• Star Wars. The Bad Batch

    La guerre des clones fait rage. Toute la galaxie est impliquée dans ce combat entre la République, servie par les Jedis et les Clones, et les Séparatistes ainsi que les armées de droïdes. Mais la fin approche, le général Grievous et Dooku sont obligés d'user de tactiques désespérées. Une des batailles a lieu sur Kaller. La force clone 99 s'y trouve aussi pour assister le général Jedi ainsi que son padawan. Mais, au plein milieu de la bataille, l'ordre 66 est annoncé. La force 99 doit choisir entre la fidélité envers une armée qui ne défend plus une République mais un Empire et la désertion.

    SPOILERS

    The bad batch se déroule juste après le film 3 ainsi que la série Clone Wars. Les premières minutes se déroulent en même temps. La série fait partie d'une suite de projet qui doit permettre d'explorer un peu plus l'univers star wars. The bad batch doit permettre d'observer la création de l'Empire grâce aux soldats qui ont combattu pour la République. Cette idée promettait quelque chose d'intéressant puisqu'on pouvait écrire une histoire de conflit de loyauté dans un univers en mutation.

    L'Empire commence, en effet, à se créer. Mais sa création est presque trop rapide. Immédiatement, des rebelles sont connus et l'Empire commence à remplacer les Clones. Peu à peu, les vaisseaux commencent à atteindre le style impérial. Très rapidement, l'Empire commence à agir de façon brutale. Certes, la série Clone Wars préparait à cette prise de pouvoir. Les différentes institutions étaient de plus en plus centralisées tandis que l'armée devenait omniprésente. Mais j'aurais aimé que la série prenne un peu plus de temps à montrer comment le rôle de l'armée des clones se modifie. Ce qui aurait permis de donner un peu plus de substance au conflit interne à la Force 99.

    De plus, un problème qui me semble important dans cette série concerne les personnages principaux. On ne les connait pas et la première saison ne permet pas réellement d'apprendre à savoir qui illes sont. Une bonne partie des épisodes impliquent des mentions ou des références fortes à des personnages liés à d'autres séries (Hera Syndulla, et Rex par exemple). Parfois, j'ai l'impression que The Bad Batch ne sert qu'à relier les différentes séries ou à préparer l'arrivée de prochains projets. Mais ce n'est que rarement que l'on peut s'intéresser aux personnages principaux et à leur intrigue. J'espère que la saison 2 prouvera que je me suis trompé.


    ** 
    *** Série un peu moyenne.
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Rouge

    Nour Hamadi est une infirmière qui a récemment dû partir de son poste aux urgences à la suite d’une potentielle erreur de sa part. Son père lui a trouvé un travail en tant qu'infirmière pour une entreprise locale dans laquelle il travaille. Nour Hamadi doit suivre les employé.e.s, donner des cours de premier secours et vérifier que tout le monde est protégé en utilisant les outils et habits adéquats. Mais elle se pose des questions. Un grand nombre d'employé.e.s sont malades. D'autres ont des accidents qui ne sont pas déclarés. De manière générale, la médecine du travail ne semble pas suivre ce qui se déroule. L'entreprise aurait-elle quelque chose à cacher ?

    SPOILERS

    Ce film montre comment des violations du droit sont possibles tout en étant parfaitement légales. Il suffit d'avoir une suite de décisions personnelles. Un comité de surveillance qui ne fait pas réellement son travail. Du copinage entre personnes qui dirigent, syndicats et patrons en particulier. Un monde politique qui ne réagit que sur la pression médiatique. Tout le film montre des personnes qui essaient de faire au mieux, mais qui acceptent des compromissions pour des raisons politiques. De bonnes raisons puisque cela permet d'éviter le chômage et de faire attention aux personnes qui ont besoin d'aides. Mais ces magouilles permettent de violer la loi. Il faut saluer la réalisation de mettre en avant cet aspect individuel.

    Ce film parle aussi de militantisme. Il y a des manières différentes de militer. Les syndicats, par le père d'Anour Hamadi, ont une grande place dans ce film. Devenir délégué implique de parler au patronat pour protéger les employé.e.s et, parfois, de se compromettre pour éviter la fermeture d'une usine. Les partis aussi ont leur place, mais ils doivent agir dans un cadre légal et électoral qui ne leur permet pas toujours d'être efficace et, parfois, d'oublier la nécessité d'être proche des personnes qu'ils représentent. On peut aussi militer par le journalisme et à l'aide d'actions directes voire en devenant une personne qui lance une alerte. Dans tous les cas, la manière de militer à des conséquences sur d'autres personnes, ce qui implique de prendre en compte leurs besoins. Fermer une usine dangereuse est nécessaire. Très bien, mais que faire des employé.e.s? Ainsi, ce film pourrait se terminer par la phrase suivante : une véritable écologie est nécessairement anticapitaliste.

    Image : IMDB

  • Free Guy

    Guy est un banquier. Il se lève toujours à la même heure, dit bonjour à son poisson, achète toujours le même café et accompagne son meilleur ami, vigile, au travail. La journée semble être réglée comme du papier à musique. Ce serait le cas si Guy vivait ans une ville normale. Mais il vit à Free City. Dans cette ville, des centaines de personnes font absolument tout ce qu'elles veulent. De la destruction gratuite, des meurtres et, bien entendu, des vols. Guy pense que cette vie est normale. Mais lorsqu'il rencontre Millie il comprend qu'une autre réalité est possible.

    SPOILERS

    Free Guy est un film pop-corn. Il est drôle, il y a de l'action et il y a des personnages attachants. Free Guy est, comme d'autres personnes l'ont dit ailleurs, ce que Ready Player One aurait dû être. Ready Player One n'était que cynisme. Son but était d'user de références pour faire vendre. Free Guy n'est pas cynique. Il ne prétend pas être le film de l'année, il veut donner de bons moments en utilisant des références qui ne sont jamais trop nombreuses ni totalement gratuites. Free Guy est un divertissement honnête qui essaie de plaire à tout le monde, et qui sait jeter quelques clins d’œil de temps en temps.

    A la rigueur, on pourrait y trouver un petit questionnement sur ce qu'est l'art. L'antagoniste veut uniquement suivre des franchises pour être certaine de gagner de l'argent. Il ne crée rien de nouveau mais utilise ce que d'autres ont inventé. La création pour la simple beauté de la création, sans se demander s'il y aura assez de personnes intéressées pour gagner de l'argent, pourrait être un message du film.


    ** 
    *** Sympathique avec du potentiel
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Stargirl

    Courtney Whitmore est une adolescente comme les autres. Elle a perdu son père très jeune. Sa mère, Barbara a récemment décidé de refaire sa vie avec un second maris : Pat Dugan. Cette nouvelle vie aura lieu au sein de la petite ville de Blue Valley. Pat y ouvre un garage tandis que Barbara va travailler pour une entreprise de charité. Courtney et son beau-frère, Mike, sont envoyés à l'école. Mais un jour, fouillant les affaires de Pat, Courtney découvre un objet. C'est la propriété de Starman, un héros tué par la Injustice Society. Pat n'est pas un simple garagiste. Il est un ancien membre de la Justice Society of America.

    SPOILERS

    Cette nouvelle série héroïque de la CW est assez classique. La famille de Courtney vit dans une petite ville. La famille essaie d'être intégrée à une communauté locale. Tout le monde dans cette ville semble être hétéro, vivant en famille dans de petites maisons. On a l'impression du bon vieux temps des Etats-Unis dans de petites communautés soudées. Les antagonistes sont aussi en faveurs de cet esprit états-uniens, même si leur but est de forcer les autres à penser comme elleux. Bien que les méchants souhaitent créer un meilleur monde, plus écologique, illes veulent détruire le libre arbitre tout en risquant la mort de nombreuses personnes.

    J'ai tout de même beaucoup apprécié le thème de l'héritage. Chacun des personnages essaient de suivre ce qui a été fait avant. Courtney pense accepter l'héritage de son père, par exemple. Ainsi, la série met en avant une nouvelle génération luttant contre une ancienne génération de vilains. Les parents des adolescent-e-s, si illes sont présent-e-s, sont avant tout un moyen de les guider et non de les contraindre. Au contraire, les antagonistes essaient de contrôler leurs enfants, de les empêcher de choisir une voie différente. L'un est maltraité par son père. L'une est une expérimentation qui n'a jamais reçu de règles. Ce thème de l'héritage et de la relation aux parents va probablement continuer durant la saison 2, si j'en crois les dernières images de la première saison.


    ** 
    *** Sympathique avec du potentiel
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Pil

    Pil est une jeune orpheline. Elle n'a pas d'ami-e-s. Elle vit en haut de la statue de l'ancien roi de la cité de Roc-En-Brume avec trois fouines. Elle n'a d'autres choix que de voler afin de manger à sa faim, créant la légende d'un lutin qui s'attaque à la nourriture des habitant-e-s de la cité. Lorsqu'un banquet est organisé afin de couronner le nouveau roi, Roland, elle essaie de s'inviter afin de manger à sa faim. Mais, cachée, elle observe le régent tenter de tuer le prince Roland. Elle doit fuir afin de sauver le prince.

    SPOILERS

    Voilà un petit film enfantin sans grandes ambitions. Nous avons tout ce qui est censé faire plaisir aux enfants. Une princesse qui n'en est pas une. Des personnages dont les caractéristiques principales sont faciles à comprendre, une chanson et quelques dangers pas si dangereux le tout saupoudré d'un peu d'humour. Certes, rien de révolutionnaire, mais cela fonctionne assez bien avec quelques bons moments d'humour et des personnages sympathiques. Le film fonctionne probablement très bien pour une petite séance en famille avec des enfants assez jeunes.


    **
    *** Pas trop mal
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Histoire de l'Inde moderne. 1480-1950 sous la direction de Claude Markovits

    Titre : Histoire de l'Inde moderne. 1480-1950
    Direction : Claude Markovits
    Éditeur : Fayard 11 mai 1994
    Pages : 744

    Je ne connais pratiquement rien à l'histoire de l'Inde. Ce gros livre qui début bien après la constitution de la civilisation indienne n'est probablement pas un bon moyen d'entrer dans cette histoire si l'on n'a pas un minimum de connaissances. Les premiers chapitres sont les plus difficiles pour entrer dans ce livre. Dès que l'on entre dans la période des colonisations le récit devient plus facile pour quelqu'un ne connaissant rien à l'Inde. Le livre est constitué de 6 parties pour 27 chapitres écrits par plusieurs personnes.

    Les deux premières parties se déroulent avant la création de l'Empire colonial anglais. Les relations avec l'Europe sont présentes, mais moins importantes qu'elles ne le seront. Ces deux premières parties vont jusqu'au XVIIIème siècle. Les auteurs y décrivent d'abord une Inde contrôlée par différents royaumes aux forces militaires et économiques différentes. Leurs relations sont basées sur le conflit ce qui permet de se débarrasser de certains dirigeants. La seconde partie montre l'importance grandissante de l'Empire Moghol, musulman, qui prend progressivement le contrôle du continent tout en laissant les différents dirigeants en place. La dynastie change de dirigeants à la suite de guerres civiles internes. À la fin de la seconde partie, les auteurs expliquent les raisons de la perte de puissance de l'Empereur, en particulier militaire et fiscale, mais celui-ci reste la source de la légitimité. Les Anglais en useront pour se présenter comme des dirigeants légaux puis comme les successeurs de l'Empire Moghol.

    L'importance grandissante du Royaume-Uni intéresse un grand nombre de chapitres des parties 3 et 4 qui examinent la transition entre l'Empire Moghol et l'Empire colonial anglais, le Raj. Les auteurs nous montrent que le Royaume-Uni aurait pu ne pas prendre cette importance. Premièrement, la France est une rivale directe. Mais les différentes guerres et le manque de volonté royale implique rapidement l'abandon de l'Inde en faveurs des îles à sucre. En second lieu, le Royaume-Uni ne souhaitait pas conquérir l'entier du continent. D'ailleurs, la conquête est faite par une entreprise privée qui prend, progressivement, le contrôle des impôts et de la défense des princes au nom d'un commerce capable de créer des profits. Le contrôle commence par un lien direct avec l'Empereur puis par des traités avec les différents princes. Cette période de prise de contrôle du territoire se termine avec une révolte importante contre les Anglais : la révolte des Cipayes.

    Les deux dernières parties sont assez différentes. La sixième partie se concentre sur un territoire français et une île contrôlée par les Anglais. Le but est de donner des points de comparaisons permettant de comprendre le fonctionnement de l'Empire colonial anglais. La partie 5, elle, se concentre sur la période impériale pour se terminer avec l'indépendance et les raisons de la partition en deux pays. Les auteurs commencent par décrire le fonctionnement rural, urbain et religieux du pays. Dans un second temps, les auteurs se concentrent sur les contestations de plus en plus importantes de l'Empire et des Anglais. Celle-ci commence au sein d'un Congrès créé par un Anglais. Ce Congrès devient vite l'une des bases de la contestation, peu prise au sérieux, avant que Gandhi ne réussisse à créer des mouvements de masse contre l'Empire. Cependant, ce n'est qu'après la Deuxième guerre mondiale que les Anglais proposent un calendrier précis, après avoir compris qu'ils ne pouvaient pas garder le contrôle du pays sans de nombreuses forces armées. Les différentes tensions religieuses et politiques mènent à une partition en deux pays basés sur des critères religieux.

    Ce livre ne peut pas tout expliciter. Il commence au XVème siècle et se termine en 1950. Une grande partie de l'histoire indienne est donc absente. Mais peut-on en vouloir aux auteurs de s'être concentrés sur une période précise ? Même ainsi, les informations données par auteurs dans les différents chapitres sont nombreuses et permettent de comprendre le fonctionnement actuel de cette région, ainsi que les tensions internationales actuelle.

    Image : Éditeur

  • Chaos Walking

    CW : meurtres, féminicides

    L'humanité a atteint les étoiles. Une colonie a pu être créées sur une planète nommée Nouveau Monde. Mais cette planète était déjà habitée. Une guerre se déroula entre les humain-e-s et les autochtones, une guerre qui a mené à la mort de toutes les femmes. Les hommes, eux, survivent. Mais ils doivent vivre avec le bruit. Le bruit est la projection de toutes les pensées. Il est extrêmement difficile de contrôler cette projection et cela peut aussi bien aider que nuire. Todd est le plus jeune garçon de la colonie. Il essaie de devenir un homme au sein du système qu'il connait, mais ses croyances sont confrontées à l'arrivée d'un nouveau vaisseau humain et d'une femme envoyée en éclaireuse.

    SPOILERS

    Ce film n'est pas très bon. Il a beaucoup de mal à expliquer ce qu'est le bruit même si la réalisation utilise une forme d'image pour montrer, au lieu de dire. Cela nous permet de comprendre ce qui est impliqué. Malheureusement, ce qui pourrait permettre un bon world building est totalement détruit par un scénario et des personnages inintéressants. Todd aurait pu permettre de pousser la question de l'éducation, de l'histoire, et de sa remise en question. Viola aurait pu permettre de questionner le patriarcat. Le maire aurait pu être mieux caractérisé ce qui aurait permis de poser la question du pouvoir et de la relation avec les gens qui acceptent ce pouvoir. Rien de tout cela n'est fait.

    Le film montre aussi une vision très toxique de la masculinité. La majorité des hommes tenus par le Maire sont sales, fermiers, chasseurs. La masculinité, dans ce film, implique de tuer, parfois en groupe. Todd, durant tout le film, pense devoir être un homme. Pour lui, être un homme implique la force physique et mentale, se contrôler, et donc ne pas montrer ses émotions à autrui. Jamais cette vision de la masculinité n'est réellement mise en question dans le film (même si on peut espérer que la réalisation n'y est pas favorable).


    ** Un film assez médiocre
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • The suicide squad

    CW : Sanglant, morts à l'écran, nudité masculine frontale

    Il y a quelques années la suite des films ratés de DC fut particulièrement impressionnante puisque Suicide Squad était sorti. Son seul point positif fut de nous offrir une Harley Quinn jouée par Margot Robbie. Mais le reste ne fut qu'absence d'âme à cause de choix imposés par un studio incapable. Depuis, DC a toujours du mal à s'imposer au cinéma mais quelques films sont passés au-dessus du lot, en particulier Birds of Prey injustement considéré comme un échec. DC a aussi réussi à débaucher James Gunn qui imposa un ton et des morts dans un nouveau Suicide Squad. Celle-ci, officiellement nommée Task Force X, est envoyée sur l'île de Corto Maltese pour détruire les recherches du projets Etoile de Mer. Mais rien ne se déroule comme prévu.

    SPOILERS

    Ce film est un peu ce que le premier aurait dû être, bien que David Ayer semblât souhaiter quelque chose d'horrifique. La Suicide Squad est immédiatement montrée pour ce qu'elle est : un moyen d'utiliser les pires des pires dans des missions extrêmement dangereuses. Elle est commandée par une Amanda Waller qui n'hésite pas à user de menaces pour avoir ce qu'elle souhaite. Dès le début du film on observe l'équipe de Waller faire des paris sur les membres qui vont mourir tandis que la mission débute par un véritable carnage.

    Ce film réussit aussi à introduire des personnages secondaires de l'univers DC méconnus en leur donnant le temps de se présenter. Harley Quinn en souffre, en tant que personnage, mais cela permet de faire apprécier les autres membres de l'équipe. Rat Catcher et Polkadotman en profitent fortement. La réalisation réussit à nous offrir des moments de complicités entre les membres de l'équipe sans oublier les scènes d'actions. Ce qui crée un bon rythme au sein du film et de pouvoir parfaitement comprendre les actions des différents personnages.


    ** 
    *** 
    **** Le studio chargé d'adapter les DC aurait-il compris qu'il faut laisser la réalisation effectuer son travail ? Enfin ?
    *****

    Image : Site officiel

  • Kaamelott premier volet

    Dix ans ont passé. Arthur Pendragon est exilé, perdu, mais recherché par tous les chasseurs de prime du monde européen. Le royaume de Logres est gouverné par Lancelot. Ce dernier utilise les saxons afin de taxer, pourchasser et tyranniser l'ensemble du royaume. Il ne veut qu'une chose : détruire ce qu'Arthur avait construit. Même si dix ans ont passé. Les vertus et l'idéologie arthurienne ont tout de même réussi à rester en vie. Quelques groupes essaient de résister à Lancelot. Mais cette résistance n'est qu'une flammèche attendant le retour d'Arthur pour s'embraser.

    SPOILERS

    Il y a longtemps que ce film est annoncé avant de pouvoir, finalement, être produit et distribué. On peut se demander si le film est à la hauteur de ce qui était annoncé. Personnellement, je l'ai trouvé bien trop rapide. Certes, les flashbacks permettent de ralentir un peu le film tout en donnant, tardivement, quelques informations qui permettent de comprendre Arthur. Mais, en dehors de cela, Arthur voyage au sein du royaume de Logres comme si la téléportation existait. Il passe du continent à l'île puis le rocher avec l'épée, le royaume de son beau-père et Kaamelott sans jamais réellement voyager. Le régime de Lancelot tombe tout aussi rapidement. Sur ce point, mes attentes sont déçues.

    Un autre problème concerne les sous-entendus. La réalisation nous plonge dans un monde ayant dix ans de plus avec très peu d'informations sur le fonctionnement de celui-ci. On sait que Lancelot a gardé un gouvernement, mais on ne sait pas comment il gouverne, comment il est devenu ainsi. On ne sait pas non plus pourquoi l'épée d'Arthur s'est modifiée lorsqu'il la reprend. Pire encore, on ne sait pas pourquoi les saxons décident d'entrer au sein du royaume de Logres et de suivre la quête du Graal alors que le film les montre, dès le début, comme des mercenaires qui ne veulent que de l'or, ou des terres. À mon avis, le film aurait gagné à ralentir les événements, à permettre à Arthur, et donc aux personnages mais aussi à nous, de visiter le royaume et d'observer comment Lancelot gouverne. Cela aurait permis de reconstituer, petit à petit, l'envie de se battre d'Arthur et son souhait de créer une nouvelle table-ronde.


    ** 
    *** 
    **** Un peu décevant mais pas mauvais
    *****

    Image : IMDB

  • Jungle Cruise

    La forêt amazonienne, 1916, un homme donne une conférence pour une société savante locale. Il souhaite avoir accès aux archives de cette société afin de vérifier la véracité d'une vieille légende. Une légende qui avait poussé les conquistadors à explorer la jungle afin de trouver un arbre dont les fleurs permettraient de guérir de tous les maux. Mais personne ne croit en cette légende. D'autant que cet homme, donne cette conférence au nom de sa sœur, la véritable scientifique, Lily Houghton. Malgré son échec, elle croit en la légende et va tout tenter pour découvrir cette fleur et, si possible, offrir ses remèdes au monde.

    SPOILERS

    Bon, j'avais besoin d'un film sympathique sans être très ambitieux. Simplement un petit voyage avec quelques belles images. Ce film donne exactement cela. Bien entendu, on peut critiquer des points. L'antagoniste est une caricature d'allemand aristocrate. Frank est une caricature de l'homme viril. L'intrigue est simpliste et certains effets sont visibles des scènes à l'avance. Mais on peut apprécier que le film essaie de jouer sur des clichés pour les retourner. Il ne le fait pas systématiquement mais de temps en temps.

    On pourrait reprocher à ce film d'être très proches d'autres films d'aventures familiaux, en particulier les Pirates des caraïbes. Dans les deux cas, nous avons une légende ainsi qu'une malédiction. La malédiction ne peut être levée qu'après avoir suivi un voyage et résolu une énigme. Mais, honnêtement, est-ce qu'on en demande plus ? C'est un bon divertissement qui n'invente rien et effectue son travail. Il ne faut pas en demander plus.

    *
    ** 
    *** Un divertissement, rien de plus et rien de moins
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Mass effect 1. Revelation par Drew Karpyshyn

    Titre : Mass effect 1. Revelation
    Auteur : Drew Karpyshyn
    Éditeur : Del Rey 1 mai 2007
    Pages : 336

    L'humanité a tout juste mit le pied sur Mars qu'elle découvre une ancienne sonde alien. Celle-ci, après beaucoup d'efforts, permet un saut technologique massif. Mais elle contient aussi l'annonce d'un moyen d'explorer le reste de l'univers. Pendant un temps, l'humanité s'unit, seule, face au reste de l'univers. Mais un jour un premier contact a lieu. Le contact ne se déroule pas bien et l'humanité se découvre en guerre contre une autre espèce, jusqu'à ce que la communauté galactique décide d'intervenir. Bien plus tard, l'humanité est membres à part entière de cette communauté. Mais lorsqu’une base de recherche est attaquée la place de l'humanité au sein de la galaxie pourrait bien devenir plus difficile.

    SPOILERS

    Mass Effect est une série de jeux vidéo que j'apprécie pour la profondeur de son univers. J'étais donc curieux de voir ce qu'un roman pourrait y ajouter. Celui-ci a lieu avant le premier jeu et joue le rôle d'introduction et de prequel. Il est aussi l'un des pires romans qu'il m'ai été donné de lire. L'intrigue est quasiment sans intérêts. L'unique but est de créer une impression de dangers à l'aide des combats, en se basant fortement sur l'intrigue du jeu ainsi que son fonctionnement. C'est un échec. Le roman n'est pas non plus aidé par des personnages caricaturaux, mal écrits et sans substances. Au vu de cette introduction, je ne regarderais pas ce qui a été fait dans les autres romans.

    * Très mauvais pour une intrigue sans intérêts
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur