• Encanto, la fantastique famille Madrigal / Encanto

    Il a commencé à neiger, l'automne est présent et l'hiver approche, décembre est dans quelques jours... quoi de mieux qu'un Disney pour passer quelques heures au cinéma ? Ça tombe bien, le dernier Disney est sorti mercredi passé. Encanto est un lieu. Encanto est l'endroit où une femme et des réfugié-e-s se sont replié-e-s en sécurité. Ceci fut rendu possible par deux choses : le sacrifice du mari de la matriarche de la famille Madrigal et le don d'un miracle. Ce miracle a créé une maison destinée à la famille Madrigal. A un certain âge, les enfants se voient attribuer une chambre et un pouvoir magique. Ces pouvoirs sont ensuite utilisés pour aider la communauté à vivre. Mais une personne, au sein de la famille, n'a pas de pouvoir. Cela ne l'empêche pas d'adorer ses sœurs, ses tantes mais aussi ses cousins et de tout faire pour les protéger.

    SPOILERS

    Ce film est un magnifique spectacle. Les pouvoirs sont bien mis en scène et fonctionnement parfaitement dans le cadre d'une maison sentiente. Les chambres sont adaptées à ces pouvoirs et à l'état d'esprit des occupant-e-s. Le film ajoute aussi, comme d'habitude, de nombreuses chansons qui permettent d'en apprendre plus sur la famille mais aussi sur les problèmes des membres. Bien que certaines chansons ne me semblent pas habituelles pour un Disney, j'ai apprécié le changement.

    Qui dit Disney et période des fêtes dit film de famille. Et ce film est en plein dans le genre. Tout se déroule au sein d'une famille. Presque toute l'intrigue a lieu au sein de la maison familiale. L'intrigue concerne avant tout le fonctionnement de la famille Madrigal et les problèmes qui sont cachés. La destruction de la maison, annoncée par une prophétie, n'est que la vision externe des tensions internes à la famille. Rien ici n'est particulièrement difficile à comprendre. Mais j'ai apprécié voir un film expliquer qu'une famille ne doit pas être parfaite. Qu'il y a parfois un besoin de repos, d'être une personne différente qui tente des choses différentes que d'autres membres de la famille ne souhaitent pas forcément. Qu'il est nécessaire, et je peux voir un peu loin, de penser à soi avant de pouvoir penser aux autres. Et seule Mirabel, étant un peu à l'extérieur de la famille, peut voir les besoins de celle-ci et tenter d'aider.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Drôle, beau, une intrigue simple mais pas simpliste

    Image : IMDB

  • La famille Addams 2

    Les Addams sont réunis et heureux. Enfin, tout le monde n'est pas heureux dans cette famille puisque le malheur est un style de vie. Mercredi, en particulier, est de plus en plus éloignée de la famille et de son père. Elle continue de tenter d'assassiner son frère mais elle refuse les réunions de famille. Elle se sent de plus en plus contrainte par ses parents. Celleux-ci ne savent pas exactement quoi faire. Lorsqu'un avocat vient leur ordonner un test ADN afin de découvrir si Mercredi est leur fille illes décident de fuir, une fuite déguisée en vacances familiales en camping-car.

    SPOILERS

    Je n'étais déjà pas très convaincu par le premier film. Je le suis encore moins par ce second film. Je ne trouve pas réellement tout ce que j'apprécie dans la famille Addams : la remise en cause d'un mode de vie de classe moyenne au sein d'un monde qui valorise la consommation et la conformité (les Addams étant l'incarnation du différent et de l'aristocratie même si les parents s'aiment au sein d'un couple hétérosexuel). Les "blagues" peuvent parfois faire sourire, mais sont rarement particulièrement réussies. En particulier, j'ai souvent soupiré de gêne devant le personnage de Pugsley et son oncle Fétide. Pourquoi nous faire subir ceci ? Je ne sais pas mais ce fut difficile. Le premier film était déjà peu imaginatif, ce second film réussi l'exploit impressionnant de l'être encore moins.

    * Le popcorn était de meilleure qualité que le film, ce n'est pas un compliment pour le popcorn
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Batman: Soul of the dragon

    Dans les années 70 six personnes sont à la recherche d'un maitre capable de leur apprendre les arts martiaux : Richard Dragon, Lady Shiva, Ben Turner, Jade, Rip Jagger et Bruce Wayne. Illes trouvent Nanda Parbat et O-Sensei. Ensemble, illes s'entrainent durement devant leur maitre. Quelques années plus tard, les six élèves ne sont plus que quatre. Illes ne se sont pas retrouvés depuis longtemps mais l'apparition d'un gang usant d'un ancien signe les force à se réunir afin de retrouver leur maitre et d'empêcher le gang d'atteindre ses buts.

    SPOILERS

    Il n'y a pas grand-chose à dire sur ce film en direct-video. Il est plaisant mais n'offre pas de réelles nouveautés. L'entrainement de Bruce Wayne auprès de plusieurs personnes au sein du monde est souvent mis en scène. Ses liens avec d'autres élèves sont aussi souvent mentionnés. Mais Bruce Wayne n'est pas réellement au centre de l'attention. Il n'est qu'une partie d'un tout réuni à cause de leur passé commun. Malheureusement, le nombre de personnages ne permet pas de réellement comprendre les souhaits de celleux-ci. On voudrait en savoir plus sur leur passé, leurs buts, mais on n'a presque rien. Heureusement, ce manque est amoindri par des scènes d'action sympathiques sans être trop violentes.


    ** Pas trop mauvais
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Le Japon pré-moderne 1573-1867 par Ninomiya Hiroyuki

    Titre : Le Japon pré-moderne 1573-1867
    Auteur : Ninomiya Hiroyuki
    Éditeur : CNRS 2017
    Pages : 234

    Je ne connais pas l'histoire du Japon. Je ne suis pas non plus fasciné par la culture japonaise comme certaines personnes peuvent l'être. Ce qui ne veut pas dire que je ne m'y intéresse pas, tout en avouant mon absence de connaissances dans le domaine. En dehors de quelques séries adaptées d’œuvres japonaises, je ne connais que peu de choses. Souhaitant réparer un manque dans ma culture générale, je me suis lancé dans ce petit livre qui promettait d'être une introduction à une période précise de l'histoire du Japon.

    Il m'est impossible de savoir si comment ce livre s'inscrit dans l'historiographie, si c'est une bonne lecture ou quelles sont ses réelles limites (en dehors de celle que je peux trouver malgré mon manque de connaissances). Le premier point à mettre en avant concerne le but de ce livre. C'est un tiré à part d'un chapitre précis, offert à l'écriture à Ninomiya Hiroyuki, au sein d'un projet plus large malheureusement indisponible actuellement. Ainsi, ce livre commence et se termine de manière abrupte. L'auteur considère que nous savons ce qui s'est déroulé après et que la continuité sera offerte par un autre chapitre. Ce n'est pas le cas pour cette édition, ce qui crée une certaine forme de frustration.

    Ce livre est aussi un exercice synthétique. Le but de l'auteur est de communiquer des informations de base sur une période précise, on perd en complexité mais cela permet à des personnes profanes de mieux suivre les événements. Le livre est constitué aussi bien de chapitres événementiels, le premier et le dernier chapitres ouvrent la période et la referme, que d'étude socio-économique. Nous avons une vision complète de la période, au prix de quelques répétitions et de simplifications. En ce qui me concerne, c'était acceptable. Trop de complexité ne m'aurait pas permis de vraiment entrer dans ce livre.

    Il est dommage que ce livre ne soit pas accompagné d'une bibliographique, il y a des notes de bas de pages, qui permette de savoir vers quels livres se diriger pour une thématique précise. Mais ce que je déplore sont l'absence d'annexes concernant les biographies des personnes nommées et d'un glossaire pour les personnes, comme moi, qui ne sont pas familières des termes. Cependant, la lecture n'est pas forcément obérée par ces quelques manques. Au contraire, je souhaite en apprendre plus.

    Image : Éditeur

  • Aline

    Aline est un film faussement film biographique très librement inspiré de la vie de Céline Dion. Alien Dieu est une québécoise. Elle est née dans une grande famille remplie de frères et de sœurs mais aussi de musique. Mais Aline n'est pas comme ses adelphes. Elle possède une voix exceptionnelle. La famille décide de la soutenir afin de lui permettre de se faire connaitre par un producteur. Celui-ci comprend immédiatement qu'il a en face de lui un diamant capable de tout réussir. Mais cela va demander beaucoup de travail.

    SPOILERS

    J'ai hésité à parler de ce film qui demande plus de réflexions qu'on ne le croit. Oui, c'est un faux film biographique. Il parle de Céline Dion et utilise ses chansons mais il modifie le nom pour Aline Dieu, ce qui permet de bien marquer qu'il existe une différence. Valérie Lemercier réalise et joue dans ce film. Et aussi bien la réalisation que son jeu sont superbes créant un magnifique hommage envers Céline Dion, parlant de ses moments positifs comme de ses doutes et pertes. Sur ce point, il n'y a rien à dire.

    Sur le second point on ne peut aussi que parler de manière positive. Loin de faire de son personnage un être surhumain capable de tout réussir sans doute, Valérie Lemercier la place dans sa famille, qui lui offre la musique et son soutien jusqu'au bout. Elle place aussi son personnage au sein d'un système, peu montré mais présent, qui en fait une star capable de créer un véritable spectacle. Mais cette création est un énorme travail qui implique de longues heures de préparations, de bruit, de foule et donc peu de tranquillité pour Aline Dieu et pour vivre avec sa famille, ses enfants. À plusieurs reprises, Valérie Lemercier nous montre une Aline Dieu en souffrance, ayant besoin de tranquillité et de vacances. Elle nous montre aussi une femme qui ne connait pas forcément les villes ou elle travaille car elle n'a pas le temps de les visiter.

    Je suis plus sceptique face à la relation entre Aline Dieu et Guy-Claude. Oui, il fallait en parler pour ce faux film biographique, la question n'est pas là. Ce qui me rend sceptique est la manière dont cette relation est écrite et mise en scène. C'est Aline, très jeune, qui est montrée comme active, séductrice. Guy-Claude n'en a pas conscience et tente, d'abord, de seulement effectuer son travail avant de faire le choix de succomber. Lorsque ce choix est fait, les deux sont des personnes majeures. Mais la différence d'âge est importante. Guy-Claude a la charge de la carrière d'Aline. Il y a donc une question de pouvoir qui n'est pas montrée. Aurait-il été possible de mieux faire tout en restant fidèle à l'histoire de la véritable femme donc ce film parle ? Je ne sais pas.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Magnifique

    Image : Site officiel

  • Star Wars: Catalyst par James Luceno

    Titre : Star Wars : Catalyst 
    Auteur : James Luceno
    Éditeur : Penguin 18 mai 2017
    Pages : 496

    La guerre entre la République et les Séparatistes a englouti presque l'entier de la galaxie connue. Tout le monde doit prendre part à l'un ou l'autre camp. Mais un homme essaie d'éviter la guerre. Il a fui le plus loin possible pour que ses recherches ne soient pas utilisées militairement. Cet homme est Galen Erso. Il est l'un des plus grands génies de la galaxie. Et, aujourd'hui, les militaires de la République et des Séparatistes le recherchent. Les deux camps essaient de créer une super arme et Galen Erso pourrait leur donner la clé d'une puissance jamais vue auparavant.

    SPOILERS

    Ce livre est moyen. Il est pourtant présenté comme une lecture majeure et nécessaire pour comprendre le film Rogue One. Pour rappel, ce film montrait comment les Rebelles avaient pris connaissances de l'existence de l'Etoile Noire, menant au film 4. Le roman communique de nombreuses informations sur plusieurs personnages, ce qui permet de mieux comprendre les relations dans le film. Le roman explique aussi comment le projet a été gardé caché par l'Empire tout en créant des combats politiques pour savoir qui en serait le commandant. Mais ce roman n'est pas particulièrement passionnant. De nombreux éléments sont trop lent à être mis en place. En fait, le roman aurait pu être divisé de moitié sans gâcher le propos principal.


    ** 
    *** Médiocre
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • L'âge global. L'Europe de 1950 à nos jours par Ian Kershaw

    Titre : L'âge global. L'Europe de 1950 à nos jours
    Auteur : Ian Kershaw
    Éditeur : Seuil 9 janvier 2020
    Pages : 752

    Ian Kershaw fait partie d'un groupe d'historiens chargés d'écrire une histoire de l'Europe de l'antiquité à nos jours. Il doit s'occuper du XXème siècle. Son premier tome s'occupait de la période 1914-1950 (soit la première guerre mondiale au début véritable de la guerre froide), ce second tome s'occupe de la période 1950 à 2017 (fin de l'écriture du livre) avec une postface qui mentionne la période 2017-2019. Le livre est constitué de 12 chapitres dans l'ordre chronologiques qui s'intéressent aussi bien aux évènements qu'aux questions économiques et culturelles.

    Logiquement, une des questions majeures du livre est la division de l'Europe entre l'Est et l'Ouest. Une partie du continent étant capitaliste et l'autre communiste. Cette division impacta les relations internationales durant des décennies, avec la crainte d'une nouvelle guerre, nucléaire, en Europe. Les relations avec l'URSS sont importantes pour comprendre les décisions des chefs d'états européens ainsi que leurs craintes. Cependant, ni l'Ouest ni l'Est ne sont des blocs toujours stables. Les deux parties du continent ont connu des changements de direction et des contestations. On parle de mai 68, bien entendu, mais aussi du printemps de Prague. En ce qui concerne l'URSS, les dernières mutations ont mené à la fin rapide et inattendue du bloc communiste, permettant une réunion de l'Allemagne que personne ne pensait possible avant au moins un siècle.

    Un second point majeur mis en avant par Kershaw est la construction européenne. Son but est de créer une Europe pacifiée, riche et de préparer une union politique plus avancée mais lointaine. En ce qui concerne la pacification et la richesse, Kershaw montre que l'Europe a réussi. Les pays de l'Ouest ont vécu de lourdes destructions lors de la deuxième guerre mondiale et il a fallu du temps pour reconstruire et recréer un niveau de vie acceptable. Mais la population européenne n'a jamais vécu dans un continent aussi stable et riche que durant la période 1950-1970. Ce qui a permis la construction d'un état social capable de donner à toute la population une capacité minimale à vivre. À partir des années 70, des crises économiques se multiplient. Elles mettent en question l'état social alors qu'une nouvelle doctrine économique, le néolibéralisme, commence à être adoptée par les dirigeant-e-s aussi bien de gauche que de droite. Cette doctrine implique des réformes fortes et impopulaires de l'état et leur capacité à minimiser les crises économiques et financières est questionnée. Les crises se multiplient tout de même jusqu'à nos jours et la dernière grande crise, les subprimes, qui a forcé les gouvernements à nationaliser des banques pour éviter leurs faillites puis, face aux dettes que cela implique, à mettre en place une politique d'austérité mise en question par une population qui se demande pourquoi elle devrait payer pour les erreurs des dirigeants des banques. Cependant, même si l'Europe a rencontré des difficultés à gérer les problèmes économiques à cause d'un manque de capacités à prendre des décisions économiques globales (l'Euro fonctionne mais les états ont refusé de créer une instance transnationale de gestion de l'économie ce qui ne permet pas d'action politique en cas de crise), Ian Kershaw considère que l'Europe a réussi à atteindre ses deux principaux buts.

    Mais, comme l'explique Ian Kershaw, cette réussite implique paradoxalement une mise en question de l'Union Européenne. Celle-ci est critiquée pour prendre des décisions déconnectées du peuple par des dirigeant-e-s d'états européens (un bon moyen de placer le blâme ailleurs que sur leur propre gouvernement). La constitution d'une entité démocratique supranationale, souhaitée à ses débuts mais jamais concrétisée, était déjà difficile et devient pratiquement impossible après les crises des années 2010. Pourtant, une réforme du fonctionnement de l'Union devient nécessaire face aux besoins des états mais aussi face aux grandes crises, migratoires, économiques et politiques. Ian Kershaw doute de cette capacité de réforme en direction d'un système intégrateur et démocratique, d'autant plus après la décision du brexit, mais il pense qu'une Union Européenne pourrait retrouver un but commun en essayant d'agir sur la crise climatique.

    Ce gros livre, 752 pages, permet de retrouver un livre synthétique sur l'histoire de l'Europe au XXème siècle après le fameux Âge des extrêmes de Hobsbawm et Après-guerre de Tony Judt (deux livres que je n'ai pas encore lu). Ian Kershaw conclut avec des propos pessimistes. Les forces antieuropéennes n'ont pas réussi à mettre à mal l'Union mais elles sont de plus en plus présentes dans un monde qui nécessite une politique commune. Ian Kershaw ne prétend pas savoir ce qui va arriver à l'avenir, mais il pense que les crises vont se multiplier. Reste à savoir si l'Union saura se reconstituer pour y répondre ou si elle disparaitra. Ce dernier choix n'étant pas forcément souhaité par les forces antieuropéennes, celles-ci ayant vu les conséquences du brexit.

    Image : Éditeur

  • The Eternals / Les Eternels

    Il y a 7000 ans, les Éternels sont venus sur Terre. Illes ont été envoyés par une entité divine, un céleste, afin de protéger l'humanité contre une menace : les déviants. Ces êtres détruisent toutes formes de vie capables de penser. Durant plusieurs millénaires, les Éternels ont protégé l'humanité contre cette menace, devant des divinités inscrites dans les mythes de notre monde. Il y a 500 ans, le dernier déviant a été détruit lors de la prise de Tenochtitlan. Depuis, les Éternels vivent parmi nous attenant d'être rappelés et envoyés en mission sur une autre planète. Soudain, de nos jours, les déviants sont de retour. Face au retour de cette menace, les Éternels décident de recréer leur groupe.

    Il y a 7000 ans, les Éternels sont venus sur Terre. Illes ont été envoyés par une entité divine, un céleste, afin de protéger l'humanité contre une menace : les déviants. Ces êtres détruisent toutes formes de vie capables de penser. Durant plusieurs millénaires, les Éternels ont protégé l'humanité contre cette menace, devant des divinités inscrites dans les mythes de notre monde. Il y a 500 ans, le dernier déviant a été détruit lors de la prise de Tenochtitlan. Depuis, les Éternels vivent parmi nous attenant d'être rappelés et envoyés en mission sur une autre planète. Soudain, de nos jours, les déviants sont de retour. Face au retour de cette menace, les Éternels décident de recréer leur groupe.

    SPOILERS

    Voilà un film dont je ne savais pas quoi penser. Jusqu'au bout, il a caché son jeu. Il avait aussi beaucoup à faire. En effet, il permet de lancer une nouvelle phase de l'univers Marvel au cinéma. Une phase qui a déjà commencé dans les séries mais qui doit se poursuivre au cinéma. Bien que les demandes faites à ce film soient nombreuses, il reste calme. Les scènes d'action sont belles et me semblent être les plus simples à comprendre depuis des années. Trop souvent, les actions sont divisées en coupures qui donnent une impression de dynamisme mais rendent les mouvements incompréhensibles. Je n'ai pas eu cette impression ici, mais revoir le film pourrait me contredire sur cet aspect. Ces scènes sont, finalement, assez peu nombreuses.

    Ce qui compte, pour le film, c'est de présenter les Éternels. Comment ces personnages fonctionnent-illes ensemble ? Et surtout, comment vont-illes réagir face à l'annonce de leur véritable mission ? Illes se pensent comme des protecteurs mais qui ne doivent jamais agir dans les affaires purement humaines. Mais sont-illes réellement en train d'aider l'humanité ou non ? Doivent-ills vraiment rester en retrait lors de massacres ou agir pour les empêcher ? Protéger de tout ne risque-t-il pas d'empêcher l'évolution de l’humanité ? Ces questions dépendent en grande partie de la proximité des Éternels envers l'humanité. Le film nous montre comment ces personnes se sont insérés ou non au sein de l'histoire humaine. Certains personnages ont refusé de vivre au sein de la société tandis que d'autres ont décidé de créer des relations avec des personnes, essayant de les comprendre et, parfois, de les aider.

    Pour finir, on a ici un film qu'il est difficile de critiquer car il change un peu de ce dont on a l'habitude. Selon moi, c'est une bonne chose. Ce film introduit aussi la prochaine phase et la seconde scène post-générique me semble particulièrement importante pour cela puisqu'elle introduit deux nouveaux personnages. Mais la fin du film annonce bien plus le danger que pourrait connaitre l'humanité dans le futur. Si l'on en croit les séries, le MCU a de grandes ambitions. Je ne sais pas comment illes vont réussir à présenter tout cela mais même un échec du MCU pourrait être intéressant.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Un film qui annonce de grandes choses

    Image : Site officiel

  • Red Notice

    Rome, de nos jours, un musée va exposer l'un des joyeux les plus célèbres et couteux de notre époque. Un joyau offert par Marc Antoine à Cléopâtre. Il fait partie d'un ensemble de trois joyaux mais le second est la possession d'un collectionneur privé tandis que le troisième est perdu, seules des rumeurs le mentionne. Un tel objet ne peut qu'exciter les convoitises. Il se trouve que l'un des plus grands voleurs d'art va tenter de s'en emparer. Mais l'agent du FBI Hartley va tout faire pour l'en empêcher.

    SPOILERS

    Red Notice n'est absolument pas le film de l'année, ni même de la semaine. C'est un film bête mais fun qui fonctionne parce qu'il n'essaie pas de se présenter pour ce qu'il n'est pas. Nous avons tous les ingrédients d'un film de casse. Des personnages forcés de travailler ensemble, des trahisons, des plans qui ne fonctionnent pas tout à fait et, bien entendu, une personne qui enquête et qui se rapproche de plus en plus de nos héros.

    Tout en ayant conscience que ce film est loin de révolutionner le genre je l'ai apprécié. Il me semble que les acteurs et actrices ont bien aimé y jouer ensemble. J'ai aussi particulièrement apprécié que ce film soit bête mais logique dans sa bêtise. Par exemple, au début du film Nolan Booth fuit dans le musée. Hartley le suit en regardant d'abord un plan du musée afin de savoir comment mieux retrouver Booth. Même chose lors du début de la course poursuite. Booth prend un deux roues par très rapide qui lui permet d'éviter les dangers tandis que Hartley a directement un accident après avoir choisi une grosse voiture, rapide mais qui prend de la place sur la route. Ce sont de petits moments, mais ils m'ont fait rire.


    ** 
    *** 
    **** Car j'ai bien aimé ce film même s'il est imparfait et qu'il n'invente rien
    *****

    Image : IMDB

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