• Histoire des femmes en occident 3. XVIe-XVIIIe siècle sous la direction de Natalie Zemon Davis et Arlette Farge

    Titre : Histoire des femmes en occident 3. XVIe-XVIIIe siècle
    Direction : Natalie Zemon Davis et Arlette Farge
    Éditeur : Perrin 28 février 2002
    Pages : 672

    En 1991 était édité 5 volumes d'histoire des femmes en occident, réédités en poche chez Perrin. Ce livre est le troisième tome. Je n'ai toujours pas le quatrième. Il se concentre sur la période moderne ce qui implique d'observer les changements durant une période de transition entre le moyen âge et l'époque contemporaine, la Révolution française. Les directrices ont utilisé 14 auteur-e-s pour 16 chapitres en 3 grandes parties. Je relie les deux dernières parties qui parlent de dissidences. Il ne faut pas oublier deux extraits de sources sur deux vies de femmes.

    La première partie, constituée de 6 chapitres, s'intéresse à la place des femmes au sein de la société moderne occidentale. Les chapitres présentent aussi bien l'éducation que le travail ou le politique. Les différentes autrices mettent en avant que les femmes ne soient pas à égalité avec les hommes. Ainsi, l'éducation n'est pas complète et vise surtout à donner des connaissances sommaires afin de permettre aux femmes de tenir le ménage et de vivre professionnellement. Le travail n'est pas le même non plus. Cependant, il peut arriver que des femmes doivent gérer les magasins de leurs anciens maris, ou lors d'un long voyage de celui-ci. Deux chapitres s'intéressent aussi à la beauté et aux soins. La beauté peut être un bien mais aussi un danger, surtout pour les femmes pauvres. Tandis que les soins se modifient avec la peur de l'eau. Il devient plus important de se poudrer, de se parfumer et de porter un linge de corps blanc.

    Une seconde partie s'intéresse aux paroles autours des femmes. 4 chapitres sont édités. Ils s'intéressent à la littérature, au théâtre, à la philosophie mais aussi à la médecine et à la science. Ces chapitres se rejoignent en montrant que les auteurs et scientifiques modernes défendent un rôle différent pour les femmes. Rares sont les hommes qui considèrent que les femmes ont les mêmes capacités que les hommes (mais ils existent). Ces différentes paroles permettent aussi de montrer des craintes spécifiques. Ainsi, le théâtre, selon le chapitre dédié, implique un danger pour les actrices qui risquent d'entrer dans une forme de prostitution. Tandis que la science et la médecine naturalisent un rôle féminin différent de celui des hommes.

    Enfin, une troisième partie se concentre sur les dissidences en 5 chapitres. Deux chapitres se concentrent sur les femmes qui essaient d'entrer dans les conversations politiques et scientifiques. D'une part, les précieuses et la création des salons sont examinés. D'autre part, un chapitre se concentrer sur les femmes journalistes et les journaux féminins dont certains sont très critiques envers le fonctionnement de la société. Les trois chapitres suivants parlent plutôt de criminalité. Bien entendu, cela implique de parler des sorcières. Mais on apprend aussi des choses sur les criminalités féminines. Celle-ci est vue comme dangereuse lorsqu'elle implique les enfants mais aussi lorsque les servantes volent leurs maîtres. Enfin, un dernier chapitre se concentre sur les émeutes qu'il conçoit comme un passage du privé au politique. Les émeutes débutent souvent face à des denrées dont les prix augmentent sans assez de justification. IL faut donc forcer un prix juste avant de retourner au privé.

    Comme tous les autres tomes, cette histoire des femmes en occident est très dense. Les chapitres donnent beaucoup d'informations et une connaissance générale de la période est un plus. Cependant, il me semble que cette histoire des femmes en occident parle peu d'autres espaces que le royaume de France.

    Image : Éditeur

  • Low vol 5. Light Brings Light par Rick Remender, Dave McCaig et Greg Tocchini

    Titre : Low vol 5. Light Brings Light
    Auteurs : Rick Remender, Dave McCaig et Greg Tocchini
    Éditeur : Image comics 10 mars 2021
    Pages : 171

    Ce dernier volume contient Low 20-25. Il y a longtemps que j'attendais ce dernier volume. Low parle de l'humanité. Celle-ci a survécu au soleil en s'enfonçant dans les profondeurs des océans. Mais, les dômes ont failli l'un après l'autre jusqu'à ce qu'il n'en reste que trois. Dans ce dernier volume, seuls deux dômes sont encore en fonction. Salus est en train de remonter afin de s'élancer dans les étoiles. Le second dôme a abandonné tout espoir et considère l'envol de Salus comme une attaque directe contre leur foi. Il n'y a qu'une solution : la guerre. Mais alors que les derniers humain-e-s se combattent une autre menace se dévoile à la surface de la Terre.

    SPOILERS

    La fin est-elle aussi bonne que l'attente que j’avais ? Honnêtement, je ne le pense pas. Certes, Remender et les deux artistes s'en sortent toujours aussi bien. On plonge véritablement dans la richesse de cet univers et les éléments mis en avant auparavant sont utilisés pour les derniers épisodes. De plus, j'apprécie que Remender se soit posé la question des humain-e-s qui ont construit les dômes et qui, dans cet univers, ont été laissé en arrière. Ces humain-e-s ont évolués et se voient comme plus avancé-e-s que l'humanité qui a plongé.

    Malheureusement, j'ai l'impression que Remender s'est précipité pour terminer son histoire. Plusieurs changements importants sont introduits au détour d'une case. Je pense aussi bien à la véritable mission du robot, qui implique des questions supplémentaires en ce qui concerne le monde de la surface. Mais je pense aussi à la sirène qui est toujours en danger mais qui survit systématiquement par nécessité scénaristique. Ces derniers épisodes ne nous laissent pas le temps de souffler, mais j'aurais apprécié un volume de plus qui aurait permis de mieux préparer les événements de la fin de Low.


    ** 
    *** 
    **** Une bonne conclusion, qui aurait mérité de prendre un peu plus de temps de préparation.
    *****

    Image : Éditeur

  • The 100 saison 7

    Les 100 n'ont jamais été 100. À l'origine, il y avait 100 enfants chargés de tester l'habitabilité de la Terre. Les morts furent nombreuses et les 100 ont rapidement compris qu'illes n'étaient pas les seuls survivant-e-s. Les événements ont mené à de nombreux crimes et compromissions en vue de survivre face aux dangers de la Terre. Mais celle-ci est morte. L'humanité est partie dans les étoiles et a découvert Sanctum. Une lune habitée par des humain-e-s et leur dirigeant-e-s divinisé-e-s. Une guerre a eu lieu, les divinités ont perdu. L'humanité pourrait maintenant tenter de vivre en paix, et de comprendre les anomalies de Sanctum.

    SPOILERS

    Rare sont les séries à réussir à créer une fin acceptable. Les 100 arrivent à se terminer. Certes, l'idée de l'ascension semble tomber comme un cheveu sur la soupe. Rien ne préparait à aller dans cette direction et une grande partie de la saison 7 implique d'expliquer ce qu'est l'ascension et comment l'atteindre. On peut aussi déplorer une fin un peu injuste pour Clarke. Depuis le début de la série, elle tente de permettre à d'autres de survivre. Mais elle n'est la seule à avoir fait de mauvais choix ou à avoir pratique des atrocités. Pourtant, elle est l'unique personne à être punie par cette fin (heureusement, on m'a communiqué une courte fan fiction qui écrit une fin bien meilleure).

    Cette série pose la question de la survie et des actes nécessaires. Depuis la saison 5 et 6, elle pose aussi la question de la nécessité d'aller plus loin que la survie et de faire mieux que nos ancêtres. Cet aspect, à la fin de la saison, devient le point central de la série. En effet, l'ascension n'est possible que si l'humanité réussit à prouver sa capacité à stopper le cycle de la violence. Même si les dernières scènes pourraient semblent un peu artificielle, je trouve qu'elles fonctionnent bien. Il y aura donc eu 7 saisons avec une fin que je considère acceptable.


    ** 
    *** 
    **** Une dernière saison imparfaite mais globalement bonne
    *****

    Image : IMDB