Gondolindrim's Stories

  • La Japon d'Edo par François Macé et Mieko Macé

    Titre : La Japon d'Edo
    Auteur-e-s : François Macé et Mieko Macé
    Éditeur : Les belles lettres 14 avril 2006
    Pages : 320

    J'ai continué mon voyage dans l'histoire du Japon d'Edo avec ce livre des éditions Belles Lettres dans la collection Civilisations. Une collection qui édite des livres sur les grandes civilisations de l'histoire humaine. Le livre est construit en trois grandes parties. La dernière est constituée d'annexes. Celles-ci commencent par plusieurs courtes biographies, classifiée par ordre orthographique, de quelques personnages mentionnés. Elles sont aussi l'occasion d'ajouter plusieurs index complets permettant de naviguer au sein du livre. Car ce livre est construit comme un manuel dans lequel on peut naviguer selon les besoins. Il n'y a pas d'ordre de lecture imposé. Pour faciliter ce voyage, les chapitres annoncent quand un sujet précis est élaboré dans une autre partie du livre. Les personnes qui lisent sont aussi aidé par une table des matières bien conçue qui synthétise les propos principaux et donne toutes les sous-parties.

    La première partie est nommée "Le Japon d'Edo." Elle s'intéresse aux questions politiques, économiques et sociales. Je fus très heureux de voir que le premier chapitre est l'occasion d'offrir une courte synthèse de l'histoire du Japon depuis la plus haute antiquité jusqu'à la fin de la période Edo. Cette connaissance me manquait dans le livre précédent. Les chapitres me semblent complet, mais très synthétique, avec un effort pour permettre au plus grand nombre de comprendre les tenants et aboutissants de la période.

    La seconde partie se nomme "Les japonais" et s'intéresse bien plus à l'élément humain. Nous y trouvons des informations sur la culture, le temps, la vie de tous les jours... Nécessairement, au vu de la construction du livre, certains points sont répétés à plusieurs reprises. J'ai été particulièrement intéressé par les jeux mais aussi par les "voies" qui impliquent une connaissance approfondie des arts impliqués. On ressort de ce chapitre avec une compréhension nécessairement incomplète de la vie culturelle japonaise, mais qui reste meilleure que celle que j'avais auparavant.

    Après ma lecture, je dois avouer avec eu l'impression de bien mieux comprendre cette période qu'avec le livre précédent. Ceci est sûrement dû aux fonctionnements différents des deux ouvrages. L'un est une partie d'un programme plus important tandis que celui-ci souhaite se suffire à lui-même. Il faut aussi noter, dans ce livre, une importante iconographie.

    Image : Éditeur

  • Encanto, la fantastique famille Madrigal / Encanto

    Il a commencé à neiger, l'automne est présent et l'hiver approche, décembre est dans quelques jours... quoi de mieux qu'un Disney pour passer quelques heures au cinéma ? Ça tombe bien, le dernier Disney est sorti mercredi passé. Encanto est un lieu. Encanto est l'endroit où une femme et des réfugié-e-s se sont replié-e-s en sécurité. Ceci fut rendu possible par deux choses : le sacrifice du mari de la matriarche de la famille Madrigal et le don d'un miracle. Ce miracle a créé une maison destinée à la famille Madrigal. A un certain âge, les enfants se voient attribuer une chambre et un pouvoir magique. Ces pouvoirs sont ensuite utilisés pour aider la communauté à vivre. Mais une personne, au sein de la famille, n'a pas de pouvoir. Cela ne l'empêche pas d'adorer ses sœurs, ses tantes mais aussi ses cousins et de tout faire pour les protéger.

    SPOILERS

    Ce film est un magnifique spectacle. Les pouvoirs sont bien mis en scène et fonctionnement parfaitement dans le cadre d'une maison sentiente. Les chambres sont adaptées à ces pouvoirs et à l'état d'esprit des occupant-e-s. Le film ajoute aussi, comme d'habitude, de nombreuses chansons qui permettent d'en apprendre plus sur la famille mais aussi sur les problèmes des membres. Bien que certaines chansons ne me semblent pas habituelles pour un Disney, j'ai apprécié le changement.

    Qui dit Disney et période des fêtes dit film de famille. Et ce film est en plein dans le genre. Tout se déroule au sein d'une famille. Presque toute l'intrigue a lieu au sein de la maison familiale. L'intrigue concerne avant tout le fonctionnement de la famille Madrigal et les problèmes qui sont cachés. La destruction de la maison, annoncée par une prophétie, n'est que la vision externe des tensions internes à la famille. Rien ici n'est particulièrement difficile à comprendre. Mais j'ai apprécié voir un film expliquer qu'une famille ne doit pas être parfaite. Qu'il y a parfois un besoin de repos, d'être une personne différente qui tente des choses différentes que d'autres membres de la famille ne souhaitent pas forcément. Qu'il est nécessaire, et je peux voir un peu loin, de penser à soi avant de pouvoir penser aux autres. Et seule Mirabel, étant un peu à l'extérieur de la famille, peut voir les besoins de celle-ci et tenter d'aider.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Drôle, beau, une intrigue simple mais pas simpliste

    Image : IMDB

  • La famille Addams 2

    Les Addams sont réunis et heureux. Enfin, tout le monde n'est pas heureux dans cette famille puisque le malheur est un style de vie. Mercredi, en particulier, est de plus en plus éloignée de la famille et de son père. Elle continue de tenter d'assassiner son frère mais elle refuse les réunions de famille. Elle se sent de plus en plus contrainte par ses parents. Celleux-ci ne savent pas exactement quoi faire. Lorsqu'un avocat vient leur ordonner un test ADN afin de découvrir si Mercredi est leur fille illes décident de fuir, une fuite déguisée en vacances familiales en camping-car.

    SPOILERS

    Je n'étais déjà pas très convaincu par le premier film. Je le suis encore moins par ce second film. Je ne trouve pas réellement tout ce que j'apprécie dans la famille Addams : la remise en cause d'un mode de vie de classe moyenne au sein d'un monde qui valorise la consommation et la conformité (les Addams étant l'incarnation du différent et de l'aristocratie même si les parents s'aiment au sein d'un couple hétérosexuel). Les "blagues" peuvent parfois faire sourire, mais sont rarement particulièrement réussies. En particulier, j'ai souvent soupiré de gêne devant le personnage de Pugsley et son oncle Fétide. Pourquoi nous faire subir ceci ? Je ne sais pas mais ce fut difficile. Le premier film était déjà peu imaginatif, ce second film réussi l'exploit impressionnant de l'être encore moins.

    * Le popcorn était de meilleure qualité que le film, ce n'est pas un compliment pour le popcorn
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Batman: Soul of the dragon

    Dans les années 70 six personnes sont à la recherche d'un maitre capable de leur apprendre les arts martiaux : Richard Dragon, Lady Shiva, Ben Turner, Jade, Rip Jagger et Bruce Wayne. Illes trouvent Nanda Parbat et O-Sensei. Ensemble, illes s'entrainent durement devant leur maitre. Quelques années plus tard, les six élèves ne sont plus que quatre. Illes ne se sont pas retrouvés depuis longtemps mais l'apparition d'un gang usant d'un ancien signe les force à se réunir afin de retrouver leur maitre et d'empêcher le gang d'atteindre ses buts.

    SPOILERS

    Il n'y a pas grand-chose à dire sur ce film en direct-video. Il est plaisant mais n'offre pas de réelles nouveautés. L'entrainement de Bruce Wayne auprès de plusieurs personnes au sein du monde est souvent mis en scène. Ses liens avec d'autres élèves sont aussi souvent mentionnés. Mais Bruce Wayne n'est pas réellement au centre de l'attention. Il n'est qu'une partie d'un tout réuni à cause de leur passé commun. Malheureusement, le nombre de personnages ne permet pas de réellement comprendre les souhaits de celleux-ci. On voudrait en savoir plus sur leur passé, leurs buts, mais on n'a presque rien. Heureusement, ce manque est amoindri par des scènes d'action sympathiques sans être trop violentes.


    ** Pas trop mauvais
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Le Japon pré-moderne 1573-1867 par Ninomiya Hiroyuki

    Titre : Le Japon pré-moderne 1573-1867
    Auteur : Ninomiya Hiroyuki
    Éditeur : CNRS 2017
    Pages : 234

    Je ne connais pas l'histoire du Japon. Je ne suis pas non plus fasciné par la culture japonaise comme certaines personnes peuvent l'être. Ce qui ne veut pas dire que je ne m'y intéresse pas, tout en avouant mon absence de connaissances dans le domaine. En dehors de quelques séries adaptées d’œuvres japonaises, je ne connais que peu de choses. Souhaitant réparer un manque dans ma culture générale, je me suis lancé dans ce petit livre qui promettait d'être une introduction à une période précise de l'histoire du Japon.

    Il m'est impossible de savoir si comment ce livre s'inscrit dans l'historiographie, si c'est une bonne lecture ou quelles sont ses réelles limites (en dehors de celle que je peux trouver malgré mon manque de connaissances). Le premier point à mettre en avant concerne le but de ce livre. C'est un tiré à part d'un chapitre précis, offert à l'écriture à Ninomiya Hiroyuki, au sein d'un projet plus large malheureusement indisponible actuellement. Ainsi, ce livre commence et se termine de manière abrupte. L'auteur considère que nous savons ce qui s'est déroulé après et que la continuité sera offerte par un autre chapitre. Ce n'est pas le cas pour cette édition, ce qui crée une certaine forme de frustration.

    Ce livre est aussi un exercice synthétique. Le but de l'auteur est de communiquer des informations de base sur une période précise, on perd en complexité mais cela permet à des personnes profanes de mieux suivre les événements. Le livre est constitué aussi bien de chapitres événementiels, le premier et le dernier chapitres ouvrent la période et la referme, que d'étude socio-économique. Nous avons une vision complète de la période, au prix de quelques répétitions et de simplifications. En ce qui me concerne, c'était acceptable. Trop de complexité ne m'aurait pas permis de vraiment entrer dans ce livre.

    Il est dommage que ce livre ne soit pas accompagné d'une bibliographique, il y a des notes de bas de pages, qui permette de savoir vers quels livres se diriger pour une thématique précise. Mais ce que je déplore sont l'absence d'annexes concernant les biographies des personnes nommées et d'un glossaire pour les personnes, comme moi, qui ne sont pas familières des termes. Cependant, la lecture n'est pas forcément obérée par ces quelques manques. Au contraire, je souhaite en apprendre plus.

    Image : Éditeur

  • Aline

    Aline est un film faussement film biographique très librement inspiré de la vie de Céline Dion. Alien Dieu est une québécoise. Elle est née dans une grande famille remplie de frères et de sœurs mais aussi de musique. Mais Aline n'est pas comme ses adelphes. Elle possède une voix exceptionnelle. La famille décide de la soutenir afin de lui permettre de se faire connaitre par un producteur. Celui-ci comprend immédiatement qu'il a en face de lui un diamant capable de tout réussir. Mais cela va demander beaucoup de travail.

    SPOILERS

    J'ai hésité à parler de ce film qui demande plus de réflexions qu'on ne le croit. Oui, c'est un faux film biographique. Il parle de Céline Dion et utilise ses chansons mais il modifie le nom pour Aline Dieu, ce qui permet de bien marquer qu'il existe une différence. Valérie Lemercier réalise et joue dans ce film. Et aussi bien la réalisation que son jeu sont superbes créant un magnifique hommage envers Céline Dion, parlant de ses moments positifs comme de ses doutes et pertes. Sur ce point, il n'y a rien à dire.

    Sur le second point on ne peut aussi que parler de manière positive. Loin de faire de son personnage un être surhumain capable de tout réussir sans doute, Valérie Lemercier la place dans sa famille, qui lui offre la musique et son soutien jusqu'au bout. Elle place aussi son personnage au sein d'un système, peu montré mais présent, qui en fait une star capable de créer un véritable spectacle. Mais cette création est un énorme travail qui implique de longues heures de préparations, de bruit, de foule et donc peu de tranquillité pour Aline Dieu et pour vivre avec sa famille, ses enfants. À plusieurs reprises, Valérie Lemercier nous montre une Aline Dieu en souffrance, ayant besoin de tranquillité et de vacances. Elle nous montre aussi une femme qui ne connait pas forcément les villes ou elle travaille car elle n'a pas le temps de les visiter.

    Je suis plus sceptique face à la relation entre Aline Dieu et Guy-Claude. Oui, il fallait en parler pour ce faux film biographique, la question n'est pas là. Ce qui me rend sceptique est la manière dont cette relation est écrite et mise en scène. C'est Aline, très jeune, qui est montrée comme active, séductrice. Guy-Claude n'en a pas conscience et tente, d'abord, de seulement effectuer son travail avant de faire le choix de succomber. Lorsque ce choix est fait, les deux sont des personnes majeures. Mais la différence d'âge est importante. Guy-Claude a la charge de la carrière d'Aline. Il y a donc une question de pouvoir qui n'est pas montrée. Aurait-il été possible de mieux faire tout en restant fidèle à l'histoire de la véritable femme donc ce film parle ? Je ne sais pas.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Magnifique

    Image : Site officiel

  • Star Wars: Catalyst par James Luceno

    Titre : Star Wars : Catalyst 
    Auteur : James Luceno
    Éditeur : Penguin 18 mai 2017
    Pages : 496

    La guerre entre la République et les Séparatistes a englouti presque l'entier de la galaxie connue. Tout le monde doit prendre part à l'un ou l'autre camp. Mais un homme essaie d'éviter la guerre. Il a fui le plus loin possible pour que ses recherches ne soient pas utilisées militairement. Cet homme est Galen Erso. Il est l'un des plus grands génies de la galaxie. Et, aujourd'hui, les militaires de la République et des Séparatistes le recherchent. Les deux camps essaient de créer une super arme et Galen Erso pourrait leur donner la clé d'une puissance jamais vue auparavant.

    SPOILERS

    Ce livre est moyen. Il est pourtant présenté comme une lecture majeure et nécessaire pour comprendre le film Rogue One. Pour rappel, ce film montrait comment les Rebelles avaient pris connaissances de l'existence de l'Etoile Noire, menant au film 4. Le roman communique de nombreuses informations sur plusieurs personnages, ce qui permet de mieux comprendre les relations dans le film. Le roman explique aussi comment le projet a été gardé caché par l'Empire tout en créant des combats politiques pour savoir qui en serait le commandant. Mais ce roman n'est pas particulièrement passionnant. De nombreux éléments sont trop lent à être mis en place. En fait, le roman aurait pu être divisé de moitié sans gâcher le propos principal.


    ** 
    *** Médiocre
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • L'âge global. L'Europe de 1950 à nos jours par Ian Kershaw

    Titre : L'âge global. L'Europe de 1950 à nos jours
    Auteur : Ian Kershaw
    Éditeur : Seuil 9 janvier 2020
    Pages : 752

    Ian Kershaw fait partie d'un groupe d'historiens chargés d'écrire une histoire de l'Europe de l'antiquité à nos jours. Il doit s'occuper du XXème siècle. Son premier tome s'occupait de la période 1914-1950 (soit la première guerre mondiale au début véritable de la guerre froide), ce second tome s'occupe de la période 1950 à 2017 (fin de l'écriture du livre) avec une postface qui mentionne la période 2017-2019. Le livre est constitué de 12 chapitres dans l'ordre chronologiques qui s'intéressent aussi bien aux évènements qu'aux questions économiques et culturelles.

    Logiquement, une des questions majeures du livre est la division de l'Europe entre l'Est et l'Ouest. Une partie du continent étant capitaliste et l'autre communiste. Cette division impacta les relations internationales durant des décennies, avec la crainte d'une nouvelle guerre, nucléaire, en Europe. Les relations avec l'URSS sont importantes pour comprendre les décisions des chefs d'états européens ainsi que leurs craintes. Cependant, ni l'Ouest ni l'Est ne sont des blocs toujours stables. Les deux parties du continent ont connu des changements de direction et des contestations. On parle de mai 68, bien entendu, mais aussi du printemps de Prague. En ce qui concerne l'URSS, les dernières mutations ont mené à la fin rapide et inattendue du bloc communiste, permettant une réunion de l'Allemagne que personne ne pensait possible avant au moins un siècle.

    Un second point majeur mis en avant par Kershaw est la construction européenne. Son but est de créer une Europe pacifiée, riche et de préparer une union politique plus avancée mais lointaine. En ce qui concerne la pacification et la richesse, Kershaw montre que l'Europe a réussi. Les pays de l'Ouest ont vécu de lourdes destructions lors de la deuxième guerre mondiale et il a fallu du temps pour reconstruire et recréer un niveau de vie acceptable. Mais la population européenne n'a jamais vécu dans un continent aussi stable et riche que durant la période 1950-1970. Ce qui a permis la construction d'un état social capable de donner à toute la population une capacité minimale à vivre. À partir des années 70, des crises économiques se multiplient. Elles mettent en question l'état social alors qu'une nouvelle doctrine économique, le néolibéralisme, commence à être adoptée par les dirigeant-e-s aussi bien de gauche que de droite. Cette doctrine implique des réformes fortes et impopulaires de l'état et leur capacité à minimiser les crises économiques et financières est questionnée. Les crises se multiplient tout de même jusqu'à nos jours et la dernière grande crise, les subprimes, qui a forcé les gouvernements à nationaliser des banques pour éviter leurs faillites puis, face aux dettes que cela implique, à mettre en place une politique d'austérité mise en question par une population qui se demande pourquoi elle devrait payer pour les erreurs des dirigeants des banques. Cependant, même si l'Europe a rencontré des difficultés à gérer les problèmes économiques à cause d'un manque de capacités à prendre des décisions économiques globales (l'Euro fonctionne mais les états ont refusé de créer une instance transnationale de gestion de l'économie ce qui ne permet pas d'action politique en cas de crise), Ian Kershaw considère que l'Europe a réussi à atteindre ses deux principaux buts.

    Mais, comme l'explique Ian Kershaw, cette réussite implique paradoxalement une mise en question de l'Union Européenne. Celle-ci est critiquée pour prendre des décisions déconnectées du peuple par des dirigeant-e-s d'états européens (un bon moyen de placer le blâme ailleurs que sur leur propre gouvernement). La constitution d'une entité démocratique supranationale, souhaitée à ses débuts mais jamais concrétisée, était déjà difficile et devient pratiquement impossible après les crises des années 2010. Pourtant, une réforme du fonctionnement de l'Union devient nécessaire face aux besoins des états mais aussi face aux grandes crises, migratoires, économiques et politiques. Ian Kershaw doute de cette capacité de réforme en direction d'un système intégrateur et démocratique, d'autant plus après la décision du brexit, mais il pense qu'une Union Européenne pourrait retrouver un but commun en essayant d'agir sur la crise climatique.

    Ce gros livre, 752 pages, permet de retrouver un livre synthétique sur l'histoire de l'Europe au XXème siècle après le fameux Âge des extrêmes de Hobsbawm et Après-guerre de Tony Judt (deux livres que je n'ai pas encore lu). Ian Kershaw conclut avec des propos pessimistes. Les forces antieuropéennes n'ont pas réussi à mettre à mal l'Union mais elles sont de plus en plus présentes dans un monde qui nécessite une politique commune. Ian Kershaw ne prétend pas savoir ce qui va arriver à l'avenir, mais il pense que les crises vont se multiplier. Reste à savoir si l'Union saura se reconstituer pour y répondre ou si elle disparaitra. Ce dernier choix n'étant pas forcément souhaité par les forces antieuropéennes, celles-ci ayant vu les conséquences du brexit.

    Image : Éditeur

  • The Eternals / Les Eternels

    Il y a 7000 ans, les Éternels sont venus sur Terre. Illes ont été envoyés par une entité divine, un céleste, afin de protéger l'humanité contre une menace : les déviants. Ces êtres détruisent toutes formes de vie capables de penser. Durant plusieurs millénaires, les Éternels ont protégé l'humanité contre cette menace, devant des divinités inscrites dans les mythes de notre monde. Il y a 500 ans, le dernier déviant a été détruit lors de la prise de Tenochtitlan. Depuis, les Éternels vivent parmi nous attenant d'être rappelés et envoyés en mission sur une autre planète. Soudain, de nos jours, les déviants sont de retour. Face au retour de cette menace, les Éternels décident de recréer leur groupe.

    Il y a 7000 ans, les Éternels sont venus sur Terre. Illes ont été envoyés par une entité divine, un céleste, afin de protéger l'humanité contre une menace : les déviants. Ces êtres détruisent toutes formes de vie capables de penser. Durant plusieurs millénaires, les Éternels ont protégé l'humanité contre cette menace, devant des divinités inscrites dans les mythes de notre monde. Il y a 500 ans, le dernier déviant a été détruit lors de la prise de Tenochtitlan. Depuis, les Éternels vivent parmi nous attenant d'être rappelés et envoyés en mission sur une autre planète. Soudain, de nos jours, les déviants sont de retour. Face au retour de cette menace, les Éternels décident de recréer leur groupe.

    SPOILERS

    Voilà un film dont je ne savais pas quoi penser. Jusqu'au bout, il a caché son jeu. Il avait aussi beaucoup à faire. En effet, il permet de lancer une nouvelle phase de l'univers Marvel au cinéma. Une phase qui a déjà commencé dans les séries mais qui doit se poursuivre au cinéma. Bien que les demandes faites à ce film soient nombreuses, il reste calme. Les scènes d'action sont belles et me semblent être les plus simples à comprendre depuis des années. Trop souvent, les actions sont divisées en coupures qui donnent une impression de dynamisme mais rendent les mouvements incompréhensibles. Je n'ai pas eu cette impression ici, mais revoir le film pourrait me contredire sur cet aspect. Ces scènes sont, finalement, assez peu nombreuses.

    Ce qui compte, pour le film, c'est de présenter les Éternels. Comment ces personnages fonctionnent-illes ensemble ? Et surtout, comment vont-illes réagir face à l'annonce de leur véritable mission ? Illes se pensent comme des protecteurs mais qui ne doivent jamais agir dans les affaires purement humaines. Mais sont-illes réellement en train d'aider l'humanité ou non ? Doivent-ills vraiment rester en retrait lors de massacres ou agir pour les empêcher ? Protéger de tout ne risque-t-il pas d'empêcher l'évolution de l’humanité ? Ces questions dépendent en grande partie de la proximité des Éternels envers l'humanité. Le film nous montre comment ces personnes se sont insérés ou non au sein de l'histoire humaine. Certains personnages ont refusé de vivre au sein de la société tandis que d'autres ont décidé de créer des relations avec des personnes, essayant de les comprendre et, parfois, de les aider.

    Pour finir, on a ici un film qu'il est difficile de critiquer car il change un peu de ce dont on a l'habitude. Selon moi, c'est une bonne chose. Ce film introduit aussi la prochaine phase et la seconde scène post-générique me semble particulièrement importante pour cela puisqu'elle introduit deux nouveaux personnages. Mais la fin du film annonce bien plus le danger que pourrait connaitre l'humanité dans le futur. Si l'on en croit les séries, le MCU a de grandes ambitions. Je ne sais pas comment illes vont réussir à présenter tout cela mais même un échec du MCU pourrait être intéressant.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Un film qui annonce de grandes choses

    Image : Site officiel

  • Red Notice

    Rome, de nos jours, un musée va exposer l'un des joyeux les plus célèbres et couteux de notre époque. Un joyau offert par Marc Antoine à Cléopâtre. Il fait partie d'un ensemble de trois joyaux mais le second est la possession d'un collectionneur privé tandis que le troisième est perdu, seules des rumeurs le mentionne. Un tel objet ne peut qu'exciter les convoitises. Il se trouve que l'un des plus grands voleurs d'art va tenter de s'en emparer. Mais l'agent du FBI Hartley va tout faire pour l'en empêcher.

    SPOILERS

    Red Notice n'est absolument pas le film de l'année, ni même de la semaine. C'est un film bête mais fun qui fonctionne parce qu'il n'essaie pas de se présenter pour ce qu'il n'est pas. Nous avons tous les ingrédients d'un film de casse. Des personnages forcés de travailler ensemble, des trahisons, des plans qui ne fonctionnent pas tout à fait et, bien entendu, une personne qui enquête et qui se rapproche de plus en plus de nos héros.

    Tout en ayant conscience que ce film est loin de révolutionner le genre je l'ai apprécié. Il me semble que les acteurs et actrices ont bien aimé y jouer ensemble. J'ai aussi particulièrement apprécié que ce film soit bête mais logique dans sa bêtise. Par exemple, au début du film Nolan Booth fuit dans le musée. Hartley le suit en regardant d'abord un plan du musée afin de savoir comment mieux retrouver Booth. Même chose lors du début de la course poursuite. Booth prend un deux roues par très rapide qui lui permet d'éviter les dangers tandis que Hartley a directement un accident après avoir choisi une grosse voiture, rapide mais qui prend de la place sur la route. Ce sont de petits moments, mais ils m'ont fait rire.


    ** 
    *** 
    **** Car j'ai bien aimé ce film même s'il est imparfait et qu'il n'invente rien
    *****

    Image : IMDB

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  • Time Salvager par Wesley Chu

    Titre : Time Salvager
    Auteur : Wesley Chu
    Éditeur : Tor 26 avril 2016
    Pages : 400

    Dans quelques centaines d'années l'humanité a atteint les limites du système solaire. On pourrait croire que l'humanité vit un âge d'or technologique avec des capacités dont nous ne pourrions que rêve. La réalité, c'est que l'humanité n'a fait que régresser depuis la fin du XXIème siècle. La gestion du changement climatique fut un échec. Il s'en est suivi des siècles de guerres et de catastrophes. La Terre est morte. Seules quelques petites poches de chasseurs cueilleurs subsistent alors que des méga corporations contrôlent le système solaire. Mais celles-ci sont dépendantes d'un ordre capable de voyager dans le temps. Le rôle de cette institution est de fouiller le passé, de trouver des lieux et des objets qui vont être détruits et de les exfiltrer en direction du présent afin de donner une chance de continuer pour l'humanité. Sans cet apport de ressources l'espèce humaine irait vers sa fin. Mais le passé est aussi en quantité limitée.

    SPOILERS

    Ce livre n'est pas pour moi. Il a tout pour me plaire. Un monde futuriste dystopique, la question des méga corporations, des règles bien écrites qui permettent de gérer les voyages dans le temps... Mais il n'a pas fonctionné avec moi. Dans les points positifs, l'auteur nous donne le temps de comprendre le fonctionnement de son univers tout en laissant assez de points sombres pour qu'il puisse continuer sa construction. L'histoire du monde entre le XXIème siècle et le présent et bien décrit comme une suite ininterrompue de catastrophes ayant mené au déclin, mais il n'y a que peu d'informations réelles sur le déroulement de ce déclin. Le fonctionnement des entreprises qui sont présentées est claire et permet de rapidement comprendre les limites de ces mêmes entreprises. Chronocom est censé être tout puissant, mais l'institution est contrôlée par d'autres entreprises qui monnayent leurs soutiens financiers et matériels.

    Ce qui ne fonctionne pas est simple : le personnage principal, James, et sa relation avec Elise Kim. James est décrit comme un alcoolique dépressif et violent. Il déteste les humain.e.s et n'a qu'une unique relation amicale. Ses missions dans le passé ont un effet très négatif sur son état mental puisqu'il ressent honte et culpabilité face aux personnes qu'il laisse mourir, ou tue pour accomplir ses missions. Il décide de sauver Elise pour deux raisons : elle est optimiste et belle. Dès que les deux personnages se retrouvent dans le présent, il se mue en protecteur paternaliste et jaloux d'Elise qui devrait uniquement écouter ses ordres. Pourtant, Elise tombe amoureuse de lui... Je n'arrive tout simplement pas à croire à cette relation et je n'ai pas envie d'apprécier James et de suivre ses aventures.


    ** 
    *** Mauvais ? Non. Mais ce roman ne fonctionne pas avec moi
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Wonder Woman 1984

    J'ai enfin vu le second Wonder Woman qui se déroule, comme le titre l'explique, en 1984. Diana a vécu avec l'humanité depuis son arrivée à la fin de la première guerre mondiale. Mais elle n'a jamais oublié Steve Trevor. Elle travaille au Smithsonian tout en aidant l'humanité en cachette. Mais deux choses vont modifier sa vie. Une pierre apparait dans les bureaux du Smithsonian après un cambriolage raté. Barbara Minerva est chargée de l'étudier mais ne comprend pas ce qui est gravé dessus. Et Steve Trevor revient dans le corps d'un autre homme. Diana est heureuse de le revoir, mais elle comprend qu'un pouvoir divin est à l'œuvre ce qui pourrait être dangereux pour l'humanité.

    SPOILERS

    S'il y a bien une chose de certaine c'est que ce film n'est pas très bon. Un premier problème est l'usage des vœux. On comprend rapidement que ces vœux impliquent un coût. Ce coût peut être élevé. Mais la règle n'est jamais réellement expliquée. Le coût est-il immédiat ou alors faut-il attendre un certain temps comme semble le montrer le cas de Diana ? Que penser de Maxvell Lord ? Il devient la pierre à vœux mais il réussit à éviter le coût et même à supprimer tout ce qu'il a fait ? Pourquoi ? Comment ?

    Un second problème concerne le film lui-même. Il est loin d'atteindre le rythme et l'intérêt du premier film. Les scènes d'action sont poussives et très mal mises en scènes. La réalisation essaie de faire comme le premier, mais échoue lamentablement. Gal Gadot elle-même semble ne pas trop croire en ce film. Pire encore, Steve Trevor est capable de piloter un avion moderne sans entrainement ? Soudainement Diana est capable de faire disparaitre des objets ? Tous ces éléments tombent à plat parce que rien ne prépare à leur arrivée.

    Tout cela n'est rien face au problème Steve Trevor. J'étais déjà sceptique en ce qui concerne son retour. Mais la manière dont il revient pose des questions éthiques auxquels le film ne répond pas. Pire, le film décide de laisser Steve manipuler le corps qu'il a volé, sans consentement de son véritable possesseur, jusqu'à avoir des relations sexuelles avec Diana. D'autres personnes ont parlé de ce sujet, de nombreux articles mentionnent le problème que cela implique mieux que je ne le ferais. À mon avis, la réponse de la réalisation est très faible face aux questions posées.


    ** Une suite médiocre et mal écrite
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Westworld saison 3

    CW : nudité, meurtres, explosions, violences policières

    Lors de la première saison nous apprenions les règles du jeu de westworld. Un parc d'attraction qui se déroule en pleine période de la conquête de l'ouest aux Etats-Unis. Les humain-e-s peuvent faire absolument ce qu'illes veulent, sans limites. Le parc est tenu par des androïdes n'ayant pas conscience de leur état, du moins au début. La saison 2 commence lors du massacre des humain-e-s et lutte des androïdes pour atteindre un lieu qui leur permette de vivre sans risquer la mort. La saison 3 commence juste après. Dolores a refusé d'entrer dans le monde virtuel. Elle veut punir l'humanité pour ses péchés. Et pour ça elle a besoin d'alliés et d'argent. Rapidement, elle se rend compte d'un adversaire bien plus dangereux existe.

    SPOILERS

    Comme les deux saisons qui ont précédés, cette saison 3 est sublime. Le jeu des acteurs et actrices est tout simplement magnifique avec des plans d'une grande beauté. La violence est toujours présente, mais elle peut arriver après un petit moment de contemplation. Cette saison 3 permet surtout d'entrer dans le monde de l'humanité. On observe aussi bien les personnes privilégiées que les plus pauvres. Les riches sont capables de vivre dans l'opulence et la décadence. Illes peuvent tuer sans jamais avoir à en répondre. Les personnes les plus pauvres essaient d'éviter de tout perdre en espérant que le système leur offrira une opportunité. Mais les opportunités sont rares et on n sait jamais pourquoi on est refusé.

    Ce qui conduit au thème principal de cette saison : le libre arbitre. L'humanité est décrite comme chaotique. Incapable de pouvoir suivre une voie vers la paix et le bien commun. Un homme, Serac, a créé une machine qui utilise sa puissance de calcul et les informations personnelles des gens afin de prédire des événements et surtout d'éviter le chaos. Une majeure partie de l'humanité est contrôlée, sans le savoir. Une minorité est considérée comme disruptive et devant être détruire que ce soit par la mort (en tant que soldats par exemple) ou par un conditionnement pour modifier le comportement. L'humanité n'est pas vraiment libre mais soumise à un algorithme qui implique de garder le monde tel qu'il est.

    Bien entendu, il est facile de voir derrière cet IA, nommée Rehoboam ou plus simplement le système, une allégorie a peine masquée du capitalisme. Dans ce système, les riches s'enrichissent certains de leur supériorité morale et intellectuelle. Les pauvres vivent en espérant ne pas perdre ce qui leur permet de vivre. Les plus précaires qui doivent vivre en marge de la société sont considérés comme des dangers pour l'humanité qu'il faut détruire ou, en tout cas, neutraliser. Le système ne permet à personne d'être libre, il évite le chaos mais il ne permet pas un véritable progrès. Même les plus riches en sont dépendants et donc, comme on le voit vers la fin de la série, lorsque le peuple demande un changement la réaction des personnes privilégiées est immédiatement violente avec l'aide de la police et de l'armée. La série ne donne pas de solutions pour quitter le système. Mais, comme le dit un personnage à la fin du dernier épisode, pour qu'un nouveau monde puisse naitre l'ancien doit brûler.

    Image : IMDB

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  • Infographie de la Révolution française par Jean-Clément Martin et Julien Peltier

    Titre : Infographie de la Révolution française
    Auteurs : Jean-Clément Martin et Julien Peltier
    Éditeur : Passés/Composés 12 octobre 2021
    Pages : 128

    J'ai récemment pris connaissance des magnifiques infographies publiés par les éditions Passés/Composés. Après m'être procuré celle sur la Rome antique j'ai décidé de prendre celle sur la Révolution française publiée ce mois d'octobre 2021. Elle est conçue par un spécialiste de la période et un infographiste. L'ouvrage est constitué de trois grandes parties et d'une bibliographie thématique.

    Il est difficile de résumer une infographie mais je vais m'y essayer. Celle-ci fonctionne de manière globalement chronologique. Nous suivons différentes périodes de la Révolution jusqu'à la mémoire actuelle. Les doubles pages se concentrent sur des thèmes particuliers qui peuvent, parfois, continuer sur d'autres doubles pages. Bien que Jean-Clément Martin effectue un travail exemplaire de synthèse et d'introduction, je me demande tout de même si cette infographie peut être lue sans avoir une connaissance basique de la période révolutionnaire.

    En ce qui concerne le fonctionnement du livre, on peut y entrer comme l'on souhaite sans forcément suivre l'ordre des chapitres. Les différentes infographies peuvent être très denses mais elles sont souvent faciles à comprendre, même si certaines demandent un peu de temps pour les décortiquer. Les deux auteurs ont réussi à clarifier beaucoup de sujets à l'aide des différentes infographies utilisées. Personnellement, j'ai grandement apprécié que les bas de pages soient constitués d'une frise chronologique qui permet de situer le thème de la double page dans la chronologie générale de la Révolution française.

    Il m'est difficile de dire si cet ouvrage est adapté à l'amateur d'histoire. Mais il est adapté à un usage pédagogique, avec un commentaire bien entendu. L'ouvrage est riche, particulièrement bien conçu et facile à parcourir. Encore une fois, les éditeurs ont mis sur le marché une infographie réussie.

    Image : Éditeur

  • Ascender 4. Star seed par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 4. Star seed
    Auteurs :  Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image comics 6 octobre 2021
    Pages : 104

    Ce volume contient Ascender 15-18. Voici enfin le dernier volume pour Ascender et donc pour Descender. Après la destruction de la galaxie et la fuite des robots la magie a pris le contrôle de la galaxie. Cette magie est contrôlée par Mother, une dictatrice qui tente de contrôler toute magie et toutes formes de vie. Mais, depuis quelques temps, la résistance semble avoir trouvé une aide d'un mage. Un chien robot, une petite fille et son père semblent pouvoir savoir qui est cette aide.

    SPOILER

    Descender et Ascender sont deux séries que j'ai beaucoup aimé lire. J'apprécie l'histoire et l'art ainsi que les personnages. Je suis donc déçu que Ascender se termine (mais j'ai déjà vu que Nguyen allait dessiner une série autours de Robin, je vais sûrement m'intéresser à ça). Que penser de cette fin ? Comme les autres volumes, il ne se passe à la fois pas grand-chose et beaucoup de choses. Il se passe peu de choses car un premier numéro sert à expliquer ce qui est arrivé à Andy après avoir été kidnappé. Ce numéro permet de mieux comprendre l'origine des machines et des organiques.

    Mais il se passe aussi beaucoup de choses. En peu de pages, la majorité des personnages se retrouvent sur la même planète. Certains personnages apprennent aussi des choses importantes sur leur véritable identité tandis que d'autres comprennent leur place dans l'univers. Le rôle de la magie est aussi explicité. Tous ces événements ont lieu très rapidement. Même si la fin de cette série est bien écrite, on a tout de même l'impression qu'elle est trop rapide et que la série aurait mérité un peu plus de temps pour se conclure et répondre aux questions que son univers pose.


    ** 
    *** 
    **** une bonne fin pour deux très bonnes séries
    *****

    Image : Éditeur

  • Ron's gone wrong / Ron débloque

    Dans un futur proche une entreprise révolutionne les amitiés en offrant un robot capable de relier les médias sociaux afin de trouver les personnes les plus proches de nous. Touxtes les personnes qui sont à l'école utilisent ces robots pour jouer, parler, créer des amitiés. Touxtes sauf Bradley ce qui l'empêche de créer des amitiés. Du moins jusqu'à ce que son père et sa grand-mère, devant sa tristesse, ne décident de lui offrir un robot. Mais ce robot ne fonctionne pas comme il le devrait.

    SPOILERS

    Commençons par les bons points, ce film est une réussite du point de vue de l'humour et des émotions. Rapidement, on souhaite que l'amitié entre Bradley et son robot, Ron, continue sans risquer la destruction par l'entreprise qui vend ces robots. L'humour me semble aussi assez bien dosé. J'ai particulièrement apprécié la grand-mère et sa maison (je souhaite y vivre si elle existe réellement). Nous avons donc un film d'animation sympathique pour toute la famille.

    Mais être un film familial n'implique pas qu'il n'y ait pas des questions politiques. Personnellement, je suis un peu plus sceptique face au traitement de celles-ci par le film. En premier lieu, les rôles féminins et masculins sont très stéréotypés. Les filles essaient d'être célèbres et belles tandis que les garçons veulent faire des blagues, des bagarres et des défis.

    Plus dangereux me semble être le traitement de l'entreprise. On y a deux personnages (les employé.e.s sont touxtes identiques). Le premier est le personnage du génie qui essaie de trouver un moyen de relier les gens après y avoir échoué lui-même. Son seul but est d'aider, d'observer et d'améliorer le monde. Le second est le financier. Il ne veut que l'argent et il est prêt à détruire si cela lui permet d'être un peu plus riche. En dehors des stéréotypes, acceptable dans un film de ce genre, c'est l'idée que les grandes entreprises virtuelles sont toujours bénéfiques et départ et que seule la finance les corrompt qui me pose un problème. La technologie n'est pas politiquement neutre malgré ce que veut nous dire ce film.


    ** 
    *** Oubliable mais sympa
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • What if...?

    L'univers Marvel s'est récemment étendu. Loki nous a ouvert aux possibilités du multivers. Ce multivers implique des dangers mais aussi de nouvelles histoires. Des histoires qui impliquent des choix différents et donc des conséquences spécifiques qui permettent de modifier le destin. Un être est chargé d'observer ce multivers sans jamais intervenir. De comprendre et d'expliquer pourquoi ce qui arrive ce produit. Cet être a pour nom Gardien. Il observe et nous guide sur les différentes terres de ce multivers.

    SPOILERS

    Cette série est composée de 9 épisodes (en tout cas pour la première saison). Au début, je ne pensais pas que les épisodes faisaient partie d'une intrigue commune mais la fin de la saison change cela. Je me demande ce que cela implique au point de vue du multivers Marvel. D'autant que nous n'avions que rarement vu le Gardien jusqu'à maintenant. Le choix qui est fait à la fin de cette saison n'arrive pas à être aussi surprenant que prévu justement à cause de ce manque de familiarité. La fin de la saison est donc un peu ratée puisque l'on ne connait pas assez ce personnage ni son éthique pour comprendre à quel point il est désespéré.

    En ce qui concerne les épisodes, ils ne sont pas tous de mêmes qualités. J'ai bien aimé qu'ils aient tous une ambiance particulière, parfois en reprenant le thème musical de certains films. Mais j'ai moins apprécié que certains épisodes ne se terminent pas réellement, nous laissant au bord d'un cliffhanger irrésolu. En ce qui concerne mes préférés, je dois dire que celui du Doctor Strange me semble l'un des meilleurs. J'ai bien aimé le premier qui, malheureusement, laisse tout de même trop Carter de côté alors que cet épisode est censé être son histoire et pas l'histoire de Steve. C'est, à mon avis, une occasion manquée. Mais, globalement, j'ai apprécié sans que cette série Marvel ne soit la meilleure qui ait été diffusée.


    ** 
    *** Je pense que la série s'adresse plutôt aux fans
    **** 
    *****

    Image : Marvel

  • Star Wars Visions

    Il y a quelques temps Disney annonçait une série d'anthologie dans l'univers Star Wars mais qui ne serait pas inclus dans le canon. En tant que grand fan de Star Wars je me devais de regarder cette série. Elle est constituée de 9 épisodes qui n'ont aucun lieu entre eux. Les épisodes sont créés par des studios d'animation japonais. On suit plusieurs personnages dans le passé comme dans le futur. Que ce soient des duels, des trahisons fraternels ou des relations entre les personnes... toutes les histoires on comme liens la Force.

    Il est difficile de critiquer cette série de manière globale. Les épisodes n'ont pas seulement tous des histoires différentes ils sont aussi écrits et produits de manière différentes. Certains épisodes nous offrent des événements très localisés, se concentrant sur des duels ou des relations entre deux personnes. D'autres épisodes mettent en avant des histoires plus vastes (par exemple la reconstruction de l'ordre Jedi après la redécouverte des sabrolasers).

    Personnellement, j'ai plutôt apprécié cette série. J'ai particulièrement aimé les épisodes qui s'intéressent aux questions internes des jedis, leurs difficultés face aux tentations d'agir de manière brutale. Mais aussi leur lien avec le monde qui les entoure. D'autres épisodes m'ont semblé moins intéressants, même si je ne les déteste pas. Par exemple, l'histoire du droïde qui souhaite devenir un jedi est très poétique mais pas réellement de mon goût. Ce qui ne m'empêche pas de m'y être intéressé.


    ** 
    *** 
    **** Une série anthologique sur star wars ? Bien entendu que je l’apprécie !
    *****

    Image : IMDB

  • We can be heroes

    Le monde est protégé par des héros. Celleux-ci sont contrôlés par une organisation gouvernementale. Missy Moreno est la fille de l'un de ces héros. Mais son père ne combat plus. Cependant, une menace alien le force à enfiler son costume afin de diriger son équipe. Mais celle-ci, malgré la puissance de ses membres ne réussit pas à vaincre. Tout le monde est capturé et les aliens donnent deux heures à la Terre pour se rendre. Missy, capturée par l'agence afin d'être mise en sécurité, décide de devenir la cheffe des autres enfants et de les emmener sauver leurs parents.

    SPOILERS

    J'avais vaguement entendu parler de ce film Netflix. Souhaitant une soirée tranquille j'ai décidé de le regarder hier. Le film est très enfantin. Il est destiné à un public jeune mais qui commence, progressivement, à s'émanciper de leurs parents. Il faut donc donner des défis acceptables aux personnages tout en leur offrant l'occasion de prouver leur valeur en particulier en ce qui concerne leurs parents. Les enfants sont au centre de l'histoire tandis que les adultes ne font qu'observer.

    Cet aspect enfantin n'empêche pas le film d'être plutôt réussi. On peut toujours craindre que les acteurs et actrices qui sont encore des enfants ne sachent pas encore bien jouer. Souvent, on peut craindre des dialogues forcés, mal écrit, qui essaient de faire enfants mais qui ne réussissent pas. Dans ce film on n'a pas cette impression. Il est assez drôle, plutôt bien joué. Les acteurs et les actrices semblent s'être bien amusés. Mais le film n'est pas particulièrement inventif : un danger, une quête et la réussite aussi bien face à l'adversité qu'envers soi-même.


    ** 
    *** Sympathique sans être exceptionnel. Il marche sûrement très bien pour son public cible
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes. De l'indépendance à nos jours par José Del Pozo

    Titre : Histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes. De l'indépendance à nos jours
    Auteur :  José Del Pozo
    Éditeur : Septentrion 2008
    Pages : 446

    Je ne connais pratiquement rien à l'histoire de l'Amérique latine. J'ai des connaissances basiques concernant les grandes civilisations antiques, la colonisation mais très peu sur l'indépendance et l'histoire récente. Ce livre, qui se concentre sur la période la plus récente de l'histoire du continent, devait me permettre de remplir un peu mes manques en ce qui concerne l'Amérique latine. L'auteur construit son livre en 6 chapitres chronologiques dont les formes sont identiques : examen politique, économique culturel et synthèse.

    Utiliser une même forme pour l'examen de différentes périodes permet d'avoir les mêmes informations et de mieux comprendre les similitudes mais aussi les différences durant le temps. Mais cela implique un désavantage puisque l'auteur doit tenter de garder un propos clair, synthétique et surtout résumer le fonctionnement de différents pays ce qui ne lui permet que rarement de nous montrer leurs richesses spécifiques.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à mettre en avant un fait spécifique à l'Amérique latine : la difficulté de créer des démocraties libérales. Il montre que les colonies ont été libérées par des luttes internes assez rapidement. Mais il fut très difficile de démocratiser ces pays. Il considère que cela s'explique par un système de type oligarchique (il explique le terme dans un appendice). Une partie minoritaire de la population n'a pas intérêt à accepter une forte démocratisation et fait alliance avec d'autres puissances si cela permet de défendre son pouvoir économique et politique.

    La fin récente des dictatures militaires n'a pas non plus réussi à totalement démocratiser les pays. Les crimes ne sont pas poursuivis, du moins rarement car il y a des exceptions. Les anciennes élites des dictatures sont toujours au pouvoir. Pire encore, une partie importante des populations n'est pas fondamentalement opposées aux dictatures. Même si leur disparition et la démocratisation a permis une forme relative de pacification grâce à l'entrée en politique des opposant.e.s.

    Ce livre est court, en effet l'auteur parle de nombreux pays sur deux siècles en 400 pages ce qui est court, il est aussi particulièrement dense. De nombreux aspects culturels ne sont que survolés tandis que l'auteur se concentre sur les questions économiques et politiques. Je ne critique pas ce choix, qui est justifiable, mais j'aurais aimé en savoir plus sur d'autres aspects. Je déplore, en revanche, l'usage du terme "la femme" quand l'auteur parle des femmes. Est-ce un problème de traduction ?

    Image : Éditeur

  • Injustice. Gods among us. Year Zero par Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo

    Titre: Injustice. Gods among us. Year Zero
    Auteurs :  Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo
    Éditeur : DC 13 juillet 2021
    Pages : 152

    Ce volume contient Injustice. Gods among us, Year Zero 1-14. Avant que Superman ne devienne un dictateur il était membre de la Ligue de Justice et l'un des meilleurs héros du monde. Mais les héros ont aussi des héros. Celleux-ci sont les membres de la Justice Society of America. Un groupe qui combattit lors de la Deuxième Guerre Mondiale et continue quelque temps après avant la naissance des membres de la Ligue de Justice. Mais la JSA a un passé caché. Ils ont usé d'une amulette permettant de contrôler les esprits. Cette amulette se trouve maintenant entre les mains du Joker.

    SPOILERS

    Cette série se déroule avant les événements de la série principale. On pourrait penser qu'elle est plus gentille car on ne voit pas la descente aux enfers de Superman. Mais les auteurs ne ménagent pas leurs personnages. Un certain nombre va mourir ou être utilisés pour tuer d'autres personnes et, en particulier, faire du mal à Batman. Ces 14 épisodes permettent de construire un peu plus cet univers sans pour autant contester ce qui a été fait avant. Mieux encore, elle permet d'expliquer le début de la série Injustice car elle montre comment le Joker choisit Superman et Lois pour son plan.

    Même si j'ai apprécié ma lecture, il est dommage que certains aspects soient trop rapides. Le contrôle du Joker sur les membres de la JSA est rapidement compris par les membres. J'aurais apprécié que les auteurs prennent un peu plus de temps pour créer une forme de peur au sein même du monde des héros, peut-être pour débuter la paranoïa de Bruce Wayne et les choix futurs de Superman. La rapidité de la série se voit particulièrement en ce qui concerne Harley puisque toute une partie lui est consacrée. Elle se marie avec Pamela Isley mais on n'a pas le temps de réellement apprécier ce moment entre les deux femmes et la difficulté pour Harley de se détacher de sa relation toxique avec le Joker.


    ** 
    *** un bon prequel mais malheureusement trop rapide
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars par Timothy Zahn

    Titre: Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars
    Auteur :  Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 27 avril 2021
    Pages : 432

    Si on connait Star Wars et son univers étendu il y a de grandes chances que l'on connaisse le Grand Amiral Thrawn. Avec le nettoyage opéré par Disney le personnage avait temporairement disparu pour réapparaitre dans une trilogie de romans, la série Rebels et maintenant cette trilogie se déroulant dans l'espace contrôlé par l'espèce de Thrawn. Il est probable que le personnage apparaisse dans d'autres productions.

    Ce roman se déroule alors que Thrawn se lance dans une carrière militaire spectaculaire. Mais une telle réussite implique aussi des ennemis, même au sein de sa propre famille dont certains membres craignent qu'un échec ne mène la famille à la ruine politique. Thrawn est envoyé s'occuper de plusieurs missions qui devraient permettre de le neutraliser. Mais il se trouve lié à un complot visant la destruction des Chiss, la seconde menace importante qu'il ait à neutraliser. Celle-ci est plus subtile que la première car elle s'insère dans le fonctionnement politique des Chiss alors que la première était purement militaire. Et Thrawn ne comprend rien à la politique.

    SPOILERS

    Pour un roman qui prétend prendre Thrawn comme personnage principal ce dernier n'apparait que peu. On apprend surtout comment fonctionne la société Chiss et donc ses points faibles. On en apprend aussi un peu plus sur ses ennemis. Ainsi, Thrawn ne contrôle pas ce qui lui arrive. Il réagit aux menaces immédiates sans se rendre compte des problèmes politiques qui l'ont mené au point où il se trouve. Cette menace est lente à se mettre en place mais l'auteur réussit à la rendre logique en usant des pièces qu'il introduit dès le début.

    J'aurais aimé plus de politique. Mais un roman sur Thrawn doit nécessairement donner une bonne place aux questions militaires. On observe Thrawn commander lors de plusieurs batailles et prendre des décisions basées sur sa capacité unique à comprendre son ennemi. Malheureusement, l'auteur ne nous laisse pas forcément assez d'information pour que l'on puisse réellement suivre le raisonnement de Thrawn et, comme les autres personnages, on doit l'accepter et voir comment il sort de situations difficiles et dangereuses pour lui comme pour les Chiss.


    ** 
    *** 
    **** Un bon roman mais qui ne donne pas assez d'informations pour comprendre les décisions de Thrawn
    *****

    Image : Éditeur

  • L'exécution du roi. 21 janvier 1793 par Jean-Clément Martin

    Titre : L'exécution du roi. 21 janvier 1793
    Auteur :  Jean-Clément Martin
    Éditeur : Perrin 14 janvier 2021
    Pages : 411

    Louis XVI se lève pour son dernier jour le 21 janvier 1793. Il meurt en public alors sans que les parlementaires n'interrompent leurs travaux. Avec la mort de Louis XVI la monarchie absolue a vécu, bien que la monarchie revienne durant le XIXème siècle. Jean-Clément Martin, dans ce livre, commence par la fin pour ensuite nous permettre de comprendre comment la Révolution a pensé le roi. Plus important, comment le roi est devenu un simple humain qui peut mourir des mains du peuple en cas de trahison.

    Ce livre est construit en 9 chapitres chronologiques entre 1770 et le 28 janvier 1793. Le premier chapitre est en dehors de cet ordre chronologique car il fait le récit de la mort du roi. Le second chapitre remonte plus loin que la période révolutionnaire afin de comprendre le comportement politique de Louis XVI. Les autres chapitres se concentrent sur les débats et les combats politiques autours des actions du roi. La mort du roi n'est pratiquement qu'un événement qui cache opportunément les divisions politiques du parlement dans une période entre deux constitutions avec des révoltes internes et la guerre à l'extérieur.

    Pour nous montrer ces débats et les divisions politiques de la France non seulement au sein du parlement, entre députés, mais aussi entre Paris et le parlement, Paris et le reste de la France et entre les sans-culottes et le monde politique Jean-Clément Martin utilise principalement les débats publiés, parfois des discours qui n'ont pas été déclamés. Cette méthode lui permet de montrer ce qui importe pour les députés à un moment donné. L'auteur essaie ensuite de comprendre pourquoi ces thèmes sont utilisés à un moment ou à un autre ce qui permet d'expliquer les raisons derrière certaines décisions qui peuvent ne pas être légales mais sont un moyen opportun de lutter contre un adversaire politique.

    Louis XVI n'est donc pas très présent. Mais la lecture de ce livre permet d'éviter que son ombre ne cache le fonctionnement des débuts de la République sous la période révolutionnaire. La lecture en est plaisante quoique parfois difficile. En effet, Jean-Clément Martin nomme de nombreuses personnes ce qui implique de garder en tête un nombre impressionnant de personnages et de positions politiques. De temps en temps, l'auteur explicite aussi certaines positions historiographiques pour montrer les problèmes posés par l’interprétation des sources. Selon moi, nous avons ici un livre particulièrement intéressant qui examine de prêt un moment spécifique de la Révolution en évitant les mythes pour mieux se rapprocher des calculs politiques dont la mort du roi ne devient qu'un des effets.

    Image : Éditeur

  • No time to die. James Bond / Mourir peut attendre

    CW : menaces physiques, menaces psychologiques

    James Bond est finalement prêt à laisser Vesper dans le passé. Il accompagne une nouvelle femme, Madeleine, afin de terminer cette partie de sa vie et de prendre un peu de temps sur la tombe de Vesper. Mais Spectre est prêt. La tombe explose et James Bond décide de tout abandonner croyant avoir été trahi. 5 ans plus tard, il est à la retraite sur une petite île. Il essaie de vivre tranquillement mais la CIA souhaite le recruter pour enlever un chercheur qui travaille pour Spectre après un kidnapping. Si James Bond accepte, il pourrait se retrouver à devoir lutter contre le MI6.

    SPOILERS

    Voici enfin le dernier James Bond de Daniel Craig. Est-il aussi bon qu'on nous le dit ? Est-ce une véritable réussite ? D'une certaine manière, oui. À plusieurs reprises le film nous offre des hommages discrets à la série de films et à Daniel Craig. Mais, d'un autre côté, ce film a plusieurs problèmes qui mériteraient d'être résolus avant de changer de personnes pour incarner James Bond.

    Encore une fois, et d'autres personnes en ont parlé mieux que je n'en serais capable, les vilains du film sont des hommes défigurés. Le méchant principal semble avoir été brûlé et a du mal à marcher pendant une partie du film. Un autre, un lieutenant, est borgne et l'une des personnages du film le menace de l'aveugler en lui expliquant que sa vie serait terminée. Ce n'est de loin pas la première fois que cette manière d'écrire des vilains est utilisée dans les James Bond. Il faut que ceci cesse.

    Un second problème concerne le passage du flambeau. Après la retraite de James Bond son numéro est donné à une femme noire, Nomi, tout aussi voire bien plus efficace que son prédécesseur. J'ai cru que l'on verrait James accepter de laisser quelqu'un d'autre, une personne différente, prendre sa place. Ce n'est pas ce que l'on nous montre. Très rapidement, Nomi s'efface et laisse James porter le film et l'intrigue. Même si certaines scènes montrent que Bond commence à avoir un certain respect pour Nomi c'est elle qui abandonne ce qu'elle a gagné pour tout rendre à Bond. Je trouve cette décision de la réalisation particulièrement décevante.


    ** 
    *** J'attendais mieux
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • The expanse saison 5

    La saison 5 est l'avant dernière saison de la série de SF The Expanse. Pour rappel, la série se déroule alors que l'humanité est en train de coloniser le système solaire. Il y a trois factions : la Terre et la Lune, Mars en train d'être terraformée et la Ceinture contrôlée par Mars et la Terre mais contestée par l'OPA. Dernièrement, l'OPA a été reconnu comme interlocuteur légitime, Mars et la Terre se sont alliés et un passage en direction d'un réseau qui permet de relier des systèmes solaires a été ouvert. L'humanité est sur le point d'essaimer au sein de la galaxie. Mais une faction belliqueuse de la Ceinture menace l'équilibre politique instable de l'humanité. Marco Inaros a décidé de lancer une attaque commune contre la Terre, Mars et les factions de la Ceinture qui soutiennent la paix. L'équipage du Rocinante est immédiatement impliqué.

    SPOILERS

    La saison 4 se terminait sur de nouveaux mystères concernant les entités qui ont créés les anneaux et la raison de leur destruction. On apprenait que ces entités avaient été détruites en peu de temps par une force inconnue. Cette saison 5 laisse la question de côté. On revient dans le système solaire afin de reprendre la question du déséquilibre politique au sein de l'humanité. Marco Inaros est montré comme un leader charismatique capable de massacre au nom de son idéologie. Il ne peut avoir tort, donc ses ennemis ne peuvent qu'être maléfique. Même si j'ai bien aimé son entrée en scène et ses actions il me semble qu'il manque quelque chose pour rendre les intrigues développées dans cette saison plus intéressantes.

    En effet, on se concentre sur les relations entre Marco Inaros, Naomi et leur fils Filipe. Mais j'aurais aimé savoir l'impact que les décisions d'Inaros ont sur la ceinture. Est-ce que toutes les factions se rallient ou existent-ils un refus de suivre la stratégie guerrière de quelqu'un de minoritaire ? J'aurais aimé aussi plus d'informations concernant Mars. On sait que Mars a perdu son énergie à la suite de l'ouverture des anneaux. Mais pourquoi un martien décide-t-il d'aider Marco Inaros et de trahir sa planète ? De quelle manière cette faction rebelle s'est-elle créée et imposée au sein d'une partie importante de la flotte ? Ainsi, même si j'ai apprécié cette saison, il me semble que de nombreux éléments manquent.


    ** 
    *** 
    **** Plus qu'une unique saison et je me demande comment la réalisation va conclure cette série et répondre aux questions
    *****

    Image : IMDB

  • Star Wars : The High Republic : Out of the shadows par Justina Ireland

    Titre : Star Wars : The High Republic : Out of the shadows
    Autrice :  Justina Ireland
    Éditeur : Disney 27 juillet 2021
    Pages : 352

    Nous nous trouvons peu de temps après l'attaque contre la fête de la République. Les Nihils sont repoussés mais restent une menace importante pour la galaxie. D'autant qu'illes créent aussi des plants de Drengir. Mais la République n'est pas tout à fait unie pour contrer cette menace. Les jedis ne sont pas non plus touxtes d'accord sur la décision à prendre. Faut-il déclarer la guerre aux Nihils et se muer en ordre militaire républicain ou rester une force de paix envoyée en cas de besoin ? La jedi Vernestra Rwoh se pose ces questions alors qu'elle est envoyée pour régler une dispute commerciale. Lors de cette mission, elle rencontre Sylvestri Yarrow qui a vu sa mère mourir devant elle lors d'une attaque des Nihils. Mais est-ce la réalité ?

    SPOILERS

    Les romans précédents de la période de la Haute République nous montrent une galaxie fortement unie autours des idéaux démocratiques. On nous montrait aussi des jedis au plus haut de leur puissance, capable de sauver un système entier par leurs actions. Ce roman complexifie tout cela en montrant ce que les Nihils savaient : la République a intégré des sympathisants des Nihils. Une partie des sympathisants le sont par calculs politiques, d'autres par calculs économiques. En tout cas, on comprend que la République n'est pas autant unie ni aussi efficace qu'on ne le pensait.

    Ce roman permet aussi de reparler des Jedis. Illes sont montrés comme puissants et capables de prouesses mais trop peu nombreux pour réellement réussir à accomplir leur mission. Illes sont surtout particulièrement naïf en ce qui concerne leur place au sein de la galaxie. Comme un dialogue entre deux des personnages principaux l'explique, les jedis sont probablement trop contemplatifs et retirés du monde pour le comprendre comme il se devrait. C'est un des thèmes de la série animée Clone Wars qui montre les jedis de plus en plus isolés du peuple qu'illes sont censés aider. Un isolement qui a comme prix une perte de soutien et leur destruction lors de la purge initiée par les siths et les clones. Ce qui a mené l'ordre jedi à sa fin est donc un problème ancien.


    ** 
    *** Un petit roman sympathique
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman: Man of tomorrow

    Superman : Man of tomorrow fait partie d'une nouvelle gamme de films animés après la fin du DC animated universe. Le film débute alors que Clark Kent ne connait pas son origine et n'a pas encore décidé à prendre le rôle de Superman. Il sait qu'il est un alien mais il ne sait pas s'il est l'unique alien sur Terre ni si ses parents le recherchent. Il est stagiaire journaliste pour le Daily Planet mais n'a pas encore réussi à être engagé. Les habitant-e-s de la ville de Metropolis commencent à partager une rumeur sur l'existence d'un homme capable de voler. Mais personne n'y croit sérieusement. L'arrivée d'un alien, Lobo, va rapidement changer cela. Clark Kent va devoir décider s'il préfère rester dans l'ombre ou s'il se dévoile publiquement comme un alien.

    SPOILERS

    Il n'y a pas beaucoup à dire sur ce film. C'est une origin story qui réadapte les histoires classiques des débuts de Superman. Il y a quelques changements. Par exemple, le Martian Manhunter est déjà sur terre et c'est lui qui explique d'où provient Clark Kent. Luthor n'est pas immédiatement un ennemi de Superman. Et Lois n'est pas immédiatement une fan de Superman qu'elle considère comme un potentiel danger.

    Mais ce film réussit à mettre en place un bon équilibre, à défaut d'être un bon animé, entre le classique et quelques modifications. J'aurais aimé que Clark prenne plus de temps pour réfléchir aux effets de ses choix tout comme j'aurais apprécié que le Martian Manhunter apparaisse plus souvent. Mais j'ai beaucoup aimé les choix graphiques autours du parasite et du Martian Manhunter. Ces deux personnages sont très inquiétants quand ils apparaissent pour la première fois. Le film réussi à nous faire comprendre à quel point ils sont puissants et dangereux.


    ** 
    *** Un bon film ? Non. Mais il n’est pas trop mal réussi
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Supergirl 5

    Supergirl a vaincu tous les ennemis qui se sont placés sur son chemin. Mais, ce faisant, elle a aussi perdu Lena Luthor qui ne lui pardonne pas d'avoir gardé son identité secrète. Supergirl ne le sait pas encore. Elle continue sa vie de journaliste et d'héroïne sans se douter que Lena est maintenant convaincue de la nécessité de se venger de son ancienne amie. Cette vengeance implique de faire souffrir Kara comme Lena a souffert. Cette division risque bien de créer de nombreux problèmes. En effet, Leviathan, une organisation secrète, menace Supergirl et son équipe. Pire encore, la crise arrive et tout va changer.

    SPOILERS

    Cette saison est l'avant-dernière. Malheureusement, la CW a tout juste relié toutes ces séries qu'une grande partie d'entre-elles sont supprimées et parfois remplacées. Ainsi, Supergirl semble laisser sa place à une série autours de Superman et de Lois en tant que parents d'adolescents. Supergirl a commencé faiblement mais a réussi à devenir un peu meilleur au fil du temps en se posant comme une série anti-trump qui défend une forme peu politisée de tolérance. Bien que l'on puisse parler des limites que cela implique, j'ai apprécié que Supergirl ait tenté d'être un tout petit peu plus politisé que d'autres séries (je me souviens encore de l'épisode désastreux d'Arrow autours des armes à feu).

    Malheureusement, cette saison 5 a été en partie tournée en période de covid. Elle est donc plus courte que d'habitude. La réalisation de la série n'a pas vraiment eu le temps de prendre le temps de décrire certains aspects de l'intrigue. Le dernier épisode, sans être bâclé, est bien trop rapide et conclut trop facilement plusieurs arcs qui auraient mérités plus de temps. Eve Teschmacher, par exemple, semble être immédiatement pardonnée et hors de danger alors qu'elle a passé plusieurs saisons sous le contrôle de personnes qui menaçaient sa famille. Le retour de Lena est aussi un peu trop rapide et aurait mérité un peu plus de temps pour bien marquer ce que cela signifie non seulement pour Kara mais aussi, et surtout, pour Lena. En effet, Lena décide de se retourner contre Lex Luthor, abandonnant sa famille pour son amie. Une décision que l'on ne peut pas qualifier d'anodine. Il n'y a plus qu'à voir comment la saison 6 reprend les événements laissés en suspens et termine la série.


    ** 
    *** Même si la série souffre des effets du covid elle reste une série qui me permet de me sentir bien
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Star Wars : The High Republic : The rising storm par Cavan Scott

    Titre : Star Wars : The High Republic : The rising storm
    Auteur :  Cavan Scott
    Éditeur : Disney 29 juin 2021
    Pages : 448

    La Catastrophe ayant coupé l'hyperespace n'est pas oubliée. Mais la République, via la chancelière Soh, souhaite aller vers le futur et célébrer son unité et sa diversité. Pour cela, la chancelière a commandé une grande foire qui se déroulera sur une planète pendant plusieurs mois. Les préparations sont immenses et un grand nombre de planètes sont conviées pour l'ouverture. Malgré quelques questions, personne ne pense réellement à stopper la foire. La République n'a-t-elle pas détruit le gros des forces Nihils ? Les Drengirs ne sont-illes pas une menace lointaine ? Mais un Jedi a un mauvais pressentiment.

    SPOILERS

    Il ne faut pas beaucoup réfléchir pour comprendre que les jedis sont arrogants. La première trilogie, les films 1-3, montrent un ordre Jedi qui se mue en ordre militaire en quelques années. Incapables de mettre en question les choix malgré la menace Sith. Ce roman montre lui aussi l'arrogance des jedis et de la République. Les deux organisations se considèrent pratiquement invincible et incapable de faillir malgré les menaces Nihils et Drengirs. Dans les deux cas, les jedis et la République ne savent pratiquement rien et pourtant pensent pouvoir facilement vaincre. Heureusement, cette période de la Haute République montre une galaxie unie autours de l'espoir d'un avenir meilleur et la nécessité de l'union face à l'adversité, une différence majeure qui permet aux jedis de survivre et de garder la confiance du public.

    L'intrigue est servie par un auteur bien plus talentueux que pour le précédent livre. Bien que ce roman soit plus long il donne l'impression de se lire plus rapidement. Les point de vue internes sont bien mieux utilisés et permettent de réellement créer des personnages, de leur donner substance et intérêt. Mieux encore, l'auteur montre comment les jedis évitent de tomber dans le piège que connaitront leurs descendants. Même si la République demande leur aide, illes refusent de devenir des militaires. À plusieurs reprises, l'auteur nous montre comment les jedis combattent, en cherchant toujours un moyen d'éviter de prendre des vies. L'auteur montre aussi que les jedis ne sont pas suffisant pour défendre la galaxie. Malgré leur puissance, les attaques d'envergures comme celles montrées dans ce roman, ne peuvent pas être stoppées et les jedis ne peuvent que réagir et essayer de sauver le plus de monde possible. Au vu des deux menaces décrites pour cette période, je me demande comment les prochains romans tenteront de créer un moyen de défendre la galaxie sans tomber dans le piège qu'est la guerre des clones.


    ** 
    *** 
    **** Après un premier roman assez mauvais un second que je trouve très bon
    *****

    Image : Disney

  • Titre : Star Wars: The High Republic: Light of the Jedi par Charles Soule

    Titre : Star Wars : The High Republic : Light of the Jedi
    Auteur : Charles Soule
    Éditeur : Disney 5 janvier 2021
    Pages : 400

    La République est riche et en paix. La chancelière Soh lance cette République dans un mouvement d'expansion sans précédent en direction des zones les plus reculées de la galaxie. Le symbole de cette expansion est le Phare. Un moyen d'offrir non seulement des biens et des services à la galaxie mais aussi de créer un symbole de la République pour les personnes qui entendent son signal. Au sein du phare est construit le temple Jedi le plus important en dehors de Coruscant. Mais la galaxie est dangereuse. Ce qui semblait être une tragédie qui obligea la fermeture des voyages au sein de l'hyperespace pourrait cacher une intention malveillante.

    SPOILERS

    Ce roman est censé lancer la période la Haute République. Il débute par une catastrophe ainsi que par l'arrivée d'une menace pour la République. Une seconde menace est annoncée à la fin du roman, probablement celle qui est apparue dans Into the dark. Malheureusement, l'exercice est raté. L'auteur devait probablement trop faire. Il doit créer un statut quo puis le détruire tout en posant les fondations des prochains romans. Cela implique beaucoup de personnages de statuts divers. Honnêtement, j'ai eu du mal à me souvenir qui est qui et quels sont les rapports entre les personnages. Les antagonistes pâtissent aussi de ce problème puisque leur caractérisation est très simpliste détruisant toute possibilité de les rendre plus intéressant.

    Le livre est aussi trop long. La première partie est intéressante. Elle montre comment fonctionne cette République et nous montrant Jedi et militaires travailler ensemble afin d'aider une planète en détresse. On sent que la solidarité est au centre de cette période. Une seconde partie concerne l'enquête. On suit en même temps les Jedis et les Nihils. Petit à petit, on observe les personnages comprendre ce qui est en train d'arriver tout en nous expliquant comment les Nihils peuvent voyager comme illes le font. La dernière partie est celle de la confrontation entre Nihils et la République. En dehors de la dernière partie, courte et brouillonne, tout est bien trop long. Des paragraphes entiers se répètent et auraient pu être supprimés. Tout se passe comme si l'auteur voulait absolument atteindre un nombre donné de pages sans savoir comment les remplir. Donc il ajoute des effets d'introspection. Mais ces effets ne fonctionnent pas car on ne connait pas assez les personnages et au vu du nombre important mis en avant dans ce roman on ne peut pas les connaitre.


    ** Un début très décevant pour la Haute République
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Disney