• Ascender 4. Star seed par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 4. Star seed
    Auteurs :  Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image comics 6 octobre 2021
    Pages : 104

    Ce volume contient Ascender 15-18. Voici enfin le dernier volume pour Ascender et donc pour Descender. Après la destruction de la galaxie et la fuite des robots la magie a pris le contrôle de la galaxie. Cette magie est contrôlée par Mother, une dictatrice qui tente de contrôler toute magie et toutes formes de vie. Mais, depuis quelques temps, la résistance semble avoir trouvé une aide d'un mage. Un chien robot, une petite fille et son père semblent pouvoir savoir qui est cette aide.

    SPOILER

    Descender et Ascender sont deux séries que j'ai beaucoup aimé lire. J'apprécie l'histoire et l'art ainsi que les personnages. Je suis donc déçu que Ascender se termine (mais j'ai déjà vu que Nguyen allait dessiner une série autours de Robin, je vais sûrement m'intéresser à ça). Que penser de cette fin ? Comme les autres volumes, il ne se passe à la fois pas grand-chose et beaucoup de choses. Il se passe peu de choses car un premier numéro sert à expliquer ce qui est arrivé à Andy après avoir été kidnappé. Ce numéro permet de mieux comprendre l'origine des machines et des organiques.

    Mais il se passe aussi beaucoup de choses. En peu de pages, la majorité des personnages se retrouvent sur la même planète. Certains personnages apprennent aussi des choses importantes sur leur véritable identité tandis que d'autres comprennent leur place dans l'univers. Le rôle de la magie est aussi explicité. Tous ces événements ont lieu très rapidement. Même si la fin de cette série est bien écrite, on a tout de même l'impression qu'elle est trop rapide et que la série aurait mérité un peu plus de temps pour se conclure et répondre aux questions que son univers pose.


    ** 
    *** 
    **** une bonne fin pour deux très bonnes séries
    *****

    Image : Éditeur

  • Ron's gone wrong / Ron débloque

    Dans un futur proche une entreprise révolutionne les amitiés en offrant un robot capable de relier les médias sociaux afin de trouver les personnes les plus proches de nous. Touxtes les personnes qui sont à l'école utilisent ces robots pour jouer, parler, créer des amitiés. Touxtes sauf Bradley ce qui l'empêche de créer des amitiés. Du moins jusqu'à ce que son père et sa grand-mère, devant sa tristesse, ne décident de lui offrir un robot. Mais ce robot ne fonctionne pas comme il le devrait.

    SPOILERS

    Commençons par les bons points, ce film est une réussite du point de vue de l'humour et des émotions. Rapidement, on souhaite que l'amitié entre Bradley et son robot, Ron, continue sans risquer la destruction par l'entreprise qui vend ces robots. L'humour me semble aussi assez bien dosé. J'ai particulièrement apprécié la grand-mère et sa maison (je souhaite y vivre si elle existe réellement). Nous avons donc un film d'animation sympathique pour toute la famille.

    Mais être un film familial n'implique pas qu'il n'y ait pas des questions politiques. Personnellement, je suis un peu plus sceptique face au traitement de celles-ci par le film. En premier lieu, les rôles féminins et masculins sont très stéréotypés. Les filles essaient d'être célèbres et belles tandis que les garçons veulent faire des blagues, des bagarres et des défis.

    Plus dangereux me semble être le traitement de l'entreprise. On y a deux personnages (les employé.e.s sont touxtes identiques). Le premier est le personnage du génie qui essaie de trouver un moyen de relier les gens après y avoir échoué lui-même. Son seul but est d'aider, d'observer et d'améliorer le monde. Le second est le financier. Il ne veut que l'argent et il est prêt à détruire si cela lui permet d'être un peu plus riche. En dehors des stéréotypes, acceptable dans un film de ce genre, c'est l'idée que les grandes entreprises virtuelles sont toujours bénéfiques et départ et que seule la finance les corrompt qui me pose un problème. La technologie n'est pas politiquement neutre malgré ce que veut nous dire ce film.


    ** 
    *** Oubliable mais sympa
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • What if...?

    L'univers Marvel s'est récemment étendu. Loki nous a ouvert aux possibilités du multivers. Ce multivers implique des dangers mais aussi de nouvelles histoires. Des histoires qui impliquent des choix différents et donc des conséquences spécifiques qui permettent de modifier le destin. Un être est chargé d'observer ce multivers sans jamais intervenir. De comprendre et d'expliquer pourquoi ce qui arrive ce produit. Cet être a pour nom Gardien. Il observe et nous guide sur les différentes terres de ce multivers.

    SPOILERS

    Cette série est composée de 9 épisodes (en tout cas pour la première saison). Au début, je ne pensais pas que les épisodes faisaient partie d'une intrigue commune mais la fin de la saison change cela. Je me demande ce que cela implique au point de vue du multivers Marvel. D'autant que nous n'avions que rarement vu le Gardien jusqu'à maintenant. Le choix qui est fait à la fin de cette saison n'arrive pas à être aussi surprenant que prévu justement à cause de ce manque de familiarité. La fin de la saison est donc un peu ratée puisque l'on ne connait pas assez ce personnage ni son éthique pour comprendre à quel point il est désespéré.

    En ce qui concerne les épisodes, ils ne sont pas tous de mêmes qualités. J'ai bien aimé qu'ils aient tous une ambiance particulière, parfois en reprenant le thème musical de certains films. Mais j'ai moins apprécié que certains épisodes ne se terminent pas réellement, nous laissant au bord d'un cliffhanger irrésolu. En ce qui concerne mes préférés, je dois dire que celui du Doctor Strange me semble l'un des meilleurs. J'ai bien aimé le premier qui, malheureusement, laisse tout de même trop Carter de côté alors que cet épisode est censé être son histoire et pas l'histoire de Steve. C'est, à mon avis, une occasion manquée. Mais, globalement, j'ai apprécié sans que cette série Marvel ne soit la meilleure qui ait été diffusée.


    ** 
    *** Je pense que la série s'adresse plutôt aux fans
    **** 
    *****

    Image : Marvel

  • Star Wars Visions

    Il y a quelques temps Disney annonçait une série d'anthologie dans l'univers Star Wars mais qui ne serait pas inclus dans le canon. En tant que grand fan de Star Wars je me devais de regarder cette série. Elle est constituée de 9 épisodes qui n'ont aucun lieu entre eux. Les épisodes sont créés par des studios d'animation japonais. On suit plusieurs personnages dans le passé comme dans le futur. Que ce soient des duels, des trahisons fraternels ou des relations entre les personnes... toutes les histoires on comme liens la Force.

    Il est difficile de critiquer cette série de manière globale. Les épisodes n'ont pas seulement tous des histoires différentes ils sont aussi écrits et produits de manière différentes. Certains épisodes nous offrent des événements très localisés, se concentrant sur des duels ou des relations entre deux personnes. D'autres épisodes mettent en avant des histoires plus vastes (par exemple la reconstruction de l'ordre Jedi après la redécouverte des sabrolasers).

    Personnellement, j'ai plutôt apprécié cette série. J'ai particulièrement aimé les épisodes qui s'intéressent aux questions internes des jedis, leurs difficultés face aux tentations d'agir de manière brutale. Mais aussi leur lien avec le monde qui les entoure. D'autres épisodes m'ont semblé moins intéressants, même si je ne les déteste pas. Par exemple, l'histoire du droïde qui souhaite devenir un jedi est très poétique mais pas réellement de mon goût. Ce qui ne m'empêche pas de m'y être intéressé.


    ** 
    *** 
    **** Une série anthologique sur star wars ? Bien entendu que je l’apprécie !
    *****

    Image : IMDB

  • We can be heroes

    Le monde est protégé par des héros. Celleux-ci sont contrôlés par une organisation gouvernementale. Missy Moreno est la fille de l'un de ces héros. Mais son père ne combat plus. Cependant, une menace alien le force à enfiler son costume afin de diriger son équipe. Mais celle-ci, malgré la puissance de ses membres ne réussit pas à vaincre. Tout le monde est capturé et les aliens donnent deux heures à la Terre pour se rendre. Missy, capturée par l'agence afin d'être mise en sécurité, décide de devenir la cheffe des autres enfants et de les emmener sauver leurs parents.

    SPOILERS

    J'avais vaguement entendu parler de ce film Netflix. Souhaitant une soirée tranquille j'ai décidé de le regarder hier. Le film est très enfantin. Il est destiné à un public jeune mais qui commence, progressivement, à s'émanciper de leurs parents. Il faut donc donner des défis acceptables aux personnages tout en leur offrant l'occasion de prouver leur valeur en particulier en ce qui concerne leurs parents. Les enfants sont au centre de l'histoire tandis que les adultes ne font qu'observer.

    Cet aspect enfantin n'empêche pas le film d'être plutôt réussi. On peut toujours craindre que les acteurs et actrices qui sont encore des enfants ne sachent pas encore bien jouer. Souvent, on peut craindre des dialogues forcés, mal écrit, qui essaient de faire enfants mais qui ne réussissent pas. Dans ce film on n'a pas cette impression. Il est assez drôle, plutôt bien joué. Les acteurs et les actrices semblent s'être bien amusés. Mais le film n'est pas particulièrement inventif : un danger, une quête et la réussite aussi bien face à l'adversité qu'envers soi-même.


    ** 
    *** Sympathique sans être exceptionnel. Il marche sûrement très bien pour son public cible
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes. De l'indépendance à nos jours par José Del Pozo

    Titre : Histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes. De l'indépendance à nos jours
    Auteur :  José Del Pozo
    Éditeur : Septentrion 2008
    Pages : 446

    Je ne connais pratiquement rien à l'histoire de l'Amérique latine. J'ai des connaissances basiques concernant les grandes civilisations antiques, la colonisation mais très peu sur l'indépendance et l'histoire récente. Ce livre, qui se concentre sur la période la plus récente de l'histoire du continent, devait me permettre de remplir un peu mes manques en ce qui concerne l'Amérique latine. L'auteur construit son livre en 6 chapitres chronologiques dont les formes sont identiques : examen politique, économique culturel et synthèse.

    Utiliser une même forme pour l'examen de différentes périodes permet d'avoir les mêmes informations et de mieux comprendre les similitudes mais aussi les différences durant le temps. Mais cela implique un désavantage puisque l'auteur doit tenter de garder un propos clair, synthétique et surtout résumer le fonctionnement de différents pays ce qui ne lui permet que rarement de nous montrer leurs richesses spécifiques.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à mettre en avant un fait spécifique à l'Amérique latine : la difficulté de créer des démocraties libérales. Il montre que les colonies ont été libérées par des luttes internes assez rapidement. Mais il fut très difficile de démocratiser ces pays. Il considère que cela s'explique par un système de type oligarchique (il explique le terme dans un appendice). Une partie minoritaire de la population n'a pas intérêt à accepter une forte démocratisation et fait alliance avec d'autres puissances si cela permet de défendre son pouvoir économique et politique.

    La fin récente des dictatures militaires n'a pas non plus réussi à totalement démocratiser les pays. Les crimes ne sont pas poursuivis, du moins rarement car il y a des exceptions. Les anciennes élites des dictatures sont toujours au pouvoir. Pire encore, une partie importante des populations n'est pas fondamentalement opposées aux dictatures. Même si leur disparition et la démocratisation a permis une forme relative de pacification grâce à l'entrée en politique des opposant.e.s.

    Ce livre est court, en effet l'auteur parle de nombreux pays sur deux siècles en 400 pages ce qui est court, il est aussi particulièrement dense. De nombreux aspects culturels ne sont que survolés tandis que l'auteur se concentre sur les questions économiques et politiques. Je ne critique pas ce choix, qui est justifiable, mais j'aurais aimé en savoir plus sur d'autres aspects. Je déplore, en revanche, l'usage du terme "la femme" quand l'auteur parle des femmes. Est-ce un problème de traduction ?

    Image : Éditeur

  • Injustice. Gods among us. Year Zero par Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo

    Titre: Injustice. Gods among us. Year Zero
    Auteurs :  Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo
    Éditeur : DC 13 juillet 2021
    Pages : 152

    Ce volume contient Injustice. Gods among us, Year Zero 1-14. Avant que Superman ne devienne un dictateur il était membre de la Ligue de Justice et l'un des meilleurs héros du monde. Mais les héros ont aussi des héros. Celleux-ci sont les membres de la Justice Society of America. Un groupe qui combattit lors de la Deuxième Guerre Mondiale et continue quelque temps après avant la naissance des membres de la Ligue de Justice. Mais la JSA a un passé caché. Ils ont usé d'une amulette permettant de contrôler les esprits. Cette amulette se trouve maintenant entre les mains du Joker.

    SPOILERS

    Cette série se déroule avant les événements de la série principale. On pourrait penser qu'elle est plus gentille car on ne voit pas la descente aux enfers de Superman. Mais les auteurs ne ménagent pas leurs personnages. Un certain nombre va mourir ou être utilisés pour tuer d'autres personnes et, en particulier, faire du mal à Batman. Ces 14 épisodes permettent de construire un peu plus cet univers sans pour autant contester ce qui a été fait avant. Mieux encore, elle permet d'expliquer le début de la série Injustice car elle montre comment le Joker choisit Superman et Lois pour son plan.

    Même si j'ai apprécié ma lecture, il est dommage que certains aspects soient trop rapides. Le contrôle du Joker sur les membres de la JSA est rapidement compris par les membres. J'aurais apprécié que les auteurs prennent un peu plus de temps pour créer une forme de peur au sein même du monde des héros, peut-être pour débuter la paranoïa de Bruce Wayne et les choix futurs de Superman. La rapidité de la série se voit particulièrement en ce qui concerne Harley puisque toute une partie lui est consacrée. Elle se marie avec Pamela Isley mais on n'a pas le temps de réellement apprécier ce moment entre les deux femmes et la difficulté pour Harley de se détacher de sa relation toxique avec le Joker.


    ** 
    *** un bon prequel mais malheureusement trop rapide
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars par Timothy Zahn

    Titre: Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars
    Auteur :  Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 27 avril 2021
    Pages : 432

    Si on connait Star Wars et son univers étendu il y a de grandes chances que l'on connaisse le Grand Amiral Thrawn. Avec le nettoyage opéré par Disney le personnage avait temporairement disparu pour réapparaitre dans une trilogie de romans, la série Rebels et maintenant cette trilogie se déroulant dans l'espace contrôlé par l'espèce de Thrawn. Il est probable que le personnage apparaisse dans d'autres productions.

    Ce roman se déroule alors que Thrawn se lance dans une carrière militaire spectaculaire. Mais une telle réussite implique aussi des ennemis, même au sein de sa propre famille dont certains membres craignent qu'un échec ne mène la famille à la ruine politique. Thrawn est envoyé s'occuper de plusieurs missions qui devraient permettre de le neutraliser. Mais il se trouve lié à un complot visant la destruction des Chiss, la seconde menace importante qu'il ait à neutraliser. Celle-ci est plus subtile que la première car elle s'insère dans le fonctionnement politique des Chiss alors que la première était purement militaire. Et Thrawn ne comprend rien à la politique.

    SPOILERS

    Pour un roman qui prétend prendre Thrawn comme personnage principal ce dernier n'apparait que peu. On apprend surtout comment fonctionne la société Chiss et donc ses points faibles. On en apprend aussi un peu plus sur ses ennemis. Ainsi, Thrawn ne contrôle pas ce qui lui arrive. Il réagit aux menaces immédiates sans se rendre compte des problèmes politiques qui l'ont mené au point où il se trouve. Cette menace est lente à se mettre en place mais l'auteur réussit à la rendre logique en usant des pièces qu'il introduit dès le début.

    J'aurais aimé plus de politique. Mais un roman sur Thrawn doit nécessairement donner une bonne place aux questions militaires. On observe Thrawn commander lors de plusieurs batailles et prendre des décisions basées sur sa capacité unique à comprendre son ennemi. Malheureusement, l'auteur ne nous laisse pas forcément assez d'information pour que l'on puisse réellement suivre le raisonnement de Thrawn et, comme les autres personnages, on doit l'accepter et voir comment il sort de situations difficiles et dangereuses pour lui comme pour les Chiss.


    ** 
    *** 
    **** Un bon roman mais qui ne donne pas assez d'informations pour comprendre les décisions de Thrawn
    *****

    Image : Éditeur

  • L'exécution du roi. 21 janvier 1793 par Jean-Clément Martin

    Titre : L'exécution du roi. 21 janvier 1793
    Auteur :  Jean-Clément Martin
    Éditeur : Perrin 14 janvier 2021
    Pages : 411

    Louis XVI se lève pour son dernier jour le 21 janvier 1793. Il meurt en public alors sans que les parlementaires n'interrompent leurs travaux. Avec la mort de Louis XVI la monarchie absolue a vécu, bien que la monarchie revienne durant le XIXème siècle. Jean-Clément Martin, dans ce livre, commence par la fin pour ensuite nous permettre de comprendre comment la Révolution a pensé le roi. Plus important, comment le roi est devenu un simple humain qui peut mourir des mains du peuple en cas de trahison.

    Ce livre est construit en 9 chapitres chronologiques entre 1770 et le 28 janvier 1793. Le premier chapitre est en dehors de cet ordre chronologique car il fait le récit de la mort du roi. Le second chapitre remonte plus loin que la période révolutionnaire afin de comprendre le comportement politique de Louis XVI. Les autres chapitres se concentrent sur les débats et les combats politiques autours des actions du roi. La mort du roi n'est pratiquement qu'un événement qui cache opportunément les divisions politiques du parlement dans une période entre deux constitutions avec des révoltes internes et la guerre à l'extérieur.

    Pour nous montrer ces débats et les divisions politiques de la France non seulement au sein du parlement, entre députés, mais aussi entre Paris et le parlement, Paris et le reste de la France et entre les sans-culottes et le monde politique Jean-Clément Martin utilise principalement les débats publiés, parfois des discours qui n'ont pas été déclamés. Cette méthode lui permet de montrer ce qui importe pour les députés à un moment donné. L'auteur essaie ensuite de comprendre pourquoi ces thèmes sont utilisés à un moment ou à un autre ce qui permet d'expliquer les raisons derrière certaines décisions qui peuvent ne pas être légales mais sont un moyen opportun de lutter contre un adversaire politique.

    Louis XVI n'est donc pas très présent. Mais la lecture de ce livre permet d'éviter que son ombre ne cache le fonctionnement des débuts de la République sous la période révolutionnaire. La lecture en est plaisante quoique parfois difficile. En effet, Jean-Clément Martin nomme de nombreuses personnes ce qui implique de garder en tête un nombre impressionnant de personnages et de positions politiques. De temps en temps, l'auteur explicite aussi certaines positions historiographiques pour montrer les problèmes posés par l’interprétation des sources. Selon moi, nous avons ici un livre particulièrement intéressant qui examine de prêt un moment spécifique de la Révolution en évitant les mythes pour mieux se rapprocher des calculs politiques dont la mort du roi ne devient qu'un des effets.

    Image : Éditeur

  • No time to die. James Bond / Mourir peut attendre

    CW : menaces physiques, menaces psychologiques

    James Bond est finalement prêt à laisser Vesper dans le passé. Il accompagne une nouvelle femme, Madeleine, afin de terminer cette partie de sa vie et de prendre un peu de temps sur la tombe de Vesper. Mais Spectre est prêt. La tombe explose et James Bond décide de tout abandonner croyant avoir été trahi. 5 ans plus tard, il est à la retraite sur une petite île. Il essaie de vivre tranquillement mais la CIA souhaite le recruter pour enlever un chercheur qui travaille pour Spectre après un kidnapping. Si James Bond accepte, il pourrait se retrouver à devoir lutter contre le MI6.

    SPOILERS

    Voici enfin le dernier James Bond de Daniel Craig. Est-il aussi bon qu'on nous le dit ? Est-ce une véritable réussite ? D'une certaine manière, oui. À plusieurs reprises le film nous offre des hommages discrets à la série de films et à Daniel Craig. Mais, d'un autre côté, ce film a plusieurs problèmes qui mériteraient d'être résolus avant de changer de personnes pour incarner James Bond.

    Encore une fois, et d'autres personnes en ont parlé mieux que je n'en serais capable, les vilains du film sont des hommes défigurés. Le méchant principal semble avoir été brûlé et a du mal à marcher pendant une partie du film. Un autre, un lieutenant, est borgne et l'une des personnages du film le menace de l'aveugler en lui expliquant que sa vie serait terminée. Ce n'est de loin pas la première fois que cette manière d'écrire des vilains est utilisée dans les James Bond. Il faut que ceci cesse.

    Un second problème concerne le passage du flambeau. Après la retraite de James Bond son numéro est donné à une femme noire, Nomi, tout aussi voire bien plus efficace que son prédécesseur. J'ai cru que l'on verrait James accepter de laisser quelqu'un d'autre, une personne différente, prendre sa place. Ce n'est pas ce que l'on nous montre. Très rapidement, Nomi s'efface et laisse James porter le film et l'intrigue. Même si certaines scènes montrent que Bond commence à avoir un certain respect pour Nomi c'est elle qui abandonne ce qu'elle a gagné pour tout rendre à Bond. Je trouve cette décision de la réalisation particulièrement décevante.


    ** 
    *** J'attendais mieux
    **** 
    *****

    Image : Site officiel