Gondolindrim's Stories

  • The Gilded Age 1

    The Gilded Age est une série réalisée par les même personnes qui ont créé Downton Abbey. Au lieu de la campagne anglaise et d'une famille aristocratique nous suivons les aventures de plusieurs familles au sein d'une rue riche de New York vers la fin du XIXe siècle. Ces familles sont divisées en deux selon leur accord avec les traditions mais aussi, et surtout, selon leur statut de nouveaux ou de vieux riches. En effet, la Société des vielles familles garde jalousement l'entrée au sein de leur club face à l'arrivée de nouveaux riches qui tentent de se faire une place en accord avec leurs finances. La série suit deux familles principales. L'une est une vieille famille tenue par Agnes van Rhijn qui accepte d'entretenir leur nièce désargentée après la mort de son père (Marian Brook). La seconde famille sont les Russell. Le père de famille est devenu riche à l'aide du chemin de fer et la mère de famille fait tout son possible pour entrer dans la Société.

    SPOILERS

    Quoi de mieux que d'observer des riches parler de problèmes de riches avec d'autres riches? Là où nous avions uniquement une famille et son équipe de servant-e-s nous avons tout une rue! Une rue entière constituée de vieilles histoires et de rancœurs. Comme c'est le cas pour Downton Abbey, les costumes et les objets sont très réussis et magnifiques. On a réellement l'impression d'entrer dans la haute société du XIXe siècle à New York. J'ai particulièrement apprécié l'épisode qui montre l'illumination d'un immeuble par Edison. C'est une époque d'opportunité pour les personnes qui veulent devenir riches, du moins c'est ce que souhaite montrer la réalisation.

    Car The Gilded Age souffre du même défaut que Downton Abbey: les questions sociales. Dans Dowton Abbey les relations de classe étaient apaisées, en contradiction avec la réalité historique, et les dernier épisodes montrent des servant-e-s montant l'échelle sociale sans aucun problèmes. Nous avons la même vision peu réaliste des relations de classe dans The Gilded Age, qui se double d'une mauvaise mise en avant de la question du racisme. Celui-ci semble presque anecdotique. Quelque chose qui existe mais qui n'est pas accepté par les personnes éduquées (qu'elles soient riches ou pauvres). À peine la série mentionne-t-elle des questions systémiques. On ne peut tout simplement pas croire la manière dont la série dépeint les relations entre personnes blanches et noires. Comme pour le cas de Downton Abbey, je pense que la réalisation est tout simplement incapable d'écrire et de montrer des relations sociales réalistes si elles impliquent des questions de racisme, de misogynie et classisme.


    ** 
    *** 
    **** Beau mais les même problèmes que Downton Abbey
    *****

    Image : IMDB

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  • The Expanse 6

    L'humanité est affaiblie. Les ceinturiens sont divisés en deux factions avant même d'avoir pu créer un gouvernement uni. L'une des factions est celle de Marco Inaros, un ennemi des planétaires aux méthodes terroristes. Mars a perdu une partie de sa flotte et de ses soldats lors d'une mutinerie, les soldats se trouvent sur une autre planète au-delà des anneaux. La Terre a subi un bombardement de météores qui a détruit une partie de la flotte, tué de nombreuses personnes et mis à mal la capacité de production de nourriture. Les différentes factions seront-elles capables de s'unir pour détruire la menace que fait peser Inaros sur le système solaire? Mieux, Mars et la Terre seront-elles capables d'accepter leur rôle dans la survenue d'Inaros?

    SPOILERS

    Cette saison 6 est la dernière de la série, sauf changement. Elle permet de terminer les intrigues militaires mises en place dès la saison 1. Les différents personnages principaux sont placés face à un ennemi ultime: un terroriste charismatique qui a raison! Charismatique, oui, dont les fondements idéologiques sont réels aussi. Mais dont les méthodes sont de plus en plus violentes et sans concession, jusqu'à organiser une famine au sein de son propre peuple afin de force Mars et la Terre d'éviter une catastrophe humanitaire. Face à lui, les personnages principaux ont touxtes un moment fort jusqu'à ce qu'illes décident de créer une alliance afin de le vaincre. Cette dernière saison se termine par des combats spectaculaires, nerveux et rapides.

    Cependant, cette dernière saison ne répond pas à toutes les questions. Elle prépare des changements sur la planète des mutins de Mars. Les débuts d'épisodes se concentrent sur les aventures d'une petite fille sur la planète, et sa découverte de "chiens" liés à la protomolécules. Cette planète, selon les livres, prépare aussi une flotte militaire massive, ce qui en fait une nouvelle menace capable de mettre au rebus les anciennes puissances du système solaire. La saison parle aussi un peu du réveil d'entités au sein des anneaux. Celles-ci sont capables de détruire les vaisseaux qui passent au travers des anneaux mais on ne sait ni pourquoi ni comment. La dernière scène du générique semble montrer que cette menace se précise, mais la série est terminée... Bien que cette saison 6 termine un grand nombre d'intrigues, j'ai du mal à croire que l'histoire est réellement terminée.


    ** 
    *** 
    **** Une dernière saison qui termine la série mais qui ne résout pas toutes les questions, c'est très frustrant
    *****

    Image : IMDB

  • The bad guys / Les bad guys

    The Bad Guys sont une équipe de cambrioleurs. Wolf, Snake, Piranha, Tarentulla et Shark. Wolf est le leader tandis que les autres ont touxtes une spécialité comme l'ouverture des coffres ou le hacking. Après leur dernier coup illes décident de se lancer dans un cambriolage que personne n'a réussi: le vol du Dauphin. Une récompense offerte à la personne la plus gentille du monde lors d'un gala télévisé. C'est l'acte final pour faire des Bad Guys l'équipe de cambriolage la plus célèbre de l'histoire. Mais est-ce aussi facile qu'illes ne le croient?

    SPOILERS

    On va le dire immédiatement, ce film est sympathique sans être au niveau d'autres films d'animations (Up, Encanton, Raya, etc). Certes, l'humour et l'action sans présents. On voit des personnages qui se pensent mauvais parce que tout dans l'histoire et leur image fait penser qu'illes sont mauvais. Mais ce sont aussi des personnages qui commencent à vouloir changer, à devenir des personnes meilleures capables de créer le bien autour d'elleux.

    Le scénario est plutôt facile à comprendre. On sait rapidement que la gouverneure n'est pas exactement ce qu'elle présente publiquement. Le cochon d'inde semble gentil, mais ses dialogues permettent très rapidement de comprendre qu'il n'est pas aussi généreux qu'on ne le croit. Rien n'est surprenant dans ce film, même si on peut facilement se laisser porter par les aventures des Bad Guys. Cela en fait-il un mauvais film? Non, mais il sera très rapidement oublié.


    ** 
    *** Moyen et oubliable mais qui reste sympathique pour une courte soirée en famille
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • The Adam Project / Adam à travers le temps

    2050, Adam est membre d'un programme secret de voyage dans le temps. Pour ces voyages, il est nécessaire de savoir voler et de posséder une technologie pensée aux alentours de 2018. Normalement, le voyage dans le temps doit suivre certaines règles afin d'éviter des modifications de la ligne temporelle. Mais Adam se rend compte que certaines choses ne sont pas en accord avec ce qui devrait être la vérité. Il décide de voler un avion afin de revenir en 2018 mais il se trompe de 4 ans et arrive chez lui alors qu'il a 12 ans.

    SPOILERS

    The Adam Project est un film Netflix. Le voyage dans le temps est un peu secondaire, le moyen de lancer l'intrigue. Ses mécanismes ne sont pas réellement expliqués mais il semble que les actions modifient le futur sans qu'il n'y ait d'autres effets. Il y a plusieurs paradoxes qui ne sont jamais résolus car le scénario ne semble pas s'y intéresser. Donc ne cherchez pas une construction logique du voyage temporel et de ses effets.

    Le film se concentre sur Adam et la relation avec ses parents, son père en particulier. En effet, l'Adam de 12 ans vit alors que son père est mort depuis environ 1 an. Adam de 2050 se souvient d'une période sombre de sa vie qui n'a fait que devenir une déception au fil du temps. Leur relation est un moyen pour Adam de 2050 de faire prendre conscience à Adam 2022 de sa tristesse qui se muera en colère et de son attitude face à sa mère qui est tout autant en deuil que lui. Cette thérapie est aidée par la rencontre avec leur père qui leur permet de partager de derniers moments avant la fin du film. Une fin qui semble montrer qu'Adam de 2022 commence à accepter ses émotions et à montrer son amour envers sa mère de manière plus ouverte.


    ** 
    *** Un petit film Netflix sympathique mais qui ne restera pas dans les mémoires. J'ai passé un bon moment, je ne le reverrais jamais
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • La Russie face à l'Europe. D'Ivan le Terrible à Vladimir Poutine par Marie-Pierre Rey

    Titre : La Russie face à l'Europe. D'Ivan le Terrible à Vladimir Poutine
    Autrice : Marie-Pierre Rey
    Éditeur : Flammarion février 2016
    Pages : 510

    Encore une fois je m'intéresse à un sujet auquel je ne connais pratiquement rien. Je n'ai jamais étudié la Russie en dehors des moments de la Révolution ou de la Guerre froide. Je suis donc désarmé quand il devient nécessaire de comprendre la Russie afin de mettre en lumière les raisons des décisions que ses dirigeants prennent. Mais ce livre n'est pas une histoire de la Russie. L'autrice écrit un livre dont la problématique concerne les relations entre la Russie et l'Europe. Comment la Russie pense-t-elle ces relations et comment l'histoire de ces pensées permet d'illuminer le fonctionnement actuel du pays face à l'Europe? La réponse s'écrit au sein de 9 chapitres chronologiques et d'un épilogue.

    La lecture est dense et l'autrice n'explicite pas souvent les événements et personnes dont elle parle. Mais on peut tout de même comprendre qu'il existe des formes de constantes dans les pensées des dirigeant-e-s russes en ce qui concerne l'Europe. Il y a d'abord l'impression d'un retard face aux réussites culturelles et économiques européennes. L'autrice met en avant cette impression aussi bien durant les Lumières que lors de la Guerre froide. Cette impression implique souvent des décisions d'ouverture envers des intellectuels européens afin de combler ce retard et d'éduquer les élites (ce qui permettra de ne plus avoir besoin des élites intellectuelles européennes).

    Cependant, il y a aussi l'impression d'un danger pour l'identité russe. Cette impression de danger est, bien entendu, une réaction à l'ouverture. La modernisation n'implique-t-elle pas l'abandon d'une identité singulière? Mais l'impression existe aussi du point de vue idéologique. Au XIXème siècle c'est la question de la Révolution française, du libéralisme et des droits humains qui risquent de mettre à mal le fonctionnement autocratique de la Russie. Au XXème siècle, le danger est le capitalisme qui risque de stopper ou de supprimer l'utopie socialiste. La démocratisation et les droits humains sont, encore une fois, un risque de mettre en cause le fonctionnement dictatorial de l'URSS.

    L'autrice veut aussi nous montrer que malgré ces ouvertures et fermetures il y a des constantes géopolitiques. Même fermée à l'Europe, la Russie doit prendre en compte sa place entre les continents européens et asiatique. Ceci implique de s'intéresser aux pays les plus proches, en particulier les Balkans, considérés comme faisant partie de l'influence culturelle et politique russe. Mettre en question cette zone d'influence implique une mise en danger de la Russie. L'autrice édite ce livre en 2016. Elle le termine sur les tensions de plus en plus importantes entre l'Europe et la Russie. Bien entendu, elle ne pouvait pas prévoir le déclenchement d'une guerre impérialiste en Ukraine. Mais son livre permet de comprendre les raisons de cette guerre via l'histoire des relations de la Russie avec le monde européen proche comme plus occidental.

    Image: Payot

  • Ms Marvel

    Kamala Khan est une adolescente comme toutes les autres. Elle se rend à l'école mais elle rêve à ses histoires au lieu de penser à son futur. Elle aime ses parents et son frère qui sont parfois un peu étouffants. Elle est surtout une grande admiratrice des Avengers et en particulier de Captain Marvel. Cette année, pour la première fois, une convention est organisée pour célébrer les Avengers. Kamala Khan s'y rend en cachette et, à sa grande surprise, se découvre des pouvoirs. Les images sortent ce qui implique l'action de Dommage Control. Kamal Khan, elle, essaie de savoir ce que sont ces pouvoirs et ce qu'elle devrait en faire.

    SPOILERS

    Ms Marvel est probablement l'un des meilleurs comics des dernières années. Ils commencent avec une jeune adolescente peu sûre d'elle, tiraillée entre plusieurs identités. Au fil du temps, le personnage grandit. Elle est plus mature, elle est mieux capable de savoir ce qu'elle peut et ne peut pas faire et elle accepte que ses activités ne soient pas appréciées par tout le monde, ce qui ne l'empêche pas de tenter d'aider tout le monde. La série ne peut pas tout montrer en une saison de 6 épisodes. Mais elle reste assez proche des comics (le générique de fin implique des planches du comics original). L'actrice incarne une Kamala Khan telle qu'elle est dans les comics. La réalisation montre ses rêve à l'aide de dessins animés dans les rues de la ville, une manière de faire que j'ai beaucoup apprécié. J'ai moins aimé la transformation des pouvoirs du personnage, mais je peux l'accepter.

    Si je devais faire une critique négative ce serait dû à la construction de la série. Elle est très rapide. Kamala Khan a à peine le temps de comprendre ses pouvoirs qu'on lui annonce qu'elle serait une Djinn. Puis elle apprend l'existence de deux camps luttant. L'un veut casser la frontière avec l'univers des Djinns, l'autre veut la consolider. Kamala Khan est aussi envoyée dans le passé durant la Partition entre l'Inde et le Pakistan. C'est beaucoup en peu de temps. Le personnage n'a pas assez d'épisodes pour se construire en une héroïne locale qui connait tout le monde et qui est appréciée pour son réel désir d'être bénéfique pour une communauté qu'elle adore. Heureusement, le dernier épisode permet de mettre ce lien entre Ms Marvel et sa communauté en avant face à la menace d'une organisation gouvernementale agissant violemment et sans respecter les droits constitutionnels des habitant-e-s du New Jersey.


    ** 
    *** 
    **** La plupart des séries du MCU récentes sont peu intéressantes, Ms Marvel fait partie des réussites. L'attente sera longue avant le film The Marvels qui permettra de retrouver Kamala Khan
    *****

    Image : Site officiel

  • Green Lantern: Beware my power

    La Justice League est constituée mais elle est encore faible. Malgré cela, elle a des liens avec le reste de la galaxie dont les Gardiens et les Green Lanterns. Hal Jordan est censé être le Green Lantern du secteur qui prend en compte la Terre. Mais un jours un vaisseau s'écrase au milieu d'une ville. Un Gardien en sort et donne un anneau à un vétéran démobilisé: John Stewart. Cet anneau est celui de Hal Jordan, ce qui annonce sa mort. La Justice League décide d'enquêter sur Oa, mais la planète et le corps sont détruits. Qui a pu massacrer l'une des forces les plus puissantes de la galaxie?

    SPOILERS

    Nous avons trop eu de Hal Jordan. Il est l'un des personnages les moins intéressants d'un corps qui en contient des centaines, et plusieurs humain-e-s. Enfin, un film allait mettre en avant un autre Green Lantern: vétéran et architecte. Malheureusement, le film ne donne pas ce qu'on est en droit de souhaiter. John Stewart passe son temps à se plaindre sans jamais montrer ce qui fait de lui un héros. L'intrigue est trop emmêlée avec une guerre entre deux planètes qui... sert uniquement à créer du conflit entre plusieurs personnages. Pire, le film adapte une histoire qui place Hal Jordan au centre ce qui risque d'éloigner à nouveau John Stewart de ce qu'il mérite. Heureusement, l'animation est réussie même si elle n'est pas aidée par une musique presque inexistante et peu intéressante.


    ** John Stewart mérite mieux
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Bullet Train

    Ladybug ne voulait pas recommencer des missions. Mais sa cheffe l'a convaincu. C'est une mission simple: entrer dans le train le plus rapide du monde, trouver un attaché-case, le prendre et quitter le train au prochain arrêt. Il ne sait pas ce qu'il y a dans l'attaché-case et ça ne l'intéresse pas. Mais la mission prend rapidement une tournure inattendue. Ladybug n'est pas l'unique personne qui a reçu une mission dans ce train. Alors que les arrêt défilent le voyage devient une tentative de survivre. Ce qui est difficile pour quelqu'un qui considère être la personne la plus malchanceuse du monde.

    SPOILERS

    Bullet Train ne possède pas une histoire très élaborée même si tous les personnages sont bien reliés les un-e-s aux autres. On apprend ces liens petits à petits via des flashbacks qui permettent aussi de présenter les personnages. Mais ce n'est que vers la fin que l'on comprend mieux en quoi tous ces personnages sont liés à la même histoire de vengeance. Cependant, l'un des personnages n'est pas autant impliqué. Même si je l'ai appréciée, son identité me semble arriver de manière artificielle. Elle est seulement là, par chance et parce qu'elle a un plan différent.

    Si l'histoire n'est pas très importante et disparait rapidement c'est pour mieux laisser la place aux scène d'action. Celles-ci sont nombreuses et les différentes scènes peuvent se répondre les unes aux autres. Il n'est pas rare qu'une action à un moment donné entraîne une conséquence plus tard durant le film. Nous, en tant que spectateur et spectatrices, en avons conscience. Mais j'ai aimé voir de quelle manière les différents personnages subissent des actions qui semblent faire partie du hasard mais qui ont un impact majeur durant le film.


    ** 
    *** Je voulais un film d'action dans un train, j'ai eu un film d'action dans un train
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Batman: The Long Halloween parties 1 et 2

    Gotham, en plein automne. Trois personnes se trouvent sur un toit et se promettent une chose: d'ici un an le plus grand criminel de la ville sera sous les barreaux. Ces trois hommes sont Gordon, Dent et Batman. Mais alors que leur travail commence une autre personne prend les choses en charge. Un tueur en série vise la pègre de Gotham sans que personne n'arrive à trouver ou à comprendre les motifs des assassinats. Une seule chose est certaine, les morts ne se déroulent que lors des fêtes. Alors que la ville commence à craindre les célébration, Batman entre dans une année d'enquête afin de trouver l'identité du tueur en série.

    SPOILERS

    Ce film se déroule en deux parties d'environ 1h30 chacune. Ce sont les troisième et quatrième film du nouvel univers partagé d'animation. Ces deux films sont centrés sur Batman et son enquête. Nous n'avons pas d'informations sur d'autres héros, contrairement au précédent (justice society: world war two). Mais il est clair que le Batman existe depuis un moment. Personnellement, j'ai bien apprécié des deux parties. Elles prennent le temps de poser les changements, les événements et l'enquête. On peut déplorer que le début de la seconde partie ne soit pas forcément adapté au rythme. Mais j'ai peu à critique en ce qui concerne le scénario.


    ** 
    *** 
    **** Un bon Batman, une lente enquête
    *****

    Image : Site officiel

  • Justice Society: World War II

    Depuis les événements du dernier film le Superman est connu comme la nouvelle puissance. Mais il n'est pas le seul. D'autres vilains mais aussi d'autres héros existent. Alors que Flash prépare un pique-nique romantique avec Iris West Superman est brutalement attaqué par Brainiac. Souhaitant le sauver, Flash est envoyé dans le passé. Il se retrouve en Europe durant la Deuxième guerre mondiale. les Etats-Unis ont envoyé un groupe de personnes extraordinaires afin de lutter contre les nazis: la Justice Society of America.

    SPOILERS

    J'ai moins apprécié ce second film du nouvel univers animé DC. On reste dans ce que propose le premier. Les morts, les personnages, peuvent être brutaux. Certaines personnes ne survivent pas et il semble difficile qu'on puisse les revoir. Flash, lui, semble être encore à ses débuts. Il ne connait pas tous ses pouvoirs et la JSA lui permet d'apprendre à s'en servir. La réalisation ajoute une petite morale sur la nécessité d'accepter l'amour lorsqu'il existe plutôt que de le remettre à demain à cause des dangers. Finalement, ce film permet surtout de commencer à constituer la Ligue.


    ** Je suis peut-être un peu sévère
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Supergirl saison 6

    Supergirl a finalement stoppé le plan de Lex Luthor, un plan qui lui aurait permis de contrôler le monde entier et de le remodeler à son image. Capturé, il doit subir un procès qui pourrait enfin détruire sa réputation. Malheureusement, l'équipe a perdu Supergirl. Lors des derniers moments du combat Lex Luthor a réussi à l'envoyer dans la Zone Fantôme. Un lieu dangereux et méconnu. Il sera difficile de la sauver et de protéger le monde et la ville en même temps. D'autant que la Zone Fantôme a un effet sur les personnes qui y sont emprisonnées.

    SPOILERS

    Cette saison est la dernière de la série et elle réussit à offrir un fin que l'on peut accepter tout en permettant de recréer le personnage de Supergirl. Je suis honnêtement déçu que l'on ne verra pas de suite car j'aurais aimé connaitre les conséquences de l'annonce volontaire de l'identité de Supergirl. J'aurais aimé aussi voir la manière dont l'équipe gère les menaces se modifier selon ce qui est dit dans cette dernière saison. En effet, la menace est qualifiée de globale. L'univers entier est à risque si l'équipe perd. Face à ce danger, des décisions massives doivent être prises aux conséquences tout aussi importantes pour la population.

    Face à ces décisions de plus en plus importantes la série force à plusieurs reprises l'équipe et Supergirl à prendre en compte les individus et leurs complexités. Supergirl s'intéresse personnellement à la vie d'un ancien prisonnier qui essaie de reconstruire son monde pour s'occuper de son frère. Lorsque l'immeuble dont lequel il vit explose, Supergirl est forcé par Guardian à comprendre qu'il existe des problèmes raciaux qu'elle ne peut vaincre en usant de ces points. Lorsque l'équipe prend des décisions importantes, la démocratie s'incarne dans les problèmes de la population et les exigences de la gouverneure. Supergirl et l'équipe doivent prendre en compte les problèmes des individus causés par les menaces qu'illes combattent mais aussi par leur propre action. L'écriture de cette saison atteint son climax lors du dernier épisode alors que Supergirl comprend enfin que son rôle n'est pas de sauver le monde, mais de permettre aux gens d'user de leur propres forces afin de permettre des changements globaux.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Supergirl est une série qui a toujours réussi à me donner du plaisir et à me permettre de me sentir bien. Elle va me manquer même si je suis très heureux de cette fin

    Image : IMDB

  • La Roue du Temps 20. Le carrefour du crépuscule. Deuxième partie par Robert Jordan

    Titre : La Roue du Temps 20. Le carrefour du crépuscule. Deuxième partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 3 novembre 2021
    Pages : 504

    Rand se remet de ses actions, actions qui sont observées avec distance par des Aes Sedai de la Rébellion, sans qu'elles ne comprennent le déroulement réel des événements ni le véritable changement qui a eu lieu. Matt essaie de fuir les Seanchaniens tout en courtisant sa future femme. Perrin, lui, essaie de se préparer à combattre pour sauver Faile. Pendant que tous ces hommes bougent Egwenne essaie de tenir la Tour rebelle entre ses mains et de préparer les changements majeurs qu'elle souhaite proposer. Mais elle ne possède que peu d'alliées et encore moins d'Aes Sedai croient en ses dons.

    SPOILERS

    Voilà une seconde partie très tranquille qui pourrait n'être qu'un moyen de déplacer des pions avant des confrontations plus violentes. Là aussi, Matt n'est que peu présent (ce qui le rend presque supportable), aussi peu que Perrin que l'on suit alors qu'il achète du blé. Rand apparait encore moins même s'il apprend enfin ce qui se trame à la Tour Noire. La majeure partie du volume se concentre sur Egwenne et ses actions. On en sait plus sur les complots et les décisions qu'elle souhaite prendre. L'intrigue avance très lentement et on est surpris par le changement important qui se déroule aux dernières lignes du dernier chapitre. À voir ce qu'il en sera fait.


    ** 
    *** 
    **** Un tome très tranquille et pourtant qui réussit à créer de l'intérêt
    *****

    Image : Éditeur

  • Qu'est-ce que l'esclavage? Une histoire globale par Olivier Grenouilleau

    Titre : Qu'est-ce que l'esclavage? Une histoire globale
    Auteur : Olivier Grenouilleau
    Éditeur : Gallimard 2014
    Pages : 512

    On ne présente plus Olivier Grenouilleau qui est probablement l'un des historiens de l'esclavage les plus connus en France (bien que de nombreuses autres personnes méritent tout autant d'être connues). Je n'ai lu que deux livres, avec celui-ci, de cet historien. Le premier était son fameux livres sur les traites négrières. Un livre dense et touffus mais extrêmement complet si j'en crois mes maigres connaissances. Ce livre est du même style, très dense et parfois avec un but difficile à comprendre. L'auteur tente d'y répondre à une unique question et écrit, pour cela, dans les 400 pages (le reste étant constitué de notes). Le livre est divisé en trois parties de trois chapitres.

    La première partie s'intéresse aux représentations de l'esclavage selon une méthode en dehors des réalités objectives selon l'introduction. L'auteur débute en posant la question du lien entre esclavage et éthique. Il marque une forme d'ambiguïté puisque l'esclavage est autant combattu que défendu en usant des même sources. Il continue son essai en observant la manière dont est représenté l'esclavage lors de la Révolution industrielle et de l'apparition du salariat comme forme de contrôle des capacités productives humaines. Enfin, un dernier chapitre pose la question des représentations au sein de la discipline historique. Ces trois chapitres démontrent des difficultés à définir le terme d'esclavage, difficultés qui dépendent de l'époque et donc d'un contexte économique et politique précis.

    La seconde partie pose la question de la définition que l'auteur divise selon trois caractéristiques. En premier lieu, un esclave est un autre. Les esclaves sont sortis non seulement de leur famille mais aussi de leur société d'origine. Il n'y a pas de possibilité de créer une nouvelle organisation lignagère en tant qu'esclave. Il n'y a pas d'entrée au sein de la communauté politique. Si on obéit à un esclave de haut rang, comme le dit l'auteur, c'est parce qu'on obéit à son maitre via l'esclave. En second lieu, un esclave est possédé par une personne. Le but de la possession n'est pas uniquement productif mais peut aussi se lier à une question de prestige ou de pouvoir. Enfin, l'esclave est un humain à la frontière de l'humanité. Selon l'auteur, les esclaves sont déshumanisés tout en restant humains. Si j'ai bien compris ce qu'écrit Grenouilleau, c'est le possesseur de l'esclave qui peut sortir ou faire rentrer au sein de la communauté humaine.

    La dernière partie est nommée "dynamiques." Grenouilleau commence par essayer de comprendre la provenance de l'esclavage. Il examine plusieurs thèses comme le passage du cannibalisme à la capture ou la naturalité de l'esclavage pour des populations ayant atteint un certain niveau de complexité sociale. Cela lui permet ensuite de définir ce qu'est une société esclavagiste. Cette définition posée, il peut poser la question du renouvellement des sociétés esclavagistes. Est-ce qu'il est possible de créer un renouvellement via les naissances ou une traite est-elle toujours nécessaire? Enfin, l'auteur examine la fin de l'esclavage. Il observe les résistances et leurs maigres réussites. Seules Saint-Domingue a réussi à créer une république d'anciens esclaves, ce qui lui a couté cher. Il examine aussi la manière dont les abolitions ont pu avoir lieu et leurs relations avec les révoltes.

    Dans sa conclusion, Grenouilleau parle d'un livre qui marque la fin d'un cycle de recherche. Un livre qui doit être suivi de deux autres examinant l'abolitionnisme. Ce livre ne serait qu'une introduction aux deux autres. Un travail nécessaire pour comprendre les mouvements qui ont permis la fin de la traite et de l'esclavage, ou plutôt leur condamnation universelle. Comme je l'ai dit plus haut, c'est un livre dense. Les références sont nombreuses aussi bien pour des recherches actuelles que pour des auteurs plus anciens. La lecture peut être difficile, mais intéressante. Cependant, je pense nécessaire de posséder un minimum de connaissances générales de l'histoire de l'esclavage avant de se lancer dans ce livre.

    Image: Éditeur

  • Krypto et les Super-Animaux / League of superpets

    Krypton, la planète va mourir et seul un enfant va être sauvé. Un enfant et son chien: Krypto. De nos jours, cet enfant est connu sous le nom de Superman! Et son chien est tout aussi reconnu comme un héros aussi bien par son maitre que par la population. Rien ne saurait rendre Krypto malheureux. Mais une catastrophe a soudain lieu. Superman se rapproche de Lois Lane. La jalousie de Krypto va malheureusement permettre l’enlèvement de Superman et le super chien va devoir trouver des ami-e-s s'il espère sauver son maitre.

    SPOILERS

    Il n'y a pas grand-chose à dire de ce film. Krypto est incapable de se faire des ami-e-s et donc de laisser changer son humain favoris. Lors du film, il devra comprendre que socialiser est une bonne chose pour vaincre des problèmes importants. Les autres animaux réussissent en comprenant qui illes sont et non en essayant de se le cacher. Voilà, ça c'est fait, ça ne fonctionne pas trop mal. Mais de nombreuses blagues tombent à plat, en particulier celles de Merton que je trouve particulièrement lourdes. L'animation est loin d'être de bonne facture même si certaines scènes, une minorité, ne fonctionnent pas trop mal. La scène post-générique semble annoncer une suite, j'espère qu'on ne la subira pas.

    * Même pas un nanar
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • la Roue du Temps 19. Le carrefour du crépuscule. Première partie par Robert Jordan

    Titre : la Roue du Temps 19. Le carrefour du crépuscule. Première partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 3 novembre 2021
    Pages : 552

    Rand a finalement accompli son Plan. La moitié masculine du Pouvoir est purifiée. Une telle action entraîne des répercussions sur le monde entier, en particulier à cause de la quantité phénoménale de pouvoir impliqué. Mais ce tome remonte un peu dans le temps. Alors que Rand se cachait afin de piéger ses ennemis, ses ami-e-s agissaient aussi. Matt essaie de fuir Ebou D'har et les Seanchaniens, difficile quand on a enlevé l'héritière de l'Empire. Perrin, lui, est toujours à la poursuites des Aiels qui ont enlevé sa femme tout en essayant de gérer le Prophète. Elayne prépare son ascension au trône, de nombreux obstacles se forment devant elle mais elle pourrait vaincre.

    SPOILERS

    Enfin, après plusieurs tomes, nous avons enfin un tome qui s'intéresse à nouveau à Perrin. Je l'ai déjà dit, Matt m'insupporte tandis que Rand est particulièrement peu appréciable à cause de son arrogance. Ce tome permet surtout de rattraper les événements connus par d'autres personnages centraux. Heureusement, Matt n'est que peu présents. Elayne est la principale dès la moitié du tome, ce qui permet d'accompagner ses plans de prise du pouvoir.

    Perrin, lui, est différent. Il est aussi présent qu'Elayne, jusqu'à sa découverte du camps dans lequel se trouve sa femme. Mais on le voit anxieux, moins capable de réfléchir que d'habitude avec un contrôle sur lui-même vacillant. Pour la première fois, on voit aussi les personnes qui le suivent douter des choix de Perrin. que ce soient des personnes nobles ou de simples soldats Perrin est mis en isolement par l'auteur. Je me demande si celui-ci sera complétement rétabli dans son statut après le retour de Faile.


    ** 
    *** 
    **** Matt est quasiment absent, ça crée déjà plus d'envie de lire
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman Son of Kal-El 1. The truth par Tom Taylor et John Timms

    Titre : Superman Son of Kal-El 1. The truth 
    Auteurs : Tom Taylor et John Timms
    Éditeur : DC 31 mai 2022
    Pages : 160

    Ce volume 1 contient Superman son of Kal-El 1-6. Superman, Kal-el ou encore Clark Kent a eu un enfant avec Lois Lane: Jonathan Kent. Encore jeune, il avait découvert ses pouvoirs. Puis il a disparu quelques temps. Après être revenu du futur, il apprend que son père pourrait bientôt disparaître aussi lui laissant la responsabilité de protéger la Terre contre d'autres et contre elle-même. Mais Jonathan ne souhaite pas se contenter de traiter les symptômes comme son père. Il souhaite un monde meilleure pour la planète et ses habitant-e-s ce qui force une implication plus forte. Mais comment s'impliquer sans effrayer quand on possède les pouvoirs de Superman?

    SPOILERS

    Superman ne m'intéresse pas. Souvent, on se contente de montrer sa puissance sans prendre en compte les restrictions que cela implique ainsi que l'incapacité de sauver tout le monde. Mais j'ai confiance en Tom Taylor et les critiques lues sur internet m'ont convaincu de donner une chance à cette série. Ce fut un très bon choix. Dès le début, j'ai apprécié la lecture. Certes, rapidement on risque d'être un peu perdus à cause des changements de l'univers DC (je n'ai pas tout suivi). Mais si on se laisse porter ça passe rapidement. Je note aussi la mise en avant de la sexualité de Jonathan qui commence à sortir avec un homme.

    Cette série est écrite pour nous parler. Jonathan ne se contente plus de réagir il veut agir. Cela implique de poser la question des problèmes systémiques et de ce qui arrive après qu'il ait vaincu un danger. Ainsi, Jonathan va se frotter à la question de la catastrophe climatique et des réfugié-e-s, poussant à son arrestation pacifique. D'habitude, montrer un Superman agissant contre un gouvernement implique immédiatement sa transformation en tyran. Ce premier volume pose la question de l'usage de ses pouvoirs, des limites et de la manière de se restreindre. Mais il pose aussi la question de la nécessité de l'action, au risque de rendre nerveux quelques dirigeants de pays et de firmes.


    ** 
    *** 
    **** Tom Taylor me semble être une des valeurs sûres de DC
    *****

    Image : Éditeur

  • Histoire de l'Europe urbaine 3. La ville moderne par Olivier Zeller

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 3. La ville moderne par Olivier Zeller
    Auteur : Olivier Zeller
    Éditeur : Seuil 25 juillet 2019
    Pages : 466

    Ce tome 3 est le dernier qui me restait de cette gigantesque histoire de l'Europe urbaine, divisée en 6 livres chronologiques. Je ne les ai pas lus dans l'ordre chronologique, mais cela ne semble pas créer un problème. Les livres peuvent être lus seuls et l'introduction générale est toujours incluse. Ce tome 3 se concentre sur la période moderne soit le XVI au XVIII. Nous sortons de la période médiévale mais nous n'entrons pas encore dans la période contemporaine et le XIXème siècle. Le livre est constitué de 7 chapitres thématiques.

    Ces chapitres sont denses et parfois très différents de ce que j'apprécie en histoire. Il y a de nombreux propos concernant le lien entre urbain et démographie. Cela permet à l'auteur de démontrer que les villes sont en pertes de forces humaines. Il y a plus de morts et de départs que d'entrées, certains départs étant jeunes puisque les enfant peuvent être envoyés en nourrisse. Pour éviter la fin de l'urbain il faut accepter une mobilité importante au sein et à l'entrée même de la ville. Par exemple, l'auteur explique que les habitant-e-s déménagent souvent car les immeubles sont sous-loués à plusieurs reprises créant une chaine de personnes.

    Ce livre débute aussi un aspect qui est examiné dans le tome concernant le XIXème siècle: le contrôle de la population en vue de l'hygiène aussi bien morale que physique. Alors que la pandémie de COVID19 est toujours en cours, il est intéressant de lire les solutions mises en place par les pouvoirs urbains. Ces solutions dépendent des villes, qui agissent rarement en réseau (sauf l'Italie qui met en place une surveillance totale des pays étrangers, avec spécialisation des villes). On trouve l'usage des quarantaines mais aussi la mise en place d'un passeport de santé afin de permettre les communications et le commerce au niveau européen, via des points de contrôles du passeport. Une solution qui fut utilisée récemment.

    L'hygiène sociale m'a aussi énormément intéressé. L'auteur mentionne Foucault a plusieurs reprises, tout en le mettant en question si nécessaire. On comprend que les villes sont considérées comme des lieux de dangers moraux. La prostitution, le vol, la violence mais aussi le spectacle de la violence sont très présents. Les populations ne sont pas encore aussi divisées par quartiers qu'elles ne le seront. Petit à petit, la nécessité de contrôler et d'enfermer la pauvreté se fait sentir, même si cet enfermement ne fut pas aussi important qu'on ne le croit. Toutes les villes, catholiques comme réformées, ont tentés ce contrôle de la population.

    Ce ne sont que quelques aspects d'un ouvrage dense. L'auteur nous parle aussi de la culture, de la création des théâtres et du théâtre sociale que cela implique pour les riches et puissants. Il nous explique aussi comment les pouvoirs municipaux perdent en importance face aux tentatives de centralisation des états et donc de contrôles des villes. Les personnes qui s'intéressent à ce type d'histoire et souhaitent une synthèse avec une mise à jour historiographique sous forme de postfaces peuvent s'intéresser à ces 6 tomes en poche.

    Image : Éditeur

  • La petite bande

    CW: Harcèlement scolaire, vomissements

    La Corse de nos jours. Une classe de collège écoute un exposé concernant la pollution de l'eau commise par une usine locale. Une pollution rendant la baignade et la pèche impossible. Les enfants demandent pourquoi l'usine n'est pas fermée si elle est dangereuse. Les réponses ne leur conviennent pas. A la récréation, quatre membres de la classe commencent à parler et à élaborer un plan. Si les adultes ne peuvent ou ne veulent rien faire. Ne serait-il pas possible d'agir? Mais que faire? Pourquoi pas faire exploser l'usine. Mais un concours de circonstance les force à kidnapper le patron de l'usine et à décider ce qui lui adviendra.

    SPOILERS

    Le film semble annonce de l'écologie. Tout commence autours de la question de la pollution d'une rivière et de ce qu'il faut faire pour la rendre vivante à nouveau. D'autant que la pollution est presque invisible, seule la mort des poissons et la maladie des gens qui s'y baignent le prouve. Mais, dès le début, on comprend que leurs raisons ne sont pas entièrement en faveurs de l'écologie. Celles-ci sont données vers la fin du film et montrent des enfants en danger. Illes ne savent pas forcément comme réagir, mais illes essaient. Illes souffrent des souffrances qui vivent leurs parents et que leurs parents s'infligent et leurs décisions visent à atténuer ces souffrances. Touxtes, en fait, connaissent une forme de solitude et de tristesse. Et c'est cette solitude qui va définitivement créer une amitié entre elleux.

    Ceci me permet de dire que nous avons un film qui tente de réellement comprendre l'enfance et les débuts de l'adolescence. Qui essaie de créer des personnages qui parlent et agissent comme cela devrait être le cas pour leur âge. Illes sont gauches, incertains mais aussi sans peurs. Les adultes sont quasiment absents de leur vie, en dehors des parents, et l'école n'en a pas. On ne voit pas d'enseignant-e-s ni de surveillant-e-s durant la récréation. Ce qui leur permet de parler de leurs plans, mais aussi de voir comment le harcèlement scolaire peut avoir lieu. Jamais un adulte ne sera présent pour l'empêcher alors que tous les enfants savent et que rien n'est réellement caché.

    Certains actes des enfants sont difficiles à justifier, cruels. Il faut donc garder une forme d'innocence pour elleux. La réalisation le fait en écrivant un patron haïssable. On le voit via le jeu de l'acteur, ses dialogues mais aussi la photo. Par exemple, une scène permet de créer des cornes diaboliques sur la tête du patron. Sa première apparition est quasiment cauchemardesque, les enfants se cachant tandis que cet homme marche lourdement tout en fumant. Cet homme est presque caricatural dans sa méchanceté puisqu'il essaie de tuer les enfants à plusieurs reprises. Mais c'est une justice naturelle qui s'occupera de lui, sauvant la bande.


    ** 
    *** Un film... acceptable
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Thor: Love and Thunder

    CW: Grossophobie, cancer, queerbaiting

    À la fin des événements d'Infinity War Thor était fatigué. Il décidait de laisser Valkyrie devenir "roi" de la nouvelle Asgard tandis qu'il partait avec les Gardiens de la galaxie afin de trouver son identité réelle. Durant ce périple, il retrouve un peu de sa forme physique mais pas sa forme psychologique ce qui le pousse à méditer afin de comprendre ce qui lui manque. Alors qu'il se trouve sur une planète, il apprend que des divinités sont assassinées dans tous l'univers. Un certain Gorr a décidé leur mort à touxtes. Thor décide de l'empêcher de sévir, avec l'aide d'une nouvelle héroïne.

    SPOILERS

    J'avais des craintes pour ce film. Les critiques, mauvaises, m'ont préparé à un film catastrophique. Ceci m'a permis d'être plutôt content, car je n'attendais plus rien du film. Cependant, il y a des problèmes. Ce nouveau Thor adapte un début du run de Jason Aaron sur les comics. C'est un run qui pose la question de la divinité et du pourquoi Thor est digne d'être un dieu. La question est traitée de manière grave et le film y répond de manière drôle. Il ne montre pas pourquoi Thor est digne, pourquoi Gorr a tort (même si le film nous le dit). Parfois, on observe des divinités qui ne servent à rien à part s'amuser. Mais pourquoi ces différences? Le ton n'est pas en adéquation avec l'intrigue choisie.

    Pire, selon moi, est la manière dont Jane Foster est traitée. J'accepte qu'elle ne soit pas montrée comme affaiblie. Là aussi, le film adapte une idée de Jason Aaron qui a offert le marteau à Jane après que Thor soit devenu indigne. Mais je n'ai pas l'impression que le traitement du cancer de Jane ait été adéquat. Il n'est que peu montré, comme s'il n'avait aucun impact. Pire, Mjolnir est accusé de faire du mal à Jane, en contradiction avec tout ce qui a été dit auparavant. L'explication des comics est bien plus logique. J'ai apprécié voir Jane en Thor. Mais je suis déçu que cela ne nous soit offert que pour un unique film avant de la laisser mourir au combat. Elle mérite mieux.

    Je suis aussi extrêmement déçu du queerbaiting pratiqué par Disney, les acteurices et Taika Waititi. Touxtes annonçaient un film qui prendrait en compte les identités de Valkyrie et de Korg. Nous avons un simple baise-main et quelques mentions de l'homosexualité de Korg mais rien qui ne donne réellement à conséquence. J'attendais bien mieux d'un film dont le thème principal se veut être l'importance de l'amour. Faites mieux Disney.

    En bref, ce film est globalement décevant mais je ne l'ai pas détesté. Taika Waititi reste dans un humour qui implique les acteurices et qui permet une vision décalée de ses propres productions. Il y a de bonnes idées, pas toujours bien traitées. J'ai bien apprécié les relations entre Thor et ses armes, probablement sentientes, mais aussi son envie de donner du courage aux gens et aux enfants qu'il aide. J'attendais mieux, mais je m'attendais à bien pire.


    ** 
    *** Un film... acceptable
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • La roue du temps 18. Le cœur de l'hiver. Deuxième partie par Robert Jordan

    Titre : La roue du temps 18. Le cœur de l'hiver. Deuxième partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 18 août 2021
    Pages : 480

    Matt est coincé à Ebou Dar à la suite de l'attaque contre la ville et la prise de contrôler de sa vie par la reine. Mais être coincé dans une ville occupée n'est pas que désavantageux. Matt est dans la position parfaite pour en apprendre plus sur les envahisseurs, d'autant qu'il est secondé par deux espions particulièrement talentueux. Cependant, une fuite s'impose. Alors que Matt forme ses plans Rand, lui, forme les siens. Il a fait mine de fuir pour mieux créer un piège qui lui permette de tuer les Asha'man renégats. Un piège qui pourrait bien lui permettre de mettre en place son grand plan.

    SPOILERS

    Les tomes précédents accusaient des longueurs. J'ai l'impression que Rand se prépare à purifier le saidin depuis une éternité. Mais les autres livres se concentraient sur d'autres intrigues. C'est aussi le cas ici, l'intrigue de Rand se concentre dans une ville qui est protégée de la capacité d'atteindre la Source. Cette ville lui permet de piéger ses ennemis. Ce n'est que dans le dernier chapitre que la purification a lieu. Je dois avouer qu'après une si longue attente celle-ci m'a semblé trop simple, trop précipitée.

    L'intrigue de Matt se déroule exclusivement en ville d'Ebou Dar. Il n'est pas mon personnage préféré et je n'apprécie pas trop ce qui a été construit autour de lui dernièrement. Ces chapitres servent à nous communiquer des informations sur le fonctionnement des Seanchaniens alors que Matt essaie de quitter la ville et de libérer les Aes Sedai et Athan Miere prisonnières. Mais Matt est toujours aussi déplaisant à lire, se plaignant de tout et de rien. Je serais content de moins avoir à lire ces chapitres.


    ** 
    *** 
    **** Après presque un mois de pause un livre plus dynamique mais qui se concentre en partie sur un personnage que je n'apprécie pas
    *****

    Image : Éditeur

  • Green Lantern corps 1. Recharge par Geoff Johns, Dave Gibbons et Patrick Gleason

    Titre : Green Lantern corps 1. Recharge
    Auteurs : Geoff Johns, Dave Gibbons et Patrick Gleason
    Éditeur : Urban Comics 8 juillet 2022
    Pages : 440

    Ce tome 1 contient les épisodes Green Lantern Corps recharge 1-5 et Green Lantern Corps 1-13. Ce premier tome est celui d'une série construite en même temps que la série principale mais sans être centrée sur Hal Jordan. Alors que ce dernier revient à la vie, le corps des Green Lanterns n'est incarné que par une seule personne. Mais les Gardiens décident qu'il est temps de reformer le Corps et lancent une large campagne de recrutement. Les nouvelles recrues sont encore faibles et toutes ne sont pas ravies d'entrer au sein du Corps, ou de travailler avec certaines personnes.

    SPOILERS

    Si on commence par un bon aspect c'est la diversité. Les membres du corps sont nombreux et ce premier tome en présente un grand nombre. Certains personnages sont plus présents que d'autres, comme Soranik Natu qui doit redorer le blason du corps sur une planète qui a subi Sinestro. Malheureusement cette diversité crée aussi un problème. Le premier est la brique qui relie tout ce monde: Guy Gardner. Il est loin d'être le personnage le plus sympathique. Malheureusement il est presque toujours présent.

    Le second problème est l'intrigue. En effet, présenter tous ces personnages, leur passé, implique de sacrifier une intrigue unique et concentrée sur quelques points précis. En dehors d'une attaque contre Oa sur laquelle les membres du corps enquête on a l'impression que cette série est en dehors des principaux événements de l'univers DC. Les différents numéros peuvent donner l'impression de présenter un membre précis et ses problèmes avant de passer à la suite. Est-ce que nous aurons une suite plus construite? On le verra dans le prochain tome.


    ** 
    *** J'apprécie la période dans laquelle se déroule ce tome, même s'il n'est pas parfait.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Stargirl saison 2

    La nouvelle Justice Society of America a vaincu la Injustice Society of America. Mais les événements de la nuit durant laquelle plusieurs membres de la Injustice Society sont morts pèsent lourd sur les jeunes membres de la JSA. Yolanda culpabilise pour la mort de Brainwave, Rick se demande pourquoi il a laissé Grundy vivre. Les enfants des membres de la injustice Society ne comprennent pas pourquoi leurs parents sont morts ou en prison, les menant sur la voie d'une envie de vengeance. C'est ce moment qu'attendais Eclipso pour entrer en scène, corrompre et détruire les amitiés de l'intérieure.

    SPOILERS

    La première saison de Stargirl parlait d'héritage et de passage de génération. Les jeunes membres de ce qui deviens une nouvelle JSA devait apprendre l'histoire pour essayer de comprendre leur place dans le présent en tant que nouvelle incarnation de personnes mortes ou disparues. Il y avait surtout une intrigue importante autours de Rick et une autre concernant Whitney. Les deux apprenant qui sont réellement leurs pères. L'un étant un héros, l'autre un menteur. Bien que l'idée d'héritage reste importante, cette seconde saison parle d'autre chose.

    Au centre de cette saison 2 se trouve la question du bien et du mal. Jusque-là, la JSA n'avait pas connu de personnages réellement maléfique. C'est le cas d'Eclipso qui apprécie torturer psychologiquement ses victimes. Les autres personnages pensaient bien faire, aiment casser les règles ou souhaitent simplement se venger. Alors qu'Eclipso incarne le mal absolu, les humain-e-s de la série incarne des nuances de bien et de mal. La série nous dit que personne n'est dans l'absolu, mais que l'on navigue selon les circonstances. Simpliste et souvent entendu? Oui, mais cela fonctionne dans le cadre d'une série qui se veut agréable à regarder.


    ** 
    *** 
    **** Adolescente, un peu naïve mais c'est l'identité de la série qui veut ça et ça me plait
    *****

    Image : DC

  • Histoire de l'Europe urbaine 5. La ville coloniale par Odile Goerg et Xavier Huetz de Lemps

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 5. La ville coloniale
    Auteur-e-s : Odile Goerg et Xavier Huetz de Lemps
    Éditeur : Seuil 19 avril 2012
    Pages : 464

    Sur les 6 tomes que compte cette histoire de l'Europe urbain il y en a un qui ne se déroule pas au sein de l'espace européen. Celui-ci s'intéresse à la période du XVème au XXème siècle dans le cadre des colonies construites par les européens dans un monde pensé comme vierge ou décadent, mais qui ne l'est pas. Les auteur-e-s doivent examiner le fait urbain à la fois dans un cadre temporel large et dans un cadre spatial important puisque le livre s'intéresse aussi bien au continent asiatique qu'africain ou aux Amériques. Le livre est divisé en trois parties.

    La première partie s'intéresse aux premières expériences portugaises et espagnoles. En ce qui concerne l'Espagne, les auteur-e-s nous montrent que la colonisation se forme par les fondations de ville. Celles-ci permettent de contrôler l'espace et les populations. Il faut donc créer un réseau de ville capable de contrôler un espace rural parfois très important. Dans le cas portugais, les urbanisations servent à contrôler des lieux de commerces. Les créations sont modestes mais peuvent dépasser les ambitions de base.

    Une seconde partie permet de comparer les différents continents de colonisation: l'Asie, l'Afrique et les Amériques. Les Amériques fonctionnent selon les traditions européennes. Les villes sont construites selon un plan en damier qui permet une extension contrôlée mais aussi une spécialisation facilitée des lieux. Le continent africain connait d'abord des comptoirs, avec peu d'habitant-e-s venu-e-s d'Europe. Les populations sont fortement divisées selon leur provenance géographique afin de garder le contrôle. Enfin, l'Asie permet de voir le passage des comptoirs aux villes contrôlées par l'Europe. Là aussi, une division ethnique est mise en place avec la réforme des villes.

    La troisième partie est la plus importante. Elle s'intéresse à la période d'hégémonie européenne dans le monde. Les influences de l'Europe sont majeures dans la constructions et les réformes des villes. L'idée principales et d'ouvrir la ville afin de permettre une circulation de l'air, selon les idées hygiénistes de l'époque. Les modes et les pensées européennes sont imposées, les styles autochtones seront rarement respectés, au prix de destruction incomprises de monuments ou de bâtiments culturels et religieux. De plus, la ville est construite et gérée de manière à donner l'ascendant aux habitant-e-s venu-e-s d'Europe. Les quartiers sont divisés selon l'ethnie et les infrastructures en dépendent. C'est le cas aussi des questions politiques et sociales qui sont construites en faveurs des colons, les autochtones ayant difficilement accès.

    Comme le disent les deux conclusions du livre. L'Europe a eu un fort impact sur l'urbanité des autres continents via la colonisation. Cependant, l'idée de division et de refondations de ville n'est pas parfaite. Les histoires des autochtones influencent aussi les styles venus d'Europe. Les autochtones ne sont pas sans capacité d'action face au monde européen

    Image: Éditeur

  • Batwoman saison 2

    CW : Violences policières, racisme, tortures

    Batwoman est la dernière série à avoir rejoint l'arrowverse. Elle est supprimée après 3 saisons tandis que l'arrowverse vit une lente et douloureuse mort. La saison 2 reprend immédiatement après la saison 1. La série prend en compte la démission de l'actrice originale de Batwoman en détruisant son avion en plein vol. C'est une autre femme, Ryan, qui découvre le costume et décide de le porter pour se venger puis pour aider les personnes les plus pauvres de la ville à ressentir de l'espoir.

    SPOILERS

    La première saison cherchait encore son identité et semblait la trouver dans la vie lesbienne de Gotham. Kate Kane commençait à se mettre en avant comme une défenseuse acharnée des droits des lesbiennes tout en essayant de reconstituer sa famille en sauvant Alice, alter ego de sa sœur perdue. Bien entendu, on peut se demander comment l'aspect familial de la série allait survivre au départ de Ruby Rose. La réalisation a commencé par prendre un tournant plus critique envers la police. Mais pour ne pas trop créer de débats, c'est la milice privée de Jacob Kane qui est visée. Cette seconde saison nous offre de nombreux exemples d'abus de pouvoir, de racisme mais aussi un système judiciaire biaisé prêt à pardonner un policier qui tue et à juger sa victime. Cependant, cet aspect entre aussi dans la fin de l'arrowverse. En effet, la fin des Crows est brutale aussi parce que l'acteur qui joue Jacob Kane va partir de la série. J'ai donc l'impression que la réalisation n'a pas osé aller au fond du problème, probablement par peur des réactions.

    Je me demandais aussi comment le départ de l'actrice Rudy Rose allait être géré. Dès le début, on nous montre la destruction de l'avion de Kate Kane. Tout le monde réagit comme si elle était morte ou, en tout cas, que l'espoir de la retrouver vivante disparaissait petit à petit. Malheureusement, les 18 épisodes de cette seconde saison jouent sur la possibilité du retour de Kate Kane. Celle-ci est même recastée à la fin de la saison pour créer une intrigue autours de sa perte de mémoire et de sa redécouverte. Bien que cela permette de terminer l'intrigue entre les deux sœurs jumelles, je ne peux pas faire autrement que de ressentir un gâchis. Au lieu d'arracher le sparadrap du départ de Ruby Rose afin de réellement créer Ryan la série fait tout pour continuer à donner vie à Kate Kane mais sans Ruby Rose. Les deux actrices qui jouent Batwoman ne méritent pas cela.


    ** 
    *** La série n'ose pas laisser partir Kate Kane et n'ose pas aller au bout de son propos, dommage
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Histoire de l'europe urbaine 4. La ville contemporaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale par Jean-Luc Pinol et François Walter

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 4. La ville contemporaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale
    Auteurs : Jean-Luc Pinol et François Walter
    Éditeur : Seuil 8 novembre 2012
    Pages : 464

    Je continue ma lecture de l'histoire de l’Europe urbaine qui, par hasard, s'est retrouvée concentrée au sein de ma PAL. Après le tome 1 je m'intéresse au tome 4 qui arrête son examen dans les années 45-50 environ et débute au XIXème siècle. C'est une période nombreuses transformations sociales, économiques et politiques. La France, par exemple, connait 5 régimes. La Suisse connait une guerre civile. Le reste de l'Europe subit des mouvements révolutionnaires à plusieurs reprises. On pense aussi que la ville s'étend avec la révolution industrielle créant une nouvelle classe sociale: le prolétariat. Ce livre est divisé en 8 chapitres thématiques.

    La premier chapitre pose des questions de termes. Les auteurs y examinent ce qu'est une ville à l'époque contemporaine. Cela implique de se poser la question des transformations urbaines et sociales puisque les murailles perdent leur intérêt, mais pas forcément leur but politique. Ce chapitre permet aussi de vérifier le phénomène d'urbanisation. Le second chapitre continue sur cette lancée en précisant les fonctions des villes: aussi bien politiques que culturelles. Ceci implique des constructions précises.

    Les deux prochaines chapitres sont ceux qui m'ont le plus intéressés. Le 4 pose la question des outils de compréhension des villes qui sont constitués durant la période tandis que le 3 parle des populations. Ces deux chapitres permettent de poser la question de la gestion des populations et de l'urbain. Dans un contexte de hausse de population, d'industrialisation et de pollution on observe une fragilité urbaine. Mais on ne comprend pas toujours, pas encore, la raison. Ces fragilités peuvent mener certaines personnes à considérer les villes comme dangereuses et donc à la nécessité de défendre l'accès ou la poussée en direction du rural (par exemple le lebensreform). D'autres personnes vont essayer de rendre la ville vivable par la création d'une forme d'hygiène basée sur les flux d'eau et d'air, ce qui permet de défendre la création de larges rues et l'abaissement des immeubles.

    Les 4 chapitres suivants s'intéressent aussi bien à la question des infrastructures que des humains. En effet, les auteurs nous montrent comment les villes se transforment, sont gérées, afin de se moderniser. Les buts, les théories, ne sont pas toujours les même et il existe des points de débats, par exemple la forme de l'habitat. Ces chapitres montrent aussi l'importance de l'humain. Via les infrastructures, le fonctionnement de la ville, les auteurs nous montrent comment vivent les gens. J'ai, par exemple, été frappé par l'idée que les maisons bourgeoises sont construites afin de marquer la différence entre riches et pauvres dans le cadre d'une société pensées comme politiques égalitaire, ou de plus en plus. Les maisons des personnes les plus riches permettent de créer le moyen d'éviter le croisement des classes sociales. On peut aussi parler de la construction des théâtres, qui impliquent des entrées et chaises séparées selon la richesse.

    Nous avons ici un tome 4 riche. J'ai particulièrement apprécié que l'humain soit plus au centre du développement. La postface s'intéresse beaucoup plus aux question de genre et d'environnement que les autres tomes. Je note l'ajout de liens internet pour permettre de mieux voir les données utilisées par les auteurs et les cherchereuses. Mais ceux-ci sont-ils encore en place?

    Image: Éditeur

  • We only find them when they're dead 2. The stealer par Al Ewing et Simone Di Meo

    Titre : We only find them when they're dead 2. The stealer
    Auteurs : Al Ewing et Simone Di Meo
    Éditeur : Boom studios 2 mai 2022
    Pages : 144

    Ce volume 2 contient les numéros 6-10. Ce second volume prend place 50 ans après le premier. Malik est finalement revenu de son voyage, sous la forme d'une divinité. Autour de lui, se construisent deux types de croyance. L'une pense que Malik est le seul être divin. La second pense que toutes les divinités ont abandonné l'humanité tant que celle-ci refuse de se repentir. Les riches, en revanche, veulent simplement continuer leur vie d'avant. L'humanité est au bord d'une guerre de religion lorsqu'une ambassadrice demande à rencontrer un homme considéré comme le choix de Malik.

    SPOILERS

    Cette série est belle. Les choix artistiques sont magnifiques et permettent de mettre en avant la création de cet univers, au prix de la compréhension des événements. Cette série est ambitieuse. Elle veut construire un univers précis, ce second tome veut nous montrer un état de l'univers après de grands changements et ceci sans nous les montrer. Mais cette série est aussi très confuse. Nous n'avons que peu d'informations sur les événements qui ont mené à ce que nous lisons. Nous n'avons rien pour expliquer pour un Malik divin est arrivé. Nous avons encore moins d'informations sur ces divinités. Aurons-nous les réponses dans un prochain volume?


    ** 
    *** Sans être mauvais ce comics est difficile à lire et à comprendre
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Histoire de l'Europe urbaine 1. La ville antique par Xavier Lafon, Jean-Yves Marc et Maurice Sartre

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 1. La ville antique
    Auteurs : Xavier Lafon, Jean-Yves Marc et Maurice Sartre
    Éditeur : Seuil 3 novembre 2011
    Pages : 448

    Après l'époque contemporaine et, il y a longtemps, l'époque médiévale j'ai lu la version antique de cette grande histoire de l'Europe urbaine. Les trois auteurs acceptent le défis d'examiner près d'un millénaire d'histoire en à peine 5 chapitres. Nécessairement, se pose la question de l'étendue chronologique d'un tel examen et de la validité de certaines conclusions qui dépendent des informations archéologiques et des sources (souvent postérieures aux époques décrites).

    Le premier chapitre pose la question de la création des villes, ce qui implique de définir ce qu'est une ville et comment elles sont formées. Les auteurs mettent avant les synœcismes ainsi que la présence de certains points architecturaux. Ainsi, une ville implique une division spatiale, via des enceintes, des monuments mais aussi la division entre différents espaces (publics, privés et sacrés). Une ville a aussi une prééminence culturelle et économique sur un espace donné. De plus, les villes antiques ne sont pas qu'urbaines, elles ont des liens forts avec les milieux ruraux d'autant qu'aussi bien à Athènes qu'à Rome l'idée du citoyen agriculteur reste prééminente.

    Le second chapitre démontre la création d'organisations politiques au sein des villes qui en font des cités en termes politiques. Les villes deviennent aussi le lieu de la citoyenneté des personnes qui y possèdent des droits économiques et politiques spécifiques. Le troisième chapitre continue cet examen en décrivant un "âge d'or" de la cité antique. Les auteurs notent, à raison, l'importance de Rome qui permet une double citoyenneté (romaine et de la cité d'origine). Ces chapitres permettent aussi de comprendre comment est construit, petit à petit, le cadre monumentale avec les habitations, bien plus modestes pour la majorité de la population. Ces aspects économiques et démographiques sont spécifiquement développés dans un chapitre 4.

    Enfin, le dernier chapitre se concentre sur la mutation des villes lors du passage, difficile à dater car c'est un mouvement, entre ville antique et ville médiévale. Les auteurs nient la perte d'importance des villes. Même si les élites essaient, et réussissent, à éviter des devoirs civiques les villes restent des milieux de vie importants. Les auteurs mettent en avant des cas de constructions monumentales et de créations d'enceintes qui sont trop élaborées pour être construites lors d'une urgence militaire. Cependant, l'urbanisme se modifie puisque les monuments sacrés sont de plus en plus chrétiens tandis que les évêques prennent en importance. L’Église, comme les auteurs l'explique, ne remplace par l'organisation impériale romaine mais fonctionne avec puis à la suite de celle-ci. Souvent, ce sont les même familles simplement une nouvelle carrière est proposée.

    Image : Site officiel

  • Nightwing vol. 2. Fear state par Tom Taylor, Robbi Rodriguez, Cian Tormey et Adriano Lucas

    Titre : Nightwing vol. 2. Fear state
    Auteurs : Tom Taylor, Robbi Rodriguez, Cian Tormey et Adriano Lucas
    Éditeur : DC 21 juin 2022
    Pages : 152

    Ce volume 2 contient Nightwing 84-86, Nightwing 2021 Annual et Batman Urban Legends 10. Le premier volume est une histoire détachée, sauf quelques points. Ce second volume se place au sein d'un arc narratif se déroulant sur plusieurs séries. Nightwing est appelé par Oracle pour se rendre à Gotham. Une Gotham sous le joug d'une milice privée organisée par le Magistrat et de son vaste appareil de surveillance. La ville n'est plus libre mais quadrillée par des soldats lourdement armés et qui ont le droit d'agir selon leur bon vouloir ainsi que d'espionner tout le monde. Nightwing accepte d'aider Oracle à défendre son réseau et à mettre à mal le système du Magistrat.

    SPOILERS

    Je n'ai pas lu les autres séries qui prennent place autours de Fear State, et je n'en ai pas envie. Nécessairement, cela impacte ma lecture. En effet, je dois accepter de ne pas tout comprendre sur l'état de Gotham et de ses personnages. Heureusement, nous avons un peu d'exposition. C'est suffisant pour permettre de lire ce volume mais le ton est clairement différent. Je préfère l'écriture du premier volume qui devrait revenir dans le troisième.

    Fear State dure 3 épisodes dans ce volume 2. Le comics est complété par un extrait de Urban Legends et un annual de noël. J'ai apprécié les deux numéros. L'un se concentre sur Jason Todd et sa relation avec Dick Grayson. Ces deux personnages se voient comme des frères et donc se font immédiatement confiance, même si les apparences sont contre Todd. La seconde histoire est construite sur le modèle de Dickens. Nightwing refuse de fêter noël et différentes Batgirls vont le visiter pour parler du passé, du présent et du futur. C'est simple et efficace à défaut d'être original.


    ** 
    *** La nécessité d'écrire un tie in aux autres séries rend ce volume moins intéressant
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • The book of Boba Fett saison 1

    Boba Fett a vu son père mourir lors des débuts de la Guerre des Clones. Il a ensuite appris à être un chasseur de primes durant la guerre et pendant l'Empire. Tout le monde le pensait mort lors de la chute de Jabba. Mais il a survécu. Boba Fett est de retour. Après avoir été Mando à protéger l'Enfant, il a décidé de prendre le contrôle de l'ancien territoire de Jabba. Mais être le dirigeant d'un empire du crime n'est pas la même chose que de chercher des personnes contre de l'argent. Boba est rapidement isolé, en guerre contre l'extension d'un autre syndicat qui souhaite utiliser Tatooine comme centre de transit pour une drogue.

    SPOILERS

    Cette série n'est pas une bonne série. La plupart des événements sont peu intéressants et on espère simplement que les 7 épisodes passeront vite. Boba, en fait, est un personnage apprécié alors qu'il n'apparait que peu. Même si son histoire a été développée dans le cadre de la seconde trilogie et de la série Clone Wars. Sa popularité avec le peu de connaissances sur sa vie aurait pu permettre d'écrire quelque chose de neuf. Mais ça ne fonctionne pas. Les 4 premiers épisodes montrent Boba rencontrer des gens, constituer son empire qui semble se contenter d'à peine une dizaine de personnes et d'aucune réelles activités. Pire encore, on nous préparer à une confrontation avec les Hutts qui... partent immédiatement sans n'avoir rien fait. Une opportunité manquée d'utiliser un ennemi connu plutôt que de chercher un syndicat qui existe dans l'univers étendu mais qui n'est pas forcément largement connu.

    C'est triste à dire, mais les seuls épisodes qui sauvent la série sont les épisodes qui font revenir Mando et l'Enfant. Ce sont les trois derniers et l'épisode 5 est en fait entièrement consacré à Mando, son nouveau vaisseau et son souhait de retrouver l'Enfant. Ce voyage permet de trouver Luke, son école et surtout Ashoka (un personnage que je ne pensais pas voir dans cette série et encore moins auprès de Luke). Ces trois derniers épisodes terminent la série Boba Fett mais surtout ils ouvrent sur la prochaine saison du Mandalorian. Personnellement, je trouve un peu triste que le seul intérêt de The book of Boba Fett soit de préparer une nouvelle saison d'une autre série. Mais bon, je suis prêt à presque tout pour soutenir papa Mando et son fiston.


    ** C'est... mauvais... pas intéressant mais Mando revient!
    *** 
    ****
    *****

    Image : IMDB

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  • Obi-Wan Kenobi saison 1

    À la fin de l'épisode III les jedis sont purgé.e.s de la galaxie. Yoda essaie de tuer l'Empereur, et échoue, tandis qu'Obi Wan se charge d'Anakin qu'il vainc avant de le laisser pour mort. Mais, sans qu'il ne le sache, Anakin a survécu pour prendre le nom de Darth Vader. Puis les derniers maitres jedis et membres du conseil, Yoda et Obi-Wan, se cachent afin de protéger les enfants d'Anakin. Plusieurs années passent. Obi Wan vit dans une grotte sur Tatooine. Il observe Luke de loin tout en travaillant comme boucher. Soudain, il apprend que les Organa ont besoin de lui. Mais sortir de sa cachette pourrait le remettre sur les radars des Inquisiteurs, qui chassent les Jedis, et de Darth Vader.

    SPOILERS

    Cette nouvelle minisérie Disney de 6 épisodes remplace un film potentiel. Comme beaucoup, je suis un peu déçu (bien que The Book of Boba Fett soit bien pire, mais il me reste 3 épisodes). L'un des problèmes est l'absence d'enjeux. En effet, on sait que les personnages principaux vont survivre et continuer leur vie avant d'arriver à l'épisode 4. Comment rendre la rencontre entre Obi-Wan et Anakin dangereuse si on sait déjà que personne ne risque la mort? Plus difficile encore, comment justifier qu'Anakin ne continue pas à poursuivre Obi-Wan après être certain de sa survie? L'usage de l'Empereur ressemble fortement à un mauvais Deus Ex Machina.

    Il est difficile d'apprécier la plupart des épisodes de cette série et la fin de celle-ci. Cependant, il y a tout de même de bonnes choses. Les personnages, Reva et Tala en particuliers, sont intéressants. Tala est une officière de l'Empire qui essaie de résister. Tandis que Reva est une inquisitrice qui souhaite une revanche. Car Reva a vécu la purge des jeunes Jedis et leurs morts au mains d'Anakin (ce qui détruit définitivement la théorie qu'Anakin ne les aurait pas assassinés). Le retour de Reva du côté éclairé de la force est donc particulièrement bien mis en scène.

    Mais le meilleur épisode reste le 5. Avant celui-ci, Obi-Wan est affaibli, il se reconnecte progressivement à la Force. Durant l'épisode 5. Nous avons une attaque contre des rebelles peu armés. Les décisions d'Obi-Wan et d'Anakin sont prises en lien avec des flash-backs montrant un entrainement entre les deux personnages lorsque Anakin était encore padawan. On nous montre à quel point les deux personnages se connaissent et comment ils peuvent savoir ce que fera l'autre à cause de cela. Cette mise en scène de ce lien très fort entre un maitre et son apprentis puis entre deux égaux et amis est suivi par le combat entre Dart Vader et Reva. C'est probablement l'un des meilleurs combats car il montre la puissance d'Anakin capable de bloquer un sabrolaser avec la Force, et donc sa volonté, mais aussi en montrant à quel point Anakin est impitoyable, capable d'humilier totalement un adversaire sans se fatiguer.


    ** 
    *** 
    **** C'est Star Wars, donc je suis content, mais la majeure partie de la série est moyenne avec un magnifique épisode 5.
    *****

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