Gondolindrim's Stories

  • 6 juillet 1947. La Suisse dans le monde d'après-guerre par Dominique Dirlewanger

    Titre : 6 juillet 1947. La Suisse dans le monde d'après-guerre 
    Auteur : Dominique Dirlewanger
    Éditeur : Presses polytechniques et universitaires romandes septembre 2022
    Pages : 168

    L'auteur est bien connu dans le milieu des historien-ne-s de suisse romande. Il a écrit, entre autres, un nouveau manuel d'histoire de la Suisse dont l'objet était de briser la manière traditionnelle d'enseigner et de comprendre cette histoire. Ce nouveau livre s'inscrit dans la collection du Savoir Suisse. L'auteur prend comme point de départ la date du 6 juillet 1947. Ce jour, la Suisse accepte l'AVS et les articles économiques de la Constitution fédérale. Dirlewanger, par cette entrée dans l'histoire Suisse, souhaite comprendre les changements que connait la société dans les années d'après-guerre et les débuts de la Guerre froide.

    D'une certaine manière, on peut diviser ce livre en deux points principaux. Le premier concerne les liens du pays avec l'international. Durant la guerre, la Suisse s'est liée au monde économique allemand, contribuant aux crimes nazis. Cette posture poussa les alliés à considérer la place économique helvétique comme un milieu ennemi. Une bonne partie des efforts diplomatiques suisses porte à briser l'isolement économique de la Suisse au sein du monde occidental mais aussi face à l'URSS et ses pays satellites. Par chance, la survenue de la Guerre Froide facilite ces efforts diplomatiques. Parallèlement, se pose la question des instances extra gouvernementales comme l'ONU ou les débuts de ce que sera l'UE. Bien que les autorités helvétiques ne soient pas contre un rapprochement, elles savent qu'une adhésion risque de mettre à mal l'idée de neutralité et d'être refusée par la population. Cependant, il faut éviter un isolement politique et économique, ce qui force les autorités à prendre une voie médiane qui dépend des buts des instances choisies.

    Un second axe concerne les mouvements internes. L'auteur met en avant la force de l'idée de l'AVS. Bien que combattue, celle-ci crée une solidarité entre génération, publique. La lutte en faveur de l'AVS implique aussi bien le gouvernement que les socialistes et les syndicats, créant une alliance de gauche à droite en vue d'une prospérité commune. Il y a une peur du retour des crises économiques et politiques des années 1918 à 1919, mais celles-ci n'arrivent pas ce qui permet au gouvernement de louer la voie Suisse de la médiation et de la paix du travail. Cependant, la Suisse n'est pas un paradis. L'auteur mentionne le cas des populations étrangères et des enfants cachés. Il parle aussi rapidement des mesures sociales qui fonctionnement par la contrainte, comme les placements d'enfants mais il laisse curieusement dans l'ombre les internements administratifs. Il mentionne aussi l'eugénisme encore prégnant dans les années 50. Surtout, les femmes ne seront pas citoyennes avant 1971 au niveau fédéral. Il y a donc un milieu fortement conservateur au niveau social.

    Finalement, nous avons ici un livre synthétique et riche. Certes, de nombreux éléments ne sont pas développés. Ainsi, j'aurais aimé plus d'informations sur Bührle, vu le scandale qui entoure sa collection d'art, et sur Crypto AG dont le scandale médiatique a eu la chance de débuter au début de la pandémie de COVID19. Cependant, il faut prendre en compte la collection qui implique des livres courts avec une bibliographie succincte. Si les spécialistes de tel ou tel sujet déploreront certainement un manque de précision, la personne profane qui veut simplement en savoir plus sur une année particulière, ses causes et conséquences, sera comblé. Ainsi, ce livre réussit à remplir son but principal: mettre en avant l'importance d'une date symbolique mais méconnue de l'histoire helvétique.

    Image: Éditeur

  • The fallen star. Star Wars. The High Republic par Claudia Gray

    Titre : The fallen star. Star Wars. The High Republic
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Penguin 27 septembre 2022
    Pages : 400

    La République et les Jedis ont vécus des pertes. Mais la galaxie est aussi sortie grandie, unie autours de la Chancelière et des Jedis et autours du symbole de la puissance de la République: Star Light Beacon. La station a été déplacée en direction d'une planète qui a vécu un tremblement de terre catastrophique, détruisant les capacités de survie de la population. Les Jedis se sont dispersés. Une partie aide les personnes qui en ont besoin. Une autre partie chasse les Nihils et leur cheffe présumée, ne sachant pas que le véritable dirigeant se cache encore. Mais plus pour longtemps, dans les sombre coursives de Star Light un complot se trame.

    SPOILERS

    Il y a longtemps que je n'avais pas lu de romans dans l'univers Star Wars, je suis donc un peu en retard sur les sorties au sein du projet de la Haute République. Ce roman, de Claudia Grey, a une bonne fin. Dès que les événements se lancent l'écriture devient bien plus intéressante à suivre. On voit les personnages agir, risquer leur vie et parfois mourir dans le but de survivre ou d'aider d'autres personnes à sauver leur vie. Mais, avant d'atteindre ce moment dynamique, on doit accepter de lire de longs et lents chapitres qui décrivent les choix des personnages et la mise en place du complot. Je suis certain que de nombreuses pages auraient pu être coupées et rendre le roman bien plus dynamique, au lieu de tout laisser pour la fin.

    Bien que la conclusion du roman soit positive, les Jedis aident les gens et la Chancelière pense au moyen de réunir la Galaxie autours d'un but commun, ce roman est l'histoire d'un échec. Cet échec est dû à l'arrogance des Jedis et de la République. Dès le premier roman de ce projet, on voit la République tenter de s'étendre dans des territoires jusque-là indépendants. Avec l'accord des peuples locaux, la Chancelière souhaite consolider la République non seulement en termes politiques mais symboliques. Face à elle, est mise en place une menace individualiste: les Nihils. Il est clair que les Jedis ne comprennent pas les Nihils. Cette incompréhension et l'impression d'être incapable à échouer mène les Jedis à sous-estimer les Nihils. Ceci est personnalisé par Stellan Gios qui est incapable de se penser en dehors du désir de réussir les missions qui lui sont confiées. La chute de la station est précédée par la chute de Stellan Gios qui implique l'échec des Jedis et du Conseil Jedi.


    ** 
    *** Une impression en demi-teinte. J'ai apprécié la seconde partie mais la première est bien trop lente.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The Founders 3. Locklands par Robert Jackson Bennett

    Titre : The Founders 3. Locklands
    Auteur : Robert Jackson Bennett
    Éditeur : Penguin 28 juin 2022
    Pages : 546

    Il y a un peu moins d'une décennie la ville de Tevanne est tombée. Après un combat épique contre une entité divine Gregorio l'absorba et fut absorbé créant une nouvelle entité qui prit immédiatement le contrôle de la ville. Il est contesté par le premier, et le dernier, des Hiérophantes: Crasedes. Le combat entre ces deux entités titanesque utilise le monde comme terrain de jeu. Les survivant-e-s sont peu nombreux. Mais une partie a réussi à créer une nouvelle société, une société en guerre mais qui pourrait être capable de sauver l'humanité. Sancia et Berenice en sont les mères et créatrices qui luttent pour la survie de touxtes.

    SPOILERS

    Voilà un livre que j'attendais depuis longtemps, je me suis jeté dessus dès que j'ai su qu'il était sorti. Robert Jackson Bennett fut la bonne surprise d'il y a quelques années et je me demandais comment il allait terminer cette trilogie. Il le fait avec brio!

    Ce livre parle de combat face à l'inévitable. L'humanité n'est qu'une miette face aux énormes forces qui menacent la création elle-même. L'humanité est dépeinte comme seul et sans capacité d'action sur les forces qui l'entoure (le livre étant rédigé durant la pandémie de Covid19). Tous les personnages du livre, à un moment ou à un autre, tentent de trouver un moyen intelligent de réparer ce qui a été briser. De trouver un objet magique capable de rendre le monde meilleur et plus stable pour tout le monde. Et justement, tous ces personnages échouent encore et encore. Dans le même temps, on apprend que cet échec est aussi celui de Clef et de Crasedes. Deux personnages qui ont tenté de rendre le monde meilleur, et n'ont réussi qu'à créer plus de monstruosité. Seul l'abandon, le don de soi, permet de sauver l'humanité.

    J'ai apprécié la manière dont l'auteur essaie de résoudre ce qu'il a décrit. Dès le premier livre, on apprend que l'humanité est capable de modifier a réalité grâce à l'usage de mots. Lors du second livre, cette capacité devient plus importante. Ce troisième livre montrer comment certains être peuvent modifier la création elle-même au prix de sacrifices. Mais ces êtres sont uniques, et seuls. Ils utilisent les autres pour s'offrir du pouvoir et, par cette action, s'éloigne de l'humanité et échouent à la sauver. Les personnages positifs modifient ceci. Ils créent une union capable de faire plus ensemble que seuls. Ces unions, cette société, donne plus qu'elle ne prend et, par le don, permet au collectif de se préserver et de gagner en pouvoir. Pour dire les choses simplement, le collectif empathique est montré comme plus adéquat à l'humanité que l'individualisme à la recherche du pouvoir.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Un magnifique dernier livre pour une superbe trilogie que j'aurais plaisir à relire

    Image : Éditeur

  • Catwoman Hunted

    Catwoman, Selina Kyle, se trouve en Europe. Elle se lance dans une quête personnelle contre une nouvelle organisation qui tente d'unir les mafias du monde entier: Leviathan. Selina a déjà détruit une opération de trafic d'êtres humains près de la Russie. Elle veut maintenant voler Leviathan. En particulier, elle a l'œil sur un bijou particulier qui est non seulement particulièrement beau mais aussi en lien avec son thème: les chats. Pour cela, elle doit s'infiltrer dans un bal masqué constitué des dirigeant-e-s des mafias du monde. Rien de plus facile, jusqu'à ce qu'Interpol et Batwoman ne décident d'agir aussi.

    SPOILERS

    Une nouvelle production animée DC. Elle n'est pas particulièrement bonne mais elle tente de faire des choses un peu différentes. Déjà, la majorité des personnages principaux sont des femmes avec Selina qui a tendance à flirter aussi bien avec les hommes que les femmes. Bon, ces dialogues sont parfois un peu gênants... Selina est écrite comme extrêmement compétente, capable aussi bien de préparer une infiltration que de combattre plusieurs personnes en même temps. Il est presque impossible de la prendre par surprise, même si cela peut arriver.

    Malgré ces points positifs, il est dommage que le film ne soit pas un peu plus abouti. L'animation japanisante aurait pu être plus élaborée. J'aurais aussi apprécié que le film prenne plus de temps pour caractériser le combat de Selina contre Leviathan. Dans le film, ce n'est qu'à la fin que l'on apprend son but véritable (même si des indices peu subtils existent). J'aurais aussi apprécié que la raison de la présence de Batwoman soit explicitée ainsi que son lien avec Julia Pennyworth. Rien de tout cela n'est montré et l'on doit accepter la présence des tous ces personnages sans se poser de questions.


    ** Pas mauvais, mais ça aurait pu être bien mieux!
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Beetlejuice

    Fin des années 80, un couple vit dans une maison dont ils ont créés la décoration toute leur vie. Leurs noms: Barbara et Adam. Illes sont heureux et refusent toutes les propositions de ventes faites par leur voisine. Un jour, rentrant du magasin, le couple a un accident et meurt. Illes doivent vivre dans leur maison pour un temps indéterminé. Malheureusement, leur maison est vendue à une nouvelle famille qui change immédiatement toute la décoration. Face à ce manque de respect il n'y a qu'une solution: hanter la maison pour que la nouvelle famille prenne peur et fuie. Mais Barbara et Adam ne savent pas comment le faire. Heureusement, il existe des professionnels dont l'un porte le nom de Beetlejuice.

    SPOILERS

    Un film classique que je n'avais pourtant pas vu. Mais j'ai profité d'une émission de Travelling pour le mettre dans ma liste de films/séries à voir. Je dois avouer que le film ne fonctionne pas comme je l'imaginais. Certes, on retrouve l'humour sombre du réalisateur ainsi que son amour des effets spéciaux matériels. Le réalisateur aime aussi casser l'idée que l'on se fait de la mort qui devient une attente dans le cadre d'une gigantesque administration. Mais je pensais qu'il y aurait plus de scène avec Beetlejuice. J'ai probablement cru cela à cause de la série animée qui lui laissait plus de place et que j'avais vu enfant.

    Il y a une chose que j'apprécie dans ce film et qui, j'ai l'impression, manque de plus en plus. Les effets spéciaux sont matériels. Je ne suis pas contre l'usage des effets spéciaux numériques qui permettent des images spectaculaires. Mais un effet matériel donne aussi une impression de travail, de réalité même si celui-ci n'est pas aussi "réaliste" que le numérique pourrait l'être. Le matériel peut aussi donner l'impression d'une identité au film que le numérique ne peut pas forcément offrir. Imaginer les employé-e-s en train de trouver des solutions, de préparer et de construire ces effets fait aussi partie de la magie du cinéma.


    ** 
    *** 
    **** On sent le réalisateur, Tim Burton, quand il n'était pas fatigué. J'espère qu'on le retrouvera autant en forme qu'il l'était à cette époque
    *****

    Image : IMDB

  • Vikings Valhalla saison 1

    Titre : Vikings Valhalla
    Chaine : Netflix
    Saison : 1
    Épisodes : 8

    CW : violence graphique, mentions de viols

    La série commence alors que les Saxons, sur ordre de leur roi, ont décidé de massacrer tous les vikings présents sur l'ile d'Angleterre. Nous sommes 200 ans après la mort de Ragnar (la série dit 100 ans...). Près de Kattegat, une armée se forme autours du roi Canute. Ce dernier souhaite mener une union de tous les peuples du nord dans une guerre vengeresse contre les saxons, permettant la conquête de l'Angleterre. Mais l'union est difficile. Une partie des peuples du nord s'est christianisé et refuse de combattre sous les auspices de divinités païennes. De nombreuses personnes sont encore païennes et refusent de se convertir au christianisme. L’atmosphère est explosive lorsque un bateau arrive. Il contient les enfants d'Erik le Rouge, provenant du Groenland. Et illes ont une mission à accomplir.

    SPOILERS

    Cette première saison de 8 épisodes est constituée de deux arcs. Le second se met en place dès le début mais ne prend son importance que lorsque le premier est terminé. Ce premier arc concerne la vengeance des vikings. En 4 épisodes, on observe la campagne militaire contre les saxons pour la conquête de Londres et la capture du jeune roi Edmund, conseillé par la reine Emma de Normandie. Honnêtement, ce premier arc aurait mérité plus de temps. Il est terminé trop rapidement et ne permet pas de donner à Edmund la place qu'il mérite selon son sobriquet (côte-de-fer) et donc d'expliciter la raison de la double monarchie Edmund / Canute.

    Le second arc concerne les tensions religieuses interne aux sociétés nordiques. Pour les présenter, la réalisation se concentre sur Olaf. Cet homme est un roi chrétien qui tente de convertir l'entier de la société. Un second personnage permet de parler des conversions forcées: Kare. Cet homme est un jarl chrétien qui pense entendre la voix de dieu qui lui ordonnerait de massacrer et de purifier les terres nordiques. La série se contente donc de montrer des morts, des combats et des massacres là où elle aurait pu poser la question des raisons qui permettent la conversion des peuples du nord, tout en montrant que certains rituels restent malgré celle-ci.

    En fait, le problème de la série mère existe aussi dans ce spin-off. La réalisation ne prend pas en compte l'histoire, on pourrait dire que l'histoire est tout simplement jeté par la fenêtre sans même un regard. Certes, on peut accepter certains changements, une série reste une adaptation d'événements. Mais la réalisation aurait pu mettre moins d'attention sur l'action et plus sur les personnages, leurs relations et les changements sociaux que connaissent les sociétés nordiques. La série aurait pu prendre plus de temps pour parler de ces points, plutôt que de précipiter les choses en quelques événements. La réalisation sera-t-elle capable de faire mieux? J'en doute.


    ** 
    *** La réalisation n'est pas mauvaise, mais le tout est clairement moins bon que la série mère sans même parler des problèmes posés par la présentation des événements
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • La Roue du Temps 22. Le poignard des rêves. Deuxième partie par Robert Jordan

    Titre : La Roue du Temps 22. Le poignard des rêves. Deuxième partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 6 juillet 2022
    Pages : 552

    Le monde vit dans le chaos. Caemlyn est soumise à un siège. Les Seanchaniens ont pris le contrôle d'une partie importante du continent et le colonise. Mais leur princesse héritière est portée disparue, kidnappée par Matt Cauthon qui essaie de la charmer. Cette disparition permet aux ennemis de l'héritière de préparer sa mort. La Tour Blanche est toujours désunie, malgré les efforts d'Egwene. Rand, lui, a gagné plusieurs batailles. Mais il sait que cela ne suffit pas à le préparer à la Dernière Bataille. Le monde ne sera pas uni sous sa direction. Peut-être vaut-il mieux faire la paix pour préparer la véritable guerre?

    SPOILERS

    Ceci est le dernier tome écrit par l'auteur originale. Les autres tomes sont complétés par un autre auteur, après la mort de Jordan. D'une certaine manière, on le sent dans l'écriture. Bien qu'il ne reste que 3 tomes complets (et 6 en poches) Jordan termine plusieurs intrigues, parfois d'une manière un peu abrupte. Matt rend enfin Tuon aux Seanchaniens et celle-ci détruit immédiatement le complot contre elle. Elayne, en quelques chapitres, capture plusieurs Aes Sedai de l'Ajah Noir, détruit ses ennemis et reçoit le soutien des nobles neutres qui restaient, ce qui fait d'elle la nouvelle reine. Perrin et Faile sont enfin réunis.

    Cependant, il reste encore des intrigues. Il est enfin démontré que la Tour Noir est contrôlée par des dirigeants qui suivent le Ténébreux. Egwene doit encore reprendre la Tour Blanche et sa place de dirigeante. Matt doit retrouver une personne que l'on pensait mort. Et, bien entendu, il faut encore préparer et combattre lors de la Dernière Bataille. Cependant, la fin de ce tome donne l'impression que les intrigues commencent à se resserrer, permettant de préparer la fin de l’œuvre de Robert Jordan.


    ** 
    *** 
    **** Matt sympathique? Jamais je n'y aurais cru!
    *****

    Image : Éditeur

  • Turning Red / Alerte rouge

    Meilin vit au Canada. Elle a 13 ans. Elle est très proche de sa mère qu'elle refuse de décevoir. Mais elle entre aussi dans le début de l'adolescence et les changements que cela implique. Alors que sa mère souhaite que Meilin soit parfaite au niveau académique et l'aide à prendre soin du Temple familial, Meilin a d'autres souhaits. Avec ses amies, elles veulent avoir assez d'argent pour se rendre au concert de leur groupe préféré: les 4 Town. Alors qu'elle se prépare, Meilin apprend qu'une ancienne malédiction touche les femmes de la famille. Celles-ci, lors d'une émotion forte, se transforment en panda roux.

    SPOILERS

    Ce film essaie de montrer ce qu'est la vie d'une jeune adolescente de 13 ans dans les années 2000 et on sent, très fortement, que la réalisation (Domee Shi) se base en partie sur sa propre expérience (ce qui est validé par ses propres propos). Mei est encore une enfant. Elle essaie de rendre sa mère heureuse et fière. Mais elle commence aussi à entrer dans l'adolescence. Ses amies prennent la place de sa famille. Elle s'intéresse aux garçons qu'elle dessin (il n'y a aucun personnages queers) et aux concerts. Elle est fan d'un groupe qui ressemble aux boys band de l'époque. Bref, elle change. L'arrivée du panda permet de marquer ce changement, dont le rouge est particulièrement peu subtil.

    Ce nouveau Pixar continue la tradition récente des films sans antagoniste véritable. Il n'y a pas de méchants très méchants qu'il faut combattre pour sauver le monde. Il y a des relations entre personnes. En particulier, le film parle des relations mères filles. La mère de Meilin a ses propres problèmes avec sa mère. Lors de sa propre adolescence elles se sont fâchées et leur relation a totalement changé. Souhaitant éviter la même chose pour Meilin, la mère essaie de la surveiller en permanence pour être présente en cas de besoin. Toujours présente et incapable de voir quand sa fille est responsable, elle crée plus de problèmes qu'elle n'en résout. Mais ceci n'implique pas un manque d'amour, loin de là, tous les personnages s'aiment malgré leurs imperfections. Mais, comme on l'a vu dans Encanto pour prendre un autre exemple, l'amour familial peut être toxique.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Un Pixar plutôt très bon. Je ne suis pas dans la population visée par ce film, mais cela ne m'a pas empêché de l'apprécier

    Image : IMDB

  • The Witcher saison 1 et 2 et The Witcher Nightmare of the wolf

    Titre : The Witcher et The Witcher Nightmare of the wolf
    Chaine : Netflix
    Saison : 1 et 2
    Épisodes : 8 et 8 plus un téléfilm

    CW : violence graphique, nudités partielles

    J'avais apprécié les jeux (bien que le premier soit difficile à manier et que je n'aie pas pu le terminer à cause d'un bug) et détesté les livres que je trouvais atrocement sexistes. Il m'a fallu du temps pour décider de me lancer dans la série. Avant que je ne prenne ma décision, celle-ci avait déjà deux saisons, un téléfilm et un spin-off annoncé qui se déroule 1200 ans avant la série.

    The Witcher parle de Geralt de Riv. Cet homme est un Witcher (sorcelleur en français). Son rôle, ancien, est de chasser les monstres qui menacent l'humanité. Pour cela, les créateurs et créatrices des Witcher ont usé de magie afin de muter quelques humains, toujours des hommes, ce qui permet de leur donner une force et une santé supérieure. Les personnes qui survivent parcourent le monde à la recherche de monstres qu'ils tuent en échange d'argent. Mais les Witcher sont mal vus par la majorité des personnes qui les considèrent comme des mercenaires sans honneurs qui ne se battent que pour de l'or. Malgré ces craintes, Geralt va se retrouver au centre des événements que connaissent les Royaumes de Nord.

    SPOILERS

    J'ai eu du mal à me lancer dans la première saison. La chronologie est confuse et il m'a fallu un moment avant de la comprendre. Le premier épisode commence par la fin de la saison. Puis les autres épisodes débutent et remontent en direction de l'époque que nous avons observé en premier. La chronologie devient la même lors des deux derniers épisodes. En dehors de l'histoire de Geralt, cette première saison est aussi celle de Ciri. Sa fuite face à l'attaque que subit son royaume et sa recherche de Geralt qu'elle est destinée à retrouver par une ancienne loi.

    La seconde saison reprend directement après la première. Il n'y a plus de chronologies complexes. On suit Geralt et Ciri passant l'hiver chez les Witchers. Ciri s'entraine au maniement des armes et au maniement de son pouvoir. Geralt, lui, essaie de comprendre ce qu'est Ciri et ce qu'elle signifie pour l'avenir de l'humanité. Pendant ce temps, les Royaumes du Nord gèrent le danger que pose la guerre ainsi que le problème des Elfes qui semblent avoir décidé de ne plus soutenir les monarchies face aux racisme dont illes sont victimes.

    Les deux saisons sont assez réussies. Elles mettent en place les relations entre les personnages et les races petit à petit sans trop en dire trop vite. Les informations nécessaires sont données quand il le faut. Il me semble aussi que la série a réussi à atténuer le sexisme des livres. Ainsi, Ciri peut aussi bien se battre à l'épée en pantalon que porter une robe (et se battre aussi). Sans l'empêcher de vouloir s'améliorer, Geralt refuse de lui laisser croire qu'elle serait moindre à cause de son éducation. Je trouve dommage, en revanche, que la série joue moins sur un aspect des jeux que j'avais apprécié: la difficulté de trouver une "bonne" solution et l'idée que les monstres ne sont pas toujours celleux qui ont l'air monstrueux. Pour cela, il faudrait que Geralt interagisse plus souvent avec l'humanité.


    ** 
    *** 
    **** J'ai mis du temps à m'y mettre, mais finalement j'apprécie
    *****

    Image : IMDB

  • La Révolution française par Jean-Paul Bertaud

    Titre : La Révolution française
    Auteur : Jean-Paul Bertaud
    Éditeur : Perrin 4 novembre 2004 (1989)
    Pages : 384

    Ceci est le second livre de Bertaud que j'ai terminé. Le premier examinait les causes de la Révolution. Celui-ci fut édité peu avant le bicentenaire. Son but est simple: présenter les événements de la Révolution afin de permettre à tout le monde d'en avoir une connaissance de base. Pour cet présentation, Bertaud construit son ouvrage en suivant une chronologie précise en 9 chapitres avec des points thématiques à l'intérieure de ces chapitres. L'auteur met en questions certains préconceptions et pose la question des points qui restent soumis à un besoin de recherches, en 1989.

    Ce livre est ancien, les événements ne sont pas remis en questions mais leurs interprétations et les questionnements ont fortement évolué. Par exemple, jamais Bertaud ne questionne la place des femmes au sein de la Révolution, son livre parle uniquement des hommes. De manière générale, ce livre n'est pas mis à jours et les recherches les plus récentes, même celles de 1989, ne sont pas intégrées au propos de l'auteur. Cela n'empêche pas la lecture d'être plaisante. Si vous cherchez uniquement un ouvrage qui propose un suivi chronologique de la Révolution, vous serez ravis. Mais si vous cherchez des informations plus pointues l'ouvrage montre rapidement ses limites.

    Nous pouvons parler aussi de cette réédition. Celle-ci est fainéante. Certes, on peut accepter l'absence de mise à jour, même si une postface qui permette de faire un bilan historiographique des recherches ayant eu lieu depuis 1989 aurait été une bonne idée. Mais l'éditeur ne met pas à jour son fichier. Le haut de page garder le titre original du livre. La police et le style d'édition sont daté et parfois de mauvaise qualité. Les marges peuvent être un peu trop minces pour une lecture agréable. Bref, l'éditeur n'a même pas fait le minimum syndical qui aurait permis une modernisation du texte.

    Image: Éditeur

  • Le Moyen-Orient au 20e siècle par Vincent Cloarec et Henry Laurens

    Titre : Le Moyen-Orient au 20e siècle
    Auteurs : Vincent Cloarec et Henry Laurens
    Éditeur : Armand Colin 2005
    Pages : 256

    Nous savons touxtes que le Moyen-Orient a une histoire complexe dont les effets jouent encore sur le fonctionnement actuel du monde. Ce livre, destiné à un public étudiant au vu de la collection dans lequel il est édité, doit permettre d'expliciter cette histoire et d'offrir des clés de compréhensions avant une entrée plus intense dans les recherches. Le livre est construit en 9 chapitres chronologiques. Certains chapitres se voient joindre de court passages de synthèses sur un sujet particulier. Les auteurs ajoutent aussi un index de termes utilisés dans le texte et quelques cartes en fin d'ouvrage (les avoir dans le corps du texte me semble plus pertinent).

    Je me répète, ce livre s'intéresse à un siècle complexe avec des mutations importantes (le livre fut originellement édité en 2000 et ne prend pas en compte les débuts du XXIe siècle). Mais on peut tout de même, avec l'aide des auteurs, diviser l'histoire du Moyen-Orient en plusieurs parties. Ainsi, les auteurs débutent par la période des deux guerres mondiales. Durant celle-ci, l'unité politique est perdue avec la fin de l'Empire Ottoman. Ce sont les européens qui, jusqu'à 1950 environ, contrôlent les pays du Moyen-Orient selon les besoins économiques et politiques. Cette période permet de voir les nationalismes locaux jouer selon les besoins de la France contre la Grande-Bretagne. Nous y voyons aussi les débuts du sionisme et de ce qui deviendra l'état d'Israël.

    1945-1950 voit la fin de l'Axe, des puissances coloniales européennes de manière graduelles et la division du monde en deux blocs idéologiques. Dans ce cadre, le Moyen-Orient devient un enjeu. Bien que l’Égypte souhaite mettre en place un mouvement des non-alignés, tous les pays jouent sur les dissensions entre les US et l'URSS pour avancer les cartes politiques et économiques. Un refus d'aide économique de la part des US impliquera une demande envers l'URSS. Ces divisions voient aussi la constitution durable d'une dissension entre les pays musulmans et arabes et Israël. Celle-ci concerne aussi bien l’interprétation des décisions de l'ONU que la provenance des soutiens internationaux. La question de la Palestine devient rapidement un point de contentieux majeurs qui justifie plusieurs guerres.

    Le livre se termine sur la fin de la Guerre Froide est les mutations que cela implique. Les USA deviennent l'unique superpuissance et agissent uniquement selon leurs besoins idéologiques et militaires. Le Moyen-Orient et ses ressources pétrolières fut et reste une question majeure pour la sécurité des USA ce qui permet de justifier des actions militaires, qui peuvent avoir l'aval de l'ONU. Les USA se voient aussi comme une puissance capable de garantir des négociations de paix entre Israël et les autres pays, même si la paix n'est jamais atteinte.

    Ce livre est complexe car il synthétise de nombreux éléments. Les événements, personnages, mouvements religieux et politiques ne sont pas toujours explicités au sein du texte (d'où la présence d'un index explicatif). La lecture est laborieuse car les auteurs se concentrent sur les changements connus par les pays lors d'une période donnée et ce les uns après les autres. Ce qui implique de fréquents retour en arrière et des répétitions. Malgré cela, on ressort du livre avec une meilleure, et imparfaite, compréhension de l'histoire récente du Moyen-Orient.

    Image: Éditeur

  • The Wheel of Time saison 1 (La Roue du Temps)

    Titre : The Wheel of Time (La Roue du Temps)
    Chaine : Amazon
    Saison : 1
    Épisodes : 8

    CW : violence graphique, nudités féminines partielles

    Cela fait maintenant un an que je lis régulièrement, sans avoir terminé, la réédition francophone de la Roue du Temps. Les romans ont des défauts, en particulier la longueur et les relations hommes-femmes, mais je les apprécie. J'étais curieux de savoir ce qu'une adaptation pourrait donner. Celle-ci. déjà renouvelée pour une saison 2 et 3, adapte le premier roman. Il existe aussi une série animée annexe qui permet de mieux comprendre l'univers de la Roue du Temps grâce à 6 épisodes d'environ 3 minutes.

    Nous sommes à Two Rivers, un petit village loin du monde. Les habitant-e-s vivent sans demander d'aider et sans en offrir. Les nouvelles du monde ne touchent presque pas la bourgade et, de toute manière, personne ne voit de raisons de réagir. Dans ce village vivent 5 personnes qui ne savent pas encore à quel point elles sont importantes. L'une de ces 5 personnes est le Dragon réincarné, l'être capable de vaincre le Ténébreux. Mais cet être pourrait aussi devenir la raison de la fin du monde tel qu'il existe. Les 4 autres personnes ont aussi leur importance et leur présence même pourrait aider ou stopper le Ténébreux. Personne, encore moins les concerné-e-s, n'a réalisé que les prophéties commencent à se réaliser.

    SPOILERS

    Après Sandman, Umbrella Academy et le spin off de Game of Thrones je dois avouer que Wheel of Time a du mal à être à la hauteur en ce qui concerne les effets et les costumes. Ce qui ne veut pas dire que la série n'est pas bonne. Elle est moyenne avec du potentiel pour s'améliorer. La série va beaucoup plus vite que le premier roman qu'elle adapte. Là où les voyages des personnages prennent des moins sur plusieurs villes et villages, la série amène très rapidement celleux-ci à Tar Valon. De nombreux moments sont abandonnés, raccourcis ou modifiés pour ceci, et ce n'est pas forcément un mal.

    Il faut aussi noter que la série transforme fortement les relations entre hommes et femmes. Au lieu de considérer que le Dragon ne peut être qu'un homme la série offre la possibilité que ce soit une femme pratiquement jusqu'au dernier épisode. La série mentionne l'existence de l'homosexualité et deux personnages majeurs sont en relations romantiques lesbienne (ce qui est parfaitement logique selon moi). C'est, à mon avis, une bonne idée. Robert Jordan a une tendance à décrire les relations entre hommes et femmes d'une manière trop stéréotypée et l'écriture de la série répare cela. Je suis en revanche un peu déçu du costume de Min. Dans les livres elle est décrite comme une femme qui préfère être "masculine" dans sa manière d'être et ses habits. Rien de cela n'est montré dans la série, mais ce pourrait aussi permettre d'éviter de faire de Min une femme qui découvre sa féminité parce qu'elle est amoureuse d'un homme...


    ** 
    *** 
    **** Une série qui a du potentiel et qui a la bonne idée d'adapter en choisissant ce qu'il faut garder et ce qu'il faut modifier.
    *****

    Image : IMDB

  • Trois mille ans à t'attendre / Three Thousand Years of Longing

    Alithea est une spécialiste de la narration reconnue internationalement. Régulièrement, elle est invitée dans des conférences prestigieuses pour expliquer ses thèses et sa pensée face à d'autres cherchereuses. Cette fois, elle est réinvitée à Istanbul ou elle semble faire l'expérience d'une imagination vivace. Lors d'un passage dans un petit commerce afin de trouver un objet à ramener, elle tombe sur une bouteille. Ce pourrait être une véritable antiquité, ou alors une simple imitation. Alithea, intriguée, décide de l'acheter. Alors qu'elle nettoie la bouteille celle-ci s'ouvre et laisse apparaitre un Djinn qui lui offre trois vœux. Mais Alithea connait toutes les histoires et sait que ces vœux peuvent avoir des effets inattendus.

    SPOILERS

    J'ai bien aimé ce film. Du moins, j'ai adoré la première partie et trouvé la seconde partie beaucoup plus quelconque. La première partie est une longue suite de trois histoires que le Djinn et Alithea se racontent. Alithea s'offre moins que le Djinn qui, lui, souhaite la liberté et éviter les pièges qu'il a connu. Les deux personnages sont d'accord pour cela. Les histoires permettent de comprendre ces pièges et d'essayer de trouver un moyen de les éviter. Car, à chaque fois, la personne qui fait un vœu et le Djinn souffrent des conséquences. Ce sont aussi des histoires d'amour et d’amitié entre des êtres qui se rencontrent au hasard du destin.

    Après que les trois histoires sont exprimées, commence la seconde partie du film que je trouve bien moins intéressantes. Djinn et Alithea se rendent à Londres pour commencer une histoire d'amour entre deux êtres qui se sentent seuls. D'une part, je trouve dommage que, encore une fois, les relations romantiques et sexuelles soient montrées comme l'unique moyen d'éviter la solitude. Alithea semble heureuse sans partenaire romantique, on aurait pu créer une amitié avec le Djinn. Mais non, il faut une histoire d'amour qui commence par du sexe. D'autre part, le film devient bien plus classique. La question des vœux et le but des histoires sont oubliés. On regarde simplement deux personnes vivre leur vie de couple jusqu'à la rupture inévitable entre ces deux êtres très différents.


    ** 
    *** 
    **** Un bon film avec des acteurices excellent-e-s mais aussi un second acte bien moins intéressant que le premier
    *****

    Image : IMDB

  • Chronicles of the Avatar. The dawn of Yangchen par F.C. Yee

    Titre : Chronicles of the Avatar. The dawn of Yangchen
    Auteur : F.C. Yee
    Éditeur : Amulet 19 juillet 2022
    Pages : 336

    Avatar est un univers en expansion. En dehors de deux séries et de multiples projets potentiels nous avons des comics et maintenant trois romans. Ce roman se concentre sur la dernière Avatar venant de la nation de l'air avant Aang et la guerre menée par la nation du feu. Yangchen est une jeune Avatar. Elle est accomplie et elle a déjà vaincu le Général Old Iron. Mais elle n'est pas encore considérée avec vénération comme le sera pour plusieurs siècles après sa mort. Contrairement à ses autres vies, elle a un accès direct avec ses vies passées ce qui peut lui causer des problèmes pour marquer son identité et sa présence dans le présent. Cette force de ses vies passées la pousse à souhaiter agir le plus possible. Il se trouve que le royaume de la terre connait des imperfections. Des villes qui sont contrôlées directement par les commerçants mais dont la cupidité place de nombreux personnes dans la pauvreté. Yangchen veut forcer ces commerçants à prendre en compte les besoins des autres.

    SPOILERS

    Yangchen est dépeinte avec révérence dans les livres de Kioshy. On apprend qu'elle est encore révérée après un avatar, Kuruk, et les débuts de Kioshy. Pourtant, on sait aussi que Yangchen a échoué durant sa vie à maintenir un équilibre entre les esprits et l'humanité. Apprendre comment elle a commencé est donc particulièrement intéressant puisque l'on peut comprendre pourquoi elle échoue. Je suis surpris par la manière dont elle est dépeinte. Loin d'un Avatar proche de la spiritualité nous avons une femme qui essaie d'agir via des subterfuges et des plans secrets. Elle n'hésite pas à cacher ses véritables intentions et à créer des réseaux d'espionnage. Elle est capable d'utiliser la maitrise de l'air en contradiction avec les enseignements de la nation de l'air. Bien que je sois surpris, cette représentation me semble en accord avec les quelques informations que nous avions sur elle, par exemple durant la série originale.

    Le livre est aussi centré sur un jeune homme, maitrisant l'eau et coincé dans la ville que l'Avatar souhaite aider. Kavik veut retrouver son frère et aider sa famille même si cela implique quelques déshonneurs. Les chapitres concentrés sur lui permettent de comprendre comment il en vient à valoriser son bien être plutôt que celui des autres. Il est une personne d'abord pratique mais qui pourrait souhaiter viser un but plus important s'il en avait les moyens économiques. J'ai trouvé ces chapitres tristes puisque le personnage est condamné à échouer et à trahir. Cependant, les dernières lignes semblent préparer quelque chose de plus important pour lui qui permettrait de redonner un peu de joie au personnage.


    ** 
    *** 
    **** Une Avatar surprenante mais dont l'écriture me semble logique.
    *****

    Image : Éditeur

  • The Umbrella Academy saison 3

    Titre : The Umbrella Academy
    Chaine : Netflix
    Saison : 3
    Episodes : 10

    CW : viol, abus sur enfants et adultes, meurtres

    L'Académie s'est réunie pour empêcher la fin des temps, mais leurs actions les ont ramenés dans le passé en 1963 lors d'une autre menace d'apocalypse. Heureusement, illes ont réussi à la stopper et les membres de l'Académie peuvent enfin revenir à leur véritable temporalité. Mais, en arrivant à leur hôtel illes découvrent une autre équipe: la Sparrow Academy. Illes sont plus forts, avec un meilleur entrainement et une meilleure union. Comment la Umbrella Academy pourrait espérer les vaincre si un combat commence? Justement, illes ne veulent pas combattre mais essayer de comprendre leur place dans ce nouvel univers. Ah, et une nouvelle apocalypse s'annonce.

    SPOILERS

    J'ai lu des critiques qui considèrent que cette saison est moins bonne que les précédentes. Que l'usage des apocalypses est trop fréquent. Je ne crois pas que les menaces de destructions totales soient réellement le but de la série. C'est un décor pour mieux montrer comment les personnages (ré)agissent aux événements. Les personnages sont très rapidement posés dans les lieux qui seront utiles pour le futur, un hôtel un peu étrange avec quelques secrets. Ces secrets sont découverts surtout à la fin de la saison mais ne sont pas expliqués par la série, on les accepte comme les personnages les acceptent.

    Cette saison 3 continue sur le thème de la famille en ajoutant une seconde famille, une concurrence pour l'amour ou la haine de Reginald Hargreeves. Ce dernier, gagne un peu en humanité. On le voit affaibli, regrettant certains actes et essayant de réparer certaines choses ou d'expliquer certains choix. Mais il est aussi extrêmement froid et calculateur vers la fin de la saison. Les familles sont toutes deux dysfonctionnelles. La Sparrow Academy aime être adorée et refuse de perdre cette célébrité, les membres sont capables de tuer pour cela et ne sont pas réellement unis par amour. La Umbrella Academy se dispute, ne communique pas et souffre. Alisson, par exemple, fait tout pour retrouver sa fille au prix de sa famille s'il le faut. Malgré les tensions des Umbrella, à la fin illes se soutiennent toujours et acceptent leurs imperfections. Entre la Sparrow et la Umbrella il est simple de choisir la famille la moins dysfonctionnelle.


    ** 
    *** 
    **** Une saison 3 plus faible? Peut-être, mais cette série est toujours agréable à regarder et à écouter
    *****

    Image : IMDB

  • La seconde guerre mondiale par Henri Michel

    Titre : La seconde guerre mondiale
    Auteur : Henri Michel
    Éditeur : Presses universitaires de France 2000
    Pages : 127

    La période de la Seconde guerre mondiale est extrêmement compliquée. Les questions politiques, internationales, les événements, les questions idéologiques se mêlent. Il est difficile de trouver un livre capable de traiter tous ces points sans se perdre dans de nombreux noms et batailles dont on ne comprend pas toujours la signification. Ce petit livre, écrit originellement en 1972 mais actualisé en 2000, doit permettre de faire le point synthétique en ce qui concerne la guerre proprement dites. Il est divisé en 5 chapitres chronologiques et une introduction qui permet de présenter la construction de l'ouvrage.

    Les deux premiers chapitres se concentrent sur les victoires des forces fascistes de l'axe. L'auteur montre comment ces mouvements politiques ont progressivement mis à profit leurs forces afin de garantir des victoires rapides. L'auteur explicite les faiblesses des alliés face aux armées allemandes, qui réussissent une opération de guerre éclair prenant les Français par surprise. Mais l'auteur montre aussi que la réussite allemande n'implique pas la perte totale des luttes, de nombreux mouvements de résistances tentent de se constituer et, parfois, réussissent à atteindre des victoires importantes.

    Les deux chapitres suivants permettent d'illustrer le changement qui eut lieu en 1942. L'Allemagne nazie et l'Italie fasciste sont bloqués, en particulier en URSS. Petit à petit, les alliés réussissent à reconstituer leurs forces et à commencer à déborder les forces de l'axe. Ce grignotage se fait d'abord en Europe, le Japon étant vaincu après l'Allemagne. On commence par les colonies pour continuer par l'attaque de l'Italie alors que l'URSS réussit une forte contre-attaque qui oblige plusieurs armées allemandes à capituler. Mais la victoire se fera au prix de la destruction entière de l'Allemagne avant son occupation militaire.

    Enfin, le dernier chapitre fait le bilan de la guerre et essaie d'expliquer de quelle manière le monde a été réorganisé pendant et après. Ce bilan est important. L'Europe est ruinée et ses puissances impériales sont remises en questions dans le monde. Celles-ci n'ont plus les moyens de garantir leurs possessions coloniales même si la lutte sera longue pour la liberté des peuples. L'URSS construit un nouvel empire basé sur une idéologie qui unit ses différentes composantes. Tandis que les USA prennent une nouvelle place industrielle et militaire que le pays garde encore jusqu'à aujourd'hui. Selon l'auteur, la fin de la guerre annonce réellement un nouvel âge.

    C'est un petit livre, une synthèse, qui réussit à simplifier de nombreux épisodes complexes. Mais on sent lors de la lecture que l'auteur souhaite en dire plus. Probablement, avait-il déjà en tête son livre en deux parties sur la Seconde guerre mondiale?

  • The Sandman 1

    Titre : The Sandman
    Chaine : Netflix
    Saison : 1
    Episodes : 11

    Sandman est probablement l'un des comics les plus connus. Ils sont écrits par Neil Gaiman, que l'on connait aussi pour American Gods et son amitié avec Terry Pratchett. Un récit de Neil Gaiman est toujours particulier, entre horreur, fantastique, beauté et dérangement. Une adaptation est toujours un événement lorsque Gaiman est impliqué. Il y a longtemps que nous attendions celle-ci en se demandant si elle serait à la hauteur de l'écriture de Gaiman. En tout cas, les acteurisses de la série sont d'un talent que l'on ne peut pas questionner.

    The Sandman parle de Morpheus, la divinité des rêves. Il est éternel comme ses frères et sœurs. Touxtes sont chargé-e-s d'un domaine spécifique touchant à l'humanité. Morpheus prend son rôle au sérieux, probablement trop. Alors qu'il poursuit un cauchemar, il est capturé par un humain qui souhaite lui voler des promesses d'immortalité. Morpheus refuse et reste prisonnier un siècle. Pendant son absence, le monde des rêves commence à se déliter, impactant aussi l'humanité.

    SPOILERS

    Cette saison est constituée de deux parties et d'un onzième épisode bonus. La première voit Morpheus perdre ses outils puis tenter de les retrouver. Pour cela, il doit se confronter à plusieurs personnages puissants dont Lucifer mais aussi un humain qui a modelé le rubis de Morpheus pour empêcher que d'autres personnes puissent l'utiliser. La seconde partie commence par un dialogue entre Morpheus et la mort. À la suite de ce dialogue, Morpheus part à la recherche de trois de ses créations perdues dans la nature. En les cherchant, il va aussi tomber sur une jeune femme posant un danger pour le monde des rêves et ce malgré elle.

    Bien qu'il y ait deux parties, le thème est le même. La série pose la question de l'humanité. Comment définir celle-ci? faut-il, comme le pense l'un des antagonistes, définir l'humanité selon ses cauchemars et les pires personnes qui existent? Ou faut-il définir l'humanité selon les rêves? Des rêves qui ne réussissent pas toujours mais qui permettent une forme d'espérance en l'avenir. Des rêves qui servent aussi à confronter l'humanité à elle-même afin de lui permettre de plus grandes réussites.

    face à cela, Morpheus lui-même doit se redéfinir. Il est une divinité vengeresse, parfois cruelle. Durant la série, il comprend que son rôle n'est pas de régner sur un royaume qu'il considère sien. Son rôle est de servir l'humanité et ses sujets. Petit à petit, il devient moins cruel, moins détaché et commence à se rapprocher de personnes qui, parfois, se mettent directement en confrontation avec lui.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Une excellente série presque parfaitement écrite et aidée par des acteurisses au pic de leur art.

    Image : Site officiel DC

  • Les décolonisations de 1945 à nos jours par Jean-Louis Dufour

    Titre : Les décolonisations de 1945 à nos jours
    Auteur : Jean-Louis Dufour
    Éditeur : Armand Colin 2000
    Pages : 95

    Les décolonisations font parties d'un mouvement important de l'histoire contemporaine qui implique aussi bien des questions politiques, guerrières qu'internationales. Ce n'est pas une histoire qu'il est facile d'écrire ou de décrire. Ce livre souhaite le faire en 10 chapitres et 95 pages. Ce n'est pas un livre qui se veut être une histoire totale, le but de la collection est d'être une synthèse, un outil de travail facile à utiliser et offrant les informations minimales utiles pour comprendre un sujet donné.

    La construction du livre me semble adéquat. L'auteur divise ses 10 chapitres en 4 parties qui lui permettent de parler des causes, des conséquences et de montrer comment ont eu lieu les différentes décolonisations. La lecture est rapide et fluide, avec des questions en fin de chapitres destinées aux personnes préparant des études ou des concours en France. Ces questions sont assez classiques à mon sens. Il est cependant dommage qu'il n'y ait pas d'annexes plus conséquentes, comme des cartes et une biographie des principales personnes impliquées.

    Le contenu me pose plus de problèmes. Je le trouve daté, l'auteur met en place des idées qui ne me semblent plus valables. Ainsi, il met en contradiction une décolonisation française et une décolonisation anglo-saxonne. Les Français auraient eu plus de mal, les colonies seraient des colonies de peuplement et les gouvernements français n'aurait usé que d'un seul modèle de décolonisation. On trouverait ici les causes des guerres de décolonisations françaises. Les anglo-saxons, au contraire, auraient été pragmatique avec un modèle d'indépendance adapté à chaque futures pays. Les décolonisations auraient été calmes, acceptées aussi bien par Londres que par les élites locales. Mais cette division ne fonctionne pas aux faits dépeints par l'auteur lui-même. Gardant cette position, il démontre tout de même les difficultés des anglo-saxons. Il gomme les aspérités, les répressions violentes et les tentatives antérieures d'indépendances.

    Finalement, je suis sceptique face à ce livre. Les interprétations me semblent être datées et aucun historien-ne-s qui fait preuve de sérieux n'oseraient les défendre. Certes, on parle d'un livre destiné à être un outil de travail lors des études. Il aurait tout de même été possible de critiquer cette division en deux modèles, et déconstruire les discours des colonisateurs.

  • Robin et Batman par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Robin et Batman
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Urban comics 10 juin 2022
    Pages : 136

    Ce volume contient Robin and Batman 1-3. Qui est Robin? Qui est Dick Grayson? Nous avions déjà une Année Un. Jeff Lemire et Dustin Nguyen décident de s'y réattaquer mais en sortant de l'univers établi pour caractériser des personnages plus sombres, moins admiratifs les uns envers les autres. Ces 3 numéros permettent de voir comment fonctionne la relation entre Dick et Bruce et quelle manière Dick pense et construit Robin. Faut-il devenir un sombre chevalier ou quelque chose de plus... coloré et heureux au risque de subir les foudres du Batman.

    SPOILERS

    3 numéros, c'est peu pour bien caractériser la relation entre deux personnages si différents. Pourtant, les auteurs y arrivent parfaitement. Bruce est montré comme absent, brutal, sans pitié et capable de manipuler tout le monde afin de les tester. Alfred n'est pas un simple servant qui subit sans rien dire. Il n'hésite pas à exprimer ses pensées envers les actions de Bruce Wayne, usant parfois de profanités. Tandis que Dick tente de naviguer sa tristesse, ce que Bruce veut lui apprendre et ce qu'il pourrait devenir à l'avenir. C'est une histoire sombre mais qui se termine assez bien. Elle est aidée par les dessins de Nguyen que j'avais découvert dans Descender. J'apprécie toujours autant son style. Je pourrais passer longtemps à admirer chaque planches et à espérer l'absence de bulles de dialogues afin de mieux voir le dessin.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Un style artistique que j'adore et une histoire courte mais très efficace

    Image : Éditeur

  • La Roue du Temps 21. Le poignard des rêves. Première partie par Robert Jordan

    Titre : La Roue du Temps 21. Le poignard des rêves. Première partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 6 juillet 2022
    Pages : 720

    Rand a réussi à purifier la moitié masculine du pouvoir. C'est une immense victoire qui lui permet d'user aux maximums des hommes qui le suivent sans craindre leur entrée dans la folie due au Ténébreux. Mais le monde est loin d'être uni en vue de la Dernière Bataille. Celle-ci s'approche, les signes sont de plus en plus nombreux tandis que les prophéties sont en train de s'accomplir sous les yeux même des personnes qui les lisent. Alors que Rand essaie de préparer le monde à la Dernière bataille il ne peut faire autrement que laisser ses ennemies préparer des complots. Heureusement, il n'est pas seul.

    SPOILERS

    Encore un volume massif dans lequel il se passe beaucoup de chose, tout en étant étrangement calme, donnant l'impression qu'il n'y aura pas assez de tome pour tout résoudre. Les chapitres concernant Rand n'ont lieu qu'à la fin de ce tome. La plupart concernent Perrin et son plan pour sauver Faile. Sans le vouloir, celui-ci pourrait bien permettre à Rand d'avancer sereinement en direction de la bataille. D'autres se concentrent sur Elayne et sa tentative de prendre le trône. Très peu nous permettent de savoir ce qui est arrivé à Egwene.

    La majeure partie du tome prend Matt comme héros. Même si n'apprécie que peu le personnage, il devient presque sympathique dans ce tome. Il semble que l'auteur se prépare à le rendre bien plus important pour le monde à l'aide de deux intrigues: une qui concerne quelqu'un que l'on croyait mort et une qui concerne les Seanchaniens. Comment ces deux intrigues seront résolues? Je ne le sais pas.


    ** 
    *** 
    **** Le début du dernier volume écrit par l'auteur original. À voir comment la personne choisie par la femme de Robert Jordan va traiter la suite.
    *****

    Image : Éditeur

  • Histoire de la virilité 2. Le triomphe de la virilité. Le XIXe siècle sous la direction d'Alain Corbin

    Titre : Histoire de la virilité 2. Le triomphe de la virilité. Le XIXe siècle
    Directeur : Alain Corbin
    Éditeur : Seuil 13 octobre 2011
    Pages : 512

    Il y a très longtemps j'avais lu le tome 1 de cette histoire de la virilité en grand format. Je lis maintenant ce second tome en format poche. Il faut noter que cette réédition en poche n'inclut pas les illustrations que les grands formats possédaient. C'est dommage, sans casser les argumentations des différentes auteurices les illustrations permettent de comprendre ce qui est analysé dans un moment précis du texte. Les contraintes de coûts ont probablement empêché une reproduction au centre du livre.

    Ce second volume est constitué de 6 parties et de 12 chapitres. Je ne présenterais pas chacun des chapitres dans le détail mais j'essaierais de parler des points qui m'ont le plus intéressés. Il faut aussi noter plusieurs chapitres, en particulier au début du livre, qui analysent la sexualité via les textes dans un langage cru. Ces mots ont fortement impacté ma lecture qui a pris du retard sur ces passages.

    Heureusement, ces deux chapitres passés le volume est entré dans une partie 4 qui s'intéresse à la manifestation de la virilité dans plusieurs contexte ainsi que dans le sport. Ce dernier chapitre répond au chapitre parlant des duels, qui se trouve dans la partie 3. Cet examen des différents types de virilité (militaire, ouvrière, prêtrise) permet de montrer comment se pensent et se montrent les masculinités au sein de groupes d'hommes en non-mixité (bien que la présence féminine existe elle n'est pas considérée comme légitime). Les auteurs montrent la place de la sexualité, de la violence et surtout du corps. Aussi bien en ce qui concerne les ouvriers que les militaires, on se trouve face à des personnes qui subliment l'usage du corps dans un but précis, considéré comme masculin. Ce point est encore mis en avant pour ce qui concerne la pratique et la construction du sport régulé et compétitif. Les corps, là aussi, impliquent une forme de maitrise du geste, de la douleur, dans le but de vaincre et de montrer sa force masculine. D'où la difficulté de l'entrée des femmes au sein des sports compétitifs.

    La partie 5 analyse le lien entre virilité et colonialisme via les textes de voyages ou la littérature colonialiste du XIXe siècle. Les deux chapitres permettent de comprendre comment l'Europe, au sens large, défend un impérialisme coloniale en se présentant comme un continent viril face à d'autres continents féminins qu'il faut donc "posséder" de manière presque sexuelle. Les indigènes sont dépeints soit comme efféminés, et donc incapable de se défendre contre la virilité européenne, soit comme ultra-viriles, marquant une forme de sauvagerie. Dans les deux cas, le remède est le même: l'entrée au sein de la civilisation pensées comme uniquement européenne. Celle-ci permet l'autocontrôle des instincts et la régulation des maladies et actions qui effémineraient les populations locales.

    Je n'ai présenté que les deux parties qui m'ont le plus intéressés dans un vaste volume. Les auteurices examinent aussi la manière dont les codes de la virilité sont appris par les enfants via une littérature spécifique, l'exhibition de ses capacités viriles en particulier face au combat ou aux duels (la conclusion pose la question de la continuation d'une virilité militaire durant et après la première guerre mondiale). Tandis que la dernière partie parle des difficultés à suivre les injonctions à la virilité, avec un dernier chapitre qui examine la virilité, ou le manque de virilité, des homosexuels via l'examen de la littérature médicale, policière et romanesque.

    Image: Éditeur

  • The Gilded Age 1

    The Gilded Age est une série réalisée par les même personnes qui ont créé Downton Abbey. Au lieu de la campagne anglaise et d'une famille aristocratique nous suivons les aventures de plusieurs familles au sein d'une rue riche de New York vers la fin du XIXe siècle. Ces familles sont divisées en deux selon leur accord avec les traditions mais aussi, et surtout, selon leur statut de nouveaux ou de vieux riches. En effet, la Société des vielles familles garde jalousement l'entrée au sein de leur club face à l'arrivée de nouveaux riches qui tentent de se faire une place en accord avec leurs finances. La série suit deux familles principales. L'une est une vieille famille tenue par Agnes van Rhijn qui accepte d'entretenir leur nièce désargentée après la mort de son père (Marian Brook). La seconde famille sont les Russell. Le père de famille est devenu riche à l'aide du chemin de fer et la mère de famille fait tout son possible pour entrer dans la Société.

    SPOILERS

    Quoi de mieux que d'observer des riches parler de problèmes de riches avec d'autres riches? Là où nous avions uniquement une famille et son équipe de servant-e-s nous avons tout une rue! Une rue entière constituée de vieilles histoires et de rancœurs. Comme c'est le cas pour Downton Abbey, les costumes et les objets sont très réussis et magnifiques. On a réellement l'impression d'entrer dans la haute société du XIXe siècle à New York. J'ai particulièrement apprécié l'épisode qui montre l'illumination d'un immeuble par Edison. C'est une époque d'opportunité pour les personnes qui veulent devenir riches, du moins c'est ce que souhaite montrer la réalisation.

    Car The Gilded Age souffre du même défaut que Downton Abbey: les questions sociales. Dans Dowton Abbey les relations de classe étaient apaisées, en contradiction avec la réalité historique, et les dernier épisodes montrent des servant-e-s montant l'échelle sociale sans aucun problèmes. Nous avons la même vision peu réaliste des relations de classe dans The Gilded Age, qui se double d'une mauvaise mise en avant de la question du racisme. Celui-ci semble presque anecdotique. Quelque chose qui existe mais qui n'est pas accepté par les personnes éduquées (qu'elles soient riches ou pauvres). À peine la série mentionne-t-elle des questions systémiques. On ne peut tout simplement pas croire la manière dont la série dépeint les relations entre personnes blanches et noires. Comme pour le cas de Downton Abbey, je pense que la réalisation est tout simplement incapable d'écrire et de montrer des relations sociales réalistes si elles impliquent des questions de racisme, de misogynie et classisme.


    ** 
    *** 
    **** Beau mais les même problèmes que Downton Abbey
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • The Expanse 6

    L'humanité est affaiblie. Les ceinturiens sont divisés en deux factions avant même d'avoir pu créer un gouvernement uni. L'une des factions est celle de Marco Inaros, un ennemi des planétaires aux méthodes terroristes. Mars a perdu une partie de sa flotte et de ses soldats lors d'une mutinerie, les soldats se trouvent sur une autre planète au-delà des anneaux. La Terre a subi un bombardement de météores qui a détruit une partie de la flotte, tué de nombreuses personnes et mis à mal la capacité de production de nourriture. Les différentes factions seront-elles capables de s'unir pour détruire la menace que fait peser Inaros sur le système solaire? Mieux, Mars et la Terre seront-elles capables d'accepter leur rôle dans la survenue d'Inaros?

    SPOILERS

    Cette saison 6 est la dernière de la série, sauf changement. Elle permet de terminer les intrigues militaires mises en place dès la saison 1. Les différents personnages principaux sont placés face à un ennemi ultime: un terroriste charismatique qui a raison! Charismatique, oui, dont les fondements idéologiques sont réels aussi. Mais dont les méthodes sont de plus en plus violentes et sans concession, jusqu'à organiser une famine au sein de son propre peuple afin de force Mars et la Terre d'éviter une catastrophe humanitaire. Face à lui, les personnages principaux ont touxtes un moment fort jusqu'à ce qu'illes décident de créer une alliance afin de le vaincre. Cette dernière saison se termine par des combats spectaculaires, nerveux et rapides.

    Cependant, cette dernière saison ne répond pas à toutes les questions. Elle prépare des changements sur la planète des mutins de Mars. Les débuts d'épisodes se concentrent sur les aventures d'une petite fille sur la planète, et sa découverte de "chiens" liés à la protomolécules. Cette planète, selon les livres, prépare aussi une flotte militaire massive, ce qui en fait une nouvelle menace capable de mettre au rebus les anciennes puissances du système solaire. La saison parle aussi un peu du réveil d'entités au sein des anneaux. Celles-ci sont capables de détruire les vaisseaux qui passent au travers des anneaux mais on ne sait ni pourquoi ni comment. La dernière scène du générique semble montrer que cette menace se précise, mais la série est terminée... Bien que cette saison 6 termine un grand nombre d'intrigues, j'ai du mal à croire que l'histoire est réellement terminée.


    ** 
    *** 
    **** Une dernière saison qui termine la série mais qui ne résout pas toutes les questions, c'est très frustrant
    *****

    Image : IMDB

  • The bad guys / Les bad guys

    The Bad Guys sont une équipe de cambrioleurs. Wolf, Snake, Piranha, Tarentulla et Shark. Wolf est le leader tandis que les autres ont touxtes une spécialité comme l'ouverture des coffres ou le hacking. Après leur dernier coup illes décident de se lancer dans un cambriolage que personne n'a réussi: le vol du Dauphin. Une récompense offerte à la personne la plus gentille du monde lors d'un gala télévisé. C'est l'acte final pour faire des Bad Guys l'équipe de cambriolage la plus célèbre de l'histoire. Mais est-ce aussi facile qu'illes ne le croient?

    SPOILERS

    On va le dire immédiatement, ce film est sympathique sans être au niveau d'autres films d'animations (Up, Encanton, Raya, etc). Certes, l'humour et l'action sans présents. On voit des personnages qui se pensent mauvais parce que tout dans l'histoire et leur image fait penser qu'illes sont mauvais. Mais ce sont aussi des personnages qui commencent à vouloir changer, à devenir des personnes meilleures capables de créer le bien autour d'elleux.

    Le scénario est plutôt facile à comprendre. On sait rapidement que la gouverneure n'est pas exactement ce qu'elle présente publiquement. Le cochon d'inde semble gentil, mais ses dialogues permettent très rapidement de comprendre qu'il n'est pas aussi généreux qu'on ne le croit. Rien n'est surprenant dans ce film, même si on peut facilement se laisser porter par les aventures des Bad Guys. Cela en fait-il un mauvais film? Non, mais il sera très rapidement oublié.


    ** 
    *** Moyen et oubliable mais qui reste sympathique pour une courte soirée en famille
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • The Adam Project / Adam à travers le temps

    2050, Adam est membre d'un programme secret de voyage dans le temps. Pour ces voyages, il est nécessaire de savoir voler et de posséder une technologie pensée aux alentours de 2018. Normalement, le voyage dans le temps doit suivre certaines règles afin d'éviter des modifications de la ligne temporelle. Mais Adam se rend compte que certaines choses ne sont pas en accord avec ce qui devrait être la vérité. Il décide de voler un avion afin de revenir en 2018 mais il se trompe de 4 ans et arrive chez lui alors qu'il a 12 ans.

    SPOILERS

    The Adam Project est un film Netflix. Le voyage dans le temps est un peu secondaire, le moyen de lancer l'intrigue. Ses mécanismes ne sont pas réellement expliqués mais il semble que les actions modifient le futur sans qu'il n'y ait d'autres effets. Il y a plusieurs paradoxes qui ne sont jamais résolus car le scénario ne semble pas s'y intéresser. Donc ne cherchez pas une construction logique du voyage temporel et de ses effets.

    Le film se concentre sur Adam et la relation avec ses parents, son père en particulier. En effet, l'Adam de 12 ans vit alors que son père est mort depuis environ 1 an. Adam de 2050 se souvient d'une période sombre de sa vie qui n'a fait que devenir une déception au fil du temps. Leur relation est un moyen pour Adam de 2050 de faire prendre conscience à Adam 2022 de sa tristesse qui se muera en colère et de son attitude face à sa mère qui est tout autant en deuil que lui. Cette thérapie est aidée par la rencontre avec leur père qui leur permet de partager de derniers moments avant la fin du film. Une fin qui semble montrer qu'Adam de 2022 commence à accepter ses émotions et à montrer son amour envers sa mère de manière plus ouverte.


    ** 
    *** Un petit film Netflix sympathique mais qui ne restera pas dans les mémoires. J'ai passé un bon moment, je ne le reverrais jamais
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • La Russie face à l'Europe. D'Ivan le Terrible à Vladimir Poutine par Marie-Pierre Rey

    Titre : La Russie face à l'Europe. D'Ivan le Terrible à Vladimir Poutine
    Autrice : Marie-Pierre Rey
    Éditeur : Flammarion février 2016
    Pages : 510

    Encore une fois je m'intéresse à un sujet auquel je ne connais pratiquement rien. Je n'ai jamais étudié la Russie en dehors des moments de la Révolution ou de la Guerre froide. Je suis donc désarmé quand il devient nécessaire de comprendre la Russie afin de mettre en lumière les raisons des décisions que ses dirigeants prennent. Mais ce livre n'est pas une histoire de la Russie. L'autrice écrit un livre dont la problématique concerne les relations entre la Russie et l'Europe. Comment la Russie pense-t-elle ces relations et comment l'histoire de ces pensées permet d'illuminer le fonctionnement actuel du pays face à l'Europe? La réponse s'écrit au sein de 9 chapitres chronologiques et d'un épilogue.

    La lecture est dense et l'autrice n'explicite pas souvent les événements et personnes dont elle parle. Mais on peut tout de même comprendre qu'il existe des formes de constantes dans les pensées des dirigeant-e-s russes en ce qui concerne l'Europe. Il y a d'abord l'impression d'un retard face aux réussites culturelles et économiques européennes. L'autrice met en avant cette impression aussi bien durant les Lumières que lors de la Guerre froide. Cette impression implique souvent des décisions d'ouverture envers des intellectuels européens afin de combler ce retard et d'éduquer les élites (ce qui permettra de ne plus avoir besoin des élites intellectuelles européennes).

    Cependant, il y a aussi l'impression d'un danger pour l'identité russe. Cette impression de danger est, bien entendu, une réaction à l'ouverture. La modernisation n'implique-t-elle pas l'abandon d'une identité singulière? Mais l'impression existe aussi du point de vue idéologique. Au XIXème siècle c'est la question de la Révolution française, du libéralisme et des droits humains qui risquent de mettre à mal le fonctionnement autocratique de la Russie. Au XXème siècle, le danger est le capitalisme qui risque de stopper ou de supprimer l'utopie socialiste. La démocratisation et les droits humains sont, encore une fois, un risque de mettre en cause le fonctionnement dictatorial de l'URSS.

    L'autrice veut aussi nous montrer que malgré ces ouvertures et fermetures il y a des constantes géopolitiques. Même fermée à l'Europe, la Russie doit prendre en compte sa place entre les continents européens et asiatique. Ceci implique de s'intéresser aux pays les plus proches, en particulier les Balkans, considérés comme faisant partie de l'influence culturelle et politique russe. Mettre en question cette zone d'influence implique une mise en danger de la Russie. L'autrice édite ce livre en 2016. Elle le termine sur les tensions de plus en plus importantes entre l'Europe et la Russie. Bien entendu, elle ne pouvait pas prévoir le déclenchement d'une guerre impérialiste en Ukraine. Mais son livre permet de comprendre les raisons de cette guerre via l'histoire des relations de la Russie avec le monde européen proche comme plus occidental.

    Image: Payot

  • Ms Marvel

    Kamala Khan est une adolescente comme toutes les autres. Elle se rend à l'école mais elle rêve à ses histoires au lieu de penser à son futur. Elle aime ses parents et son frère qui sont parfois un peu étouffants. Elle est surtout une grande admiratrice des Avengers et en particulier de Captain Marvel. Cette année, pour la première fois, une convention est organisée pour célébrer les Avengers. Kamala Khan s'y rend en cachette et, à sa grande surprise, se découvre des pouvoirs. Les images sortent ce qui implique l'action de Dommage Control. Kamal Khan, elle, essaie de savoir ce que sont ces pouvoirs et ce qu'elle devrait en faire.

    SPOILERS

    Ms Marvel est probablement l'un des meilleurs comics des dernières années. Ils commencent avec une jeune adolescente peu sûre d'elle, tiraillée entre plusieurs identités. Au fil du temps, le personnage grandit. Elle est plus mature, elle est mieux capable de savoir ce qu'elle peut et ne peut pas faire et elle accepte que ses activités ne soient pas appréciées par tout le monde, ce qui ne l'empêche pas de tenter d'aider tout le monde. La série ne peut pas tout montrer en une saison de 6 épisodes. Mais elle reste assez proche des comics (le générique de fin implique des planches du comics original). L'actrice incarne une Kamala Khan telle qu'elle est dans les comics. La réalisation montre ses rêve à l'aide de dessins animés dans les rues de la ville, une manière de faire que j'ai beaucoup apprécié. J'ai moins aimé la transformation des pouvoirs du personnage, mais je peux l'accepter.

    Si je devais faire une critique négative ce serait dû à la construction de la série. Elle est très rapide. Kamala Khan a à peine le temps de comprendre ses pouvoirs qu'on lui annonce qu'elle serait une Djinn. Puis elle apprend l'existence de deux camps luttant. L'un veut casser la frontière avec l'univers des Djinns, l'autre veut la consolider. Kamala Khan est aussi envoyée dans le passé durant la Partition entre l'Inde et le Pakistan. C'est beaucoup en peu de temps. Le personnage n'a pas assez d'épisodes pour se construire en une héroïne locale qui connait tout le monde et qui est appréciée pour son réel désir d'être bénéfique pour une communauté qu'elle adore. Heureusement, le dernier épisode permet de mettre ce lien entre Ms Marvel et sa communauté en avant face à la menace d'une organisation gouvernementale agissant violemment et sans respecter les droits constitutionnels des habitant-e-s du New Jersey.


    ** 
    *** 
    **** La plupart des séries du MCU récentes sont peu intéressantes, Ms Marvel fait partie des réussites. L'attente sera longue avant le film The Marvels qui permettra de retrouver Kamala Khan
    *****

    Image : Site officiel

  • Green Lantern: Beware my power

    La Justice League est constituée mais elle est encore faible. Malgré cela, elle a des liens avec le reste de la galaxie dont les Gardiens et les Green Lanterns. Hal Jordan est censé être le Green Lantern du secteur qui prend en compte la Terre. Mais un jours un vaisseau s'écrase au milieu d'une ville. Un Gardien en sort et donne un anneau à un vétéran démobilisé: John Stewart. Cet anneau est celui de Hal Jordan, ce qui annonce sa mort. La Justice League décide d'enquêter sur Oa, mais la planète et le corps sont détruits. Qui a pu massacrer l'une des forces les plus puissantes de la galaxie?

    SPOILERS

    Nous avons trop eu de Hal Jordan. Il est l'un des personnages les moins intéressants d'un corps qui en contient des centaines, et plusieurs humain-e-s. Enfin, un film allait mettre en avant un autre Green Lantern: vétéran et architecte. Malheureusement, le film ne donne pas ce qu'on est en droit de souhaiter. John Stewart passe son temps à se plaindre sans jamais montrer ce qui fait de lui un héros. L'intrigue est trop emmêlée avec une guerre entre deux planètes qui... sert uniquement à créer du conflit entre plusieurs personnages. Pire, le film adapte une histoire qui place Hal Jordan au centre ce qui risque d'éloigner à nouveau John Stewart de ce qu'il mérite. Heureusement, l'animation est réussie même si elle n'est pas aidée par une musique presque inexistante et peu intéressante.


    ** John Stewart mérite mieux
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Bullet Train

    Ladybug ne voulait pas recommencer des missions. Mais sa cheffe l'a convaincu. C'est une mission simple: entrer dans le train le plus rapide du monde, trouver un attaché-case, le prendre et quitter le train au prochain arrêt. Il ne sait pas ce qu'il y a dans l'attaché-case et ça ne l'intéresse pas. Mais la mission prend rapidement une tournure inattendue. Ladybug n'est pas l'unique personne qui a reçu une mission dans ce train. Alors que les arrêt défilent le voyage devient une tentative de survivre. Ce qui est difficile pour quelqu'un qui considère être la personne la plus malchanceuse du monde.

    SPOILERS

    Bullet Train ne possède pas une histoire très élaborée même si tous les personnages sont bien reliés les un-e-s aux autres. On apprend ces liens petits à petits via des flashbacks qui permettent aussi de présenter les personnages. Mais ce n'est que vers la fin que l'on comprend mieux en quoi tous ces personnages sont liés à la même histoire de vengeance. Cependant, l'un des personnages n'est pas autant impliqué. Même si je l'ai appréciée, son identité me semble arriver de manière artificielle. Elle est seulement là, par chance et parce qu'elle a un plan différent.

    Si l'histoire n'est pas très importante et disparait rapidement c'est pour mieux laisser la place aux scène d'action. Celles-ci sont nombreuses et les différentes scènes peuvent se répondre les unes aux autres. Il n'est pas rare qu'une action à un moment donné entraîne une conséquence plus tard durant le film. Nous, en tant que spectateur et spectatrices, en avons conscience. Mais j'ai aimé voir de quelle manière les différents personnages subissent des actions qui semblent faire partie du hasard mais qui ont un impact majeur durant le film.


    ** 
    *** Je voulais un film d'action dans un train, j'ai eu un film d'action dans un train
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Batman: The Long Halloween parties 1 et 2

    Gotham, en plein automne. Trois personnes se trouvent sur un toit et se promettent une chose: d'ici un an le plus grand criminel de la ville sera sous les barreaux. Ces trois hommes sont Gordon, Dent et Batman. Mais alors que leur travail commence une autre personne prend les choses en charge. Un tueur en série vise la pègre de Gotham sans que personne n'arrive à trouver ou à comprendre les motifs des assassinats. Une seule chose est certaine, les morts ne se déroulent que lors des fêtes. Alors que la ville commence à craindre les célébration, Batman entre dans une année d'enquête afin de trouver l'identité du tueur en série.

    SPOILERS

    Ce film se déroule en deux parties d'environ 1h30 chacune. Ce sont les troisième et quatrième film du nouvel univers partagé d'animation. Ces deux films sont centrés sur Batman et son enquête. Nous n'avons pas d'informations sur d'autres héros, contrairement au précédent (justice society: world war two). Mais il est clair que le Batman existe depuis un moment. Personnellement, j'ai bien apprécié des deux parties. Elles prennent le temps de poser les changements, les événements et l'enquête. On peut déplorer que le début de la seconde partie ne soit pas forcément adapté au rythme. Mais j'ai peu à critique en ce qui concerne le scénario.


    ** 
    *** 
    **** Un bon Batman, une lente enquête
    *****

    Image : Site officiel