• Most Wanted par Rae Carson

    Titre : Most Wanted
    Auteur : Rae Carson
    Éditeur : Penguin 25 mai 2018
    Pages : 352

    Han est un jeune homme qui n'agit que par instinct. Il vit au sein des égout de la planète Corellia, une planète chargée de construire les vaisseaux de l'Empire. Il n'est ni riche ni puissant. Il est l'un des nombreux membres d'un gang local contrôlé par une alien. Son but est de réussir à monter dans les rangs afin de gagner un peu plus de ressources et de réussir à se rapprocher de son but : posséder un vaisseau spatial. Mais il est contesté par des concurrent-e-s, dont Qi'Ra. Une mission commune tourne mal. Ce qui force les Qi'Ra et Han à collaborer afin d'éviter de mourir, forgeant peut-être une amitié durable.

    SPOILERS

    Ce petit roman se déroule avant le film Solo. Il devait l'accompagner afin de mieux comprendre les personnages, leur environnement et leurs actions. En particulier, il permet d'expliquer les identités de Han et de Qi'Ra. Cette dernière planifie tout. Elle veut devenir une femme capable d'être en sécurité et de créer les conditions de changements importants, plutôt en sa faveurs. Han est montré comme un idéaliste qui essaie de croire en tout le monde mais qui ne veut que la liberté de voyager comme il le souhaite. Il agit impulsivement mais sa chance lui permet de toujours réussir. Ces deux personnes vivent au sein du monde criminel le plus pauvre de la planète et doivent survivre face à des personnes bien plus puissantes.

    Malheureusement, le roman est très simpliste. Il parle de deux gangs que j'aurais aimé mieux connaitre mais dont les idéaux sont caricaturaux. L'un est un gang de pirates en faveurs de l'humanité. Le second est une tentative de libérer les droïdes. Bien que je sois heureux que l'on prenne le temps de parler de l'état juridique des droïdes dans l'univers star wars, la question n'est pas réellement mise en avant. L'auteur essaie uniquement de créer une course poursuite entre plusieurs groupes dont les noms ne sont que des décors. Au lieu d'ajouter de la complexité ce roman ne crée qu'une scène en carton-pâte.

    *
    ** Inintéressant
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • La mécanique de l'arbitraire. Internements administratifs en Suisse 1930-1981. Rapport final. Volume 10 B par Urs Germann et Lorraine Odier

    Titre : La mécanique de l'arbitraire. Internements administratifs en Suisse 1930-1981. Rapport final. Volume 10 B
    Auteur-e-s : CIE Internement administratif, Urs Germann et Lorraine Odier
    Éditeur : Alphil 2019
    Pages : 392

    TW : mention d'abus physiques, mentions d'abus sexuels, racisme

    La CIE Internement Administratif a travaillé pendant plusieurs années sur mandat de la Confédération. Lors de l'année 2019, elle a publié les différents rapports concernant le fonctionnement de l'internement administratif jusqu'en 1981. Certains sont des portraits des personnes concernées. Ce volume et le 10ème, et dernier, en version intégralement traduite en français (version B). Le livre est constitué de trois parties.

    La première partie est la plus importante du rapport. Elle synthétise tous les travaux de la CIE. Le but de cette partie est donc d'offrir une vision complète des travaux de la Commission sans utiliser un vocabulaire spécialisé et avec un appareil critique peu important. La plupart des chapitres renvoient aux autres volumes de la CIE, bien plus précis. Cependant, les 6 chapitres permettent de comprendre pourquoi l'internement administratif est utilisé, comment il est utilisé et combien de personnes sont concernées. Le récit suit la structure d'un cas tout en donnant des exemples précis. De plus, les auteur-e-s ajoutent des sources commentées entre les chapitres.

    La seconde partie est rédigée par des personnes concernées. La CIE a demandé à plusieurs de ces personnes d'exprimer leurs attentes ou leurs besoins face à l'état ou face à la CIE elle-même. Tous les textes marquent l'importance de la souffrance et l'impact d'un internement sur la vie des concerné-e-s. Ce qui frappe est l'importance de l'écoute sans jugement, de la connaissance des raisons pour un internement et du respect demandé. Les textes montrent aussi méfiance et cynisme face aux actions de la confédération, considérées soient comme trop modestes soit manipulées pour éviter des coûts trop importants.

    La dernière partie concerne des propositions d'action de la part de la CIE. Celles-ci impliquent toujours d'intégrer les personnes concernées dans les décisions. Elles dépendent aussi d'un changement législatif. Plusieurs des mesures proposées sont de nature financière, comme une rente à vie ou encore un abonnement CFF à vie afin de permettre les voyages. La CIE propose aussi la constitution d'un organisme spécialisé qui permette de soutenir les personnes concernées, de soutenir la recherche et la création d'archives mais aussi de permettre l'enseignement de cette période au sein des écoles. Le but de ces mesures est de permettre un accès à la dignité économique mais aussi civique.

    Ce 10ème rapport marque la fin des productions de la CIE Internement Administratif. À ma connaissance, aucune des propositions n'a été suivies d'effets malgré les besoins importants de personnes concernées. De plus, et comme le dit le rapport, il reste encore de nombreux points à explorer et comprendre. Le rapport mentionne le PNR 76 qui devrait offrir de nouvelles informations sur cette part de l'histoire helvétique.

    Image : Éditeur

  • Queen's peril par E. K. Johnston

    Titre : Queen's peril
    Autrice : E. K. Johnston
    Éditeur : Disney 2 juin 2020
    Pages : 352

    Naboo a une nouvelle reine. Celle-ci compte bien changer le fonctionnement de sa planète pour permettre à son peuple une vie meilleure et continuer à créer la paix dans le secteur local. Pour l'aider, elle peut compter sur le capitaine de la garde qui a choisi un groupe de jeunes femmes entrainées à la protéger mais aussi à lui enseigner ce qu'elle ne connait pas. Ce petit groupe a comme but de devenir une force presque impossible à stopper. La reine aura besoin d'elles à ses côtés alors que Naboo doit combattre la Fédération du Commerce qui l'a envahie.

    SPOILERS

    Ceci n'est pas le premier livre sur Padmé. Le premier que j'ai lu était assez intéressant car il permettait de mieux comprendre le passage de reine à sénatrice. Ce livre se concentre sur les premières semaines de règne pour se terminer lors de la fin de la bataille de Naboo, soit les événements du premier film. J'ai apprécié que ce livre permette de mieux comprendre comment les femmes qui aident et protègent Padmé ont été choisies. On comprend mieux leurs origines mais aussi l'amitié qui les relie. C'est aussi la première fois, à ma connaissance, que l'on parle des règles dans l'univers star wars (un site considère même que cela explique la mort de Padmé).

    Malheureusement, le livre devient trop lié au premier film dès la moitié de la lecture. L'autrice se contente de noter les grands événements mais ne parle presque de rien. On se contente de suivre la reine entre deux scènes alors qu'elle commente ce qui s'est déroulé dans le film. Il aurait été plus intéressant de ne pas intégrer la période du premier film et de se concentrer sur les problèmes que connait Naboo et le complot de Sidious ainsi que de la Fédération du commerce.

    *
    **
    *** Intéressant pour les personnes qui souhaitent mieux connaitre la période royale de Padmé. Dispensable pour les autres.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Ms. Marvel 2 Stormranger par Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms. Marvel 2 Stormranger
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 14 avril 2020
    Pages : 136

    Ce volume 2 contient The Magnificent Ms. Marvel 7-12. Kamala Khan est revenue de son aventure dans l'espace. Mais elle revient avec deux gros changements. Premièrement, elle possède un nouveau costume basé sur la technologie Kree. En second lieu, ses parents ne se souviennent pas de son identité de Ms. Marvel. Elle apprend aussi que son père est gravement malade. Il n'existe pas de médecins capables de le soigner, du moins pas de médecins normaux. Alors qu'elle essaie de trouver une solution pour aider son père et sa mère Kamala devra décider si elle prend d'abord soin de sa famille ou des autres.

    SPOILERS

    Le premier volume sous Saladin Ahmed créait un nouveau costume. On ne savait rien sur ce costume en dehors d'une origine lointaine. Ce second volume permet de mieux comprendre sa provenance mais aussi ses effets. Il est un bon moyen, pour Kamala, de se protéger car il amplifie ses pouvoirs. Cependant, on apprend au fil des épisodes que le costume a aussi un effet sur Kamala. Il suit des ordres d'un autre état qui ne prend pas de prisonniers. Bien que je sois content que ce costume ne soit pas au centre de la vie de Kamala, je préfère l'ancien, j'aurais préféré que cette menace soit construite sur un temps plus long. En l’occurrence, la résolution est très rapide.

    Le second aspect de ce volume concerne Kamala, sa famille et ses ami-e-s. Durant les premiers épisodes elle tente de se détendre en allant en dehors de la ville. Lors de la seconde partie elle est à l'hôpital et doit choisir entre combattre un criminel et attendre des nouvelles de son père. L'auteur montre que la double vie de Kamala a des effets sur sa vie amicale, familiale et scolaire. Elle ne peut pas forcément être présente pour aider son père. Elle risque de mêler ses ami-e-s a des dangers qu'elle n'a pas prévu. Elle perd aussi pied à l'école car elle est trop occupée à prendre soin de la ville. Je dois ajouter que je suis déçu que l'une des amies de Kamala, Mike Miller, ne soit plus présente.

    *
    **
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    **** Un second volume qui reste fidèle au personnage et à ses problèmes.
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  • Enjeux de la formation professionnelle en Suisse Le « modèle » suisse sous la loupe sous la direction de Lorenzo Bonoli, Jean-Louis Berger et Nadia Lamamra

    Titre : Enjeux de la formation professionnelle en Suisse Le « modèle » suisse sous la loupe
    Direction : Lorenzo Bonoli, Jean-Louis Berger et Nadia Lamamra
    Éditeur : Seismo 2018
    Pages : 376

    Il est difficile de passer à côté du modèle suisse de la formation professionnelle. Comme les pages d'introduction et d'avant-propos de ce livre l'explique, le modèle est célébré aussi bien en Suisse qu'à l'étranger avec, souvent le souhait de le faire perdurer voire de l'exporter. Il serait la raison du faible taux de chômage des jeunes et de la réussite de l'entrée dans le monde du travail de apprenti-e-s. Ce modèle implique des cours en école, une formation en entreprise et une formation interentreprises durant l'année et les semaines. Cette triple formation impliquerait à la fois une formation théorique solide et une formation pratique concrète. Cependant, on peut se demander si ce modèle est aussi simple et bon qu'on le dit. Cet ouvrage, disponible en PDF chez l'éditeur, essaie d'analyser ce modèle en trois parties : histoire, sociologie et pédagogie.

    La première partie est donc historique. Les quatre contributions permettent de comprendre de quelle manière la formation professionnelle a été pensée et réformée du XIXème siècle jusqu'à nos jours. Les différents articles montrent la difficulté de relier les cantons, la confédération et les entreprises au sein du même système. Ainsi, la confédération doit faire attention aux volontés fédéralistes tout en garantissant un système cohérent. Les cantons ont le contrôle de la pratique et doivent payer les coûts de la formation. Les entreprises, elles, souhaitent former des employé-e-s tout en souhaitant un minimum de productivité. Relier ces différents acteurs institutionnels est difficile et le fonctionnement de la formation professionnelle dépend des lobbys mais aussi des demandes de ces groupes.

    La seconde partie est constituée de 5 chapitres. Ceux-ci permettent de mieux comprendre qui suit une formation professionnelle mais aussi quelles sont les difficultés de l'entrée sur le marché du travail. Ainsi, les parcours interrompus ou de transition sont de plus en plus nombreux mettant en cause le modèle d'un passage immédiat de l'école à l'apprentissage puis au monde du travail salarié. De plus, le monde de l'apprentissage n'est pas sans discrimination. Un article examine précisément le public des AFP, qui durent deux ans. Celui-ci est constitué prioritairement de personnes d'origines étrangères ou de populations scolairement faibles. Bien que l'AFP puisse être un moyen de suivre un CFC, les populations restent très homogènes. On observe donc que le modèle suisse est très sélectif et permet difficilement un mélange de classes sociales, de genre et d'origines.

    La dernière partie est constituée de 4 contributions. Les différents articles se concentrent sur l'aspect pédagogiques de la formation professionnelle. En particulier, la partie se concentre sur les défis posés par un système dual, en entreprise et en école. Cette double formation durant la semaine implique des difficultés de communications entre les personnes qui forment les apprenti-e-s. Les articles notent aussi la difficulté de relier l'aspect théorique, scolaire, à la pratique en entreprise. De plus, une contribution permet d'examiner comment sont formées les personnes qui forment les apprenti-e-s. Souvent, c'est une seconde carrière qui se déroule en emploi. La formation pédagogique a lieu après l'entrée dans le monde de l'enseignement et permet de fournir des connaissances pédagogiques et didactiques tandis que les enseignant-e-s sont considéré-e-s comme des expert-e-s de leur domaine.

    La direction de cet ouvrage déplore le manque de recherches sur la formation professionnelle. Ce livre doit permettre de relier différentes disciplines autours de ce thème. Il ressort des contributions que le modèle suisse est bien plus compliqué qu'on ne le croit. Remettre au centre cette complexité permet de mettre en avant les problèmes et défis que connait la formation professionnelle afin de permettre des réformes à la fois nécessaires et pragmatiques.

    Image : Éditeur

  • La bonne épouse

    Paulette Van der Beck est la directrice d'une école ménagère en 1967. Elle tient cette école avec l'aide de son maris, Robert, de sa belle-sœur, Gilberte ainsi que de la sœur Marie-Thérèse. Son but, en tant que directrice, est d'inculquer aux jeunes femmes qui viennent dans son établissement non seulement la bonne tenue mais la connaissance du ménage, de la cuisine et des relations avec le futur mari. Mais deux choses vont créer des problèmes pour le fonctionnement de l'école. Premièrement, l'époque n'est plus à la bonne épouse mais à la libération des femmes. Paulette, malgré ses résistances, va devoir faire avec ce changement. De plus, Robert meurt laissant l'école en danger financier. Pour Paulette il faut sauver l'école, préparer ses élèves et comprendre comment devenir une femme libre alors que jamais elle n'a conduit ni tenu la comptabilité.

    SPOILERS

    Ce film essaie de parler d'une époque. Une époque de transition entre une vision traditionnelle du monde et une vision plus proche de la nôtre. L'école ménagère du film a pour mission de créer des bonnes épouses capables de gérer le ménage et la cuisine mais aussi de soutenir le mari sans jamais le remettre en question. Tout est fait pour inculquer une place inférieure aux jeunes femmes du film. Mais, à la même époque, des mouvements mettent en question cette tradition. Les jeunes femmes du film sont les premières concernées puisqu'elle apprennent l'existence de la pilule mais aussi de la possibilité de ne pas se marier.

    Ce film, surtout à la fin, est engagé. En montrant l'inadéquation entre la tradition et la réalité la réalisation montre la nécessité d'un autre modèle. Robert y est le prototype de l'homme âgé dont tout le monde s'occupe mais qui ne fait rien. Tandis qu'André est le prototype de l'homme qui ne souhaite pas une femme de ménage mais une égale avec qui il partage les tâches ménagères. Ces deux types d'homme ne s'offrent pas. Ils sont réclamés par les femmes du film qui commencent à refuser leur rôle traditionnel. Ce refus est mis en scène à la fin du film lors d'une chanson qui fait écho au début du film. Le rôle traditionnel est soudain refusé et renversé dans une atmosphère de fête et de révolution.

    *
    **
    ***
    **** Plutôt drôle et assez sympathique.
    *****

  • Bloodshot

    Ray Garrison est un soldat. Un très bon soldat qui réussit toutes ses missions malgré les dangers encourus. Alors qu'il se repose en Italie après une mission il est enlevé par un groupe terroriste. Sa femme est aussi la victime de ce groupe. Ray Garrison meurt d'une balle dans la tête, pour se réveiller dans les locaux du Rising Spirit. LE RST est une entreprise qui prépare et vend de la technologie militaire. Ray Garrison devient le premier soldat d'un projet basé sur les nanites. Mais avant de pouvoir continuer sa mission il doit retrouver les terroristes et se venger de ce qu'ils lui ont fait subir. Cependant, une surprise l'attend qui remet en question sa vision de la réalité.

    SPOILERS

    Bloodshot fait partie de l'univers Valiant. Un univers de comics dans lequel Bloodshot est une machine contrôlée par une entreprise privée afin de combattre les psiotiques et d'en prendre le contrôle. Ce film devait créer le début d'une nouvelle franchise basée sur cet univers. Je ne sais pas si celle-ci aura réellement lieu. Le film a la malchance d'être sorti lors de la fermeture des cinémas, d'être vendu en dvd presque immédiatement et d'avoir de mauvaises critiques.

    Il faut avouer que Bloodshot reste un film d'action basique. Certes, les scènes d'actions sont intéressantes mais elles ne créent rien de nouveau. On peut même avoir l'impression d'un déjà-vu assez important. Les personnages ne sont pas très intéressants. Ray est un soldat dont nous ne savons rien mis à part qu'il est amoureux. Ses deux collègues masculins sont des soldats ennemis de base. Le vilain est... un scientifique fou et capitaliste. En ce qui concerne les deux personnages féminins ce n'est pas mieux. Il est difficile de pardonner au film d'utiliser la femme de Ray uniquement pour la tuer afin de créer un but au personnage principal. La seconde sert uniquement de réservoir affectif à Ray. Bref, des personnages non seulement peu écrits mais aussi très clichés dans un film qui n'apporte que peu de choses mis à part quelques explosions et effets d'images.

    *
    ** Un film peu utile
    ***
    ****
    *****

  • Master and Apprentice par Claudia Gray

    Titre : Master and Apprentice
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Penguin 24 septembre 2019
    Pages : 352

    Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi nous sont le premier exemple de relation officielle entre un maitre et un apprenti dans les films star Wars. Car c'est la première relation qui a lieu lors de l'existence de l'ordre des Jedis. Ce roman s'intéresse aux débuts de leur relations. Entre un apprenti qui suit les procédures à la lettre et un maitre qui préfère accepter de les utiliser si elles sont utiles la compréhension est difficile. Elle devient presque impossible lorsque Qui Gon Jin est invité à entrer au sein du Conseil des Jedis : l'honneur le plus élevé possible. Mais avant de décider, il prend une dernière mission sur une lointaine planète contrôlée par une monarchie et une entreprise esclavagiste. Dernièrement, des attentats ont eu lieu et le régent local, un Jedi peu conventionnel, a demandé l'aide de Qui Gon Jin.

    SPOILERS

    Ce roman est d'abord une origin story. Il met d'abord en place le lien entre Qui Gon Jin, Dooku et les prophéties. Celles-ci sont décrites comme des textes provenant d'une antiquité Jedi, des fragments de l'avenir vus par des mystiques à l'aide de la force. Alors que les Jedis rejettent ces prophéties par crainte de tomber dans le côté sombre de la force d'autres, peu nombreux, considèrent que ces prophéties sont soit déjà passées soit des moyens de comprendre l'époque durant laquelle elles ont été écrites. Mais, petit à petit, le roman permet de montrer Qui Gon Jin commencer à croire que ces prophéties sont non seulement à comprendre de manière littérale mais qu'elles parlent aussi du présent ou du futur proche.

    La seconde origine concerne la relation entre Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi. Celle-ci est difficile et l'autrice se concentre sur les nombreuses incompréhensions entre les deux personnages. Au lieu de s'attaquer à un seul d'entre eux, elle montre que les deux essaient de faire mieux mais ne réussissent pas à se comprendre. Qui Gon Jin pense échouer en tant que maitre tandis que Obi-Wan Kenobi pense échouer en tant qu'apprenti. Plus important encore, le fait que Qui Gon Jin soit invité au sein du Conseil des Jedis et qu'il donne une importance de plus en plus grande aux prophéties le met en décalage avec un Obi-Wan Kenobi qui suit les règles et récuse l'intérêt des prophéties. Ce n'est qu'en comparaison avec un autre Jedi et le passé de Qui Gon Jin que les deux héros comprennent comment créer une relation qui fonctionne et qui leur permet de s'enrichir mutuellement. Ainsi, une grande partie du livre m'est inconfortable car je ne reconnaissais pas les personnages que j'avais vu à l'écran. Ce n'est que vers la fin que j'ai retrouvé ceux-ci.

    *
    **
    *** Si vous aimez Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi vous serez sûrement un peu surpris par leur écriture. L'intrigue n'est pas inintéressante mais un peu simpliste car elle sert surtout de toile de fond. D'autant que, malheureusement, elle n'a pas un impact important sur l'univers de Star Wars
    ****
    *****

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  • Onward / En avant

    Le monde n'est plus ce qu'il était. Durant le passé, le monde était envahi par le fantastique, les quêtes d'aventures et la magie, une force difficile à maitriser pour un petit nombre de personnes élues. Mais la science arriva et offrit la possibilité pour tout le monde d'user d'une nouvelle forme de magie. Depuis, le monde a avancé. Oubliant la magie et remplaçant cette dernière par la modernité technologique. Le passé est presque oublié face à la science et à la modernité. Deux frères vivent au sein de cet univers. Les deux frères souhaitent tout autant l'un que l'autre revoir leur père, mort il y a près de 16 ans. L'unique manière de le faire revenir pour un temps limité et de retrouver la magie, si elle existe encore.

    SPOILERS

    La première chose que j'ai ressentie dans ce film est l'importance du passé face au modernisme présent. Le passé est mis en avant par le personnage de Barley, un jeune homme qui vit dans ce passé et qui essaie de protéger les rares reliques qui existent encore. Face à ce passé quasiment mythologique, existe une modernité qui semble vouloir remplacer la nature réelle des personnages en leur offrant une simplicité de vie. Ainsi, les fées ne savent plus voler, les centaures ne savent plus courir, etc. Le film semble vouloir faire du passé une forme d'âge d'or oublié qu'il serait bon de ramener au sein de la modernité. Si j'ai bien compris ceci, je trouve le message peu intéressant. Bien que le passé soit utile pour comprendre le monde actuel il ne faut pas en faire un âge d'or qu'il serait nécessaire de retrouver dans un présent désenchanté.

    Le film met en avant deux personnages masculins. Il y a deux autres personnages féminins importants mais elles sont surtout présentes pour sauver les deux frères et les soutenir : la Manticore et la mère des frères du nom de Laurel. La quête des frères n'est qu'un moyen de parler de leur relation. Le film met en scène une difficulté de se comprendre. L'un semble n'avoir peur de rien tandis que l'autre doute de tout et essaie d'atteindre ce qu'on lui dit de son père. Cependant, le film montre aussi une relation fraternelle très positive. Le grand frère agit toujours afin d'aider son petit frère à avoir confiance en lui-même. Tandis qu'il est dépeint comme un perdant, il est en fait un soutien indéfectible. Cette relation prend de l'importance lors de la quête lorsque les deux frères se confient l'un à l'autre et essaient d'utiliser leurs différences afin de revoir leur père. Peut-on dire que ce film dépeint le fonctionnement d'une masculinité positive ? Je ne sais pas. Mais même si je déplore le manque de personnages féminins ayant leur propre chemin, j'ai apprécié la manière dont les deux frères acceptent de parler de leurs émotions mutuelles et de leurs craintes.

    Image : IMDB

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  • Richard Jewell

    TW : attentat, harcèlement policier, harcèlement médiatique

    Richard Jewell a toujours rêvé d'entrer dans la police. Mais son rêve est mis à mal par un comportement particulier qui implique un nombre de plaintes importantes contre lui. À la suite de la fin de son emploi d'agent de police puis de vigile au sein d'une université il entre dans l'équipe de sécurité des Jeux Olympiques d'Atlanta. Lors de son travail, il découvre un sac abandonné qui se révèle être une bombe. Alors qu'il devient officiellement un héros, le monde médiatique et policier se retourne contre lui en le dépeignant comme le poseur de bombe. Son but serait d'être héroïsé afin de retourner au sein de la police. Durant les mois que dureront l'enquête, il devra apprendre à se battre contre la police afin de pouvoir être innocenté.

    SPOILERS

    Richard Jewell fait partie de ces héros du quotidien que Clint Eastwood aime bien dépeindre dans ses films. Comme dans d'autres productions, Jewell ne veut que le bien de tout le monde et agit au mieux selon ses valeurs mais il est mis en face d'un appareil d'état qui souhaite le détruire et en faire un coupable idéal. Sans vouloir faire une analyse du cas réel, plus compliqué que le film ne le montre, on observe de nombreuses tactiques policières d'intimidation et de manipulation afin de forcer Jewell à accepter une culpabilité. Ceci dès le début de l'enquête lorsque le FBI tente de lui faire signer une renonciation de ses droits et de filmer des aveux sans l'avoir officiellement mis en cause. Il est donc difficile de voir le travail policier de manière positive via ce film. Mais il faut probablement prendre en compte les positions politiques du directeur pour comprendre ceci. En effet, Eastwood est un libertarien. Il se méfie donc fortement de l'état fédéral et des gouvernements privilégiant l'individualisme.

    Il y a un aspect du film qui m'a particulièrement dérangé, et selon mes rapides recherches sur internet je ne suis pas le seul, qui concerne la manière dont la journaliste Kathy Scruggs est présentée. Elle est montrée comme extrêmement arrogante. Une journaliste qui s'intéresse d'abord aux drames afin de vendre son journal et, potentiellement, d'entrer au sein de la télévision. Pour cela, elle ne croise pas les sources et se contente des propos des policiers (ce n'est qu'après un esclandre de l'avocat de Jewell qu'elle enquête réellement). Pire encore, le film la montre échangeant du sexe contre des informations confidentielles. En dehors de l'existence réelle de cette journaliste, les proches peuvent être heurtés, on peut poser la question de l'opportunité de la présenter ainsi. On entre dans l'idée que les femmes ambitieuses sont forcément amorales, usant de leurs charmes pour gagner au lieu d'utiliser leurs capacités intellectuelles.

    *
    **
    *** Un biopic intéressant par sa manière de présenter le danger que les personnes innocentes vivent face à la police et aux médias mais qui reste trop simpliste
    ****
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    Image : IMDB

    Site officiel

  • Nations et nationalisme depuis 1870. Programme, mythe, réalité par Eric Hobsbawm

    Titre : Nations et nationalisme depuis 1870. Programme, mythe, réalité
    Auteur : Eric Hobsbawm
    Éditeur : Gallimard 24 janvier 2001 (1992)
    Pages : 384

    Je doute avoir besoin de présenter Eric Hobsbawm. Il est connu pour ses travaux sur les révoltes mais aussi pour son triptyque sur le XIXème siècle suivi par son histoire du court vingtième siècle. Il est aussi connu pour ses positions politiques dont il use dans ses travaux. Ce livre est un agrégat de conférences données dans le cadre d'un événement précis. Hosbawm les a réécrites et ajoutées une introduction et un dernier chapitre conclusif qui lui permet de faire le lien avec les événements les plus récents lors de la première édition du livre en 1990. Le livre est donc constitué de 6 chapitres qui permettent à l'auteur d'expliquer, à l'aide de l'histoire, ce qu'est la nation et le nationalisme.

    Les différentes conférences essaient de nous expliquer ce qu'est la nation et le nationalisme et leur construction. Il est donc assez logique de débuter durant le XIXème siècle lorsque celle-ci ont été conçues comme entités historiques. Hobsbawm considère que les nations ne sont pas formées par le peuple mais par des élites qui essaient d'imposer une histoire commune et une culture commune. La culture est portée, en particulier, par la langue qui est (re)construite et défendue face aux autres langues du pays.

    De plus, il explicite le projet nationaliste. Selon l'auteur, le but n'est pas de créer une multitude de petites nations mais un petit nombre de grandes nations avant de créer un gouvernement mondial. Personnellement, je ne sais pas si je suis en accord avec l'auteur concernant ce point. Mais ceci lui permet d'expliquer pourquoi les petits groupes linguistiques ne sont pas immédiatement pensés comme des nations en droit d'avoir leur propre état souverain. Même la doctrine Wilson souhaite d'abord relier les grands ensembles linguistiques et non créer des petites nations linguistiques. Ce changement serait plus récent.

    Hobsbawm explicite aussi l'échec de l'internationalisme de gauche. Celui-ci devait créer un lien transnational entre membres d'une même classe : les ouvriers. Mais ce lien fut détruit lors de la Première guerre mondiale alors que les ouvriers acceptèrent de se battre contre d'autres ouvriers lors de la guerre. Hobsbawm explique ceci par l'absence, pour les ouvriers, d'un différentialisme entre l'identité nationale et l'identité de classe.

    Je ne suis pas tout à fait certain d'avoir compris la pensée d'Hobsbawm au sein de ce livre. Je ne pense pas non plus être d'accord avec lui. Bien que je ne pense pas qu'Hobsbawm essaie de défendre la fin des nations il souhaite cette fin qu'il considère, si j'ai bien compris, être un changement quasiment naturel puisque des états multinationaux et multiethniques sont de plus en plus nombreux. Ses propos permettent aussi de questionner l'impression de la naturalité des langues, ethnies et nations qui sont construites au fil du XIXème et du XXème siècle. Mais peut-on pour autant penser que le nationalisme arrive à sa fin ? J'ai des doutes.

    Image : Éditeur

  • The interdependency 3. The last Emperox par John Scalzi

    Titre : The interdependency 3. The last Emperox
    Auteur : John Scalzi
    Éditeur : Tor 14 avril 2020
    Pages : 320

    L'empire des Wu va tomber. Le système économique et politique ne peut pas résister à la destruction des couloirs qui organisent les flux commerciaux entre les planètes de l'Empire. Grayland II a donné 6 mois au parlement pour trouver un plan capable de sauver le maximum de personnes. Mais le parlement ne trouve pas de consensus. L'unique planète capable d'abriter la vie est sous le contrôle de traitres. Et plusieurs complots de préparent pour assassiner l'Emperox. Ces complots se basent sur l'idée que l'économie, et donc la richesse des élites, doit être sauvegardée à tous prix et que seules les élites, qui se considèrent comme le cœur de l'Empire, peuvent être sauvées. Ce que personne ne sait c'est que Grayland connait ces complots et a des plans pour les gérer.

    SPOILERS

    J'apprécie quand les séries ont une durée de vie précise. L'auteur avait annoncé trois livres, nous avons trois livres. L'auteur annonçait la fin d'un Empire, nous avons la fin d'un Empire. Pour décrire cette fin, Scalzi continue avec ses personnages hauts en couleurs et surtout examine leur capacité à gérer la fin d'un monde. Il en fait une présentation pessimiste des personnes en position de pouvoir. Seules quelques minorités sont en faveurs de sauver le plus grand nombre, les autres veulent préserver leurs richesses puis leurs vies. Encore une fois, que Scalzi décrive une crise inévitable mais niée avant que les préparations nécessaires ne soient pas acceptées car elles risquent de mettre à mal le fonctionnement politique et économique n'est probablement pas un hasard. D'autres que moi ont fait le lien avec la crise climatique et le manque flagrant de courage politique de nos élites.

    Bien que j'apprécie qu'une série s'arrête après un nombre annoncé de livre, ce type de choix risque de créer des problèmes. En particulier lorsque les différents tomes ne sont pas très volumineux (et j'en remercie Scalzi). On risque de nous donner une fin un peu trop rapide sans que les conséquences ne soient réellement décrites. La fin de ce troisième volume tombe, à mon avis, dans cet écueil. Vers le dernier tiers du livre, les machinations politiques s'arrêtent soudainement. Bien que l'on s'attende à quelque chose de précis, ce n'est que vers les dernières pages que Scalzi nous fait la révélation. Tout ceci m'a semblé très précipité et j'aurais apprécié un peu plus de pages pour le préparer. J'aurais aussi aimé avoir une fin un peu plus longue qui permette de mieux comprendre le nouvel état politique et économique de l'Empire. Mais, au moins, l'histoire se termine ici sans, pour autant, fermer la possibilité d'autres romans dans le même univers si l'auteur le souhaite.

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  • La cité dans le monde grec par Raoul Lonis

    Titre : La cité dans le monde grec
    Auteur : Raoul Lonis
    Éditeur : Armand Colin 20 janvier 2016
    Pages : 320

    Je ne connais pas grand-chose au monde grec antique. En dehors de l'école, j'ai suivi 6 mois d'histoire basique sur l'antiquité grecque mais rien de plus. Il y a donc un manque important dans ma culture antique et j'ai souhaité le combler en partie en m'intéressant aux institutions des Cités grâce à ce manuel de Raoul Lonis chez Armand Colin. Celui-ci est divisé en 4 parties et 13 chapitres.

    Après une introduction qui permet de conceptualiser le terme de Cité et d'expliquer son émergence la première partie se concentre sur les membres et les exclus de la Cité. L'auteur parle des citoyens, des femmes, des libres non-citoyens et des non-libres. Ces quatre chapitres permettent de comprendre quels sont les rôles des différentes personnes au sein des Cités. On observe que la citoyenneté implique des droits spécifiques et surtout la capacité d'en user. Mais la citoyenneté est définie différemment entre les différentes Cités. Certaines sont très restrictives tandis que d'autres sont plus ouvertes. Cependant, la capacité de se battre en hoplite est souvent mis en avant. Les femmes ne sont pas citoyennes mais elles ont une importance pour la vie de la Cité, en particulier la vie religieuse.

    La seconde partie s'intéresse à l'espace de la Cité. En premier lieu, l'auteur examine le fonctionnement de cet espace. Il décrit la Cité en elle-même, constituée de lieux symboliques pour la religion et le pouvoir civique. Il décrit aussi l'espace rural agricole qui permet de nourrir les habitant-e-s. Ensuite, il explique de quelle manière cet espace est défendu. Il explicite les tactiques militaires, tout en marquant certaines critiques envers leurs analyses actuelles. Enfin, il s'intéresse à l'économie. Outre les capacités agricoles, il examine l'importance du travail servile en particulier pour les métiers dangereux et difficiles, par exemple le travail dans les mines.

    La troisième partie concerne la communauté. L'auteur commence par décrire les différentes solutions de vie en communauté examinées par les auteurs grecs anciens ce qui lui permet de parler des différentes solutions politiques : démocratie, oligarchie et tyrannie. Cette partie donne aussi un grand nombre d'informations sur la vie au sein des Cités, religieuse et militaire. On comprend que les liens communautaires sont importants et que les rituels religieux et civiques permettent de créer ces liens. L'auteur prend aussi le temps d'examiner les problèmes d'inégalités socio-économiques et la manière dont les grecs anciens ont tenté d'y répondre. En dehors du cas de Sparte, dont on ne sait que peu de choses, il y a la possibilité de migrer pour fonder une colonie.

    Une dernière partie parle des relations entre l'autre, l'étranger, et les cités. Le premier chapitre examine de quelles manière les étrangers à la Cité sont accueillis. Malgré une méfiance importante, il existe une tradition d’hospitalité. Celle-ci a pu se concrétiser par la nomination de personnes spécifiques chargées d’accueillir les étrangers provenant d'une Cité précise, par exemple des spartiates à Athènes. L'auteur nous parle aussi du besoin de protéger les hérauts, les ambassadeurs et les pèlerins. Chaque catégorie implique une solution précise aussi bien religieuse que politique. Dans le dernier chapitre, l'auteur examine les solutions d'alliances ou de confédérations entre plusieurs Cités. Il explique le but de ces solutions mais aussi leurs limites. En particulier, les alliances sont examinées avec les problèmes posés par des Cités qui prennent l'ascendant sur les autres membres de l'alliance.

    Ce manuel est dense. Il implique aussi un nombre de connaissances minimum concernant la chronologie de la Grèce antique. Sans ces informations, il peut être difficile de comprendre certains changements et concepts mis en avant par l'auteur. Malgré ces limites, le livre est intéressant. Il s'intéresse à de nombreux sujets et tous les chapitres sont suivis d'une bibliographie thématique. J'ai aussi apprécié la présence de sources au sein même du texte. Le lexique, en fin d'ouvrage, est aussi très utile pour comprendre certains termes que l'on a rarement l'occasion de rencontrer lorsqu'on ne s'est pas trop intéressé à ce sujet. Je conseillerais donc de lire ce manuel après avoir une connaissance minimale de l'histoire grecque.

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  • Le Sorcelleur 1. Le dernier voeu par Andrzej Sapkowski

    Titre : Le Sorcelleur 1. Le dernier vœu
    Auteur : Andrzej Sapkowski
    Éditeur : Bragelonne 22 avril 2011
    Pages : 384

    J'ai découvert tardivement cet ouvrage. J'ai commencé par tenter la série, sortie récemment, que je n'ai pas aimé. J'ai continué avec les trois jeux, que j'ai apprécié. Je me demandais comment j'allais réagir face aux livres qui ont porté ces deux adaptations. J'ai commencé, assez naturellement, par le premier tome selon l'édition française (il y a apparemment un tome 0 sorti bien après). Le livre est constitué de plusieurs nouvelles reliées par une méta-nouvelle dont les chapitres, qui s’insèrent entre deux nouvelles, permettent de créer une intrigue générale ainsi qu'une chronologie plus précise. Le roman nous conte les aventures d'un Sorcelleur, un tueur de monstre professionnel, au sein d'un monde de type médiéval. Son nom est Geralt de Riv et malgré ses talents il se demande si son métier est encore adapté au monde actuel.

    SPOILERS

    Le livre commence par une scène de sexe très gênante... Mais je suis passé outre afin d'avoir un avis global sur ce premier tome. Je dois dire avoir apprécié la réécriture des contes. L'auteur les réimagine en se rapprochant de leur écriture originale ce qui crée un contraste agréable avec la réécriture de Disney. On retrouve, par exemple, La belle et la bête, la Belle au bois dormant sans oublier Cendrillon. De plus, l'auteur inscrit tout ceci dans un univers précis, mouvant, qui connait aussi bien les véritables monstres, dangereux, que les contes et légendes. Geralt de Riv navigue dans ses différences entre légendes et réalité tout en faisant attention à ne tuer que ce qui est réellement monstrueux. Il y a donc du potentiel en ce qui concerne l'univers, mais ce premier tome ne va pas très loin de ce point de vue.

    Malheureusement pour moi, je ne pense pas avoir réussi à m'intéresser suffisamment à cet univers pour avoir envie de passer au second tome. Les dialogues m'ont semblé poussifs et parfois inutilement grossiers. Bien que les scènes de combats et d'enquêtes puissent être intéressantes, elles ne sont pas assez réussies pour me donner envie d'en savoir plus. Je ne sais pas si cela provient de moi ou de la traduction mais ce roman me donne l'impression d'être très fainéant. Je pense que de nombreux éléments auraient mérités d'être décrits de manière plus précise. J'ai aussi beaucoup de mal avec les personnages féminins. Les quelques femmes que rencontre Geralt ne sont présentes que pour être observées, touchées ou pour le sexe, ce qui débute dès les premières pages. Rares sont celles qui se mettent même à parler ! De plus, j'avoue avoir du mal à apprécier des scènes durant lesquelles Geralt décrit les formes des femmes qu'il rencontre et dénude. Il est peu probable que je continue cette série de livres.

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    *** Je ne me suis pas assez intéressé à cet univers pour avoir réellement envie de continuer de le lire. J'ai aussi beaucoup de mal avec la manière dont l'auteur écrit les personnages féminins.
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