• The book of Boba Fett saison 1

    Boba Fett a vu son père mourir lors des débuts de la Guerre des Clones. Il a ensuite appris à être un chasseur de primes durant la guerre et pendant l'Empire. Tout le monde le pensait mort lors de la chute de Jabba. Mais il a survécu. Boba Fett est de retour. Après avoir été Mando à protéger l'Enfant, il a décidé de prendre le contrôle de l'ancien territoire de Jabba. Mais être le dirigeant d'un empire du crime n'est pas la même chose que de chercher des personnes contre de l'argent. Boba est rapidement isolé, en guerre contre l'extension d'un autre syndicat qui souhaite utiliser Tatooine comme centre de transit pour une drogue.

    SPOILERS

    Cette série n'est pas une bonne série. La plupart des événements sont peu intéressants et on espère simplement que les 7 épisodes passeront vite. Boba, en fait, est un personnage apprécié alors qu'il n'apparait que peu. Même si son histoire a été développée dans le cadre de la seconde trilogie et de la série Clone Wars. Sa popularité avec le peu de connaissances sur sa vie aurait pu permettre d'écrire quelque chose de neuf. Mais ça ne fonctionne pas. Les 4 premiers épisodes montrent Boba rencontrer des gens, constituer son empire qui semble se contenter d'à peine une dizaine de personnes et d'aucune réelles activités. Pire encore, on nous préparer à une confrontation avec les Hutts qui... partent immédiatement sans n'avoir rien fait. Une opportunité manquée d'utiliser un ennemi connu plutôt que de chercher un syndicat qui existe dans l'univers étendu mais qui n'est pas forcément largement connu.

    C'est triste à dire, mais les seuls épisodes qui sauvent la série sont les épisodes qui font revenir Mando et l'Enfant. Ce sont les trois derniers et l'épisode 5 est en fait entièrement consacré à Mando, son nouveau vaisseau et son souhait de retrouver l'Enfant. Ce voyage permet de trouver Luke, son école et surtout Ashoka (un personnage que je ne pensais pas voir dans cette série et encore moins auprès de Luke). Ces trois derniers épisodes terminent la série Boba Fett mais surtout ils ouvrent sur la prochaine saison du Mandalorian. Personnellement, je trouve un peu triste que le seul intérêt de The book of Boba Fett soit de préparer une nouvelle saison d'une autre série. Mais bon, je suis prêt à presque tout pour soutenir papa Mando et son fiston.


    ** C'est... mauvais... pas intéressant mais Mando revient!
    *** 
    ****
    *****

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  • Obi-Wan Kenobi saison 1

    À la fin de l'épisode III les jedis sont purgé.e.s de la galaxie. Yoda essaie de tuer l'Empereur, et échoue, tandis qu'Obi Wan se charge d'Anakin qu'il vainc avant de le laisser pour mort. Mais, sans qu'il ne le sache, Anakin a survécu pour prendre le nom de Darth Vader. Puis les derniers maitres jedis et membres du conseil, Yoda et Obi-Wan, se cachent afin de protéger les enfants d'Anakin. Plusieurs années passent. Obi Wan vit dans une grotte sur Tatooine. Il observe Luke de loin tout en travaillant comme boucher. Soudain, il apprend que les Organa ont besoin de lui. Mais sortir de sa cachette pourrait le remettre sur les radars des Inquisiteurs, qui chassent les Jedis, et de Darth Vader.

    SPOILERS

    Cette nouvelle minisérie Disney de 6 épisodes remplace un film potentiel. Comme beaucoup, je suis un peu déçu (bien que The Book of Boba Fett soit bien pire, mais il me reste 3 épisodes). L'un des problèmes est l'absence d'enjeux. En effet, on sait que les personnages principaux vont survivre et continuer leur vie avant d'arriver à l'épisode 4. Comment rendre la rencontre entre Obi-Wan et Anakin dangereuse si on sait déjà que personne ne risque la mort? Plus difficile encore, comment justifier qu'Anakin ne continue pas à poursuivre Obi-Wan après être certain de sa survie? L'usage de l'Empereur ressemble fortement à un mauvais Deus Ex Machina.

    Il est difficile d'apprécier la plupart des épisodes de cette série et la fin de celle-ci. Cependant, il y a tout de même de bonnes choses. Les personnages, Reva et Tala en particuliers, sont intéressants. Tala est une officière de l'Empire qui essaie de résister. Tandis que Reva est une inquisitrice qui souhaite une revanche. Car Reva a vécu la purge des jeunes Jedis et leurs morts au mains d'Anakin (ce qui détruit définitivement la théorie qu'Anakin ne les aurait pas assassinés). Le retour de Reva du côté éclairé de la force est donc particulièrement bien mis en scène.

    Mais le meilleur épisode reste le 5. Avant celui-ci, Obi-Wan est affaibli, il se reconnecte progressivement à la Force. Durant l'épisode 5. Nous avons une attaque contre des rebelles peu armés. Les décisions d'Obi-Wan et d'Anakin sont prises en lien avec des flash-backs montrant un entrainement entre les deux personnages lorsque Anakin était encore padawan. On nous montre à quel point les deux personnages se connaissent et comment ils peuvent savoir ce que fera l'autre à cause de cela. Cette mise en scène de ce lien très fort entre un maitre et son apprentis puis entre deux égaux et amis est suivi par le combat entre Dart Vader et Reva. C'est probablement l'un des meilleurs combats car il montre la puissance d'Anakin capable de bloquer un sabrolaser avec la Force, et donc sa volonté, mais aussi en montrant à quel point Anakin est impitoyable, capable d'humilier totalement un adversaire sans se fatiguer.


    ** 
    *** 
    **** C'est Star Wars, donc je suis content, mais la majeure partie de la série est moyenne avec un magnifique épisode 5.
    *****

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  • Buzz Lightning

    En 1995 un film parlait un jouet qui se croyait réel. Un jouet nommé Buzz Lightning, basé sur le film préféré d'un enfant nommé Andy. Presque 30 ans plus tard Pixar et Disney décident de faire ce film. Buzz est un ranger de l'espace. En tant que tel, il est l'élite des forces armées de l'humanité. Il est chargé de protéger et d'explorer. Mais une erreur oblige le vaisseau génération qu'il commande à se poser sur une planète hostile. Il décide de tout faire pour réparer son erreur, mais le coût sera-t-il trop grand?

    SPOILERS

    Le début du film est magnifique et ressemble à Là-Haut / Up. On nous montre les différents personnages puis Buzz reste jeune tandis que toutes les personnes qu'il connait vieillissent et meurent. Buzz, lui, ne change pas et veut toujours faire partir l'humanité. Car ce film parle aussi d'une forme de deuil d'une vie fantasmée pour accepter la vie que l'on a. Tout le monde, sauf Buzz, vit et progresse. Buzz, lui, se croyant parfait ne peut pas progresser. L'arrivée de son ennemi, dont l'identité est assez rapide à deviner, continue dans ce thème puisque, par nostalgie, il détruit tout afin de revenir au passé. Buzz aurait dû faire une thérapie et vivre.

    Oui le début de ce film est très bon. Oui le thème est intéressant, sans être révolutionnaire. Oui cela me suffit pour avoir apprécié mon passage au cinéma. Mais oui ce film aurait pu profiter de plus. Plus de quoi? Plus d'épique, plus d'introspection, plus de joie face à la vie, Buzz est bien trop détaché. On ne comprend pas comment il peut changer d'avis aussi vite, même si se voir vieux a pu être un choc. Peut-être aurait-il fallu penser ce film en plusieurs parties avec une première qui créerait le mauvais Buzz tandis que la seconde mettait en place la confrontation entre les deux? Je ne sais pas.


    ** 
    *** J'ai aimé
    **** 
    *****

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  • Peacemaker saison 1

    Peacemaker est une série de James Gunn qui se déroule très peu de temps avant son film: The Suicide Squad. Peacemaker est blessé, amené inconscient dans un hôpital qu'il fuit dès que possible pour retourner chez lui et continuer sa vie d'héroïsme, du moins ce qu'il pense être de l'héroïsme. Mais une équipe envoyée par Amanda Waller l'intercepte et lui propose un contrat: il reste en dehors de prison mais il doit tuer pour Waller. Plus spécifiquement, il doit aider à éliminer des personnes impliquées dans quelque chose que Waller nomme "Butterfly."

    SPOILERS

    Peacemaker a été bien apprécié sur les réseaux sociaux, j'attendais de voir. Je ne suis pas du tout déçu. On retrouve John Cenna parfait en Peacemaker beauf et un peu bête mais étrangement capable de tuer. On lui adjoint d'autres personnages tout aussi dysfonctionnelles qui doivent aider à arrêter une menace planétaire. Bref, on retrouve les ingrédients de The Suicide Squad et comme le film la série fonctionne très bien.

    Mieux encore, la série nous offre plus de profondeur pour Peacemaker. On apprend pourquoi il est ce qu'il est grâce à des flash backs et la relation avec son père. Peacemaker n'est pas forcément heureux de tuer et il regrette certains meurtres, en particulier celui de Flag qu'il a accompli selon les ordres reçus. Bref, on voit Peacemaker ne pas savoir comment gérer ses émotions et ne pas savoir comment accepter un père abusif et nazi.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Une bonne surprise

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  • Histoire de l'Europe urbaine 6. La ville contemporaine après 1945 par Guy Burgel

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 6. La ville contemporaine après 1945
    Auteur : Guy Burgel
    Éditeur : Seuil 2012
    Pages : 448

    J'avais lu le tome 2 de cette histoire de l’Europe urbaine. Il se concentrait sur la période médiévale. La période contemporaine est divisée en trois tomes, dont celui-ci. L'auteur n'est pas historien mais géographe et urbaniste. Son but est de nous faire comprendre les changements et le fonctionnement des villes après les destructions de la Deuxième guerre mondiale. Il termine avec une postface qui prend en compte les problèmes des années 2010 et les volontés de mutations des transports. Son propos se divise en 6 chapitres.

    L'auteur n'étant pas historien il fait moins attention aux questions historiques et aux mutations et tendances de l'histoire. Il nous montre plutôt comment les villes sont pensées au fil du temps des années 50 à maintenant ainsi que les questions plus humaines pour reprendre une terminologie scolaire. Ainsi, il début par des questions économiques et termine par des questions politiques. L'auteur me semble un peu pessimiste en ce qui concerne la capacité d'agir au sein de la ville, la postface conforme cette impression. En effet, l'auteur considère que les tentatives de démocratisations des villes, au sein des ensembles étatiques, n'ont pas fonctionné. Les villes perdent leur identité soit en sacralisant leur forme soit en la sacrifiant mais ne réussiraient pas à répondre aux problèmes sociaux.

    Si l'on veut trouver un thème récurrent de ce tome c'est la question du logement. Que ce soit dans les années 50 alors qu'il faut construire vite et bien, les questionnements des années 60-70 ou les critiques des années 90 le logement me semble être au cœur de ce livre. L'auteur en fait un défis important et questionne l'idée que la densifications soit forcément négative et que les grands ensembles sont à bannir. C'est une position que je n'avais encore jamais rencontrée.

    Ce dernier tome d'une grande histoire de la ville européenne est un peu étrange puisque la méthode est différente, car la discipline de son auteur est différente. Le livre n'est de loin pas inintéressant mais il m'a semblé plus aride que le tome 2, qui m'avait appris énormément sur la société médiévale dans sa forme urbaine.

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  • Young Justice: Phantoms (saison 4)

    Malgré les nombreux problèmes qu'ont connu la Justice League et l'équipe, ce qui a permis la constitution des Outsiders, les héros et héroïnes ont vaincu. Le monde est maintenant légèrement moins dangereux tandis que les trois équipes peuvent enfin agir sans contrôles politiques trop importants. Cependant, les membres de la Lumière ont réussi à s'allier à Darkseid. Ce dernier agit en cachète sur la Terre alors que Savage a toujours le contrôle du Warlord. La Justice League décide de chercher des alliances au niveau de la galaxie, alors qu'une menace provenant de la zone fantôme se profile.

    SPOILERS

    J'ai moins apprécié cette saison de Young Justice. Certes, elle permet de savoir ce qui est arrivé à la fin de Green Lantern TAS, mais seulement brièvement. Les saisons de Young Justice sont souvent denses autours d'une menace précise. Je trouve que cette saison 4 beaucoup moins bien construite de ce point de vue. La menace des kryptoniens enfermés dans la zone fantôme est préparée sur l'entier de la saison mais elle est vaincue en à peine un seul et unique épisode. On a peine à croire que ces personnages sont si dangereux étant donné qu'on ne les voit jamais gagner. Il aurait été mieux de montrer ce danger en observant les événements connu par la Légion puis en plaçant réellement la Justice League, l'Équipe et les Outsiders en danger.

    Cette saison donne surtout l'impression d'une suite de mini-intrigues qui sont placées sans réelles raisons. On commence par le mariage sur Mars de Superboy et Miss Martian. Mariage qui permet aussi de résoudre un meurtre et... le racisme? On continue avec une intrigue magique, une intrigue sur Atlantis, une intrigue sur le monde des Nouvelles Divinités... Ce n'est que vers la fin que tout cela est relié, mais on s'intéresse beaucoup moins aux personnages et événements. Est-ce que la saison 5 permettra d'éviter cette impression de fouillis? Je l'espère.


    ** 
    *** Une saison 4 médiocre, j'espère que la 5 sera meilleure
    **** 
    *****

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  • Le mariage pour tous et toutes. Reconnaître les couples de même sexe en Suisse par Thierry Delessert et Marta Roca i Escoda

    Titre : Le mariage pour tous et toutes. Reconnaître les couples de même sexe en Suisse
    Auteur-e-s : Thierry Delessert et Marta Roca i Escoda
    Éditeur : Presses polytechniques et universitaires romandes 31 mai 2022
    Pages : 168

    Le mariage pour touxtes fut accepté en Suisse récemment, après un référendum gagné largement contre des opposant-e-s ultra minoritaires. Mais l'histoire de cette modification législative est bien plus vaste que la campagne référendaire ne l'annonçait. Ce petit livre de la collection Savoir Suisse rejoint les ouvrages des deux auteur-e-s concernant les gays et lesbiennes en Suisse et la manière dont l'état a géré leur existence.

    Le livre est construit en 8 chapitres chronologiques, le dernier annonçant les futures luttes et points de discordes en discussion. Les deux auteur-e-s montrent que les premiers débats sur une forme d'égalité citoyenne débutent tôt, dès les années 50, par la mise en place d'arguments sur la naturalité des sexualités (basée sur les recherches de Kinsey aux USA et de Hirschfeld en Allemagne avant leur destruction par les nazis).

    Les auteur-e-s démontrent aussi la centralité des années SIDA. En effet, les associations gays et lesbiennes ont dû gérer les conséquences de la mort d'un ou d'une conjointe mais aussi la maladie. L'absence de droits reconnus implique des difficultés de visite, d'héritage et de bail. Ces problèmes ont permis de pousser vers l'idée d'une reconnaissance via des textes spécifiques. En effet, les associations de l'époque sont encore fortement impliquées dans la remise en question de l'hétéropatriarcat avec le mariage comme forme particulière de domination des hommes hétéros sur les femmes.

    Le livre met aussi en avant le fonctionnement de la politique en Suisse. Afin de faire avancer les débats les associations ont dû s’institutionnaliser, ce qui permet un rapprochement avec des politicien-ne-s. Ces rapprochements permettent ensuite de pouvoir appuyer une révisions vers une direction ou une autre, aux prix de victoires tronquées ou faibles comme le fut l'adoption interne. Cette institutionnalisation implique aussi une prudence, en vue d'une victoire d'étape, qui est immédiatement dénoncées comme une forme de tactique dites du salami. Ainsi, la demande d'un mariage égalitaire fut pensée par la droite comme une trahison d'accords ayant permis la création du PACS alors que les associations gays et lesbiennes y voient la continuité de leur demande, tronquées en vue de faibles améliorations qui n'ont pas vocation à stopper les demandes d'égalité.

    Ce livre ne fait pas qu'éclairer les conditions de l'accès aux droits égalitaires pour les gays et lesbiennes, encore imparfaits. Il permet d'expliquer le fonctionnement de la politique en Suisse et la manière dont des questions provenant des associations deviennent politiques et sont défendues ou stoppées par des considérations juridiques qui, elles même, se modifient au fil sur pression aussi bien interne au pays qu'externe.

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  • Our flag means death saison 1

    Stede Bonnet est un riche aristocrate anglais. Il est marié avec des enfants et passe ses journaux dans son manoir. Stede Bonnet à la vie parfaite d'un gentleman. Et Stede Bonnet s'ennuie à mort tandis que sa femme est loin d'être heureuse (sans être malheureuse). Soudainement, Stede décide de fuir sa famille. Il achète un bateau, le Revenge, et se convertit à la piraterie. Mais pas n'importe quelle piraterie. Au grand désarroi de son équipage il souhaite créer une piraterie de gentlemen.

    SPOILERS

    Cette magnifique série vient d'être renouvelée pour une seconde saison et j'en suis très heureux. Avant même de la commencer, je savais qu'elle me plairait probablement. Passé la moitié du premier épisode, qui consiste en un atelier couture pour créer le drapeau, j'étais conquis. Cette série est étrange. Elle joue beaucoup sur l'humour de situation et le contraste entre ce que l'on attend de la piraterie et ce qui nous est montré. Avez-vous déjà vu un pirate offrir des tapas à une victime? Ou un équipage jouer sur le racisme des personnes blanches pour les voler?

    Car derrière l'humour il y a du sérieux. La réalisation, dont Taika Waititi, met en avant des thèmes comme la masculinité et le racisme mais sans jamais oublier l'humour. Par exemple, Bonnet incarne l'homme raté dans le sens où il échoue à incarner une masculinité violente. Black Beard, lui, incarne cette masculinité violente. Pourtant, aucun des deux n'est heureux. Bonnet réussit à tuer, sans faire exprès, tandis que Black Beard souhaite être vu différemment qu'en un pirate sanguinaire (qui n'a pas tellement tué que cela). Il est poussé dans cette forme de masculinité violente par son second qui agit dans la série pour le forcer à être Black Beard. Et ces deux hommes, si différents, commencent à construire une romance homosexuelle.

    Car cette série est aussi très libérale sur les questions de genre et de sexualité. Nous avons un personnage non binaire et l'équipage n'hésite pas à utiliser ses pronoms (la réalisation respecte ici les vœux de l'acteurice). Mais surtout, il y a la relation entre Stede et Black Beard. Contrairement à d'autres productions, celle-ci ne mène pas à des drames. Leur relation est immédiatement acceptée par tout le monde, les deux personnages en premier. C'est franchement rafraichissant. Selon moi, nous avons ici une magnifique série intelligente et bien écrite. J'attends avec impatience la suite des aventures de Stede Bonnet, le pirate qui a construit des passages secrets sur son bateau afin d'y cacher ses habits.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** L'une des meilleures surprises de l'année

    Image : IMDB

  • La roue du temps 17. Le coeur de l'hiver. Première partie par Robert Jordan

    Titre : La roue du temps 17. Le cœur de l'hiver. Première partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 18 août 2021
    Pages : 480

    Rand a réussi à repousser les Seanchaniens. Mais à peine retourné dans l'un de ses palais il est attaqué par Asha'man renégats. Ne sachant pas sur qui compter, il décide de disparaitre. Mais cette disparition lui permet aussi de se préparer à l'un de ses grands plans. Un moyen de corriger une attaque du Ténébreux et de lui donner plus de forces. Pendant qu'il fuit, Elayne revient à Caemlyn et elle commence à prendre le contrôle de ce qui pourra devenir son trône. Perrin, lui, se lance à la poursuite des aiels qui ont kidnappé Faile.

    SPOILER

    Ce livre se concentre principalement sur Perrin et Elayne. Perrin est un personnage que j'apprécie. Mais sa caractérisation dans ce livre est moins intéressante. Il est montré comme têtu, incapable de réfléchir et incapable de comprendre ce qu'on attend de lui. J'espère qu'il sera vite réuni à Faile afin qu'il redevienne intéressant. Elayne, elle, commence à construire sa monarchie. Le livre permet de l'observer alors qu'elle tente de palier aux problèmes économiques de la capitale et du royaume tout en jonglant avec ses devoirs d'Aes Sedai.

    Le livre se terminer sur trois annonces majeures: le plan de Rand, la fuite de Nynaeve et l'arrivée d'une héritière impériale des seanchaniens. Il reste à voir ce que le second tome va construire autours de ces fils d'intrigues.


    ** 
    *** 
    **** Moins de Rand, ce qui est une bonne chose, mais toujours autant de questions politiques
    *****

    Image : Éditeur

  • Jurassic World Dominion

    Après trois parcs différents, un espace protégés sur le continent et la vente aux enchères dans un manoir les dinosaures sont finalement libres. En effet, après les événements de Fallen Kingdom les dinosaures se sont rendus sur l'entier du monde. La majeure partie ne sont pas forcément dangereux mais les attaques de prédateurs sont de plus en plus nombreuses. Surtout, l'humanité ne sait pas encore comment gérer ce type d'animaux. Pire encore, leur arrivée annonce un désastre écologique majeur qui oblige l'équipe de Jurassic World et celle de Jurassic Park à s'unir.

    SPOILERS

    Fallen Kingdom fut un désastre. Dominion nous promettait ce qui devait nous être offert dans Fallen Kingdom: des dinosaures en liberté sur le continent. La réalisation fait aussi attention à montrer les conséquences sur le monde et sur le fonctionnement de l'humanité. Ainsi, il existe des lieux clandestins pour élever et vendre des dinosaures. C'est intéressant, mais plusieurs scènes deviennent ridicules lorsqu'on voit deux prédateurs libres dans un marché noir et aucun humain qui ne semblent en avoir peur... Donc oui, le film fait mieux que le précédent. Mais ce n'est pas un exploit.

    Comme tous les Jurassic Park, ce film veut nous parler de l'hubris humaine. On nous montre des états qui abandonnent la gestion des dinosaures à une entreprise privée qui organise des recherches autours du génome. Bizarrement, Ian Malcolm est l'un des employés de cette entreprise pour laquelle il donne des conférences qui durent 5 minutes. C'est une entreprise qui ressemble aux start up. Elle implique des personnes jeunes et passionnées qui ne se rendent pas compte, pas immédiatement, que l'on utilise leur passion contre elleux. Il est donc normal que cette entreprise soit la propriété d'un Elon Musk qui fait semblant d'être proche de ses employé-e-s mais qui n'hésite pas à tuer pour ne pas être questionné. Heureusement, le film continue la tradition des dinosaures qui mangent des patrons.


    ** Je ne suis pas particulièrement difficile en matière de dinosaures, mais ce film est très moyen
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • La Régénération. Le libéralisme suisse à l'épreuve du pouvoir (1830-1847) par Olivier Meuwly

    Titre : La Régénération. Le libéralisme suisse à l'épreuve du pouvoir (1830-1847)
    Auteur : Olivier Meuwly
    Éditeur : Presses polytechniques et universitaires romandes 31 mai 2022
    Pages : 150

    Olivier Meuwly est un historien bien connu du monde politique et médiatique romand. Il a écrit plusieurs ouvrages d'histoire sur la création du monde politique suisse. Ce livre est sa dernière production. Il s'y intéresse à un moment particulier de l'histoire de la Suisse. Après 1815 les grandes puissances européennes ont garanti l'existence et la neutralité du pays. Celui-ci est géré par un nouveau pacte fédéral dans un sens conservateur, en accord avec l’Europe de l'époque, qui devait permettre de minimiser les acquis de la Révolution française.

    Cependant, ce conservatisme ne va pas durer et la Suisse, mais elle n'est pas seule, voit la création du mouvement libéral qui demande des réformes économiques et politiques. L'auteur montre parfaitement bien les origines de cette doctrine et ses prises de pouvoirs. Il nous montre aussi que les prises de pouvoir ne permettent pas toujours de mettre en place les réformes souhaitées. Les libéraux eux-mêmes ne savent pas forcément comme agir. Il existe plusieurs courants internes dont les futurs radicaux. Mais il y a aussi des accointance avec les conservateurs. Ces courants et tensions internes et externes vont pousser le pays en direction de la guerre civile de 1847 qui permettra enfin de répondre aux souhaits libéraux et radicaux par la création d'un véritable pays centralisé.

    Il faut aussi noter que l'auteur n'oublie pas les actions des puissances. Le territoire suisse offre un refuge politique à de nombreuses personnes qui peuvent en profiter pour préparer des actions dans leurs pays d'origine. Ceci implique souvent des pressions politiques et économiques de la part des grandes puissances européennes sur la Diète. Ce qui permet d'unir les radicaux contre l'ingérence étrangère mais aussi en soutien avec les réfugiés politiques. De manière générale, les grandes puissances ne sont pas favorables à des révisions politiques internes à la suisse car elles craignent une remise en cause du fonctionnement de leurs propres pays. Ainsi, l'auteur réussit aussi bien à présenter un mouvement, ses contradictions, les divisions internes au pays et les pressions internationales qui ont eu lieu ce qui fait de ce petit livre un bon moyen de comprendre la période compliquée de la Régénération.

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  • Maitre des djinns par P. Djèlí Clark

    Titre : Maitre des djinns
    Auteur : P. Djèlí Clark
    Éditeur : Atalante 17 février 2022
    Pages : 480

    Maitre des djinns est le premier roman de P. Djèlí Clark. Cependant, il a écrit de nombreuses nouvelles dont trois se déroulent dans le même univers. Leur lecture n'est pas totalement utile mais aide à comprendre les événements du roman.

    Le Caire, début du XXème siècle. Fatma s'occupe du cas d'adolescent se croyant malin lorsqu'elle reçoit deux nouvelles surprenante. Premièrement, on lui impose une partenaire. Deuxièmement, elle doit se rendre au manoir d'un riche aristocrate anglais. Celui-ci a été assassiné ainsi que tous les membres d'une confrérie secrète. Leur mort sent la magie. Tandis que Fatma tente de comprendre pourquoi la Confrérie a été assassinée le Caire connait des troubles sociaux face à la visite de dignitaires européens invités afin d'éviter une guerre sur leur continent.

    SPOILERS

    J'avais vraiment apprécié les nouvelles. L'auteur réussissait à créer un univers cohérent en très peu de pages. J'étais curieux de savoir ce qu'il ferait avec un format plus important. Je suis un peu déçu, mais pas beaucoup. L'auteur réussit à réutiliser ses personnages tout en ajoutant beaucoup de profondeurs aux caractérisations. Les personnages sonnent vrai. L'auteur met aussi fortement en avant le refus de la colonisation et du racisme, tout en marquant sa présence dans son univers. Le racisme existe aussi bien chez les européens que les Égyptiens mais aussi les djinns.

    Malheureusement, je trouve le roman un peu long. En particulier, certains dialogues et événements sonnent faux. Comme si, soudainement, l'auteur n'arrivait pas à écrire exactement ce qu'il souhaitait. Comme si, d'un seul coup, perdait son caractère. J'ai parfois eu l'impression que l'auteur était obligé de rendre Fatma moins intelligente pour éviter de terminer l'intrigue trop rapidement. Cependant, ces critiques s'attachent à des détails du roman et j'ai beaucoup apprécié ma lecture.


    ** 
    *** 
    **** Un bon premier roman. Je ne sais pas si l'auteur va écrire une suite
    *****

    Image : Éditeur

  • L'histoire suisse en un clin d'oeil par Joëlle Kuntz

    Titre : L'histoire suisse en un clin d’œil
    Autrice : Joëlle Kuntz
    Éditeur : Zoé novembre 2006
    Pages : 192

    Les histoires de la Suisse sont de plus en plus nombreuses depuis la création de la Nouvelle histoire de la Suisse et des Suisses (que d'autres ouvrages ont mis à jour). Ce petit livre se veut une histoire du pays qui ne soit pas trop experte et qui permette à tout le monde d'avoir quelques connaissances de base. L'autrice se base sur une littérature un peu ancienne, mais parfaitement adéquate. Ainsi, elle résume assez bien l'histoire de notre pays.

    Son travail est divisé en trois grandes parties. La première permet de mettre en avant la Suisse en soit. Joëlle Kuntz y examine l'histoire du pays en lien avec les états voisins. Elle met en avant les grands moments de l'Europe et de la Suisse. Dans une seconde partie, elle s'intéresse à la question économique. Ce qui lui permet de nous décrire les créations industrielles et bancaires. La troisième partie, que je trouve plus stimulante, s'attache à l'histoire de quelques grandes villes. Elle se base sur une littérature locale que je connais aussi. On y comprend un peu mieux comment les cantons et villes se constituent. Certes, certains sous-chapitres sont dépassés par les histoires cantonales écrites au sein d'Alphil, mais ces pages restent une lecture sympathique.

    Certains détails des propos de l'autrice ne me convainquent pas totalement (par exemple quand elle explique que les radicaux jugent le Sonderbund illégal, lire le pacte de 1815 permet de dire que cette alliance était bien illégale, même si on peut l'expliquer). Cependant, cela reste des détails et je pense que le but de l'autrice est atteint: un petit ouvrage résumant l'histoire du pays pour le grand public. Aux lecteurs et lectrices de voir si une lecture plus spécialisée les intéresse.

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  • La roue du temps 16. Le chemin des dagues. Deuxième partie par Robert Jordan

    Titre : La roue du temps 16. Le chemin des dagues. Deuxième partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 7 avril 2021
    Pages : 480

    Rand est maintenant un roi. Mais diriger un royaume implique de se faire respecter et de le protéger contre les ennemis qui l'attaque. Le retour des Seanchaniens oblige Rand a s'occuper d'eux. Mais cette nouvelle guerre, probablement nécessaire, ne risque-t-elle pas d'être la décision de trop ? Car Rand doit aussi s'occuper des deux royaumes qu'il a pris sous sa protection, du prophète, de la Tour Noir et tout ceci sans oublier les Aes Sedai et surtout la dernière bataille. Alors que Rand essaie de ne pas perdre, d'autres personnes commencent à gagner.

    SPOILER

    J'avais terminé le dernier roman en ayant l'impression d'un passage à vide. Il ne se passait que peu de choses intéressantes et l'auteur semblait écrire pour écrire. Cette deuxième partie est bien plus intéressante. quasiment dès le début, nous avons une bataille dont les effets se font sentir sur Rand. Elayne, elle, se prépare à prendre le trône en étant dynamique. Egwene montre enfin quelle dirigeante elle compte devenir. Il n'y a donc que peu de moments durant lesquels on souffle dans ces quelques 500 pages. Cependant, Rand continue à être une personne détestable et c'est avec une certaine joie que je lis ses mésaventures face aux personnes qui refusent d'être malmenées.


    ** 
    *** 
    **** Bien plus dynamique, avec des changements bien plus importants. Mais un Rand toujours aussi insupportable
    *****

    Image : Éditeur

  • The resistance: uprising par J. Michael Straczynski, C.P. Smith Snakebite Cortez et Lee Loughridge

    Titre : The resistance : uprising
    Auteurs : J. Michael Straczynski, C.P. Smith Snakebite Cortez et Lee Loughridge
    Éditeur : AWA 9 novembre 2021
    Pages : 144

    Ce volume 2 contient les épisodes 1-6. Retour sur le comics le plus (mal)chanceux des dernières années. Alors que la pandémie de COVID-19 était en cours, l'éditeur AWA avait tout juste débuté la publication de Resistance. Ce comics se passe de nos jours. Le monde est soumis à une maladie dont les taux de mortalité et d'infection sont proches de 100%. Mais quelques personnes ont survécu à la maladie et cette survie leur a permis de développer des pouvoirs. Les gouvernements du monde ont tenté de les contrôler ce qui a permis à une résistance de se former. Malheureusement, leur dirigeante a été assassinée par une équipe de la CIA.

    SPOILERS

    Je ne sais pas ce qui restera de ces deux parties d'ici quelques années. Sans le vouloir, Straczynski a écrit un comics qui s'est retrouvé en pleine réalité. Il voulait créer un début massif à un nouveau monde partagé basé sur ce qui pourrait réellement se faire. Il a été obligé d'écrire et d'éditer en pleine pandémie.

    Tout comme pour le premier volume, certains des choix scénaristiques posent des questions. Ainsi, les gouvernements, en particulier la présidence des États-Unis, mentent à la population afin de permettre un meilleur contrôle. Je me pose beaucoup de question sur ce point alors que nous avons connu une hausse massive des théories du complot. Mais, je n'aurais sûrement pas fait attention à ceci sans le contexte des dernières années.

    Je pense aussi que ce second volume est malheureusement trop court. Dès le premier numéro du premier volume on nous explique que la Résistance doit tenter d'empêcher l'avènement d'un état fasciste. Ce second volume nous montre quelques aspects et justifications. Mais je n'ai pas l'impression que les auteurs aient réellement suivi leurs promesses. Nous n'avons que peu d'informations sur les effets des politiques publiques mises en place. Nous ne savons pas réellement de quelle manière fonctionne la répression. Et, surtout, le volume se termine sur un cliffhanger positif. Aurons-nous une suite ? Est-elle souhaitable ?


    ** 
    *** Une série qui souffre du contexte des dernières années
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Moon Knight saison 1

    Moon Knight est la dernière mini-série Disney prenant place dans l'univers cinématographique Marvel. D'autres vont arriver prochainement. Personnellement, je pense que la majorité de ces courtes séries, rarement 10 épisodes, ne sont pas si intéressantes que cela même si on peut éprouver du plaisir à les regarder. Est-ce le cas de Moon Knight ?

    Moon Knight parle de Steven. Il est un simple employé de musée à Londres. Rien ne semble le prédestiner à connaitre des aventures ordinaires ou extraordinaires. Pourtant, il est aussi Marc. Marc est un mercenaire qui, après une mission catastrophique, s'est lié à une divinité égyptienne. En échange de sa vie, il est chargé de punir les humain.e.s qu'il considère coupables. Il le fait via son alter ego : Moon Knight. Les deux identités n'avaient pas conscience de leur existence mutuelle jusqu'à ce que leurs deux vies commencent à entrer en collision.

    SPOILERS

    Cette série fut... un peu moyenne. Le problème n'est pas tant le personnage que l'écriture. On ne voit pas assez l'alter ego Moon Knight. On est immédiatement plongé dans des questions mythologiques, sans que celles-ci ne soient présentées (même s'il suffit de peu de connaissances mythologique égyptienne pour éviter une confusion totale). La fin est très brouillonne alors qu'elle aurait pu être intéressante, mais ne devient qu'un nouveau combat contre un méchant.

    J'ai aussi quelques problèmes avec l'écriture du héros de la série. On comprend rapidement que cette personne a plusieurs personnalités. Je ne sais pas si ceci est bien écrit, je ne connais pas assez la question pour en juger. Mais la série ne nous donne pas assez de temps pour comprendre qui et qui et pourquoi ils existent. Comment se fait-il que la collision des deux vies prenne autant de temps ? Pire, la scène post générique du dernier épisode annonce une nouvelle identité qui apparait sans que nous y soyons réellement préparés. Pour finir, cette série ne réussit pas à se rendre intéressante malgré le travail des acteurs et actrices.


    ** Pas mauvais, mais loin d'être bon
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Nightwing vol. 1. Leaping into the light par Tom Taylor et Bruno Redondo

    Titre : Nightwing vol. 1. Leaping into the light 
    Auteurs : Tom Taylor et Bruno Redondo
    Éditeur : DC 14 décembre 2021
    Pages : 155

    Ce premier volume contient Nightwing 78-93. Après une période que je n'ai pas voulu lire, Nightwing redevient enfin un personnage que je peux apprécier. Dick Grayson se trouve toujours à Blüdhaven. Il a retrouvé son identité et donc son héroïsme. Malheureusement, son absence a permis à la criminalité de prendre le contrôle de la police et du monde politique. Son travail de héros est donc beaucoup plus difficile qu'auparavant. Mais il se pourrait qu'il reçoive de l'aide. En effet, Alfred lui a laissé des millions. Mais que faire de cet argent ?

    SPOILERS

    Ce volume contient tout ce que j'aime concernant Nightwing. L'écriture doit probablement beaucoup à Tom Taylor, que je commence à bien apprécier. Dick est montré comme une personne qui essaie de toujours trouver le bon moyen de faire le bon choix. Dès le début, cette caractérisation est mise en avant puisqu'il adopte un chien battu. Sa manière de jouer au héros suit cette logique. Il n'y a pas forcément de grand vilain, il y a des gens qui ont besoin d'une aide et Nightwing fait en sorte d'être présent pour cela.

    J'apprécie beaucoup cette écriture très positive, plutôt que "dark and gritty." J'apprécie aussi la manière dont les relations amicales de Dick sont présentées. Même Batman, dans ce volume, est capable de plaisanter et de faire preuve d'un peu de chaleur humaine. Dick n'est donc pas uniquement défini par son héroïsme mais aussi par ses capacités à créer des amitiés, de trouver des personnes qui lui seront toujours loyales. En peu de page, Tom Taylor nous écrit enfin un vrai Nightwing, et j'en redemande.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** J'espère que la suite arrive vite

    Image : Éditeur

  • Comprendre le nazisme par Johann Chapoutot

    Titre : Comprendre le nazisme
    Auteur : Johann Chapoutot
    Éditeur : Tallandier 6 février 2020
    Pages : 448

    J'ai déjà mentionné Chapoutot dans ce blog. Il est un historien prolifique qui travaille surtout sur l'histoire du nazisme. Son dernier livre tentait de faire le lien avec le management actuel, livre que je n'ai pas lu. Ce livre est un recueil de textes, d'entretiens et d'émissions de radio édités afin de faciliter l'accès. Il est constitué de 33 textes divisés en 5 parties de tailles inégales. Les textes ont souvent un style oral, qui ne permet pas l'ajout de nombreuses notes de bas de page. Mais l'auteur a ajouté une courte bibliographie pour les personnes intéressées.

    Étant donné le but de ce livre les différents textes se répètent beaucoup. La création de grandes parties thématiques augmente ce problème. Cependant, ces répétitions permettent aussi de mettre en avant les idées directrices des analyses de Chapoutot concernant le nazisme. Ainsi, il explique souvent que le nazisme a d'abord utilisé des concepts et idéologies préexistantes, depuis le XIXème siècle. C'est le cas du darwinisme social et je pense que l'on peut voir dans ce qu'il dit au sein de ce livre le début de la création de son dernier livre.

    J'ai particulièrement apprécié deux entretiens, en fin d'ouvrage, qui examinent la question de la réédition, scientifique, de Mein Kampf. Celle-ci a donné lieu à un débat interne aux historien-ne-s. Finalement, le livre a bien été édité et disponible en librairie. Chapoutot proposait de rendre l'édition scientifique française disponible sur internet mais de ne pas mettre l'édition en vente au sein des librairies. Il s'attaque aussi à l'intérêt de ce livre pour comprendre le nazisme, la recherche ayant dépassé depuis longtemps la posture centrée sur hitler.

    Ce livre a le mérite d'être clair et facile à lire. On y trouve aussi de bons résumés des recherches de Chapoutot et de la manière dont il tente d'examiner le nazisme. Mais, bien entendu, les textes édités ici ne vont pas aussi loin que ses analyses au sein de sa thèse ou de sa thèse d'habilitation dans lesquelles il examine de nombreuses sources qui lui permettent de défendre sa position en tant qu'expert.

    Image : Éditeur