western

  • The lone ranger

    Bon, les sorties sont de retour j'ai donc été voir un film. C'est une habitude. Je suis donc passé devant Lone Ranger le nouveau film avec Johnny Depp en star. L'action se passe dans le farwest. Tandis que les USA sont sur le point d'être relié par le rail un jeune procureur aide à emmener un prisonnier qui doit être pendu après la cérémonie de mise en place des rails. Mais ce prisonnier s'échappe et le jeune procureur décide de suivre son frère, ranger, dans une course poursuite à travers le désert. Ils se font pièger et meurent. Mais l'un d'eux survit et décide de s'allier à un Indien qui le considère comme un esprit errant revenu du royaume des morts. La légende du lone ranger et de Tonto commence.

    Un grand bâillement, voila ce que ce film m'a offert. Je ne sais pas vraiment par quoi commencer pour énumérer ses problèmes. Personnellement je n'ai absolument pas été convaincu par le jeu d'acteur. Bien que Depp soit toujours aussi bon dans le personne doux dingue on se lasse rapidement d'un jeu que l'on connaît par cœur et qui n'a presque plus rien de drôle. Ce point aussi pose problème. Le film est censé être drôle. Pourtant je n'ai que rarement entendu des rires. D'ailleurs j'ai très rarement rit aussi. C'est à peine si les gags font mouches et, la plupart du temps, on se contente de regarder d'un air absent quelque chose qui était censé être drôle. Ce film est un gigantesque gag carambar en plus cher. Mais ce qui fait le plus de mal à Lone Ranger c'est que l'on sent que la production a souhaité faire un nouveau Pirate des Caraïbes. Mais les recettes qui ont permis à Pirate de fonctionner jouaient aussi sur la surprise. Au bout de 4 films ce Lone Ranger ne peut que donner l'impression d'un éternel retour à une ancienne recette que plus personne n'apprécie vraiment car elle a trop été utilisée. A noter que, encore une fois, les femmes sont très peu présentes. Elles sont deux: une prostituée et une mère de famille qui doit être sauvée. Ce n'est pas encore cette fois que l'on aura des rôles féminins intéressants dans un Disney.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Sans être une horreur ce film n'est qu'un énième retour d'une recette que plus personne ne veut voir. Disney pense faire de l'argent mais n'a réussit qu'à lasser son public. Évitez ce film sauf si vous avez des problèmes de sommeil.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Django Unchained

    Je n'avais jamais vu de Tarantino. Il me semblait que c'était un gros vide dans ma culture cinématographique et ce Django m'intéressait. Je me suis donc lancé dans le far west mais j'étais loin d'être solitaire dans le soleil couchant. Bon, quelle est l'histoire de ce film qui fleure bon la beauté et la tolérance du sud américain pré-sécession? La première image est celle d'une colonne d'esclave. Celle-ci s'étire sous la chaleur du soleil et frissonne durant le froid de la nuit sous l’œil plus ou moins précis et vigilant des gardiens. Mais ce que ces gardiens n'avaient pas prévus c'est de rencontrer le Docteur Schultz. Ce dernier ne prend pas de pincettes pour libérer Django et lui offrir un marché. Ce dernier l'aide à trouver trois frères poursuivis par la justice et il ne sera pas seul pour retrouver sa femme. Un ancien esclave qui tue des blancs pour de l'argent... Comment dire non?

    Pour une première fois c'est une réussite. L'image est superbement maîtrisée, la musique géniale et l'histoire un peu n'importe quoi suivi de beaucoup de coups de feu et de sang. Bon, je ne suis pas sorti tout a fait indemne de ce déchaînement de violence et je ne referais pas ça tous les jours. Certaines scènes sont tout simplement horribles et on est heureux de savoir qu'aucun cheval n'a subi ces violences en réalité. Mais, mis à part cette violence, ce film nous offre un message intéressant. C'est un message d'empowerment que nous envoie Tarantino. En fait, je ne pensais qu'à Frantz Fanon dans le cinéma. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de lire Frantz Fanon (mais ça viendra ne vous inquiétez pas) mais je connais une partie de sa pensée. Frantz Fanon a écrit durant la guerre d'Algérie. Il considère que cette guerre et son déchaînement de violence contre le colon blanc et français vient de la violence originelle de ces blancs contre les populations autochtones. Django est l'illustration de cette idée. Les blancs sont des monstres sadiques. Mais leur violence se déchaîne sur eux via la personne de Django. A l'appui de cette analyse on peut utiliser une phrase de Candy: "Pourquoi ne nous tuent-ils pas tous". Bonne question!

    Malheureusement aucun film n'est absent de points faibles. Et il faut bien avouer que je suis obligé de faire une critique sur un point qui saute aux yeux les plus inattentifs. Encore une fois, nous avons un film de mecs sur des mecs avec des femmes qui n'ont aucune utilité. Les seules femmes de ce films ne parlent pas ou sont des servantes. Leur seul but est d'être sauvée. Le bon vieux schéma de la princesse et du prince charmant sur son destrier blanc bravant tempêtes et adversités pour sa belle. Dommage de rester dans cette idée de femme passive dans la domination alors que Django suit un chemin d'empowerment.

    Image: Site officiel

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