• Torchwood 16. First Born par James Goss

    Titre : Torchwood 16. First Born
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 21 juillet 2011
    Pages : 256

    Torchwood n'existe plus. Le gouvernement britannique a détruit l'institut et a tenté d'assassiner ses membres. Bien que la crise de 456 soit passée, Gwen Cooper et son mari sont toujours chassés par les services secrets. Le couple doit tout abandonner et fuir. Heureusement, Torchwood possédait un grand nombre de propriétés qui permettent de se cacher discrètement. Mais est-ce une bonne idée d'utiliser des cachettes de Torchwood quand on sait quel était le but de l’Institut ? D'autant que le couple a maintenant un bébé de 10 semaines à gérer.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule après la saison 3 et avant la saison 4. Il permet de faire le lien entre deux périodes creuses. Son but est de montrer comment le couple Rhys et Gwen réussit à s’échapper et à se cacher durablement. Mais il ne répond pas aux raisons derrière les nombreuses attaques subies. Il permet aussi de nous montrer que Gwen ne pourra jamais échapper à l'emprise de Torchwood. Elle est obligée d'utiliser les biens de Torchwood pour se cacher mais elle connait aussi bien trop de choses pour ne pas réagir automatiquement aux problèmes rencontrés par d'autres personnes. Il est dommage que l'intrigue soit si peu engageante car elle aurait pu être bien plus intéressante.

    Ce roman met en avant la parentalité. Gwen et Rhys se trouvent dans un village sans enfants réels. Les jeunes du village sont des constructions qui essaient d'imiter l'adolescence, mais n'y arrivent pas. Dans ce contexte de tristesse, le couple apporte le premier bébé depuis des décennies. L'auteur montre les envies que cela crée mais il parle aussi des nombreuses contraintes de la parentalité. C'est en particulier Gwen qui est mise en avant car elle doit non seulement subir les besoins corporels du bébé, Anwen, mais elle doit aussi subit les conseils donnés spontanément par des étrangers et étrangères. Les deux membres du couple sont aussi décrits comme épuisés par les besoins d'un bébé très jeune. Ce roman ne vend pas du rêve en ce qui concerne la perspective d'avoir un enfant, et c'est une bonne chose.


    ** 
    *** Les besoins et contraintes de jeunes parents me semblent bien écrits mais l'intrigue est peu intéressante
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • L'Homme-Bus. Une histoire des controverses psychiatriques (1960-1980) par Cristina Ferreira, Ludovic Maugué et Sandrine Maulini

    Titre : L'Homme-Bus. Une histoire des controverses psychiatriques (1960-1980)
    Auteur-e-s : Cristina Ferreira, Ludovic Maugué et Sandrine Maulini
    Éditeur : Georg 22 janvier 2021
    Pages : 304

    1986, après être devenu le héros d'un court-métrage Martial Richoz est interné de force à Cery, institut psychiatrique. Immédiatement, la presse s'empare du cas pour en faire une affaire et questionner le lien entre police et psychiatrie. L'internement de Martial Richoz est questionné, ce n'est pas un moyen de l'aider mais un moyen de garder la ville en ordre face à un homme fainéant, bizarre, un fou en somme. Autours de ce cas, les auteur-e-s de ce livre questionnent le fonctionnement de la psychiatre Suisse après la révision du Code civil, permettant des placements à des fins d'assistance (PLAFA). Illes questionnent aussi le militantisme antipsychiatrique et ses réseaux internationaux. Ce travail est construit en 3 parties et 9 chapitres.

    La première partie se constitue de trois chapitres. Elle permet aux auteur-e-s de placer le décor de leur recherche. Illes commencent par expliciter ce contre quoi les PLAFA seront conçus. Depuis le XIXème siècle il est possible d'interner, en prison, des personnes pour des questions de moralités et de pauvreté et de les astreindre au travail forcé dans un but considéré comme thérapeutique. Cependant, cette forme d'emprisonnement implique des possibilités d'abus et empêche la Suisse de signer la Convention européenne des droits de l'homme. Les PLAFA visent à réformer les internements afin d'en faire un outil spécifiquement thérapeutique et non policiers, au contraire des internements. Cependant, leur conception pose des problèmes étant donné que la décision est prise par une instance judiciaire avec possibilité de recours. Les médecins-thérapeutes y voient une atteinte à leur profession par des personnes n'ayant aucune connaissance de la science psychiatrique. Un dernier chapitre permet aussi de voir comment le droit peut être utilisé pour mettre en cause l'existence même de la psychiatrie et des asiles, par la présentation de l'exemple de l'Italie.

    La seconde partie se concentre sur l'affaire proprement dites. Les auteur-e-s débutent par la présentation de Martial Richoz et de ses activités. Ce n'est que lors du second chapitre que l'examen de l'affaire débute. Les auteur-e-s se concentrent d'abord sur les médias et leurs questionnements face au peu d'informations fournies par les autorités. Ces recherches par les journalistes ne sont pas forcément appréciées, ni par les autorités ni par le directeur de Cery. Ce dernier agira judiciairement contre un collègue et publiquement contre le directeur du musée de l'Art Brut de Lausanne. Ce dernier, en effet, critique l'internement de Martial Richoz qu'il considère être un moyen d'éviter les désordres d'une personne dont les travaux sont fondamentalement artistiques. Plusieurs de ses dessins et engins se trouvent dans les collections de l'Art Brut.

    Les auteur-e-s se concentrent dans la troisième partie sur l'antipsychiatrie. Dans le second chapitre, on trouve le collègue psychiatre attaqué en justice par le directeur de Cery. Bierens de Haan a travaillé à Genève. Il a tenté de réformer le fonctionnement de la psychiatrie mais cela a impliqué de se heurter au docteur Tissot, mis en cause dans plusieurs scandales dont la mort d'un interné et l'usage d'électrochoc sur une militante. Ses idées impliquent une remise en cause de la hiérarchie interne à un asile. Le directeur de Cery qui considère normal qu'il existe une hiérarchie et ne comprend pas pourquoi ses patients devraient pouvoir prendre des décisions se heurte frontalement à Bierens de Haan. Le premier chapitre de cette troisième partie permet de comprendre les réseaux internationaux de l'antipsychiatrie et le fonctionnement de Cery à cette époque. Les auteur-e-s se concentrent aussi sur le cas d'un infirmier qui souhaite des réformes, mais qui se heurte à un fonctionnement fortement hiérarchisé. Même la lecture des livres de la bibliothèque de Cery est soumise à un contrôle !

    La lecture de ce livre permet donc, à l'aide d'un cas spécifique, de comprendre le passage d'internements administratifs aux PLAFA et les problèmes que cela implique au sein de la société helvétique. Les milieux antipsychiatriques contestent de plus en plus le caractère scientifique et médicale de la psychiatrie, vue comme un milieu d'imposition du pouvoir des médecins sur des patients qui perdent leurs droits et leur autonomie. Les auteur-e-s nous permettent de comprendre les débats parfois vifs d'une période qui a connu de nombreuses formes de militantisme en vue de modifier la société mais aussi de détruire les relations de pouvoir entre personnes.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 15. Consequences par Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 15. Consequences
    Auteur-e-s : Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Éditeur : Penguin 30 janvier 2017
    Pages : 256

    Torchwood est là depuis plus d'un siècle. Durant son existence, les membres de Torchwood ont connu de nombreux phénomènes étranges. Mais une personne est arrivée au début pour ne pratiquement jamais partir. Jack Harkness est le lien historique de Torchwood. Il sait comment l'Institut a été fondé, s'est perdu et a été transformé pour devenir plus sympathique. Torchwood a besoin de lui pour fonctionner. Car des événements semblent liés entre eux et seul Jack Harkness peut offrir l'histoire qui permet de les comprendre.

    SPOILERS

    Que penser de ce livre ? Contrairement aux autres romans il est constitué de plusieurs histoires écrites par des personnes différentes. Ces histoires sont liées mais pas d'une manière importante. Elles permettent surtout de montrer quelques aventures de Torchwood et les liens entre les membres de l'équipe. En fait, je crois que la BBC voulait remplir un peu en attendant la suite de la série. Justement, le prochain roman se déroule après la destruction de Torchwood Cardiff et la fuite de Jack Harkness. Nous avons donc un court livre avec des histoires peu intéressantes en attendant la suite.


    ** En attendant mieux ?
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • I care a lot

    CW : Abus de faiblesse, torture, meurtre, abus psychologique, féminicide

    Marla Grayson est une tutrice professionnelle. En tant que telle, elle est nommée par des juges afin de s'occuper de personnes en situation de danger ou d'incapacité, parfois contre leurs souhaits ou celui de leurs familles. Mais, derrière une façade d'empathie, Marla est une entrepreneuse sans éthique. Dès qu'elle reçoit un cas elle prend le contrôle total de la vie des personnes. Elle les empêche de contacter l'extérieur, de revenir dans leur maison voire de voir leur famille. Parallèlement, elle vend aux enchère la majorité des biens afin de se rémunérer au fil du temps. Mais cette arnaque pourrait ne pas survivre à son dernier cas : une vielle dame sympathique et riche avec des amis hauts placés.

    SPOILERS

    Je suis un peu emprunté pour présenter ce film. D'une part, je l'ai beaucoup apprécié. D'autre part, quelque chose semble ne pas fonctionner au sein de ce film et crée un certain malaise chez moi. En ce qui concerne les acteurs et actrices, tout va bien. Leur jeu est magnifique. Malheureusement, comme d'autres l'on montré, Marla et son assistante et amante ne sont pas assez développé. On apprend, au détour d'une conversation, que Marla a une mère et que Fran a un passé lui permettant d'avoir accès à des informations de police. Il aurait été adéquat d'en savoir plus. Roman, joué magistralement par Peter Dinklage, est un personnage bien mieux présenté aussi bien en ce qui concerne ses manies que ses réactions. Pourquoi cette différence d'écriture dans un film qui veut mettre en avant des personnages féminins lesbiens ? Je me pose encore la question.

    Mais ceci n'est qu'un problème mineur comparé à la place qui est donnée à la relation entre les spectateurices et le personnage de Marla. En effet, Marla est montrée dès le début comme n'ayant aucune éthique. Son seul but est la richesse et elle manipulera les règles pour cela. Elle refuse de se faire intimider par les hommes, ce refus devenant la principale caractéristique du personnage et le moteur de l'intrigue. Honnêtement, cela me semble un peu simpliste pour un personnage décrit comme extrêmement intelligent.

    Surtout, nous sommes mis, en tant que spectateurices, dans la position de considérer Marla comme une femme diabolique. Tout le film crée une attente en vue de sa "punition." Que celle-ci commence par une personne, masculine, tout aussi diabolique crée déjà un problème puisque les actions de Roman sont excusées par avance au vu des décisions de Marla. Mais cela nous met aussi en position d'accepter les souffrances de Marla par une personne tout aussi diabolique qu'elle. Il devient acceptable qu'une femme soit mise en danger pour ses actions tandis que Roman ne l'est pratiquement pas. Avec cette relation, le film échoue à créer un personnage féminin que l'on peut accepter, il crée une attente en vue de la dernière scène. Il devient légitime de tuer une femme plutôt que de critiquer les relations de pouvoir entre tuteurices et protégé.e.s. Un film qui questionne cette relation, même par l'usage d'une personne sans éthique, aurait été bien plus intéressant.


    ** 
    *** Un film qui se dit progressiste, mais qui reste conservateur
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Horizon Line

    Sara est une jeune femme qui réussit après un an passé comme voyageuse. Pour une amie qui se marie, elle accepte de retourner sur ses pas. Malheureusement, elle retrouve un ancien amant qui ne lui a pas pardonné son départ. Pire encore, elle ne réussit pas à prendre le ferry qui doit permettre de l'emmener au mariage de son amie. Elle se retrouve dans un avion avec son ancien amant et un pilote. Mais ce dernier meurt d'une crise cardiaque et ni elle si son ancien amant ne savent piloter un avion. L'ancien couple sera-t-il capable de travailler en commun afin de survivre ?

    SPOILERS

    J'avoue que je pensais voir une suite à 10 Cloverfield Lane. L'affiche m'a trompé. Ce que j'ai vu est un film basique avec deux personnages principaux dont l'acteur et l'actrice n'ont aucune alchimie. Au lieu de moment bien construit, nous avons des cascades absolument impossibles à croire. Au lieu d'un film avec des personnages que l'on peut apprécier, nous avons des personnages jetés sur l'écran pour lesquels on est censé ressentir de la crainte, mais qui nous insupportent. Les seules choses qui sauvent ce film sont sa longueur (90 minutes) et quelques moments intenses mais sans réalismes.


    ** Bof bof bof
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Drunk / Druk

    TW : Alcoolisme, dépression, violence, possible suicide

    Nous suivons quatre hommes. Ils sont amis depuis longtemps. Ils sont dans la quarantaine avec des vies plus ou moins remplies. Ils sont tous enseignants. Mais ils semblent avoir perdu l'envie d'enseigner face à des classes de moins en moins attentives. C'est le cas, en particulier, de Martin qui n'arrive même plus à savoir quel thème il doit donner à ses élèves. Un soir d'anniversaire, l'un des amis parle de la thèse d'un philosophe. Celui-ci pense que l'être humain a un manque d'alcool depuis la naissance et qu'il faudrait garder un niveau de 0.05g par litres. Les quatre amis décident d'expérimenter cette thèse durant leurs journées de travail.

    SPOILERS

    On comprend rapidement que le groupe de 4 hommes qui nous est présenté n'est pas heureux. Ils ne sont pas heureux dans leur travail. Ils ne sont pas non plus heureux dans leur couple ni avec leurs enfants. Ce film est une quête, pour les personnages, en vue de retrouver une forme de joie de vivre. Mais cette quête passe par l'expérimentation de l'ivresse permanente. Alors que celle-ci commence doucement et permet une certaine prise de risque. On comprend rapidement que les 4 hommes vont bien trop loin. Ils se mettent en danger et mettent en danger leurs familles. Leur perte de contrôle est progressive mais inévitable. Heureusement, une dernière expérimentation mène à la prise de conscience pour une partie d'entre eux. Sans être diabolisé, l'alcool est montré comme pouvant poser des problèmes.

    Le film montre les conséquences personnelles pour les quatre amis. Deux d'entre eux perdent leur famille. Le dernier meurt en mer. Mais les conséquences professionnelles sont laissées dans l'ombre. En effet, ils sont enseignants. À plusieurs reprises, et sans compter la boisson durant les heures de travail, ils agissent de manière inappropriée. Martin arrive en état d'ébriété en cours, incapable de marcher droit. Un autre entre en état d'ébriété lors d'une réunion extraordinaire de l'équipe pédagogique concernant des accusations d'alcoolisme contre des enseignants. Un troisième conseille à un élève en état de stress et de phobie scolaire de boire de l'alcool avant les examens. Autant de comportements qui doivent être sanctionnés, mais qui ne le sont jamais dans le film. On peut imaginer que l'un a été licencié tandis que les autres ont reçus des blâmes, car ils arrêtent de boire, mais cela n'est jamais montré. C'est, à mon avis, un manque important dans ce film qui est tout de même très bon.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Une réussite avec quelques manquements

    Image : Site officiel

  • Raya and the last dragon

    Il y a 500 ans les dragons et l'humanité vivaient en harmonie. Leurs liens permettaient au royaume de Kumandra de prospérer pour le bien de tout le monde. Mais cette époque fut perdue lorsque des démons attaquèrent le royaume. La dernière dragonne, Sisu, se sacrifia afin de créer une pierre capable de repousser les démons. Sauvée, l'humanité ne réussit pas à s'unir autour de ce sacrifice. Le royaume se divisa en 5. Aujourd'hui, la pierre est perdue permettant aux démons de revenir. Une femme, Raya, essaie de retrouver Sisu et, avec son aide, de sauver le monde.

    SPOILERS

    Le thème du film est annoncé dès le début. La séparation est un danger que seule l'union, la confiance mutuelle et l'amitié peuvent éviter. Ce thème est un peu caché par un magnifique worldbuilding. En quelques scènes, magnifiquement animées, on comprend exactement comment fonctionne cet univers. Puis on observe Raya naviguer dans ce monde en tentant de trouver un moyen de le sauver. Raya et son antagoniste, Namaari, sont les plus réticentes à accepter les relations de confiance. Le film montre l'importance de ce type de relation en usant de personnages secondaires. D'abord le père de Raya, puis Sisu et enfin le petit groupe qui suit Raya dans ses aventures.

    Les personnages, d'ailleurs, me semblent bien écrits. Nous avons trois personnages féminins principaux. Ces personnages ne cherchent pas de relations romantiques et ne parlent que rarement d'autres personnages masculins (quand c'est le cas ce sont uniquement des membres de la famille). Ce sont des personnes ordinaires qui essaient simplement de rendre le monde meilleur. Ce qui ne les empêche pas de savoir se débrouiller dans un monde dangereux. Les trois sont fortement actives, elles font avancer l'intrigue au lieu de la subir.

    Les personnages masculins se trouvent dans les personnages secondaires. Nous avons le père de Raya qui tente de réunir les royaumes. Un enfant qui aime cuisiner. Et, bien entendu, un chef barbare. Celui-ci est dépeint comme un père qui ne veut que retrouver sa famille, perdue à cause des démons (il est le seul à penser à chercher le nom du bébé recueilli par Raya). Le père de Raya, lui, incarne des valeurs de confiance et de paix. On le voit se battre mais uniquement comme moyen de défense et jamais comme moyen d'attaquer. Il veut d'abord comprendre ses adversaires puis en faire des ami.e.s. À mon avis, ces personnages, qui ne viennent jamais au premier plan, sont une bonne représentation d'une forme de masculinité un peu plus acceptable.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Mon premier film au cinéma depuis des mois, un bon choix

    Image : IMDB

  • Torchwood 14. The Undertaker's Gift par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 14. The Undertaker's Gift
    Auteur : Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 15 décembre 2014
    Pages : 256

    Cardiff est en sécurité. Torchwood s'occupe de toutes les bizarreries qui pourraient arriver. Mais, dernièrement, les aliens et les objets dangereux sont de plus en plus nombreux. Trois personnes ne sont pas suffisantes pour s'occuper de tout en même temps alors que l'existence de Torchwood commence à être connue par la rumeur publique. Pire encore, des avocats basés dans le futur tentent de poursuivre Torchwood en justice pour avoir détruit le XXIème siècle. Jack Harkness serait responsable de destructions incalculables. Et l'un des moyens que la firme utilise est la menace d'un assassinat. La firme nomme aussi l'appareil qui serait responsable de la destruction du XXIème siècle. Une vieille légende de Torchwood qu'il est urgent de retrouver.

    SPOILERS

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans ce roman : Gwen Cooper. Rien de ce qu'elle fait dans ce roman ne me semble en accord avec la manière dont elle est caractérisée dans la série. Elle est censée être capable de prendre le contrôle de Torchwood en cas d'absence de Jack. Mais elle est écrite comme capricieuse, refusant l'aide de Ianto parce qu'elle croit que Jack veut être certain de ses capacités. Ianto, d'ailleurs, est rapidement inutile et ne semble se soucier que de son apparence plutôt que d'être la personne extrêmement qualifiée décrite dans la série. Les caractérisations sont ratées.

    Sans être particulièrement mauvais ou bon le roman est surtout très lent. Il faut de nombreux (courts) chapitres pour commencer à comprendre ce qui est en train de se dérouler. Des passages entiers du roman me semblent peu intéressants mais sont détaillés par l'auteur. Pourtant, ce même auteur garde le secret sur des événements importants qui permettent de résoudre l’intrigue ! Ainsi, le deus ex machina des derniers chapitres n'est jamais réellement expliqué. Il est commenté par les personnages après qu'il a eu eu lieu ! Ce qui laisse la personne qui lit remplir les trous à la place de l'auteur, démontrant une forme de paresse de la part de Trevor Baxendale.


    ** 
    *** Pas abominable, mais très loin d'être un bon roman
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • La ligue des justiciers: nouvelle génération saison 3 / Young Justice saison 3

    Quelques années ont passé depuis l'invasion des Reach et leur défaite. Quelques jours après, Dick Grayson a quitté l'équipe pour travailler seul, ne pouvant pas y rester à la suite de la mort de Wally West. Les autres membres de l'équipe ont grandi, évolué voire formé des familles ou des couples stables. Certain.e.s sont à la tête de l'équipe ou de la Ligue des justiciers. Mais cette dernière a de plus en plus de mal à agir. Lex Luthor, maintenant Secrétaire général à l'ONU, fait tout pour empêcher légalement les actions des membres de la Ligue. Peut-être faudrait-il agir dans l’ombre ?

    SPOILERS

    Je ne pensais pas revoir cette série un jour. Puis elle revint sous la forme d'une saison 3 de 26 épisodes (qui devrait être suivie d'une saison 4). Bien que cette nouvelle saison se déroule plusieurs années après la 2 on reprend les problèmes connus auparavant. La Ligue est toujours en guerre contre la Lumière, formée des personnes les plus dangereuses de la Terre. La question que pose cette saison concerne la manière de lutter contre une organisation international illégale. Faut-il agir publiquement au risque de violer des lois mais de recevoir l'accord de la population. Ou faut-il agir dans l'ombre, manipulant événements et personnes dans un but futur ? La série ne va pas complètement au bout de ce questionnement, préférant l'action à la réflexion. Personnellement, j'aurais préféré plus d'épisodes questionnant l'éthique des actions cachée de la Ligue.

    Bien que la série ne permette pas totalement de répondre à ses questions, elle prépare la suite. On comprend mieux comment fonctionne la Lumière et son lien avec Darkseid. Les antagonistes sont toujours aussi dangereux, connaissant même des secrets bien gardés des membres de la Ligue. On peut tout à fait croire aux échecs des héros et héroïnes dans ce contexte. De plus, cette saison ajoute aussi de nombreux nouveaux personnages. Illes ne sont pas toujours développés et une bonne partie ne sera connue que des personnes qui lisent ou suivent l'actualité des comics. Mais les personnages qui sont réellement développés sont intéressant, sans toujours être sympathiques.

    Bien entendu, la saison 3 annonce la 4 avec la vision d'un anneau de la Légion. Personnellement, j'apprécie toujours autant de regarder cette série qui sait jongler entre action et émotion intime et je pense apprécier la future saison 4.


    ** 
    *** 
    **** J'aurais préféré que la série s'intéresse bien plus aux questions éthiques des choix de ses personnages mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier
    *****

    Image : Site officiel

  • Le mythe Hitler. Image et réalité sous le IIIème Reich par Ian Kershaw

    Titre : Le mythe Hitler. Image et réalité sous le IIIème Reich
    Auteur : Ian Kershaw
    Éditeur : Flammarion 28 août 2013
    Pages : 430

    Ce livre fut d'abord écrit en allemand lors d'un séjour en Allemagne par son auteur. Plus tard, lors de sa traduction en anglais, il ajouta une troisième partie basée spécifiquement sur le lien entre la popularité de hitler et l'antisémitisme. Ian Kershaw, dans ce livre, prépare ses prochaines études sur hitler. Ici, il se base spécifiquement sur les études de popularité, ce qui lie cette étude à son livre sur le nazisme en Bavière. Il annonce aussi son usage du concept de charisme, qui sera utilisé dans un autre de ses livres pour expliquer le pouvoir d'hitler. Ce livre est divisé en trois parties et 9 chapitres.

    La première partie, constituée de 5 chapitres, se concentre sur les années 1920 à 1940. Kershaw commence par examiner comment le mythe se constitue au sein du parti nazi avec l'aide de certaines des personnes qui lui sont les plus loyales. Il ne commence pas immédiatement à se proclamer comme sauveur de l'Allemagne mais annonce l'arrivée de celui-ci. Il s'insère dans le souhait de retrouver de bonnes conditions de vies face à un monde politique en perte de légitimité et de confiance. Lors de son accession au pouvoir, le mythe hitler va se détacher du parti. Alors que hitler sera de plus en plus populaire, quasiment incapable de faire des erreurs, ce sont ses subordonnés mais aussi le parti qui seront accusés des maux du pays. Le mythe gagnera en force lors des réussites pacifiques de hitler face au reste du monde.

    Cependant, et c'est la question de la seconde partie, Kershaw pose la question de la réussite du mythe lors d'une guerre peu souhaitée par la majorité de la population, qui préfère les réussites pacifiques, et qui traine en longueur malgré les promesses de réussites spectaculaires et imminentes. Bien que hitler reste peu touchés par ses erreurs pendant la première moitié de la guerre deux échecs mettent à mal son infaillibilité. Premièrement, l'échec de la prise de Stalingrad, pourtant annoncée comme une réussite imminente, met en question hitler directement. Ensuite, les raids aériens alliés ne rencontrent plus aucunes défenses efficaces. Une bonne partie de l'Allemagne peut subir les bombardements, ce qui démoralise la population. Progressivement, le mythe hitler est questionné puis rejeté par une partie de plus en plus importante de la population. Même si Kershaw met en question ce rejet par l'examen d'études d'opinions formées après la guerre.

    Enfin, Ian Kershaw termine son examen par une troisième partie ajoutée plus tard. C'est, à mon avis, la partie la moins convaincante du livre. Ian Kershaw y examine le lien entre popularité de hitler et son antisémitisme. Il montre que hitler a agi selon des questions politiques. Il a évité de se lier aux violences de son parti tout en attaquant plus fortement le communisme, ce qui lui permet d'être plus facilement accepté par les élites politiques et militaires de la République de Weimar. Cependant, il accepte et pousse à des actes antisémites de plus en plus violente jusqu'à annoncer la destruction des juifs en cas de guerre. Une destruction qui n'est pas concrètement expliquée au public mais qui sera mise en place avec son assentiment.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 13. Risk Assessment par James Goss

    Titre : Torchwood 13. Risk Assessment
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 30 juin 2010
    Pages : 256

    Torchwood a changé. Même si l'antenne de Cardiff ne fut jamais très importante il n'y a plus que trois personnes. Pire, Cardiff est la dernière antenne réellement en fonction. Pourtant, Torchwood réussit tout de même à stopper de nombreux problèmes. Mais, récemment, les ennuis commencent à prendre des proportions importantes. Cardiff est envahie par des cercueils dont l'un contient les spores d'une forme de vie destructrice. Et c'est à ce moment que la très ancienne évaluatrice est réveillée de son sommeil afin de vérifier les capacités de Torchwood et décider de sa destruction si nécessaire.

    SPOILERS

    Que dire de ce livre ? L'auteur a déjà fait du mal à un roman précédent. J'étais donc peu convaincu de son retour. Même si ce roman n'est pas aussi mauvais que je ne le craignais, il est tout de même très peu intéressant. Les personnages, en dehors d'Agnes, me semblent sans consistances. Les intrigues me semblent simplement posées par l'auteur pour remplir des pages. D'ailleurs, une seconde intrigue commence immédiatement après la première parce que... l'auteur le voulait ? Cette seconde intrigue n'est même pas réellement terminée.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à avoir quelques idées originales. Il parle des effets de l'invasion des Daleks. Ce qui permet d'éviter de cacher les aliens quand ils sont présents sur Terre. Il parle aussi du lien entre Torchwood et les autres forces de l'ordre. Ainsi, Gwen est capable de coordonner une réponse à une menace tout en évitant de créer une panique dans la population. Il est dommage que les autres personnages ne fassent rien de réellement intéressant.


    ** Meilleur que je ne l'imaginais
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur