Gondolindrim's Stories

  • Ascender 4. Star seed par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 4. Star seed
    Auteurs :  Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image comics 6 octobre 2021
    Pages : 104

    Ce volume contient Ascender 15-18. Voici enfin le dernier volume pour Ascender et donc pour Descender. Après la destruction de la galaxie et la fuite des robots la magie a pris le contrôle de la galaxie. Cette magie est contrôlée par Mother, une dictatrice qui tente de contrôler toute magie et toutes formes de vie. Mais, depuis quelques temps, la résistance semble avoir trouvé une aide d'un mage. Un chien robot, une petite fille et son père semblent pouvoir savoir qui est cette aide.

    SPOILER

    Descender et Ascender sont deux séries que j'ai beaucoup aimé lire. J'apprécie l'histoire et l'art ainsi que les personnages. Je suis donc déçu que Ascender se termine (mais j'ai déjà vu que Nguyen allait dessiner une série autours de Robin, je vais sûrement m'intéresser à ça). Que penser de cette fin ? Comme les autres volumes, il ne se passe à la fois pas grand-chose et beaucoup de choses. Il se passe peu de choses car un premier numéro sert à expliquer ce qui est arrivé à Andy après avoir été kidnappé. Ce numéro permet de mieux comprendre l'origine des machines et des organiques.

    Mais il se passe aussi beaucoup de choses. En peu de pages, la majorité des personnages se retrouvent sur la même planète. Certains personnages apprennent aussi des choses importantes sur leur véritable identité tandis que d'autres comprennent leur place dans l'univers. Le rôle de la magie est aussi explicité. Tous ces événements ont lieu très rapidement. Même si la fin de cette série est bien écrite, on a tout de même l'impression qu'elle est trop rapide et que la série aurait mérité un peu plus de temps pour se conclure et répondre aux questions que son univers pose.


    ** 
    *** 
    **** une bonne fin pour deux très bonnes séries
    *****

    Image : Éditeur

  • Ron's gone wrong / Ron débloque

    Dans un futur proche une entreprise révolutionne les amitiés en offrant un robot capable de relier les médias sociaux afin de trouver les personnes les plus proches de nous. Touxtes les personnes qui sont à l'école utilisent ces robots pour jouer, parler, créer des amitiés. Touxtes sauf Bradley ce qui l'empêche de créer des amitiés. Du moins jusqu'à ce que son père et sa grand-mère, devant sa tristesse, ne décident de lui offrir un robot. Mais ce robot ne fonctionne pas comme il le devrait.

    SPOILERS

    Commençons par les bons points, ce film est une réussite du point de vue de l'humour et des émotions. Rapidement, on souhaite que l'amitié entre Bradley et son robot, Ron, continue sans risquer la destruction par l'entreprise qui vend ces robots. L'humour me semble aussi assez bien dosé. J'ai particulièrement apprécié la grand-mère et sa maison (je souhaite y vivre si elle existe réellement). Nous avons donc un film d'animation sympathique pour toute la famille.

    Mais être un film familial n'implique pas qu'il n'y ait pas des questions politiques. Personnellement, je suis un peu plus sceptique face au traitement de celles-ci par le film. En premier lieu, les rôles féminins et masculins sont très stéréotypés. Les filles essaient d'être célèbres et belles tandis que les garçons veulent faire des blagues, des bagarres et des défis.

    Plus dangereux me semble être le traitement de l'entreprise. On y a deux personnages (les employé.e.s sont touxtes identiques). Le premier est le personnage du génie qui essaie de trouver un moyen de relier les gens après y avoir échoué lui-même. Son seul but est d'aider, d'observer et d'améliorer le monde. Le second est le financier. Il ne veut que l'argent et il est prêt à détruire si cela lui permet d'être un peu plus riche. En dehors des stéréotypes, acceptable dans un film de ce genre, c'est l'idée que les grandes entreprises virtuelles sont toujours bénéfiques et départ et que seule la finance les corrompt qui me pose un problème. La technologie n'est pas politiquement neutre malgré ce que veut nous dire ce film.


    ** 
    *** Oubliable mais sympa
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • What if...?

    L'univers Marvel s'est récemment étendu. Loki nous a ouvert aux possibilités du multivers. Ce multivers implique des dangers mais aussi de nouvelles histoires. Des histoires qui impliquent des choix différents et donc des conséquences spécifiques qui permettent de modifier le destin. Un être est chargé d'observer ce multivers sans jamais intervenir. De comprendre et d'expliquer pourquoi ce qui arrive ce produit. Cet être a pour nom Gardien. Il observe et nous guide sur les différentes terres de ce multivers.

    SPOILERS

    Cette série est composée de 9 épisodes (en tout cas pour la première saison). Au début, je ne pensais pas que les épisodes faisaient partie d'une intrigue commune mais la fin de la saison change cela. Je me demande ce que cela implique au point de vue du multivers Marvel. D'autant que nous n'avions que rarement vu le Gardien jusqu'à maintenant. Le choix qui est fait à la fin de cette saison n'arrive pas à être aussi surprenant que prévu justement à cause de ce manque de familiarité. La fin de la saison est donc un peu ratée puisque l'on ne connait pas assez ce personnage ni son éthique pour comprendre à quel point il est désespéré.

    En ce qui concerne les épisodes, ils ne sont pas tous de mêmes qualités. J'ai bien aimé qu'ils aient tous une ambiance particulière, parfois en reprenant le thème musical de certains films. Mais j'ai moins apprécié que certains épisodes ne se terminent pas réellement, nous laissant au bord d'un cliffhanger irrésolu. En ce qui concerne mes préférés, je dois dire que celui du Doctor Strange me semble l'un des meilleurs. J'ai bien aimé le premier qui, malheureusement, laisse tout de même trop Carter de côté alors que cet épisode est censé être son histoire et pas l'histoire de Steve. C'est, à mon avis, une occasion manquée. Mais, globalement, j'ai apprécié sans que cette série Marvel ne soit la meilleure qui ait été diffusée.


    ** 
    *** Je pense que la série s'adresse plutôt aux fans
    **** 
    *****

    Image : Marvel

  • Star Wars Visions

    Il y a quelques temps Disney annonçait une série d'anthologie dans l'univers Star Wars mais qui ne serait pas inclus dans le canon. En tant que grand fan de Star Wars je me devais de regarder cette série. Elle est constituée de 9 épisodes qui n'ont aucun lieu entre eux. Les épisodes sont créés par des studios d'animation japonais. On suit plusieurs personnages dans le passé comme dans le futur. Que ce soient des duels, des trahisons fraternels ou des relations entre les personnes... toutes les histoires on comme liens la Force.

    Il est difficile de critiquer cette série de manière globale. Les épisodes n'ont pas seulement tous des histoires différentes ils sont aussi écrits et produits de manière différentes. Certains épisodes nous offrent des événements très localisés, se concentrant sur des duels ou des relations entre deux personnes. D'autres épisodes mettent en avant des histoires plus vastes (par exemple la reconstruction de l'ordre Jedi après la redécouverte des sabrolasers).

    Personnellement, j'ai plutôt apprécié cette série. J'ai particulièrement aimé les épisodes qui s'intéressent aux questions internes des jedis, leurs difficultés face aux tentations d'agir de manière brutale. Mais aussi leur lien avec le monde qui les entoure. D'autres épisodes m'ont semblé moins intéressants, même si je ne les déteste pas. Par exemple, l'histoire du droïde qui souhaite devenir un jedi est très poétique mais pas réellement de mon goût. Ce qui ne m'empêche pas de m'y être intéressé.


    ** 
    *** 
    **** Une série anthologique sur star wars ? Bien entendu que je l’apprécie !
    *****

    Image : IMDB

  • We can be heroes

    Le monde est protégé par des héros. Celleux-ci sont contrôlés par une organisation gouvernementale. Missy Moreno est la fille de l'un de ces héros. Mais son père ne combat plus. Cependant, une menace alien le force à enfiler son costume afin de diriger son équipe. Mais celle-ci, malgré la puissance de ses membres ne réussit pas à vaincre. Tout le monde est capturé et les aliens donnent deux heures à la Terre pour se rendre. Missy, capturée par l'agence afin d'être mise en sécurité, décide de devenir la cheffe des autres enfants et de les emmener sauver leurs parents.

    SPOILERS

    J'avais vaguement entendu parler de ce film Netflix. Souhaitant une soirée tranquille j'ai décidé de le regarder hier. Le film est très enfantin. Il est destiné à un public jeune mais qui commence, progressivement, à s'émanciper de leurs parents. Il faut donc donner des défis acceptables aux personnages tout en leur offrant l'occasion de prouver leur valeur en particulier en ce qui concerne leurs parents. Les enfants sont au centre de l'histoire tandis que les adultes ne font qu'observer.

    Cet aspect enfantin n'empêche pas le film d'être plutôt réussi. On peut toujours craindre que les acteurs et actrices qui sont encore des enfants ne sachent pas encore bien jouer. Souvent, on peut craindre des dialogues forcés, mal écrit, qui essaient de faire enfants mais qui ne réussissent pas. Dans ce film on n'a pas cette impression. Il est assez drôle, plutôt bien joué. Les acteurs et les actrices semblent s'être bien amusés. Mais le film n'est pas particulièrement inventif : un danger, une quête et la réussite aussi bien face à l'adversité qu'envers soi-même.


    ** 
    *** Sympathique sans être exceptionnel. Il marche sûrement très bien pour son public cible
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes. De l'indépendance à nos jours par José Del Pozo

    Titre : Histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes. De l'indépendance à nos jours
    Auteur :  José Del Pozo
    Éditeur : Septentrion 2008
    Pages : 446

    Je ne connais pratiquement rien à l'histoire de l'Amérique latine. J'ai des connaissances basiques concernant les grandes civilisations antiques, la colonisation mais très peu sur l'indépendance et l'histoire récente. Ce livre, qui se concentre sur la période la plus récente de l'histoire du continent, devait me permettre de remplir un peu mes manques en ce qui concerne l'Amérique latine. L'auteur construit son livre en 6 chapitres chronologiques dont les formes sont identiques : examen politique, économique culturel et synthèse.

    Utiliser une même forme pour l'examen de différentes périodes permet d'avoir les mêmes informations et de mieux comprendre les similitudes mais aussi les différences durant le temps. Mais cela implique un désavantage puisque l'auteur doit tenter de garder un propos clair, synthétique et surtout résumer le fonctionnement de différents pays ce qui ne lui permet que rarement de nous montrer leurs richesses spécifiques.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à mettre en avant un fait spécifique à l'Amérique latine : la difficulté de créer des démocraties libérales. Il montre que les colonies ont été libérées par des luttes internes assez rapidement. Mais il fut très difficile de démocratiser ces pays. Il considère que cela s'explique par un système de type oligarchique (il explique le terme dans un appendice). Une partie minoritaire de la population n'a pas intérêt à accepter une forte démocratisation et fait alliance avec d'autres puissances si cela permet de défendre son pouvoir économique et politique.

    La fin récente des dictatures militaires n'a pas non plus réussi à totalement démocratiser les pays. Les crimes ne sont pas poursuivis, du moins rarement car il y a des exceptions. Les anciennes élites des dictatures sont toujours au pouvoir. Pire encore, une partie importante des populations n'est pas fondamentalement opposées aux dictatures. Même si leur disparition et la démocratisation a permis une forme relative de pacification grâce à l'entrée en politique des opposant.e.s.

    Ce livre est court, en effet l'auteur parle de nombreux pays sur deux siècles en 400 pages ce qui est court, il est aussi particulièrement dense. De nombreux aspects culturels ne sont que survolés tandis que l'auteur se concentre sur les questions économiques et politiques. Je ne critique pas ce choix, qui est justifiable, mais j'aurais aimé en savoir plus sur d'autres aspects. Je déplore, en revanche, l'usage du terme "la femme" quand l'auteur parle des femmes. Est-ce un problème de traduction ?

    Image : Éditeur

  • Injustice. Gods among us. Year Zero par Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo

    Titre: Injustice. Gods among us. Year Zero
    Auteurs :  Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo
    Éditeur : DC 13 juillet 2021
    Pages : 152

    Ce volume contient Injustice. Gods among us, Year Zero 1-14. Avant que Superman ne devienne un dictateur il était membre de la Ligue de Justice et l'un des meilleurs héros du monde. Mais les héros ont aussi des héros. Celleux-ci sont les membres de la Justice Society of America. Un groupe qui combattit lors de la Deuxième Guerre Mondiale et continue quelque temps après avant la naissance des membres de la Ligue de Justice. Mais la JSA a un passé caché. Ils ont usé d'une amulette permettant de contrôler les esprits. Cette amulette se trouve maintenant entre les mains du Joker.

    SPOILERS

    Cette série se déroule avant les événements de la série principale. On pourrait penser qu'elle est plus gentille car on ne voit pas la descente aux enfers de Superman. Mais les auteurs ne ménagent pas leurs personnages. Un certain nombre va mourir ou être utilisés pour tuer d'autres personnes et, en particulier, faire du mal à Batman. Ces 14 épisodes permettent de construire un peu plus cet univers sans pour autant contester ce qui a été fait avant. Mieux encore, elle permet d'expliquer le début de la série Injustice car elle montre comment le Joker choisit Superman et Lois pour son plan.

    Même si j'ai apprécié ma lecture, il est dommage que certains aspects soient trop rapides. Le contrôle du Joker sur les membres de la JSA est rapidement compris par les membres. J'aurais apprécié que les auteurs prennent un peu plus de temps pour créer une forme de peur au sein même du monde des héros, peut-être pour débuter la paranoïa de Bruce Wayne et les choix futurs de Superman. La rapidité de la série se voit particulièrement en ce qui concerne Harley puisque toute une partie lui est consacrée. Elle se marie avec Pamela Isley mais on n'a pas le temps de réellement apprécier ce moment entre les deux femmes et la difficulté pour Harley de se détacher de sa relation toxique avec le Joker.


    ** 
    *** un bon prequel mais malheureusement trop rapide
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars par Timothy Zahn

    Titre: Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars
    Auteur :  Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 27 avril 2021
    Pages : 432

    Si on connait Star Wars et son univers étendu il y a de grandes chances que l'on connaisse le Grand Amiral Thrawn. Avec le nettoyage opéré par Disney le personnage avait temporairement disparu pour réapparaitre dans une trilogie de romans, la série Rebels et maintenant cette trilogie se déroulant dans l'espace contrôlé par l'espèce de Thrawn. Il est probable que le personnage apparaisse dans d'autres productions.

    Ce roman se déroule alors que Thrawn se lance dans une carrière militaire spectaculaire. Mais une telle réussite implique aussi des ennemis, même au sein de sa propre famille dont certains membres craignent qu'un échec ne mène la famille à la ruine politique. Thrawn est envoyé s'occuper de plusieurs missions qui devraient permettre de le neutraliser. Mais il se trouve lié à un complot visant la destruction des Chiss, la seconde menace importante qu'il ait à neutraliser. Celle-ci est plus subtile que la première car elle s'insère dans le fonctionnement politique des Chiss alors que la première était purement militaire. Et Thrawn ne comprend rien à la politique.

    SPOILERS

    Pour un roman qui prétend prendre Thrawn comme personnage principal ce dernier n'apparait que peu. On apprend surtout comment fonctionne la société Chiss et donc ses points faibles. On en apprend aussi un peu plus sur ses ennemis. Ainsi, Thrawn ne contrôle pas ce qui lui arrive. Il réagit aux menaces immédiates sans se rendre compte des problèmes politiques qui l'ont mené au point où il se trouve. Cette menace est lente à se mettre en place mais l'auteur réussit à la rendre logique en usant des pièces qu'il introduit dès le début.

    J'aurais aimé plus de politique. Mais un roman sur Thrawn doit nécessairement donner une bonne place aux questions militaires. On observe Thrawn commander lors de plusieurs batailles et prendre des décisions basées sur sa capacité unique à comprendre son ennemi. Malheureusement, l'auteur ne nous laisse pas forcément assez d'information pour que l'on puisse réellement suivre le raisonnement de Thrawn et, comme les autres personnages, on doit l'accepter et voir comment il sort de situations difficiles et dangereuses pour lui comme pour les Chiss.


    ** 
    *** 
    **** Un bon roman mais qui ne donne pas assez d'informations pour comprendre les décisions de Thrawn
    *****

    Image : Éditeur

  • L'exécution du roi. 21 janvier 1793 par Jean-Clément Martin

    Titre : L'exécution du roi. 21 janvier 1793
    Auteur :  Jean-Clément Martin
    Éditeur : Perrin 14 janvier 2021
    Pages : 411

    Louis XVI se lève pour son dernier jour le 21 janvier 1793. Il meurt en public alors sans que les parlementaires n'interrompent leurs travaux. Avec la mort de Louis XVI la monarchie absolue a vécu, bien que la monarchie revienne durant le XIXème siècle. Jean-Clément Martin, dans ce livre, commence par la fin pour ensuite nous permettre de comprendre comment la Révolution a pensé le roi. Plus important, comment le roi est devenu un simple humain qui peut mourir des mains du peuple en cas de trahison.

    Ce livre est construit en 9 chapitres chronologiques entre 1770 et le 28 janvier 1793. Le premier chapitre est en dehors de cet ordre chronologique car il fait le récit de la mort du roi. Le second chapitre remonte plus loin que la période révolutionnaire afin de comprendre le comportement politique de Louis XVI. Les autres chapitres se concentrent sur les débats et les combats politiques autours des actions du roi. La mort du roi n'est pratiquement qu'un événement qui cache opportunément les divisions politiques du parlement dans une période entre deux constitutions avec des révoltes internes et la guerre à l'extérieur.

    Pour nous montrer ces débats et les divisions politiques de la France non seulement au sein du parlement, entre députés, mais aussi entre Paris et le parlement, Paris et le reste de la France et entre les sans-culottes et le monde politique Jean-Clément Martin utilise principalement les débats publiés, parfois des discours qui n'ont pas été déclamés. Cette méthode lui permet de montrer ce qui importe pour les députés à un moment donné. L'auteur essaie ensuite de comprendre pourquoi ces thèmes sont utilisés à un moment ou à un autre ce qui permet d'expliquer les raisons derrière certaines décisions qui peuvent ne pas être légales mais sont un moyen opportun de lutter contre un adversaire politique.

    Louis XVI n'est donc pas très présent. Mais la lecture de ce livre permet d'éviter que son ombre ne cache le fonctionnement des débuts de la République sous la période révolutionnaire. La lecture en est plaisante quoique parfois difficile. En effet, Jean-Clément Martin nomme de nombreuses personnes ce qui implique de garder en tête un nombre impressionnant de personnages et de positions politiques. De temps en temps, l'auteur explicite aussi certaines positions historiographiques pour montrer les problèmes posés par l’interprétation des sources. Selon moi, nous avons ici un livre particulièrement intéressant qui examine de prêt un moment spécifique de la Révolution en évitant les mythes pour mieux se rapprocher des calculs politiques dont la mort du roi ne devient qu'un des effets.

    Image : Éditeur

  • No time to die. James Bond / Mourir peut attendre

    CW : menaces physiques, menaces psychologiques

    James Bond est finalement prêt à laisser Vesper dans le passé. Il accompagne une nouvelle femme, Madeleine, afin de terminer cette partie de sa vie et de prendre un peu de temps sur la tombe de Vesper. Mais Spectre est prêt. La tombe explose et James Bond décide de tout abandonner croyant avoir été trahi. 5 ans plus tard, il est à la retraite sur une petite île. Il essaie de vivre tranquillement mais la CIA souhaite le recruter pour enlever un chercheur qui travaille pour Spectre après un kidnapping. Si James Bond accepte, il pourrait se retrouver à devoir lutter contre le MI6.

    SPOILERS

    Voici enfin le dernier James Bond de Daniel Craig. Est-il aussi bon qu'on nous le dit ? Est-ce une véritable réussite ? D'une certaine manière, oui. À plusieurs reprises le film nous offre des hommages discrets à la série de films et à Daniel Craig. Mais, d'un autre côté, ce film a plusieurs problèmes qui mériteraient d'être résolus avant de changer de personnes pour incarner James Bond.

    Encore une fois, et d'autres personnes en ont parlé mieux que je n'en serais capable, les vilains du film sont des hommes défigurés. Le méchant principal semble avoir été brûlé et a du mal à marcher pendant une partie du film. Un autre, un lieutenant, est borgne et l'une des personnages du film le menace de l'aveugler en lui expliquant que sa vie serait terminée. Ce n'est de loin pas la première fois que cette manière d'écrire des vilains est utilisée dans les James Bond. Il faut que ceci cesse.

    Un second problème concerne le passage du flambeau. Après la retraite de James Bond son numéro est donné à une femme noire, Nomi, tout aussi voire bien plus efficace que son prédécesseur. J'ai cru que l'on verrait James accepter de laisser quelqu'un d'autre, une personne différente, prendre sa place. Ce n'est pas ce que l'on nous montre. Très rapidement, Nomi s'efface et laisse James porter le film et l'intrigue. Même si certaines scènes montrent que Bond commence à avoir un certain respect pour Nomi c'est elle qui abandonne ce qu'elle a gagné pour tout rendre à Bond. Je trouve cette décision de la réalisation particulièrement décevante.


    ** 
    *** J'attendais mieux
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • The expanse saison 5

    La saison 5 est l'avant dernière saison de la série de SF The Expanse. Pour rappel, la série se déroule alors que l'humanité est en train de coloniser le système solaire. Il y a trois factions : la Terre et la Lune, Mars en train d'être terraformée et la Ceinture contrôlée par Mars et la Terre mais contestée par l'OPA. Dernièrement, l'OPA a été reconnu comme interlocuteur légitime, Mars et la Terre se sont alliés et un passage en direction d'un réseau qui permet de relier des systèmes solaires a été ouvert. L'humanité est sur le point d'essaimer au sein de la galaxie. Mais une faction belliqueuse de la Ceinture menace l'équilibre politique instable de l'humanité. Marco Inaros a décidé de lancer une attaque commune contre la Terre, Mars et les factions de la Ceinture qui soutiennent la paix. L'équipage du Rocinante est immédiatement impliqué.

    SPOILERS

    La saison 4 se terminait sur de nouveaux mystères concernant les entités qui ont créés les anneaux et la raison de leur destruction. On apprenait que ces entités avaient été détruites en peu de temps par une force inconnue. Cette saison 5 laisse la question de côté. On revient dans le système solaire afin de reprendre la question du déséquilibre politique au sein de l'humanité. Marco Inaros est montré comme un leader charismatique capable de massacre au nom de son idéologie. Il ne peut avoir tort, donc ses ennemis ne peuvent qu'être maléfique. Même si j'ai bien aimé son entrée en scène et ses actions il me semble qu'il manque quelque chose pour rendre les intrigues développées dans cette saison plus intéressantes.

    En effet, on se concentre sur les relations entre Marco Inaros, Naomi et leur fils Filipe. Mais j'aurais aimé savoir l'impact que les décisions d'Inaros ont sur la ceinture. Est-ce que toutes les factions se rallient ou existent-ils un refus de suivre la stratégie guerrière de quelqu'un de minoritaire ? J'aurais aimé aussi plus d'informations concernant Mars. On sait que Mars a perdu son énergie à la suite de l'ouverture des anneaux. Mais pourquoi un martien décide-t-il d'aider Marco Inaros et de trahir sa planète ? De quelle manière cette faction rebelle s'est-elle créée et imposée au sein d'une partie importante de la flotte ? Ainsi, même si j'ai apprécié cette saison, il me semble que de nombreux éléments manquent.


    ** 
    *** 
    **** Plus qu'une unique saison et je me demande comment la réalisation va conclure cette série et répondre aux questions
    *****

    Image : IMDB

  • Star Wars : The High Republic : Out of the shadows par Justina Ireland

    Titre : Star Wars : The High Republic : Out of the shadows
    Autrice :  Justina Ireland
    Éditeur : Disney 27 juillet 2021
    Pages : 352

    Nous nous trouvons peu de temps après l'attaque contre la fête de la République. Les Nihils sont repoussés mais restent une menace importante pour la galaxie. D'autant qu'illes créent aussi des plants de Drengir. Mais la République n'est pas tout à fait unie pour contrer cette menace. Les jedis ne sont pas non plus touxtes d'accord sur la décision à prendre. Faut-il déclarer la guerre aux Nihils et se muer en ordre militaire républicain ou rester une force de paix envoyée en cas de besoin ? La jedi Vernestra Rwoh se pose ces questions alors qu'elle est envoyée pour régler une dispute commerciale. Lors de cette mission, elle rencontre Sylvestri Yarrow qui a vu sa mère mourir devant elle lors d'une attaque des Nihils. Mais est-ce la réalité ?

    SPOILERS

    Les romans précédents de la période de la Haute République nous montrent une galaxie fortement unie autours des idéaux démocratiques. On nous montrait aussi des jedis au plus haut de leur puissance, capable de sauver un système entier par leurs actions. Ce roman complexifie tout cela en montrant ce que les Nihils savaient : la République a intégré des sympathisants des Nihils. Une partie des sympathisants le sont par calculs politiques, d'autres par calculs économiques. En tout cas, on comprend que la République n'est pas autant unie ni aussi efficace qu'on ne le pensait.

    Ce roman permet aussi de reparler des Jedis. Illes sont montrés comme puissants et capables de prouesses mais trop peu nombreux pour réellement réussir à accomplir leur mission. Illes sont surtout particulièrement naïf en ce qui concerne leur place au sein de la galaxie. Comme un dialogue entre deux des personnages principaux l'explique, les jedis sont probablement trop contemplatifs et retirés du monde pour le comprendre comme il se devrait. C'est un des thèmes de la série animée Clone Wars qui montre les jedis de plus en plus isolés du peuple qu'illes sont censés aider. Un isolement qui a comme prix une perte de soutien et leur destruction lors de la purge initiée par les siths et les clones. Ce qui a mené l'ordre jedi à sa fin est donc un problème ancien.


    ** 
    *** Un petit roman sympathique
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman: Man of tomorrow

    Superman : Man of tomorrow fait partie d'une nouvelle gamme de films animés après la fin du DC animated universe. Le film débute alors que Clark Kent ne connait pas son origine et n'a pas encore décidé à prendre le rôle de Superman. Il sait qu'il est un alien mais il ne sait pas s'il est l'unique alien sur Terre ni si ses parents le recherchent. Il est stagiaire journaliste pour le Daily Planet mais n'a pas encore réussi à être engagé. Les habitant-e-s de la ville de Metropolis commencent à partager une rumeur sur l'existence d'un homme capable de voler. Mais personne n'y croit sérieusement. L'arrivée d'un alien, Lobo, va rapidement changer cela. Clark Kent va devoir décider s'il préfère rester dans l'ombre ou s'il se dévoile publiquement comme un alien.

    SPOILERS

    Il n'y a pas beaucoup à dire sur ce film. C'est une origin story qui réadapte les histoires classiques des débuts de Superman. Il y a quelques changements. Par exemple, le Martian Manhunter est déjà sur terre et c'est lui qui explique d'où provient Clark Kent. Luthor n'est pas immédiatement un ennemi de Superman. Et Lois n'est pas immédiatement une fan de Superman qu'elle considère comme un potentiel danger.

    Mais ce film réussit à mettre en place un bon équilibre, à défaut d'être un bon animé, entre le classique et quelques modifications. J'aurais aimé que Clark prenne plus de temps pour réfléchir aux effets de ses choix tout comme j'aurais apprécié que le Martian Manhunter apparaisse plus souvent. Mais j'ai beaucoup aimé les choix graphiques autours du parasite et du Martian Manhunter. Ces deux personnages sont très inquiétants quand ils apparaissent pour la première fois. Le film réussi à nous faire comprendre à quel point ils sont puissants et dangereux.


    ** 
    *** Un bon film ? Non. Mais il n’est pas trop mal réussi
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Supergirl 5

    Supergirl a vaincu tous les ennemis qui se sont placés sur son chemin. Mais, ce faisant, elle a aussi perdu Lena Luthor qui ne lui pardonne pas d'avoir gardé son identité secrète. Supergirl ne le sait pas encore. Elle continue sa vie de journaliste et d'héroïne sans se douter que Lena est maintenant convaincue de la nécessité de se venger de son ancienne amie. Cette vengeance implique de faire souffrir Kara comme Lena a souffert. Cette division risque bien de créer de nombreux problèmes. En effet, Leviathan, une organisation secrète, menace Supergirl et son équipe. Pire encore, la crise arrive et tout va changer.

    SPOILERS

    Cette saison est l'avant-dernière. Malheureusement, la CW a tout juste relié toutes ces séries qu'une grande partie d'entre-elles sont supprimées et parfois remplacées. Ainsi, Supergirl semble laisser sa place à une série autours de Superman et de Lois en tant que parents d'adolescents. Supergirl a commencé faiblement mais a réussi à devenir un peu meilleur au fil du temps en se posant comme une série anti-trump qui défend une forme peu politisée de tolérance. Bien que l'on puisse parler des limites que cela implique, j'ai apprécié que Supergirl ait tenté d'être un tout petit peu plus politisé que d'autres séries (je me souviens encore de l'épisode désastreux d'Arrow autours des armes à feu).

    Malheureusement, cette saison 5 a été en partie tournée en période de covid. Elle est donc plus courte que d'habitude. La réalisation de la série n'a pas vraiment eu le temps de prendre le temps de décrire certains aspects de l'intrigue. Le dernier épisode, sans être bâclé, est bien trop rapide et conclut trop facilement plusieurs arcs qui auraient mérités plus de temps. Eve Teschmacher, par exemple, semble être immédiatement pardonnée et hors de danger alors qu'elle a passé plusieurs saisons sous le contrôle de personnes qui menaçaient sa famille. Le retour de Lena est aussi un peu trop rapide et aurait mérité un peu plus de temps pour bien marquer ce que cela signifie non seulement pour Kara mais aussi, et surtout, pour Lena. En effet, Lena décide de se retourner contre Lex Luthor, abandonnant sa famille pour son amie. Une décision que l'on ne peut pas qualifier d'anodine. Il n'y a plus qu'à voir comment la saison 6 reprend les événements laissés en suspens et termine la série.


    ** 
    *** Même si la série souffre des effets du covid elle reste une série qui me permet de me sentir bien
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Star Wars : The High Republic : The rising storm par Cavan Scott

    Titre : Star Wars : The High Republic : The rising storm
    Auteur :  Cavan Scott
    Éditeur : Disney 29 juin 2021
    Pages : 448

    La Catastrophe ayant coupé l'hyperespace n'est pas oubliée. Mais la République, via la chancelière Soh, souhaite aller vers le futur et célébrer son unité et sa diversité. Pour cela, la chancelière a commandé une grande foire qui se déroulera sur une planète pendant plusieurs mois. Les préparations sont immenses et un grand nombre de planètes sont conviées pour l'ouverture. Malgré quelques questions, personne ne pense réellement à stopper la foire. La République n'a-t-elle pas détruit le gros des forces Nihils ? Les Drengirs ne sont-illes pas une menace lointaine ? Mais un Jedi a un mauvais pressentiment.

    SPOILERS

    Il ne faut pas beaucoup réfléchir pour comprendre que les jedis sont arrogants. La première trilogie, les films 1-3, montrent un ordre Jedi qui se mue en ordre militaire en quelques années. Incapables de mettre en question les choix malgré la menace Sith. Ce roman montre lui aussi l'arrogance des jedis et de la République. Les deux organisations se considèrent pratiquement invincible et incapable de faillir malgré les menaces Nihils et Drengirs. Dans les deux cas, les jedis et la République ne savent pratiquement rien et pourtant pensent pouvoir facilement vaincre. Heureusement, cette période de la Haute République montre une galaxie unie autours de l'espoir d'un avenir meilleur et la nécessité de l'union face à l'adversité, une différence majeure qui permet aux jedis de survivre et de garder la confiance du public.

    L'intrigue est servie par un auteur bien plus talentueux que pour le précédent livre. Bien que ce roman soit plus long il donne l'impression de se lire plus rapidement. Les point de vue internes sont bien mieux utilisés et permettent de réellement créer des personnages, de leur donner substance et intérêt. Mieux encore, l'auteur montre comment les jedis évitent de tomber dans le piège que connaitront leurs descendants. Même si la République demande leur aide, illes refusent de devenir des militaires. À plusieurs reprises, l'auteur nous montre comment les jedis combattent, en cherchant toujours un moyen d'éviter de prendre des vies. L'auteur montre aussi que les jedis ne sont pas suffisant pour défendre la galaxie. Malgré leur puissance, les attaques d'envergures comme celles montrées dans ce roman, ne peuvent pas être stoppées et les jedis ne peuvent que réagir et essayer de sauver le plus de monde possible. Au vu des deux menaces décrites pour cette période, je me demande comment les prochains romans tenteront de créer un moyen de défendre la galaxie sans tomber dans le piège qu'est la guerre des clones.


    ** 
    *** 
    **** Après un premier roman assez mauvais un second que je trouve très bon
    *****

    Image : Disney

  • Titre : Star Wars: The High Republic: Light of the Jedi par Charles Soule

    Titre : Star Wars : The High Republic : Light of the Jedi
    Auteur : Charles Soule
    Éditeur : Disney 5 janvier 2021
    Pages : 400

    La République est riche et en paix. La chancelière Soh lance cette République dans un mouvement d'expansion sans précédent en direction des zones les plus reculées de la galaxie. Le symbole de cette expansion est le Phare. Un moyen d'offrir non seulement des biens et des services à la galaxie mais aussi de créer un symbole de la République pour les personnes qui entendent son signal. Au sein du phare est construit le temple Jedi le plus important en dehors de Coruscant. Mais la galaxie est dangereuse. Ce qui semblait être une tragédie qui obligea la fermeture des voyages au sein de l'hyperespace pourrait cacher une intention malveillante.

    SPOILERS

    Ce roman est censé lancer la période la Haute République. Il débute par une catastrophe ainsi que par l'arrivée d'une menace pour la République. Une seconde menace est annoncée à la fin du roman, probablement celle qui est apparue dans Into the dark. Malheureusement, l'exercice est raté. L'auteur devait probablement trop faire. Il doit créer un statut quo puis le détruire tout en posant les fondations des prochains romans. Cela implique beaucoup de personnages de statuts divers. Honnêtement, j'ai eu du mal à me souvenir qui est qui et quels sont les rapports entre les personnages. Les antagonistes pâtissent aussi de ce problème puisque leur caractérisation est très simpliste détruisant toute possibilité de les rendre plus intéressant.

    Le livre est aussi trop long. La première partie est intéressante. Elle montre comment fonctionne cette République et nous montrant Jedi et militaires travailler ensemble afin d'aider une planète en détresse. On sent que la solidarité est au centre de cette période. Une seconde partie concerne l'enquête. On suit en même temps les Jedis et les Nihils. Petit à petit, on observe les personnages comprendre ce qui est en train d'arriver tout en nous expliquant comment les Nihils peuvent voyager comme illes le font. La dernière partie est celle de la confrontation entre Nihils et la République. En dehors de la dernière partie, courte et brouillonne, tout est bien trop long. Des paragraphes entiers se répètent et auraient pu être supprimés. Tout se passe comme si l'auteur voulait absolument atteindre un nombre donné de pages sans savoir comment les remplir. Donc il ajoute des effets d'introspection. Mais ces effets ne fonctionnent pas car on ne connait pas assez les personnages et au vu du nombre important mis en avant dans ce roman on ne peut pas les connaitre.


    ** Un début très décevant pour la Haute République
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Disney

  • Shang-Chi et la légende des dix anneaux / Shang-Chi and the legend of the ten rings

    Shawn est voiturière pour un hôtel. Il travaille avec une amie, Katy, qui adore conduire des voitures. Les deux sont intelligents mais préfèrent garder un travail peu valorisant mais qui permet de vivre leur jeunesse. Du moins c'est ce que Shawn croit jusqu'à ce qu'il soit attaqué dans un bus par des mercenaires. Il explique à Katy que ces personnes sont envoyées par son père. Son vrai nom est Shang-Chi fils du créateur de l'armée des dix anneaux. L'armée est nommée selon l'arme de son père. Une arme qu'il porter depuis un millénaire, l'utilisant pour prendre le pouvoir dans l'ombre.

    SPOILERS

    Les combats de ce film sont particulièrement beaux. Il y a probablement beaucoup d'influences par un cinéma asiatique, mais je ne le connais pas assez bien pour le voir. Il n'y a que quelques scènes qui me semblent gâchées par trop d'effets spéciaux. Personnellement, j'aurais aussi apprécié que Shang-Chi puisse jouer avec les anneaux d'une manière plus imaginative. J'ai aussi apprécié que les acteurs et actrices puissent parler leur langue de temps en temps, ce qui permet aux personnes qui regardent le film de mieux entrer dans l'histoire.

    J'ai aussi apprécié l'antagoniste principal. Il est maléfique. C'est un homme qui ne souhaite que le pouvoir. Il a entrainé son fils en usant de techniques abusives. Il l'a poussé à devenir un assassin afin de venger la mort de sa mère. Sa fille, elle, n'a jamais été entrainée et est à peine observée. Mais l'antagoniste n'est pas un simple méchant. C'est aussi un homme qui, durant un temps, aurait pu changer. Il aurait pu devenir plus bénéfique au monde. Une tragédie l'a repoussé en direction de sa quête de pouvoir. Même celle-ci est formée en vue de sauver l'amour de sa vie même si cette quête lui permet de justifier des atrocités. On ne peut pas excuser cet homme, mais on peut le comprendre.


    ** 
    *** 
    **** Un film que j'ai bien aimé et qui restera probablement dans mes préférés de l'univers Marvel.
    *****

    Image : Marvel

  • Star Wars: The High Republic: Into the dark par Claudia Gray

    Titre : Star Wars: The High Republic: Into the dark
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Disney 2 février 2021
    Pages : 352

    La République est forte. Elle commence à imposer ses lois aux mondes les moins civilisés de la galaxie, mais avec leurs accords. Son organisation bureaucratique est efficace. Les Jedis sont aussi aux plus haut de leur puissance. Jamais illes n'ont été aussi nombreux. Leur but est aussi bien de garantir la paix que d'être les ambassades de la République pour les systèmes qui n'en font pas encore partie. Afin de montrer la puissance de la République un phare est construit. Celui-ci devra illuminer la galaxie pour des siècles avec l'aide des Jedis. Et c'est dans ce phare que la maitresse du padawan Reath Silas souhaite se rendre. Mais Reath déteste les aventures et veut devenir archiviste. Lorsque l'hyperespace souffre d'un grave accident à cause d'une nouvelle menace Reath pense immédiatement avoir eu raison. Malheureusement, cela implique aussi une aventure...

    SPOILERS

    Ce roman se déroule en parallèle d'une histoire plus importante. Même si les points principaux de cette période de la Haute République sont montrés, le phare mais aussi la catastrophe dans l'hyperespace et la menace des Nihils, ces aspects sont secondaires. Les personnages ne sont pas immédiatement confrontés à ces ennuis, même s'ils sont présents. Ce n'est donc probablement pas la meilleure entrée dans cette nouvelle période, mais la lecture ne m'a pas perdu pour autant. Il est probable que d'autres romans communiquent des informations plus importantes.

    Ce roman présente plusieurs Jedis qui ont des problèmes d'équilibres. Reath pense uniquement à ses besoins et non aux besoins de l'ordre. Ce qui le conduit à défendre son confort afin de faire ce qu'il aime au lieu de tenter d'aller au-delà pour le bien des autres. Dez Rydan, lui, est bien trop aventureux et devrait tenter de moins chercher les conflits. Orla Jareni, la plus intéressante, ne pense pas que le Conseil des Jedis ait raison sur tout. Elle décide donc de se déclarer wayseeker ce qui lui permet de tenter de relier ce qu'elle croit avec les enseignements de l'Ordre tout en évitant d'être liée aux règles suivies par les Jedis. Enfin Cohmac Vitus cache une colère face à l'impossibilité d'accepter ses émotions, selon les enseignements jedis. Ces quatre personnages ne sont pas parfaits. Illes ont une incapacité à se conformer à ce qu'on leur a appris. Illes permettent aussi de montrer que les Jedis étaient plus variés que la période la Guerre des Clones ne le montre.


    ** 
    *** Un petit roman qui ne donne pas encore grand-chose mais avec plein de bonnes idées
    **** 
    *****

    Image : Disney

  • The Mandalorian saison 2

    Lors de la saison 1 le Mandalorien, Din Djarin, a lutté pour garder en sécurité un enfant Jedi. Il a reçu comme tâche de le rendre à son peuple. Mais les Jedis ne sont plus qu'une légende. Rares sont les survivant-e-s de la purge perpétrée par l'Empire après la guerre des Clones. Cependant, le Code de Din Djarin lui impose de tout tenter pour retrouver des Jedis capables d'entrainer l'enfant et de le garder en sécurité. Pour les retrouver il devra enquêter dans les lieux les plus lointains. Des lieux qui ne sont pas encore sous la juridiction de la Nouvelle République et dans lesquelles quelques poches impériales subsistent.

    SPOILERS

    La première saison fut une très bonne surprise pour moi. On voyait enfin en quoi les impériaux, leur technologie est effrayante. Un Tie est capable de mettre à mal toute une communauté si celle-ci n'est pas assez armée. Les AT-ST sont capables de tuer en masse. L'entrainement des stromtroopers est, certes, basiques face à l'entrainement des clones mais leur masse et leur fanatisme les rend dangereux. Cette seconde saison continue dans cette direction. Les impériaux ne sont plus aussi armés qu'avant, mais même avec des vaisseaux moins importants l'Empire, ou ce qu'il en reste, est toujours un danger.

    Ce qui permet à cette série d'être aussi réussie est aussi sa constance en ce qui concerne les personnages. Din Djarin suit un code. Un code qui lui impose de ne jamais enlever son casque devant une autre personne. Ainsi, lorsque Din Djarin brise ce code on comprend parfaitement à quel point il est attaché à l'Enfant. Cette seconde saison permet aussi de mieux relier la série au reste de l'univers star wars en faisant revenir des personnages clés. Mais ces personnages ne sont pas des fans service, du moins pas entièrement, illes ont des buts spécifiques qui sont, parfois, en adéquation avec la quête de Din Djarin. La fin de la saison 2 ouvre sur une nouvelle série mais aussi sur un changement potentiellement majeur pour Din Djarin. Je me réjouis de voir ce qui va lui arriver.


    ** 
    ***
    **** 
    ***** Superbe

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Batman: White Knight presents Harley Quinn par Katana Collins, Sean Murphy, Matteo Scalera et Dave Stewart

    Titre : Batman : White Knight presents Harley Quinn
    Auteur-e-s : Katana Collins, Sean Murphy, Matteo Scalera et Dave Stewart
    Éditeur : DC 29 juin 2021
    Pages : 168

    Ce comics contient Batman : White Knight presents Harley Quinn 1-6 ainsi que Harley Quinn : Black + White + Red. Bruce Wayne est en prison. Sa dernière sortie en tant que Batman fut pour mettre une fin à la croisade meurtrière d'Azrael. Depuis, la ville de Gotham est calme. Le monde criminel est pratiquement neutralisé. Harley Quinn s'occupe de ses enfants, orphelins de Jack Napier. Mais une nouvelle vague de meurtres secoue la ville de Gotham. Une tueuse en série s'attaque aux anciennes stars de l'âge d'or du cinéma. Le GCPD souhaite recevoir l'aide d'Harley Quinn. Mais celle-ci sera-t-elle capable d'éviter de retomber dans la criminalité ?

    SPOILERS

    S'il y a bien une chose que j'apprécie dans le monde de White Knight c'est Harley Quinn. Elle est dépeinte comme extrêmement intelligente, plus que Batman. Toujours capable de manipuler les personnes qu'elle vise. Elle est aussi têtue et veut toujours aider les autres, ce qui l'a conduite à tomber avec Napier dans le piège du Joker. Mais jamais elle n'est tombée aussi bas que le Joker, son alliance avec Batman le prouve. Ce comics qui suit les événements du dernier White Knight montre à quel point Harley Quinn était nécessaire pour Jack Napier. Il montre aussi à quel point le Joker est un danger pour Harley Quinn. Il n'y a plus qu'à espérer avoir plus d'histoire sur elle.


    ** 
    ***
    **** Une bonne suite sur un personnage que j'apprécie beaucoup
    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars. The Bad Batch

    La guerre des clones fait rage. Toute la galaxie est impliquée dans ce combat entre la République, servie par les Jedis et les Clones, et les Séparatistes ainsi que les armées de droïdes. Mais la fin approche, le général Grievous et Dooku sont obligés d'user de tactiques désespérées. Une des batailles a lieu sur Kaller. La force clone 99 s'y trouve aussi pour assister le général Jedi ainsi que son padawan. Mais, au plein milieu de la bataille, l'ordre 66 est annoncé. La force 99 doit choisir entre la fidélité envers une armée qui ne défend plus une République mais un Empire et la désertion.

    SPOILERS

    The bad batch se déroule juste après le film 3 ainsi que la série Clone Wars. Les premières minutes se déroulent en même temps. La série fait partie d'une suite de projet qui doit permettre d'explorer un peu plus l'univers star wars. The bad batch doit permettre d'observer la création de l'Empire grâce aux soldats qui ont combattu pour la République. Cette idée promettait quelque chose d'intéressant puisqu'on pouvait écrire une histoire de conflit de loyauté dans un univers en mutation.

    L'Empire commence, en effet, à se créer. Mais sa création est presque trop rapide. Immédiatement, des rebelles sont connus et l'Empire commence à remplacer les Clones. Peu à peu, les vaisseaux commencent à atteindre le style impérial. Très rapidement, l'Empire commence à agir de façon brutale. Certes, la série Clone Wars préparait à cette prise de pouvoir. Les différentes institutions étaient de plus en plus centralisées tandis que l'armée devenait omniprésente. Mais j'aurais aimé que la série prenne un peu plus de temps à montrer comment le rôle de l'armée des clones se modifie. Ce qui aurait permis de donner un peu plus de substance au conflit interne à la Force 99.

    De plus, un problème qui me semble important dans cette série concerne les personnages principaux. On ne les connait pas et la première saison ne permet pas réellement d'apprendre à savoir qui illes sont. Une bonne partie des épisodes impliquent des mentions ou des références fortes à des personnages liés à d'autres séries (Hera Syndulla, et Rex par exemple). Parfois, j'ai l'impression que The Bad Batch ne sert qu'à relier les différentes séries ou à préparer l'arrivée de prochains projets. Mais ce n'est que rarement que l'on peut s'intéresser aux personnages principaux et à leur intrigue. J'espère que la saison 2 prouvera que je me suis trompé.


    ** 
    *** Série un peu moyenne.
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Rouge

    Nour Hamadi est une infirmière qui a récemment dû partir de son poste aux urgences à la suite d’une potentielle erreur de sa part. Son père lui a trouvé un travail en tant qu'infirmière pour une entreprise locale dans laquelle il travaille. Nour Hamadi doit suivre les employé.e.s, donner des cours de premier secours et vérifier que tout le monde est protégé en utilisant les outils et habits adéquats. Mais elle se pose des questions. Un grand nombre d'employé.e.s sont malades. D'autres ont des accidents qui ne sont pas déclarés. De manière générale, la médecine du travail ne semble pas suivre ce qui se déroule. L'entreprise aurait-elle quelque chose à cacher ?

    SPOILERS

    Ce film montre comment des violations du droit sont possibles tout en étant parfaitement légales. Il suffit d'avoir une suite de décisions personnelles. Un comité de surveillance qui ne fait pas réellement son travail. Du copinage entre personnes qui dirigent, syndicats et patrons en particulier. Un monde politique qui ne réagit que sur la pression médiatique. Tout le film montre des personnes qui essaient de faire au mieux, mais qui acceptent des compromissions pour des raisons politiques. De bonnes raisons puisque cela permet d'éviter le chômage et de faire attention aux personnes qui ont besoin d'aides. Mais ces magouilles permettent de violer la loi. Il faut saluer la réalisation de mettre en avant cet aspect individuel.

    Ce film parle aussi de militantisme. Il y a des manières différentes de militer. Les syndicats, par le père d'Anour Hamadi, ont une grande place dans ce film. Devenir délégué implique de parler au patronat pour protéger les employé.e.s et, parfois, de se compromettre pour éviter la fermeture d'une usine. Les partis aussi ont leur place, mais ils doivent agir dans un cadre légal et électoral qui ne leur permet pas toujours d'être efficace et, parfois, d'oublier la nécessité d'être proche des personnes qu'ils représentent. On peut aussi militer par le journalisme et à l'aide d'actions directes voire en devenant une personne qui lance une alerte. Dans tous les cas, la manière de militer à des conséquences sur d'autres personnes, ce qui implique de prendre en compte leurs besoins. Fermer une usine dangereuse est nécessaire. Très bien, mais que faire des employé.e.s? Ainsi, ce film pourrait se terminer par la phrase suivante : une véritable écologie est nécessairement anticapitaliste.

    Image : IMDB

  • Free Guy

    Guy est un banquier. Il se lève toujours à la même heure, dit bonjour à son poisson, achète toujours le même café et accompagne son meilleur ami, vigile, au travail. La journée semble être réglée comme du papier à musique. Ce serait le cas si Guy vivait ans une ville normale. Mais il vit à Free City. Dans cette ville, des centaines de personnes font absolument tout ce qu'elles veulent. De la destruction gratuite, des meurtres et, bien entendu, des vols. Guy pense que cette vie est normale. Mais lorsqu'il rencontre Millie il comprend qu'une autre réalité est possible.

    SPOILERS

    Free Guy est un film pop-corn. Il est drôle, il y a de l'action et il y a des personnages attachants. Free Guy est, comme d'autres personnes l'ont dit ailleurs, ce que Ready Player One aurait dû être. Ready Player One n'était que cynisme. Son but était d'user de références pour faire vendre. Free Guy n'est pas cynique. Il ne prétend pas être le film de l'année, il veut donner de bons moments en utilisant des références qui ne sont jamais trop nombreuses ni totalement gratuites. Free Guy est un divertissement honnête qui essaie de plaire à tout le monde, et qui sait jeter quelques clins d’œil de temps en temps.

    A la rigueur, on pourrait y trouver un petit questionnement sur ce qu'est l'art. L'antagoniste veut uniquement suivre des franchises pour être certaine de gagner de l'argent. Il ne crée rien de nouveau mais utilise ce que d'autres ont inventé. La création pour la simple beauté de la création, sans se demander s'il y aura assez de personnes intéressées pour gagner de l'argent, pourrait être un message du film.


    ** 
    *** Sympathique avec du potentiel
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Stargirl

    Courtney Whitmore est une adolescente comme les autres. Elle a perdu son père très jeune. Sa mère, Barbara a récemment décidé de refaire sa vie avec un second maris : Pat Dugan. Cette nouvelle vie aura lieu au sein de la petite ville de Blue Valley. Pat y ouvre un garage tandis que Barbara va travailler pour une entreprise de charité. Courtney et son beau-frère, Mike, sont envoyés à l'école. Mais un jour, fouillant les affaires de Pat, Courtney découvre un objet. C'est la propriété de Starman, un héros tué par la Injustice Society. Pat n'est pas un simple garagiste. Il est un ancien membre de la Justice Society of America.

    SPOILERS

    Cette nouvelle série héroïque de la CW est assez classique. La famille de Courtney vit dans une petite ville. La famille essaie d'être intégrée à une communauté locale. Tout le monde dans cette ville semble être hétéro, vivant en famille dans de petites maisons. On a l'impression du bon vieux temps des Etats-Unis dans de petites communautés soudées. Les antagonistes sont aussi en faveurs de cet esprit états-uniens, même si leur but est de forcer les autres à penser comme elleux. Bien que les méchants souhaitent créer un meilleur monde, plus écologique, illes veulent détruire le libre arbitre tout en risquant la mort de nombreuses personnes.

    J'ai tout de même beaucoup apprécié le thème de l'héritage. Chacun des personnages essaient de suivre ce qui a été fait avant. Courtney pense accepter l'héritage de son père, par exemple. Ainsi, la série met en avant une nouvelle génération luttant contre une ancienne génération de vilains. Les parents des adolescent-e-s, si illes sont présent-e-s, sont avant tout un moyen de les guider et non de les contraindre. Au contraire, les antagonistes essaient de contrôler leurs enfants, de les empêcher de choisir une voie différente. L'un est maltraité par son père. L'une est une expérimentation qui n'a jamais reçu de règles. Ce thème de l'héritage et de la relation aux parents va probablement continuer durant la saison 2, si j'en crois les dernières images de la première saison.


    ** 
    *** Sympathique avec du potentiel
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Pil

    Pil est une jeune orpheline. Elle n'a pas d'ami-e-s. Elle vit en haut de la statue de l'ancien roi de la cité de Roc-En-Brume avec trois fouines. Elle n'a d'autres choix que de voler afin de manger à sa faim, créant la légende d'un lutin qui s'attaque à la nourriture des habitant-e-s de la cité. Lorsqu'un banquet est organisé afin de couronner le nouveau roi, Roland, elle essaie de s'inviter afin de manger à sa faim. Mais, cachée, elle observe le régent tenter de tuer le prince Roland. Elle doit fuir afin de sauver le prince.

    SPOILERS

    Voilà un petit film enfantin sans grandes ambitions. Nous avons tout ce qui est censé faire plaisir aux enfants. Une princesse qui n'en est pas une. Des personnages dont les caractéristiques principales sont faciles à comprendre, une chanson et quelques dangers pas si dangereux le tout saupoudré d'un peu d'humour. Certes, rien de révolutionnaire, mais cela fonctionne assez bien avec quelques bons moments d'humour et des personnages sympathiques. Le film fonctionne probablement très bien pour une petite séance en famille avec des enfants assez jeunes.


    **
    *** Pas trop mal
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Histoire de l'Inde moderne. 1480-1950 sous la direction de Claude Markovits

    Titre : Histoire de l'Inde moderne. 1480-1950
    Direction : Claude Markovits
    Éditeur : Fayard 11 mai 1994
    Pages : 744

    Je ne connais pratiquement rien à l'histoire de l'Inde. Ce gros livre qui début bien après la constitution de la civilisation indienne n'est probablement pas un bon moyen d'entrer dans cette histoire si l'on n'a pas un minimum de connaissances. Les premiers chapitres sont les plus difficiles pour entrer dans ce livre. Dès que l'on entre dans la période des colonisations le récit devient plus facile pour quelqu'un ne connaissant rien à l'Inde. Le livre est constitué de 6 parties pour 27 chapitres écrits par plusieurs personnes.

    Les deux premières parties se déroulent avant la création de l'Empire colonial anglais. Les relations avec l'Europe sont présentes, mais moins importantes qu'elles ne le seront. Ces deux premières parties vont jusqu'au XVIIIème siècle. Les auteurs y décrivent d'abord une Inde contrôlée par différents royaumes aux forces militaires et économiques différentes. Leurs relations sont basées sur le conflit ce qui permet de se débarrasser de certains dirigeants. La seconde partie montre l'importance grandissante de l'Empire Moghol, musulman, qui prend progressivement le contrôle du continent tout en laissant les différents dirigeants en place. La dynastie change de dirigeants à la suite de guerres civiles internes. À la fin de la seconde partie, les auteurs expliquent les raisons de la perte de puissance de l'Empereur, en particulier militaire et fiscale, mais celui-ci reste la source de la légitimité. Les Anglais en useront pour se présenter comme des dirigeants légaux puis comme les successeurs de l'Empire Moghol.

    L'importance grandissante du Royaume-Uni intéresse un grand nombre de chapitres des parties 3 et 4 qui examinent la transition entre l'Empire Moghol et l'Empire colonial anglais, le Raj. Les auteurs nous montrent que le Royaume-Uni aurait pu ne pas prendre cette importance. Premièrement, la France est une rivale directe. Mais les différentes guerres et le manque de volonté royale implique rapidement l'abandon de l'Inde en faveurs des îles à sucre. En second lieu, le Royaume-Uni ne souhaitait pas conquérir l'entier du continent. D'ailleurs, la conquête est faite par une entreprise privée qui prend, progressivement, le contrôle des impôts et de la défense des princes au nom d'un commerce capable de créer des profits. Le contrôle commence par un lien direct avec l'Empereur puis par des traités avec les différents princes. Cette période de prise de contrôle du territoire se termine avec une révolte importante contre les Anglais : la révolte des Cipayes.

    Les deux dernières parties sont assez différentes. La sixième partie se concentre sur un territoire français et une île contrôlée par les Anglais. Le but est de donner des points de comparaisons permettant de comprendre le fonctionnement de l'Empire colonial anglais. La partie 5, elle, se concentre sur la période impériale pour se terminer avec l'indépendance et les raisons de la partition en deux pays. Les auteurs commencent par décrire le fonctionnement rural, urbain et religieux du pays. Dans un second temps, les auteurs se concentrent sur les contestations de plus en plus importantes de l'Empire et des Anglais. Celle-ci commence au sein d'un Congrès créé par un Anglais. Ce Congrès devient vite l'une des bases de la contestation, peu prise au sérieux, avant que Gandhi ne réussisse à créer des mouvements de masse contre l'Empire. Cependant, ce n'est qu'après la Deuxième guerre mondiale que les Anglais proposent un calendrier précis, après avoir compris qu'ils ne pouvaient pas garder le contrôle du pays sans de nombreuses forces armées. Les différentes tensions religieuses et politiques mènent à une partition en deux pays basés sur des critères religieux.

    Ce livre ne peut pas tout expliciter. Il commence au XVème siècle et se termine en 1950. Une grande partie de l'histoire indienne est donc absente. Mais peut-on en vouloir aux auteurs de s'être concentrés sur une période précise ? Même ainsi, les informations données par auteurs dans les différents chapitres sont nombreuses et permettent de comprendre le fonctionnement actuel de cette région, ainsi que les tensions internationales actuelle.

    Image : Éditeur

  • Chaos Walking

    CW : meurtres, féminicides

    L'humanité a atteint les étoiles. Une colonie a pu être créées sur une planète nommée Nouveau Monde. Mais cette planète était déjà habitée. Une guerre se déroula entre les humain-e-s et les autochtones, une guerre qui a mené à la mort de toutes les femmes. Les hommes, eux, survivent. Mais ils doivent vivre avec le bruit. Le bruit est la projection de toutes les pensées. Il est extrêmement difficile de contrôler cette projection et cela peut aussi bien aider que nuire. Todd est le plus jeune garçon de la colonie. Il essaie de devenir un homme au sein du système qu'il connait, mais ses croyances sont confrontées à l'arrivée d'un nouveau vaisseau humain et d'une femme envoyée en éclaireuse.

    SPOILERS

    Ce film n'est pas très bon. Il a beaucoup de mal à expliquer ce qu'est le bruit même si la réalisation utilise une forme d'image pour montrer, au lieu de dire. Cela nous permet de comprendre ce qui est impliqué. Malheureusement, ce qui pourrait permettre un bon world building est totalement détruit par un scénario et des personnages inintéressants. Todd aurait pu permettre de pousser la question de l'éducation, de l'histoire, et de sa remise en question. Viola aurait pu permettre de questionner le patriarcat. Le maire aurait pu être mieux caractérisé ce qui aurait permis de poser la question du pouvoir et de la relation avec les gens qui acceptent ce pouvoir. Rien de tout cela n'est fait.

    Le film montre aussi une vision très toxique de la masculinité. La majorité des hommes tenus par le Maire sont sales, fermiers, chasseurs. La masculinité, dans ce film, implique de tuer, parfois en groupe. Todd, durant tout le film, pense devoir être un homme. Pour lui, être un homme implique la force physique et mentale, se contrôler, et donc ne pas montrer ses émotions à autrui. Jamais cette vision de la masculinité n'est réellement mise en question dans le film (même si on peut espérer que la réalisation n'y est pas favorable).


    ** Un film assez médiocre
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • The suicide squad

    CW : Sanglant, morts à l'écran, nudité masculine frontale

    Il y a quelques années la suite des films ratés de DC fut particulièrement impressionnante puisque Suicide Squad était sorti. Son seul point positif fut de nous offrir une Harley Quinn jouée par Margot Robbie. Mais le reste ne fut qu'absence d'âme à cause de choix imposés par un studio incapable. Depuis, DC a toujours du mal à s'imposer au cinéma mais quelques films sont passés au-dessus du lot, en particulier Birds of Prey injustement considéré comme un échec. DC a aussi réussi à débaucher James Gunn qui imposa un ton et des morts dans un nouveau Suicide Squad. Celle-ci, officiellement nommée Task Force X, est envoyée sur l'île de Corto Maltese pour détruire les recherches du projets Etoile de Mer. Mais rien ne se déroule comme prévu.

    SPOILERS

    Ce film est un peu ce que le premier aurait dû être, bien que David Ayer semblât souhaiter quelque chose d'horrifique. La Suicide Squad est immédiatement montrée pour ce qu'elle est : un moyen d'utiliser les pires des pires dans des missions extrêmement dangereuses. Elle est commandée par une Amanda Waller qui n'hésite pas à user de menaces pour avoir ce qu'elle souhaite. Dès le début du film on observe l'équipe de Waller faire des paris sur les membres qui vont mourir tandis que la mission débute par un véritable carnage.

    Ce film réussit aussi à introduire des personnages secondaires de l'univers DC méconnus en leur donnant le temps de se présenter. Harley Quinn en souffre, en tant que personnage, mais cela permet de faire apprécier les autres membres de l'équipe. Rat Catcher et Polkadotman en profitent fortement. La réalisation réussit à nous offrir des moments de complicités entre les membres de l'équipe sans oublier les scènes d'actions. Ce qui crée un bon rythme au sein du film et de pouvoir parfaitement comprendre les actions des différents personnages.


    ** 
    *** 
    **** Le studio chargé d'adapter les DC aurait-il compris qu'il faut laisser la réalisation effectuer son travail ? Enfin ?
    *****

    Image : Site officiel

  • Kaamelott premier volet

    Dix ans ont passé. Arthur Pendragon est exilé, perdu, mais recherché par tous les chasseurs de prime du monde européen. Le royaume de Logres est gouverné par Lancelot. Ce dernier utilise les saxons afin de taxer, pourchasser et tyranniser l'ensemble du royaume. Il ne veut qu'une chose : détruire ce qu'Arthur avait construit. Même si dix ans ont passé. Les vertus et l'idéologie arthurienne ont tout de même réussi à rester en vie. Quelques groupes essaient de résister à Lancelot. Mais cette résistance n'est qu'une flammèche attendant le retour d'Arthur pour s'embraser.

    SPOILERS

    Il y a longtemps que ce film est annoncé avant de pouvoir, finalement, être produit et distribué. On peut se demander si le film est à la hauteur de ce qui était annoncé. Personnellement, je l'ai trouvé bien trop rapide. Certes, les flashbacks permettent de ralentir un peu le film tout en donnant, tardivement, quelques informations qui permettent de comprendre Arthur. Mais, en dehors de cela, Arthur voyage au sein du royaume de Logres comme si la téléportation existait. Il passe du continent à l'île puis le rocher avec l'épée, le royaume de son beau-père et Kaamelott sans jamais réellement voyager. Le régime de Lancelot tombe tout aussi rapidement. Sur ce point, mes attentes sont déçues.

    Un autre problème concerne les sous-entendus. La réalisation nous plonge dans un monde ayant dix ans de plus avec très peu d'informations sur le fonctionnement de celui-ci. On sait que Lancelot a gardé un gouvernement, mais on ne sait pas comment il gouverne, comment il est devenu ainsi. On ne sait pas non plus pourquoi l'épée d'Arthur s'est modifiée lorsqu'il la reprend. Pire encore, on ne sait pas pourquoi les saxons décident d'entrer au sein du royaume de Logres et de suivre la quête du Graal alors que le film les montre, dès le début, comme des mercenaires qui ne veulent que de l'or, ou des terres. À mon avis, le film aurait gagné à ralentir les événements, à permettre à Arthur, et donc aux personnages mais aussi à nous, de visiter le royaume et d'observer comment Lancelot gouverne. Cela aurait permis de reconstituer, petit à petit, l'envie de se battre d'Arthur et son souhait de créer une nouvelle table-ronde.


    ** 
    *** 
    **** Un peu décevant mais pas mauvais
    *****

    Image : IMDB

  • Jungle Cruise

    La forêt amazonienne, 1916, un homme donne une conférence pour une société savante locale. Il souhaite avoir accès aux archives de cette société afin de vérifier la véracité d'une vieille légende. Une légende qui avait poussé les conquistadors à explorer la jungle afin de trouver un arbre dont les fleurs permettraient de guérir de tous les maux. Mais personne ne croit en cette légende. D'autant que cet homme, donne cette conférence au nom de sa sœur, la véritable scientifique, Lily Houghton. Malgré son échec, elle croit en la légende et va tout tenter pour découvrir cette fleur et, si possible, offrir ses remèdes au monde.

    SPOILERS

    Bon, j'avais besoin d'un film sympathique sans être très ambitieux. Simplement un petit voyage avec quelques belles images. Ce film donne exactement cela. Bien entendu, on peut critiquer des points. L'antagoniste est une caricature d'allemand aristocrate. Frank est une caricature de l'homme viril. L'intrigue est simpliste et certains effets sont visibles des scènes à l'avance. Mais on peut apprécier que le film essaie de jouer sur des clichés pour les retourner. Il ne le fait pas systématiquement mais de temps en temps.

    On pourrait reprocher à ce film d'être très proches d'autres films d'aventures familiaux, en particulier les Pirates des caraïbes. Dans les deux cas, nous avons une légende ainsi qu'une malédiction. La malédiction ne peut être levée qu'après avoir suivi un voyage et résolu une énigme. Mais, honnêtement, est-ce qu'on en demande plus ? C'est un bon divertissement qui n'invente rien et effectue son travail. Il ne faut pas en demander plus.

    *
    ** 
    *** Un divertissement, rien de plus et rien de moins
    **** 
    *****

    Image : IMDB