherchent une histoire, ils ne la trouveront pas. Ils trouveront des essais, des fragments et des esquisses ne permettant que de mieux comprendre la création de l'univers tolkiennien. Difficile d'accès, donc, mais utile à l'analyse.